mercredi 13 décembre 2017

Red Sonja - Le Trône du Faucon (Graph Zeppelin - Novembre 2017)


Le message est porté par le vent et par le peuple dans toute l'Hyrkanie : le roi se meurt, et il est sans héritier. Nombreux sont les ennemis de l'Hyrkanie prêts à marcher sur le château royal pour prendre le pouvoir et annexer ce pauvre pays déjà divisé par les conflits internes entre les différentes populations. Originaire de ce même pays, la célèbre Red Sonja se rend au chevet du roi pour tenter de prolonger son existence, mais hélas rien n'y fait. En désespoir de cause, le monarque tente de nommer Sonja nouvelle souveraine du pays, mais cette dernière refuse, préférant conserver son rôle de guerrière autonome et ne pas céder aux tentations du pouvoir. S'éloignant alors quelques temps, Sonja espère que celui ou celle qui aura été choisi à sa place se montrera digne de la couronne...
Et justement, un an plus tard environ, elle est de retour sur ses terres natales et constate d'emblée un changement drastique : le peuple semble on ne peut plus heureux, l'armée vaillante et bienveillante, défendant tout le territoire de façon très efficace, et le commerce florissant, de même que la culture. Partout l'on chante les louanges du nouveau roi, qui a su apporter à l'Hyrkanie l'unité et la force qui lui manquaient depuis si longtemps, au point à présent de faire trembler les royaumes voisins jadis belliqueux. Qui est donc ce roi si bon, si doué pour les choses du pouvoir ? Mais Sonja va rapidement découvrir que malgré ce bonheur général apparent, l'Hyrkanie est plus divisée que jamais et que les basses couches de la population tremblent sous l'oppression des plus aisés et des plus ''purs'', ceux qui se considèrent comme de vrais Hyrkaniens supérieurs à tous ceux venus d'ailleurs. Savas, le roi-faucon, autrefois compagnon d'aventure de Sonja, a en effet réussi à convaincre le peuple d'Hyrkanie qu'il était le plus grand sur cette terre et que lui revenait le pouvoir total, en commençant par se débarrasser de la plèbe étrangère qui gangrène le pays. Dès qu'elle se rend compte de la vérité et de l'étendue du désastre, Sonja la guerrière solitaire redeviendra la Diablesse à l'Epée, la légende connue sur tout le continent et même au-delà, et montera une révolution destinée à chasser le roi-faucon du trône d'Hyrkanie et à ramené une véritable unité au sein de la nation et de tous les peuples qui la composent. La guerre est imminente, et Sonja ne sera pas sans alliés dans cette campagne car bien d'autres tentent d'éclairer la masse sur son sort par le biais des arts et des lettres, un terrain sur lequel le tout puissant roi-faucon ne peut se mesurer qu'en trichant et en fabulant. Traquée dans tout le royaume, Red Sonja est bel et bien de retour, prête à faire chèrement payer à Savas le roi-faucon son exercice du pouvoir et à incarner le fleuron de la révolution, son bras armé, le phœnix glorieux d'un nouvel âge...

Déjà commençons par les bons points car il y en a pas mal, en démarrant par la qualité d'édition que nous offre Graph Zeppelin pour cette histoire traduite admirablement en français et plutôt équilibrée, bien servie par l'éditeur et disposant d'une portée historique qu'on ne saurait ignorer, le récit nous contant l'ascension d'un souverain totalitaire portant la supériorité d'une ''race'' sur les autres, redorant le blason du pays tout en le divisant profondément. Cela ne vous rappelle personne dans notre Histoire ?
Ensuite, la traduction donc est de bonne qualité et c'est franchement très agréable de lire une aventure de Red Sonja aussi bien traitée. L'album dispose même d'une version collector destinée à Original Comics avec une autre couverture, mais j'ai personnellement préféré celle de Marguerite Sauvage que j'ai trouvé très inspirée et poétique. Alors pourquoi ai-je tout de même le sentiment de ne pas être totalement satisfait ?
Point la faute de Graph Zeppelin il n'y sont pour rien et ont magnifiquement fait leur travail encore une fois. Non en réalité c'est l'histoire en elle-même qui me pose problème, plus particulièrement le traitement du personnage de Red Sonja. En fait, c'est surtout le fait que l'auteur, Marguerite Bennett, tronque volontairement le passé de la Diablesse à l'Epée et se permet de changer sa légende, son mythe, dans le but de créer des connexions entre les différents personnages de son récit. En soit c'est habile et effectivement ça sert correctement le récit, mais pour un vrai connaisseur et lecteur des aventures de Red Sonja il y a quelques petits détails historiques qui choquent. Je sais que cette série est une série bien à part du reste du mythe de la rousse guerrière, et qu'elle est certainement la série complète idéale pour faire démarrer Red Sonja dans cette nouvelle édition de ses aventures chez nous, mais je persiste à me demander s'il n'y avait pas meilleur choix à faire parmi toutes les mini-séries disponibles chez l'éditeur Dynamite en V.O., plus fidèles au personnage et à ses origines.
Mais bon, rien ne sert de cracher dans la soupe néanmoins car comme je le disais on a le droit à une très belle et bonne édition, qui fait vraiment plaisir et qui ravira les étagères de votre bibliothèque avec raison ! Rien que pour ça, on peut passer outre les quelques défauts de l'histoire et se dire que finalement on est pas si mal servis par l'éditeur, qui se veut lui aussi grand connaisseur. Une prochaine histoire de Red Sonja arrivera courant Janvier 2018 d'après ce que l'on peut déjà voir sur les sites de commandes comme Original Comics, avec une couverture variante de J. Scott Campbell (le genre de cadeau qui ne se refuse pas !) et qui reprendra en fait la mini-série la plus récente chez Dynamite, où Sonja se retrouve propulsée dans notre époque à la suite d'un combat mystique. Ca promet, et comptez sur moi pour être au rendez-vous et attendre cette nouvelle histoire au tournant !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 12 décembre 2017

