lundi 22 mai 2017

La question du lundi n°37 : Est-il encore possible d'innover dans les domaines créatifs ?


L'innovation est l'un des moteurs de la science.
Nous cherchons en permanence de nouveaux procédés afin d'améliorer la qualité des produits (nouvelles technologies, mise au point de nouveaux médicaments,etc.)
Concernant les domaines plus littéraires comme la lecture, les jeux-video et le cinéma, la question que l'on peut se poser est : Est il possible d'innover encore à l'heure actuelle dans ces registres ?

Cette question peut sembler ridicule en apparence puisque tous les mois, de nouvelles séries, de nouveaux films déboulent sur le marché, chacun nous racontant son histoire et son univers.
Toutefois, il est possible de noter que nombre d'entre eux sont des remake :
La trame principale est reprise et l'ensemble de l'oeuvre suit un même cheminement.
Par exemple, le film Intouchables avec Omar Sy et François Cluzet aura droit à son remake américain Untouchable avec Bryan Cranston et Kevin Hart et a déjà eu 2 remakes, l'un indien et l'autre argentin.

Ou peuvent être des reboot : on prend les mêmes et on recommence pour de nouvelles aventures.
On peut citer actuellement la diffusion de la série télévisée l'Arme Fatale, qui reprend les personnages des films du même nom avec Mel Gibson et Danny Glover.

Dans ces 2 cas, les bases de l'univers sont déjà posées et finalement il n'y pas de réelle originalité et pour ce qui est des péripéties, il est possible de trouver des histoires similaires dans d'autres séries.

Car au final, le but de ces oeuvres comme la lecture, le cinéma voir même les jeux-vidéo est de raconter une histoire qui devra captiver le public et c'est bien là la clé du problème et sur laquelle il faut se pencher afin de répondre à la question précédemment posée.
Il est possible de créer un univers, des personnages, des créatures, etc., mais ceux-ci finiront par être définis par des éléments déjà prééxistant.
Afin d'illustrer de manière plus concrète cela, prenez un personnage quelconque, il sera défini par des critères physiques (sa taille, son apparence, etc.) ainsi que par sa psychologie (amical, orgueilleux, fou, etc.). Les éléments utilisés pour la description existent déjà et il en va de même pour créer des aliens ou une nouvelle espèce (10 bras, pas de bouche, etc.), la description ou la visualisation de ceux-ci se fera toujours par rapport à des données prééxistantes nous servant de
référence, qui nous permettront de juger, de se faire un avis.

En réalité, toutes les données permettant de créer n'importe quelle histoire existent déjà et sont en nombres finis et déterminés.
Grâce à ces différentes pièces, il est possible de les mélanger et de créer ainsi une infinité d'oeuvres mais qui disposeront d'éléments récurrents dans chacune d'elles.
Tout le challenge des créateurs est d'arriver à trouver la bonne alchimie afin de pouvoir arriver à séduire l'audience.

A l'heure actuelle, il est possible de constater que de nombreuses séries possèdent chacune un emballage propre mais dont les contenus se révèlent souvent similaires.

Pour conclure, il est possible de créer une infinité d'histoires, plus ou moins originales, mais il n'est plus possible (n'hésitez pas à réagir si vous pensez le contraire) de créer une histoire qui arriverait à créer quelque chose de totalement nouveau. Toutes les histoires ont déjà été racontés, en fin de compte, ce qui varie c'est la sélection et la mise en scène de ces différents éléments propres à la narration (lieu, temps, psychologie des personnages, péripéties et dénouement).

Je vous conseille de jeter un oeil, si le sujet vous a intéressé, au site internet Tvtrope qui regroupe les différents éléments utilisés pour la création d'une histoire, que ce soit
pour les traits de caractère des personnages, les différents rebonds scénaristiques et autres, tout y est ! Cependant, le site est en anglais (désolé pour les non anglophones).

Bonne continuation et à bientôt.

samedi 20 mai 2017

Injustice tome 8 - Année 4, 2ème partie (Urban Comics - Avril 2017)


La nouvelle tombe comme un coup de tonnerre : Superman accepte de se rendre face aux forces divines de Zeus, père de tout. Le règne du tyran s'achève peut-être en apparences, mais dans les faits ses partisans comptent bien regagner le pouvoir dès qu'ils auront trouver un moyen de défier les dieux, qui pendant ce temps sous la coupe de Zeus envahissent le reste du monde et imposent de force leur religion à toutes et à tous, depuis l'île de Themyscira qui leur sert à présent de nouvelle Olympe. Forcée d'obéir à son père, Wonder Woman tâche cependant de trouver une issue à cette situation impossible, alors que Superman trouve un allié de poids en la personne de Poséidon lui-même, dieu des océans. Commence alors une lutte acharnée entre les surhommes et les dieux, avec pour enjeu la liberté de l'humanité ou la soumission totale. Et dans l'ombre le dieu de la Guerre Arès complote avec un être démoniaque qui manipule les forces en présence depuis un certain temps, dans l'unique but de voir l'Homme d'Acier chuter. Batman, qui a découvert la vérité, devra mettre de côté ses différends avec Superman pour lui permettre de sauver la planète d'une nouvelle invasion, tandis que lui-même traitera avec les Néo-Dieux pour mettre fin au conflit avant qu'il ne soit trop tard. Peut-être finalement existe-t-il pire situation que la domination de Superman sur le monde ?
En bonus l'annual de la série avec l'intervention musclée et hilarante de Plastic Man dans le conflit pour sauver la vie de son fils, détenu comme terroriste dans la super-prison sous-marine de la Tranchée, avec les pires criminels qui soient. Une intervention pour des motifs personnels mais qui aura de lourdes répercussions sur la suite des événements. Voici comment s'achève cette 4ème année de règne.

Injustice poursuit sur sa lancée et prouve une fois de plus qu'il s'agit d'une série avec laquelle il faut compter, quand bien même elle se déroule dans un univers totalement différent du régulier de DC. Jamais un jeu-vidéo n'avait fait autant de bien à l'univers des comics qu'avec cette histoire toujours très bien racontée et dessinée, au top quoi qu'il arrive. Si l'on regrette l'absence de certains personnages depuis quelques temps, on peut se consoler avec les évolutions et retournements de situation qui se succèdent à un rythme effréné pour notre plus grand plaisir. Vivement la cinquième et normalement dernière année du récit, avant les événements du jeu-vidéo lui-même.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 19 mai 2017

La V.O. du vendredi n°72 : Vampirella tome 2 - God save the queen (Dynamite - Décembre 2015)


Dans ce second volume de la série que nous pourrions appeler New Vampirella, notre héroïne sera aux prises avec un mystérieux fléau qui se répand dangereusement et qui transforme chaque être humain en une impitoyable machine à tuer son prochain. Cette zombification massive ne semble pas pouvoir être arrêtée, car sitôt un foyer de l'épidémie sous contrôle un autre apparaît à l'autre bout du monde. La situation est désespérée, et Vampirella est alors arrachée à ses fonctions de reine des Nosferatu pour prêter main forte à un ordre séculaire l'ayant contacté, la Kabale, assemblée constituée de plusieurs représentants des diverses espèces monstrueuses du monde unis sous la bannière du mystère et du secret. La Kabale soupçonne un homme en particulier d'être à l'origine de l'épidémie, le Dr. Faustus, dont la triste histoire est bien connue. Vampirella et son nouvel acolyte lycanthrope vont donc partir à la recherche de Faustus, qui n'opposera qu'une faible résistance et s'avèrera n'être en réalité qu'un maillon d'une chaîne bien plus conséquente... le fardeau de l'immortalité est au centre de cette histoire, la volonté d'échapper au sort funeste de ceux qui doivent vivre pour l'éternité et voir le monde changer et tourner sans eux. Plus qu'une nouvelle Plaie, ce fléau visant à détruire l'humanité est pour ces êtres immortels le seul espoir d'en finir avec leur malédiction et de parvenir à gagner leur salut, en mettant fin au monde tel qu'on le connaît. Vampirella fera bien évidemment tout pour contrer cette sombre machination qui menace l'ensemble des créatures sur Terre, vivantes ou non. En chemin, elle soulèvera le voile qui recouvre plusieurs questions quant à ses propres origines, et elle découvrira enfin le terrible secret de l'identité de son père, jusque là ignorée de tous sauf de sa mère, Lilith. Cela suffira-t-il à endiguer le mal et à faire cesser l'horreur ? Il se pourrait bien qu'un nouveau combat attende la belle vampire, un combat dur et peut-être insurmontable contre sa propre famille, contre sa propre nature...

