Trois
ans après la mort de Marko, Alana et Hazel continuent de parcourir
la galaxie en vivant d’expédients et en tâchant de se protéger
mutuellement de leur mieux, ainsi que le jeune Écuyer dont
l'existence est aussi un secret. En fait, Alana s'est même
reconvertie dans un business juteux bien que très risqué : la
contrebande ! Et ça marche du tonnerre, du moins quand les
autorités lui lâchent la grappe assez longtemps pour qu'elle puisse
faire vivre sa petite famille.
Mais
de leur côté justement, les fameuses autorités suprêmes voient
d'un très mauvais œil qu'aucune avancée majeure n'ait été
réalisée dans la recherche de Hazel et son élimination. Les
échiquiers bougent et tous les pions sont en mouvement, tandis que
de nouvelles alliances se forment et que la guerre entre Couronne et
Continent se poursuit sur d'autres mondes. Le Testament rend visite
au Roi Robot pour lui annoncer une grande nouvelle, première étape
d'un plan mûrement réfléchi par quelqu'un qui en voulait
personnellement à Marko et à son engeance...
Abordée
par des pirates de l'espace, la petite famille d'Alana prend le temps
de se reposer en profitant de l'hospitalité toute relative des
bandits tandis qu'Alana elle-même effectue une livraison spéciale
de drogue pour le capitaine. Si tout se passe bien, ce devrait être
plus que suffisant pour racheter leur liberté et obtenir en prime
une assurance de pouvoir continuer à vendre leur lait en poudre tout
ce qu'il y a de plus officiellement. Mais toute chose a un prix, et
c'est aussi valable pour les amitiés forgées en temps difficiles et
les accords secrets passés tard dans la nuit.
Alors
que de nouveaux agents sont lancés sur les traces des fugitifs, une
nouvelle tragédie vient frapper de plein fouet la petite famille
recomposée qui se pensait enfin à l'abri. Une perte cruelle de plus
dans le long chemin pavé d’embûches de la vie pour Hazel et sa
mère, mais une étape nécessaire à leur évolution encore une
fois. Les jours sombres s'annoncent, et ça risque de ne pas être
joli à voir...
---
Voilà
enfin le grand retour de Saga,
cette série indépendante de space-opera complètement subversive et
délicieuse qui nous avait tant manquée depuis tout ce temps !
Brian K. Vaughan retrouve Fiona Staples pour un dixième tome
contenant les chapitres 55 à 60 de leur œuvre commune, un volume
riche en rebondissements et totalement irrévérencieux comme on
aime !
Une
fois de plus c'était un vrai plaisir à lire et à partager, les
rires sont garantis et les lecteurs passeront toujours un excellent
moment en compagnie d'Alana et de son petit monde azimuté, tout en
réfléchissant aux débouchés de cette intrigue de longue haleine
qui ne semble pas prête de se finir, pour ma plus grande joie.
J'ignore combien de temps il nous reste encore, mais si on se fie au
récit de Hazel elle-même je dirais qu'on doit se trouver à
mi-chemin, en espérant que tout aille bien pour la suite.
Après
tous ces mois, voir années, passés sans nouvelles de Saga,
je commençais sérieusement à m'inquiéter de la viabilité de la
série et de la collaboration de ses auteurs, mais fort heureusement
ce tome nous rassure toutes et tous et nous prouve que la flamme est
toujours là, aussi vivace qu'au début. Longue vie à cette série
unique en son genre qui a décidément le chic pour se faire dévorer
aussi vite qu'elle s'est faite longuement attendre ! On retrouve
les différents personnages qui poursuivent leur route, rencontrent
de nouveaux alliés ou ennemis en chemin, et tout ça le plus
naturellement du monde en plus. Saga
porte très bien son titre, je peux vous assurer que c'est amplement
mérité et que je ne connais personne qui regrette de s'être lancé
dans cette histoire. J'espère ce que sera le cas aussi longtemps que
possible !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
La
tragédie frappe le royaume elfique, tandis que Wika s'éteint après
un acte héroïque de résistance face à la fureur des loups. Le
frêne des mondes s'écroule, pris d'assaut par le mal et les
flammes, disparaissant dans la naissance de l'Hiver et offrant à la
terre nourricière une dernière trace de son existence.
Mais
le destin n'est pas encore satisfait, la grande prophétie prononcée
sur le berceau d'Obéron jadis n'est pas encore advenue, et il reste
tant de travail à abattre pour que tombe le tyran blanc. Wika est
ramenée à la vie par la magie de Pan, le dieu cornu, qui fait
d'elle sa messagère et l'investit de toute sa gloire. Pendant ce
temps, Megg, la vieille sorcière noire, la dame aux corbeaux,
accueille sa dernière fille et prépare en grande pompe les troupes
rebelles pour épauler Wika lorsqu'elle reprendra la bataille pour
laver l'affront terrible.
Dans
tout les royaumes, la révolte gronde et le sang est versé. Le mot
d'ordre est donné, l'assaut est lancé, Avalon doit tomber !
Obéron, torturé à vif par sa propre armure pour les crimes de ses
enfants, se prépare lui aussi pour son grand moment, le dernier de
sa longue vie, de son règne terrible, quand enfin viendra l'heure du
face à face avec Wika. La volonté de tous les peuples opprimés
s'exprime enfin et le tyran blanc va chuter, emporté par son ultime
victoire.
Déjà
l'Hiver laisse place au renouveau, le monde s'éveille d'une longue
nuit de songerie et de tourments, et Wika s'unit au prince loup pour
que vive l'éternelle Avalon sous un autre jour. De nombreuses autres
années et batailles attendent le couple béni, mais ce seront de
toutes autres histoires...
---
C'est
le point final de cette trilogie centrée sur la fée Wika, créée
par Thomas Day et dessinée de façon magistrale et ultra-détaillée
par Olivier Ledroit. Pour celles et ceux qui se souviennent de mon premier article sur le sujet il y a de cela quelques années, cette
histoire devait être une tétralogie mais voilà tout n'est pas rose
dans le monde mouvementé de l'édition, à plus forte raison dans la
bande-dessinée. Soyons juste contents et satisfaits d'avoir une
œuvre certes écourtée mais tout de même bien remplie !
Dans
ce dernier tome vous trouverez des pages proprement somptueuses où
le merveilleux le dispute au steampunk, où se croisent les légendes
d'antan et où s'achève en grande pompe une bataille mémorable à
plus d'un titre. Je suis vraiment content d'avoir pu enfin prendre le
temps de lire Wika et la Gloire de Pan,
de connaître enfin le fin mot de toute l'histoire, et aussi et
surtout d'espérer à la sortie de cette lecture qu'il y aura
d'autres aventures dans l'avenir, peut-être... si le public est au
rendez-vous et si les auteurs en trouvent le temps, bien entendu.
Pour
trois tomes en tout, je ne saurais trop vous conseiller de lire Wika
et de vous plonger dans ces pages qui ont certainement demandé des
mois si ce n'est des années de travail, largement visibles dans tous
les détails qui foisonnent partout et tout le temps. Amateurs de
l'imaginaire, vous ne devriez pas être déçus du voyage !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Bonjour
à toutes et à tous, et soyez les bienvenus à nouveau sur
Radiophogeek blog et chaîne YouTube pour un nouvel unboxing !
On repasse du côté de chez la Distinguée Concurrence avec un
personnage que j'affectionne tout particulièrement, la ravissante
Kara Zor-El alias Supergirl, cousine d'un célèbre
super-héros au logo identique, dans l'ombre duquel elle reste trop
souvent.
Kara
est ici représentée sous son design de la série-animée Superman
– L'ange de Metropolis des
années 1990, qui faisait suite à la très estimée série-animée
Batman lancée par
Bruce Timm et Paul Dini notamment. Le ton est ici beaucoup plus
lumineux qu'à Gotham City, le personnage est on ne peut plus
solaire, une jeune femme adolescente radieuse venue d'une planète
voisine de Krypton et qui devra apprendre à s'adapter à la vie sur
Terre en compagnie de son cousin venu la sauver du fin fond de
l'espace.
