vendredi 10 décembre 2021

La V.O. du vendredi n°192 : Elektra - Always bet on Red (Marvel - Septembre 2017)


Alors qu'elle prend une pause bien méritée dans sa vie bien agitée, Elektra Natchios est de nouveau projetée sur une route de sang et de larmes, quand dans un casino de Las Vegas elle décide de prendre la défense d'une barmaid violentée par l'un des vigiles, avec lequel elle a une liaison malheureuse. Ce qu'Elektra ignore à ce moment, c'est qu'en se manifestant elle vient d'attirer l'attention d'un bien plus gros poisson, nul autre que l'assassin dément et fantasque Arcade, qui possède ledit casino et compte bien qu'Elektra rejoigne sa clique de gré ou de force !


Entraînée malgré elle dans une véritable tuerie organisée pour le seul plaisir de quelques riches parieurs, l'assassin-ninja va devoir survivre à toute une série d'épreuves désignées comme des niveaux d'un jeu-vidéo très immersif et surtout très dangereux, où chaque faux pas déclenche une mort douloureuse et expéditive. Traquée ainsi que d'autres participants malchanceux par Screwball et sa nouvelle équipe sur-médiatisée de tueurs du monde virtuel, Elektra ne réussit à sauver personne d'autre qu'elle-même, mais c'était bien là le principe !


Et tandis qu'Arcade et Screwball pulvérisent les records d'audience et engrangent de véritables fortunes grâce à ce Battle Royal virtuel, Elektra prépare tout de même sa revanche et ça risque de faire très mal ! Quand la belle mais mortelle ninja décide de frapper, rien ni personne ne peut plus l'arrêter, et elle va se frayer un chemin de sang et d'os bien réels jusqu'au maître du jeu en personne, qui n'aura plus pour se sauver que la vérité et une part de chance, encore une fois. Désormais en possession d'une information cruciale sur la pègre de New York, Elektra reprend son voyage pour rentrer dans la ville qui ne dort jamais, bien décidée à mettre un terme définitif aux agissements de ceux qui ont permis à Arcade de faire recette.


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Si cette lecture vous intrigue, c'est pour plusieurs raisons sans doute, à commencer par sa brièveté. Seulement cinq chapitres, un tome unique qui n'en appelle aucun autre par la suite, et de l'action à revendre pour des pages qui s'enchaînent et un rythme fou qui ne vous laissera pas de temps mort. Du reste, pas le temps pour un temps mort de toute façon puisque tout va à cent à l'heure et que les quelques lignes de dialogues ne ralentissent même pas le déroulé de l'action principale.


On doit cette courte série datée de 2017 à l'auteur débutant Matt Owens et aux dessinateurs Juann Cabal et Martin Morazzo (dans un style assez proche de celui de Juan José Ryp d'ailleurs). A eux trois ils offrent donc à Elektra un énième retour sur scène, qui n'a plus rien à voir avec l'aventure précédente dont nous avons déjà parlé ici il y a peu. On n'y reprend aucun des éléments laissés en suspens à l'époque, et c'est au lecteur d'essayer de raccrocher les wagons du mieux possible pour tenter de deviner ce qu'il a bien pu se passer entre deux séries et histoires.


La suite n'est apparemment pas encore de mise en version album relié/broché, donc nous arrêterons ici notre exploration de la vie d'Elektra Natchios. De ses tous débuts dans les pages du Daredevil de Frank Miller dans les années '80, jusqu'à ses aventures en solo de nos jours qui ne nous le cachons pas sont un rien moins intéressantes il faut bien le dire, nous avons vu ce personnage évoluer et prendre des directions parfois contradictoires d'un auteur à un autre. J'espère que les prochaines fois seront recentrées sur l'essentiel du succès de la belle ninja, avec peut-être Matthew en co-vedette !

samedi 4 décembre 2021

Doomsday Clock (Urban Comics - Octobre 2020)


Plusieurs années après avoir sauvé le monde d'un holocauste nucléaire grâce à un plan tordu de sa conception, Adrian Veidt est de nouveau sous le feu des projecteurs. Recherché par toutes les puissances de la planète, il est acculé et publiquement accusé d'avoir provoqué des millions de morts lors de la fausse incursion de New York en 1985. Mais alors qu'il est sur le point d'être arrêté, celui qui s'est nommé Ozymandias opère un nouveau plan désespéré : retrouver la trace du Docteur Manhattan dans l'univers où celui-ci s'est réfugié, laissant derrière lui un monde à l'agonie.


2017, au sein de l'univers que nous connaissons le mieux. Ozymandias et ses émissaires sont arrivés dans une réalité qu'ils ne connaissent pas, mais où tout semble indiquer que le Docteur Manhattan s'y trouve également. C'est une réalité remplie de héros et de vilains bariolés, de super-pouvoirs et de créatures étranges aux capacités hors du commun, un univers de merveilles et de mystères. Là, Ozymandias en est persuadé, Manhattan a trouvé refuge et se dissimule quelque part, présidant à la destinée de toute une dimension. Maintenant, le plus dur reste à faire : le trouver, et le convaincre de revenir avec lui dans leur propre univers afin de sauver la situation une fois de plus avant qu'il ne soit définitivement trop tard.


Après avoir contacté Batman et Lex Luthor, les aiguillant chacun sur une voie bien précise, Ozymandias met son plan à l’œuvre. Ce qu'il ignore encore, c'est que ce nouvel univers va le changer lui aussi en profondeur et lui apprendre des secrets qu'il n'aurait jamais pu envisager seul. Alors que ce monde s'embrase suite à une profonde crise de confiance envers ses héros, peut-être manipulés par les gouvernements, un dangereux compte à rebours est lancé, et l'horloge repart de plus belle. Cette fois, c'est rien moins que l'anéantissement du multivers tout entier qui représente le point fatidique de non-retour, selon la position que choisira d'adopter le Docteur Manhattan quand le moment viendra. Mais même lui, malgré ses pouvoirs incommensurables, ignore tout de cet avenir.


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Deux mondes, deux crises bien distinctes mais qui se rejoignent autour d'un point culminant, et des milliards de vies en jeu. Tout heureux que je sois d'avoir enfin réussi à lire jusqu'au bout cet imposant récit, je ne souhaite pas cependant vous en divulguer tous les tenants et aboutissants comme je le fais d'ordinaire, parce que comme pour Watchmen en son temps, ça gâcherait tout le plaisir de la découverte et de la compréhension quand le rideau tombe enfin. Je vous invite donc à faire votre propre lecture et à forger votre propre opinion.


La mienne est qu'il s'agit ici de l'un des travaux les plus singuliers et impressionnants de Geoff Johns, dont l'écriture ciselée parvient sans grand mal à se hisser presque au niveau de l'original. Comme pour Watchmen, dont c'est la suite inavouée mais clairement assumée, Doomsday Clock bénéficie de plusieurs niveaux de lectures et d'une portée juste phénoménale dans l'ensemble de l'univers DC. Car c'est bien de celui-ci qu'il s'agira la plupart du temps : les personnages d'Alan Moore sont transportés dans l'univers DC de l'époque Rebirth, subissant les contrecoups de plusieurs réécritures et avançant tout droit vers un avenir des plus chaotiques.


Au centre de la tempête, il y a deux hommes : le Docteur Manhattan, et bien évidemment Superman. Les deux sont amenés à se rencontrer à un moment crucial, décisif, et peut-être même à se confronter jusqu'à destruction complète du multivers. Les travaux de nombreux auteurs clés de DC sont exploités ici, comme Grant Morrison ou encore Scott Snyder, sans oublier Johns lui-même bien entendu. Aidé au dessin par Gary Frank, le scénario nous propose de suivre une enquête plutôt intimiste dans un premier temps, reprenant même les temps forts de l’œuvre originale en les rejouant la sauce DC, puis qui s'emballe jusqu'à un déferlement de puissances et de périls mortels à l'échelle de tout un univers, voire de plusieurs, avant de trouver sa résolution de nouveau dans les actes d'un être bien précis.


Si vous pensez être largués avec ce résumé et cette courte analyse, ce n'est pas grave. Sachez qu'il n'y a absolument pas besoin d'avoir lu tous les travaux des auteurs que j'ai cité ici. Ayez simplement connaissance de Watchmen, des New52 et de DC Rebirth, et ça ira je pense. De toute manière l'éditorialiste d'Urban vous offre un rapide topo au début de cet album, remettant tout dans le bon contexte et rappelant les quelques éléments vraiment essentiels. Il n'y a plus qu'à vous lancer.


Alors au final, est-ce que Doomsday Clock aura une incidence majeure sur l'évolution des titres DC dans un avenir proche ? Ce qui est sûr, déjà, c'est que l'accouchement de cette histoire a été des plus difficiles voir incertains, le projet ayant rencontré plusieurs obstacles et retards avant d'être enfin complet. Le présent du récit se place en 2017, en pleine présidence de Donald Trump (même s'il n'est jamais nommé ni montré), et nous offre un portrait assez bluffant de notre monde à travers le prisme de l'univers DC Comics et de ses héros. On reconnaîtra sans aucun problème certaines grandes problématiques de notre temps, ainsi que certains politiques clairement identifiés eux, mais ce qui marque le plus c'est la résonance de toutes ces crises avec celles du passé, qu'elles soient fictives ou bien réelles. Il y a beaucoup de messages à faire passer à travers Doomsday Clock, pas seulement le traditionnel espoir inébranlable incarné par Superman.


Au travers de cette relecture quasi complète de l'histoire de DC et de ses plus grands héros, y compris dans la gamme Vertigo, Geoff Johns nous livre surtout un témoignage de son amour inconditionnel de cet univers, de ces univers devrais-je dire, et il pousse le vice jusqu'à proposer des ponts vers d'autres éditeurs et donc d'autres multivers ! Si la ligne éditoriale de DC a depuis préféré donner suite aux projets de grande envergure de Scott Snyder, au travers des séries New Justice et Batman Metal notamment, je pense vraiment que l'autre ligne que représente Doomsday Clock vaut la peine d'être conservée quelque part. Qui sait, si même le Docteur Manhattan est incapable de voir l'avenir, peut-être qu'il nous sera encore réservé de belles surprises dans les années futures...


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

 

vendredi 3 décembre 2021

La V.O. du vendredi n°191 : Elektra tome 2 - Révérence (Marvel - Avril 2015)


Faisant désormais équipe avec Cape Crow et son fils Kento, Elektra est pourchassée littéralement à travers toute la planète par tout ce que la Guilde des Assassins peut envoyer à ses trousses. Tout ce que le monde compte de psychotiques costumés prêts à se faire de l'argent en se salissant les mains, tout ce beau monde traque et combat le trio sans répit ni repos. La bataille décisive se jouera face à quatre des membres de la Société du Serpent, dans les ruines d'une ancienne cité des Inhumains. Elektra parviendra sans grande peine à les mettre à terre, mais ses protégés seront menacés par une vieille connaissance pratiquement revenue d'entre les morts : Lady Bullseye, dont le désir de vengeance est décuplé par la rage et les nouveaux pouvoirs dont elle dispose grâce aux bons soins de la Guilde.


L'affrontement sera cependant de courte durée car même avec ses pouvoirs Lady Bullseye n'est psychologiquement pas de taille face à quelqu'un comme Elektra Natchios. Mais il est cependant clair pour tout le monde maintenant que les choses ne peuvent plus durer ainsi. Elektra doit porter le combat jusqu'au cœur de la Guilde si elle veut y mettre fin à sa façon. A la Nouvelle Orléans, siège historique des Assassins, Elektra transmettra dans un bain de sang son message, qui sera entendu. Le défi est lancé, et à présent notre assassin rebelle doit retrouver un autre vieil ennemi pour lui arracher le secret de la localisation du chef suprême de la Guilde. Il est grand temps d'aller retrouver le seul et unique Bullseye dans sa prison de chair et d'os.


Détenu par le S.H.I.E.L.D. qui espère pouvoir le retaper suffisamment pour lui permettre d'être jugé pour ses crimes et condamné en conséquence, Bullseye est dans un état catatonique dont il ne parvient pas à sortir, piégé dans son propre corps immobile, l'esprit en vrac. Elektra affrontera plusieurs agents avant d'atteindre sa cible, mais elle fera ensuite face à des envoyés de la Main, qui maîtrisent à présent une forme de magie très ancienne et terriblement puissante. La Main veut s'emparer de Bullseye pour qu'il devienne son nouveau maître, et les guerriers sont prêts à mourir pour lui, lui vouant un culte sans limite. Laissant s'échapper les meneurs du groupe d'assaut avec sa proie, Elektra décide d'employer elle aussi les grands moyens avant d'être distancée.


Ayant recours à un antique rituel de magie noire consistant à dévorer le cœur d'un dragon, Elektra retrouve les agents de la Main alors qu'ils sont sur le point de restaurer le corps de Bullseye. Tournant les pouvoirs de la Main à son avantage, Elektra parvient à vaincre toute l'escouade et même à leur laisser un petit message sanglant en échange de Bullseye. L'esprit du criminel livre alors tous ses secrets à notre anti-héroïne, qui réussit à l'atteindre au plus profond de sa démence grâce aux pouvoirs télépathiques de Kento. Lui arrachant enfin la localisation du chef de la Guilde des Assassins, Elektra reprend sa quête sans se douter qu'elle va tomber tout droit dans la gueule du loup.


En effet, la tête pensante de la Guilde est parfaitement au courant de l'arrivée d'Elektra sur son territoire, ainsi que de ses moindres faits et gestes, et pour cause c'est elle qui les a provoqué en grande partie ! Se révélant avoir l'apparence d'une enfant et dotée de très grands pouvoirs psychiques, la cheffe de la Guilde des Assassins voulait qu'Elektra arrache Bullseye au S.H.I.E.L.D., et que la Main s'empare de lui ensuite pour le ramener parmi les vivants. Mais ce qu'elle n'avait pas prévu, en revanche, c'est que Bullseye tenterait de la doubler ensuite pour prendre le contrôle à la fois de la Main et de la Guilde ! Le combat dans une ruelle sordide de Jakarta prend une mauvaise tournure, jusqu'au tout dernier moment quand Elektra, pour ainsi dire sur le seuil de la mort, parvient une fois encore à déjouer le Destin et à prendre l'ascendant sur son ennemi en lui infligeant un sort peu enviable. Mais elle doit maintenant faire un choix : tuer Bullseye ou sauver la vie de l'enfant qui dirigeait la Guilde, en échange d'une ultime faveur.


Désormais grabataire mais toujours aussi dangereux, Bullseye se retire en vitesse avec l'aide des soldats de la Main, et nul doute qu'on le reverra un jour prochain tenter de se venger encore une fois. Pour l'heure, Elektra est soignée en urgence de ses blessures et obtient la faveur qu'elle demandait en échange de son aide inespérée : elle possède maintenant à elle seule la direction de la Guilde des Assassins, et elle compte bien s'en servir pour traquer ses ennemis et asseoir sa réputation une bonne fois pour toutes. Qu'on se le dise, il vaut mieux faire partie des très rares protégés d'Elektra Natchios que de ses adversaires, encore plus aujourd'hui !


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Voilà qui met fin à cette courte série en seulement deux tomes, signée toujours par W. Haden Blackman et magnifiquement mise en images par Michael del Mundo pour l'essentiel, aidé cette fois-ci d'Alex Marquez pour les premiers chapitres de ce dernier tome.


On garde les points forts du début de la série, à savoir le graphisme rappelant beaucoup les œuvres de Bill Sienkiewicz et l'histoire vraiment centrée sur quelques personnages seulement, et on y rajoute ici un rythme complètement fou et de l'action en pagaille. Le résultat est vraiment scotchant, on prend plaisir à tourner et admirer chaque page quel que soit l'artiste, et ce voyage tout autour du monde prend une toute autre dimension quand on découvre enfin quel était le plan tortueux mené depuis le départ.


J'ignore totalement si cette série de 2014 a eu un impact dans le reste de l'univers Marvel à l'époque, mais j'imagine qu'avec Bullseye à la tête de la Main il y aura des répercussions intéressantes, au moins pour Daredevil ou Elektra encore. De même, je ne sais pas du tout ce qu'il faut lire juste après le onzième et dernier chapitre, simplement que la prochaine apparition en solo du personnage d'Elektra Natchios ne se fera pas avant 2017 et une nouvelle et très courte série contenue en un seul et même volume, que nous découvrirons la semaine prochaine !


Ainsi, si vous êtes tentés par le fait d'en apprendre davantage, je vous invite à vous renseigner de votre côté et à toujours vous faire votre propre avis, sur la V.O. comme pour la V.F. évidemment. Encore une petite semaine et nous en aurons terminé avec l'exploration de la carrière prolifique de ce personnage féminin fort et toujours aussi intéressant quelle que soit la plume présidant à ses aventures.

samedi 27 novembre 2021

La V.O. du vendredi n°190 : Elektra tome 1 - Bloodlines (Marvel - Novembre 2014)


Elektra Natchios fait son grand retour dans le monde des affaires, en se présentant à l'autorité responsable de la Guilde des Assassins, à New York. Remettre les pieds dans cette ville, même sans la présence de Matt Murdock, lui fait toujours du mal, mais rien qui ne puisse se contrôler. De plus, le prochain contrat qu'elle va accepter risque de lui prendre tout son temps et toute son énergie, donc pas le moment de penser au passé.


La Guilde engage Elektra pour traquer et ramener VIVANT un ancien assassin professionnel, simplement connu sous le nom de Cape Crow. Il aurait disparu des années auparavant, après avoir laissé quatre des meilleurs assassins au monde pour morts sur la banquise. Évidemment, il n'avait jamais rencontré Elektra avant cela, et l'affrontement risque bien d'être titanesque. Toutefois, l'étrangeté de la consigne, ramener Cape Crow en vie et non froidement exécuté comme le veut la tradition, pousse notre tueuse à se poser quelques questions.


Cependant, elle ne sera pas la seule sur les traces de Cape Crow. Sur l'Île aux Monstres, Elektra croise le chemin du mutant Scalphunter et de sa partenaire Lady Bullseye, eux aussi courant après la prime mirobolante promise pour la capture de la cible. Mais même eux ne seront pas de taille quand surgira la nouvelle menace, une créature de forme humaine issue des plus profonds cauchemars, dévorant la chair de ses victimes pour s'emparer de leurs talents et souvenirs.


Alors que la chasse se poursuit autour du monde, Elektra apprend que la prime est totalement bidon et que le commanditaire n'est autre que le propre fils de Cape Crow, Kento, qui veut seulement retrouver son père et garantir leur survie à tous les deux en échange de tous ce qu'ils possèdent, technologie argent et savoirs. Même si elle devrait se sentir trahie, Elektra accepte le nouveau marché au su de la Guilde, car n'aurait-elle pas fait de même pour son propre père en son temps ?


Après une confrontation sous-marine face à leur poursuivant Bloody Lips, Elektra et Kento retrouvent enfin la trace de Cape Crow en Arctique. Malheureusement le monstre les a aussi suivi jusque là, surmontant une épreuve de mort subite, et s'acharnant à combattre Elektra pour la dévorer ensuite et s'approprier tout ce qu'elle fut. Seulement, en goûtant son sang, c'est la surcharge mentale qui l'assaille et Bloody Lips ne parvient plus à sortir de la tourmente. Il sera laissé pour mort au fond d'un ravin, tandis que Kento dévoile des pouvoirs mentaux assez intéressants. Cape Crow accepte le marché proposé par son fils, et Elektra décide de les protéger tous les deux jusqu'à ce que la Guilde soit satisfaite et accepte de son côté de cesser sa vendetta. Mais il y en a encore une qui n'est pas prête à renoncer... Lady Bullseye a une dette de sang envers Elektra, et elle compte bien l'effacer au plus vite !


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Voilà ce que l'on peut dire de ce premier tome de la série Elektra de 2014, sous l'ère ''Marvel Now!'' et la supervision du scénariste W. Haden Blackman, avec des dessins de Michael Del Mundo dans un style faisant la part belle au graphisme assez spécial et éthéré que l'on peut comparer à ce que Bill Sienkiewicz avait livré sur le personnage du temps de Frank Miller. En clair tout est un jeu de couleurs pastelles, les cases interagissent entre elles tout au long des pages et la frontière entre la narration et l'action elle-même demeure assez floue, finalement tout comme l'esprit de notre anti-héroïne.


Ici c'est une fois encore une histoire centrée sur une mission à accomplir pour un commanditaire, une cible à abattre que l'on doit au final protéger des autres menaces après elle. Un scénario somme toute assez classique dans le milieu des récits d'assassins et de contrats à remplir, et même si je ne me suis pas ennuyé durant ces cinq chapitres je suis quand même resté sur ma faim, j'espère que le graphisme ne sera pas le seul vrai intérêt de la série. Elle ne compte que deux tomes en tout, j'ignore si c'est par manque de succès ou par volonté éditoriale supérieure à l'époque chez Marvel. En tout cas, le second tome promet d'être épique puisque maintenant Elektra est pour ainsi dire seule contre tous et devra survivre avec ses protégés jusqu'au bout !


Détail intéressant aussi, les chemins empruntés par Elektra et par son grand adversaire du moment Bloody Lips se croisent souvent tout en demeurant parallèles au sein de la narration, les deux voies se répondent et se reflètent, encore une fois principalement grâce au graphisme et à son découpage si particulier. Espérons donc que le même soin sera apporté pour la suite et fin de cette intrigue !

jeudi 25 novembre 2021

Family Compo tome 11 (Panini Manga - Janvier 2020)


Shion et Masahiko viennent de surprendre Kaoru en train de chanter dans la rue avec un groupe de musiciens aveugles, qui se débrouillent par ailleurs très bien. Mais Kaoru refuse d'en parler et disparaît après la représentation, forçant ainsi les deux cousins à discuter avec les musiciens pour en apprendre davantage.


Et ce qu'ils vont découvrir ira bien au-delà de ce qu'ils pensaient : Kaoru faisait autrefois partie d'un vrai groupe de musique, prêt à connaître une belle ascension, mais a tout plaqué quand son père, M. Tatsumi, s'en est mêlé et a proposé de faire tout son possible pour accélérer les choses. Refusant de devoir son succès au piston et aux méthodes peut-être douteuses de son père, Kaoru n'a plus fait parler de lui depuis dans le monde musical, enfin jusqu'à ce que Shion et Masahiko ne le surprennent donc en pleine rue avec ses nouveaux musiciens...


Ni une ni deux, c'est toute la famille Wakanae qui se retrouve sur le front pour tenter de convaincre Kaoru d'accepter son talent et de faire ce qu'il veut réellement ! De son côté, persuadé que son père est encore derrière tout ce bazar, Kaoru rédige une lettre à l'intention de son établissement scolaire afin de cesser tout bonnement ses études, histoire de contrarier davantage M. Tatsumi et de lui envoyer un message clair : ne pas se mêler des choix de sa fille !


Mais grâce à maître Sora, Tatsumi découvre lui aussi finalement le talent réel de Kaoru et, après une discussion mouvementée, accepte de la laisser faire ses propres choix et ses propres essais dans le monde de la musique, sans chercher à intervenir, du moins tant que Kaoru accepte de son côté de poursuivre ses études au moins jusqu'à la fin du Lycée. A part pour Sora qui se retrouve avec un joli bleu et des planches en retard à l'approche de la deadline, tout s'est mieux passé que prévu !


Ce ne sera pas aussi simple avec Yoko. La petite-amie de Masahiko décide en effet de regagner l'auberge de campagne située non loin de Tokyo où elle a grandi et où son père est décédé, tandis que sa mère en poursuit seule la gestion depuis. Une histoire assez triste et qui érige un mur entre la mère et la fille, la première voulant absolument que la seconde reprenne l'auberge au plus vite pour maintenir la tradition familiale.


Shioya, l'alter-ego de Shion quand elle décide d'être un jeune homme, refait alors surface pendant le séjour à l'auberge, car oui les deux cousins se sont bien évidemment embarqués dans cette nouvelle histoire de famille ! N'hésitant pas à exprimer ce qu'il pense, Shioya fait forte impression auprès de la mère de Yoko, qui paraît pensive et semble accepter l'idée de réfléchir davantage aux volontés de sa fille concernant son avenir.


Cependant, rien n'est jamais facile et la mère de Yoko fera un malaise alors qu'elle s'explique avec sa fille, forçant cette dernière a prendre les commandes de l'auberge durant toute une journée pour la remplacer le temps qu'elle se remette d'aplomb, ordre du médecin. Shioya et Masahiko feront également leur part des corvées dans la gestion de l'auberge, jusqu'à épuisement s'il le faut ! Au final, la tension entre Yoko et sa mère baisse d'un cran, mais la fille refuse toujours de succéder à la mère, du moins en apparences. Peut-être que des séjours répétés au sein de l'auberge de famille lui changeront les idées, à la longue...


Enfin, les études reprennent sur le campus alors que le mois de Mai avance. Shioya provoque Ejima en duel de boisson durant une soirée dans le bar d'hôtesses travesties où travaille à mi-temps la nouvelle recrue du club, le sympathique mais très insistant Nishina. Celui-ci a le béguin pour Masahiko, de façon très claire et ouverte, ce qui n'est pas forcément pour plaire à l'intéressé. Nishina tente tout ce qu'il peut pour se rapprocher de l'homme de ses rêves, mais rien n'y fait Masahiko reste inaccessible. Pendant ce temps, Shioya échappe de justesse aux soins attentionnés des hôtesses, tandis qu'Ejima lui risque bien de passer à la casserole une fois encore.


Au sein de la fac, les clubs de cinéma et de théâtre vont tenter d'opérer un rapprochement le temps d'un projet commun, un accord gagnant-gagnant pour tout le monde d'après Ejima, qui n'a en réalité qu'une idée en tête : retrouver la mystérieuse beauté insaisissable sur laquelle tout le monde fantasme depuis la cérémonie d'ouverture en début d'année. Ce qu'il ignore, c'est que cette beauté n'est autre que Shion, qui sur le campus reste sous son apparence de Shioya. La jeune femme qu'a repéré Ejima ne peut donc pas être la même qu'au début de l'année... un mystère sur lequel Shion va enquêter, entraînant bien sûr Masahiko à sa suite.


Mais quand Shion se retrouve devant la belle inconnue, c'est une révélation : il s'agit en effet ni plus ni moins que du premier amour de Shion en tant que garçon, à l'époque du CE2. Devenue une jeune femme de toute beauté mais toujours aussi simple et adorable, Ai Asagi garde elle aussi une place toute particulière pour le souvenir du jeune Shioya dans sa mémoire. Séparés durant leur enfance suite au déménagement d'Ai, les deux trublions se retrouvent enfin sur le campus de l'université. Seulement, Shion refuse de se comporter gentiment avec Ai, même en présence de Masahiko à qui elle a pourtant tout expliqué en se confiant le soir venu. Se pourrait-il que les sentiments de Shioya soient toujours présents quelque part, ravivés par ces retrouvailles ainsi que la douleur de la séparation ?


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Avant-dernier tome de la série de Tsukasa Hojo, dans lequel on notera donc la présence de trois histoires principales si l'on excepte la soirée au bar des hôtesses. Les personnages les plus mis en valeur ici seront Kaoru, Yoko et enfin Shion à nouveau. Normal me direz-vous, puisque la belle cousine de Masahiko fait partie intégrante de l'intrigue principale de la série, mais pour Kaoru et Yoko ça fait vraiment plaisir de les revoir et surtout de savoir que leurs arcs respectifs vont bientôt se conclure, si ce n'est pas déjà fait ici.


Que vous dire de plus à part que si vous n'aviez toujours pas sauté le pas depuis Janvier que je vous parle de cette série, il serait plus que temps de le faire maintenant qu'il ne reste plus qu'un seul tome à vous présenter ici !! Toutes les questions trouveront-elles des réponses adéquates ? Est-ce que le mystère de Shion sera enfin éclairci aux yeux de son cousin ? Et Masahiko va-t-il conclure un beau jour avec Yoko sans ambiguïté ? Vous le saurez peut-être en nous retrouvant d'ici Décembre pour le dernier tome de Family Compo !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 24 novembre 2021

DC Poster Portfolio - James Jean (DC Comics - Juillet 2020)


Bonjour à toutes et à tous, vous connaissez la chanson désormais, nouvelle dizaine d'articles passée et donc nouvel artbook à vous présenter ! On retourne du côté de DC avec un nouveau Poster Portfolio, vous savez comme je les aime. Ce sera cependant le dernier avant un bon moment je le crains, du moins présenté ici et venant de moi.


Aujourd'hui nous nous attaquons à un artiste très particulier, James Jean, qui dans ce portfolio nous présente surtout des illustrations de couverture datées des années 2000, donc de la dernière décennie de l'ère Classique de DC.


Vous y trouverez notamment pas mal d'illustrations de la troisième Batgirl, Cassandra Cain il me semble ; et autour du personnage de Green Arrow et sa présence auprès des Teen Titans de l'époque. La couverture du portfolio vous présente Batgirl aux prises avec Poison Ivy dans un motif floral qui revient assez souvent.

 


 

On peut déceler les influences du monde de la mode et de l'Art Nouveau dans plusieurs de ces grandes illustrations, mais on notera surtout un trait assez doux et une nette préférence pour les héroïnes possédant des formes pertinentes et harmonieuses, loin des canons du genre super-héroïque que l'on trouve bien souvent chez les autres artistes. Ici James Jean nous offre certes des filles minces, mais toutes en proportions bien humaines, plutôt adolescentes même, ce qui correspond tout à fait aux caractéristiques des personnages que l'artiste a eu à représenter au cours de sa carrière.



 

Pour les curieux, James Jean semble aussi avoir bossé sur des couvertures pour la série Fables que l'on ne présente plus aujourd'hui tant elle est devenue une référence dans son domaine. Malheureusement, aucune n'est présente ici.


 


Ayant œuvré notamment sur les sagas No Man's Land ou encore War Games et War Crimes, James Jean a accompagné les différents alliés de Batman durant presque dix ans de vie éditoriale, à la fin de l'ère Classique juste avant les New52. Son style est certes daté par rapport à ce que l'on trouve depuis lors, mais il reste marquant par le choix d'une harmonie des formes et des couleurs et une douceur omniprésente dans les traits même sur des couvertures plus centrées sur l'action. De nos jours, James Jean travaille aussi pour des marques comme Prada, parmi bien d'autres tant dans les domaines de la mode que de l'animation.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 23 novembre 2021

Batman : Detective tome 4 - Un coeur hideux (Urban Comics - Janvier 2021)


Alors que Batman retrouve un vieil adversaire en Europe pour régler des comptes et clore le passé pour de bon, à Gotham City la situation s'apprête à chauffer. Double-Face est de retour après une longue période d'absence et il dispose à présent de toute une escadrille à son service, prête à exécuter le moindre de ses désirs. Toujours suivant son propre code, le criminel décide selon sa pièce si son église doit faire le bien ou le mal dans les rues de la ville.


Mais depuis quelques temps le trouble de la personnalité de Double-Face a évolué, le faisant passer de l'état de criminel instable à celui de l'ancien procureur Harvey Dent, sans réel contrôle. Dans un sursaut de lucidité, Harvey demande à Batman de l'aider à lutter contre sa mauvaise moitié avant qu'il ne se produise une vraie catastrophe, mais malheureusement c'est déjà trop tard et Double-Face réapparaît au mauvais moment pour prendre le Chevalier Noir à revers et le retenir captif de son église souterraine.


Ne devant son salut qu'à lui-même et à sa dextérité, Batman parvient à s'extirper du piège et à quitter l'endroit, laissant derrière lui Double-Face et ses sbires. Le détective décide de mener l'enquête plus en profondeur, et finit par découvrir l'horrible vérité en interrogeant l'un des lieutenants de son ennemi. Dent a tenté de se suicider il y a quelques temps déjà, mais s'est raté et une balle est restée logée dans son cerveau, lui causant d'intolérables souffrances. Le Joker est alors apparu pour faire de lui sa marionnette dans le cadre d'une guerre planifiée de longue date face à Batman, avec toute la ville de Gotham comme terrain de jeu.


De son côté d'ailleurs, le Joker vient de tomber après quelques fouilles sur le tombeau des indignes, la cache secrète où la Cour des Hiboux enferme et scelle ses Ergots défaillants. Profitant de l'occasion pour tester un nouveau mélange de sa fameuse toxine, le Joker réveille les cadavres profanés et leur ordonne de livrer bataille en son nom contre la Chauve-souris. L'affrontement qui s'en suit dans les locaux de la police voit Double-Face changer de camp et se rebeller contre le Joker et ses Ergots, juste à temps pour permettre à Batman de retourner la situation à son avantage et, plus tard, de soigner Harvey en lui retirant la balle trafiquée.


Désormais en prison à Blackgate pour purger sa peine, Harvey Dent utilise ses connaissances de la loi et son expérience judiciaire pour aider les détenus à monter leurs dossiers de défense et bénéficier ainsi de meilleures conditions de détention. C'est sa façon à lui de tenter de se racheter, et Batman s'assure que rien ne viendra le déranger. Mais il reste toujours le problème majeur du Joker, qui a déclaré sa grande guerre contre le Chevalier Noir et dont les moyens sont devenus considérables.


Pratiquement isolé ainsi qu'épuisé, Batman doit tout de même lutter corps et âme contre l'étendue de l'influence du Joker sur Gotham, où les scènes de chaos se multiplient à grande échelle. Avec l'aide de Batwoman, les hommes du commissaire Bullock se tirent d'une embuscade mortelle au cimetière, avant que les deux héros n'aillent sauver Lucius Fox et mettre un terme à la production d'armes lourdes dans les locaux de Wayne Enterprises. Enfin, il faudra que Batman prenne le temps d'enquêter sur de soudaines disparitions de citoyens dans les rues, attirés dans les égouts par Killer Croc et sa nouvelle bande de mutés. Exposés à des substances hautement toxiques, ces derniers sont en danger de mort si rien n'est fait pour les soigner, mais il faudra d'abord passer sur le corps de Croc pour ensuite faire enfermer tout ce beau monde à Arkham. En s'y prenant bien, Batman pourrait même gagner un nouvel allié dans cette guerre infernale...


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Le moins que l'on puisse dire sur ce quatrième tome de la série parallèle tenue par Peter Tomasi, c'est qu'elle dépote sérieusement ! Bourrée d'action et de rebondissements, Detective Comics est devenue LA référence de la bat-family et le meilleur soutien qui soit pour la série principale de James Tynion IV, en plein Joker War de son côté.


J'ai adoré cette lecture, qui comme je le disais précédemment pour Catwoman permet de se replonger avec plaisir dans l'univers DC par le biais d'histoires sensationnelles autour de son héros le plus marquant. Peter Tomasi va chercher jusque dans les runs précédents de Scott Snyder durant l'ère des New52 des éléments de scénario qu'il combine à merveille pour générer un récit de haut vol dans lequel tout est permis ou presque. On notera bien sûr la présence de dessinateurs de renom à ses côtés pour mettre tout cela en image, comme Kenneth Rocafort ou encore Brad Walker et son Joker vraiment terrifiant.


Un tome essentiellement centré sur Double-Face/Harvey Dent, un personnage vraiment poignant qu'il me tardait de revoir dans les pages d'une bonne série, déchiré comme jamais encore entre ses deux moitiés et livré à une souffrance horrible par un esprit encore plus malade que le sien. Harvey devient même assez touchant les rares moments où il bénéficie de sa lucidité relative, c'est donc une excellente occasion de faire mieux connaissance avec le personnage pour tous les lecteurs qui n'auraient pas le bagage des ères passées. Urban vous mâche même le travail en fournissant un édito retraçant la carrière du vilain depuis sa création en 1942, avec tous les points forts de son évolution tant éditoriale que psychologique. De quoi préparer le terrain avant la lecture de l'album anthologie qui lui est entièrement consacré, Batman Arkham – Double-Face, déjà sorti à ce jour.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 22 novembre 2021

Selina Kyle : Catwoman tome 2 - Loin de Gotham (Urban Comics - Mai 2020)


A Villa Hermosa, c'est la famille Creel qui fait la pluie et le beau temps, aussi bien dans le domaine mondain que dans les cercles criminels. Mais tout cela a bien changé maintenant que Catwoman s'est invitée à la fête et a brisé les liens de pouvoir en place. Raina Creel, cruelle matriarche, a perdu l'un de ses fils et une partie de son visage en cours de route, et elle entend bien se venger au plus vite de la chatte cambrioleuse !


Mais pour le moment, c'est un autre vilain de Gotham qui s'intéresse de près à Selina : le Pingouin, chassé par Batman de ses terres habituelles, est lui aussi en visite à Villa Hermosa avec dans l'idée de s'emparer d'un précieux artefact aux étranges propriétés revigorantes. N'ayant bien sûr pas la moindre envie de se salir les mains, et disposant d'un certain nombre de connexions, Oswald prend contact avec Catwoman pour lui ordonner de voler l'objet pour lui, ce qu'elle accomplit sans grande difficulté malgré les avertissements de la gardienne de l'artefact. Après un dernier petit tour de piste pour faire enrager son commanditaire, Catwoman disparaît et le Pingouin fait de même, ayant obtenu ce qu'il désirait.


Après cette affaire, c'est le retour à la vie normale pour Selina. Préparation de braquages, recrutement d'associés et de petites mains, bref une activité saine dont elle a l'habitude. Mais quand il s'agit de la famille Creel, il faut toujours s'attendre à une petite surprise. Raina Creel est en train de réunir de son côté tous les éléments de sa vengeance future, et pour le moment Selina ne se doute pas le moins du monde de ce qui risque prochainement de lui tomber dessus.


Pour l'heure, Catwoman se démène surtout avec ses apprenties sur le terrain. Les jeunes femmes ont en effet tenté un coup bien trop important pour elles, et il y a eu des dégâts. La police remonte peu à peu la piste, ainsi que les médias, et il faut rapidement intervenir avant que les vrais coupables ne s'en tirent à bon compte. Avec l'aide d'un super-humain bien connu mais tenant à rester discret, ce ne sera pas vraiment un problème !


Enfin, Selina se fait ses propres contacts au sein de la police de Villa Hermosa, par le biais de sa rencontre avec l'inspecteur Dean Hadley qui la surveille étroitement, connaissant sa réputation. Hadley est sur une grosse affaire, une enquête qui lui a pris énormément de temps et de risques, et il ne veut surtout pas que Catwoman apparaisse sur le terrain pour tout faire foirer au moment le plus crucial. Cependant l'inspecteur va rapidement découvrir qu'avoir la belle cambrioleuse dans sa poche peut présenter certains avantages non négligeables quand il s'agit d'approcher les membres de la pègre locale. Une alliance de circonstances, qui durera peut-être quelques temps.


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Second tome de la série signée Joëlle Jones, désormais experte pour tout ce qui touche au personnage de Selina Kyle, Loin de Gotham nous présente deux histoires principales qui ne se rejoignent pas vraiment pour le moment mais auront certainement des répercussions dans le troisième et dernier tome annoncé et déjà paru à l'heure actuelle. A noter que ce tome se déroule à peu près au même moment que la fameuse ''Année du Crime'' annoncée par Lex Luthor, et donc des événements de Justice League – Doom war. Cela explique sans doute l'impression de remplissage que l'on éprouve au bout d'un moment quand le récit part dans des directions inattendues et sans grandes conséquences pour la suite apparemment. Cependant il ne faut jamais jurer de rien, l'avenir nous dira si ces intrigues secondaires trouveront un intérêt, pour l'instant elles permettent surtout d'approfondir les relations de Catwoman avec ses partenaires de voltige, volontaires ou non.


Personnellement je dois dire que ça fait vraiment du bien de lire un bon titre chez Urban, après tous les récents articles sur Panini et les Marvel Omnibus. Retrouver l'univers DC est agréable, surtout par le truchement d'un personnage aussi ambigu mais délectable que Catwoman. Évidemment, ce que l'on attend le plus c'est de la voire côtoyer de nouveau le Batman, mais ce ne sera pas pour tout de suite, d'autant que la Chauve-souris a déjà de quoi s'occuper de son côté avec l'événement Joker War dont nous reparlerons bientôt. En résumé, varier les plaisirs ça a du bon !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

dimanche 21 novembre 2021

X-Men/Avengers - Onslaught (Panini Comics - Octobre 2021)


L'orage arrive.


Depuis plusieurs mois, des installations top-secrètes du programme Sentinelles sont vandalisées et les robots géants chasseurs de mutants disparaissent les uns après les autres sans laisser de trace. Un seul mot permet de débuter une enquête bien complexe, un nom qui apparaît dans tous les fichiers et sur tous les ordinateurs : Onslaught.


C'est à peine suffisant pour donner la chasse, mais il faudra bien s'en contenter. Cable et son équipe, tout juste remis d'une nouvelle tragédie personnelle, entreprennent de remonter la piste de ce mystérieux adversaire qui semble avoir toujours plusieurs coups d'avance sur eux. Pendant ce temps, le Gouvernement Américain au grand complet ainsi que plusieurs investisseurs triés sur le volet sont réunis au sein du Pentagone pour valider ou non un nouveau programme de protection de la population contre les mutants. Nom de code du programme : Opération Tolérance Zéro. Les X-Men essaient bien d'en apprendre davantage mais leur présence est perçue par tout le monde comme une nouvelle preuve que la menace est bien réelle, et bien vite les subventions sont votées.


Ailleurs, sur une plage de Grèce, Nate Grey reprend des forces en compagnie d'une alliée de confiance. Ce rescapé sur-puissant de la réalité alternative où Apocalypse régnait en maître va rapidement découvrir qu'il n'est pas le seul dans cette situation : Holocauste, le propre fils d'Apocalypse dans cette autre réalité, l'a en effet suivi jusque dans la nôtre et l'attaque aussitôt que possible. Holocauste sert un nouveau maître désormais, le fameux Onslaught, et sa mission est de lui ramener Nate quoi qu'il en coûte. Le combat fera de nombreuses victimes collatérales et le vilain repartira bredouille, du moins pour le moment. Nate sait désormais qu'on le recherche et qu'il est, lui aussi, au centre de toutes les attentions.


Jean Grey, elle, s'évertue à maintenir une certaine cohésion au sein des X-Men et de l'Institut Xavier, malgré les drames qui se sont récemment accumulés. Profitant d'un instant de faiblesse de sa part, le mystérieux Onslaught se matérialise dans son esprit et l'entraîne avec lui sur le plan astral, où il entend faire d'elle sa nouvelle arme dans la grande guerre qui s'annonce. Jean parvient néanmoins à résister et à regagner son corps, avec une précieuse information sur l'ennemi : il est déjà parmi eux ! La venue du Fléau à l'Institut, cherchant à briser un blocage mental qui l'empêche de visualiser Onslaught depuis leur premier affrontement, va déclencher les hostilités générales.


La révélation tombe comme un couperet, avec la même violence et la même cruauté. Onslaught n'est autre que le Professeur Xavier, du moins la matérialisation de ses plus noirs aspects, ses peurs, sa rage et sa frustration, mêlées à celles de Magneto depuis un certain temps. Ayant grandi dans l'ombre, patiemment, et ayant affûté ses talents, Onslaught est aujourd'hui prêt à se montrer au grand jour et à réclamer la place qui lui revient de droit selon lui, celle de leader incontesté de l'espèce mutante toute entière vers un avenir suprémaciste. Les X-Men, atterrés et pour certains brisés, vont tenter une riposte et se faire laminer par l'adversaire, qui connaît toutes leurs faiblesses et qui sait exactement comment les exploiter. De plus, le propre pouvoir psionique d'Onslaught est plus que suffisant pour lui permettre de vaincre à lui seul toute l'équipe, avant de disparaître en les laissant derrière lui. Cependant il lui manque encore quelque chose pour être parfaitement entier, pour exister pleinement sans le truchement de Xavier. Et ce quelque chose, c'est le jeune Franklin Richards, fils de Reed Richards et Sue Storm, probablement l'un des mutants latents les plus puissants au monde.


Alors que nos héros font tout leur possible pour rétablir les communications et avertir leurs alliés du danger, les Fantastiques ouvrent leurs portes à un Charles Xavier venu leur demander de lui confier Franklin pour suivre l'évolution de ses pouvoirs. Devant le refus des parents, Onslaught change de tactique et se manifeste à nouveau pour prendre de force ce qu'il désire le plus. Emprisonnant Franklin dans le plan astral et puisant dans son pouvoir, l'ignoble créature grandit et gagne en puissance à chaque instant. Divisés, les héros ne peuvent empêcher ce qui va suivre...


Une armée de robots Sentinelles fond soudain sur la ville de New York et l'isole totalement du reste du monde, tandis qu'à Central Parc une forteresse immense apparaît par la seule volonté d'Onslaught. Les Avengers, mis au courant de la menace, tentent de former une ligne de défense mais il est déjà trop tard et les dégâts sont catastrophiques. Alors que la situation paraît déjà intenable, Onslaught déclenche une puissante onde électromagnétique qui achève de paralyser la cité et tous ses habitants dans le noir complet, sans la moindre possibilité de rétablir les services cruciaux. La panique gagne rapidement les esprits et c'est là que les Sentinelles attaquent, prenant les humains pour cibles ainsi que toutes les structures de pouvoir au sein de New York. Onslaught savoure son triomphe, mais il recherche malgré tout encore plus de puissance et ne tarde pas à s'emparer de celui qu'il convoitait le plus, Nate Grey, avant de lui réserver le même sort qu'à Franklin. Désormais virtuellement invincible, Onslaught n'a plus besoin de Xavier et laisse les quelques héros rassemblés face à lui l'emporter, privé de ses pouvoirs psychiques. L'ennemi existe maintenant de lui-même, et son prochain coup risque de mettre un terme à la guerre avant même qu'elle n'ait réellement commencé.


Refusant pour autant de céder au désespoir, les Avengers font de leur mieux pour sauver le plus de citoyens possible et les évacuer de la ville avant qu'il ne soit trop tard. Grâce aux scientifiques des différents groupes de héros, il reste peut-être une dernière carte à jouer : un dispositif de blocage d'ondes psi, inventé par Xavier pour le cas où il constituerait lui-même une menace un jour. Iron Man, Mister Fantastique, Giant Man et la Panthère Noire se lancent dans une course contre la montre pour concevoir suffisamment de protections pour tout le monde avant qu'un assaut final ne soit tenté contre la forteresse d'Onslaught, qui vient lui aussi de changer ses plans. Ayant lu tout le récit de la réalité alternative d'Apocalypse dans l'esprit de Nate, il en est arrivé à la conclusion que les mutants ne se débrouilleraient pas mieux que les humains s'ils contrôlaient le monde entier. Il décide donc qu'aucune des deux branches de l'humanité ne survivra à son passage.


Les attaques mentales se multiplient, le QG des Fantastiques est envahi par les cauchemars incarnés par Onslaught pour saper les forces des alliés, et la situation s'aggrave tellement que toute aide est désormais la bienvenue, y compris celle du Docteur Fatalis ! Dans un ultime élan, tous les héros se rassemblent une dernière fois sous la supervision de Captain America et de Cyclope, et l'assaut général est ordonné. Alors que New York est la proie des flammes et que les scènes de carnage se comptent par centaines dans toute la ville, la lutte s'intensifie dans Central Parc. Poussé à bout par cette nouvelle résistance, Onslaught use de tous ses pouvoirs pour matérialiser un nouveau soleil dans le ciel, destiné à consumer toute la planète s'il le faut vraiment. Quelque part en lui cependant, l'équilibre se renverse et ses deux captifs parviennent enfin à s'extirper de son influence néfaste, juste au moment où la dernière charge est lancée. Devenu être de pure pensée, Onslaught se voit assailli par tous les héros non-mutants et son énergie peu à peu divisée entre tous ces esprits sans qu'il ne puisse les arrêter. Il revient enfin aux derniers sur place, les mutants, de fermer la brèche et de détruire une fois pour toutes la menace que leur espèce a généré.


Il se passera encore bien des années avant que les cicatrices ne disparaissent. Le monde s'est vu privé de sa plus grande cité et de ses plus grands héros en l'espace de quelques heures tragiques, et si tout le monde pleure la disparition des Avengers et des Quatre Fantastiques ainsi que de quelques solitaires comme Hulk, l'opinion générale est que les mutants sont la cause de tous ces malheurs et qu'ils doivent payer. La haine des humains envers les mutants n'a jamais été aussi intense, et dans un soucis d'apaisement et d'expiation le Professeur Xavier décide de se rendre aux autorités afin que l'on puisse jauger de la menace qu'il pourrait encore représenter. Si les X-Men dans leur ensemble sont effarés que l'on en arrive là, ils respectent la décision de leur ancien leader et feront profil bas le temps qu'il faudra.


Même si Onslaught n'est plus, le danger n'est pas écarté pour autant. Bastion, le directeur du programme Tolérance Zéro, a obtenu avec cette sombre affaire toutes les autorisations et tous les crédits nécessaires à la réalisation de sa grande croisade contre les mutants. Graydon Creed, candidat favori à la présidence des États-Unis et farouche anti-mutants, rassemble toujours plus d'adeptes et voit son influence grandir de jour en jour à chacun de ses discours sur la perte des plus grands héros de la Terre. Le monde qui se relève de la folie d'Onslaught ne sera pas épargné par de nouvelles tragédies, mais même si les temps à venir sont des plus sombres, il restera toujours de valeureux héros pour lutter envers et contre tout pour la paix et l'équilibre. Hais de tous, rejetés comme jamais, les X-Men devront se serrer les coudes pour affronter l'avenir incertain. Car, ils en sont tous persuadés, il subsiste toujours un espoir quelque part.


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Nous y sommes enfin, la parution de cet énorme omnibus augmenté autour du maxi-événement de l'année 1996 chez Marvel. Pensé au départ comme un event censé rassembler les différentes équipes mutantes de l'éditeur, il apparaît très vite aux créatifs que cette histoire touche l'ensemble de l'univers Marvel et qu'elle aura des répercussions énormes sur tous les plans. 1996, c'est aussi une année noire pour la Maison des Idées, qui passe pas loin de la banqueroute et doit se réinventer de toute urgence. Onslaught est donc le moyen parfait de faire table rase du passé et de tout reprendre à zéro pour les titres les plus populaires, à l'occasion du projet Heroes Reborn qui doit survenir tout de suite après.


Est-ce que la stratégie fut efficace à l'époque, je ne saurais le dire avec exactitude mais le fait est que Marvel est toujours là 25 ans après, en première place de tous les classements au cinéma comme sur papier. Du reste, il ne m'appartient pas de juger les décisions prises à l'époque pour sauver l'éditeur, d'autres que moi sont bien mieux renseignés à ce sujet et je vous invite à chercher par vous-mêmes les informations dont vous pourriez avoir besoin pour vous faire votre propre idée.


Ce que je peux faire en revanche, c'est vous donner une idée de ce que l'on trouve dans cet omnibus massif (plus de 1300 pages, ça pèse son poids !) sorti il y a un bon mois maintenant chez Panini en V.F. Déjà, on compte près de 500 pages de plus que pour la première édition datée de 2006 qui avait inauguré la collection Marvel Omnibus. Vous imaginez donc que le contenu est tout aussi massif que l'objet, et par moments on aurait presque du mal à se repérer. Heureusement les équipes éditoriales de chez Marvel ont arrangé tous les chapitres dans le meilleur ordre possible, afin d'offrir la meilleure expérience de lecture. Panini a simplement traduit tout cela sur le marché français, transposant presque à l'identique le matériel disponible en V.O., même si quelques différences subtiles subsistent.


Concernant l'intérieur, ce qui nous intéresse évidemment avant tout, les différents artistes se sont vraiment donnés comme jamais pour offrir une performance incroyable de bout en bout. Évidemment avec tant d'équipes à gérer et tant de séries à synchroniser autour d'un seul événement, ce qui n'avait jamais été fait avant, il y a quelques couacs repérables comme des tenues qui changent d'un chapitre à un autre, des designs pas vraiment raccords d'un dessinateur à un autre, et même un scénario qui a tendance parfois à se répéter ou au contraire à zapper des détails. Malgré cela, l'expérience de lecture reste très agréable et on dévore cet omnibus en plusieurs heures fiévreuses, parfois plusieurs jours, avec le sentiment de n'avoir rien loupé en refermant l'album pour de bon.


En V.O. comme vous avez pu le constater sur le blog, on dispose de trois albums qui rassemblent les préludes à Onslaught, mais il faut aussi compter d'autres sources venant d'autres séries que les principales mutantes, comme Cable & X-Force par exemple ou encore X-Man. N'ayez crainte, même si nous en V.F. nous n'avons pas eu accès à ces histoires trop nombreuses, Panini nous a fourni dans l'omnibus présent un récapitulatif assez complet de tout ce qu'il manque aux différents albums de préludes parus chez nous, qu'il s'agisse des intégrales annuelles ou d'autres collections. Cela dit, on aurait bien aimé un second omnibus Prélude à Onslaught après celui paru en 2015 et qui aurait pu rassembler toutes ces histoires manquantes sans problème.


Au final, Onslaught a servi à taper un grand coup dans la fourmilière Marvel et pousser les équipes créatives à se renouveler sous peine de disparaître, ce qui n'est pas forcément un mal. Il reste quand même un parfum d'inachevé après avoir terminé cette longue lecture, mais ne vous inquiétez pas tout sera enfin complet quand vous découvrirez en Janvier prochain la suite directe, Heroes Reborn, dans un format omnibus du même gabarit. De là à dire qu'Onslaught n'était qu'une passerelle pour en venir à l'ère nouvelle, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas, en tout cas il me tarde déjà de pouvoir lire la suite, qui promet beaucoup avec le retour chez Marvel de grands artistes des années '90 du calibre de Jim Lee. Je n'en dis pas plus, à vous de découvrir cette merveille !


J'ajouterai simplement, pour conclure un article déjà bien trop long, que lire cette saga était une sorte d'accomplissement en soi pour moi, un succès enfin débloqué après de longues années d'attente et d'incertitude. J'espère que pour nombre d'entre vous cette lecture vous apportera des heures de divertissement et de plaisir, ainsi que de nombreux sujets de discussion par la suite. Panini semble avoir décidé fermement de passer la vitesse supérieure sur la parution de ses omnibus, et je pense que nous n'en avons pas fini avec cette belle collection ni fait le tour de tout ce qu'elle a à nous proposer, loin de là.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

 

samedi 6 novembre 2021

La V.O. du vendredi n°189 : X-Men - Road to Onslaught tome 3 (Marvel - Janvier 2015)


Avec l'aide inattendue du Docteur Strange, Logan et Warren tentent de trouver un remède au mal qui afflige Psylocke depuis son triste affrontement face à un Dents-de-Sabre déchaîné. Toujours entre la vie et la mort, Psylocke se bat de toutes ses forces pour s'en sortir, mais ce sera malheureusement loin d'être suffisant. Nos héros devront pénétrer les secrets souterrains de New York dans les quartiers les plus dangereux afin de découvrir un sanctuaire où réside un pouvoir capable de sauver leur amie avant qu'il ne soit trop tard. Toutefois, une fois rétablie, Betsy et Warren devront avoir une longue conversation seule à seul, afin de redéfinir leur relation.


Puis, alors que tout semblait sur le point de s'arranger, une ancienne menace bien connue des X-Men refait son apparition sur Terre : les Brood ! Ces terribles extraterrestres polymorphes sont cette fois-ci à la recherche de l'une des leurs, une reine qui ne remplit pas ses devoirs selon leur impératrice toute-puissante et qui doit donc être éliminée. Mais quand il s'avère que cette reine dissidente possède un côté humain très développé, la mince frontière entre les ennemis de toujours bascule et il devient bien plus difficile de prendre une décision sur le sort de la renégate. Invariablement, avec les Brood, cela se terminera par une nouvelle tragédie, qui renforcera cependant la cohésion du groupe et de ses alliés humains.


Un autre drame très intime est d'ailleurs sur le point de se jouer, quand le Fauve Noir rescapé secret de L’Ère d'Apocalypse entreprend de remonter le fil de la vie du véritable Hank McCoy dans notre réalité. Son but est d'apprendre à connaître chaque facette de la personnalité du Fauve et d'ensuite le provoquer de façon très personnelle afin de le vaincre et de prendre tout bonnement sa place et son existence au sein des X-Men ! Hank se laisse prendre au piège et ne parvient pas à surmonter son ennemi, qui l'emmure vivant avant de prendre sa vie au sens propre. Tout cela ne serait sans doute pas arrivé si Hank avait été moins obsédé par ses recherches sur le virus Legacy, qui ne progressent pas assez vite à son goût et dont il se sent responsable de la moindre nouvelle victime. Affaibli et presque brisé, qui sait désormais quel sort attend le Fauve ?


Pendant ce temps, Tornade, Wolverine, Cyclope et Iceberg sont soudainement téléportés depuis l'Institut Xavier jusque sur un terrain inconnu où les attend un nouvel ennemi à leur mesure. Alors qu'ils cherchent encore à comprendre comment ils sont arrivés là et ce qu'on leur veut, l'imposant Post tente de les étudier dans les moindres détails et de récolter de précieuses informations avec son équipement implanté, informations destinées à être envoyées à son maître, le terrible et toujours aussi mystérieux Onslaught. Post ira jusqu'au bout pour sa mission et ne pas trahir son maître, mais à présent tous les X-Men savent qu'ils sont surveillés et qu'un dangereux adversaire attend son heure.


Gravement blessé après cette aventure, Bobby se rend dans les locaux de l'entreprise d'Emma Frost, une ennemie très intime, pour la confronter et surtout lui demander son aide ! En effet, incapable de reprendre forme humaine, Bobby est coincé avec sa forme de glace car sa blessure pourrait être mortelle autrement. Si Emma Frost ne perd pas une seconde pour tourmenter encore un peu sa victime préférée, elle saura aussi lui être de bon conseil et lui permettre d'accomplir l'impossible avant qu'il ne soit trop tard.


C'est au tour de Wolverine d'attirer l'attention ! Ayant régressé à un stade animal de prédateur suite à une nouvelle tentative de manipulation de la part de ses ennemis, le mutant griffu est porté disparu mais ses coéquipiers X-Men refusent de l'abandonner à son sort et partent immédiatement à sa recherche, même s'ils devront pour le sauver affronter le courroux d'Ozymandias, le scribe d'Apocalypse, qui croit toujours fermement devoir protéger les secrets de son maître malgré l'annonce de sa disparition récente. Cyclope, en risquant jusqu'à sa vie dans cette histoire, découvrira malgré lui une terrible information qui pourrait tout changer dans un avenir très proche, du moins s'il décide de se confier aux autres. Mais le poids du secret peut être terrible lui aussi...


Ensuite, ce sera un trio très énergique qui tâchera de tout faire pour stopper un train fou en pleine direction de New York. Gambit, Bishop et le Fauve sont dépêchés sur place par le Professeur car le Cerebro détecte de nombreuses traces de vies mutantes à bord du train, mais une fois à l'intérieur nos héros découvrent qu'il s'agit en réalité d'humains que l'on a artificiellement fait muter en horreurs biologiques. Une telle infamie ne pouvait qu'être l’œuvre de Mr. Sinistre, qui malgré l'exploit du trio parviendra à les capturer pour mieux les étudier dans son laboratoire. Sinistre semble en effet très intéressé par les souvenirs que possède Bishop, particulièrement ceux concernant la réalité alternative d'Apocalypse. Le Fauve fait alors tout son possible pour attirer son attention ailleurs avant que l'on ne découvre qu'il est en réalité un réfugié de cette dimension, car il craint plus que tout de redevenir le jouet de Sinistre dans sa nouvelle existence. Finalement, Bishop parvient à se libérer grâce à un subterfuge de Gambit, et Sinistre disparaît sans laisser le moindre doute sur le vibrant intérêt qu'il porte aux souvenirs de cette ère révolue.


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L'album se termine sur un livre de fin d'études, une tradition qui se fait beaucoup aux États-Unis pour les jeunes diplômés. L'occasion pour le lecteur d'apprendre à redécouvrir ses héros préférés au travers de ''photos'' tirées de leurs plus belles années, mais aussi de leurs plus grandes aventures depuis plus de trente ans d'édition. Les meilleurs moments comme les pires seront passés en revue et l'on terminera même avec un émouvant trombinoscope de toutes les recrues des origines jusqu'à ce jour, tout en prenant le temps d'honorer la mémoire des disparus.


Il y a beaucoup à lire et beaucoup à dire sur ce troisième et dernier tome des préludes à l'immense saga Onslaught ; en premier lieu j'attire votre attention sur le sublime chapitre intégralement en noir et blanc à la façon d'un The Crow, où le crayonné a toute sa place et laisse librement parler toute sa force graphique. Il fallait bien ça pour mettre en images et en mots les tourments d'Archangel, d'une façon très poétique que je ne m'attendais pas du tout à trouver dans un comics X-Men de cette époque. Très bonne surprise !


Les auteurs et les dessinateurs font toujours de leur mieux pour raconter leurs histoires et introduire le maxi-événement qui bouleversera à jamais l'ensemble de l'univers Marvel, à commencer par nos chers mutants bien entendu. Chacun œuvre avec son style propre, et nous allons de pages très énergiques à d'autres plus contemplatives au gré des récits et des crayons.


La grande inconnue pour le moment concerne le sort réservé au véritable Hank McCoy : ses compagnons se rendront-ils compte de la supercherie de son double malfaisant avant qu'il ne soit trop tard ? Car pour le moment, ils n'y voient que du feu et c'est plutôt inquiétant... tout comme ce détachement émotionnel de Xavier vis à vis de ses anciens étudiants, comme s'il craignait de plus en plus la possibilité que l'un d'eux ne le trahisse, à l'instar de ce que Bishop lui a révélé de son futur. En outre, depuis son échec avec Dents-de-Sabre, le Professeur se montre bien plus direct et radical dans son approche et n'hésite plus à se servir de ses pouvoirs pour obtenir ce qu'il veut, pour le moment toujours dans l'intérêt commun, mais jusqu'à quand ? Le problème moral posé par la possible élection de Graydon Creed, fervent anti-mutant, à la Présidence risque de soulever pas mal de questions quant à l'éthique mouvante de Charles Xavier. D'autres squelettes seraient-ils cachés dans le placard ?


Réponse très vite dans les articles réguliers du blog, à présent que l'énorme omnibus Onslaught est enfin sorti depuis quelques semaines chez nous grâce à Panini ! Cette réédition augmentée nous réserve des heures et des heures de lecture en perspective, j'ai déjà hâte et j'espère que vous aussi chers lecteurs ! A très bientôt !