En guise d'au-revoir les dernières chapitres de la série sont consacrés à la fonction de reine des Nosferatu dont Vampirella a hérité en tuant le précédent souverain, Drago, lors d'un combat loyal. Une charge qu'elle aurait bien aimé éviter de porter, mais malheureusement il n'y a qu'un seul moyen pour elle de rendre le trône : mourir à son tour. Et cela, évidemment, n'est pas envisageable. Alors que plusieurs membres de la cour mécontents fomentent une rébellion ouverte face à celle qu'ils ne considèrent pas comme leur égale et qui refusent de voir leur mode de vie changer, un vieil ennemi de Vampirella fait sa réapparition, bien déterminé à venger l'atroce blessure reçue durant leur dernier affrontement tandis que le Vatican l'avait déclarée comme cible à tous ses chasseurs. Quel sera le sort de Vampirella au terme de cet affrontement sur plusieurs fronts ? Qu'adviendra-t-il d'elle et de ses rares alliés, aux prises avec tant de haine et d'ennemis déclarés ? Réponses en toute fin de chapitre.

Cette série servant de nouveau point d'entrée dans l'histoire de Vampirella remplie parfaitement son rôle et offre à tout nouveau lecteur un accès à la fois facilité aux nouvelles aventures de la belle vampire mais également à son historique plus chargé, dont nous avons plusieurs fois un bref résumé explicatif pour situer le contexte de telle ou telle révélation ou retournement de situation. Nancy A. Collins clôt cette petite série avec génie et offre un nouvel avenir au personnage, dans un second et dernier tome plus épais que le précédent et bien fourni lui aussi en bonus, qu'il s'agisse des pages de script avec encrage des dessins ou bien de la galerie des couvertures alternatives, dont celles signées par Mike Mayhew sont vraiment splendides.

jeudi 18 mai 2017

Kasane - La voleuse de visage tome 2 (Ki-Oon - Mars 2016)


Un pacte est finalement passé entre Nina et Kasane, qui jouera dans la représentation de la pièce de Tchekhov La mouette, du metteur en scène Reita Ugo. Jouissant d'une certaine renommée, le jeune metteur en scène cherche son actrice vedette pour incarner l'héroïne de la pièce classique, et il semble que le jeu de Kasane soit exactement ce qu'il espérait. Mais pour qu'elle puisse jouer, Kasane va devoir emprunter l'apparence de Nina plus longtemps qu'il n'était prévu, et une rivalité jalousive va s'installer entre les deux jeunes femmes lorsque Nina comprendra qu'un début de romance se noue entre Kasane et Reita, qu'elle aime passionnément mais en secret depuis des années. Tout s'effondre pour Kasane lorsque Nina menace de briser leur pacte et de reprendre ce qu'elle lui a si généreusement offert, sa beauté et son charme... mais soudain, Nina se retrouve victime de sa maladie d'enfance qui la plonge dans un profond sommeil durant plusieurs semaines. A son réveil, tout semble avoir changé. Kasane est devenue, sous son apprence, une grande actrice acclamée pour son rôle dans la pièce de Reita, et pour ce qu'en sait Nina, leur relation s'est peut-être également développée durant cette absence...

Dans ce second volume les choses s'accélèrent pour Kasane qui se retrouve propulsée à un tout autre niveau d'acting et d'exigences, elle comprend qu'elle ne va plus devoir se contenter de posséder le visage d'une autre pour réussir mais également de copier sa gestuelle et tout ce qui fait son identité propre, au grand désarroi de Nina qui voit peu à peu la situation qu'elle maîtrisait jusque là lui échapper. La jalousie s'invite dans l'histoire et la main change régulièrement de camp, nous assistons à plusieurs retournements de situation et également à l'éveil de Kasane en tant que femme et actrice, au détriment d'une autre qui cherchera certainement à se venger d'elle. Un excellent volume donc, riche et bien mené, et qui donne vraiment envie de connaître la suite rapidement !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 17 mai 2017

Spider-Man - Maximum Carnage tome 2 (Panini Comics - Avril 2017)


Suite et fin de la saga.

Alors que la folie fait rage à New York depuis que le criminel dément Carnage a assemblé sa petite famille psychotique, Spider-Man s'allie à Venom pour neutraliser la menace du symbiote rouge et noir. Ils recevront également l'aide de la Chatte Noire, de la Cape ainsi que de Firestar, qui permettront au premier abord de porter un coup fatal à l'association de vilains en mettant en évidence les faiblesses de Carnage et en semant les graines de la dissension au sein de son groupe. Mais pour vaincre un mal aussi pur et abject, il faut parfois faire soi-même le mal, une notion que certains héros ne sont pas prêts à accepter, à commencer par le Tisseur. Venom va alors tenter de faire cavalier seul pour retrouver et tuer son descendant, mais il ne réussira qu'à se faire capturer et torturer par Carnage, dont la folie ne cesse d'augmenter. Et tandis que les autres héros se ressaisissent et parviennent peu à peu à juguler la démence ambiante qui fait ployer le cœur de chaque citoyen de la ville, Spider-Man et Venom s'apprêtent à mettre fin définitivement au règne de terreur de Carnage, en remontant dans sa folie aussi loin que possible. Toute l'aide du monde est bienvenue pour cette lourde tâche, à commencer par celle de Captain America puis d'Iron Fist et du reste des Avengers. Mais alors que le combat fait rage et que les victimes se comptent par centaines, une idée angoissante étreint notre héros préféré : est-ce l'heure de son ultime combat ? Le Bien se dresse quoi qu'il en soit contre le Mal et le Tisseur se relèvera toujours, qu'importe le prix à payer. Et c'est bien cela qui compte, en définitive, plus que de savoir si l'on est prêt à faire le nécessaire pour stopper le Mal à l'état pur, c'est surtout de savoir si l'on est de taille à y résister soi-même...

Une saga vraiment mémorable et orchestrée de bout en bout avec brio par tous les auteurs et dessinateurs évoluant à l'époque autour des séries de Spider-Man. Maximum Carnage c'est une plongée sans concessions dans la folie de l'un des ennemis les plus terrifants du Tisseur, et surtout une œuvre dont la portée morale et philosophique devrait être reconnue à sa juste valeur. Car il s'agit surtout d'une magnifique et épique fresque relatant le plus vieux des combats, celui du Bien contre le Mal, celui de la bonté et de l'amour face à la cruauté et la folie furieuse. Peut-être l'un des plus beaux combats jamais mené par Spider-Man, en tout cas une épopée incroyable qui fera date pendant longtemps en permettant de réunir la plupart des héros de New York, plutôt solitaires, au sein d'une équipe de choc qui en jette un max ! Absolument à lire et à posséder dans sa collection.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 15 mai 2017

La question du lundi n°36 : Les bandes-annonces peuvent-elles tuer le film ?


L’intérêt publicitaire des bandes-annonces n’est plus à démontrer. Quand le public voit, ne serait-ce que 30 secondes d’annonce sur le dernier film de super-héro, dessin-animé ou comédie, l’euphorie monte (ou pas). L’objectif vous l’avez compris : donner envie aux spectateurs d’aller regarder l’œuvre cinématographique proposée.

Mais il arrive que le spectateur soit déçu. Entre l’annonce de la sortie du film et son arrivée en salles, peuvent s’écouler plusieurs mois, le studio devant donc maintenir l’intérêt. C’est de cela qu’il s’agit ici. Les bandes-annonces pourraient-elle avoir l’effet inverse que celui escompté ?
Le débat s’est ouvert un vendredi soir, notre quatuor retraçait les sorties ciné ainsi que les futurs films et projets. Souvent dans la bande, l’idée de ne pas voir de bandes-annonces pour ne rien se spoiler sur un film supposé intéressant est retenue. Dans notre petite communauté, le fait est que si un film vous tente, ne regardez aucune bande-annonce, ne lisez aucun article, évitez au possible de voir le moindre élément de spoil.
L’exercice demande une habileté sans faille et une attention de tous les instants. Prenons le cas de Star Wars. Comment ne pas se spoiler l’intrigue au vu de toute la publicité brassée dans les médias ? J’ai lutté autant que possible pour ne rien me révéler, j’ai même fui certaines discussions aux soirées mondaines, les ami(e)s me renvoyant pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte. Au final, le jeu en valait-il la chandelle ? … L’ami Thomas (Toto, pour les intimes), en tout cas, n’a pas été déçu concernant les Gardiens (« Groot power ! »).
Il faut dire que concevoir une bande-annonce ou un trailer est d’une complexité extrême. Il faut donner le ton du film, son ambiance et son intrigue, sans jamais rien révéler d’important, le tout en seulement une ou deux minute(s). Beaucoup de réalisateurs ont du s’y casser les dents. Les spécialistes ont leurs méthodes bien rodé, mais quand il faut réaliser plusieurs annonces à quelques mois d’intervalle et que l’œuvre n’est même pas finie, est-ce vraiment judicieux ? ...
On peut prendre l’exemple du premier trailer qui nous montre un passage qui a disparu de l’œuvre final ; « pourtant cette réplique avait l’air bien ! », Ou pire, qui présente un élément mineur comme étant développé tout au long du scénario ; « c’est bizarre l’intrigue ne correspond pas à ce que j’avais compris ». Au final l’annonce peut être décalée par rapport à l’œuvre finale. Publicité mensongère (« remboursez ! », crie la foule en colère) ?
Non, la difficulté réside dans l’interprétation et la demande du public. La comédie (Jour J, Raid dingue, etc.), spécialité française laissera voir dans ses annonces une ou deux des meilleure(s) blagues ainsi que l’intrigue principale. En effet, si le reste n’est pas beaucoup plus drôle, c’est la déception, cependant ce point reste à l’avis du spectateur.

De l’autre coté de l’Atlantique, la spécialité c’est le grand spectacle, donc seront mis au premier plan les bagarres et autres moments épiques entre deux répliques comiques. Et souvent on ne se trompe pas. Les supers-héros l’ont compris, ce qui plait et donne envie d’aller au cinéma, ce sont les menaces interplanétaires qu’il faut éliminer dans de superbes décors. On peut même pousser à l’excès avec la bande-annonce du dernier Transformers, où parmi toutes les explosions, une réplique sur trois informe que les protagonistes veulent lutter (dans les flammes cette fillette ensanglantée disant vigoureusement : « je veux me battre »). Lutter pourquoi en fait ? …
Je ne poursuivrai pas sur les annonces concernant les films (que nous ne regarderons jamais) produit par Bollywood, où les révélations concernent, j’imagine, les principales chansons (et oui la comédie musicale est la norme là-bas).

À l’inverse des paragraphes précédents, on peut noter le cas des bandes-annonces qui au fil des mois se succèdent et finissent par nous révéler l’intégralité du film.
Prenons le cas du dessin animé Baby Boss. Le premier trailer nous présente la situation générale : un scénario sympa où un bébé en costume est adopté par une famille. Les parents ne voient qu’un enfant, alors que leur premier fils (et les spectateurs) voient tout de suite ce qui cloche. Le deuxième trailer approfondit cette base, et là, c’est le drame… toute l’intrigue est révélée sauf le dénouement qui semble prévisible. L’objectif est rempli, les amateurs et enfants iront voir le film, les autres oublieront… Tous les membres de notre équipe, ont connu ce cas, les bandes-annonces successives, nous révélant trop d’éléments, ne nous incitent pas à aller en salles (comme les Power Rangers). Pour autant les DVD pourraient éventuellement rejoindre notre collection.

C’est dans cette optique, que pour de grands films (chers à nos cœurs et non les plus populaires) nous préférons éviter tout spoil, allant même jusqu’à sortir du cinéma si la bande-annonce du film attendu passe (on revient après bien-sûr). Comme je le disais plus haut l’exercice demande beaucoup d’attention et de sacrifice, êtes-vous prêt à cela ?
D’autant plus que les gros films à budget peuvent par leurs brassages publicitaires nous faire passer à coté de cette petite perle du cinéma.
Les exemples de décalage entre trailer et films peuvent être nombreux et je suis sûr que ça vous est déjà arrivé. La déception animant votre être, pourtant quand on revoit le film à la télévision la petite voix nous dit ; « Pourquoi j’ai pas aimé en fait ? ». Alors de mon avis il faut prendre des risques ! Les films pouvant être à notre goût sont clairement déterminés par la ou les première annonces (date de sortie ou projet). À partir de là il faut éviter autant que possible les autres. Le danger est d’être déçu en allant au cinéma à l’aveugle. Mais la surprise bonne ou mauvaise ne vaut-elle pas mieux ?

Vous seuls avez la réponse.

samedi 13 mai 2017

La V.O. du vendredi n°71 : Vampirella tome 1 - Our lady of shadows (Dynamite - Mars 2015)


Toujours oeuvrant pour le Cestus Dei, Vampirella est mandatée sur une mission particulièrement délicate : un père de famille se serait retrouvé possédé par un esprit malfaisant et aurait enlevé sa propre fille dans l'intention de la sacrifier à Chaos, la divinité annonciatrice de l'Apocalypse sur Terre. Tandis qu'elle enquête et qu'elle remonte la trace de l'enlèvement, Vampirella est faite prisonnière par les adeptes du culte de Chaos qui apposent la marque des ténèbres sur elle, le sceau de la Maîtresse des Ombres, compagne de Chaos. Dès lors, Vampirella n'a que quelques jours devant elle avant que le sceau ne soit complet et qu'elle ne se retrouve possédée par l'esprit de la Maîtresse des Ombres, qui facilitera ensuite l'avènement de Chaos. Se retrouvant alors pourchassée à la fois par ses bourreaux et par les services secrets du Vatican bien décidés à la détruire avant qu'elle ne serve de portail, la belle vampire va se découvrir un allié inattendu en la personne de Drago, un vampire de type Nosferatu qui semble en savoir long sur le rituel auquel elle a été mêlée. La seule solution pour s'en sortir sera de parcourir le monde pour trouver et tuer les plus rares des vampires et boire leur sang afin de se fortifier et d'être ensuite capable de résister à l'influence de la Maîtresse des Ombres. Commence alors une longue chasse qui sera parsemée d'embûches et de révélations et qui aboutira à un combat fratricide pour la survie du monde et de ses habitants...

Avec ce premier tome de ce que l'on pourrait appeler New Vampirella, Nancy A. Collins permet aux nouveaux lecteurs de rejoindre les anciens par une nouvelle porte sur les aventures de Vampirella, qui reprend à la fois la continuité du personnage chez Dynamite mais aussi les signes plus traditionnels de ses anciennes aventures chez Harris Comics, ce qui ravira à la fois les plus jeunes et les plus vieux de ses fans. On retrouve avec plaisir l'ambiance et l'atmosphère des récits d'autrefois mêlées avec le ton plus sombre et développé de la modernité, pour notre plus grand plaisir. Accompagnée au dessin par Patrick Berkenkotter et Cristhian Crizam Zamora, l'auteur nous offre un magnifique point d'entrée que l'on serait bien bête de bouder. Et comme de juste, un second tome est d'ores et déjà disponible, donc à très bientôt pour la suite !

jeudi 11 mai 2017

Kasane - La voleuse de visage tome 1 (Ki-Oon - Janvier 2016)


Kasane n'a rien pour elle. Fille d'une grande actrice à qui tout semblait réussir, malheureusement décédée trop tôt, elle porte sur elle sa propre malédiction : un visage hideux qui la fait excluse de tous les groupes de son école et la rend victime de brimades incessantes et de harcèlement. Elle possède pourtant un don pour le théâtre, certains diraient que le talent de sa mère a resurgi en elle. Mais rien n'y fait, personne ne la laisse tranquille, personne ne lui offre sa chance, du moins pas en toute honnêteté et sans arrières-pensées pour se moquer d'elle et de sa laideur. Alors, lorsque Kasane se souvient des parole étranges prononcées par sa mère un jour, lui confiant l'existence d'un rouge à lèvres spécial capable d'échanger le visage de celle qui en met avec celui d'une autre personne qu'elle aura embrassé, elle n'hésite pratiquement pas et tente le tout pour le tout. Et c'est une véritable réussite, Kasane l'hideuse laisse place à une magnifique jeune fille chez qui l'on retrouve la beauté et le talent conjointement, elle illumine les planches... mais pour un temps seulement. Le beau visage est amené à disparaître et l'horreur à revenir. Il semble bien qu'il n'y ait en définitive aucun moyen pour Kasane d'être heureuse et d'échapper à sa triste condition... à moins qu'elle n'accepte l'héritage de sa mère et ne devienne une véritable voleuse de visages...

Voilà un manga à côté duquel j'étais totalement passé sans m'y intéresser à l'époque de sa sortie, ignorant même son existence. Et quelle erreur était-ce là ! C'est une œuvre bouleversante, poignante, qui joue sur de nombreux thèmes dont chacun peut se réclamer : l'envie d'être populaire, d'échapper à sa condition, les brimades, le harcèlement, les années difficiles de l'adolescence... ce seinen est très bien dessiné, dans un style contemporain somme toute assez classique mais qui n'est pas dénué de charme, et l'histoire prend aux tripes dès le début. Premier tome très réussi, belle série chez Ki-Oon un éditeur de qualité qui obtient toujours de belles licences, et je vous promets la suite pour bientôt.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 10 mai 2017

Batman - Dark Knight III tome 3 (Urban Comics - Mars 2017)


Quar, le meneur des extrémistes Kandorien, lance l'assaut sur Gotham dans le but de pousser le Chevalier Noir à se révéler au grand jour et à subir le même sort que les autres héros ayant résisté à l'invasion. Lara, la fille de Superman, est aux côtés des envahisseurs et se prend de passion pour leur cause, tandis que son père repose au fond de l'océan. Et justement, Carrie, la nouvelle Batgirl, a réussi à contacter Aquaman, qui s'était retiré du monde, et l'a convaincu de l'aider à retrouver le corps de Superman pour tenter de le réanimer. Une fois de retour parmi les vivants, Superman se rend immédiatement à Gotham pour apporter son soutien à Batman dans son combat, loin d'être perdu d'avance contrairement à ce que pensait Quar, car le Chevalier Noir a encore quelques tours dans son sac.

Deux chapitres à nouveau, je m'arrête à temps pour ne pas vous dévoiler la stratégie de défense de Batman pour Gotham, qui vaut le détour et qui rappelle beaucoup le chef-d'oeuvre qu'est Dark Knight Returns. Que dire à part que l'on en redemande encore, deux chapitres c'est bien trop peu mais bon nous sommes obligés, ainsi qu'Urban, de suivre le rythme de la parution V.O. qui tarde un peu. Nous apprécions énormément ces deux nouveaux chapitres qui renversent pas mal la situation, intelligemment. Vivement la suite !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 8 mai 2017

Emission #8 - Les Gardiens de la Galaxie vol. 2 (2017)


Salut à tous, voici notre nouvelle émission sur le film événement de ces dernières semaines, le dernier-né de Marvel Studios. Au programme quelques informations sur le film puis une partie spoilers durant laquelle nous parlerons de nos moments favoris. Bonne écoute !

Uncanny X-Men tome 6 - Le procès de Henry McCoy (Panini Comics - Mars 2017)


Dernier tome de la série.

Scott Summers est enfin revenu à la raison et s'apprête à se rendre pour payer le prix de ses actes durant la guerre contre les Avengers, et le meurtre du Professeur Xavier. Tandis qu'il tourne le dos à tout le monde et qu'il s'isole loin de ses élèves et protégés, loin de ses divers proches qu'il a déçu, Scott renoue avec son frère, Alex, et est en passe de prendre une décision historique qui pourrait totalement chambouler les relations entre mutants et humains. En parallèle, les jeunes qui étaient jusqu'à récemment sous sa protection deviennent de leur propre chef une nouvelle équipe de héros, qui connaîtra le succès mais aussi malheureusement de lourdes épreuves, et il leur faudra ravaler leur fierté pour demander de l'aide au sein de l'école Jean Grey. L'école, où Henry McCoy alias le Fauve officie et où il est le point de faire face aux accusations et inquiétudes de ses amis et collègues, qui lui reprochent son comportement et ses décisions récentes comme d'avoir ramené les jeunes X-Men du passé dans le présent, au mépris des lois universelles et de la science. Enfin, vous assisterez à la fameuse révolution mutante que Scott préparait depuis tout ce temps, à l'aboutissement de sa grande vision, en mémoire de Charles Xavier. Parviendra-t-il à faire oublier ses crimes pour le bien d'une cause supérieure ?

C'est donc avec ce sixième tome que se termine la saga des Uncanny X-Men de Cyclope et Magneto, par Brian M. Bendis et Chris Bachalo. Nous avons de tout dans ce dernier volume, de l'action, des rebondissements, des retournements de situation ainsi que de nouvelles révélations, mais ce qui marque le plus dans cet album c'est bel et bien son ultime chapitre, point d'orgue de la série et de tout ce que Scott a fait depuis Avengers vs. X-Men. Le fameux procès de Hank McCoy passe presque à la trappe, car il faut avouer que l'on insiste assez peu dessus tant l'atmosphère générale est focalisée sur Cyclope et sa désormais tangible révolution mutante. Un McCoy laissé de côté, presque isolé de tous, qui s'apprête peut-être à connaître une période de doute et de tourments, alors que l'heure est à la réunification. Qui vivra verra, guettez la suite pour en apprendre davantage dans le nouveau monde post-Secret Wars !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 5 mai 2017

La V.O. du vendredi n°70 : Alice Cooper vs. Chaos! (Dynamite - Août 2016)


Attention rien ne va plus ! La star de la musique hardrock Alice Cooper n'est plus à présenter, ses chansons à succès sont archi-connues et ses mises en scène extravagantes également. Ce que l'on sait moins, c'est qu'Alice Cooper est également le Seigneur des Cauchemars, une entité qui veille sur la dimension onirique et empêche les monstres de s'incarner dans notre monde. En tant que chanteur, Alice écrit des textes forts qui nous apprennent à affronter nos peurs et à les contrôler, que la peur peut être une alliée et qu'il ne faut pas la redouter. Malheureusement, il se trouvera soudain dépossédé de ses pouvoirs lorsqu'un complot de Mistress Hel, la déesse de la Mort, la pousse à s'associer avec la part obscure du monde des rêves. Pour empêcher que Hel ne règne en maîtresse absolue sur le monde, Alice Cooper devra s'associer avec les Choisis, cette bande de jeunes monstres qui combattent le Mal sous toutes ses formes en mémoire de leur leader disparu. Hel n'est pas seule, épaulée par son frère le démoniaque serpent Jormungandr qui a pris l'apparence d'un scientifique spécialisé sur le traitement des rêves et de leur puissance et qui a mis au point une technique permettant aux monstres de devenir réels, en vue d'une alliance avec le Seigneur des Cauchemars débarrassé de sa part humaine. Pour l'affronter et stopper son diabolique programme, Evil Ernie ne sera pas de trop et il sera accompagné de la déesse-vampire Purgatori, qui défend ses propres intérêts dans cette histoire. Et pour guider Alice Cooper dans le monde des rêves qui lui échappe et devient des plus hostiles, la jeune hybride vampire Chastity répondra présente malgré les divergences qui l'opposent aux Choisis. Toutes ces alliances suffiront-elles à arrêter Mistress Hel et Jormungandr et à rendre à Alice Cooper la pleine possession de ses pouvoirs et son statut de Seigneur des Cauchemars ?

Réponse dans cet album complètement fou qui se lit d'une traite et nous offre un merveilleux cross-over entre les personnages emblématiques de Chaos! Comics et le chanteur qui se rapproche le plus de cet univers, Alice Cooper en personne ! Tim Seeley à l'écriture, spécialiste des personnages de Chaos!, et Jim Terry au dessin pour un rendu graphique vraiment excellent du début à la fin. Seul bémol pour les fans, malgré sa présence sur la couverture principale Lady Demon ne sera pas de la partie... tant pis pour elle, les autres feront l'affaire et nous apprendrons la grande leçon de vie portée par Alice Cooper dans ses chansons, à savoir une fois encore que la peur ne doit pas être crainte et peut être contrôlée. Magnifique point final à vos lectures de l'univers Chaos! chez Dynamite, à moins que... sait-on jamais, l'avenir réserve des surprises !