La
tenue, top blanc et jupe bleue avec cape rouge et petit serre-tête
dans les cheveux, est iconique et sera reprise dans les séries
suivantes, comme Justice League Unlimited
pour ne citer que celle-là. Ici pour cette magnifique statuette
éditée par DC
Collectibles dans la
gamme Designer Series,
c'est à l'excellent Stanley
''Artgerm'' Lau que l'on
a emprunté une représentation proprement sculpturale de cette
version de Supergirl.
Artgerm
a toujours réussi selon moi à dessiner les personnages féminins,
tous éditeurs confondus, en leur donnant un air parfaitement
innocent et pur, presque malicieux par moments, que l'on retrouve sur
la statue ici-présente avec un très gros travail sur le visage et
le regard. L'ombrage des vêtements (top et cape) est volontairement
foncé et accentué sur la peinture pour sans doute rendre un effet
comics plus présent, comme on le voit parfois sur des goodies de
mangas depuis quelques années. Le résultat final est vraiment
bluffant vous en conviendrez !
Voilà,
j'étais simplement très heureux de vous partager enfin cet unboxing
et cette nouvelle arrivée dans ma collection, qui trouvera sans
problème sa place de choix au milieu des autres grandes demoiselles
héroïques. Attention toutefois au socle et à la tige de fixation,
très légère et sans doute fragile, qu'il conviendra de manipuler
avec précautions et d'installer dans un endroit sans aucun risque de
mouvements accidentels. C'est le seul vrai défaut que je trouve à
cette statuette, même son prix est attractif pour une série
limitée !
Nous
sommes en 1973. Un petit groupe de voyageurs traverse l'Europe en
direction de la Transylvanie, pour se rendre dans un château
mythique oublié du reste du monde. Frank Drake, l'heureux nouveau
propriétaire de la demeure médiévale, a subi plusieurs revers de
fortune ces derniers temps, mais cette fois-ci il semble bien décidé
à profiter de sa chance, du moins s'il accepte de suivre les
conseils pas toujours très avisés de son meilleur ami qui
l'accompagne dans ce périple.
Là,
au cœur d'une nuit plus sombre que d'ordinaire, les trois étrangers
vont découvrir au sein du château la dépouille enfermée dans un
cercueil de nul autre que l'ancêtre de Frank, un certain comte Vlad
Dracul. Personne ne croirait vraiment aux événements décrits dans
le célèbre roman de Bram Stoker, n'est-ce pas ? Pourtant,
c'est avec une conviction mêlée de crainte que l'on retire le pieu
de bois qui perce le cœur du cadavre squelettique... qui reprend
alors des couleurs, la chair revenant sur les os poussiéreux, une
vie impie et maudite habitant de nouveau le corps décomposé.
Ils
n'avaient aucun moyen de le savoir à l'époque, mais leurs vies
allaient être changées du tout au tout par ce geste malheureux. Car
les légendes sont vraies, voyez-vous, tout est vrai, et bien plus
encore. Et ce soir, le terrible Comte Dracula renaît une fois encore
pour hanter la nuit des simples mortels, sa seule existence incarnant
un suprême affront à la face de Dieu et de l'ordre naturel !
Oui, Dracula vit à nouveau, de sa non-vie contre-nature, et avec lui
reviennent également les hordes infernales qu'il a généré des
siècles durant.
Après
avoir échappé de justesse à la fureur de son ancêtre, Frank
reprend la direction de l'Angleterre et y fait la rencontre de Rachel
Van Helsing, petite-fille du célèbre chasseur de vampires qui a un
siècle plus tôt réussi à stopper le comte dans sa terrible
tentative d'invasion. Quincy Harker est là lui aussi, vieil homme
dont les parents ont donné leur vie pour défendre un monde ignorant
tout de la menace qui planait sur ses habitants. Ils seront rejoints
par beaucoup d'autres dans leur lutte contre le Prince du Mal, comme
le mutique Hindou Taj ou encore le chasseur impétueux connu sous le
nom de Blade, armé de ses célèbres couteaux de lancer en bois qui
font des ravages dans les rangs des morts-vivants.
Ensemble,
ils combattront Dracula sur tout le territoire Européen, ne lui
laissant aucun répit, affrontant ses légions et ses sbires les uns
après les autres, l'acculant plusieurs fois sans jamais réussir à
le détruire totalement. A chaque fois qu'un plan est contré, une
autre machination se met en place, les ramifications tentaculaires de
l'esprit malade du seigneur des vampires ne connaissant aucun repos.
A présent, le vieux monde tremble chaque nuit quand la lune perce
les voiles de ténèbres de la campagne britannique, Londres ne
trouve plus le sommeil, et de très nombreux innocents devront périr
dans la gueule infâme de la créature. S'attaquant aussi bien aux
hommes qu'aux femmes, ses proies de prédilection, Dracula n'hésite
pas un seul instant à attirer dans ses filets des âmes pures et
ignorantes du danger, comme de simples enfants ou encore de douces
victimes à la psyché brisée.
Le
roi des vampires veut conquérir le monde, lui imposer la plaie du
vampirisme et régner à jamais sur des hordes d'enfants de la nuit
éternelle, mais ses projets vont à de nombreuses reprises devoir
attendre car d'autres que les chasseurs se dressent sur sa route, des
menaces surnaturelles qu'il lui faut éradiquer afin d'être
parfaitement sûr d'être le seul maître de la Terre quand viendra
l'heure dernière. Rivaux, rebelles, résistants, tous périront de
la main du Comte Dracula. Et tandis que sa fureur et son ombre
s'étendent toujours davantage, Vlad l'Empaleur se plaît à
replonger dans ses expériences passées et ressasse ses échecs
pluriels, jurant que ni Dieu ni le Diable ne l'arrêteront
définitivement. Car il est et sera toujours Dracula, maître de la
nuit, fléau des mortels, régnant par la peur et le sadisme, mais
toujours seul.
---
La
série du Tombeau de Dracula naît
au début des années '70 grâce à un assouplissement involontaire
de la très crispée Comic-Code Authority, qui permet alors à nombre
d'artistes frustrés jusque là de représenter la mort et certaines
transgressions morales plus facilement dans leurs récits illustrés.
Les séries d'horreur ont le vent en poupe à cette époque, et
Marvel sait bien que pour asseoir son emprise sur le marché des
lecteurs il lui faut séduire toutes les tranches du public, pas
seulement avec des super-héros colorés. Très vite, des icônes de
la culture littéraire classique et gothique refont leur apparition
dans les pages des périodiques, dont bien évidemment Dracula en
personne. Il faudra toutefois attendre le septième numéro de sa
nouvelle revue pour que le succès vienne enfin à la rencontre des
artistes, grâce notamment à l'association géniale de Marv Wolfman
le bien-nommé et de Gene Colan la légende vivante, aidés par
d'autres talents comme Tom Palmer et son encrage des plus experts.
Qu'ai-je
pensé de ces quelques trente-et-un premiers numéros compilés dans
ce premier omnibus ? Ma foi... je suis intéressé par le
scénario, même s'il part trop souvent dans des directions éparses
et assez rapidement brouillées, et le dessin est vraiment plaisant
surtout pour l'époque, mais ça reste très -trop- classique à mon
goût. L'inspiration principale vient des vieux films de la Hammer,
où Dracula est vêtu comme un aristocrate du vieux monde, suranné
et en faisant des caisses, et possède malgré lui de nombreuses
faiblesses que ses adversaires peuvent exploiter, à commencer par
son égo et sa fierté. Se cantonnant principalement à l'Europe, le
prince des vampires ne rencontrera pour l'instant aucun super-héros
du nouveau monde, même si son existence dans la même réalité
Marvel est validée à quelques reprises.
Le
microcosme gravitant autour de cette version de Dracula ne s'en
éloigne jamais vraiment, et même si quelques tentatives sont faites
pour explorer son passé antérieur, rien dans ce premier omnibus ne
sort vraiment du lot, et j'en suis bien désolé. Peut-être que j'ai
passé trop de temps à faire des recherches sur le personnage, sa
légende, son existence, les inspirations, etc. Peut-être que
j'attendais tout simplement trop d'une série centrée sur lui,
malgré son air vieillot et sa portée assez minime il faut bien le
reconnaître. La vérité c'est que je ne suis pas devenu un fan
inconditionnel comme j'aurais aimé l'être, mais toutefois j'ai bien
aimé cette lecture et je poursuivrai sans problème avec les
suivantes.
Il
sera fait référence quelques fois à une autre série, Dracula
Lives !, qui ne sera
malheureusement pas présente et qui elle en revanche me fait
terriblement envie. Fort heureusement, elle paraîtra très bientôt
dans le troisième et dernier omnibus au début du mois de Novembre
2022, et nous aurons enfin le plaisir de poser les yeux sur ces pages
en noir et blanc d'un charme profond et qui exploreront à loisir
tous les détails de la légende vivante.
Autrement,
une seconde série appelée La Malédiction de Dracula
intervient parfois entre deux
chapitres du Tombeau,
pour apporter aux lecteurs de nouvelles aventures et étoffer un peu
plus les intrigues qui sans ça se répètent tout de même beaucoup.
Combien de fois ai-je eu l'impression de voir la même case ou les
mêmes postures au fil des pages d'un seul album ? Sans parler
des dialogues ou monologues qui tournent très souvent en rond.
C'était une autre époque, que voulez-vous, il faut s'y préparer
quand on replonge comme ça des années en arrière pour redécouvrir
des œuvres aujourd'hui dépassées.
Ne
vous méprenez pas, j'aime quand même cette version du personnage de
Dracula, mais je préfère toutefois la version plus fidèle de
Coppola ou celles qui s'inspirent davantage du personnage historique
derrière la légende et les mythes. Aujourd'hui c'est Jason Aaron
qui, à ma connaissance, nous a offert la plus récente vision de
Dracula chez Marvel, dans les premiers tomes de sa série Avengers
débutée en 2018, et même là
c'était assez anecdotique. N'y aurait-il du bon que dans le passé
le plus lointain ?
En
attendant de trouver la réponse à cette question, aussi éternelle
que la soif de sang du Prince de la Nuit, je vous laisse apprécier
par vous-mêmes ces quelques histoires tirées du meilleur des années
1970, et je vous souhaite de trouver le repos quand la nouvelle lune
arrivera. Qui sait ce qu'elle entraînera dans ses lueurs...
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture et un
Joyeux Halloween,
en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !
Betty
Ross, tout comme son père le mythique Général Ross, a subi une
transformation radicale entre les mains du Leader et de MODOK, durant
l'affaire de l'Intelligencia et leur tentative de prise de contrôle
du monde. Désormais dotée d'une force prodigieuse et conservant son
esprit relativement sain, elle est capable de se changer à loisir en
Miss Hulk Rouge, et représentait pendant un bon moment une menace à
éliminer pour diverses agences gouvernementales.
Aujourd'hui
cependant, Betty a un nouveau but et opère en solo pour détruire un
mal insidieux à la racine. Ayant eu accès à des visions d'un futur
apocalyptique où les surhumains dominent le monde, elle est
convaincue que le Général Fortean, via son programme de
bio-ingénierie, va provoquer une crise mondiale qui aboutira à une
guerre sans merci où une nouvelle race de super-soldats boostés
domineront les simples mortels.
Pour
empêcher cela, Betty s'infiltre dans les différents sites où se
situent les laboratoires du projet Échelon, combattant sous sa forme
écarlate des légions de super-soldats expérimentaux et laissant à
chaque fois une menace planer dans l'air à son départ : ne pas
chercher à aller plus loin. Mais évidemment, c'est l'effet inverse
qui se produit et les équipe de Fortean parviennent sans mal à
obtenir les crédits et autorisations nécessaires pour poursuivre
leurs expériences au nom de la nation, dans le but d'arrêter les
créatures dangereuses comme la Miss Hulk Rouge !
Poursuivie
par Captain America et les plus gros calibres des Avengers, comme
Thor ou Captain Marvel et Iron Man, cette nouvelle Hulk doit donc
opérer en secret et rester sous sa forme humaine le plus longtemps
possible pour éviter d'être repérée. Parmi ses adversaires, il y
en a un toutefois qui ne croit pas vraiment à la version officielle
d'une crise de folie inarrêtable. Machine Man en effet perçoit un
schéma régulier dans les agissements de Betty Ross, et il va tenter
en solo de se rapprocher d'elle pour mieux comprendre le danger
qu'elle représente, ou plutôt celui contre lequel elle veut les
mettre en garde.
Coopérant
finalement ensemble, Miss Hulk Rouge et Machine Man se lancent dans
une opération périlleuse pour freiner les activités du Général
Fortean avant qu'il ne soit trop tard et que la dernière grande
guerre n'éclate sur Terre, dommageable pour toutes et tous. Avec
l'aide inattendue d'un émissaire du passé qui en sait très long
sur l'avenir, plus que de raison, ce duo improbable va malgré tout
finir par être rattrapé par les Avengers et l'armée, qui
n'entendent pas les laisser agir à leur guise. Échappant encore une
fois de justesse à leurs poursuivants, nos deux héros doivent
maintenant repenser leur stratégie avant de passer de nouveau à
l'action, mais d'autres surhumains se rassemblent pour les mettre
hors d'état de nuire...
---
Red
She-Hulk par Jeff Parker est une
série datée de l'ère ''Marvel Now!'', dont le premier tome
rassemble en fait des épisodes tardifs des aventures de ce nouveau
personnage haute en couleurs. Si Betty Ross a toujours été connue
comme la femme maudite de Bruce Banner, tentant à chaque nouvelle
catastrophe de limiter les dégâts lors des affrontements entre son
mari et l'armée américaine, elle est désormais elle-même
incriminée et traquée par l'armée qui cherche à percer le secret
de sa nouvelle condition.
Un
nouvel antagoniste majeur apparaît dans la galerie déjà bien
fournie des ennemis des Hulks, le Général Fortean, que vous
connaissez sans doute via la série Immortal Hulk d'Al
Ewing où il est aux commandes de la Base Ombre qui rend la vie
impossible à un Banner en pleine crise identitaire. Ici, Fortean
débute tout juste sa mission de pacification mondiale, au moyen
d'une petite armée de surhumains créés en laboratoires et
génétiquement modifiés pour répondre à toutes les situations
possibles... sauf face à un Hulk, bien entendu, sinon il n'y aurait
plus de quoi faire une série.
Si
on la compare à Jennifer Walters, ce qui se fait presque
automatiquement, on constate que Betty est beaucoup plus impulsive,
perdant elle aussi ses inhibitions lors de sa transformation mais à
un degré plus élevé, sans toutefois risquer la perte de contrôle
totale même si le cas se présente rapidement après un affrontement
massif. Comme X-51 va vite s'en rendre compte, elle ne représente
pas vraiment une menace ou un danger pour elle-même, mais elle cause
cependant de nombreux dégâts collatéraux lors de chacune de ses
apparitions, elle doit donc être jugulée ou à défaut accompagnée
dans sa croisade pour éviter ce genre de débordements.
Le
dessin de Carlo Pagulayan et Wellinton Alves est harmonieux, on se
trouve ici pour le coup en présence d'artistes qui semblent vouloir
ancrer leur travail dans la nouvelle ère Marvel de l'époque et
respecter les styles utilisés par le passé pour représenter au
mieux le personnage mis en scène. Il faut une bonne dose de sexy et
de muscles, certes, mais aussi des moments plus doux, touchants et
intimes, où la créature écarlate révèle ses failles et accepte
une main tendue. Jusqu'où son nouveau partenariat avec Machine Man
pour enrayer la fin du monde pourra-t-il aller avant qu'il ne soit
trop tard ? Réponse la semaine prochaine avec une invitée de
marque !
L'heure
est enfin venue pour la Valachie d'apprendre à obéir, et surtout à
respecter et à craindre son seul et unique maître. Alve, le dernier
grand seigneur boyard s'opposant à Vlad, va faire les frais de cette
dure leçon lors d'une bataille expéditive qui condamnera ses forces
et permettra au prince de se sacrer véritable leader du petit pays.
Alve est exécuté par Vlad en personne, juste après lui avoir
délivré un ultime avertissement...
Bien
vite, c'est de nouveau le moment de payer le tribut aux Ottomans,
dont l'empire ne cesse de lorgner sur les terres de l'Europe de l'Est
à cette époque. Pour maintenir la paix fragile entre les
différentes nations de cette partie du continent, la Valachie doit
fournir une certaine somme chaque année... mais cette fois, les
exigences de l'émissaire Ottoman sont bien supérieures à ce qui
était attendu ! Toutefois, Vlad consent à payer l'ensemble de
la dette réclamée, tout en préparant en grand secret une stratégie
gagnante pour que cette année soit la dernière passée sous le joug
Ottoman.
Accroissant
ses forces armées en récupérant les hommes et armes de ses anciens
adversaires, et se débarrassant une fois pour toutes de Dan Danesti
et de ses forces rebelles qui avaient pourtant les faveurs de la
Hongrie, le prince Vlad exécute à nouveau un coup de maître en
parvenant à soutirer à au royaume saint une contribution
conséquente au futur effort de guerre contre l'empire Ottoman. Vlad
s'est également servi à bon escient des intrigues de sa femme,
cousine du roi de Hongrie lui-même, qui récoltait et envoyait
secrètement des informations au roi pour soutenir Danesti.
Maintenant que ce stratagème est éventé, la princesse de Valachie
sait qu'elle ne doit la vie qu'à la clémence de son époux, dont
elle comprend enfin la terrible réputation. Elle s'évertue dès
lors à convaincre son cousin de soutenir Vlad en toutes
circonstances, lui faisant miroiter le devoir sacré du royaume de
protéger ses vassaux contre le Mal venu d'au-delà des mers. Une
stratégie à nouveau gagnante, puisque le roi s'engage
personnellement à fournir à Vlad tout ce qu'il lui demandera pour
accroître ses forces sur le terrain et accélérer l'érection de la
nouvelle forteresse de Bucuresti, créée tout spécialement pour
résister aux assauts Ottomans quand le temps viendra. Et
justement...
A
nouveau, en ce début d'année 1461, l'émissaire de l'empire vient
quérir le tribut imposé à la Valachie. Mais cette fois, l'ambiance
est bien différente... Vlad l'accueille ainsi que ses compagnons de
voyage dans une salle du trône encerclée par des gardes armés, et
leur explique calmement son intention de ne rien payer du tout cette
année ni jamais. Tournant habilement les coutumes des Ottomans
contre eux, Vlad fait littéralement clouer leurs turbans sur leurs
têtes pour ne pas l'avoir salué comme il convient à son rang.
Cette action envoie un message fort au sultan Mehmet II, qui sait à
présent qu'il va devoir composer avec la résistance acharnée de la
Valachie et des territoires annexes contre son avancée en Europe. La
grande guerre est sur le point de commencer !
---
Dans
ce troisième tome, outre la fin des intrigues du boyard Alve et le
mariage arrangé de Vlad qui sont plutôt rapidement expédiés, on
assiste aussi et surtout à quelques moments volés du passé,
quelques années en arrière, quand Vlad n'était alors qu'un prince
sans trône sous protection d'une autre nation, ou bien plus loin
encore quand il était otage au sein de l'empire Ottoman pour
garantir la bonne conduite de son pays face au futur envahisseur.
C'est là qu'il a noué une relation intellectuelle très forte avec
Mehmet, futur sultan rêvant lui aussi de conquêtes et d’hégémonie,
redoutable tacticien et combattant émérite, qui risque bien d'être
le grand défi que Vlad III devra immanquablement relever durant son
règne, malgré tout encore bien récent.
Nous
avons aussi quelques aperçus de la vie en Valachie, notamment aux
travers des yeux d'un marchand étranger de passage dans la capitale
qui s'étonne de n'y constater aucune sorte de criminalité urbaine,
ce à quoi on lui répond que le prince est un homme terrifiant mais
juste, et qu'il garantit la paix à tous en échange d'une totale
obéissance aux règles qu'il édicte. De nos jours ce serait
considéré comme une dictature très sévère, pas forcément
l'idéal de notre monde moderne mais à l'époque il faut savoir que
Vlad III était un souverain à la fois extrêmement craint à
l'étranger et respecté sur son territoire. Encore aujourd'hui, vous
trouverez certaines populations en Roumanie qui vouent un véritable
culte à sa mémoire, pas seulement pour les touristes de passage.
Cette
série est vraiment excellente et je compte bien la poursuivre autant
que possible, et j'espère que ces trois premiers tomes présentés
ici sur le blog vous auront également donné l'envie de la lire et
de la découvrir à votre tour. Pour tout amateur de la grande
Histoire, c'est un ensemble d'anecdotes et de récits assez
intéressants sur un personnage étrangement trop méconnu malgré la
célébrité de son héritage littéraire via Bram Stoker. Découvrez
par vous-mêmes le personnage historique derrière le personnage de
roman d'horreur gothique, avec une bonne dose de gore quand il le
faut !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Suite
aux événements de la chasse-partie organisée par Kraven et fils à
Central Park, Peter se lance à la recherche du Dr. Connors, qui a
disparu sans laisser de traces. Mais grâce à sa profonde empathie
et à sa parfaite connaissance des tourments de son ami, Peter
parvient à le retrouver en fouillant dans son ordinateur personnel
et en découvrant un repaire secret aménagé dans le but de se
volatiliser. Il s'agit en réalité davantage d'un mouroir que d'un
antre, un endroit où Connors s'est lui-même enfermé pour s'y
laisser mourir plutôt que de prendre le risque de représenter à
nouveau une menace pour sa famille sous la forme du Lézard. Après
un combat acharné contre une légion de robots tueurs et de drones
de sécurité, Peter parvient toutefois à faire réaliser à Connors
qu'il risque surtout de perdre toutes les personnes qui comptent
vraiment pour lui, et que sa vie vaut encore la peine d'être vécue.
Annulant alors le protocole d'isolement, Curt décide de faire
confiance à Spider-Man et de suivre ses conseils, après une
nouvelle opération pour se faire greffer une puce inhibitrice plus
sécurisée que la précédente. Le voilà prêt à renouer avec son
foyer et sa famille...
Pendant
ce temps, un autre ennemi de Spider-Man affronte lui aussi ses
propres tourments. En pleine séance de psychanalyse à l'institut
Ravencroft, Mysterio se retrouve confronté au mystérieux démon qui
semble être à l'origine de sa résurrection et qui exige de lui un
paiement de sa dette, une affaire sérieuse qui concerne Spider-Man
et Peter Parker au premier plan ! Parvenant à s'échapper de
Ravencroft, Mysterio décide de concrétiser sa part du marché en
mettant en place un nouveau plan démentiel pour faire souffrir notre
héros... et quoi de mieux pour cela que de s'en prendre à sa
compagne Mary-Jane Watson, qui vient de faire un retour en grâce
hallucinant sous les feux de la rampe ?
D'ailleurs,
suite à l'altercation entre Mary-Jane et la nouvelle Électro, cette
dernière est transférée dans une prison de haute sécurité, mais
comme bien souvent dans ces cas-là le convoi se retrouve attaqué en
route et la vilaine parvient à s'échapper, avec l'aide de nouvelles
associées aux dents longues qui désirent lui faire une proposition
très alléchante : intégrer à part égale le Syndicat, une
formation quasi-professionnelle de super-vilaines voulant s'imposer
sur le marché du crime organisé, presque exclusivement masculin,
avec de gros moyens et surtout une détermination sans failles !
Si la première impression laisse Électro perplexe, la perspective
de s'en prendre à Boomerang lui fait immédiatement réviser sa
position et accepter les termes de son nouveau contrat !
Et
voilà donc à nouveau Spider-Man obligé de voler au secours de son
ancien ennemi, dans les locaux en réfection du F.E.A.S.T. dirigé
maintenant par Tante May. Personne n'a dit que les secondes chances
s'obtenaient facilement ! Fred Myers se fait finalement capturer
et emmener au Q.G. du Syndicat, où les nouvelles associées se font
bêtement trahir par leur meneuse avant de prendre conscience
qu'ensemble elles représentent véritablement un atout intéressant
dans le grand jeu de la criminalité. Le Tisseur sauve Boomerang
avant qu'il ne soit livré au Caïd, mais cette fois-ci il exige de
savoir pourquoi le nouveau maire de New York lui en veut tellement.
Boomerang va donc devoir s'expliquer et révéler un énorme secret
qui pourrait bien tout changer à l'avenir...
---
Encore
une fois, Nick Spencer désamorce en toute vitesse une situation de
crise en résolvant en l'espace d'un chapitre les conséquences
directes de la chasse des Kravinoff sur le personnage de Curt
Connors. Son lien avec Spider-Man est respecté à la lettre, une
sorte d'amitié et de respect teinté de crainte que son mauvais côté
ne reprenne un jour totalement le dessus pour faire du mal à toutes
les personnes qu'il aime, et aussi la peur que le Tisseur ne soit pas
de taille à l'arrêter cette fois. Une certaine confiance existe
maintenant bel et bien entre eux, mais confiance ne va pas sans une
légère dose de méfiance et de préparation, juste au cas où.
Le
reste de l'album est consacré à Mary-Jane autant qu'à Boomerang,
et autant j'ai bien aimé la partie sur la rousse la plus aimée des
comics, autant celle sur Fred Myers et ses ennuis avec le nouveau
Syndicat me laisse de marbre, ou peu s'en faut. Je ne saurais pas
vous expliquer pourquoi exactement, mais le personnage de Boomerang
m'est antipathique et je reste indifférent à son sort, il
représente davantage une distraction ennuyeuse qu'un réel intérêt
à mes yeux pour la série. Mais sait-on jamais, peut-être que son
secret concernant le Caïd va lui faire gagner quelques points à
l'avenir ?
Et
justement en parlant d'avenir, on voit en une seule page l'arrivée
douloureuse du Spider-Man de l'an 2099 à notre époque, sans aucune
autre explication ! Il paraît évident que les deux Tisseurs
vont à nouveau se rencontrer, m'est d'avis qu'un certain studio de
cinéma n'est pas étranger non plus à l'affaire... en tout cas
cette intrigue-là pour le coup m'intéresse déjà beaucoup dès le
départ et j'ai très envie d'en savoir rapidement davantage,
d'autant plus que j'attendais avec impatience l'omnibus intégral de
Spider-Man 2099 cette semaine
et qu'il a été repoussé à Avril prochain... déception cruelle et
donc fort logiquement frustration à gérer, mais ne craignez rien
puisque nous pourrons suivre les aventures en solo de Mary-Jane dans
sa propre série dès que possible dans les V.O. du vendredi ici-même
sur le blog !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Une
nuit d'horreur comme les autres à Gotham City. Le Joker s'est évadé
de l'asile d'Arkham il y a quelques jours, et il a été aperçu à
trois endroits différents la même nuit, pratiquement au même
moment, en train de commettre un crime vicieux à chaque fois et se
laissant totalement repérer pour que la police, mais surtout Batman,
soient au courant. Quand le Chevalier Noir arrive sur l'une des
scènes de crime, il devient évident tout de suite que le Joker
cherche à être poursuivi et à entraîner Batman et ses proches
alliés dans la spirale infernale de violence et de douleur qu'est
son existence.
Séparément,
chacun de ces crimes n'a aucune raison d'être, ce pourrait être du
pur chaos, du hasard complet, sans la moindre signification. Mais
pris ensemble, avec le contexte adéquat, c'est une piste plus que
voyante qui mènera Batman, Batgirl et Red Hood jusqu'aux tréfonds
du cauchemar qu'incarne pour chacun d'eux le Joker, ou plutôt les
Jokers. Car Batman, depuis son expérience avec le Trône de Mobius,
sait qu'il existe non pas un mais trois criminels portant le nom et
le visage du Joker, trois personnes qu'il a pu rencontrer et
affronter à de nombreuses reprises par le passé sans jamais faire
la différence, tout comme ses compagnons d'armes.
Le
Clown, le Comique, le Criminel. Chacun des trois Jokers va orchestrer
un vaste plan absolument parfait et sans la moindre fausse note pour
entraîner Batman plus bas que tout, au cœur de son Enfer personnel,
et y plonger avec lui de tout son être. Barbara et Jason feront tout
leur possible pour épauler leur mentor et l'aider à s'en sortir,
mais ils seront eux aussi aux prises avec leurs propres démons et
leurs propres traumas liés à leurs rencontres avec l'un des Jokers.
Au
final, tout le monde sera intimement touché par cette affaire, par
cette nuit d'horreur sans commune mesure. Les trois Jokers ont un
secret, jalousement gardé et conservé depuis très longtemps dans
les méandres de leurs esprits tortueux et chaotiques. Mais, devinez
quoi ? Batman aussi a un secret...
---
Alors
là... WAHOU. Un grand un magnifique wahou et un grand et magnifique
bravo à Geoff Johns et Jason Fabok qui, dans ce récit publié dans
le ''Black Label'' et donc peut-être pas tout à fait canon, nous
plongent nous autres pauvres lecteurs qui pensions tout connaître de
Batman et de son histoire, sa relation tordue avec le Joker, dans des
abîmes encore jamais atteins jusque là.
Le
dessin de Jason Fabok est génial, le récit de Geoff Johns pourrait
totalement devenir un film dans un futur idéal, un vrai grand film
BATMAN qui voudrait se donner tous les moyens de réussir le pari
risqué de renouveler la franchise et l'univers du héros de Gotham,
bref je VEUX une adaptation un jour en film live ou en OAV animée de
cette histoire, c'est obligé ! DC/Warner si vous me lisez,
pitié ne zappez pas cette occasion en or de faire du bon travail !
J'exagère
à peine. J'ai été tout d'abord réticent, ayant mes propres
à-priori et conceptions profondes sur la dualité qui oppose
éternellement le Joker et Batman, deux faces d'une même carte à
jouer depuis trop longtemps connue de toutes et tous. Et pourtant, il
restait encore une part de mystère à élucider, et je me suis jeté
dans cette lecture à corps perdu comme Batman dans cette enquête,
dévorant tout l'album et ces trois gros chapitres fort copieux
jusqu'à la toute fin... et c'était juste magistral de bout en bout,
je n'ai rien de plus à ajouter. Je conseille vivement, à Halloween
de l'an-dernier comme à celui-ci peu importe, lisez Trois Jokers
vous ne serez absolument pas déçus non plus du voyage !!
Chacun
aura développé sa petite théorie au sujet des fameux trois Jokers
en eux-mêmes. Ça peut aller du trouble dissociatif de l'identité
jusqu'aux réalités parallèles qui auraient fusionnées, mais Geoff
Johns va nous livrer une explication bien plus tangible et plausible
que tout ça combiné, un truc de fou et d'une noirceur absolue dont
on n'a jamais vraiment eu l'habitude chez DC ces dernières années,
et qui vous laissera bras ballants à la fin de la dernière case.
Une
dernière chose, un dernier conseil si je puis me permettre : ne
cherchez surtout SURTOUT pas à vous spoiler cette intrigue, vivez-la
pleinement en la lisant c'est juste le meilleur hommage que vous
pouvez rendre à cette histoire et à ces artistes qui ont presque
littéralement donné leurs tripes pour que ce récit existe enfin.
Ou à la rigueur, attendez la future adaptation que j'appelle de mes
vœux ! Rendez justice à Batman, au Joker, à Gotham... lisez
cet album à votre rythme et digérez-le au mieux en réfléchissant
bien. Certaines réponses viendront du célèbre Killing
Joke d'Alan Moore et Brian
Bolland, c'est plus qu'une évidence à présent, mais il y aura
aussi des passages plus anciens ou plus méconnus, comme certaines
parties extraites de la série Gotham Knights
du milieu des années 2000 et enfin réhabilités ici avec maestria.
Je n'en dis pas plus, motus et bouche cousue, à vous de jouer et
n'oubliez pas : SOURIEZ !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Réveillé
en sursaut d'un sommeil artificiel durant lequel il revivait sans
cesse les plus grands moments de sa vie, Bruce Banner se rend
immédiatement compte que quelque chose ne va pas. Il se trouve dans
une sorte de laboratoire clandestin, harnaché à toute une
machinerie complexe, et sous sa forme de Hulk qui plus est, tout en
conservant sa conscience propre.
C'est
après une tentative d'évasion musclée qu'il fait la rencontre de
MODOK, dans une version vieillissante et malade, dirigeant toujours
l'A.I.M. comme une petite armée privée. L'ancien vilain lui apprend
alors qu'il s'est réveillé dans une époque post-apocalyptique,
après qu'une grande guerre nucléaire entre les États-Unis et la
Russie ait dévasté l'ensemble de la planète. Il ne reste ici et là
que quelques vestiges des anciennes villes d'autrefois, et les
radiations sont omniprésentes.
Prenant
le large dès que possible, Hulk se rend vite compte de l'étendue
des dégâts et de la catastrophe à laquelle il a survécu malgré
lui. Les plus grands héros sont tombés, comme leurs vilains, et la
perte du monde moderne n'est signée que par la main de l'homme
ordinaire, ceux-là mêmes que les surhumains ont défendu durant
tant d'années depuis leur apparition. Un plan se met alors en place
tout doucement dans l'esprit de ce nouveau Hulk, un plan qui devrait
lui permettre de prendre le contrôle de la plus grande ville encore
debout, à l'Est, où se concentre la plupart de la population
survivante sous la coupe d'un certain Maestro.
Pénétrant
dans les ruines de New York et s'enfermant dans ce qu'il reste des
laboratoires Alchemax, Hulk construit rapidement une petite armée de
robots et de pilotes modifiés génétiquement afin de prendre le
contrôle de la ville, se voyant comme l'unique chance des survivants
de connaître des jours meilleurs sous son égide. Mais avant de
régner, il devra faire face au Maestro en personne, nul autre que
Hercule, qui s'empresse de l'accueillir avec une vive démonstration
de force.
Même
s'il est vaincu dans un premier temps par le Prince du Pouvoir,
Hulk/Banner sait patienter et prépare sa revanche loin des regards
curieux, arpentant le monde à la recherche d'un moyen de tuer un
dieu vivant. Et lorsque ce sera chose faite, les gens ordinaires
n'auront plus que lui vers qui se tourner, et il régnera alors en
maître incontesté des ruines de cette époque, menant les masses
d'une main de fer vers un avenir meilleur. La fin d'un tyran pour
l'ascension d'un autre, prenant à son tour le nom de Maestro.
---
Peter
David avait créé durant la saga du Futur Imparfait
cette version à venir d'un Hulk ayant pleinement fusionné ses
différentes personnalités pour redevenir un tout unique, l'esprit
d'un Bruce Banner désabusé dans le corps d'un titan de jade à la
recherche du pouvoir absolu. Ici, dans cette symphonie en gamma
majeur, l'auteur nous propose de découvrir enfin les origines de ce
personnage et de ce revirement chez le héros dont il a écrit les
aventures durant près de douze ans !
On
y retrouvera avec plaisir quelques clins d’œil disséminés un peu
partout et l'histoire amènera le lecteur à se poser beaucoup de
questions supplémentaires, complétant certainement ainsi
l'expérience menée durant les années '80-'90, à l'image de ce que
Peter David nous propose dans la série récente Symbiote
Spider-Man.
Pour
ma part je ne connaissais que très peu le personnage du Maestro,
n'ayant pas encore lu le fameux run de Peter David sur Incredible
Hulk, je suis donc ravi de
pouvoir démarrer ici par les origines jusque là inédites et
inconnues dans un style résolument moderne grâce aux talents
combinés de Dale Keown et German Peralta.
Petit
point faible de l'album selon moi, toujours pareil avec la collection
''100% Marvel'' de Panini : les couvertures proposées à la fin
de l'histoire sont en format miniature, ne permettant pas d'en
profiter à fond alors que le travail demandé pour leur réalisation
devrait être reconnu lui aussi il me semble à sa juste valeur. Il
suffirait de quelques pages de plus, rien de bien méchant, mais
peut-être qu'il y a là une logique commerciale qui m'échappe et
dont je n'ai pas tous les éléments à l'esprit.
Quand
bien même, je conseille vivement cette lecture qui n'engage
absolument à rien d'autre, peut se découvrir tout à fait
indépendamment de tout le reste de la production Marvel à côté,
et surtout sans avoir lu au préalable les douze années de règne de
Peter David sur les aventures du Géant Vert. Un point d'entrée
idéal donc, qui se poursuivra ensuite avec de nouveaux épisodes à
venir très prochainement dans ma bibliothèque (déjà parus à
l'heure où j'écris ces lignes). Qui sait, peut-être que le Maestro
fera son grand retour un jour prochain dans le déroulé des
événements réguliers de l'éditeur ? En attendant, profitez
pleinement du récit de ses origines et apprenez à le respecter tout
autant qu'à le craindre !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
De
nombreux siècles ont passé depuis la dernière fois qu'elle fût
activée. Aujourd'hui, la Terre est peuplée principalement par deux
espèces dérivées de l'ancienne humanité, qui se livrent une
guerre acharnée pour la suprématie. D'un côté, une faction
modifiée génétiquement et profondément croyante, de l'autre une
armée de cyborgs et de drones prêts à conquérir l'espace. Le
monde est maintenant arrivé à un tournant décisif, l'atmosphère
est polluée, les terres arides, les récoltes et l'énergie se font
rares... la situation est une véritable poudrière. Et c'est dans ce
contexte explosif qu'une nouvelle venue va tout bouleverser.
Après
une attaque menée par le prince héritier du peuple saint de
Genesis, Marcus, celui-ci se retrouve pourchassé par une escouade de
drones et sa monture est mortellement blessée, s'écrasant au milieu
de ruines enterrées sous la roche désertique. Là, Marcus va
découvrir un caisson de stase contenant une femme étrange aux
cheveux verts et semblant absolument parfaite, vestige d'une
civilisation révolue. Aphrodite s'éveille alors, et avec elle
l'intelligence artificielle redoutable qui en fait une combattante
experte capable de s'extraire de toute situation dangereuse. Comme
elle sauve involontairement la vie de Marcus en retrouvant ses
capacités martiales, le prince décide de la ramener avec lui à
Genesis pour qu'elle puisse servir sa cause et l'aider à défendre
son peuple, mais avant tout pour la remercier de son geste. Aphrodite
suit, perplexe, en proie à de nombreuses pensées et commandes
contradictoires.
Peu
de temps après, c'est un nouvel escadron de drones venu de Speros
qui pénètre dans les ruines à la recherche de Marcus, mais ce
qu'ils y découvrent les laisse sans voix. Un homme, lui aussi
conservé en pleine stase non loin de l'ancien caisson d'Aphrodite,
semblant n'avoir subi aucune modification cybernétique et être lui
aussi rescapé du lointain passé. Burtch, c'est son nom, sera
récupéré par Speros et modifié pour être capable de survivre
dans cette nouvelle atmosphère viciée, avant de devoir rendre des
comptes à l'exécuteur Chronos. Ce qu'il lui apprend va très vite
se révéler un atout décisif dans cette guerre sans fin entre deux
humanités opposées...
En
effet, Aphrodite va à nouveau servir d'assassin camouflée au sein
de ses proies, pendant vingt minutes toutes les vingt-quatre heures
son contrôle opérationnel revient à Burtch qui l'utilise pour tuer
les souverains de Genesis et semer le doute et la discorde au nom de
Speros et de Chronos. Une attaque majeure est bientôt planifiée
pour profiter de la faiblesse de l'ennemi, tandis qu'Aphrodite se
retrouve chaque fois sans aucun souvenir de ses actes et doit en
déduire qu'elle n'est plus maîtresse de ses propres gestes et
pensées. Heureusement sa conscience demeure et lui dicte le bon
choix, lui permettant de justesse d'éviter d'assassiner Marcus pour
qui son programme lui a fait développer des sentiments presque
sincères.
Chassée
de Genesis après avoir réussi à empêcher la destruction de la
cité par l'armée de Chronos, Aphrodite échoue dans le vaste
désert, accompagnée simplement dans sa solitude par sa
monture-dragon, alors qu'au loin d'autres êtres vivants sont en
approche et la surveillent très attentivement. Se pourrait-il qu'il
existe une troisième faction au sein de ce monde mourant, et quelles
seront les conséquences futures des choix d'Aphrodite ?
---
Bien
avant que cela ne devienne une habitude et une mode chez les
principaux éditeurs de comics, le studio Top Cow de chez Image avait
relancé son univers et certaines de ses séries avec comme objectif
de faire renaître des licences disparues et de les adapter à un
tout nouveau contexte narratif. C'est ainsi que la déjà légendaire
Aphrodite IX de David Finch
reprend vie, sous les crayons virtuels de Stjepan Sejic et la plume
de Matt Hawkins, deux artistes qui se sont très bien trouvés et
dont les talents s'équilibrent ici à merveille !
Ce
futur post-apocalyptique qu'ils nous décrivent et dans lequel ils
plongent notre héroïne de plein fouet apparaît comme totalement
probable de nos jours, encore plus avec toutes les crises qui nous
guettent à mesure que le temps passe. Le lecteur assidu retrouvera
quelques éléments fondateurs de la mythique assassin aux cheveux
verts, et en découvrira d'autres avec grande surprise et une
curiosité sans cesse titillée par toutes ces nouveautés et ce
développement qui amène immanquablement une suite, c'est obligé
selon moi.
Comme
toujours avec Stjepan Sejic les visuels et le graphisme sont
magnifiques, on dévore chaque page des yeux et une fois de plus le
seul inconvénient de cette adaptation française reste le format
bien trop petit de l'album chez Réflexions, qui ne permet pas
d'après ma propre expérience de profiter pleinement de l'art que
l'on a sous les yeux sans forcer sa vue. La taille de la police est
elle aussi assez réduite, ce qui demande encore quelques efforts.
En
dehors de ces défauts inhérents à l'éditeur indépendant
aujourd'hui bien connu des fans et des amateurs, je dois m'estimer
très satisfait de cette lecture, que je recommande vivement même à
toutes celles et ceux qui auraient raté le coche lors de la
ressortie de la toute première série de Finch il y a quelques temps
maintenant, toujours chez Réflexions. J'ai hâte que le second tome
de cette version Rebirth paraisse et que l'on puisse enfin connaître
la grande conclusion du scénario développé par Matt Hawkins,
l'homme fort de chez Top Cow depuis de nombreuses années déjà.
En
bonus vous pourrez profiter à fond de la galerie des couvertures
réalisées pour l'occasion par Stjepan Sejic lui-même ainsi que par
David Finch ou encore Eric Basaldua, des artistes dont le talent pour
représenter les belles femmes n'est plus à prouver. A mi-chemin
entre Avatar de James
Cameron et Terminator,
vous devriez pouvoir trouver tout ce que cherchez dans Aphrodite
IX Rebirth et plus encore !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Une
fois de plus, Jennifer Walters doit repenser sa carrière et
l'orientation qu'elle souhaite donner à sa vie. Son activité
super-héroïque est des plus calmes, il lui faut donc travailler de
nouveau comme avocate au sein d'un prestigieux cabinet de New York.
Mais quand ses patrons lui refusent une promotion largement méritée
selon elle, c'est plus qu'il ne lui en faut pour claquer la porte et
reprendre à zéro de son côté !
Se
trouvant un local à louer dans un immeuble dédié aux activités
professionnelles des personnes possédant des pouvoirs ou des savoirs
très particuliers, Jen monte son propre cabinet indépendant, mais
elle n'a aucun client et sa réputation n'a pas mis longtemps à
faire le tour de la ville. Il faudrait être fou pour l'engager sur
une affaire, elle dont le caractère peut s'avérer si difficile à
gérer. Mais petit à petit, à force d'efforts et de résilience,
Jen va réussir à se constituer un petit capital qui l'aidera à
mieux se faire connaître et à démarrer son affaire.
Et
quelle meilleure façon de commencer que d'être engagée par un
prince Européen en fuite ? Bon, ce n'est pas n'importe quel
prince, il s'agit tout de même du fils adoptif du Docteur Fatalis en
personne, Kristoff Vernard, qui souhaite plus que tout obtenir le
droit de mener une vie calme loin de la Latvérie et surtout loin des
obligations du pouvoir. Autant dire que ce n'est pas du tout au goût
de son souverain de père, qui dépêche aussitôt une légion de
Fatalibots pour le ramener au pays par la peau des fesses avant même
la fin de l'audience préliminaire pour sa demande d'asile en
territoire Américain.
Jen
reste toutefois confiante, et après un voyage jusqu'en Latvérie et
une confrontation morale face à Fatalis lui-même, elle parvient à
faire entendre raison au plus impitoyable des dictateurs et à lui
faire promettre de lâcher la bride à son héritier, s'il souhaite
vraiment le conserver auprès de lui plus tard. Et voilà une
première affaire rondement menée... même si elle n'a rien
rapporté !
Toujours
aussi fauchée mais désormais entourée d'amies comme Hellcat et
Angie, sa mystérieuse secrétaire et assistante légale, Jennifer
Walters peut maintenant se jeter à l'eau et prendre des dossiers de
plus en plus risqués. Par exemple, pourquoi ne pas intervenir dans
une dispute entre scientifiques adeptes de la miniaturisation
moléculaire ? Avec l'aide de Hank Pym, rien n'est impossible
dans le monde microscopique ! Mais son plus grand défi à ce
jour l'attend au tournant, quand Captain America l'engage pour le
défendre lors d'un procès où il se retrouve accusé de meurtre au
second degré ! L'avocat de l'accusation ? Nul autre que
Matt Murdock, alias Daredevil ! Un procès durant lequel se
jouera ce qu'il reste d'avenir à un Steve Rogers vieillissant et
dont la réputation ainsi que l'héritage moral pourraient bien être
ternis à jamais !
Enfin,
il sera grand temps une fois rentrés à New York de se pencher sur
le sombre cas du Dossier Bleu, une affaire où Jen elle-même se
retrouve sur le banc des accusés en compagnie d'individus peu
recommandables et d'autres héros de seconde zone, impliqués dans
des événements dont personne ne conserve le moindre souvenir et
dont toute trace officielle semble avoir disparu ! Quand Titania
fait son apparition pour décider Jen à lâcher l'affaire, à grand
renfort de coups, l'éternelle bagarre entre elle et Miss Hulk
redémarre de plus belle, avec quelques surprises au programme !
Souvenez-vous que rien n'est jamais ce qu'il semble être... d'autant
plus aux yeux de la Justice !
---
L'album
se termine sur deux chapitres tirés d'autres séries scénarisées
par Charles Soule et qui permettent de remettre en scène Jennifer
Walters et ses proches collaboratrices le temps de quelques instants
volés, en compagnie de Deadpool notamment, alors en pleine crise
d'identité et persuadé de pouvoir incarner la relève après la
mort toute récente de Wolverine. Pas forcément des histoires
nécessaires mais c'est toujours sympa de prolonger l'expérience !
Cette
série est donc la troisième à porter le titre de She-Hulk,
après les runs de Dan Slott et de Peter David, c'est maintenant au
tour de Charles Soule de s'y coller pour rendre à Miss Hulk son
accréditation légale en tant qu'avocate, un rôle qui lui colle
décidément à la peau et qu'elle a bien du mal à éviter. La série
sera moins orientée super-héros et davantage investigation et
procédure pénale, avec surtout le procès-fleuve de Captain America
qui verra s'opposer Jennifer et Matt autour d'une histoire de meurtre
teintée de nombreuses zones d'ombres.
Qu'on
se le dise, ce n'est clairement pas la série qu'il fallait suivre en
2014 si vous cherchiez des bagarres de folie et de la violence
physique, on en est même très loin ici. L'intellect prime sur le
reste, et cette fois-ci Miss Hulk nous prouve une fois pour toutes
qu'elle en a aussi dans le ciboulot et qu'elle sait s'en servir à
bon escient ! En soi je n'ai rien contre ce principe, ça donne
quelques histoires fort agréables et qui ne s'étalent pas trop en
longueur, il n'y a que douze chapitres en tout dans cet album pour la
série principale ça n'engage donc pas à grand chose.
Mais...
j'ai vraiment du mal avec le style graphique de l'album dans son
ensemble. Javier Pulido fait un travail remarquable, mais auquel je
n'adhère pas, c'est aussi simple que cela malheureusement. Les goûts
et les couleurs, etc. Attention je ne dis pas que c'est mauvais, il y
a de la beauté partout et Pulido est un dessinateur doué dans son
domaine, simplement ça ne me convient pas et je n'accroche pas,
n'étant pas habitué à ce style plutôt orienté vers les
productions indépendantes il me semble. J'attendais peut-être trop
de ce côté-là pour une nouvelle série She-Hulk,
et je suis donc un peu déçu je pense que ça se comprend.
Les
couvertures cependant sont très belles, quelques aquarelles signées
Kevin Wada si je comprends bien les crédits de l'album, ça invite à
la lecture et donne vraiment envie de poursuivre et de savourer les
scènes qui y sont dépeintes. La série de Charles Soule n'aura au
final pas tenu plus d'un an, mais Marvel avait certainement d'autres
projets plus importants et impactant pour le personnage de Jennifer,
comme on le verra très prochainement. Restez branchés !
Après
les récents événements de l'invasion de Washington par une armée
de Hulks rouge décérébrés, l'heure des comptes a sonné pour les
membres en fuite de l'Intelligencia ! Tandis que la situation
revient à la normale dans tout le pays, Bruce Banner confie à sa
cousine Jennifer Walters le soin de traquer et de ramener vifs les
comploteurs afin qu'ils soient détenus dans la Base Gamma, avec
l'appui de Captain America en personne.
Jen
ne sera pas seule dans cette aventure, elle devra faire équipe avec
Lyra, l'autre Miss Hulk en titre, plus sauvage et indocile que son
aînée. Et quoi de mieux pour lui apprendre les choses de la vie et
lui enseigner comment se comporter parmi les simples mortels que de
l'inscrire au Lycée de Midtown High, dans la bonne ville de New
York ?
Évidemment,
concilier ces deux vies parallèles ne va pas être chose facile pour
la jeune femme, qui a encore bien du mal à se faire à l'idée de
mener une vie normale une fois que toute cette histoire sera classée.
Elle qui était l'élite de son genre à son époque, au XXIIIème
siècle, ne comprend pas vraiment la nécessité de prendre des cours
et de jouer à l'adolescente tout juste débarquée dans la grande
ville, mais pourquoi pas après tout ? Son père et sa ''tante''
par adoption ne lui veulent que du bien, et ça Lyra le sait, même
si c'est difficile à accepter dans un premier temps.
Pendant
ce temps, la traque continue et un par un les membres restants de
l'Intelligencia vont se faire immanquablement capturer par le duo de
femmes fatales à la peau verte, surtout depuis que le Sorcier a
généreusement accepté de livrer ses anciens alliés contre
quelques bricoles pouvant rendre sa détention plus confortable.
Et
ce qui devait arriver arriva finalement : le Sorcier révéla
son plan diabolique et s'échappa de la prison construite par Banner,
grâce aux différentes petites inventions qu'il a pu tirer des
quelques équipements électroniques qu'on a bien voulu lui céder.
Sa première action sitôt libre sera de traquer à son tour Lyra
pour lui faire payer son emprisonnement, et ainsi montrer aux
différents Hulks encore à ses trousses qu'on ne plaisante pas avec
lui.
Fort
heureusement pour Lyra, Jen reste toujours dans les parages malgré
un rendez-vous galant et vole aussitôt à la rescousse de sa nièce,
retournant les armes du Sorcier contre lui et le ramenant en prison
par la peau des fesses. Mais cette fois, pas de happy-end pour la
jeune Miss Hulk : son premier petit-ami potentiel vient de faire
les frais de la vengeance du Sorcier à sa place, et cette vision la
hantera pendant très, très longtemps.
---
Suivra
la réédition du numéro spécial anniversaire de Jennifer Walters,
She-Hulk Sensational, par
Peter David et que l'on a déjà pu lire dans l'omnibus consacré au
travail de cet auteur plein de talent et de folles idées sur le
destin de la si Sensationnelle Miss Hulk. Pas la peine de s'attarder
dessus, c'est surtout un ramassis de petites plaisanteries aux
dépends de la belle signées par les différents artistes et héros
voulant lui adresser un gentil message, c'est sympa mais sans plus
dans le cadre de cet album-ci.
L'histoire
principale donc, la traque de l'Intelligencia après leur tentative
ratée d'envahir la capitale des États-Unis, est un peu bancale. Je
m'explique : à aucun moment je n'ai été ou surpris ou
intrigué par ce qui se déroulait page après page, ce n'est que du
vu et revu chez Marvel, des situations que l'on a déjà pu
expérimenter avec d'autres personnages par le passé et dans de trop
nombreuses séries, rien qui sorte vraiment de l'ordinaire ou qui
fasse particulièrement date.
Même
le deuil de la vie normale de Lyra à la fin n'est pas une idée
nouvelle, au point que la dernière page reprend l'exacte couverture
d'un célèbre numéro des aventures de Spider-Man dans lequel le
Tisseur abandonne son costume aux ordures et tente de mener sa propre
vie loin de toute agitation. Ce n'est évidemment pas le même
message ici pour Lyra, toujours prise en charge par Jennifer et
solidement épaulée dans cette épreuve, mais l'inspiration est bien
présente et aisément reconnaissable.
En
outre, si je m'attarde un peu sur Lyra elle-même et le développement
de ce personnage très récent dans la galerie de famille des
Hulks... je dois avouer que je ne comprends pas bien son évolution.
Je pensais jusque là qu'il s'agissait d'une jeune femme entre 25 et
30 ans maximum, clairement pas une adolescente en âge de s'infiltrer
dans un Lycée durant sa vie civile. Au vu et au su de tout ce
qu'elle a déjà montré et accompli par le passé, tant à son
époque d'origine que depuis son arrivée au XXIème siècle, la voir
si rajeunie ici me perturbe assez. Je rappelle quand même que sa
toute première mission au temps des Héros était de trouver Norman
Osborn pour s'accoupler avec lui et ramener sa semence à sa propre
époque pour sauver sa civilisation, du moins c'était le plan prévu
à la base. Je sais qu'elle n'a pas grandi avec les mêmes codes et
les mêmes soins qu'une ado normale, mais je ne la voyais pas passer
en mode La Mutante tout
en étant si jeune.
Il
faut croire que les scénaristes commencent à perdre un peu pieds
avec ce personnage, que par ailleurs j'aime bien et dont je souhaite
vraiment considérer cette récente mésaventure comme une erreur
d'inattention ou de confusion de la part des auteurs. Du reste, Hunt
for the Intelligencia n'est pas
vraiment un récit digne d'attention au point d'être inoubliable, le
dessin est correct sans beaucoup d'efforts par rapport à l'album
présenté précédemment, rien de très folichon ni d'exceptionnel
une fois encore, un ''aftermath'' comme on en voit malheureusement
trop souvent dans lequel il faut surtout tenir les personnages
occupés et leur caser quelques bagarres et leçons de vie.
Si
je ne me trompe pas dans mon planning, la prochaine fois nous
parlerons de la troisième série She-Hulk chez
Marvel, scénarisée par Charles Soule si je ne m'abuse, revenant
apparemment aux sources de la vocation juridique de la Géante Verte.
Restez branchés si vous désirez en savoir davantage, le niveau
devrait être relevé !