lundi 31 juillet 2017

La question du lundi n°46 : Peut-on indéfiniment proposer un reboot à un univers ?


Nous y voilà, on l’a vu, le dernier Spider-Man. Pour la troisième fois, on retrouve Peter dans une nouvelle aventure sans liens avec les autres. Avant cela, les bandes-annonces nous ont vendu le nouveau Jumanji (qui fait extrêmement peur et pas dans le bon sens). Et encore avant est sortie une nouvelle version de La Momie. Le phénomène n’est pas inhabituel à notre époque, on reprend une vieille licence (vieille dans une certaine mesure) et on la remet aux goûts du jour. Le tout sera un peu plus… et un peu moins… enfin mieux quoi ! (En théorie tout du moins). On précise à l’oral que c’est un reboot et voilà le tour est joué. Alors peut-on se permettre de redémarrer indéfiniment une licence pour des raisons de marketing, une remise au goût du jour, ou tout simplement parce qu’un auteur a une autre vision ? Le spectateur ne se lassera-t-il jamais ? Après tout il est fan (ou non), et dans tout les cas payera pour voir le film un moment où l’autre (cinéma, DVD, VOD, ou télévision). L’objet d’étude tiendra sur trois horizons, l’historique, suivi de très près d’un point de vue global de la geekosphere, pour finir par le reboot au cinéma.
Historiquement c’est fréquent. Que se soient les premières histoires orales, racontées au coin du feu à une époque où l’écriture n’existait pas, ou que se soient les premiers ouvrages écrits, chaque histoire tient à la version du conteur. D’autant plus que les littéraires ne s’en cachent pas ; pour trouver l’inspiration, il faut avoir déjà eu la passion de la lecture. En effet, chacun trouve l’inspiration dans ce que d’autres ont déjà fait. Bien que l’on ne puisse pas vraiment parler de reboot pour les romans, les réécritures existent, mais présentent peu d’intérêts. Les prémices du concept peuvent se retrouver ici dans le brouillard de la nuit !
Le théâtre vient ensuite (ou peut-être en même temps, l’écriture date de l’antiquité comme le théâtre). Pour chaque œuvre le texte ne change pas entre les représentations, mais c’est la troupe qui fait varier la tonalité et l’ambiance de la scène. On peut ainsi voir trente fois la même pièce (réalisée par des troupes différentes), dans notre cœur la meilleure version restera celle de notre choix. Si le terme reboot n’existait dans ces temps anciens, le concept était bien présent.
Côté comics (on passe à une époque bien plus moderne), les experts de Radiophogeek sont formels : on peut raconter plusieurs fois la même histoire en changeant quelques éléments. D’ailleurs, dans la Radiophocave, on entend souvent parler du run de tel ou tel auteur par rapport à un autre et ce concernant la même histoire. À chaque fois on peut faire table rase du passé et reprendre la genèse du héros pour une version complète inédite. Cela ne semble pas choquer les amateurs et leur laisse même le choix d’échanger sur la meilleure version (s’ils ont la patience et la passion pour tout lire).
Les jeux-vidéo ne font pas exception à la loi du reboot, l’exemple d’excellence est Tomb Raider, avec son troisième reboot en 2013 (on pourrait presque dire quatrième en comptant L’ange des ténèbres). À la première génération, on retrouve cinq épisodes qui se suivent plus ou moins. Puis vient L’ange des ténèbres (oups boulette le public n’aime pas, on oublie) ! En génération deux, on retrouve trois épisodes (Tomb Raider legend, Anniversary et Underworld). Enfin en troisième génération, pour le moment deux épisodes (Tomb Raider 2013 et Rise of Tomb Raider, sans compter les deux épisodes intitulés Lara Croft). Ici la deuxième génération change surtout le gameplay et les graphismes quand dans la dernière les changements sont plus larges (gameplay, scénario, etc.). Si on trouve un couac entre la génération un et deux, cela ne pose pas de vrais problèmes dans le sens où l’épisode est à part et complet en lui-même (scénaristiquement).
Devant tant de réécritures dans tous les domaines le cinéma ne pouvait que nous proposer le reboot de films ou séries cinématographiques à succès. Les spectateurs se lasseront-ils ? C’est fort possible, il n’y a qu’à voir Star Wars VII (c’est un reboot ça ? On dirait un peu quand même non ? Bon OK pas celui là !), le futur Jumanji ou encore La Momie, qui au final ne rend pas aussi bien que la première trilogie. Il est là difficile de faire de bons reboots sans tomber dans l’excès. Bien sûr comme toujours, il reste le spectateur et son vécu, peut-être que les générations actuelles considéreront La Momie 2017 comme référence. Aïe, non ! On ne peut pas nous enlever la version de 1999. Mais si, dit l’ancien, celle de 99 nous a bien enlevé celle de 1932 ! (WHAOU y’a même une version en noir et blanc, muet de 1913, là c’est plus un reboot c’est un dépoussiérage total).
Pourtant il peut y avoir du bon, les trois premiers Spider-Man (2002-2007) n’étaient pas si bien (or la prouesse de mettre ce héros sur grand écran). Alors que les Amazing (2012-2014) c’était du sérieux, si seulement tout n’avait pas été question d’argent on aurait eu la suite des aventures de cet Amazing Spider-Man. Mais non, on repart pour une nouvelle version. Déçu ? Oui car peu d’années (3 ans) séparent les versions, et que la précédente n’est pas terminée (Amazing 2 se termine sur l’annonce d’une suite évidente).
Au final on en vient toujours à la même conclusion, des reboots pourquoi pas ? Oui, si assez de temps sépare les versions et surtout si chaque génération a une fin qui la rend complète et suffisante. Le modèle est donné par la trilogie du The Dark Knigth, on pourra critiquer le dernier film, mais il y a un début, un milieu et une fin. C’est l’indispensable condition.
Partagez vos avis dans les commentaires !
Piste de réflexion : Ce Reboot qui m’a déçu. Ce reboot qui fait du bien.

samedi 29 juillet 2017

X-Men - La chute de l'empire Shi'ar (Panini Comics - Juin 2017)


Juste après les événements et révélations de Genèse mortelle, Vulcan, le troisième frère Summers, est parti dans l'espace avec comme intention de démanteler l'empire Shi'ar, cette civilisation extraterrestre très avancée dont l'empereur D'ken est responsable de la mort de sa mère et de ses premières années d'esclavage. Détruisant toute résistance sur son chemin, ainsi que les stargates menant au cœur de l'empire, Vulcan sait qu'il ne tardera pas à être poursuivi par les X-Men et que Charles Xavier ne le laissera pas détruire et tuer impunément. Montant une équipe de choc avec Havok, Diablo, Warpath, Darwin, Polaris et Rachel Grey, héritière de la force Phénix en partie, Xavier lance la chasse tandis que Vulcan de son côté parvient à s'emparer d'un vaisseau qui le conduira jusqu'au cœur de l'empire pour exercer son implacable vengeance... mais sans qu'il le sache, d'autres forces sont à l’œuvre et il ne fait que pénétrer dans un bien plus vaste complot que sa propre revanche personnelle. En effet, depuis que D'ken est plongé dans le coma, c'est Lilandra qui règne. Ou du moins qui régnait jusqu'à ce qu'un coup d'état ne la prive soudainement du pouvoir au moment de l'arrivée de Vulcan, qui se retrouve embarqué dans cette intrigue sans pouvoir s'en échapper. Fait prisonnier après un rapide affrontement contre Gladiator, champion de l'empire, il est enfermé dans une cellule recluse, jusqu'à ce qu'il parvienne à s'échapper en compagnie de la sœur de Lilandra, Deathbird la traîtresse, elle aussi incarcérée loin de tout. A eux deux, ils vont vivre une idylle meurtrière dans l'espace jusqu'à ce qu'ils rejoignent le chevet de D'ken, que Vulcan accepte de réveiller grâce à ses pouvoirs énergétiques. Alors que l'empereur fou se relève et rétabli son autorité sur le peuple Shi'ar, Lilandra et les pirates de l'espace menés par Corsaire forment la résistance et tentent de rallier le plus de soldats possible autour d'eux afin de saper les forces de D'ken. Grâce aux X-Men présents dans son équipe, Lilandra a bon espoir de pouvoir retrouver le trône mais elle sait qu'il y aura des sacrifices, surtout quand elle découvre que Charles Xavier, son ancien époux, est aux mains de ses ennemis et s'apprête à être exécuté comme cadeau de mariage entre Vulcan et Deathbird. Après une ultime trahison, Vulcan obtient enfin sa vengeance et épouse sa compagne avant de précipiter Xavier vers sa fin, tandis que les combats font rage et que l'équilibre des forces est en train de basculer. Prenant la fuite, le couple impérial laisse les héros panser leurs plaies et célébrer leur victoire, amère malgré le sauvetage de justesse de Xavier par Darwin et le fait que le Professeur ait retrouvé l'usage de ses pouvoirs en ayant frôlé la mort. Corsaire n'est plus, et Havok devient donc le nouveau capitaine des Starjammers, à qui il confie une nouvelle mission : traquer Vulcan et ses partisans et lui offrir le sort qu'il mérite. Une scission s'opère alors parmi les X-Men, entre ceux qui désirent accompagner Havok et ceux qui préfèrent se détourner de la voie de la vengeance.

Moi qui d'ordinaire n'affectionne pas trop les récits qui se passent dans l'espace, du moins au sein de l'univers Marvel que je trouve un rien trop fouillis, j'ai vraiment pris mon pied en lisant cette histoire de vengeance et d'empire déchu, de complots et de coups d'état, avec des personnages attachants et des enjeux considérables. Pas trop cosmique mais juste ce qu'il faut pour que l'émerveillement se fasse devant les magnifiques dessins de Billy Tan et Clayton Henry. Le scénario d'Ed Brubaker est fort et poignant, riche et intéressant par bien des aspects. De quoi savourer pleinement cette aventure comme une sorte de retour aux belles années des X-Men dans l'espace et les sagas démentielles de l'époque.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 28 juillet 2017

La V.O. du vendredi n°82 : Grimm Fairy Tales - Arcane Acre tome 3 (Zenescope - Octobre 2016)


Arcane Acre s'apprête à rouvrir ses portes pour une seconde année, après les tragiques événements du semestre précédent et les pertes subies dans chaque camp. De nouveaux élèves sont accueillis par les professeurs et protecteurs des lieux, tandis que les plus anciens retournent à leurs cours et tâchent, à leur manière, d'apporter leur aide aux adultes dans la lutte contre l'entité infernale appelée Bloody Bones que Violet a relâché l'an-dernier. Pour Ali, c'est une quête désespérée qui le conduira à chercher un rituel ou un sort pour ramener Hailey à la vie, elle qui n'existe plus que sous forme d'esprit qu'il est le seul à voir et avec qui communiquer. Parmi les nouveaux élèves, on note la présence de Mary, une jeune adolescente dont les pouvoirs se sont manifestés récemment et font d'elle une prêtresse vaudou terrifiante, maîtresse de la mort et des revenants. Avec l'aide de Sela elle parvient à se libérer de celui qui voulait utiliser ses pouvoirs pour son propre profit, et après l'avoir châtié comme il se doit elle se met en route pour Arcane Acre, afin d'apprendre à maîtriser ses pouvoirs et à ne pas répéter ce genre d'incident. Un autre nouvel élève, Lance du Lac, fait beaucoup parler de lui en réussissant à s'emparer d'une épée magique, sœur de la légendaire Excalibur, qui fusionne avec son nouvel hôte et lui offre de nouvelles compétences qu'il tente bien vite d'exploiter, à ses risques et périls. Heureusement ses autres camarades pourront l'arrêter à temps et découvrir par là-même la nature de ses pouvoirs, lui qui est en réalité une sorte d'homme-plante capable de se régénérer à volonté. Enfin, Belinda de son côté tâche de vivre son deuil en visitant la tombe de Malec, le Ténébreux, qui était la seule personne à savoir où se trouvait son fils et s'il vivait encore. Se lançant dans une quête désespérée pour le retrouver, elle ne s'attendait pas à ce qui allait suivre... car Bloody Bones revient à Arcane Acre, aidé par le pouvoir dévastateur du Guerrier d'Oz, et avec le concours de Maka, la démoniaque sœur de Druanna, il entreprend de terrasser chacun des élèves et des professeurs dans leurs rêves, avant qu'ils ne puissent découvrir la vérité à son sujet. Cependant, grâce à Kiera et à Wulf qui parviennent à sortir de la transe nocturne, l'attaque est éventée à temps et Belinda se sacrifie pour emporter le Guerrier d'Oz dans le royaume de Myst, où elle cherche à se rendre pour en apprendre davantage sur Bloody Bones. Mais ce qu'elle va découvrir risque de la plonger dans le désespoir le plus total, malgré l'aide de Sela et tout son soutien. Quelle est la vraie nature de leur ennemi ? Pourquoi en a-t-il après les élèves d'Arcane Acre ? Et quel est le destin de chacun de nos héros, alors que les heures les plus sombres sont encore à venir ?

Troisième tome et déjà les choses se corsent, avec le retour de Bloody Bones et l'arrivée de nouveaux étudiants aux pouvoirs divers et difficiles à maîtriser. Entre leurs propres expériences pour tenter de mieux comprendre leurs capacités et les véritables dangers qui viennent de l'extérieur comme de l'intérieur de la faculté, cette seconde année ne sera pas de tout repos pour les élèves comme pour les professeurs. On s'attache immédiatement aux petits nouveaux comme Mary, dont le pouvoir fait un peu penser aux contraintes de Malicia des X-Men, ce qui la rend sympathique et donne envie d'en savoir davantage sur elle, comme pour Lance ou même Phil le sorcier qui arrive plus tardivement. Toutes les réponses ne seront peut-être pas dévoilées dans le prochain tome, le dernier paru à ce jour, mais on espère que les choses s'amélioreront et que nos héros découvriront un moyen de lutter contre leur terrible ennemi. Rendez-vous dans une semaine !

jeudi 27 juillet 2017

Fire Force tome 2 (Kana - Juillet 2017)


Shinra affronte le mystérieux individu qui s'est glissé dans le bâtiment d'entraînement des nouvelles recrues lors de l'examen, et qui semble en savoir beaucoup sur le phénomène des torches humaines et sur la manipulation du feu grâce aux pouvoirs de deuxième et troisième générations. Rapidement rejoint par Arthur et les autres recrues de la 8ème Brigade, Shinra sera obligé de battre en retraite et de laisser s'échapper celui qui se fait appeler ''Joker''. Ce dernier repartira avec de précieuses informations sur ses jeunes adversaires, et il n'est pas impossible de se dire qu'ils le reverront très bientôt. En attendant, une nouvelle torche humaine est signalée lors du procès d'un ancien pompier accusé d'avoir tué plusieurs personnes en état de démence. L'assassin est soudain victime de combustion mais semble toutefois avoir conservé ses souvenirs et sa personnalité, ce qui lui permet de muter et d'utiliser les pouvoirs de son nouvel état pour faire des dégâts ravageurs. La 8ème Brigade se mobilise aussitôt pour tenter de l'arrêter, mais malgré leurs efforts c'est aux membres de la 5ème Brigade que reviendra le privilège de capturer cette nouvelle torche, afin que leur capitaine puisse se livrer à diverses expériences dessus. Shinra découvre à cette occasion le véritable but de la création toute récente de la 8ème Brigade, à savoir enquêter sur les autres Brigades afin de démasquer celles et ceux qui retiennent des informations sur le phénomène de combustion et sur les mutations qu'il engendre. C'est donc tout naturellement que leurs soupçons se portent désormais sur la 5ème Brigade, et alors qu'ils se préparaient à intervenir la sœur Iris est soudain retenue prisonnière dans le QG de la 5ème Brigade, ce qui pousse tous les membres de la 8ème Brigade à attaquer. Les combats qu'ils se livrent seront l'occasion de dévoiler de nouveaux pouvoirs et de nouvelles techniques, et tandis que Shinra se lance à la recherche d'Iris et tombe sur la capitaine ennemie, Arthur découvre que les scientifiques de la 5ème Brigade ont réussi à manipuler le cerveau de la torche humaine assassine et en ont fait un nouveau membre de leur unité. L'affrontement qui s'annonce risque d'être vraiment difficile...

A la lecture de ce second tome plein d'actions et de révélations, on finit par se dire que Fire Force c'est un peu comme si le meilleur de Bleach rencontrait le meilleur de D.Gray-man le tout avec l'ambiance un rien débraillée de Soul Eater. Autant dire, une fusion très intéressante de styles et d'atmosphères ! Le troisième tome s'annonce bourré d'action lui aussi avec des duels épiques et de grosses révélations à nouveau, dans la continuité de celui-ci. La série avance bien, à son rythme effréné qui laisse peu de temps au lecteur pour souffler et assimiler les nouvelles informations. Le dessin est d'un niveau général plutôt bon et les actions sont aisées à suivre, ce qui n'est pas toujours le cas dans les shonen à succès. Une bonne série donc qui commence très bien et qu'il convient de suivre avec attention.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 26 juillet 2017

Spider-Gwen tome 4 - Une arme de choix (Panini Comics - Juin 2017)


Gwen Stacy a bien du soucis à se faire. Traquée de façon impitoyable par l'inspecteur Frank Castle et ses méthodes plus que douteuses et extrêmes, elle doit faire face sur tous les fronts pour protéger son identité secrète, ses proches ainsi que retrouver l'usage de ses pouvoirs, perdus lors de la confrontation du tome précédent. Avec l'aide de l'agent Jesse Drew elle bénéficie désormais de recharges radioactives qui lui permettent de retrouver ses pouvoirs durant quelques temps, mais le stock s'amenuise et n'est pas toujours utilisé dans les meilleures conditions... alors, quand Castle s'allie avec un fondu de la chasse comme Kraven pour faire sortir l'araignée de son trou, c'est plus qu'il n'en fallait pour perdre pied. Menacée de toutes parts, Gwen n'a d'autre choix que de mettre son père en sécurité contre son gré et d'affronter Castle à visage découvert, lors d'un duel sur les toits d'une folle intensité. Mais c'est bien grâce à l'aide de son père que Gwen s'en sortira cette fois-ci, lorsque le vieil inspecteur de police se place de lui-même en état d'arrestation pour couvrir les agissements de sa fille et calmer une fois pour toutes la fureur de Frank Castle, qui entretemps est allé négocier des informations auprès d'une personne d'influence, non moins que le père de Harry Osborn, Norman Osborn lui-même. Aura-t-il bientôt un rôle à jouer dans la vie de Spider-Woman ? En tout cas, obligée de vivre de ses propres moyens elle trouve un emploi dans un fast-food et fait profil bas, faisant tout son possible afin de ne pas éveiller les soupçons sur elle alors même que ses propres amies commencent à se douter de quelque chose. Une occasion se présente alors de blanchir son père et de sauver ce qui reste de sa pauvre vie, un pacte à signer avec le diable pourrait-on dire, car il s'agit d'accepter une proposition de Matt Murdock, le Caïd...
Enfin, un dernier chapitre plus léger sur la légende de Mysterio et de sa maison hantée abandonnée, attraction autrefois à succès mais aujourd'hui totalement dépassée. Les filles décident d'y faire un tour et vont vivre une nuit d'Halloween pas comme les autres, confrontées chacune à leurs peurs les plus refoulées, l'occasion pour Gwen de revoir Peter Parker, celui par la mort de qui tout a commencé...

Un quatrième tome sans grand intérêt une fois encore, qui ne parvient pas à rejoindre la barre placée assez haut par le tome précédent et ses rencontres avec les autres Spider-Women. Cette Gwen Stacy de la Terre-65 reste attachante à sa manière, mais ses aventures sont avouons-le plutôt plates et sans panache... le personnage peine à sortir de la vague qui l'a vu apparaître et à se faire son propre trou, quand bien même la série serait un succès en V.O.. Ici malheureusement je trouve qu'elle fait un peu tâche dans le décor des séries sur le Spiderverse, elle n'est clairement pas à la hauteur comme super-héroïne et comme personnage principal d'une série qui s'essouffle à mon sens de plus en plus et peine à garder son intérêt premier. L'histoire tourne en rond et ne décolle jamais vraiment, il serait peut-être temps d'envisager soit un revirement drastique, ce qui semble être le cas avec le pacte conclu à la fin de ce tome, soit une fin de vie en douceur pour la série. Sans ça je doute qu'elle m'intéresse encore bien longtemps, et je ne pense pas être le seul que ce style fatigue un peu.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 25 juillet 2017

Kasane - La voleuse de visage tome 5 (Ki-Oon - Septembre 2016)


La relation étroite et complice qu'entretiennent Nogiku et Kasane est sur le point de se briser... car l'amant de Nogiku remonte peu à peu, à sa demande, les traces de Kasane depuis son passage en école primaire jusqu'à sa soudaine disparition au service de Nina Tanzawa, cette actrice qui a connu une ascension fulgurante sous les feux des projecteurs. Y'aurait-il un lien ? C'est ce que cherche à découvrir Nogiku, qui doit cependant prendre garde aux ombres de sa propre vie qui la rattrapent soudain quand un de ses anciens amants et clients revient la harceler. C'est chez ''Nina'' qu'elle trouvera finalement refuge... et qu'elle découvrira cette fille hideuse alitée dans une pièce fermée, celle que selon sa petite enquête on appelle ''Kasane''. Mais Nogiku fait immédiatement le rapprochement avec le cas de sa propre mère, qu'elle a trop souvent contemplé dans la même situation, alitée et affaiblie par le chagrin et le désespoir après qu'une autre se soit emparée de son visage. Coupant provisoirement les ponts avec la fausse Nina, Nogiku mène sa propre enquête et décide de contacter la mère de la véritable Nina Tanzawa afin d'avoir le cœur net de tout soupçon. Et lorsqu'elle voit enfin cette jeune fille pleine de vie mais si fragile jouer sur scène dans de vieilles vidéos, le doute n'est plus permis. La Nina Tanzawa qu'elle connaît n'est pas la véritable Nina. Il s'agit donc d'une nouvelle imposture, et celle qu'elle prenait pour son amie sincère n'est autre que Kasane Fuchi, la fille de celle qui volait le visage de sa propre mère autrefois. La vérité enfin dévoilée, Nogiku prend sur elle de retourner dans la maison de son père, qu'elle a assassiné pour s’enfuir, afin de rechercher tout élément ou indice capable de prouver ce qu'elle n'appréhende qu'avec horreur et colère. Là, elle découvrira enfin le terrible secret derrière le rouge à lèvres de Kasane et de sa mère... la vengeance de Nogiku commence à mûrir dans son esprit, tandis que Kasane ne se doute de rien et la prend toujours pour son amie un rien distante ces derniers temps. Le pire est désormais à venir... d'autant que, alors que rien ne le laissait présager, la véritable Nina semble petit à petit émerger du coma dans lequel sa maladie et sa tentative de suicide l'ont plongée...

Un cinquième tome vraiment bouleversant à plus d'un titre, avec des passages très tendus entre Nogiku et Kasane ''Nina'', un véritable jeu de poker où chacune étudie l'autre et évalue ses propres chances de s'en tirer à bon compte, ou de prendre sa revanche. On entre dans la partie la plus sombre du manga jusque là, Kasane est sans le savoir au bord du gouffre et il suffirait d'un rien pour que Nogiku ne l'y pousse... tous les éléments se rassemblent peu à peu pour une révélation majeure et détonante, qui risque bien de totalement chambouler la vie de nos tragiques héroïnes. Le manga ne cesse de surprendre et de gagner en intensité, c'est vraiment l'un des meilleurs seinen qu'il m'ait été donné de lire ces derniers temps et j'attends la suite avec impatience comme toujours !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 24 juillet 2017

La question du lundi n°45 : Quelle est la recette pour créer une oeuvre à succès ?


Harry Potter, Indiana Jones, Star Wars, One Piece, et bien d'autres...
Voici le nom de quelques œuvres dont la renommée et le succès ne sont plus à démontrer.
Si ces œuvres ont maintenant un certain nombre d'années au compteur, elles sont arrivées à se créer
un statut d’œuvre culte qui a su perdurer et séduire un grand nombre de lecteurs, de spectateurs.

Ayant chacun des univers et tons différents, ceux-ci ont réussi à conquérir un vaste public.
Malgré ces différences, il est possible de se poser la question suivante : qu'est-ce qui permet de créer une œuvre à succès ?
Une question que tout écrivain ou réalisateur peut se poser afin de chercher à produire un best-seller.

Nous allons nous pencher sur certains critères afin d'étudier cela de manière théorique.

L'univers : Probablement la base de l'histoire même si selon le type de film ou de récit, son importance peut s'avérer moindre.
Science fiction, monde de piraterie, de ninja, de sorciers, etc., l'univers permet déjà d'avoir un premier aperçu et d'accrocher, ou d'éloigner, une partie du public grâce à cela.
La découverte d'un univers riche et varié permet de conserver l'intérêt du public pour les œuvres de longue durée notamment.

Le scénario : L'histoire en elle-même qui est un élément essentiel puisque c'est elle qui va attirer l'attention par le biais d'un résumé, trailer et autres. L'importance du scénario dépend aussi du type d’œuvre produite, exemple : un film d'horreur ne brillera pas, en règle générale, par son histoire qui se résume essentiellement à un tueur, des victimes potentielles, du sang...

Le casting : La personnalité et le comportement des personnages jouent également beaucoup. Il est important de créer un lien empathique entre les personnages principaux et le public. Un personnage dont on suit les péripéties et pour lequel on éprouve 0 affinité s'avère ainsi un frein pour l'immersion. Par ailleurs, dans le cas des films, la présence de tel/le acteur/actrice peut attirer des personnes étant fans de ceux ci.

Le budget : Cela vaut surtout pour les films mais il a un impact non négligeable car il touche un nombre conséquent d'éléments : le salaire des acteurs, les décors, les costumes, les effets spéciaux, le matériel, publicité, etc. Un petit budget impose nécessairement des limites mais sera plus facilement rentable et inversement.

Le temps/la mode : Les phénomènes de mode qui vont conditionner l'apparition d'un grand nombre d’œuvres autour d'un sujet récurrent comme par exemple les zombies.
Cela peut permettre d'avoir un meilleur impact que d'accoutumée mais cela présente également le risque de se retrouver saturé et d'entrainer une certaine lassitude chez le public.

La critique : De nombreuses personnes avant d'aller voir un film ou d'acheter un jeu-vidéo se réfèrent à des avis trouvés sur Internet ou dans des magazines spécialisés. La critique permet de jauger de l'attrait d'une œuvre. Cela peut influer de manière non négligeable sur la rentabilité d'une œuvre, exemple : on aura plus de réticence à aller voir un film ayant de mauvaises critiques.
C'est un critère que l'on ne peut pas réellement contrôler (à moins de verser des pots de vin) mais qui joue également un rôle.

Voila dans la théorie quelques uns des grands axes de réflexion sur lesquels s'appuyer.

Dans la réalité, c'est une autre histoire...
Car en fait, des films à petit budget ont pu avoir de très bons résultats (exemple : Blair Witch) et de gros budgets subir des échecs cuisants (exemple : Howard the Duck).
Des films ayant gagné un statut culte au cours du temps et d'autres qui malgré des scores honorables à leur sortie tombent dans l'oubli.
Des jeux-vidéos/films encensés par la critique et qui feront un bide auprès du public et inversement. Comme le dit la citation : "aucun plan de bataille ne survit au contact de l'ennemi" ; il en va de même pour une œuvre face au public.
Même des œuvres que l'on pouvait prendre comme bas de gamme (faible budget, effets spéciaux médiocres) peuvent atteindre un statut culte malgré un scénario improbable : c'est le cas de Sharknado dont le scénario, une tornade avec des requins dedans (ou quand Twister rencontre Les dents de la mer) a su se construire une réputation et comptera un 5ème opus à partir du mois d'Août !

En résumé, il y a un monde entre théorie et pratique, des échecs et des succès peuvent apparaître de manière surprenante sans avoir d'éléments annonciateurs. Les réalisateurs, créateurs et écrivains doivent ainsi faire de leur mieux afin de produire quelque chose de qualité avec les moyens à disposition afin de n'avoir aucun regret.
Il n'y a pas de véritable règle régissant le succès d'une œuvre, c'est le fruit d'une certaine alchimie entre différents éléments, parfois surprenants ; et également parfois d'un peu de chance.

En vous souhaitant bonne continuation, et à bientôt !

samedi 22 juillet 2017

Ninjak tome 3 - Opération : Au-delà (Bliss Comics - Juin 2017)


Colin King n'est pas encore au bout de ses surprises, malgré tout ce qu'il a déjà affronté et vu dans sa vie trépidante. Voilà que le MI-6 décide de l'envoyer... dans le monde des morts, rien que ça, pour secourir une équipe d'agents fait prisonniers par un mage noir, et surtout pour y récupérer Fakir, l'une des Sept Ombres, qui a été enlevé au sein même de sa cellule spéciale. Pour pénétrer dans le monde des morts, Ninjak aura besoin d'une alliée de poids : Punk Mambo en personne, la prêtresse vaudou adepte du mouvement punk britannique. A eux deux, ils formeront l'escouade d'intervention et de récupération d'urgence, affrontant tous les dangers de l'Au-delà grâce à leur expérience et à leur savoir-faire, tant magique que technologique. Mais la mission ne sera pas de tout repos, car le temps ne semble pas s'écouler de la même façon ni au même rythme dans le monde mortel et dans celui des âmes perdues... de plus, ils devront affronter un ennemi de taille en la personne du Shadowman, devenu esclave du pire des mages noirs et appelé désormais la Pie, en raison de son obsession pour les artefacts magiques disséminés partout dans le monde des morts, qu'il est obligé de récupérer pour son maître même si ce dernier a disparu. Punk Mambo et son loa, Ninjak et son armure high-tech... sauront-ils faire face à cet adversaire redoutable et s'en tirer sans aucune perte ni aucun sacrifice ? Le vent tourne, et très bientôt il sera temps pour Ninjak d'affronter l'ultime épreuve...

Une aventure contenue seule dans ce troisième volume, avec en bonus des chapitres complémentaires sur le tragique destin de la Pie et sa quête inachevée de liberté autant que de magie. En fin d'album on retrouve également les crayonnés de quelques pages très bien dessinées et mises en valeur par Bliss dans son édition, ainsi que certaines couvertures et un dernier chapitre consacré entièrement à Punk Mambo et à ses origines, enfin racontées au grand public. Ce tome de belle qualité tant narrative et visuelle qu'éditoriale se termine avec une annonce pour le prochain, le quatrième, qui donne vraiment envie rien que dans ce petit teaser ! A paraître en Novembre, donc patience. En attendant, rien ne vous empêche de relire les aventures de Ninjak en solo ou bien en équipe lors de ses apparitions dans les autres séries Valiant chez Bliss.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 21 juillet 2017

La V.O. du vendredi n°81 : Grimm Fairy Tales - Arcane Acre tome 2 (Zenescope - Novembre 2015)


Rien ne va plus dans l'école secrète d'Arcane Acre. Après la défection de Wulf, parti étudier dans le royaume de Oz, les élèves restant se serrent les coudes et nouent des relations amicales, voir intimes pour certains. En effet, le rapprochement de Hailey et d'Ali ne passe pas inaperçu et Skye, qui avait des sentiments pour le jeune homme, reste en retrait dans l'ombre comme le veut son caractère. Malgré tout, ça ne les empêche pas de continuer à se voir et à pratiquer l'exercice de la magie, en particulier les invocations d'esprits, qu'Ali souhaiterait maîtriser car c'est la base sur laquelle reposent ses pouvoirs. Mais malheureusement, on ne choisit pas toujours le type d'esprit que l'on invoque d'un monde à l'autre, et c'est en toute ignorance que les jeunes gens font venir celui du Chapelier Fou, fléau de Wonderland, entre les murs de l'école, précisément là où étudie sa descendante, Violet, qui avait été tenue loin de lui jusque là. Prenant aussitôt possession d'un nouveau corps, le Chapelier entreprend de commettre un véritable carnage au sein des employés de l'école avant de s'en prendre directement aux élèves, mais il est rapidement défait et s'en va chercher un nouveau réceptacle, Violet elle-même. Pendant ce temps, Sela retrouve enfin la trace de Kiera, le Phénix, et l'emporte avec elle jusqu'à Arcane Acre pour qu'elle puisse se reposer et retrouver l'usage de ses forces ainsi que de ses souvenirs. Au même, moment, Wulf combat une nouvelle menace qui pèse soudain sur les élèves de son école, à Oz, et s'il parvient à vaincre la créature cette dernière rejoint malgré tout sa génitrice et lui confie un talisman volé à Natalie, une autre élève dont Wulf s'est épris. Le combat suivant aura lieu au cœur d'Arcane Acre, au sein du portail qui relie tous les mondes entre eux, et l'esprit du Chapelier en profite pour manipuler Skye en lui faisant faire apparaître une source de magie pure, un pouvoir immense qui ne manque pas d'attirer aussitôt la Horde Noire menée par le Ténébreux et ses assassins. Cherchant de l'aide auprès de Druanna, Sela tombe dans un piège orchestré depuis le début par le Ténébreux et par celle qui se faisait passer pour la déesse, et qui a manipulé les événements jusque là pour que Arcane Acre soit créée afin de relâcher dans le monde une terrible créature, scellée jusqu'à présent, et qui disparaît avec ses alliés non sans avoir privé le Ténébreux lui-même de ses pouvoirs, une occasion trop belle pour Belinda qui s'en saisit aussitôt pour se débarrasser enfin de celui qui l'a privé de son passé. Et alors que chaque camp compte ses morts et lèche ses blessures, la prophétie à l'origine d'Arcane Acre risque fort de se réaliser comme la pire hypothèse qui puisse être.

Un second tome aux récits pluriels et entremêlés, à savoir les relations qu'entretiennent les jeunes entre eux à Arcane Acre et les aventures de Wulf à Oz avec ses nouveaux camarades, tandis que des forces obscures complotent pour réaliser un plan dément. Chaque chapitre a des incidences sur le suivant, quand bien même chaque histoire est différente des autres, elles sont cependant toutes liées par les mêmes éléments et personnages centraux. Ici c'est surtout le Chapelier Fou qui est à l'honneur, ainsi que le Ténébreux, du moins pour un temps seulement. La venue de l'esprit malade de Wonderland aura de terribles répercussions sur le reste de l'univers, avec l'apparition par sa faute d'une toute nouvelle menace qui semble inarrêtable. Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite !

jeudi 20 juillet 2017

Saint Seiya Episode G : Assassin tome 7 (Panini Manga - Juin 2017)


Seiya parvient à détruire l'épée de son adversaire, ce qui met fin à l'affrontement... mais ce n'est qu'un interlude avant l'apparition du véritable ennemi, qui n'est autre que l'ancien Chevalier d'Or du Sagittaire, Aiolos, celui qui a sacrifié sa vie pour sauver Athéna il y a si longtemps. Comment est-ce possible ? L'ancien héros de lumière du Sanctuaire serait-il devenu pour de bon un renégat au service d'une cause maléfique ? C'est ce que devront déterminer nos héros en l'affrontant, Aiolia voulant à tout prix se charger lui-même de faire éclater la vérité, mais n'étant pas de taille face à son frère aîné il cède la place à celui qui l'a autrefois assassiné... Shura du Capricorne ! Cependant malgré tous leurs efforts il semble que personne ne soit vraiment capable d'affronter à armes égales Aiolos, qui se retire pour l'instant auprès de sa mystérieuse déesse qui prétend être la véritable Athéna. Peu après, c'est au tour d'un autre Chevalier d'Or de revenir d'entre les morts et de dévoiler sa présence à nos héros afin de sauver la vie de la fille de Hyoga : Masque-de-Mort est de retour et compte bien employer toute sa puissance pour remplir sa mission, de gré ou de force.
En bonus, un petit chapitre dans lequel Shura apprend peu à peu à se familiariser avec cette nouvelle époque et ce Japon qui lui est inconnu et bien étrange, avec l'aide de Shun et de Hyoga. L'adaptation ne sera pas forcément aisée, mais le Chevalier d'Or peut compter sur la jeune génération pour l'épauler et lui permettre de vivre à nouveau.

Les actes de nécromancie de Masami Kurumada ne semblent plus avoir de limites désormais, puisqu'il en vient à ramener Aiolos, le grand héros qui donne toute sa raison d'être au manga d'origine par son sacrifice, d'entre les morts pour en faire un nouvel ennemi impitoyable de Shura et des nouveaux Chevaliers. Et ce n'est pas le retour de Masque-de-Mort revenu redorer son blason qui changera la donne, il s'agit une nouvelle fois d'une trahison pour le cœur des fans de toujours, et on se demande à nouveau où tout cela s'arrêtera-t-il...
Niveau qualités visuelles rien à redire c'est toujours aussi beau avec la mise en couleurs, même si parfois on a l'impression d'assister à une bouillie informe d'attaques et d'effets graphiques. J'attends toujours personnellement le moment qui me fera aimer cette série étiquetée Saint Seiya, mais je ne parviens déjà pas à m'attacher aux personnages qui ont bien changé, alors si en plus c'est pour se retrouver avec les grands héros dénaturés je ne vois pas bien l'intérêt, à part faire souffrir davantage le lectorat fidèle de Kurumada.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 19 juillet 2017

Batman : New Gotham tome 1 - Evolution (Urban Comics - Juin 2017)


Gotham City est une ville qui a enduré plus souvent qu'à son tour son lot de malheurs et de tragédies. Mais jamais autant que depuis les dramatiques événements du No Man's Land, qui a divisé la communauté comme jamais auparavant et de façon apparemment irrémédiable. Les histoires contenues dans cet album s'articulent autour d'un duo fort et toujours présent quoi qu'il arrive, malgré les épreuves et les pertes : Jim Gordon, commissaire de la police de Gotham, et le Batman, détective nocturne qui l'aide à veiller sur les citoyens. En explorant les tréfonds du deuil de Gordon, celui de sa femme disparue, c'est un véritable portrait noir que nous livrent les auteurs. Mais le lecteur n'aura pas le temps de s'attarder, tout comme Batman, car la ville sitôt rebâtie est déjà la proie des criminels les plus opportunistes, décidés à étendre leurs territoires et leurs trafics. Quelqu'un semble manipuler plusieurs gangs dans l'ombre et les monter les uns contre les autres, dans le but de prendre le contrôle d'un vaste réseau de production et de distribution d'une nouvelle substance qui pourrait avoir des effet dévastateurs. La ville est au bord du chaos à nouveau et Batman se doit d'intervenir et de remonter au plus vite la maigre piste qui s'offre à lui, et qui le conduira jusqu'à un très vieil ennemi trop longtemps resté en retrait. Ra's al Ghul s'éveille et tourne son regard vers Gotham, et ses fidèles émissaires ne mettront pas longtemps avant de faire courir à la ville toute entière un danger impitoyable, que le détective aura bien du mal à contrer. Mais, une fois chose faite, il faut ensuite faire en sorte que l'administration décriée de la cité ne saborde pas les efforts de ses défenseurs, tout en sachant que Ra's n'a pas dit son dernier mot et que son plan ne demande qu'à évoluer vers une nouvelle étape encore plus démentielle, tandis qu'il tient la Ligue de Justice à sa merci (voir les événements de Justice League – La tour de Babel, qui se déroulent en même temps que les chapitres intercalés entre les deux enquêtes sur Ra's). Batman sera-t-il de taille pour ce qui l'attend, cette ultime confrontation trop longtemps retardée ? Sitôt un problème réglé, un autre surgit soudain : la mairie veut expulser Poison Ivy de son territoire du parc végétal de la ville, qu'elle occupe depuis le séisme et dans lequel elle a recueilli des orphelins qui lui sont dévoués et qu'elle a protégé de tous les dangers. L'heure tourne et une solution potentiellement catastrophique est ordonnée, Batman n'a plus que quelques heures devant lui pour tenter de faire entendre raison à Ivy et ses protégés, déterminés à mourir en martyrs s'il le faut.

Plusieurs histoires qui s'entrecroisent toutes autour des personnages de Batman et de Gordon, vraiment centraux dans ces récits d'enquêtes bien ficelées et écrites par Greg Rucka, le tout servi par des dessins somptueux très art-nouveau et colorés dans des tons très contrastés, pour un impact maximal sur le lecteur et le chemin de son regard sur les pages. Une très bonne lecture, qui peut se faire sans avoir lu auparavant les six tomes de la partie No Man's Land et qui constituait sans doute à l'époque une nouvelle porte d'entrée pour le lectorat curieux du Chevalier Noir. Rien à redire, si ce n'est qu'il faut vraiment donner sa chance à ce titre prévu en trois tomes et qui nous offre tout simplement le meilleur de ce qu'on pouvait lire à l'époque sur Batman et sur la ville de Gotham, aussi troublée et malmenée que son héros.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 18 juillet 2017

Kasane - La voleuse de visage tome 4 (Ki-Oon - Juillet 2016)


Grâce au rôle de Salomé, Kasane brille de plus en plus dans le milieu du théâtre et se voit enchaîner les propositions de rôles et de pièces. Tout semble aller pour le mieux, tant que Nina reste endormie et que rien ne semble venir perturber cette douce vie mensongère... jusqu'au moment où survient une autre fille, Nogiku, qui est le portrait parfait de la mère de Kasane, ou plutôt de la femme à qui cette dernière volait son visage à l'époque. La ressemblance troublante pousse Kasane a vouloir en savoir davantage sur Nogiku et à devenir, peut-être, son amie. Sincère pour la première fois avec ses sentiments tant amoureux qu'amicaux, Kasane vole sur un petit nuage, tandis que de son côté Nogiku s'échappe du cauchemar dans lequel elle vivait jusque là et décide d'en apprendre le plus possible sur cette belle actrice qui lui rappelle tant sa mère...

L'heure tourne et le destin fait petit à petit son œuvre en rapprochant Kasane et Nogiku, deux faces d'une même histoire qui se rencontrent enfin, jusqu'à ce que le pire n'arrive. A partir de l'arrivée de Nogiku le récit prend une tournure plus dramatique que jamais, plus sombre, malsaine... en contrepartie, la vie de Kasane ne fait que décoller et la lumière semble s'accrocher à elle pour de bon cette fois-ci. Tout se met donc en place pour que les mensonges éclatent et que la vérité soit enfin dévoilée, une vérité très douloureuse et qui lie beaucoup plus que l'on ne le pensait les deux jeunes femmes. Toujours un manga d'une qualité tant visuelle que narrative excellente, à continuer de suivre !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 17 juillet 2017

La question du lundi n°44 : L'âme de Nintendo est-elle partie avec Satoru Iwata ?


Voilà un peu plus de deux ans, le 11 juillet 2015, nous quittait Satoru Iwata, PDG de Nintendo. Avec sa disparition la firme du plombier moustachu se retrouvait orpheline d’un patron humain, ayant la connaissance du terrain (il fût développeur chez Hal Laboratory), de nombreux succès commerciaux (Nintendo DS, Wii) mais aussi un bide retentissant avec les pires ventes d’une console de salon avec la Wii U.
En début d’année est sortie la Nintendo Switch, fruit d’une longue traversée du désert de la fin de l’ère Iwata. Aujourd’hui la société de Kyoto n’a toujours pas trouvé son successeur, Tatsumi Kimishima assurant l’intérim en tant que directeur. D’où notre question du lundi un peu provocatrice : L'âme de Nintendo est-elle partie avec Satoru Iwata ?

Il n’est pas peu dire que la mort de Satoru Iwata fût aussi soudaine qu’inattendue dans le petit monde du jeu-vidéo. On savait le monsieur malade et amoindri, mais le pire semblait derrière lui. Et puis non, dans une attitude toute japonaise l’homme préféra s’en aller en occupant son poste jusqu’à la fin.
Les autres pontes de Nintendo se préparaient-ils au pire ou furent-ils aussi surpris que nous ? Nous ne le saurons probablement jamais. A priori Iwata envisageait bien sa succession, mais à plusieurs années d’échéance. De fait la nomination de Kimishima va dans ce sens : lui le financier, n’est présent qu’en qualité de régent, en attendant la promotion d’un nouveau roi à la tête de Nintendo.

Mais depuis quelque temps déjà, la direction de Nintendo chamboule les traditions pourtant bien ancrées du vénérable consolier : arrivée de plusieurs applications et jeux sur smartphone (alors qu’Iwata y était farouchement opposé), proposition de dlc (contenu additionnel téléchargeable payant) sur les jeux de la firme, arrivée du online payant sur la Switch, partenariat avec Universal pour un parc d’attraction utilisant les personnages de la société… le petit artisan de Kyoto semble avoir cédé au consumérisme digital et à la diversification de ses activités.
Difficile de dire s’il s’agit d’une direction voulu par Kimishima et/ou l’ensemble du conseil administratif de Nintendo, mais avec le décès prématuré de Iwata et la prise de recul en vue d’une retraite bien méritée pour Shigeru Miyamoto et Genyo Takeda, on sent clairement que le phénomène s’accélère avec la prise de pouvoir de la jeune garde de la firme, plus en phase avec l’évolution technologique du média.
Alors certes oui, l’arrivée des dlc s'est faite sous l’ère Iwata, les applications smartphone étaient prévues, le mercantilisme dans la place avec les amiibo, mais clairement ce n’est pas quelque chose que Satoru Iwata devait cautionner en tant que développeur et encore plus en tant que personne. Le four de la Wii U en terme de ventes n’a hélas pas dû laisser les coudées franches au PDG, gageons que l’histoire aurait été toute autre avec un succès plus honorable pour cette machine.
Mais la perte prématurée de monsieur Iwata pour Nintendo a indéniablement précipité ce changement drastique que la société entame en ce moment.

L'âme de Nintendo est-elle partie avec Satoru Iwata ? Clairement oui, du moins d’un certain Nintendo. Celui des années 2000, voire des années '80-'90 dans le prolongement.
Il ne faut cependant pas oublier que la firme du plombier est une société séculaire (elle a été fondée au XIXe siècle) et qu’elle n’en est donc pas à sa première métamorphose ou évolution. Le fait que ses récents dirigeants se soient enfermés dans un certains conservatisme a sans doute freiné la compagnie à bien des égards, mais sa capacité à toujours rebondir alors que tout le monde s’accorde à dire qu’elle est moribonde force le respect.
La volonté affichée de Nintendo de sortir de l’ornière du seul jeu-vidéo peut faire peur tout comme elle peut réjouir, seul l’avenir pourra nous dire si les pontes de la société ont intelligemment géré les propriétés de la firme ou vendu son âme sur l’autel du profit. Nintendo a le potentiel de devenir un géant du divertissement à l’échelle de Disney, avec tout ce que cela peut comporter de bon et de mauvais côtés.

samedi 15 juillet 2017

Justice League Rebirth tome 1 - Les machines du chaos (Urban Comics - Juin 2017)


Le Superman des New52 est mort, accomplissant son ultime devoir pour sauver son monde. Désormais, il ne reste que le Superman de l'ère Classique, qui avait réussi jusque là à vivre secrètement dans ce nouveau monde et à le défendre discrètement. Or, c'est à présent le moment de se révéler à ce monde et d'endosser à nouveau la responsabilité d'être Superman, car la Terre et ses défenseurs ont encore cruellement besoin de lui. Lorsqu'une immense créature venue de l'espace menace d'absorber les vies de tous les habitants de New York, et s'annonce comme l'avant-garde d'une invasion plus massive à venir, c'est l'ensemble des membres de la Ligue de Justice qui s'en va combattre, et les héros parviennent à sauver le monde une fois de plus grâce à l'intervention de ce Superman plus expérimenté auquel ils ne font pas encore entièrement confiance. Mais sitôt cette crise passée, une autre survient : des séismes se mettent à secouer la planète sur toutes les lignes de failles en même temps, menaçant de disloquer la Terre et détruisant même l'Atlantide, entraînée à jamais dans les abysses. Cyborg et Batman tentent de coordonner les efforts des héros luttant contre le cataclysme alors que d'immenses entités humanoïdes se rassemblent sur le toit du monde pour émettre un appel et annoncer ce qui semble être la fin du monde... tandis que Superman se charge de détruire les moteurs responsables des séismes sous la croûte terrestre, Aquaman et Wonder Woman sont sur la brèche chacun de son côté et entrent en contact avec ces mystérieuses entités, qui semblent capables d'absorber leurs pouvoirs pour renforcer leur énergie. Grâce aux deux nouveaux Green Lanterns de la Terre, la planète sera finalement sauvée de la destruction, mais quelque chose de pire encore s'annonce à l'horizon et il faudra que tous les plus grands héros de la Terre s'unissent et travaillent main dans la main pour contrer ce nouveau danger. La Ligue de Justice est reformée et l'on a, plus que jamais, besoin d'elle. Mais pour combien de temps encore ?

Un récit un rien décousu et un peu fouillis par moments mais qui se montre néanmoins efficace et qui remplit sa mission, à savoir proposer une nouvelle grande menace sur le long terme qui puisse réunir les différents héros endeuillés par la perte de leur Superman. L'équipe créative est sur la brèche pour nous livrer une histoire qui tient la route malgré son énormité, et les dessins sont plutôt de l'ordre du très bon, comme on était en droit de s'y attendre. Davantage d'explications, on l'espère, dans le tome suivant déjà annoncé par Urban sur la quatrième de couverture. Vivement la suite !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 14 juillet 2017

La V.O. du vendredi n°80 : Grimm Fairy Tales - Arcane Acre tome 1 (Zenescope - Février 2015)


Après les tristes événements de Age of Darkness et la résolution du gigantesque conflit dans Realm War, voici la toute nouvelle série de Zenescope sur l'univers de Grimm Fairy Tales : bienvenus à Arcane Acre !
Il s'agit d'une sorte d'école magique, à l'écart du reste du monde, où les futurs Realm Knights seront formés et apprendront à utiliser leurs grands pouvoirs en latence. Shang comme toujours assumera le rôle de protecteur et de leader, tandis que Sela va enfin pouvoir renouer avec sa fille trop longtemps disparue, Skye, avec l'aide de son ancienne ennemie Belinda. Mais les choses tournent vite à l'imprévu quand l'école est arpentée par un génie facétieux ramené par l'un des élèves, Ali, puis quand vient l'attaque soudaine d'une escouade de nymphes des eaux venues de Neverland pour récupérer la fille de leur reine, Hailey, alors qu'une guerre couve avec les sirènes malfaisantes... et pour couronner le tout, Belinda reçoit la visite inopinée du Ténébreux en personne, prêt à l'accueillir de nouveau dans sa Horde... à moins qu'il ne s'agisse d'un mauvais tour ? Quoi qu'il en soit, ces premiers jours seront des plus mouvementés, et Sela devra plus d'une fois intervenir pour que le calme soit rétabli. Il semble que la déesse Druanna dissimule une vérité cruciale pour l'avenir d'Arcane Acre... un secret qui menace d'être révélé, et dont Sela devra à son tour prendre garde, car l'ensemble des royaumes risque de tomber à nouveau entre les mains de la Horde Noire.

Cette nouvelle série reprend après le 100ème numéro de Grimm Fairy Tales, juste après les événements de Age of Darkness et Realm War. Il s'agit ni plus ni moins que de la suite directe de ces events de l'éditeur, qui renouvelle ici son casting de héros avec de jeunes gens un peu perdus et aux prises avec leurs pouvoirs encore insoupçonnés. Comme le dit si bien l'un de ces personnages, Skye, c'est un étrange mélange entre Harry Potter et les X-Men, mais ça fonctionne plutôt bien et le teaser de fin d'album donne envie de connaître la suite rapidement. Toujours sous l'égide de Pat Shand, l'univers de Zenescope ne cesse de se déployer et de nous entraîner dans de nouvelles aventures, et c'est un vrai plaisir que de retrouver les personnages que l'on a appris à aimer et les voir former une nouvelle génération, pour préserver un avenir encore incertain. Rendez-vous dans une semaine pour le tome suivant !

jeudi 13 juillet 2017

Reine d'Egypte tome 2 (Ki-Oon - Juin 2017)


En l'absence de Séthi, parti guerroyer contre une révolte à la frontière du royaume de Koush, c'est l'occasion pour Chepsout d'explorer son territoire, et la reine commence par les chantiers de Karnak alors en construction depuis des générations. Elle contemple ainsi l'étendue de la puissance et du savoir-faire de l'Ancienne Égypte, sur laquelle règne sa lignée. Désireuse de connaître chaque aspect de la vie des travailleurs, de son peuple, Chepsout n'hésite pas à se mêler aux conversations et récolte toutes les informations qu'elle désire... même si parfois, le choc est rude pour elle, comme lorsque des morts sont à déplorer sur le chantier. Grâce à l'aide et au soutien de son scribe Senmout, elle parvient à surmonter ces douloureuses épreuves mais c'est pour connaître un nouveau bouleversement : des femmes du harem de Pharaon sont retrouvées assassinées, et le criminel n'est autre que la nouvelle grande favorite, l'impitoyable Sothis, qui élimine méthodiquement toute concurrence pour prétendre à porter l'enfant de Pharaon. Chepsout devra faire face à cette femme que rien ne semble en mesure s'arrêter ou de maîtriser, et elle devra alors prendre une très lourde décision qui risque bien de sceller une partie de son avenir... car, en épargnant son adversaire, la reine vient de se créer une nouvelle ennemie qui compte bien lui faire chèrement payer l'humiliation de son procès. Sitôt Séthi de retour de guerre, victorieux, Sothis s'empresse de semer le doute dans son esprit quant à la relation étroite qu'entretient Chepsout avec Senmout. La reine se retrouve obligée de prouver à tous qu'elle n'est pas infidèle, et cet affront monté de toutes pièces par le clergé d'Amon et Séthi sera dur à effacer de sa mémoire. Et pendant ce temps, pour faire taire les rumeurs, Senmout décide de quitter le service de la reine et de partir au loin, aux prises avec ses propres sentiments qu'il n'a nul droit de dévoiler. Alors que tout semble se retourner contre elle, Chepsout pourra compter malgré tout sur la loyauté d'une partie du clergé, soucieuse de respecter les pouvoirs royaux et de ramener un peu d'ordre et de moralité dans le pays. Sans qu'il n'y paraisse, une course au pouvoir vient de se lancer, et les pions se trouvent tous sur la table de jeu, attendant que le destin fasse son choix, pour l'avenir de l’Égypte !

Second tome très dense avec beaucoup d'événements à raconter et à traiter autour de Chepsout, qui ne cesse de découvrir de nouveaux aspects de son royaume et de son entourage. De nouveaux obstacles, la haine de Sothis ainsi que la jalousie maladive de Séthi, les ambitions du clergé d'Amon, les sentiments dangereux à son égard de son plus fidèle serviteur... tout cela aura de lourdes répercussions sur la suite des choses, et on attend donc le troisième tome avec énormément d'impatience ! C'est toujours aussi bon, très bien dessiné et raconté, très bien documenté et étudié quant au fonctionnement de l’Égypte Antique, rien n'est laissé de côté et la rubrique de fin de volume permet d'approfondir ses connaissances en découvrant des coutumes et autres moments importants de la vie de tous les jours à cette époque. Bravo à l'auteur pour cette série de grande qualité !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 12 juillet 2017

Wonder Woman Rebirth tome 1 - Année un (Urban Comics - Juin 2017)


Diana, princesse des fières et nobles Amazones, rêve d'un autre monde que celui de son île natale. Un monde dont elle ne connaît rien, mais dont toutes ses sœurs se souviennent avec mépris et douleur. Pourtant, rien ne saurait l'empêcher d'y croire... et voilà qu'un jour, un étrange appareil volant s'écrase sur la plage de Themyscira. Tout son équipage est mort lors de l'impact, à ce qu'il semble, mais il reste un survivant, gravement blessé, qui implore la princesse avant de s'évanouir. Soigné et étudié de près par les Amazones, Steve Trevor tente tout son possible pour leur faire comprendre qu'il doit retourner dans son monde, menacé par un réseau terroriste sur lequel lui et son escouade enquêtaient avant de s'écraser. Après un concile déchirant, c'est finalement Diana qui est choisie comme championne de Themyscira et chargée d'accompagner Steve dans son monde, et de l'aider à vaincre le mal qui s'y répand. C'est avec un pincement au cœur qu'elle accepte cette mission, qui fera d'elle une exilée incapable de regagner sa terre natale. Une fois arrivée aux États-Unis, c'est elle qui se retrouve objet d'études et de controverses, jusqu'à ce que la communication parvienne à s'établir entre elle et ses nouveaux amis. Dotée par ses dieux protecteurs de qualités et pouvoirs hors du commun, Diana va tout faire pour remonter la trace du réseau terroriste qui prône la voie d'Arès, dieu de la Guerre à la soif de sang insatiable, et tenter de vaincre cette idéologie par ses actes et sa volonté. Le combat sera rude et la mettra souvent à l'épreuve, mais elle ne renoncera pas, car elle est l'envoyée des dieux pour maintenir la paix et éviter que le monde ne sombre dans le chaos. Elle est Diana, princesse des Amazones, porteuse des bienfaits de leur culture et de leur savoir ancestral. Elle est Wonder Woman. Et le monde s'apprête à la rencontrer pour la première fois, un monde qui peut-être ne la mérite pas, mais un monde qui ne demande qu'à être secouru.

La série sur Wonder Woman démarre sur les chapeaux de roue avec ce premier tome, qui rassemble les numéros pairs de la série consacrés au passé. Les numéros impairs quant à eux seront disponibles dans les tomes à venir et raconteront la quête de vérité de Diana dans le présent, après le chamboulement de DC Rebirth. Ici nous sont donc racontées les origines de Wonder Woman, sa vie sur Themyscira ainsi que sa venue dans le monde des hommes, en somme tout ce qui manquait au personnage lors des New52 puisqu'elle arrivait dans la bataille déjà en connaissance de notre monde et de sa culture. Nous avons donc droit au récit des origines qui faisait défaut à l'héroïne lors de la précédente incarnation de l'univers DC, ses aventures des New52 ne sont pas remises en cause mais bel et bien renforcées par un tel apport, de la part d'un maître du personnage et de son envergure car il s'agit de Greg Rucka lui-même qui reprend les affaires. Le dessin est efficace, clair et précis, et tous les personnages gravitant autour de Diana sont attachants et immédiatement essentiels à son parcours. Comme de juste, concluons par un ''vivement la suite !'' amplement mérité.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 11 juillet 2017

Kasane - La voleuse de visage tome 3 (Ki-Oon - Mai 2016)


Kasane connaît désormais le succès sur les planches grâce au visage de Nina, qu'elle ne cesse de lui emprunter. Nina de son côté alterne les phases d'éveil et de sommeil de sa maladie dans une attitude amorphe, de plus en plus éloignée de la réalité à mesure qu'elle perd toutes ses chances de connaître un jour ce même succès elle-même. Alors, dans un geste désespéré d'appel au secours, Nina tente de se suicider en se jetant du haut d'un immeuble. Kasane a tout juste le temps de lui emprunter son visage à nouveau avant que les secours n'arrivent et ne l'embarquent à l'hôpital, où le diagnostic est sans appel : Nina risque bien de ne jamais plus se réveiller, et de rester dans un état végétatif dont rien ne saurait la tirer. Enregistrée sous le nom de Kasane à cause de ses traits, elle est à deux doigts d'être déclarée morte par la tante cupide de la véritable Kasane... avant que celle-ci ne face volte-face et ne décide de défendre Nina contre sa tante. Un marché est donc passé, la fausse Nina gardera la fausse Kasane chez elle le temps de ses soins, quel qu'il puisse être. Mais une fois cette épreuve passée, c'est une autre calamité qui s'abat sur Kasane : les parents de Nina veulent rencontrer leur fille au succès grandissant, et sa mère se met petit à petit à avoir des soupçons sur la jeune femme qui se trouve devant eux. Un plan est donc monté en urgence par Kasane et son agent, Habuta, qui vise à faire en sorte que le père de Nina n'ait d'autre choix que de déclarer sa femme folle et ne la fasse interner ou suivre par un médecin spécialisé dans la paranoïa dans laquelle elle semble s'être enfermée. Tout cela juste à temps pour que Kasane puisse jouer son tout nouveau rôle au théâtre, celui de Salomé, la princesse maudite de l’œuvre d'Oscar Wilde, qui pourrait enfin lui apporter la richesse et la reconnaissance qu'elle attend, et qui pourrait lui permettre de se libérer du poids de l'héritage de sa mère pour enfin voler de ses propres ailes... mais les fantômes du passé sont bien plus difficiles à effacer que les épreuves du présent, et Kasane risque à tout instant de perdre ce fragile avantage qu'elle a su se conserver...

Un troisième tome très riche, qui voit Kasane aux prises avec plusieurs problèmes graves dans son entourage proche et qui menacent de briser sa carrière à tout instant. Non seulement la maladie et la dépression de Nina, mais aussi les soupçons de la mère de Nina ainsi que les remontrances de l'acteur vedette de la nouvelle pièce dans laquelle elle va jouer, tout en supportant le retour d'une ancienne camarade de classe qui la brutalisait au Lycée et dont le sort se retrouve entre ses mains... que va faire Kasane ? Tome très riche comme je le disais, une lecture à la fois complexe de part sa construction mais simple dans sa narration, pour une série toujours aussi excellente et prenante depuis son premier chapitre. Un seinen remarquable à conseiller à tout le monde autour de soi !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 10 juillet 2017

La question du lundi n°43 : Le "Dark Universe" d'Universal est-il encore viable ?


Le mois dernier sortait sur nos écrans le dernier film tant attendu de Tom Cruise, La Momie, des studios Universal. Ce film devait être ce que Dracula Untold avait échoué à être en son temps, c'est à dire le fer de lance d'un univers partagé au cinéma, le Dark Universe, rassemblant au sein d'une même continuité de films les différents monstres sacrés du cinéma comme Dracula, la Momie, le monstre de Frankenstein, la créature du lagon, le Dr. Jekyll et Mr. Hyde, etc. Tous les grands monstres de la littérature anglaise du XIXème siècle, dont Universal a récupéré tous les droits ou peu s'en faut.
Revenons-en au film La Momie. Il nous présente à la fois une nouvelle version de cette histoire qui date déjà des années '30 et dont selon moi la meilleure adaptation reste celle de Stephen Sommers en deux volets (clin d’œil : les amateurs auront reconnu le Livre d'Or d'Amon-Râ dans la bibliothèque du film récent, ainsi qu'un crâne de vampire et une main de créature aquatique), et également certains des personnages de ce fameux univers partagé comme le bon Dr. Jekyll, directeur de l'institut qui effectue des fouilles et des recherches dans le monde entier sur les avatars du Mal quels qu'ils soient, et son pendant malfaisant le redoutable Mr. Hyde. Mais entre un Tom Cruise en roue libre et un Russel Crowe qui en fait des tonnes, la sauce n'a malheureusement pas prise. Rappelons que le film souffre de près de 83% de critiques négatives, d'un désaveu quasi-total des fans du genre, et d'une promotion un rien lourdingue de la part des studios. La venue en grande pompe de Tom Cruise dans son premier talk-show français, Quotidien, n'y aura au final rien changé et le film se traîne lamentablement sur les écrans. Pour tout vous dire, quand je suis moi-même allé le voir avec la meilleure bonne volonté du monde, je me suis retrouvé totalement seul dans une salle entièrement vide, pour une séance privée qui m'a laissé plutôt froid. C'est vous dire à quel point le film que je m'apprêtais à voir avait su séduire son public...
Que veut faire Universal exactement avec son univers partagé de monstres ? Une concurrence assez tardive aux univers de Marvel et DC, Warner et Disney et leurs super-héros ? Une façon de dire ''Eh, nous aussi on peut faire une longue histoire sur plusieurs films avec des personnages connus de la culture populaire !'' et de tenter maladroitement de s'approprier une partie du public ? J'ai malheureusement plutôt l'impression que malgré tous leurs efforts, ils n'ont pour l'instant réussi qu'à saborder le navire et que la chute dramatiquement lente de leurs aspirations risque de faire mal. Pourtant sur le papier tout partait d'une bonne idée, mais peut-être est-il temps de se demander si les monstres du cinéma et de la littérature intéressent encore réellement quelqu'un de nos jours, à part les fidèles lecteurs du genre. Bonne idée mais peut-être mauvaise cible... et surtout gestion catastrophique des acteurs. Tout ne peut pas reposer uniquement sur un grand nom au casting, le public n'est pas si idiot et a généralement tendance à voir qu'il n'y a rien de bien concret derrière le voile. Ça me coûte de tenir ce discours, car quelque part au fond de moi j'y croyais, à ce Dark Universe et à sa belle fanfare. Je suis un grand fan du film Van Helsing de Stephen Sommers (encore lui) après tout, on peut dire que je suis peut-être un peu trop idéaliste et bon public, mais même moi j'ai été déçu par cette momie qui n'avait pas grand chose pour elle. Cela dit, il faut reconnaître que l'actrice choisie pour incarner la princesse maudite et revancharde était une des rares bonnes idées du film, c'est pratiquement le seul personnage qui ne sonne pas faux. Mais mise en face des ténors qui ne jouent pas leur rôle, elle perd de sa substance et cette nouvelle incarnation sera malheureusement vite oubliée.

Pas de réponse réelle à apporter à cette question pour l'instant, étant donné que cela commence tout juste, mais des réserves à noter et surtout un mauvais départ à corriger d'urgence dans les films suivants, si les studios en ont encore le courage et la volonté. Je l'espère de tout cœur.

samedi 8 juillet 2017

Batman Rebirth tome 1 - Mon nom est Gotham (Urban Comics - Juin 2017)


C'est enfin le grand moment que l'on attendait toutes et tous, le retour du véritable Batman sous la nouvelle ère de DC Rebirth. Dans cette nouvelle histoire qui commence, Bruce Wayne et ses fidèles alliés devront composer avec des menaces chaque jour plus insistantes de la part de super-criminels et autres organisations maléfiques. Quelque chose rôde dans la ville, quelque chose se trame à Gotham, les monstres arrivent... et pour y faire face, Batman sera aidé par deux nouveaux justiciers masqués baptisés Gotham et Gotham Girl ! Quelle est leur histoire ? Comment ont-ils obtenu leurs pouvoirs ? Qu'arrivera-t-il à la ville de Gotham maintenant qu'elle est défendue par de super-protecteurs ? Toutes ces réponses et bien plus encore dans ce premier tome, une histoire qui se révèle tour à tour comique ou tragique, de bons et grands moments sont partagés avec le lecteur et les émotions fortes seront riches et bien présentes tout au long de la lecture !

Avec ce premier tome c'est donc une nouvelle ère qui s'inaugure pour Batman, mais aussi pour l'univers de DC. Pour l'instant aucun lien n'est établi entre cette première histoire contenue dans son ensemble dans ce premier tome et la fameuse affaire du badge du Comédien, axe central de DC Rebirth, mais nous y viendront tôt ou tard. Les auteurs sont en grande forme, ce n'est pas vraiment comme au temps de Scott Snyder, peut-être que c'est un peu moins pointu, plus grand public, en tout cas c'est effectivement un point d'entrée idéal pour tout nouveau lecteur désireux de rejoindre les aventures du Chevalier Noir. Snyder est toujours là mais il est épaulé par Tom King et accompagné aux dessins par des rock-stars comme David Finch ou Ivan Reis, une bien belle équipe donc. Le tome 2 est d'ores et déjà programmé et s'intitulera Mon nom est Suicide, tout un programme quand on sait quel essor prend la désormais célèbre Suicid Squad d'Amanda Waller. Absolument à suivre !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 7 juillet 2017

La V.O. du vendredi n°79 : Lady Death rules ! tome 1 (Coffin Comics - Juin 2017)


La légende est de retour... Lady Death revient enfin à la vie, ou ce que l'on peut appeler une vie au cœur des Enfers. Après 20 ans de longue absence, la voici finalement de retour dans la dimension infernale, dotée d'une nouvelle arme capable d'apporter la mort à toute créature malfaisante qui rencontre son chemin. Pendant 20 ans, elle a dormi d'un profond sommeil... pendant 20 ans, elle a vécu des aventures qui n'étaient qu'illusions, des rêves maudits... et aujourd'hui, elle réclame vengeance pour toutes ces années de sa vie dont on l'a privé ! Vengeance contre ceux qui ont jadis orchestré sa chute, vengeance contre ceux qui de nos jours se complaisent dans un bain de sang d'innocents qui n'en finit pas, vengeance contre les démons qui ont voulu la faire disparaître et la plonger dans une vie illusoire. Lady Death est bel et bien de retour, et elle compte faire chèrement payer à ses ennemis l'erreur de l'avoir laissé en vie ! Pour commencer elle va monter deux camps opposés l'un contre l'autre pour provoquer une guerre fratricide entre démons et natifs de l'Enfer, ce afin de faire sortir de son repaire le véritable coupable, le maléfique sorcier Séance, dont on dit que les pouvoirs rivalisent avec ceux de la sorcière blanche elle-même. Une occasion en or pour elle de tester cette réputation et sa nouvelle arme ! Puis, allant au secours d'une âme innocente avant qu'elle ne soit dévorée par l'Enfer, Lady Death va tenter de s'échapper par le Portail d'Hadès, afin de regagner la Terre. Mais il s'agit en réalité d'un nouveau piège et elle y perdra un allié précieux, tout en se faisant une nouvelle ennemie acharnée qui ne risque pas de l'oublier de sitôt. Et pendant ce temps sur Terre justement, les esprits et loa s'inquiètent du retour d'une ancienne trinité de puissances magiques aux pouvoirs démesurés, qui risque de plonger le monde dans le chaos absolu. Lady Death pourrait peut-être y mettre un terme... ou bien les forces supérieures devront-elles faire appel à une nouvelle combattante ?

Qu'on se le dise, Lady Death est bien enfin de retour telle que la voulait son créateur, Brian Pulido, sous son tout nouveau label Coffin Comics. Ce premier album relié rassemble les premiers chapitres de la nouvelle série Lady Death ainsi qu'un mot de l'auteur pour faire le point sur la carrière de son personnage fétiche et sur le financement participatif sans lequel tout cela n'aurait pu voir le jour. Disponible soit en reliure souple soit en cartonnée dure, ce premier tome rappelle le bon vieux temps des jours de Chaos! Comics, et la seule chose que l'on peut regretter c'est de ne pas pouvoir retrouver l'ensemble des personnages de l'époque, puisqu'ils sont dispersés entre plusieurs éditeurs de nos jours. Mais au moins nous avons la chance de pouvoir lire à nouveau les aventures de Lady Death, comme si ces 20 dernières années d'errances éditoriales n'avaient été qu'un mauvais rêve, dont le personnage se relève enfin et s'apprête à faire table rase, pour notre plus grand plaisir. Une série à suivre donc et à surveiller attentivement, car il faudra peut-être de nouveau l'aide du lectorat fidèle de la sorcière blanche pour la maintenir à ce niveau de qualité d'édition, très respectable d'ailleurs.