Rose Hip Rose tome 4 (Pika - Août 2008)


Asakura et Natsuki enquêtent sur l'étrange affaire de harcèlement dont est victime une de leurs camarades de classe, également idole montante et assez populaire. Mais ce qu'elles prenaient pour un simple cas de voyeurisme s'avère en fait être un chantage odieux envers la jeune fille, qui aurait été prise en photo pour son catalogue sur un terrain posant visiblement problème aux personnes derrière tout cela. En analysant les photos du book de l'idole, les filles tombent assez vite sur la preuve que les maîtres-chanteurs veulent à tout prix faire disparaître, et se rendent alors sur le terrain de la réserve naturelle où ont été prises les photographies de charme. Là, elles constatent que la réserve est en réalité une couverture pour une véritable décharge toxique illégale, apparemment implantée là depuis un moment et servant à des personnes très haut placées qui n'hésiteront pas à faire supprimer la jeune idole plutôt que de laisser le scandale éclater au grand jour. Qu'à cela ne tienne, Asakura les prendra à leur propre jeu et remontera toute la filière jusqu'à la tête pensante, comptant bien lui faire payer ses agissements. Une nouvelle fois les Rose Hip rendent justice, et ce sera explosif !
Dans la dernière partie de cet ultime tome nous avons droit au pilote ayant servi d'inspiration pour toute la série à l'origine, dans lequel les noms des personnages principaux changent un peu mais où l'on retrouve déjà toute l'énergie et le peps de Rose Hip Rose que l'auteur travaillera davantage peu après. Une prise d'otages menace de mal tourner et la police envoie alors Rose Hip, l'élite de l'élite des brigades d'intervention, pour régler la situation sans faire une seule victime. Mais la belle pose une condition un rien démesurée...

Et voilà nous y sommes, dernier tome de la série, cela fait quatre petites semaines que vous suivez ce feuilleton et les aventures d'Asakura se terminent ici, du moins pour l'époque présente du récit car en effet l'auteur a pu sortir par la suite une préquelle en cinq tomes intitulée Rose Hip Zero, qui fait toute la lumière sur le passif des soldats d'Alice et le lien qui les unit. Si vous souhaitez que cette seconde série soit également traitée sur Radiophogeek, faites-le nous savoir !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 11 décembre 2017

La question du lundi n°62 : Quels sont les avantages et les inconvénients des jeux-vidéo dématérialisés et physiques ?


En cette période de fin d'année où les cadeaux vont être légions, il n'est pas rare de retrouver parmi ceux-ci des jeux-vidéo notamment pouvant être disponible sous 2 formats différents : une forme dématérialisée que l'on télécharge grâce à un code ou en payant directement une certaine somme ; et une forme physique vendue dans des boitiers sous forme de cartouches, CD, etc.
La question du lundi va se porter sur les qualités/avantages et inconvénients/défauts de ces 2 formats.

Voici un bref aperçu de quelques traits caractéristiques des 2 formats :

Le format physique permet d'avoir un bien matériel tangible. Il peut être emmené ou prêté à des amis afin de s'amuser à plusieurs ou leur faire tester tout simplement le jeu.
La version matérielle n'a pas besoin d'occuper, hormis les sauvegardes, l'espace de stockage de l'appareil employé. Cela permet également de proposer des éditions collector avec des bonus divers et variés. Il peut être revendu ou être acheté pour un prix moindre d'occasion.
Plusieurs inconvénients peuvent être soulignés, comme le fait que le CD, disquette, etc. peut être cassé ou perdu.
Une grande quantité de jeux nécessite également d'avoir de quoi les entreposer (étagère, bibliothèque, etc.).

Le format dématérialisé permet de ne pas s'encombrer de boitier, CD et autre et il n'y a plus de problème de casse ou de perte. Il représente une meilleure rentabilité pour les petites sociétés qui n'ont pas les moyens de faire une diffusion à grande échelle.
Il représente un accès quasi immédiat au jeu, il est possible de télécharger celui-ci à n'importe quelle heure de la journée.
Ce format n'est pas exempt de défauts non plus : le jeu dématérialisé ne peut être revendu.
Il ne peut être prêté à moins de fournir directement la console le contenant (peu pratique).
Il nécessite d'avoir assez de place pour être téléchargé sur la console, ce qui peut entrainer des problèmes de stockage.

Parfois, il n'y a pas de choix et seul un type de format est disponible, dans la grande majorité des cas une version dématérialisée.

Physique ou dématérialisé, les préférences varient selon le public mais l'essentiel reste le plaisir de jouer au jeu-vidéo lui même.
En vous souhaitant de bonnes fêtes à tous et à bientôt !

samedi 9 décembre 2017

Injustice tome 10 - Année 5, 2ème partie (Urban Comics - Novembre 2017)


Les événements se précipitent dans ce dixième tome de la saga qui bouleverse tous les codes de l'univers DC. Aujourd'hui les dissensions sont plus nombreuses que jamais, et de tous côtés les héros commencent à quitter le combat. Batman perd des partisans précieux avec le départ de Batwoman, Batgirl et Catwoman, tandis que de son côté le régime totalitaire de Superman entre dans une nouvelle phase en interdisant officiellement tout rassemblement. Alors, quand à Gotham la population se soulève en invoquant le nom du Joker, c'est l'étincelle qui fait exploser la poudrière. Superman massacre 250 personnes rassemblées sous le nom du Joker pour faire changer les choses, et les seuls témoins sont totalement livrés à eux-mêmes. Pour faire sortir Batman de son trou, Superman n'a plus qu'une seule solution : s'en prendre à celui qui lui est le plus cher. Quelqu'un fait alors s'évader Zsasz, le tueur aux nombreuses victimes et cicatrices, et l'envoie dans la Batcave pour affronter un Alfred au bord du gouffre mais refusant toujours de trahir son maître. Quand l'attaque se solde par la mort d'Alfred, c'est un nouveau point de non-retour qui est franchi et Batman se met à traquer le tuer sans aucune pitié afin d'obtenir la preuve que c'est bien Superman qui l'a relâché. Mais l'intervention de Damian l'empêche d'en finir avec le dictateur, quand Flash décide subitement de sauver le Chevalier Noir et de remettre en question les méthodes de ses confrères. Barry possède le pouvoir de voyager dans le temps grâce à la Force Véloce, mais y aura-t-il recours pour empêcher tous les événements de ces cinq dernières années de se produire ? Batman aimerait que Flash retourne dans le passé pour arrêter le Joker avant la tragédie qui changea Superman à jamais, mais le bolide hésite encore et ne sait vers quelle voie se tourner...
D'un autre côté, le clone raté de Superman vit ses propres aventures et tragédies personnelles quand il perd le contrôle de ses pouvoirs et tue de nombreuses personnes par mégarde, y compris son meilleur ami le Trickster. Traqué par les forces du régime, le clone tente le tout pour le tout et se rend jusqu'au laboratoire de Lex Luthor pour lui demander de l'aide, le pensant être son créateur, mais Lex l'envoie jusqu'à la Forteresse de Solitude après avoir en vain essayé de se débarrasser de lui, preuve très gênante de ses expériences interdites. Alors que Doomsday et le clone se battent à mort, Superman intervient mais ne parvient pas à éviter le décès du clone malgré un retournement de situation. Désormais il confie à Lex la tâche de remonter les origines de ce clone, une tâche que Luthor va devoir accomplir sans faillir. De son côté Sinestro a été témoin de l'évasion de Victor Zsasz et sait peut-être qui se trouve derrière tout ça. Parlera-t-il ? Superman est-il bien coupable ? Une chose est sûre cependant, c'est que la lutte devient de plus en plus inégale et acharnée entre les différents protagonistes, et que le vent s'apprête à changer de direction pour plus d'un. Harley Quinn quant à elle essaie de donner un sens à sa nouvelle vie et de convertir Shazam à la cause de la résistance, sans succès. La belle psychotique semble toutefois avoir encore une carte dans sa manche...

Si le dessin n'est désormais plus aussi excellent que dans les premiers tomes, l'histoire reste très mouvementée et remplie de questions pour le lecteur partagé entre ses différentes idoles s'entredéchirant. Globalement l'intérêt est maintenu mais ça sent un peu le remplissage par moments, comme pour faire durer le plus possible un récit qui arrive bientôt en bout de course de toute façon. Encore deux tomes si l'on en croit la parution V.O. et les indications d'Urban, espérons que les quelques défauts graphiques seront vite corrigés pour nous offrir une fin époustouflante nous conduisant directement au jeu-vidéo lui-même et à sa suite !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 8 décembre 2017

La V.O. du vendredi n°97 : Witchblade Rebirth tome 4 (Top Cow/Image - Septembre 2013)


La ville de Chicago s'apprête à connaître sa période la plus sombre, alors que les projets d'Alisa prennent peu à peu forme et que son emprise sur l'esprit et l'entourage du sénateur Castor se renforce à chaque jour qui passe. Mais Sara a sa petite idée pour vaincre son adversaire et la prendre à son propre jeu en détournant les rumeurs sur la réputation immaculée du sénateur afin de briser l'élan populaire qui le porte et lui confère presque les pleins pouvoirs. Cependant, Alisa n'entend pas se laisser voler l'âme de Chicago ainsi et met alors tout en œuvre pour prendre possession du pouvoir brut vivant sous la ville, cette entité destructrice et sanguinaire que l'on appelle le Non-Dieu... et qui est également la source des pouvoirs des imitateurs du Witchlade et du Darkness. Alisa, en bonne Anti-Magdalena, fait venir à elle ses nombreux partisans et déclare la guerre à l'Ordre au nom du Chaos le plus pur. Tandis que la cité des vents est défendue par une poignée de héros courageux, Sara s'occupe du Non-Dieu et de mettre fin à son existence impie tout en préservant celle d'Alisa, qui devra payer pour ses nombreux crimes.
C'est aussi l'occasion pour Sara et Cain de se rapprocher davantage et de devenir plus qu'amis, en s'ouvrant l'un à l'autre et en se dévoilant leurs secrets. On apprend ainsi peu à peu quel est le passé de Cain et la nature du pacte qui le lie à cette créature infernale dissimulée sous son théâtre et dont semble dépendre sa magie.

En bonus dans ce quatrième et dernier tome de l'ère Rebirth de Witchblade, nous trouverons également des fiches de personnages pour nous renseigner sur les protagonistes croisés depuis le premier tome à Chicago, et aussi un court récit sur une ancienne bataille entre les membres de la Trinité que sont le Darkness, le Witchblade et l'Angelus. Le dessin change d'un artiste à l'autre mais reste très correct et d'un bon niveau, on peut dire que ce dernier tome soigne bien sa fin et nous propose une belle floppée de lectures annexes. Bientôt nous entrerons dans la dernière partie de la série avant sa fin il y a plus de trois ans maintenant, et j'espère que vous serez toujours là et toujours intéressés !

jeudi 7 décembre 2017

Soul Eater - intégrale tomes 6 et 7 (Kurokawa - Octobre 2017)


Les affrontements se poursuivent entre les élèves de Shibusen et les sbires de Medusa venus réveiller le Grand Dévoreur scellé autrefois par Maître Shinigami. Stein retient Medusa tandis que les jeunes se précipitent pour arriver à temps avant que le Grand Dévoreur ne soit gorgé de sang noir. Maka et Soul quant à eux continuent de se battre face à Crona et Ragnarok, et la seule solution pour prendre le dessus est d'accepter de céder à la folie entraînée par le sang noir présent dans l'organisme de Maka. Alors que le duel tourne à l'avantage de cette dernière, elle va réussir à pénétrer le subconscient de Crona et faire alors pour elle quelque chose que personne n'a jamais fait auparavant : éprouver de la compassion. Kid et Black Star rattrapent quant à eux Elka et Free mais ils sont déjà à l'intérieur du temple où se trouve le Grand Dévoreur, et la folie qui en émane menace de leur faire perdre la raison à tout instant. Black Star tente une attaque, sûr de lui, mais ne parvient qu'à provoquer le réveil d'Asura, qui s'échappe aussitôt pour être confronté à Maître Shinigami en personne venu l'arrêter et le renvoyer dans l'inconscience. Un duel au sommet qui se soldera malheureusement par la fuite d'Asura loin de Death City, provoquant peu à peu une vague de démence qui déferle sur le monde et s'en prend à chacun. Les personnalités fragiles comme celle du Dr. Stein sont soumises à rude épreuve face à cette démence rampante, mais il parvient encore à garder le contrôle malgré le fait d'avoir été infecté par Medusa lors de leur combat. Maître Shinigami fait alors appel à tous les Death Scythes pour former un nouveau front et combattre la folie d'Asura partout dans le monde à partir de Death City. Maka et Crona sont envoyées en mission dans un village reculé d'Europe centrale où un golem aurait été pris de folie... et elles vont rapidement tomber sur le responsable de cette situation, Saw, qui profite de l'éveil d'Asura pour ramener sa maîtresse sorcière à la vie également. C'est ainsi que l'on se retrouve avec deux fronts à combattre avec acharnement, entre Asura d'un côté et Arachné de l'autre, la sorcière créatrice des armes démoniaques et portée disparue il y a 800 ans après son combat contre Maître Shinigami. A présent qu'elle aussi est de retour, les choses sérieuses commencent bel et bien pour les élèves de Shibusen ainsi que leurs professeurs. Réussiront-ils à faire face encore longtemps ?

Troisième tome de l'édition reliée intégrale de Soul Eater par Kurokawa, c'est toujours un vrai plaisir à lire et l'édition est plutôt soignée comme d'habitude. On retrouve la série avec un nouveau souffle et une nouvelle détermination pour aller jusqu'à la fin de chaque gros volume, et l'action est deux fois plus au rendez-vous sous ce format. Le prochain tome/pavé sort en Janvier, patience d'ici-là !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 6 décembre 2017

Batman - The Dark Prince Charming tome 1 (Dargaud - Novembre 2017)


Alors que le Joker refait à nouveau parler de lui en accomplissant un casse sanglant dans une bijouterie de luxe, Batman s'efforce de le neutraliser mais parvient seulement à limiter les dégâts durant la fuite du vilain. Ce dernier se rend alors à son repaire pour l'anniversaire d'Harley Quinn, pour qui il avait prévu un magnifique collier de perles qu'il a malheureusement perdu. Mais qu'à cela ne tienne, une autre idée de cadeau lui vient à l'esprit en regardant les informations... d'ailleurs, autre chose le frappe quand il entend les ragots de la ville selon lesquels Bruce Wayne serait attaqué en justice par une femme voulant faire reconnaître son enfant de huit ans par le milliardaire et exigeant dédommagement. Le Joker va alors mettre sur pieds un plan comme lui seul à le secret et kidnapper la jeune fille, tandis que Batman va alors s'efforcer de remuer ciel et terre pour la retrouver à tout prix, quitte à brutaliser davantage ses méthodes et son éthique. Une chasse commence à Gotham City, un dangereux jeu d'ombres entre le Chevalier Noir apparemment pas si exemplaire et le Clown Prince du Crime aux idées tordues. Qu'adviendra-t-il de la petite fille, Alina, entre les mains du fou furieux ? Qui est réellement son père ? Batman parviendra-t-il à la sauver ?

Une excellente histoire sur Batman et son univers, autorisée par DC et confiée à Enrico Marini, le dessinateur de génie derrière les bandes-dessinées Les Aigles de Rome et Scorpion. Carte blanche pour l'auteur-dessinateur qui met alors en scène les personnages dans une magnifique course-poursuite acharnée à travers une Gotham hors normes, tellement belle et envoûtante. Le dessin est tout à la fois détaillé et abstrait, juste ce qu'il faut à chaque fois, l'univers et l'ambiance autour des aventures de Batman sont très bien respectés, aucune fausse note. Cette histoire pourrait totalement s'insérer dans la continuité normale du Chevalier Noir, plutôt dans les années post-Silence de Jim Lee. Tout y est excellent, tout s'imbrique, tout est parfaitement fluide, bref un vrai plaisir à lire et à offrir en cette période de fêtes qui commence. Ne le boudez pas, c'est vraiment exceptionnel ! Et vivement la suite et fin de cette histoire dans la seconde partie ! C'est la rencontre privilégiée et parfaite entre les comics et la bande-dessinée, un graphic-novel unique en son genre et tellement bien réussi et travaillé. Merci Dargaud pour cette chouette bonne idée et ce format si grand et confortable.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 5 décembre 2017

Rose Hip Rose tome 3 (Pika - Mai 2008)


Asakura et Natsuki progressent à toute vitesse entre les différents étages de la mairie de Tokyo, où sont retranchés les terroristes et les otages qui accompagnent le Bélier. Ce denier a placé des pièges et des explosifs à différents endroits pour retarder la progression des filles mais sans grande efficacité, jusqu'au moment où Natsuki se fait toucher par un tir ennemi camouflé parmi les otages libérés. Asakura devient alors beaucoup plus dangereuse et son côté sombre lié à sa formation durant ses années auprès du groupe Alice refait surface, pour la plus grande joie des commanditaires du Bélier. Désormais redevenue une véritable machine à tuer et utilisant des balles à tête explosive, Asakura ne fait plus aucun quartier et atteint les derniers étages avec une facilité déconcertante. Face au Bélier, désormais acculé avec sa bombe et sans autre choix que de menacer les otages pour tenter de s'en tirer, l'Ange Non-Exterminateur retrouve in-extremis sa véritable personnalité grâce à l'intervention de Shohei qui parvient à réveiller le meilleur en elle. Se défenestrant avec le Bélier et sa bombe pour épargner les otages, Asakura est déclarée portée disparue dans l'explosion, tandis que Shohei décide plus tard de devenir policier à ton tour pour protéger les innocents, inspiré par son amie.
Mais contre toute attente, Asakura et Natsuki sont bien en vie et ont été déplacées dans une autre unité et avec une nouvelle couverture, pour repartir de zéro au sein des forces spéciales d'intervention. Et justement on va à nouveau avoir besoin d'elle quand un groupe de terroristes écologistes prend des otages dans un avion au sol et menace de tout faire exploser si leurs exigences extrêmes ne sont pas satisfaites dans l'heure. Asakura et Natsuki n'en feront qu'une bouchée avant de repartir mener leur vie publique dans leur nouvel établissement, où elles organisent un véritable marché noir de la culotte pour alimenter la boutique qui leur sert de devanture. Mais alors que tout semble se passer à merveille, elles sont alors approchées par une étudiante de leur Lycée qui leur demande de l'aider à résoudre une épineuse affaire de chantage et de harcèlement...

Troisième tome, fin de la série ''normale'' si on peut dire et début d'une nouvelle étape de la vie de nos deux héroïnes sur-entraînées. L'auteur n'a malheureusement pas le loisir de continuer son intrigue initiale comme il le voulait au départ car la revue dans laquelle le manga paraissait disparaît assez vite. C'est donc la tête encore pleine de questions sans réponses que l'on s'engage dans cette suite, Rose Hip Magnum, que Pika publie dans la foulée sans temps mort. Le dessin est toujours précis et efficace, on peut même noter une certaine amélioration dans le détail des décors dans cette suite immédiate, plus qu'un tome et nous en aurons fini avec les aventures d'Asakura. Du moins pour le présent...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 4 décembre 2017

La question du lundi n°61 : La Warner a-t-elle tout foiré avec DC au cinéma ?


C’est le retour de votre feuilleton sur la Warner et DC, Justice League étant récemment sorti au cinéma, il est temps de faire un bilan de la première vague de films et comme vous pouvez vous en douter celui-ci n’est pas très bon… alors, la Warner a-t-elle tout foiré après une belle trilogie The Dark Knight et un bon reboot de Superman dans Man of Steel ?

Ceux qui nous lisent depuis de nombreux mois le savent : la production des films DC n’a pas été un long fleuve tranquille. Justice League à bien des égards, était en cela attendu au tournant pour voir de quel côté la balance penchait… et le constat est plutôt amer.
En soi le film ne souffre pas de réels défauts lorsqu’on le regarde mais si l’on gratte un peu le vernis, le tout n’est pas bien folichon : une intrigue banale, sans saveur, ni rebondissements, un méchant en CGI lambda, le retour d’un personnage iconique assez mal géré, des changements de caractère drastique dans les personnages sans réelle explication, aucune scène/plan mémorable pour nos héros, une musique aux abonnés absents, une fin archi-convenue... bref la liste est hélas longue.

Alors oui on peut se rassurer en se disant que le film n’est pas la catastrophe annoncée au vu de ses problèmes de production (la volte-face suite à Batman v Superman, le départ de Snyder au profit de Whedon, le remplacement de Junkie XL par Dany Elfman, le troncage du film) mais il est bien triste de se satisfaire d’aussi peu : nous sommes quand même en face du film qui réunissait pour la première fois la Justice League au cinéma ! L’équivalent pour DC du Avengers de Marvel. Un film qui par conséquent aurait dû être mémorable alors qu’il est juste divertissant.
Nous sommes ici en face de l’anti Batman v Superman qui était un film cherchant à nous faire réfléchir avec des personnages ancrés dans notre monde, des questionnements sociétaux et de vrais enjeux dramatiques et narratifs. Ici nous sommes devant un film n’osant prendre aucun risque et ne froisser personne, qui fait fi des bases posées depuis plusieurs films au profit du seul divertissement.

Au vu de ce bilan il est bien difficile de ne pas conclure que la Warner, de par ses ingérences, à tout fait capoter. A trop vouloir se trouver une nouvelle poule aux œufs d’or maintenant que Harry Potter est fini (et que les animaux fantastiques peinent à prolonger la magie) elle en a oublié de faire de bons films et de respecter à la fois son matériau d’origine et son lectorat et public.
Il reste à se convaincre que cette mauvaise passe est définitivement derrière nous et que le futur s’annonce plus serein, réponse dans un an dorénavant avec le film Aquaman de James Wan !

samedi 2 décembre 2017

L'Epouvanteur tome 14 - Thomas Ward l'épouvanteur (Joseph Delaney - Bayard jeunesse - Novembre 2017)


Le Malin a finalement été vaincu, au terme d'une bataille sans merci autour de la Pierre des Ward. Mais le prix à payer fut lourd pour tous les protagonistes et défenseurs du Comté. John Gregory n'est plus, fauché par la mort durant les combats acharnés. C'est désormais à son ancien apprenti Thomas Ward que revient la lourde tâche de défendre le Comté depuis Chipenden, en tant que nouvel épouvanteur en titre. Et, si la période qui suit les récents événements se maintient plutôt calme, l'Obscur n'a pour autant pas perdu de sa dangerosité et une nouvelle menace pointe à l'horizon, incarnée par les mages Kobalos venus du Grand Nord, qui ont juré de réduire l'humanité en esclavage. Grimalkin, la sorcière-tueuse, connaît bien les Kobalos désormais après les avoir longuement étudié, et elle vient demander à Tom de l'accompagner dans le Nord pour en apprendre davantage sur leurs ennemis, tout en ayant un plan bien à elle derrière la tête. Tom de son côté doit faire face à une situation nouvelle qu'il n'envisageait pas de sitôt : il doit former sa propre apprentie, Jenny, septième fille d'une septième fille et parfaitement apte au travail d'épouvanteur. Si la tâche est difficile dans les premiers temps, la jeune femme se fait assez vite à sa nouvelle vie et se montre une élève attentive, tout en bousculant un peu les codes très fermés hérités de John Gregory. Mais il faudra faire vite car la menace se développe sans attendre et Tom parvient non sans mal à vaincre un Kobalos infiltré sur les terres du Comté en avant-garde de son armée. Le destin est en marche et rien ne saurait arrêter la terrible progression des Kobalos, à moins d'un miracle...

Si vous vous attendiez à un retour flamboyant et héroïque au sein de l'univers bien sombre de l'épouvanteur, passez votre chemin. Ici il ne sera question que de doutes, de peurs, de terribles dangers et de mort certaine. Joseph Delaney revient sur sa saga-phare pour nous proposer une nouvelle ère, celle de Thomas Ward, avec de nouveaux adversaires et de nouveaux enjeux pour le Comté, mais également pour le reste de l'humanité. Le style global change un peu puisque nous devons nous adapter à un nouveau personnage qui aura elle aussi sa part du récit à raconter, mais on retrouve avec plaisir la mécanique bien huilée de cet univers fantastique et effrayant à la fois. Ces nouvelles Chroniques de l'Epouvanteur, sous le nom de The Starblade Chronicles en V.O., s'intègrent chez nous dans la continuité parfaite des tomes précédents, tout comme par exemple la suite de L'Epée de Vérité de Goodkind chez Bragelonne. Pas de changement de numérotation donc, tout peut se lire à la suite sans problème. Mais attendez-vous toutefois à quelques surprises de taille, car dans cette nouvelle ère tout peut basculer d'un moment à l'autre...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 29 novembre 2017

Legenderry - L'aventure steampunk (Graph Zeppelin - Octobre 2017)


Dans le monde de Legenderry, de nombreux miracles sont accomplis chaque jour grâce à la science et à la technique venues des étoiles. Au sein de ce monde deux villes sortent particulièrement du lot : Big City, la capitale ; et Landing, berceau de la recherche scientifique la plus avancée. Notre histoire commence alors qu'une jeune femme apeurée fait brusquement irruption dans le très prisé Club Scarlet, tenu par nulle autre que Vampirella ! Alors que ses poursuivants rattrapent bien vite l'infortunée, la tenancière les exécute les uns après les autres dans une rage folle et une ivresse du sang versé qui suffisent à lui assurer la victoire. La police vient bien vite enquêter mais il est inutile et dangereux de lui faire confiance, aussi Vampirella s'assure-t-elle que la jeune femme recueillie, Magna Spadarossa, puisse rejoindre au plus vite sa sœur aînée Sonja quelque part dans les terres lointaines de Legenderry. Pour cela elle la confie aux bons soins du Frelon Vert et de son acolyte Kato, qui escorteront la demoiselle malgré les embuscades tendues sur leur chemin jusqu'à un vaisseau de transport et de croisière, le Victoire, où elle pourra trouver refuge auprès du capitaine Victoire lui-même. Mais les sombres desseins qui s'agitent autour de Magna ne s'arrêtent pas là, bien au contraire, et le vaisseau est bientôt lui aussi pris pour cible dans un conflit qui semble dépasser tous les protagonistes de cette histoire. Quel est donc ce mal qui se répand dans les grandes villes et les campagnes de Legenderry ? Ces légions armées jusqu'aux dents qui n'attendent qu'un ordre pour conquérir les territoires visés, ces brutes sanguinaires au service d'un consortium du Mal en quelques sortes, dont les membres tous plus crapuleux les uns que les autres attendent le bon moment pour invoquer une entité démoniaque qui leur permettra de prendre le contrôle de Legenderry ! Pourquoi poursuivent-ils avec autant d'acharnement Magna, qui semble pourtant ne détenir aucune information vitale sur eux ? La belle rousse est en péril mais de courageux héros de la science s'interposeront entre elle et ses ennemis tout au long du périlleux chemin vers la vérité et la liberté.

Voici donc l'histoire d'une alliance improbable, celle de tous les personnages phares de l'éditeur américain Dynamite au cœur d'une même histoire, d'une même mythologie, où le sens de l'aventure le dispute à la beauté des décors steampunks et à l'ambiance générale du récit, très dynamique et active, le lecteur n'a tout simplement pas la possibilité de lâcher l'ouvrage jusqu'à la toute fin, et encore ! Ce n'est que le début, car si ce one-shot est auto-contenu et peut très bien se lire seul, il n'est en réalité que la porte donnant sur un bien plus vaste univers avec d'autres intrigues et d'autres combats à mener pour les principaux personnages. Vampirella, Red Sonja, Zorro, le Fantôme de la jungle, le Frelon Vert, Kato, Steve Austin, le capitaine Victoire et jusqu'à Flash Gordon en personne, tous feront front uni contre le mal qui gangrène leur monde et qui s'apprête à frapper. Est-ce que nos héros seront de taille à relever le défi qui les attend ? Nous pouvons prendre le parti de s'arrêter là et de se féliciter de la première victoire remportée, mais il reste encore bien d'autres aventures à découvrir et à savourer... un peu de patience, Graph Zeppelin a d'ores et déjà annoncé en fin d'album les trois suivants qui concerneront dans l'ordre le Frelon Vert, Vampirella et Red Sonja. Le Frelon Vert est attendu pour Janvier 2018 (en tout cas pour sa version collector à ne surtout pas manquer sur Original Comics), sautez dessus si vous en avez l'occasion !
C'est un récit globalement sans failles, par l'auteur de Fables et mis en image avec un réel talent et une très forte application par Sergio Fernandez Davila. Vraiment une petite pépite du genre steampunk, à en rendre presque jalouse la célèbre Lady Mechanika de Joe Benitez. Merci beaucoup à Graph Zeppelin de s'intéresser à ces titres indépendants et de grande qualité, et merci à Thomas Rivière pour ses conseils éclairés en la matière.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 28 novembre 2017

Rose Hip Rose tome 2 (Pika - Mars 2008)


Alors que Shohei et Asakura se remettent à peine des récents événements avec le Bélier et son arrestation musclée, voilà qu'ils sont soudain rejoints par une nouvelle venue de chez Alice, l'organisation d'assassins qui aurait formé Asakura par le passé avant qu'elle ne perde la mémoire. Natsuki, l'ancienne collègue d'Asakura, travaille elle aussi pour la police à Osaka mais est connue comme le Bloody Angel, l'ange sanglant, car elle n'hésite pas à employer des armes létales pour résoudre ses affaires. Malgré cette différence singulière les deux filles sont assez semblables et défendent les mêmes idéaux, Natsuki révèle même à Asakura qu'un autre ancien membre d'Alice serait responsable des vagues d'attaques terroristes sur Tokyo, et qu'elle ainsi que Shohei sont probablement les cibles d'une prochaine attaque. Natsuki fera donc tout son possible pour jouer les gardes du corps pour ses deux nouveaux amis, quitte à violer leur intimité. Mais les moments de légèreté passent bien vite quand le commissariat de Shinjuku est attaqué à l'explosif et que le Bélier s'en échappe, grâce à ses commanditaires les Bergers. Malgré l'intervention d'Asakura les terroristes parviennent à filer et donnent même un indice pour que la police puisse identifier leur prochaine cible, qui doit être frappée le jour-même. Et alors qu'Asakura se prépare pour une nouvelle confrontation et que Shohei parvient à reconnaître le bâtiment ciblé, il est soudain enlevé en pleine rue par le Bélier juste avant que l'attaque ne soit déclarée. Il s'agit clairement d'un piège destiné à Asakura, mais cette dernière n'a pas le choix et doit foncer dans le tas si elle veut sauver son ami ainsi que les 250 otages retenus par le Bélier. Natsuki sera alors d'une aide précieuse si elle parvient à rester en place assez longtemps...

Voilà, déjà la moitié de la série atteinte avec ce second tome, et le moins qu'on puisse dire c'est que l'action est au rendez-vous ! Entre l'arrivée de Natsuki, l'évasion du Bélier et la nouvelle prise d'otages, le lecteur n'a presque pas le temps de respirer un coup avant de repartir de plus belle. Le rythme s'accélère et on entre vraiment dans les choses sérieuses, le dessin sans retenue de l'auteur fait mouche et nous plonge au cœur de l'action avec assez de clarté pour s'y repérer entre les différents personnages. Bloody Angel et No Murder Angel parviendront-elles à faire équipe et à pacifier le terrain pour sauver Shohei et les otages ?

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !