Bonjour à toutes et à tous, second unboxing de la semaine on repart dans
le monde merveilleux des comics avec un personnage que j'adore vraiment
chez la Maison des Idées, La Chatte Noire ! Chacune de ses apparitions
est un événement en soi que j'attends avec impatience, je n'ai donc pas
pu résister à la sortie de cette figurine de la gamme Bishoujo de
Kotobukiya et j'espère qu'elle vous plaira également !
Bonjour à toutes et à tous, aujourd'hui je profite de cette belle
matinée pour vous proposer un nouvel unboxing en ce début du mois de
Mars 2021, avec la réédition très attendue (par moi en tout cas) de la
Portrait of Pirates Deluxe du personnage de Vivi, tirée bien sûr du
manga One Piece que l'on ne présente plus depuis longtemps.
Emma
Sonnet poursuit sa carrière de procureur de la ville de San
Francisco entourée de ses deux amis et partenaires, Brett et Dawn.
Mais la vie est loin d'être de tout repos lorsque l'on se trouve
être la fille de Zeus, le dieu des dieux, et que l'on possède les
pouvoirs de la Dixième Muse, celle de la Justice ! Emma doit
ainsi faire face à un double problème : elle affronte
littéralement les deux monstres marins de la mythologie grecque,
Charybde et Scylla, qui réclament toutes deux justice pour la
malédiction dont elles furent les premières victimes il y a si
longtemps maintenant.
En
effet, toutes deux aimées par des dieux ou des divinités mineures
en tant que nymphes, et chacune n'ayant pas daigné répondre aux
avances des dieux en question, elles se retrouvèrent maudites et
affligées d'une apparence horrifiante, condamnées dès lors à
devenir des monstruosités infernales et à inspirer la peur dans le
cœur de chaque marin et de chaque homme. Aujourd'hui, Charybde et
Scylla débarquent dans la baie de San Francisco et réclament
justice auprès de la Muse qui y est consacrée, même si cela se
traduit par un combat sans merci trois jours durant !
Alors
qu'Emma tente de chercher un moyen de vaincre ses ennemies, et s'en
remet comme toujours à la sagesse des dieux, Hermès délivre un
message très clair : Zeus a donné ordre à toute divinité de
ne pas intervenir dans ce combat, et de laisser la Dixième Muse se
débrouiller par elle-même, quitte à ce qu'elle en périsse. Le
dieu des dieux se montre inflexible et aucune aide ne sera apportée
à Emma dans son combat, du moins pas directement...
Et
tandis que notre Muse de la Justice risque une fois de plus sa vie en
affrontant les deux monstres sur le pont du Golden Gate, sa vie
humaine se retrouve aussi dans la tourmente. Le maire est porté
disparu suite à la première attaque de Scylla, et c'est le
maire-adjoint qui prend les commandes, avec la ferme intention de ne
plus tolérer les absences répétées d'Emma à son poste. Chose
étrange, Emma ne parvient pas à obtenir la moindre vision au
contact de cet homme, aucune bribe de son passé ne fait surface
alors qu'elle en détient pourtant le pouvoir. Se pourrait-il que le
nouveau maire de la ville ait quelque chose à cacher à la Dixième
Muse ?
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Dans
cet album de dimensions assez réduites mais à la confection pleine
de qualités malgré cela, nous retrouvons donc Emma Sonnet alors
qu'elle mène deux terribles combats de front dans sa double-vie,
face à de vrais monstres de la mythologie d'une part et face à
l'administration de l'autre. En outre, elle est incapable de répondre
présente lorsque ses plus proches amis lui font part d'un problème
bien particulier qui les oppose. La mission de la Dixième Muse ne
lui laisse que peu de répit, surtout maintenant que son divin père
la laisse parfaitement seule pour la mener à bien.
D'autres
menaces apparaissent en arrière-plan, mais pour le moment vous
l'aurez compris c'est bien le terrible combat face à Charybde et
Scylla qui prend le plus de place dans l'agenda très personnel
d'Emma. Elle risque d'en mourir, mais cela ne semble pas chagriner
Zeus outre mesure, à moins qu'il ne soit divinement doué pour
masquer ses véritables sentiments. Nous n'en saurons toutefois pas
davantage même après qu'Emma ait rendu son verdict et fait une
nouvelle fois régner la Justice dans une sombre histoire remontant
quasiment à l'aube des temps.
Pour
vous parler un peu plus de l'album en lui-même, je ne connaissais
pas du tout ce label, Tidalwave Productions, encore moins sa branche
comics, mais on en découvre tous les jours après tout dans ce
milieu ! Même si j'ai été désagréablement surpris par la
petite taille de l'album, je dois reconnaître que la lecture reste
très confortable et que les dessins de Carlos Silva sont magnifiques
et rendent parfaitement justice à l'héroïne et son monde si actif,
sur un scénario de son créateur Darren G. Davis avec l'aide de Ryan
Burton.
Là
où la Version Française m'avait déçu par son manque de soin et
d'application dans le traitement de cette histoire et dans sa
traduction, ici j'ai vraiment été aux anges car tout est fait pour
faciliter la lecture et que les dimensions réduites du tome ne soit
en réalité pas le moins du monde un problème, bien au contraire.
Bref vous l'aurez compris j'ai vraiment bien aimé cette lecture, je
la recommande volontiers si vous désirez entrer dans l'univers de la
série et d'Emma Sonnet par une porte plus pratique que celle
proposée chez nous par Wanga Comics. J'espère cependant toujours
qu'une belle adaptation en V.F. pourra éclore, qui sait, et que
l'éditeur saura se montrer à la hauteur et faire un travail
sérieux.
Séduit
aussi bien par le dessin que par l'écriture, même en prenant en
compte la présence de nombreux jeux-de-mots qui restent à mon avis
assez hermétiques si l'on ne parle pas correctement la langue de
Shakespeare, je vous recommande donc 10th
Muse – Justice qui vient de
paraître il y a à peine un mois et trouvable pour vraiment pas trop
cher ! La qualité est au rendez-vous, alors vous aussi
soyez-y !
Masahiko
est dans de beaux draps ! Toujours déguisé en fille, il doit
tourner une scène très importante du long-métrage que prépare le
club de cinéma de la fac, mais pour cela l'équipe doit se rendre
dans un quartier chaud de Tokyo où l'on dit que les Yakusa font la
loi... et justement, une bande s'approche dangereusement de notre
équipe de tournage ! Les truands embarquent Masahiko avec eux
comme trophée, prêts à toutes les bassesses pour déflorer la
belle...
Quand
soudain surgit leur chef, M. Tatsumi, qui recadre aussitôt ses
hommes et les envoi prêter main forte à la petite bande d'étudiants
toujours choqués par ce qui s'est passé. En attendant, il reste
seul avec Masahiko, toujours déguisé, et qui commence doucement à
éveiller chez lui un sentiment fort que le yakusa n'avait pas
ressenti depuis longtemps... l'amour ! Faisant la cour à sa
Masami, Tatsumi finit toutefois par apprendre la vérité sur sa
belle actrice : et il s'en fiche éperdument ! Pour lui,
son amour est pur et ne souffre aucune frontière ! Difficile
dès lors pour Masahiko de se tenir éloigné de ce bandit au cœur
romantique, prêt à attendre des heures sous une pluie battante pour
la promesse d'un rendez-vous.
Ensuite,
la petite famille Wakanae s'embarque pour une virée à la campagne
afin de rendre visite au père de Sora, qui n'a jamais accepté ni
digéré que sa fille aînée aime s'habiller et vivre en garçon, et
soit partie jusqu'à Tokyo pour mener une vie qu'il juge débauchée.
Cette visite se fait surtout à l'occasion de l'annonce des
fiançailles de la petite sœur de Sora, mais rien ne va se passer
comme prévu dès que Sora et son père se retrouveront dans la même
pièce !
Le
séjour tourne presque au drame, au point que le grand-père demande
à sa belle-fille Yukari de remplacer Sora au cours de la cérémonie
de rencontre des deux familles, afin que personne ne découvre la
vérité sur sa fille aînée. Pendant ce temps, on découvre le
triste passé mouvementé de Sora dans ce village très
traditionaliste, et un nouveau prétendant se déclare pour la petite
sœur ! Les intrigues de famille réussissent terriblement bien
à Shion, qui s'amuse comme une folle de cette situation et s'occupe
de faire réfléchir son cher grand-père à sa façon lors d'une
sortie à la pêche.
Finalement,
une fois tout le monde de retour à Tokyo, c'est au tour d'Ejima le
camarade d'étude de Masahiko de l'inviter lui, sa tante et sa
cousine, à venir passer quelques jours dans une petite auberge au
bord de la mer. Si l'intention officielle était de faire venir des
clients dans cet établissement délaissé, officieusement Ejima
compte bien conclure avec la tante de Masahiko, Yukari, dont la
maturité adulte le séduit pleinement. Masahiko de son côté se
reporte à nouveau sur sa cousine, et encore une fois celle-ci se
fera un plaisir de le troubler au plus haut point et de le mettre mal
à l'aise en public. Après quelques déconvenues et histoires de
fantôme, Ejima découvre la vérité au sujet de Yukari et l'accepte
plutôt bien malgré son cœur brisé. Mais le doute persiste quant à
Shion : Masahiko saura-t-il un jour à quoi s'en tenir avec
cette terrible cousine ?
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Troisième
tome déjà, eh oui, le temps passe vite et honnêtement je vous
avouerai même que je n'ai pas trop envie de passer à un autre manga
tellement celui-ci me divertit et m'intéresse au plus haut point !
Les mésaventures de Masahiko sont de plus en plus tordantes et
tordues, l'humour de Tsukasa Hojo fait mouche à chaque page si ce
n'est à chaque case, et on retrouve également beaucoup de
mélancolie et de romantisme typiquement Japonais dans ces quelques
chapitres consacrés à la famille de l'oncle Sora. Vraiment un très
bon tome une fois encore, je n'ai que du bien à en dire !
A
noter l'apparition de nouveaux personnages qui reviendront peut-être
un jour prochain, comme le yakusa fleur bleue Tatsumi. Si Masahiko
est un peu plus en retrait que d'habitude dans ce tome, la dernière
histoire le remet au centre de l'intrigue ainsi que son obsession
pour Shion qui décidément ne le quitte jamais quoi qu'il arrive.
Quoi, que dîtes-vous ? Qui est cette jeune femme un peu
garçonne sur la couverture ? Eh bien ce n'est autre que
Masahiko lui-même, sous son apparence de Masami la belle actrice qui
fait chavirer les cœurs ! Souriez !
Pour
ma part, le petit plus de ce troisième tome vient de la présence de
plusieurs pages en couleurs, notamment lors du dernier chapitre à la
plage justement où l'on peut se délecter à l'envie du corps de
Shion en maillot de bain, sans savoir nous non plus à quoi s'en
tenir. Je vous mets au défi de faire mieux que Masahiko !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Tout
commence par une histoire incroyable et inexplicable : toutes
les chauves-souris de Gotham City et de ses environs sont retrouvées
mortes, gisant un peu partout, comme si elles avaient succombé à
quelque mal étrange. Aucune ne semble avoir été épargnée, même
au cœur de la Batcave, où Batman mène sa propre enquête à ce
sujet, préoccupé par la soudaineté de l'événement.
Pendant
ce temps, un nouvel ennemi fait son apparition et déclenche une
bombe de lumière qui éclaire la ville comme en plein jour, alors
qu'il fait nuit ! Batman, surpris par la déflagration
lumineuse, est soudain terrassé et encerclé par une petite armée
de chevaliers sur-entraînés, menés par celui qui se fait appeler
le Chevalier d'Arkham. Alors que la police intervient pour empêcher
que Batman ne soit achevé sur place, des innocents sont touchés par
les échanges de tirs, et les deux combattants doivent remettre leur
duel à plus tard pour les sauver.
Batman
comprend dès cet instant que son nouvel adversaire n'est pas
quelqu'un comme les autres, pas un autre de ces monstres de Gotham
qu'il combat à longueur de temps. C'est une personnalité complexe,
absolue et déterminée, qui peut également éprouver de l'empathie
et de la pitié pour l'innocence. Jusqu'où cette morale flexible
peut-elle s'étirer ? Notre Chevalier Noir ne va pas tarder à
l'apprendre, quand Robin est enlevé par les hommes de main du
Chevalier d'Arkham qui souhaite le convaincre de rejoindre sa cause
de son plein gré.
L'approche
de l'affrontement final se fait ressentir de plus en plus et nos
héros sont nerveux, car ils savent qu'ils ont affaire à un ennemi
implacable qui ne s'arrêtera pas avant d'avoir obtenu sa version de
la Justice, pour un crime ancien dont on ignore toute la vérité. Le
Dr. Arkham, seule personne à la connaître, acceptera-t-il de
révéler sa plus grande faute à Batman alors que la ville toute
entière est menacée par la croisade du Chevalier d'Arkham ?
En
complément, deux chapitres mettant en scène le Spectre de la
Vengeance sollicitant l'aide de Batman pour résoudre une enquête
bien particulière, rien moins que l'enlèvement de son hôte humain
par une secte de fanatiques qui compte bien prendre le contrôle de
la puissance démesurée du Spectre par tous les moyens. Une
coopération qui ne sera pas sans heurts, Batman et le Spectre ayant
une vision bien différente de ce que doit être la Justice. Pourtant
il faudra bien que l'un des deux fasse un compromis s'ils veulent que
l'affaire avance au plus vite !
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Dans
ce second tome de la série Batman : Detective
chez DC/Urban, c'est le scénariste Peter Tomasi qui prend les
commandes et nous entraîne dans sa version bien particulière du
mythe assez récent du Chevalier d'Arkham, un personnage que les
jeux-vidéo ont mis en avant il y a quelques années de cela
maintenant et qui revient ici sous une nouvelle identité pour se
confronter à un Batman peut-être un rien dépassé par le nombre,
mais aucun problème car Robin est là pour le tirer d'affaire !
C'est devenu plutôt rare de voir ces deux-là coopérer lors d'une
enquête ou d'une aventure pleine de frisson, je considère que
Tomasi sait très bien écrire et adapter les deux personnages l'un à
l'autre donc c'est toujours un plaisir pour ma part que de revoir
Damian épauler son père sous sa plume.
Les
dessins sont signés Brad Walker pour l'arc principal, un style
efficace et sobre, qui fait le nécessaire pour suivre le scénario
et le mettre en images du mieux possible. La seconde partie de
l'album, consacrée à l'enquête avec le Spectre de la Vengeance,
est graphiquement beaucoup plus poussée en revanche, signée Kyle
Hotz dans un style assez sombre et un rien torturé qui convient
admirablement bien aux deux héros que l'on suit page par page. Par
certains aspects, ça me rappelle un peu Tim Sale, en bien ! Je
conseille donc toujours cette version de la série Detective
Comics ayant passée le
fatidique n°1000, elle saura plaire au plus grand nombre sans trop
en faire et se lit sans problème à côté de la série principale
Batman Rebirth sans
qu'aucune n'empiète sur l'autre.
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Ce quatrième et à-priori dernier tome de la saga
horrifique Wonderland publiée chez nous par Graph Zeppelin
nous propose non pas une seule nouvelle histoire, mais plusieurs !
En réalité, avec ce tome bien plus épais que la normale, vous
découvrirez tous les secrets de l'histoire que vous suivez depuis
les trois précédents.
Découvrez la vérité derrière la malédiction du
miroir de Wonderland, les véritables raisons des agissements
sadiques et si fous des habitants de ce monde maudit, et la façon
dont chacun s'est retrouvé immergé dans la folie pure jusqu'au plus
profond de soi. Tour à tour, vous assisterez à la chute et à la
création de ceux qui furent et seront désormais la Reine de Cœur,
le Chapelier Fou, le Chat du Cheshire, le Lapin Blanc, le Roi
Suicidaire, le Charpentier, Tweedle Dee et Tweedle Dum, le Chevalier
Blanc, la Reine Rouge, et jusqu'à Alice elle-même...
Enfin, le mystère est levé sur les origines de ces
personnages mythiques, tous unis par une même tragédie, un même
péché originel, qui souillera des générations entières durant
une même famille. Tremblez devant le terrible maître sans nom de
Wonderland, la créature infernale qui régit chaque chose en ce
monde et qui ne désire rien de plus que de passer dans le nôtre
pour y faire régner sa propre loi, la seule qui compte vraiment...
la démence.
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Graph Zeppelin nous offre donc une magnifique conclusion
avec cet album très épais comme je le disais plus haut, qui ne
coûte que 22€ quand d'autres éditeurs auraient pu en exiger
davantage ! Soyons déjà reconnaissants de cela, en plus la
qualité est vraiment au rendez-vous si l'on excepte quelques petites
fautes de frappe par moment, assez rares au final. Les dessins sont
tous plutôt bons, les différents scénarios aussi bien entendu, et
si au départ vous aurez une impression décousue et désagréable en
suivant le fil de ces récits, bien vite en vous concentrant et en
poursuivant la lecture vous vous apercevrez que tout est lié, que
tous ces personnages sont liés les uns aux autres et qu'un fil rouge
sang parcourt l'ensemble de leurs histoires.
Wonderland
est une série culte et pilier
de l'éditeur indépendant Zenescope aux États-Unis, je vous ai
d'ailleurs déjà chroniqué durant les premières V.O. du vendredi
sur Radiophogeek certaines histoires majeures de l'autre pendant de
cet univers de fiction horrifique, Grimm Fairy Tales.
Vous vous en souvenez ? Nous y reviendrons un jour prochain...
Toujours
est-il qu'avec les parutions de Graph Zeppelin vous avez tout le
matériel nécessaire pour plonger ensuite dans les véritables
aventures de l'héritière d'Alice Liddle, la saga en dix tomes
Wonderland en V.O.,
car tout ce que vous avez lu jusqu'à présent en Version Française
n'était qu'un avant-goût de ce que vous y trouverez. Comptez sur
moi pour vous y accompagner et vous faire découvrir cette autre
facette très importante de l'univers Zenescope ! Tout ce que
peut être un bon récit d'horreur est présent : l'innocence,
l'amour, le sexe, la violence, la mort, le sang... et la folie, bien
évidemment. N'hésitez pas un seul instant et foncez, plongez la
tête la première dans le monde magique du Pays des Merveilles !
Vous n'en reviendrez pas...
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Je
ne vais pas vous faire l'affront de vous résumer à nouveau
l'histoire contenue dans ce tome, c'est essentiellement la même que
dans la Version Française de chez Wanga Comics et que je vous ai
déjà présenté il y a quelques temps, l'article ayant été
premier du classement à ma grande surprise.
Si
j'ai pris la peine d'acheter le premier tome de la V.O. datée de
2005, c'est tout simplement parce qu'il est bien plus confortable à
lire que notre pauvre V.F. mal travaillée. Ici le format de l'album
est standard, le texte lisible (et je pense aussi de plus en plus
qu'il y a pu avoir des erreurs de traduction chez nous) et surtout il
y a un chapitre de plus, eh oui !
Dans
ce dernier chapitre, donc, nous découvrons Emma sous un nouveau
jour, pas seulement super-héroïne mythologique la nuit mais aussi
procureur de San Francisco le jour, défendant actuellement une
plaignante dans une sombre affaire de viol et de meurtre. Si Emma
Sonnet est une oratrice talentueuse avec un don inné pour la
recherche de la vérité, elle ne parvient cependant pas à
convaincre le jury populaire, qui déclare l'accusé non-coupable de
toutes les charges retenues contre lui. Un coup dur qui poussera la
cliente d'Emma à commettre l'irréparable, n'ayant plus d'autre
espoir de voir la justice rendue.
Emma
n'a malheureusement pas vraiment le temps d'encaisser le choc de ce
qui vient de se produire : une nouvelle équipe de vilains sème
le désordre dans la ville en réclamant qu'on leur envoie la Dixième
Muse pour les affronter ! N'ayant pas d'autre choix, Emma revêt
donc à nouveau sa tenue de combat et, après quelques tours de
chauffe, met aux mercenaires la raclée de leur vie. Mais ce n'est
que le début, semble-t-il, car quelqu'un prend grand soin d'observer
et d'enregistrer toutes les apparitions de la Muse de la Justice afin
de lui envoyer des adversaires toujours plus endurcis et efficaces...
mais quand donc pourra-t-elle avoir la paix ??
Voici
tout ce que je peux vous raconter pour compléter mon article
précédent sur la V.F., en sachant qu'il est apparemment assez
difficile de se procurer le reste de la série en V.O. sans avoir à
payer une fortune quelques pages d'anciennes éditions recherchée.
La particularité première de celle-ci est d'afficher la top-modèle
Cindy Margolis en couverture en tant qu'incarnation de notre héroïne
Emma Sonnet, alias la Dixième Muse. Bon, évidemment il faut prendre
en compte le fait que l'image et la photo ont été pas mal
retouchées, du moins j'imagine, mais ça n'en reste pas moins une
très belle illustration réaliste de ce personnage. D'autres essais
de ce type ont été tentés, pour d'autres éditions et d'autres
chapitres, à vous de chercher ! Celle-ci est ma préférée, en
ce qui me concerne.
Plus
qu'à attendre désormais que Wanga Comics nous fasse paraître la
suite de l'histoire en V.F., dans une édition retravaillée et de
qualité je l'espère vivement, car même si le récit paraît un peu
décousu il a de vraies qualités qui méritent d'être exploitées
et partagées ! Faites-leur savoir si vous en désirez
davantage !
Batman
est une fois de plus appelé en renfort par les forces de police de
Gotham City, pour enquêter sur un double-meurtre sordide à plus
d'un titre. En effet, le coupable a poussé le vice et le soucis du
détail jusqu'à faire ressembler traits pour traits ses victimes au
couple Wayne, assassiné le même jour il y a tant d'années déjà.
Et une chose est déjà certaine pour le Chevalier Noir :
l'assassin ne va pas s'arrêter là.
Tour
à tour, les alliés et mentors d'autrefois du Batman sont attaqués
par une créature ignoble, gorgée de terreur et de noire puissance,
un véritable monstre issu des profondeurs d'un esprit malade et
torturé. Les victimes s'accumulent, et notre grand détective
piétine sur un chemin semé d’embûches. Le ou la responsable de
toute cette sombre affaire semble toujours avoir un coup d'avance,
connaître à la perfection la psychologie de la Chauve-souris et
savoir où et quand frapper pour un impact maximal et dévastateur.
Mais
toute danse, même mortelle, a toujours une fin, et celle-ci arrive
bientôt à son terme. Il faudra à Batman toutes les forces dont il
dispose pour mettre un terme à cette histoire avant qu'il ne sombre
à son tour dans la folie, avant qu'il ne dépose les armes face à
la fatalité... car, quoi qu'il advienne, Gotham a toujours besoin
d'un Batman.
---
J'avoue
que j'avais décidé de faire l'impasse sur la seconde série du
Chevalier Noir, Detective Comics,
car pour ma part je trouvais que Batman Rebirth,
la série principale, était déjà assez complexe et ardue à suivre
sans y rajouter d'autres intrigues issues d'un autre scénariste.
Mais récemment il ne vous a pas échappé deux choses :
premièrement, le cycle de Tom King sur Batman Rebirth
s'est achevé, et deuxièmement surtout Urban nous a proposé il y a
quelques jours à peine une superbe opération commerciale, les deux
premiers tomes d'une série estampillée Batman pour le prix d'un
seul ! J'ai donc décidé cette fois de sauter sur l'occasion et
de prendre le train en marche, optant pour la version
de Peter Tomasi qui compte à ce jour seulement quatre tomes.
Que
vous en dire ? Ce premier arc est bien mené, explore à fond la
mythologie de Batman et de son univers, et le pousse dans ses
retranchements jusqu'à un point de rupture inévitable. J'ai
l'impression que Tomasi a voulu nous montrer quel était le plus
grand adversaire possible à la mesure du Batman de sa conception, et
je dois dire que c'est réussi, au moins dans l'intention. Le dessin
de Doug Mahnke est très bon, efficace, détaillé et très
dynamique, une force tranquille et bien dosée au service d'un
scénario lui aussi assez poussé. Je regrette juste qu'au final ce
ne soit pas véritablement une enquête de détective, comme on
aurait pu s'y attendre avec le point de départ. Mais difficile de
ramener une figure comme Batman à un concept d'enquêteur plus
terre-à-terre, l'aura du super-héros dépassera toujours du cadre.
La
fin de l'album présente quelques pages du n°1000 de la série
Detective Comics consacrée à
l'apparition d'un nouvel ennemi qui risque de beaucoup faire parler
de lui dès le prochain tome, que vous retrouverez ici très
bientôt !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Bonjour à toutes et à
tous et soyez les bienvenus pour une nouvelle vidéo unboxing sur
Radiophogeek, avec un personnage majeur de l'ère des bad-girls à
l'honneur cette fois : Lady Death en personne nous fait
l'honneur de sa venue !
Sculptée avec talent par
Quarantine Studio, distribuée par Sideshow que l'on ne présente
plus dans le milieu des collectionneurs, cette magnifique statuette
limitée à 870 exemplaires seulement fera des envieux et des heureux
un peu partout dans le monde je l'espère ! Je vous laisse
regarder la vidéo et n'oubliez pas que vous pouvez toujours
commenter et réagir à l'envie.
David
Haller n'est pas un mutant comme les autres. Déclaré autiste, il
souffre depuis l'enfance d'une sévère dissociation d'identité,
ayant généré chez lui trois personnalités distinctes avec des
pouvoirs séparés et d'une puissance déjà remarquable. Depuis
quelques temps, David est dans le coma, mais son esprit est
régulièrement visité par celui de la défunte mutante Destinée,
dont il a lui-même causé la mort.
C'est
en tâchant d'arrêter Mystique, venue jusqu'en Israël pour tuer
David et venger le décès de Destinée, que l'équipe de Facteur-X
va assister au réveil de celui que l'on nommait autrefois Légion,
celui qui est plusieurs. Mais cette fois, et probablement pour la
première occasion de son existence, David a l'esprit étrangement
clair et lucide, il ne fait désormais plus qu'un avec lui-même et
ses pouvoirs s'en trouvent augmentés de façon exponentielle.
David
n'est pas n'importe quel mutant. C'est le fils du célèbre
Professeur Charles Francis Xavier, mentor des X-Men, un homme dont le
rêve de cohabitation pacifique entre humains et mutants a guidé
toute sa vie. Un rêve qui n'a jamais pu réellement voir le jour,
malheureusement, car de nombreux obstacles s'y sont opposés. Le plus
important d'entre eux, selon la nouvelle conscience de David, n'est
autre que Magneto. Dès lors, une solution radicale mais
incroyablement simple germe dans l'esprit de Légion : revenir
dans le passé, à une époque où Charles et Erik étaient présents
en Israël durant leur jeunesse, bons amis, et tuer Erik Magnus
Lensherr avant qu'il n'ait l'occasion de maîtriser ses pouvoirs et
de devenir Magneto.
Bien
décidé à mener son projet jusqu'au terme sans être dérangé,
Légion s'isole dans un gigantesque cocon en plein désert pour
rassembler autour de lui assez d'énergie chronale afin de pouvoir
voyager dans le temps, vingt ans en arrière. Mais c'est sans compter
sur les X-Men, qui viennent aussitôt en aide à l'armée Israélienne
aux prises avec les défenses psioniques de David. Les combats
s'intensifient, et pourtant on ne peut pas dire que David y mette
toute sa force, au contraire. Tenant absolument à prouver la
validité de son action, il embarque avec lui les courageux héros
venus le combattre, pour un voyage dont on ne revient pas.
Et
tandis que dans le présent les forces conjointes de Xavier et des
derniers X-Men tentent le tout pour le tout afin de ramener leurs
amis, dans le passé ceux-ci n'ont pratiquement aucun souvenir de
leur vie réelle, à part la présence de leurs pouvoirs. Légion
lui-même n'est plus que l'ombre de ce qu'il était, perdu dans ses
propres ténèbres. Mais il retrouvera bien vite la mémoire et son
objectif lui apparaîtra plus clair que jamais. Au terme d'une
bataille sans merci entre lui et le jeune Magnus, David va commettre
l'irréparable et tuer la mauvaise personne, un acte qui aura des
conséquences terribles sur le présent et sur le futur...
Aux
confins de l'univers, au sein de l'immense empire Shi'ar, le gardien
du nexus des réalités tremble de terreur. Le cristal M'kraan est
sur le point d'exploser et de projeter une vague d'altération
inarrêtable sur l'ensemble de l'univers, alors qu'une nouvelle ère
est sur le point de voir le jour. Tout s'arrête soudain pour
recommencer à partir d'un point précis du Temps, dans une direction
pratiquement opposée à ce que l'on a pu connaître depuis. Et dans
les ténèbres, un tyran millénaire sourit en songeant que son heure
est enfin venue...
---
A
l'approche de la date de sortie officielle de la nouvelle édition du
Marvel Omnibus L’Ère d'Apocalypse,
chez Panini et en version française bien entendu, j'ai cru bon de
revenir un instant sur ce Prélude paru pour moi en 2014 et qui
rassemble les différents chapitres de La Quête de Légion,
un cross-over hautement dramatique qui débouchera donc sur un autre
cross-over encore plus sombre et plus abouti. D'autres rééditions
de cette histoire tragique sont venues avec le temps, dont la plus
récente dans les pages de l'intégrale Marvel Classic X-Men
1994-1995 que je vous
chroniquerai un jour également.
Pour
le moment, penchons-nous sur cet album et ce récit très
particulier, ambitieux à plus d'un titre, qui préfigure un
changement radical pour l'ensemble des séries mutantes de Marvel en
ce milieu des années '90. Au scénario nous retrouvons des auteurs
confirmés de l'époque tels que Fabian Nicieza, Scott Lobdell, Mark
Waid et Jeph Loeb, auxquels on ajoute Todd DeZago et John Francis
Moore. Les dessins quant à eux sont signés Andy Kubert, Terry
Dodson, Ron Garney, Steve Epting, Roger Cruz, Jan Duursema et Ian
Churchill, dans un style général très dynamique qui fait la part
belle à l'action et qui paraît déjà très moderne pour son
temps !
Que
dire sur cet album si ce n'est qu'il est crucial, voir indispensable,
pour bien comprendre la portée de L’Ère d'Apocalypse ?
Certainement toujours trouvable dans toutes vos boutiques
spécialisées, cette histoire grandiose d'un fils voulant aider son
père à créer un monde idéal tourne à la tragédie et au drame,
des genres auxquels sont malheureusement habitués nos X-Men depuis
bien longtemps et qui leur réussissent toujours aussi bien ! A
mon sens il n'est même pas nécessaire de bien connaître
l'évolution récente des X-Men à ce moment précis de leur
carrière, tout ce dont vous avez besoin est contenu dans ces
quelques chapitres et vous aidera grandement à affronter la nouvelle
réalité qui s'imposera juste après. En ce sens, les artistes ont
vraiment bien pensé et préparé leur coup, c'est réussi et
maintenant je n'ai qu'une hâte c'est de pouvoir relire entièrement
L’Ère d'Apocalypse pour
me replonger dans cette dystopie faisant apparemment partie des
meilleures du genre chez les super-héros Marvel. Rendez-vous très
prochainement dans un autre monde !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Kara
Zor'El est de retour sur Terre après un voyage de près d'un an dans
l'espace lointain. Mais à son arrivée, rien ne se passe comme
prévu : sa maison a été détruite, ses parents adoptifs sont
portés disparus, les différentes agences gouvernementales pour
lesquelles ils travaillaient également suite à l'attaque d'une
mystérieuse organisation baptisée Leviathan. Comme si cela ne
suffisait pas, les rares preuves que Kara parvient à rassembler la
mènent à la conclusion que ses parents sont aujourd'hui décédés,
ou pire...
Mais
pas le temps de réfléchir au problème Leviathan pour le moment,
car alors qu'elle vient tout juste de sortir d'un affrontement avec
des sbires armés de lames en kryptonite, les alarmes de la
Forteresse de Solitude se mettent à sonner dans tous les sens.
Quelqu'un s'est introduit dans le laboratoire sous le complexe, et ce
quelqu'un n'est autre que Brainiac-1, un vieil ennemi qui tente
aujourd'hui de muer vers une forme supérieure en s'emparant des
savoirs de Krypton stockés dans la Forteresse.
A
peine arrivée sur place, Kara est prise à partie dans une bataille
déchirante entre Batman et Superman face à d'autres héros,
infectés par le Metal N du Batman Qui Rit. Sauvant son cousin d'un
sort peu enviable, c'est finalement Supergirl qui sera contaminée à
son tour par la substance nocive d'un autre univers, et elle
deviendra alors la pire version d'elle-même, une créature vouée à
la haine et à la souffrance. Du moins est-ce le plan d'origine, mais
Kara n'était pas la cible prioritaire et les choses prennent une
tournure plus tragique encore quand il s'avère qu'elle reste
convaincue d'être l'héroïne dont le monde a besoin et que pour le
sauver elle doit employer tous les moyens, y compris les plus
terribles.
Alors
qu'elle s'apprête à relâcher l'infection sur les habitants de
Smallville pour en faire les premiers humains à s'élever jusqu'au
Multivers Noir, Supergirl est stoppée par Wonder Woman mais
également par une escouade d'armures LexCorp alimentées par de la
kryptonite et envoyées par l'armée pour la neutraliser ! Les
combats s'intensifient et alors qu'elle s'enfonce de plus en plus
dans la folie, Kara réalise qu'il est plus important pour elle de
sauver les innocents plutôt que de leur prouver sa valeur sans
cesse. Aidée par Diana, notre infectée parvient à remplir son rôle
mais disparaît peu après, ayant besoin de se retrouver seule.
Lors
de son retour sur Terre, elle est redevenue elle-même mais garde des
séquelles de l'infection par le Batman Qui Rit, notamment des
hallucinations qui la ramènent au temps de la destruction de sa
planète natale, Krypton, et qui réveillent en elle la culpabilité
et la colère enfouies depuis longtemps. Traquée jusqu'au cœur d'un
ouragan par la Générale Banes en armure anti-Supermen, Kara
parviendra après un dur combat à convaincre son adversaire qu'elle
est ici pour aider et non dominer par la force. Mais les vieilles
peurs humaines ont la peau dure, et la méfiance est toujours de mise
même après le sauvetage de plusieurs habitants malchanceux durant
la tempête. Supergirl pourra-t-elle un jour regagner la confiance du
public et des autorités ?
---
C'est
le troisième tome de la nouvelle série Supergirl
entamée avec l'arrivée de Brian M. Bendis sur les titres de l'Homme
d'Acier, et ici le récit est principalement centré sur deux events
majeurs de l'éditeur DC, à savoir Leviathan
d'une part et surtout Dark Nights Metal
qui aura de grosses répercussions sur l'ensemble de l'univers et des
personnages affiliés. Les dessinateurs sont tous très bons, l'album
est cohérent visuellement et assez épais en plus avec toutes ces
intrigues qui se chevauchent, et le scénario partagé entre Mark
Andreyko et Jody Houser se tient lui aussi sans problème. Bref, que
du bon au niveau de la conception de cette histoire et de ce
troisième album !
Seul
bémol, nous n'aurons pas ici la fin de la période ''infectée'' de
Kara, je suppose que ce sera plutôt contenu dans les tomes consacrés
directement au combat face au Batman Qui Rit et ses hérauts maudits.
Du coup, je lirai tout ça en Version Française chez Urban en temps
voulus. Concernant l'évolution du personnage de Supergirl, elle
passe par plusieurs étapes violentes en peu de temps, certaines
vraiment désagréables et dérangeantes pour elle et sa morale,
remettant en question les fondements mêmes de son combat pour la
Justice et la Vérité. Quelques questions philosophiques ou
sociétales sont également abordées de façon métaphorique à
travers ce récit, comme par exemple comment se sentir intégré au
sein d'un peuple qui n'est pas le sien, ou bien encore la pertinence
du jusqu’au-boutisme absolutiste quand il s'agit de défendre une
cause noble au départ. Je ne m'y attendais pas vraiment, et c'est
plutôt plaisant à voir !
Maintenant,
seul l'avenir et certains auteurs triés sur le volet pourront nous
dire ce que deviendront les aventures et les bonnes intentions de
Supergirl dans les mois suivants, mais j'espère déjà vraiment que
ce format individuel de la tomaison sera conservé car il correspond
plutôt bien dans l'ensemble à ce que l'on peut avoir envie de lire
sans devoir compléter toute une continuité précédente. Avant ça,
rendez-vous dans les articles normaux dans quelques semaines pour
découvrir la conclusion de l'Année du Mal !
La
nouvelle vie de famille de Masahiko se poursuit ici ! Les
Wakanae décident tout d'abord d'emmener toute la petite famille
profiter des sources chaudes en montagne durant quelques jours, et
profiter de l'occasion pour resserrer les liens. Évidemment,
Masahiko est partant dès le début mais quand Shion lui fait
remarquer innocemment que ce sera aussi l'occasion de voir nus son
oncle et sa tante dans des bains mixtes... la motivation n'est plus
aussi présente. Même l'idée de pouvoir enfin voir Shion nue ne
fait pas effet immédiatement, et pourtant l'excitation est bien là !
Finalement tout se passera bien après quelques péripéties en
route, mais il y aura toujours un moment délicat à passer pour
notre jeune homme dans la fleur de l'âge !
Ensuite,
une ancienne camarade de Masahiko s'incruste avec ferveur dans
l'atelier de Sora pour devenir son assistante, sans se douter un seul
instant de la véritable nature de son maître mangaka adoré !
Elle avoue même à Masahiko trouver en Sora son idéal masculin...
et n'hésite pas à très clairement manipuler les sentiments de
Masahiko pour elle afin d'obtenir sa place dans cette maison.
Heureusement, le hasard fait bien les choses et Yoko découvrira la
vérité bien assez vite. Sa réaction sera cependant assez
surprenante, et il apparaît déjà à Shion que l'étudiante semble
éprouver de sincères sentiments amicaux pour son cousin. Shion,
quant à elle, s'amuse comme une folle !
Mais
justement, peu après ce sont les agissements et le comportement de
Shion qui se mettent à changer et à inquiéter ses parents :
la jeune fille rentre de plus en plus tard ou fait le mur durant la
nuit, sans explication, et Masahiko la surprend même à se maquiller
et à accentuer ses atouts féminins... se pourrait-il qu'elle se
soit mise à la prostitution ?! En tout cas, l'idée affole
grandement Yukari qui demande à Masahiko de bien surveiller Shion à
l'avenir et de l'accompagner lors de ses sorties afin de la dissuader
de faire une bêtise. Mais ce que le cousin jaloux va découvrir
risque de le surprendre grandement : en effet, Shion joue en
réalité dans un film amateur d'un club de cinéma de la fac, un
polar mettant en scène une femme fatale régleuse de comptes la
nuit. Tout est bien qui finit bien... sauf que c'est encore Masahiko
qui trinque lorsque les membres du club de cinéma tentent de filmer
Shion nue sous la douche pour une scène ''cruciale'' de leur film !
Désormais
obligé de faire partie du club ciné lui aussi pour réparer ses
bavures, Masahiko apprend de ses amis que son propre comportement se
féminise de plus en plus ces derniers temps, ce qui le plonge dans
un trouble très profond... surtout quand le réalisateur se met en
tête de faire de lui la vedette de son prochain film, vedette
féminine bien sûr ! Notre fier Masahiko n'en mène pas large
et va devoir s'initier à la dure à la vie de travesti, avec les
conseils avisés de sa tante et surtout une formation accélérée de
la part de Shion, qui ne dissimule aucunement son amusement face à
cette situation et aux émois de son cousin.
Mais
quand Yoko finit par découvrir le secret de celui qu'elle venait peu
à peu de considérer comme son potentiel petit-ami, elle a une
réaction de rejet très brutale qui blesse énormément Masahiko et
le pousse à surjouer de sa masculinité en toutes occasions pour
compenser. A ce rythme, le film est fichu si son ''héroïne''
principale refuse de se comporter plus décemment, mais c'est surtout
la relation naissante entre Yoko et Masahiko qui prend sérieusement
du plomb dans l'aile. Toutefois, il se pourrait qu'avec l'aide de
Shion, une fois n'est pas coutume, la situation puisse s'arranger en
faveur du malheureux cousin... à condition que le principal
intéressé ne commette pas d'autre gaffe qui entraînerait un
quiproquo malavisé ! Plus facile à dire qu'à faire, surtout
quand le mauvais sort et le hasard s'acharnent...
---
Second
tome de cette série incroyable de Tsukasa Hojo que je ne connaissais
pas du tout et dont je découvre chaque mois la saveur toute
particulière d'un humour bien dosé, assez gras il est vrai mais
terriblement entraînant ! L'auteur parvient toujours à créer
des situations très complexes pour y fourrer son personnage central
et le lectorat prend un malin plaisir à le voir déraper avant
d'être sauvé de justesse par la malicieuse et mystérieuse cousine
Shion.
Il
y a aussi des passages beaucoup plus sérieux, notamment à partir du
moment où Masahiko se questionne véritablement sur son attitude et
sur la façon dont il considère les membres de sa nouvelle famille.
Tante Yukari aura également droit à un beau moment très
philosophique en allant retrouver d'anciennes camarades de classe et
en découvrant l'atroce réalité d'une vie de femme battue et
malheureuse en amour... même Sora, l'incorrigible gaffeur
rentre-dedans, se montrera sous un nouveau jour assez mélancolique
quand on apprendra que Shion grandit décidément très vite et
devient une véritable femme. L'amour d'un père pour sa fille...
Mais
bon, rassurez-vous l'essentiel du tome est quand même sacrément
drôle, je ne me suis jamais autant amusé et esclaffé en lisant un
manga je crois bien, le tout avec une atmosphère vraiment bon enfant
qui fait passer sans aucun problème les éventuels moments gênants
ou trop sérieux. Ne manquez pas le mois prochain la lecture du
troisième tome, on arrivera alors au quart de la série et vue la
façon dont les choses évoluent à toute vitesse pour les
personnages, on a encore de belles surprises devant nous !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !