lundi 21 août 2017

La question du lundi n°49 : Quels procédés peuvent donner un sens différent au matériau d'origine d'une oeuvre ?


Il est possible par le biais de films de remettre en avant certaines œuvres ayant un certain âge et ainsi de les faire connaître à un public néophyte.
Toutefois, ces mêmes films peuvent parfois prendre des libertés par rapport au matériau d'origine dont ils sont tirés, et ainsi donner un sens très différent à certaines choses, détails qui rentrent de ce fait dans la culture populaire et supplantent la version originale. La question de ce lundi s'intéressera donc à ceci : quels procédés peuvent conduire à un tel résultat ?

Nous examinerons quelques exemples, plus ou moins emblématiques et connus, qui illustrent de tels cas. L'un des plus célèbres est celui de Frankenstein, écrit par Mary Shelley. A la base, le nom de Frankenstein est celui du docteur, Victor Frankenstein, qui réalise la créature légendaire dont l'allure avec les cicatrices, les boulons et le front carré font partie du bestiaire du cinéma horrifique. Ce sont en effet les nombreuses œuvres cinématographiques, adaptations du roman, qui ont modifié la créature pour lui donner cet aspect et surtout la nommer du nom de Frankenstein, ce qui fait qu'au fil des ans le public a fini par faire lui aussi l'amalgame et fait ainsi directement référence à la créature en employant ce nom. A noter également que la créature est souvent décrite et montrée comme ayant un Q.I. largement déficient, alors qu'en réalité dans le roman elle est d'une intelligence parfois redoutable (voir le film avec Robert De Niro pour s'en rendre compte).

Autre exemple plus récent concernant un récit bien plus ancien. Il s'agit en effet de l'objet mythique de la mythologie Arthurienne, le Saint Graal. Le Graal est ainsi utilisé tour à tour dans diverses œuvres avec des fonctions plus ou moins différentes : immortalité, soin des blessures, réalisation de vœux, etc. C'est un cas un peu à part car le Graal peut avoir différentes significations selon les attentes, symboliques et pratiques, et il y a encore des débats quant à son utilité première : objet de quête, vecteur de l'immortalité, symbole de paix...

Exemple étymologique cette fois, avec le mot "apocalypse". A la base ce mot provient du grec, signifiant "dévoilement" ou "révélation". Par le biais d'amalgames surtout religieux, le terme d'Apocalypse désigne maintenant la fin de tout, la fin du monde. Un éloignement assez conséquent de son sens premier.

Exemples sportifs maintenant, avec du rugby pour être précis. Il s'agit dans le cas présent d'une erreur qui est au final restée. L'Argentine a pour animal emblématique le jaguar, mais suite à l'erreur d'un journaliste rédigeant un article sur cette équipe, les joueurs furent surnommés "Les Pumas", et ce surnom erroné a été conservé depuis.
Autre exemple concernant la Nouvelle Zélande et ses mythiques All Blacks. L'anecdote historique raconte qu'un journaliste du début du XXème siècle rédigeant un article sur cette équipe dit que ceux-ci jouent "all-back", c'est à dire en mode tous arrière. Cependant l'article une fois publié emploi le terme malheureux de "All Blacks", et ce surnom est resté lui aussi depuis.

Pour finir, un autre exemple cinématographique, avec la saga de films d'horreur Vendredi 13. Jason Voorhees n'est pas le tueur du film original, il n'apparaît comme tel que dans le second de la série, et le restera dans tous les autres épisodes à une exception près. C'est d'ailleurs un point important souligné dans le premier film Scream de Wes Craven.

Amalgames, interprétations erronées, voies du hasard... de multiples facteurs peuvent ainsi entrer en ligne de compte et conduire à garder dans l'imagerie populaire un sens différent de ce qui était prévu et indiqué à l'origine. Il est intéressant de voir comment certaines œuvres originales peuvent de ce fait être déformées et servir d'inspiration à des utilisations bien différentes de la volonté première.

samedi 19 août 2017

Wonder Woman (Warner Bros. Animation - 2009)


Arès, le dieu dément de la Guerre, de la Haine et du Chaos, est en passe de réaliser sa destinée et de devenir l'être le plus puissant qui soit... mais il doit faire face à l'armée des courageuses Amazones qui luttent sans relâche contre les hordes monstrueuses qui déferlent sans cesse. Alors que les combats font rage et que les victimes se comptent par centaines, Hippolyta, reine des Amazones, parvient à vaincre Arès et à tuer le fils qu'il ont eu ensemble, devenu un véritable monstre assoiffé de sang. En punition pour ses crimes, Arès se voit retirer son pouvoir corrupteur et est scellé sur l'île de Themyscira, nouveau domaine des fières Amazones qui maintiennent la paix depuis plusieurs siècles. En proie à la culpabilité pour avoir donné naissance à une telle horreur, Hippolyta implore les dieux de lui donner un autre enfant, qui soit animé par la bonté, la pureté et l'honnêteté. C'est ainsi que de la glaise façonnée de ses mains naît Diana, princesse des Amazones, celle qui deviendra bien vite leur plus grande guerrière, leur plus grande force et aussi leur trésor le plus précieux. Quand, de nos jours, l'avion du pilote de chasse Steve Trevor s'échoue sur l'île perdue, Diana est désignée au terme d'un tournoi implacable pour ramener l'homme dans son monde et également traquer et détruire Arès une bonne fois pour toutes, car le dieu-fou est parvenu à s'échapper de Themiscyra et rassemble déjà ses légions pour provoquer rien moins que la fin du monde et de toute vie. Diana va devoir apprendre à mettre ses peurs et ses préjugés de côté, à faire confiance à l'homme et à vaincre ses propres démons si elle veut mener sa mission à bien. Celle que le monde nomme bientôt Wonder Woman sauvera-t-elle l'humanité, ou bien sera-t-elle corrompue par sa laideur morale ?

Le film date de 2009, mais déjà une chose à dire en premier lieu : je n'ai pas vraiment aimé le design global des personnages. Trop simpliste, trop peu inspiré, c'est vraiment très en dessous de ce que les studios d'animation Warner peuvent livrer comme gage de qualité. Mais passons, et parlons de l'histoire elle-même. Elle souffre du même défaut, elle est un rien simpliste et neuneu, parcourue de raccourcis parfois gênants et maladroits, tandis que la personnalité de certains est tout juste survolée. Certes il faut tenir 74 minutes seulement donc le récit se retrouve très condensé, presque un résumé vidéo d'un vrai film, mais quand même on aurait pu s'attendre à mieux. La sortie en DVD toute récente de 2017 coïncide bien sûr avec la sortie tout bientôt du film Wonder Woman de cette même année, on surfe sur la vague et on propose du contenu adapté et lié à l'événement. Mais peut-être que ce film d'animation aurait mérité un travail plus approfondi, à l'image du film live, beaucoup plus équilibré et mieux servi à tous niveaux. Enfin, ce dessin-animé reste un bon film Warner malgré tout, pas le meilleur certes mais loin d'être le plus mauvais à ce jour, il a au moins le mérite d'avoir travaillé le casting et un scénario signé Gail Simone, une scénariste de comics passionnée par ce qu'elle fait et ça se sent.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 18 août 2017

La V.O. du vendredi n°85 : Queen Sonja tome 1 (Dynamite - Septembre 2010)


Une nouvelle ère commence pour Red Sonja, la diablesse à l'épée ! La voici engagée malgré elle dans un conflit entre le terrible empire d'Emora et les royaumes frontaliers qui luttent tant bien que mal pour leur survie face à cet impitoyable ennemi. Sonja pour sa part tente simplement de récupérer les biens d'une noble vieille femme l'ayant engagé dans ce but, mais elle est aussitôt prise dans la tourmente de la guerre et de la rébellion quand elle découvre que les voleurs qu'elle pourchasse ne sont que de pauvres réfugiés tentant de monter leur propre escouade. Prenant en pitié ces princesses déchues et leurs hommes affamés, elle décide de devenir la figure dont ils ont tous besoin pour se relever et faire face à Emora et son empereur fou. Parvenant à libérer un camp d'esclaves, Sonja monte petit à petit une armée féroce qui gagne chaque jour plus de terrain sur l'empire, qui se résout à employer la magie noire et des moyens détournés afin de la faire tomber. Lors d'une bataille, la mercenaire aux cheveux de feu est faite Reine par ses troupes et mène le dernier combat face aux forces d'Emora rassemblées. L'affrontement final déterminera le sort de tous ces rebelles et leur liberté, dans la vie ou dans la mort. La Reine Sonja dispose déjà d'un grand capital de sympathie de son nouveau peuple, mais Emora reste toujours une menace à l'horizon et tôt ou tard il faudra bien que l'empire tombe.

WoooOOOh que ça fait du bien de lire de nouveau des aventures de Red Sonja ! Ce premier tome de la série Queen Sonja, parallèle à la première que je vous ai déjà présenté il y a quelques temps, nous rassasie totalement en terme de fan-service, de sang versé et d'intrigues politiques dans un monde ancien et sans pitié. Voilà que la mercenaire devient enfin reine et se retrouve avec un tout nouveau fardeau à porter sur ses solides épaules, le poids d'un peuple qui ne demande qu'à goûter à la liberté. Le dessin est magnifique et très dynamique comme toujours avec le talent de Mel Rubi, et le scénario de Joshua Ortega vaut clairement le détour. Une nouvelle série à suivre avec plaisir sur Radiophogeek chaque semaine !

jeudi 17 août 2017

Soul Eater - intégrale tomes 4 et 5 (Kurokawa - Juillet 2017)


Les meisters et leurs armes vont devoir faire face à un tout nouveau danger à Londres, quand l'homme-loup que Medusa a libéré de la prison des sorcières leur tombe dessus et s'apprête à les dévorer grâce à ses pouvoirs. De plus, l'ennemi est immortel ce qui rend toute attaque contre lui inefficace, et même Black-Star et Tsubaki avec leur nouveau mode de combat ne peuvent faire face. Maka et Soul sont donc les seuls capables de lui tenir tête, mais pour combien de temps encore ?
La question à peine réglée c'est déjà l'heure de retourner à Shibusen pour le super examen écrit qui déterminera l'ordre des meilleurs élèves de l'académie. Cette année c'est le Dr. Stein qui rédige les questions de l'examen, il faudra donc que chacun révise de la façon la plus ardue et déterminée possible afin d'espérer avoir une chance de passer l'épreuve. Si Maka prend cela très au sérieux, ce n'est pas forcément le cas de ses camarades masculins qui ne pensent qu'à la meilleure façon de tricher... à leurs risques et périls.
Enfin, après que Kid ait été confronté à la Lame Damnée durant une enquête sur une grande disparition d'âmes innocentes, il demande à son père, le Maître Shinigami en personne, les véritables raisons de la création de Shibusen... qu'il ne tardera pas à découvrir, comme le reste du groupe, quand Medusa démasquée décide de frapper durant la fête de fondation de l'école des faucheurs d'âmes. A l'aide de ses complices, elle parvient à emprisonner le Maître Shinigami dans la pièce où se déroulait la fête, ainsi que ses invités, et atteint donc sans mal le sous-sol où se trouve selon la rumeur les restes du Grand Dévoreur d'origine, Asura, autrefois l'égal de Shinigami... Maka, Soul, Black-Star, Tsubaki, Kid et les sœurs Thompson se lancent à la poursuite des malfrats avec l'aide du Dr. Stein et de Spirit, qui décident de rester en arrière pour retenir Medusa tandis que les enfants affronteront tour à tour la Lame Damnée et Free l'homme-loup immortel. Le combat pour la survie de l'ordre et de Shibusen commence, et c'est au cœur de la folie que se trouvera la résolution !

Deux tomes en un cette fois-ci et non trois comme avec le premier, mais ce n'est pas grave on en a tout de même largement pour son argent et il se passe tellement de choses différentes dans ce second tome intégral qu'on ne regrette absolument pas l'absence d'une troisième partie. Le découpage opéré par Kurokawa scinde la série au niveau des points les plus chauds de l'intrigue, au moment des grosses révélations et de l'apparition des plus gros dangers. Dessin toujours ok, une histoire qui se développe et devient de plus en plus captivante à mesure que l'on tourne les pages, de quoi tenir encore un peu avant la parution du prochain volume !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 16 août 2017

Batman - Mauvais sang (Warner Bros. Animation - 2016)


La guerre des gangs est déclarée à Gotham, quand la pègre dirigée par Black Mask fait soudain face à une alliance imprévue de plusieurs super-criminels sous l'égide d'un mystérieux individu qui semble vouloir déclencher une véritable offensive sur la ville. Batwoman enquête depuis un certain temps et la voici proche d'atteindre son but et d'identifier le bienfaiteur de la vermine de Gotham, quand Batman s'interpose soudain et l'empêche d'aller plus loin en confrontant lui-même celui que l'on nomme l'Hérétique. Au terme du combat dantesque qui se joue sous ses yeux, Batwoman s'échappe in extremis du bâtiment où Batman et l'Hérétique livrent leur duel juste avant qu'il n'explose, ne laissant apparemment aucun survivants. Alfred déclenche alors le protocole d'urgence de remplacement de Batman et fait appel à Dick Grayson, Nightwing, pour enfiler la cape et reprendre l'identité du Chevalier Noir, une tâche difficile que Dick a tenté de fuir toute sa vie. Le retour de Damian Wayne dans le costume de Robin le place en outre dans une situation délicate car il peine à imposer sa volonté au jeune garçon, obsédé par la vengeance et son orgueil. Ce nouveau tandem de Batman et Robin devra apprendre à dépasser ses différences internes et à faire confiance à la nouvelle venue en ville, Batwoman, qui possède de précieuses informations et un talent certain pour la lutte contre le crime. De plus, il y a ce nouveau justicier, Batwing, dans une armure high-tech signée Lucius Fox, et qui semble lui aussi déterminé à venger son père abattu par l'Hérétique et remonter la piste de ce réseau criminel jusqu'à sa tête, avant de la trancher. Batman est-il toujours en vie, et si oui où se trouve-t-il ? L'Hérétique en tout cas s'est sortie de l'explosion sans dommages et met en place patiemment son plan démentiel, mais il devra affronter l'alliance de toute la famille Batman qui risque fort de lui mettre des bâtons dans les roues ! Et tandis que l'affrontement se profile, quelqu'un d'autre manipule les pièces en place sur l'échiquier dans un but encore inavoué mais qui met en grand danger l'ensemble de la population de Gotham, et peut-être même du monde...

Ce film d'animation réalisé en 2016 par Jay Olivia fait suite à Batman vs. Robin en reprenant les principaux personnages, Damian le premier bien entendu. Dans cette suite sont mixés plusieurs arcs majeurs de ces dernières années sur les aventures du Chevalier Noir en comics, à commencer par la fin du run de Grant Morrison ainsi que la série Batwoman pré-New52 et dans les New52 également. Ce gros mixage passe pourtant sans trop de problème et l'intrigue est assez fluide, même si elle pousse à l'extrême certaines situations qui deviennent pour le coup problématiques dans la continuité DC. Les films d'animation sont à part bien entendu du reste des développements de l'éditeur, mais on aime bien avoir tout de même des ponts clairement établis entre les comics et les dessins-animés. En plus il s'agit encore une fois de ce nouveau design de l'écurie Warner qui ne me plaît pas du tout avec ces personnages un rien difformes dans leurs proportions, même si de nombreux défauts ont été corrigés depuis Flashpoint qui était vraiment horrible visuellement. J'aimerai beaucoup pour ma part que les studios reviennent à ce qu'ils savaient faire il y a de cela quelques années encore avec des films comme Superman/Batman – Apocalypse, Ennemis publics, Superman Unbound, Superman vs. The Elite... c'est à dire réussir à reproduire aussi fidèlement que possible le style visuel de l'arc comics dont on s'inspire. Mais bon, tant pis et faute de merle on mange des grives après tout. Les années 2010 auront donc été grandement marquées par ce style très controversé mais assez dynamique et fluide malgré tout.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 15 août 2017

Kasane - La voleuse de visage tome 8 (Ki-Oon - Avril 2017)


Sous les traits de Saki, cette nouvelle comédienne qui fait beaucoup parler d'elle de par ses prestations durant les répétitions, Kasane mène sa nouvelle vie sans se douter que dans son dos Nogiku prépare méthodiquement sa vengeance. Durant les préparatifs de la pièce MacBeth, Kasane/Saki retrouve son ancien amant du temps où elle empruntait les traits de Nina Tanzawa, et la nouvelle complicité qui se forge peu à peu entre eux ne fait qu'augmenter le risque et surtout la difficulté du jeu de Kasane, qui doit en permanence tromper tout le monde pour éviter tout soupçon. Le metteur en scène, très rigoureux, pousse Saki jusque dans ses retranchements pour qu'elle donne le meilleur d'elle-même et de ses capacités, qu'il a deviné gigantesques. Mais cela a aussi pour effet de plonger Kasane dans l'angoisse de tout perdre ou de voir ses crimes révélés, à l'instar de son personnage de Lady MacBeth, le même personnage qui a emporté la santé mentale de sa mère des années plus tôt. Kasane se donne corps et âme à la pièce et plonge jusqu'au plus profond de son être pour en tirer toutes ses angoisses et ses peurs, et en faire le moteur de son jeu en tant que Lady MacBeth. Aidée par Nogiku, elle parvient même à surmonter ses craintes et à sublimer son talent comme jamais auparavant, au point que lorsque la pièce est officiellement lancée le public est totalement conquis, de même que la critique. Mais, alors que tout semble se passer pour le mieux et que le temps de la dernière représentation approche peu à peu, le terrible plan de Nogiku se met enfin en place et cette fois, personne ne sera capable de l'arrêter ni de protéger Kasane de ce qui l'attend, la justice pour tous ses crimes et ceux de sa mère... en gagnant la confiance de Kasane, Nogiku s'est quasiment assurée la victoire sur sa sœur-ennemie et elle compte bien profiter du spectacle de sa déchéance toute proche jusqu'au bout !

Ce huitième tome est terriblement envoûtant et prenant, entièrement consacré à la préparation de la pièce MacBeth par les acteurs et le metteur en scène, même si quelques passages sont centrés sur Nogiku et son plan qui mûrit doucement dans son esprit. Le passé est aussi une thématique très forte de ce volume, il ne cesse de revenir sur le devant de la scène et de rattraper les deux sœurs Kasane et Nogiku, chacune en proie à ses propres démons et angoisses. Toute cette tension, tous ces préparatifs, tout cela nous emmène directement jusqu'au tome 9, qui devrait être celui de la révélation et de la vérité, bas les masques et que la justice soit faite ! Comme d'habitude, j'ai l'impression que cette série ne fait que gagner en profondeur et en noirceur de tome en tome, ce qui promet une apothéose pour le prochain.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 14 août 2017

La question du lundi n°48 : Que fait et où va Square Enix avec ses licences ?


Derrière les bons résultats financiers de la compagnie, l’année qui vient de s’écouler ne fût pas de tout repos pour Square-Enix. Que ce soit l’accueil critique mitigé de Final Fantasy XV, les fours commerciaux des derniers Tomb Raider et Deus Ex (avec une mise au frigo de la licence pour ce dernier), la séparation d’avec Io Interactive (les créateurs d’Hitman), les erreurs de communication sur Kingdom Hearts III et Final Fantasy VII Remake, on peut légitimement se demander que fait et surtout où va Square-Enix ?

La question n’est hélas pas nouvelle à bien des égards : entre la fusion des deux géants Enix et Squaresoft en 2003 et le difficile virage des consoles dites HD (Xbox 360 et PS3) des années suivantes, voici bien dix ans que l’entité Square-Enix se cherche. La diversification de ses activités et notamment son expansion à l’international via le rachat de Eidos, Crystal Dynamics et Io interactive permirent dans un premier temps de cacher l’errance de la maison mère avec ses propres licences japonaises.
Rappelons qu’il faille remonter au dixième épisode de Final Fantasy pour que celui-ci fasse l’unanimité auprès des fans et de la presse (nous écartons ici volontairement le cas de Final Fantasy XIV de par son statut particulier de MMORPG), que Kingdom Hearts n’a pas eu d’épisode majeur et sur consoles de salon depuis plus de dix ans et que Dragon Quest continue son petit bonhomme de chemin mais a bien du mal à s’imposer en occident à cause de son côté old school assumé.
Et si le calvaire Final Fantasy Versus XIII sortit en fin d’année sous le chiffre XV est enfin passé, les anciens démons de Square-Enix ne sont jamais bien loin : sa propension à communiquer bien trop tôt dans la production de ses jeux lui cause bien des tracas auprès de sa base de fan, souvent exaspérés par l’attente démesurée que génèrent des années de communication sporadique et forcément un peu mensongère.
De fait si Kingdom Hearts III prends autant de temps à sortir, c’est que le projet à longtemps été gelé pour que les équipes de développement gèrent d’autres arlésiennes. C’est là l’un des principaux problèmes de la boîte : son inconstance dans la gestion de son personnel et de ses auteurs, souvent amenés à jouer les pompiers durant des années pour sauver tels ou tels jeux qui peinent à sortir et s’enlisent dans une production interminable à la fois coûteuse pour la firme et dommageable pour son image de marque.
Hélas les erreurs stratégiques de production ne sont plus dorénavant un apanage nippon : entre l’aberration de choisir l’exclusivité temporaire (de un an) sur Xbox pour Tomb Raider (alors que la licence s’est toujours mieux vendue là ou elle est née, sur Playstation), le charcutage en règle du dernier Deus Ex sur l’autel du DLC couplé à une communication désastreuse (en voulant vendre le jeu pour ce qu’il n’était pas, un banal FPS) et le saucissonnage du dernier Hitman en format épisodique (qui a pourtant accouché d’un bon jeu, hélas pas assez vendu au vu des attentes souvent démesurées de Square sur la licence), c’est à ce demander si Square Enix, ou plutôt ses dirigeants et le service marketing, sont capables de se remettre en question et surtout d’apprendre de leurs erreurs…

Alors que nous réserve l’avenir me direz-vous ? Son président Yosuke Matsuda l’a annoncé : ce qui maintient l’entreprise vient des bonnes performances de Final Fantasy XIV et Dragon Quest X, deux épisodes de leurs plus vieilles licences qui se jouent exclusivement en ligne et pour lesquels il faut payer un abonnement. Rien d’anormal à voir la firme se diriger vers la nouvelle mode du moment, digne ersatz d’un mariage entre MMO et DLC : les jeux en tant que service. A savoir des jeux que vous achetez et qui vous proposeront un contenu sous forme saisonnier (nouveaux niveaux, objets, armes, tenues, campagnes scénarisées, modes de jeu en ligne, etc) bref des jeux qui vous forcent à rester dessus et à y jouer sur le long terme, générant des profits plus réguliers et stables à l’entreprise tandis que vous crachez au bassinet bien au-delà d’un jeu classique.
Le problème d’une telle formule c’est qu’il y a beaucoup de monde pour peu d’élus. Le temps alloué à ce type de jeu fait que les joueurs s’y consacrent quasi-exclusivement tout comme pour les MMO en leur temps ou les jeux free-to-play sur mobiles récemment pour les joueurs occasionnels… bis repetita à venir ? La principale inquiétude pour les fans est d’imaginer un épisode numéroté de Final Fantasy (le prochain étant le numéro XVI) adopter cette recette. Il est en effet plus évident de partir avec une licence forte et reconnue plutôt que de partir de zéro surtout dans un milieu aussi risqué et concurrentiel. Preuve en est de la politique de Square Enix qui expérimente déjà ce système avec FFXV : en plus des 3 DLC payants prévus pour le jeu, une multitude de contenu annexe gratuit et parfois éphémère (festival chocobo mog, quêtes de chasse) est proposé au joueur régulièrement, comme si les équipes s’entraînaient déjà pour la prochaine itération de la saga. Ajoutez à cela que le réalisateur pressenti pour le seizième épisode n’est autre que Naoki Yoshida celui qui a redoré le blason de FFXIV… le MMORPG. De là à imaginer FFXVI en tant que jeu service, il n’y a qu’un pas que nous osons franchir allégrement.
Alors est-ce à dire que tout est pourri et noir au royaume de Square-Enix ? Certes la firme a, nous l’avons vu, des problèmes identitaires depuis sa création et une méthode managériale plus que douteuse. Mais il faut hélas voir cela comme son ADN et non pas une crise passagère. La société a évolué, ainsi que l’industrie du jeu-vidéo. Et même si ses gérants semblent avoir compris que son public souhaite de vraies productions nippones et occidentales (notamment par le biais de productions plus modestes que les triple A), ils ne peuvent s’empêcher d’embrasser les grandes tendances du jeu-vidéo mondial avec, comme toujours, un train ou deux de retard.

samedi 12 août 2017

Wonder Woman - Dieux et mortels tome 1 (Urban Comics - Mars 2017)


Il y a longtemps sur les terres lointaines de la Grèce Antique, régna l'âge d'or des dieux tout-puissants et d'extraordinaires héros. Parmi toutes ces légendes, aucune n'est aussi belle ni fière que celle des Amazones, ce peuple de femmes conçues par les déesses afin de montrer au reste du monde la voie à suivre, honorable et attentionnée, afin que perdure à jamais l'esprit de Gaïa. Mais malheureusement, Arès le dieu-fou de la Guerre s'estime digne de régner en maître absolu sur ce monde encore neuf, et il jure d'éradiquer les Amazones ainsi que toutes les créatures qui entraveront sa destinée. Sa puissance ne fait que croître au fil des ans, des siècles, des millénaires... et bientôt, les autres dieux tremblent de terreur en sentant les doigts glacés de l'oubli se refermer sur eux, à mesure que le monde se détourne d'eux. Seules persistent les glorieuses Amazones, mais leur voix est également sur le point de s'éteindre sous l'influence d'Arès et des monstruosités dont il rend capable l'humanité. Souhaitant avoir un enfant, Hippolyte, reine des Amazones, adresse ses suppliques à Zeus, qui l'entend et décide de l'exaucer. Avec l'aide des déesses patronnes de son peuple, la reine fabrique une petite statue d'argile représentant un nourrisson, à qui les déesses donnent alors vie et la dotent également de dons formidables qui forgeront sa destinée. Bien des années plus tard, lorsque la jeune princesse Diana commence à s'intéresser au reste du monde au-delà de son île, c'est le moment que le Destin choisit pour la confronter à l'homme, en la personne du colonel Américain Steve Trevor, échoué dans les flots déchaînés après une mission périlleuse et méphitique. Diana le recueille et parvient à convaincre ses sœurs de le soigner et de les renvoyer tous deux dans le vaste monde afin qu'elle en apprenne davantage sur la folie qui semble gagner les super-puissances, montées l'une contre l'autre par le démoniaque Arès dont les fils déments orchestrent la chute de l'humanité, toute proche. Les choses semblent réellement désespérées, et seule la princesse des Amazones et ses nombreux dons seront de taille pour faire toute la lumière sur cette affaire, et combattre la néfaste influence d'Arès sur le monde. Celle que les mortels surnomment bien vite Wonder Woman saura-t-elle rendre la raison au dieu-fou ? Prête à tous les sacrifices, Diana connaîtra au contraire la joie de nouvelles amitiés et de nouveaux apprentissages, tâchant de lier sa culture et celle de ce monde humain si étrange et violent mais capable de si belles choses lorsqu'on lui donne sa chance. Véritable inspiration vivante, qu'elle combatte les dieux comme les préjugés, Diana accomplira sans peur sa mission afin de pouvoir regagner l'île du Paradis et de rencontrer enfin son destin pour comprendre ce qui fait d'elle, à jamais et pour toujours, Wonder Woman.

C'est véritablement magnifique, un album de belle taille assez imposant mais dont il ne faut pas avoir peur car si le style est effectivement un rien vieillot maintenant, l'écriture et le dessin de George Pérez sont merveilleux de savoir et de précision, tout s'enchaîne de façon très lisse et fluide, tout est pensé dans les moindres détails pour que le récit nous prenne totalement l'esprit au sein de ses pages. Les trois histoires majeures contenues dans ce premier tome sont le fondement de la mythologie des Amazones et de Wonder Woman en tant qu'icône de DC Comics, lui rendant toute sa prestance et sa valeur dans l'aube de ce nouvel univers qu'aujourd'hui nous reconnaissons comme un classique véritable et fondateur. Vraiment, donnez sa chance à cette intégrale en deux parties, qu'Urban nous propose avec beaucoup de plaisir et beaucoup de soins, et vous verrez que de nombreux détails auxquels vous n'aviez peut-être pas prêté attention dans le film en sont tirés.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 11 août 2017

La V.O. du vendredi n°84 : Spider-Man - Black Cat (Marvel - Décembre 2010)


Dans cet album se trouvent plusieurs histoires autour de la relation qu'entretiennent Spider-Man et la Chatte Noire.
Dans les quatre chapitres de la mini-série Amazing Spider-Man presents : Black Cat, Félicia Hardy est contactée par un mystérieux individu qui veut la forcer à dérober des objets de collection et autres œuvres d'art historiques, toutes ayant un rapport avec la famille Kraven, un ennemi bien connu de Spider-Man. Pour la faire chanter, l'homme a enlevé la mère de Félicia et menace de la tuer si la Chatte Noire ne livre pas à temps les objets exigés. L'héroïne-cambrioleuse devra tenter le tout pour le tout et se rendre dans divers musées pour accomplir sa tâche, avant de tendre elle-même un piège à son maître-chanteur grâce à ses fidèles partenaires du crime. Tout cela se déroule durant la saga La première chasse de Kraven qui voit Spider-Man aux prises avec la famille de chasseurs de son ancien ennemi, et il n'est donc pas étonnant de croiser le Tisseur à plusieurs reprises dans cette histoire tandis qu'il tente tant bien que mal d'échapper à une mort brutale. La Chatte Noire pourra certainement l'aider en sous-main en sapant la confiance des Kraven et l'unité de leur clan. Fait-elle cela pour elle ou pour lui ? Désintéressée, ou passionnément amoureuse ? Nul ne peut le dire.
Dans The many loves of the Amazing Spider-Man, la Chatte Noire et le Tisseur font équipe pour arrêter un braqueur de banques qui utilise des sorts magiques pour lier l'argent à sa personne. Malheureusement au cours de l'arrestation le sort est transféré sur Spider-Man, qui se retrouve alors avec un énorme paquet de dollars partout où il se rend. Lui qui jusque là pestait encore sur sa vie sans le sou, le voilà désormais riche à million mais également, en quelques sortes, complice du vol. Avec l'aide de sa charmante et féline partenaire, notre héros va tenter de tout arranger en faisant appel au braqueur et en le forçant à annuler le sort. Mais pourra-t-il empêcher la Chatte Noire de prendre sa part du butin ? Le naturel revient toujours au galop.
Enfin, dans Amazing Spider-Man #612, les deux héros et amants se retrouvent pour sauver la victime d'une agression, et Peter se remémore alors les différentes partenaires de sa vie, qu'elle soit passée ou présente, et peut-être même future sait-on jamais... il est difficile de trouver l'amour, surtout quand on porte un masque.

Trois courts récits donc dans cet album V.O., des histoires qui n'auront pas énormément d'impact dans la vie de Spider-Man mais qui nous permettent de retrouver la Chatte Noire, trop longtemps absente de sa vie. La meilleure histoire selon moi est la seconde, c'est la mieux dessinée et mise en scène (Chris Yost et Michael Ryan), mais c'est aussi celle qui importe le moins au final, elle est juste la plus fun à lire. Le gros morceau c'est évidemment le premier récit en quatre chapitres, qui nous ramène quelques années en arrière quand Spider-Man était pourchassé par la famille de Kraven. On voit alors l'envers du décor par le point de vue de Félicia, embarquée dans l'histoire malgré elle mais déterminée à y laisser sa marque. Javier Pulido et Javier Rodriguez servent au dessin avec un style assez semblable, plutôt sympa et dynamique, tandis que l'écriture est signée Jen Van Meter. Bref, un album somme toute assez sympathique à lire et à posséder pour les fans de la Chatte Noire, mais guère plus important que cela dans la vie mouvementée de Peter.

jeudi 10 août 2017

Im - Great Priest Imhotep tome 3 (Ki-Oon - Juillet 2017)


Imhotep reçoit enfin sa véritable mission de la bouche du grand prêtre supérieur Khonsou : il doit débarrasser le monde de la présence et du souvenir de Djéser, son ancien ami au temps des Pharaons, afin que les magai soient éliminés une bonne fois pour toutes et le monde sauvé. Ce qu'il adviendra de lui après l'accomplissement de cette tâche, nul n'en est certain, mais l'avenir est loin d'être rose... alors, quand au détour d'une promenade nocturne Im se retrouve nez à nez avec la nouvelle incarnation de Djéser, venu le saluer et le défier, il a du mal à adopter la bonne résolution. Heureusement grâce à l'intervention du jeune paladin Harugo, l'affrontement se fait presque à armes égales et l'ancien grand prêtre a le temps d'invoquer une de ses plus puissantes formules, qui leur permet de gagner du temps en attendant que les renforts n'arrivent pour les tirer d'affaire. Affaibli mais toujours aussi sûr de lui, Djéser se défile et disparaît, non sans avoir adressé des dernières paroles tragiquement cruelles à Im. Alors que lui et Harugo sont soignés à l'hôpital, les ordres de mission sont changés : Im doit rester au Japon pour se concentrer sur l'apparition des magai, et ne surtout pas rentrer en Égypte où il risque d'être scellé à nouveau à cause de son altercation avec Djéser, qui effraie les grands prêtres d'Amon. Im va alors commencer à mener une vie relativement ''normale'' tandis que de son côté, Khonsou élabore un plan des plus tortueux... et pendant ce temps, Djéser est remis sur pieds par ses propres prêtres maléfiques, dont le meneur lui apporte une nouvelle arme de choix dans le conflit qui l'opposera très bientôt au culte d'Amon et à Im. Le sombre avenir s'annonce à l'horizon...

Un troisième tome très centré sur l'action, davantage que sur les révélations, mais ce n'est pas plus mal car cela permet de mieux se familiariser avec les personnages et leurs différents styles et personnalités dans le feu de l'action. Bien sûr de grandes résolutions seront adoptées par les personnages principaux pour la suite de l'histoire, et la dernière page nous promet quelque chose de véritablement épique pour le futur proche. Un bon début pour un manga qui commence à atteindre gentiment sa vitesse de croisière.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 9 août 2017

Secret Wars : Spider-Man - Renouveler ses voeux (Panini Comics - Juillet 2017)


Au sein de Battleworld, de nombreuses histoires ont été réécrites et bouleversées. Mais aucune comme celle de Peter Parker et Mary-Jane Watson.
Mariés et parents d'une petite Annie, qui développe très tôt les mêmes pouvoirs que son père, nos deux tourtereaux mènent une vie paisible dans la ville de New York, intégrée dans ce nouveau monde qui pour eux est le seul qu'ils connaissent. Mais sur ce territoire règne un individu monstrueux, se faisant appeler le Régent, qui a autrefois vaincu les X-Men et les Avengers dans leur quasi-totalité avant de s'approprier leurs pouvoirs pour devenir un être presque divin. Et la divinité, c'est justement ce qu'il recherche car il s'est fixé pour mission de défier et de vaincre le dieu Fatalis afin de prendre le trône tant convoité. Mais malgré tous ses pouvoirs, le Régent sait qu'il lui manque quelque chose de crucial pour faire la différence : ceux de Spider-Man, plus particulièrement son fameux sens d'araignée qui l'avertit en cas de danger. Relâchant sur la ville les Sinister Six nouvelle mouture, le Régent cherche sans relâche l'école dans laquelle se trouve cette enfant aux pouvoirs similaires à ceux du héros faisant profil bas depuis tant d'années... et enfin il se pourrait qu'il l'ait trouvé ! Peter, désormais prêt à tout pour sauver et protéger sa famille, ne reculera devant aucun obstacle pour terrasser le Régent et toute sa clique, même si cela doit induire son sacrifice. Mais c'est sans compter sur M-J et Annie, qui ne renonceront pas non plus à se battre si nécessaire !

Bienvenus dans le monde de Spider-Man tel qu'il aurait pu être si les événements de Un jour de plus ne s'étaient jamais produits. Tante May est certes décédée mais Peter et M-J sont mariés et ont un enfant, un nouveau foyer, une nouvelle vie de famille, qu'ils veulent protéger à tout prix même si cela implique de renoncer aux grands pouvoirs qui impliquent de grandes responsabilités. Voici l'histoire que de très nombreux fans auraient voulu lire à l'époque, et que Secret Wars rend désormais possible grâce à Dan Slott et au crayon toujours aussi expert d'Adam Kubert. Une petite tranche de vie qui a connu un tel succès durant la saga événement de Marvel que l'éditeur a aussitôt décidé d'en faire une série de son nouvel univers, quitte à nous noyer sous les différentes versions de Spider-Man encore existantes. Quoi qu'il en soit c'est une très bonne mini-série que voici et un vrai bon point à mettre au crédit de Secret Wars, même si personnellement je trouvais la tragédie de Peter et M-J juste parfaite et poignante dans Un jour de plus. D'autres albums estampillés Secret Wars sont à paraître, à chaque fois concernant une partie du Battleworld où la vie poursuit son cours. Autant de raisons de vous mettre à lire du Marvel ou de continuer d'en lire !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 8 août 2017

Kasane - La voleuse de visage tome 7 (Ki-Oon - Janvier 2017)


La vie de Kasane a pris un tournant drastique à la mort de la véritable Nina Tanzawa. Alors qu'elle se morfond dans la solitude à cause de sa laideur, elle repense soudain à son amitié avec Nogiku, qui vient de se manifester auprès d'elle pour lui parler. Les deux jeunes femmes se rencontrent sur la plage où elles ont autrefois marché ensemble, amies, sans que Kasane ne se doute qu'elle s'apprête à tomber dans le piège que lui tend celle qui est désormais son implacable ennemie. Après la confession de Kasane sur sa véritable nature et sur les liens qu'elle entretenait avec la vraie Nina, vient le moment de la proposition fatidique : Nogiku acceptera-t-elle de laisser Kasane lui voler sa beauté, comme elle l'a fait pour Nina et comme sa mère le faisait avant elle ? Contre toute attente, c'est Nogiku qui prend les devant et met Kasane au pied du mur en la forçant à accepter ce pacte qui la rendra plus belle que jamais et fera d'elle une toute nouvelle personne, une nouvelle actrice de talent que Kingo Habuta fera monter sur scène pour éclipser le souvenir de Nina Tanzawa, peut-être même celui de Sukeyo Fuchi... car la pièce dans laquelle Kasane, sous le nom de Saki, doit désormais jouer n'est autre que la dernière que sa mère a interprété avant de disparaître, l’œuvre maudite MacBeth...

Le piège de Nogiku se referme sur Kasane, qui sombre à corps perdu dans cette nouvelle vie sous les feux des projecteurs. Le lecteur en apprend alors davantage sur Nogiku et sa relation avec ses amants, ainsi que sur la noirceur qui habite à présent le cœur de Kasane. Le piège se referme, les rideaux se lèvent et la nouvelle comédie est prête à être lancée, sans que l'on sache qui manipule l'autre. Le manga gagne encore une fois en profondeur et en noirceur, en amertume, à l'image de son héroïne, et j'ai encore plus hâte désormais de lire la suite !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !