Peter
Parker, l'incroyable Spider-Man, est mort dans une autre dimension,
le genre de mort dont on ne revient pas, pas cette fois en tout cas
d'après l'avatar officiel de la Mort, Phil Coulson, nouveau à ce
poste. La nuque brisée par son ennemi du jour, le très persistant
Callix, possédé par la Pourriture de l'Âme qui le pousse à s'en
prendre avec une puissance et une violence renouvelées à toutes les
personnes qui lui sont chères.
Callix
est d'ailleurs sur le point de se confronter directement à son
illustre père, Cyttorak l'immuable, assis sur son titanesque trône
écarlate dont rien ni personne ne saurait le faire bouger. Cyttorak
a assisté aux premières loges à l'exécution purement gratuite de
ses descendants par l'un d'entre eux, Callix, se rebellant contre
l'ordre établi par le dieu-démon. Son propre champion sur Terre, le
Fléau, lui a fait entrevoir la possibilité d'une action de sa part,
mais il a préféré le renvoyer sur le plan des mortels plutôt que
de faire face à l'inévitable.
Et
pourtant, Callix a bien trahi, et s'apprête maintenant à exécuter
son formidable père avec une haine farouche, d'une divinité à une
autre, tandis que l'énergie sombre commence lentement mais sûrement
à grignoter la Terre en commençant par New York, épicentre du
phénomène. Ne restent donc que Cyra, la jumelle de Callix, et
Coulson lui-même, autour de la dépouille de Spider-Man, se
demandant quoi faire maintenant pour sauver la situation.
Cyra,
guidée tout doucement par Coulson, commence à comprendre ce qui
pousse les mortels à tant s'attacher à la vie, quand elle-même
n'est obsédée que par les morts qu'ils deviennent ensuite. Soudain
persuadée d'avoir vu juste au sujet de son père et de la vraie
raison qui le pousse à ne jamais se mouvoir, Cyra décide de passer
un pacte avec la Mort, avec Coulson : son immortalité, contre
le retour de la vie mortelle de Peter Parker juste avant son décès
brutal.
Peter
est donc bel et bien de retour, et cette fois il a toute la puissance
de Cyttorak avec lui pour le soutenir, à travers sa dernière
descendante, son sacrifice pour lui, mais également la volonté du
dieu-démon indétrônable. Voici le tout nouveau Spider-Man, Fléau
des dieux !
---
Le
moins que l'on puisse dire c'est que ce neuvième chapitre poursuit
la tradition des couvertures mensongères. Pourquoi ? Parce que
n'allez surtout pas croire que Fatalis s'est soucié un seul instant
de Peter et de se porter à son secours, comme on peut le voir sur la
couverture de ce numéro. Bien au contraire, Fatalis est trop occupé
à New York en combattant les manifestations de l'énergie sombre et
de la Pourriture de l'Âme, je doute même qu'il soit conscient que
son champion ait été tué. Peut-être s'en doute-t-il, mais ça ne
le chagrine pas vraiment, au contraire de Strange qui se targue de
lui donner une leçon en la matière. Ne sont-ils pas tous deux
docteurs ?
Peter
est de retour, je me demandais quelle forme allait prendre cette
résurrection-ci et voilà que c'est la plus belle de toute : le
sacrifice, au sens judéo-chrétien du terme il me semble.
L'immortalité de Cyra devient la fameuse perte acceptable pour faire
renaître le champion sous une nouvelle forme, dans un corps investi
par la glorieuse énergie de Cyttorak, prêt à défier Callix et à
le remettre à sa place pour de bon cette fois !
De
toute façon n'allez pas non plus espérer un combat dantesque sur
plusieurs chapitres de long, car il n'en reste qu'un seul avant la
fin de l'arc, de la série, et le passage à la nouvelle ère pour le
Tisseur. Autant dire qu'il ne faut pas avoir trop d'attente, mais on
se sera tout de même pris au jeu il me semble si j'en juge par les
vues générées par ces articles sur Amazing Spider-Man.
De
plus, et là je dois toutes mes excuses à Ed McGuinness, le duo
d'artistes de départ est bien de retour aux commandes après la
courte période d'introspection/déprime de Peter et il me semble
bien que le dessinateur a décidé de sortir les grands moyens pour
ce final épique, car le dessin ce coup-ci me satisfait pleinement et
porte admirablement mieux qu'au début le scénario de Joe Kelly,
basé comme souvent chez lui sur le sens des responsabilités et ce
que l'on décide d'y voir.
J'ai
beaucoup critiqué McGuinness au début, et je maintiens que pour moi
son dessin, son style, n'avaient rien d'agréable bien au contraire,
mais là je trouve qu'il se donne vraiment la peine de faire quelque
chose de correct et qui restera au moins un peu dans ma mémoire
après la lecture. Ce n'est pas un mauvais artiste... alors disons
qu'il ne devait juste pas être dans sa meilleure forme ou période
au début de cet arc. Restons-en là. A suivre, deux Fléaux pour le
prix d'un !
Moira
MacTaggert a été trahie par ses alliés mutants de Krakoa. Privée
de sa nature mutante, redevenue simple humaine et pourchassée à
travers le monde par Mystique, qui désire sa mort plus que tout,
Moira parvient à trouver un refuge temporaire dans l'hôpital du Dr.
Jane Foster, alias Valkyrie, qui lui apprend qu'en plus du reste il
semble d'après les analyses sanguines qu'elle soit atteinte d'une
forme avancée de cancer, liée à la flore de Krakoa. Comme si l'île
l'avait empoisonnée...
Désespérée
et toujours continuellement traquée par l'assassine métamorphe,
Moira se résout à des extrémités qu'elle n'avait jamais envisagé
jusque là, mais il faut bien une première fois à tout. Privée de
son pouvoir mutant de réincarnation, si elle meurt dans cette vie
elle mourra pour de bon. L'Âge d'Or mutant qu'elle a grandement
contribué à créer en partageant sa longue expérience avec Charles
Xavier et Erik Lensherr, tout ce grand projet de civilisation à son
apogée, tout cela va partir en cendres par sa faute, elle qui
pensait pouvoir imposer une loi injuste parmi les autres édictées
pour la sauvegarde de Krakoa. Mais Moira ne se rendra pas sans
combattre et va défendre chèrement sa peau contre Mystique, quels
que soient les risques !
Pendant
ce temps, une nouvelle menace fait son apparition : Oméga Red
est revenu en Russie, après avoir découvert la vérité sur le
traitement que lui a infligé X-Force lors de sa résurrection.
Désormais allié à Mikhail Raspoutine, devenu président des
mutants de la Fédération de Russie grâce à une manipulation de la
réalité et de la constitution de son pays, le tueur vampirique va
puiser dans les capacités de l'épée Cérébro forgée par Magneto
à partir des restes d'une unité brisée, ce afin de projeter sa
conscience dans le passé à de multiples époques simultanées, dans
le seul et unique but de tuer Charles Xavier avant qu'il ne fonde
Krakoa. Avant même qu'il n'existe, ce serait encore mieux !
Ainsi, les parents et ancêtres du Professeur sur plus d'un siècle
en arrière sont en grand danger !
Pour
le sauver, une seule solution : Jean Grey et Xavier lui-même
associent leurs pouvoirs et les capacités de Cérébro afin
d'envoyer la conscience de Wolverine dans son corps de chacune de ces
époques visitées par Oméga Red, afin de sauver le Professeur et sa
famille, intervenant à chaque fois in extremis pour contrer les
tentatives d'assassinat.
Mais
à chaque nouvelle confrontation, Oméga Red devient plus malin, plus
retors, et s'ingénie à laisser de fausses pistes temporelles ainsi
qu'à prendre possession des corps de toutes les personnes pouvant
lui être utiles. Ainsi, la femme de Logan, Itsu, au Japon et future
mère de Daken, fils aîné de Wolverine, est elle aussi soudain
prise dans la tourmente alors que l'ennemi menace ouvertement de la
tuer avant la naissance de Daken. Logan sait qu'il risque de tout
perdre et que les sauvegardes de Cérébro pourraient bien ne pas
suffire, mais il n'a pas le choix et doit poursuivre sa mission coûte
que coûte en tâchant d'affecter le moins possible la ligne
temporelle qu'il traverse.
Cependant,
confronté parfois à certaines de ses actions passées en tant que
soldat ou commando secret, Logan n'a pas le cœur de laisser les
choses se reproduire sous ses yeux alors qu'il a désormais le savoir
et les moyens nécessaires pour les changer, voire les empêcher tout
bonnement. Il y aura donc forcément des conséquences à cette
mission de sauvetage à travers le Temps et la réalité, tandis que
dans le présent sur Krakoa apparaît un Wolverine infecté par les
Phalanx qui se met à traquer lui aussi Moira à travers le monde...
mais pour quelles raisons ?
---
Dans
cette double mini-série consacrée à la fois au passé et au
présent des mutants les plus importants de l'Histoire, Benjamin
Percy nous propose d'assister à plusieurs traques méthodiques à
travers le déroulé des vies de Wolverine et Moira, l'un envoyé
dans le passé à plusieurs époques et l'autre rendue persona non
grata au sein de sa propre communauté et espèce.
On
peut y voir des parallèles intéressants avec d'autres œuvres de
fiction traitant de la même thématique, comme Terminator
évidemment mais également dans le cadre des comics et adaptations
de comics au cinéma : X-Men – Days of Future Past
par exemple, dont le pitch de départ est repris presque à la
lettre ici par l'auteur héritier du travail de Jonathan Hickman sur
les séries mutantes chez Marvel.
Je
ne vais pas m'attarder davantage sur les qualités tant graphiques
que scénaristiques de cette histoire, publiée chez nous en deux
albums devant précéder l'arrivée de la nouvelle revue Destiny
of X qui traitera des
conséquences de l'event Inferno
tout récent.
A
la place, j'aimerai aborder une simple question : comment se
fait-il qu'à travers toutes les époques et périodes du XXème
visitées il y ait toujours un Wolverine à proximité d'un Xavier ?
Par proximité évidemment je n'entends pas le terme de façon
immédiate et spontanée, bien au contraire parfois des centaines de
kilomètres les séparent, mais à chaque fois que Oméga Red tente
de tuer Xavier ou un de ses ancêtres Logan est toujours dans les
parages relatifs et réussit à intervenir juste à temps.
Je
me doute que Jean et le Professeur l'envoient à des instants-clés
lui permettant d'agir au plus vite et au plus près du danger
temporellement parlant, mais j'ai du mal à croire que la simple
distance géographique puisse ainsi être gommée à chaque époque.
Comme si le Destin, à défaut d'un autre terme, avait toujours placé
non loin les uns des autres Logan et les Xavier de ce siècle défunt.
Mais peut-être que cette petite critique que je soulève ici n'est
pas si originale que ça et trouvera sa réponse dans le prochain
tome, d'ici la conclusion de cette mini-série à deux visages...
C'est
aussi l'occasion pour l'auteur de nous balader à travers les grandes
périodes de la longue vie de James Howlett, des terres glaciales du
Nord du Canada jusqu'au Japon de l'après Seconde Guerre Mondiale, en
passant par l'Amérique du Sud et les exactions de Team-X. Un bon
moyen de se remémorer, ou de découvrir pour les plus jeunes d'entre
nous, toutes les facettes d'un personnage qui a eu bien des
existences et bien des tourments, autant que l'on puisse en imaginer.
Quant
à Moira, elle demeure un personnage parfaitement antipathique à mes
yeux désormais, mais je comprends aussi sa détresse et j'en
parlerai certainement bien plus dans le second tome quand cette
histoire se conclura, d'une façon ou d'une autre. Laissons pour le
moment briller Wolverine, lui qui souffre tant et tant encore et
encore pour des causes qui le laissent brisé et amer.
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Un
monde de feu et de poussière. Un monde artificiel qui prospère sur
des couches entières de civilisations disparues. Un monde où, pour
celles et ceux qui y habitent, porter des chaînes revient à rester
en vie, à être fort, à n'avoir aucune faille. Un monde sans
espoir. C'est le monde de Mongul. Et c'est ce monde que Superman
s'est engagé à sauver, quoi qu'il puisse lui en coûter.
Accompagné
des membres de la nouvelle Authority, Kal-El de Krypton débarque sur
le Warworld avec la ferme intention de renverser le tyran et de
libérer les populations qui triment et saignent chaque jour en son
nom dans les arènes de combat ou dans les puissantes forges
stellaires qui maintiennent cette planète en un seul morceau
cohérent. Mais les choses ne se passent pas comme prévues...
A
peine arrivés, les membres de l'expédition sont accueillis par les
cadavres de centaines de sacrifiés par Mongul, simplement pour
indiquer aux héros le chemin à suivre pour le trouver, lui et ses
servants les plus cruels. Au cœur d'une arène, les combats éclatent
et très vite les héros tombent les uns après les autres. La jeune
Lightray est tuée sous les yeux de O.M.A.C., quand Apollo lui-même
est transpercé par la lame de son adversaire. Midnighter et
Manchester Black ne peuvent que se réfugier loin dans les
souterrains innombrables quand l'Enchanteresse est avalée toute
entière par une plus puissant sorcière qu'elle. Quant à
Superman... il ploie devant Mongul, sous les huées des uns et les
acclamations des autres. Mais le tyran ne veut pas le tuer, pas tout
de suite en tout cas.
En
secret, Mongul prépare un assaut terrible contre les Planètes
Unies, ce dérisoire bastion de liberté qui s'est implanté dans la
galaxie en prenant comme exemple l'idéal de la maison El de Krypton.
Pour briser cette fédération impie, Mongul veut briser Superman
lui-même, détruire ses idéaux et ses espoirs, et s'emparer de tout
ce qu'il possède, biens comme famille et amis. Mais, contre toute
attente, Superman ne courbe pas l'échine bien longtemps et reprend
le combat, même à bout de forces, même privé de ses fantastiques
pouvoirs.
Et
tandis que chaque jour le héros déchu doit combattre dans l'arène
et s'efforce d'épargner les vies des autres guerriers qui lui font
face, Midnighter attise les braises d'une rébellion massive parmi la
population du Warworld, jouant sur les rivalités et les haines
ancestrales, ainsi et surtout que sur l'étincelle d'espoir apportée
par Superman dans les esprits de ces gens privés de tout. Bientôt,
le symbole des El est peint sur les murs, les statues et les
bannières, défiant ouvertement le règne de Mongul. Le nouveau nom
de guerre de Superman est scandé par la foule qui se masse dans les
gradins pour assister à ses combats, d'abord pour se moquer de lui
puis pour l'admirer et espérer à leur tour.
Guidé
par les quelques survivants d'une antique civilisation Kryptonienne
encore présents dans les geôles du Warworld, Kal-El parvient à se
soustraire à l'emprise de Mongul et disparaît dans les tréfonds de
la planète, ce qui déclenche immanquablement l'ire du tyran qui
dépêche ses hordes de tueurs dans les cellules des prisonniers afin
de tous les massacrer en représailles. Midnighter, de son côté,
œuvre sans repos pour que la rébellion soit prête à intervenir et
à libérer Apollo en détruisant la première forge stellaire, mais
Superman réapparaît alors et interdit formellement cette opération,
qui ne ferait qu'ajouter davantage de morts dans la balance,
innocents ou non.
A
la place, les conjurés doivent aller sauver le plus de prisonniers
possible en affrontant les tueurs de Mongul, menés par O.M.A.C. qui
a accepté de livrer le code de son armement contre la promesse
illusoire de la résurrection de Lightray. La guerre paraît alors
inévitable, et elle ne fait pourtant que commencer...
Et
pendant ce temps me direz-vous, que font les leaders des Planètes
Unies ? Sous l'impulsion d'un traître dans leurs rangs, ils
décident de ne rien faire. Ils ont tous vu Superman être frappé
par la lance de Mongul, saigner plus que sa part dans l'arène pour
un rêve de liberté aussitôt réprimé et écrasé par le tyran.
Mais personne n'interviendra, car après tout, si Superman a été
vaincu, qui serait de taille pour affronter Mongul ? En
coulisses, c'est un vilain petit secret concernant les survivants
Kryptoniens qui menace d'être révélé en même temps que leur
existence, et quelqu'un au sein du conseil est prêt à toutes les
bassesses et à tous les mensonges pour que ce secret reste enterré
profondément dans la mémoire de l'univers. Le ver est déjà dans
la pomme.
---
Cette
lecture me rappelle énormément le double épisode de la saison 1 de
la série-animée La Ligue des Justiciers
du tout début des années 2000, quand Superman et Martian Manhunter
sont piégés sur le Warworld de Mongul et que la résistance
s'organise peu à peu autour de la figure emblématique du
Kryptonien. Mais ici, la charmante désuétude de ce récit d'enfance
fait place à la rude cruauté d'un cycle presque infini de violence
et de mort.
J'ai
beaucoup aimé cet album, qui rentre enfin dans le vif du sujet après
les trop nombreuses phases de préparatifs des deux précédents. Ça
y est, enfin, comme c'était annoncé dans les pages de Future
State Superman,
on assiste à ce grand conflit idéologique entre d'un côté une
figure libératrice mais considérablement affaiblie et de l'autre un
despote dont les sujets croulent sous sa main de fer. Le fer, qui est
littéralement la matière dans laquelle chacun place ses maigres
espoirs de survie, augmentant à chaque combat remporté dans l'arène
la longueur de sa chaîne et donc la portée de ses coups. Mais une
chaîne reste une chaîne, comme s'évertue à l'illustrer Superman à
ce peuple pour qui il n'est qu'un pauvre fou comme les autres.
Le
scénariste Phillip Kennedy Johnson nous livre ici une
réinterprétation sanglante et brutale mais non moins poétique et
lyrique de ces fameux épisodes de dessin-animé, eux-mêmes très
certainement inspirés d'arcs véritables des comics précédents.
L'association avec le dessinateur Riccardo Federici fait vraiment des
merveilles, le style épuré et crayonné de l'artiste parvenant à
renouer avec l'époque des bons vieux récits pulp's d'antan, comme
les couvertures historiques des aventures de Conan le Barbare par
exemple. Ces pages sont une merveille à admirer et à parcourir, et
on en voudrait tellement plus des comme ça !
Le
souffle épique est bien présent tout au long du récit, et même si
nous savons toutes et tous que Superman ne peut disparaître ainsi
(d'ailleurs nous avons le début d'une explication concernant la fin
de toute chronique sur lui dans les archives des Planètes Unies,
mais vous verrez par vous-mêmes) on ne peut pour autant s'empêcher
de craindre pour le plus grand des super-héros alors qu'il risque sa
vie comme peu l'auraient fait à sa place, pour défendre et libérer
de parfaits inconnus qui le prennent pour un fou suicidaire.
L'essence même de la Maison El, de son symbole d'Espoir, vit encore
de façon très intense en lui et se répand peu à peu. Espérons
que le soulèvement massif qui se prépare sera suffisant pour que
change enfin le Warworld...
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Karnilla,
reine des Nornes et sorcière divine dotée d'immenses pouvoirs,
recherche la Pierre des Nornes, une gemme pratiquement aussi vieille
que l'univers lui-même et qui pourrait lui conférer la puissance
nécessaire pour prendre le contrôle total de la réalité.
Évidemment, cela entre en conflit avec pas mal d'autres êtres
peuplant ledit univers, à commencer par les héros de la Terre. Et
pas n'importe lesquels !
Alors
qu'il vient d'empêcher un nouveau plan dément du Caméléon pour
prendre le pouvoir, Spider-Man entend parler par son amante et alliée
la Chatte Noire d'un cambriolage qui se prépare dans un Musée de
New York exposant des artefacts nordiques, dont la fameuse Pierre des
Nornes à l'insu de toutes et tous. Karnilla a déjà envoyé sur
place l'un de ses agents, le magicien Moondark, qui sera chargé de
s'emparer de la pierre en affaiblissant ses protections contre les
êtres divins.
La
bataille qui s'en suit dans le Musée attire l'attention des gardes,
qui sous le contrôle mental de Moondark ouvrent le feu un peu
partout. Karnilla apparaît alors en personne pour s'emparer de la
pierre, mais Spider-Man parvient à la lui reprendre de justesse tout
en disparaissant dans une autre dimension sous l'effet d'un sortilège
de la reine des Nornes.
Désormais
coincé dans ce que l'on appelle la Croisée des Dimensions, une
sorte d'antichambre cosmique où tous les univers se rejoignent,
Spidey y croise Hulk qui y a été envoyé bien plus tôt par le
Docteur Strange pour faire cesser ses ravages. Possédé à cet
instant par la pierre posée sur son front, Spidey devient beaucoup
plus puissant et résiste coup par coup à Hulk, jusqu'à ce que leur
affrontement les amène dans un monde préhistorique peuplé
d'horreurs. La pierre passe alors à Bruce Banner, éveillant chez
lui la conscience de son tyrannique père Brian, qui prend le
contrôle et se manifeste au travers d'une forme démoniaque.
Repérés
par les Déviants comme par les Éternels, les deux combattants sont
transportés sur le vaisseau de Kro le maître des Déviants, tandis
qu'Ikaris et Théna se lancent à l'assaut de la forteresse pour en
extraire la Pierre avant qu'elle ne tombe dans d'encore plus
mauvaises mains. Karnilla réapparaît à cet instant et s'empare de
la Pierre pour de bon, transportant tout le monde dans son propre
royaume où sa puissance ne fait que se décupler au contact de
l'artefact.
Pendant
ce temps, sur Terre, le Docteur Strange et la Chatte Noire
parviennent à localiser Spider-Man et Hulk à travers les dimensions
et Strange y envoie Felicia pour ramener Spidey avant que les choses
ne se corsent davantage. Mais dans le royaume des Nornes, alors que
les combats font rage entre Ikaris, Karnilla et Hulk, l'Araignée et
la Chatte vont rencontrer les fameuses Nornes en personne et les
convaincre de se rebeller contre leur reine, sous peine de voir
l'ensemble de l'univers périr de sa main.
L'intervention
salvatrice d'Odin permet aux héros de prendre le dessus, le temps
que le roi des dieux du Nord ne réduise la Pierre en poussière pour
éviter tout autre incident. Spider-Man et la Chatte Noire sont
aussitôt ramenés sur Terre par un sort du Docteur Strange, tandis
que Hulk regagne la Croisée des Dimensions, peut-être pour
toujours. De cette aventure rocambolesque, nul ne parlera jamais
plus. Mais les souvenirs restent malgré tout, et quelque chose en
Spider-Man, ou plutôt son étrange costume noir, s'est bel et bien
éveillé au contact de la Pierre des Nornes...
---
Bon,
autant vous le confier tout de suite, je n'ai pas vraiment accroché
à cette histoire. Pourtant je suis un grand fan du travail de Peter
David en règle générale, mais là c'était bien trop tiré par les
cheveux, et encore je reste gentil.
Le
récit part dans toutes les directions et fait des clins d'oeils à
n'en plus finir à diverses itérations des personnages Marvel, comme
quand Hulk donne un coup de poing à Ikaris de façon identique à ce
que l'on a pu voir dans le film The Avengers
entre le même Hulk et Thor durant la bataille de New York.
Pareil
pour le récit d'ouverture où Spider-Man démasque le Caméléon se
faisant passer pour le Président des États-Unis en public, une
histoire très connue des fans et qui existe depuis 2008 et la
première élection de Barack Obama à la Présidence justement.
Peter David reprend donc des ficelles narratives d'autres auteurs
pour tenter de caser le plus de références possible dans ces cinq
chapitres qui ne tiennent vraiment pas debout et me laissent un goût
amer, une certaine déception.
Le
dessin de Greg Land, que là aussi j'apprécie en temps normal, ne
fait rien pour arranger les choses. Les personnages féminins sont
basés sur le même modèle physique, une chose que l'on a déjà
reproché à Land depuis longtemps, tandis que les expressions sur
les visages démasqués passent du quelconque au vulgaire en quelques
cases à peine, pas de quoi crier au génie.
Non,
décidément, la série Symbiote Spider-Man ne
se termine pas sur son meilleur arc, loin de là. A la décharge de
Peter David, l'homme est gravement malade depuis des années
maintenant et se bat de toutes ses forces pour rester en vie, avec le
soutien de ses proches, de ses fans et de sa famille surtout. On peut
donc largement comprendre qu'en 2021 au moment d'écrire ces quelques
chapitres, il n'était pas à son meilleur niveau.
Mais
dans ce cas, pourquoi Marvel a tout de même publié cette histoire
qui n'a ni queue ni tête ? Peut-être, comme pour le tome
précédent, y a-t-il un rapport avec l'agenda de Marvel Studios. En
effet, dans le tome précédent nous faisions la rencontre de Kang le
Conquérant, personnage déjà pressenti depuis un bon moment pour
prendre le relais de Thanos comme grand méchant de l'univers
cinématographique de la Maison des Idées. Ici, ce sont plutôt les
Éternels qui sont maladroitement mis en avant et présentés à un
large public, avant que leur propre film ne voit le jour il me semble
ou alors à peu près au même moment.
Ce
qui me déçoit le plus, c'est que l'idée de départ de Symbiote
Spider-Man était assez
géniale : permettre au lectorat de découvrir des histoires
inédites de Spider-Man portant alors le costume noir avant que les
événements amenant à la naissance de Venom ne se produisent. Une
période où Peter a des trous de mémoire et où le costume agit
seul sur son corps durant ces étranges phases de sommeil, une
période donc où il aurait pu lui arriver bien des choses sans que
le héros en ait forcément conscience.
C'était
le cas dans les deux premiers albums de cette série, mais par la
suite c'est devenu une excuse pour caser des références obscures et
des personnages amenés à avoir un rôle plus important dans les
films plutôt que dans les comics, donc à mon sens la cible est
manquée et de loin. Si en plus on y ajoute maintenant le manque
total d'originalité à la fois du scénario et des dessins, plus le
fait que la Chatte Noire y soit parfaitement et inutile et
superficielle sur tous les plans... inutile de se demander pourquoi
la série n'a pas été prolongée après 2021-2022. Je suis plutôt
déçu et je n'aime pas bien ça.
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Après
le massacre des Morlocks par les sinistres Maraudeurs dans les
égouts, les survivants de cette communauté mutante souterraine se
sont dispersés entre l'Institut Xavier et les tunnels clandestins de
New York. Certains, comme Masque, sont devenus plus dangereux que
jamais, rendus fous par le chagrin et la douleur de la perte de ses
camarades et sa propre impuissance.
Il
en est un autre qui souffre sans cesse depuis ces tragiques
événements : Warren Worthington III, dit Angel, membre
fondateur des X-Men et aujourd'hui propriétaire de Facteur-X, cette
fausse équipe de chasseurs de mutants dont le véritable but est
d'offrir un foyer et le moyen de contrôler leurs pouvoirs à tous
ceux qui en ont besoin. Warren a perdu l'usage de ses magnifiques
ailes dans les tunnels des Morlocks, cruellement harponné par les
responsables de la tuerie. Désormais alité, il souffre sans
discontinuer, au point que sa lucidité en est affectée. Atteint de
gangrène, ce n'est qu'une question de semaines avant qu'il ne
trépasse... à moins qu'on l'ampute de ce qu'il reste de ses ailes.
Cette
décision, personne ne veut la prendre pour lui. Aucun de ses amis ne
saurait s'y résoudre, et pourtant il faut bien faire quelque chose
pour empêcher la maladie de l'emporter. De plus en plus mal
psychologiquement parlant, Warren ne cesse de se lamenter et
d'appeler la Mort de ses vœux. Ce sont ses délires, plus encore que
sa maladie, qui vont convaincre les ayants-droits de sa fondation de
le déclarer irresponsable et d'ordonner son amputation, à la grande
horreur des autres membres de Facteur-X.
Désormais
rien moins qu'un simple humain, mutant sans pouvoir, Warren met en
œuvre son tout dernier projet avant de disparaître subitement,
embarquant dans un avion privé de sa compagnie pour se faire
exploser en vol et mourir dans les cieux, comme il l'a toujours
voulu. Terrassés et horrifiés par son suicide, ses confrères de
Facteur-X ne parviennent pas à s'en remettre et les choses
commencent à déraper dans les locaux de l'organisation, à mesure
que les adultes perdent leur sang-froid et que les jeunes mutants se
retrouvent livrés à eux-mêmes.
Toutefois,
de ce malheur quelque chose de bon sortira, car les jeunes mutants
comme Rusty ou Skids vont apprendre par eux-mêmes à mieux contrôler
leurs pouvoirs et devenir naturellement des exemples à suivre pour
les autres dans la même situation. Quant aux adultes... ils ont
leurs propres problèmes à régler. Scott notamment, qui ne cesse
d'être harcelé par des hallucinations lui faisant revivre la mort
de Jean en tant que Phénix, la perte soudaine de Madelyne Pryor et
de leur fils, ou encore le récent suicide de son ami Angel.
A
bout de patience et de force, Scott décide de tout plaquer une fois
de plus et se rend seul en Alaska pour retrouver la trace de sa femme
et de son enfant, mais tout cela n'aboutira qu'à une terrible
découverte : le corps de Madelyne, morte noyée, tandis que le
bébé semble bien avoir totalement disparu, y compris des registres
et journaux officiels. Fou de rage et de chagrin, Scott va pourtant
devoir se montrer plus fort que jamais car il est soudain pris en
chasse par le Moule Initial, une ancienne Sentinelle devenue
indépendante et nourrissant une haine farouche pour les mutants, et
l'ensemble de l'humanité par extension délirante.
Après
sa victoire de justesse, Scott rentre à New York, où les choses ont
encore dérapé un peu plus. Un nouveau jeune est accueilli dans les
locaux de Facteur-X après une mission des plus risquées à San
Francisco pour le tirer des griffes d'une milice anti-mutants, mais
il ne maîtrise absolument pas son pouvoir sismique et risque de
faire des blessés tout autour de lui à chaque instant.
Les
visions de Scott s'aggravent encore avec ce qu'il vient de découvrir
en Alaska, et Jean décide de mettre un terme à sa folie pour de bon
en le confrontant une bonne fois pour toutes sur ses souvenirs d'elle
et ses désirs profonds concernant le Phénix. Après un duel de
pouvoirs assez rude, les deux amants d'antan finissent par se
réconcilier devant l'urgence, New York sombrant chaque jour un peu
plus dans la paranoïa et la crainte des mutants, savamment
alimentées par Cameron Hodge, le responsable de la communication de
Facteur-X. Ses campagnes publicitaires agressives choquent tout le
monde et montent l'opinion publique à la fois contre les mutants et
contre l'équipe de Facteur-X que les citoyens accusent maintenant de
ne pas en faire assez pour les protéger de la menace mutante.
C'est
dans ces circonstances qu'un nouveau joueur entre dans la partie.
Après avoir observé la ville depuis sa forteresse volante invisible
et indétectable, Apocalypse décide enfin de lancer ses Cavaliers à
l'assaut de Facteur-X, afin de déterminer quels seront les plus
forts et donc selon lui les plus méritants pour s'emparer de la
Terre ensuite. Hank est gravement atteint par une touche de
Pestilence, et les pouvoirs de Bobby semblent hors de contrôle
depuis son récent séjour en Asgard, autant dire que l'équipe des
héros n'en mène pas large. Ils parviendront cependant à l'emporter
de justesse grâce à la cohésion de leur travail d'équipe, mais
Apocalypse a conservé un atout dans sa manche qu'il va bientôt se
décider à révéler...
Juste
après, Cameron Hodge révèle son vrai visage à la lecture du
testament de Warren devant ses proches et ses amis. Toute la fortune
d'Angel revient à Facteur-X comme il le souhaitait, mais
l'entreprise est mise sous la tutelle de Hodge, ce qui le rend de
fait détenteur de ladite fortune et libre de l'employer pour
accentuer encore davantage la folie anti-mutants qui règne en ville
et dans le pays. Choqués, les membres de l'équipe démissionnent
tous mais sont aussitôt attaqués par des hommes en armures
souriantes qui disent agir pour la liberté des mutants, mais ne sont
en réalité que des commandos aux ordres de Cameron Hodge pour
alimenter la paranoïa des foules.
Après
une autre attaque, cette fois-ci dans les locaux de Facteur-X, les
commandos en armures repartent en enlevant les jeunes mutants,
laissant seulement Caliban derrière eux pour témoigner de ce qu'il
a vu et n'a pu empêcher. Tous les mutants valides se lancent
immédiatement à la poursuite des ravisseurs jusque dans un autre
État, où un conflit des plus violents est déclenché par leur
arrivée. Hodge réussira à s'en sortir en faisant diversion avec un
robot attaquant Scott sur ses points faibles, quand de leur côté
les pouvoirs de Hank et de Bobby dégénèrent de plus en plus, les
rendant dangereux pour eux-mêmes et pour l'équipe.
Mais
l'exemple de leur alliance contre vents et marées aura suffisamment
inspiré les jeunes mutants qui s'unissent alors eux aussi pour
sauver leurs aînés, et tout le monde repartira finalement au
complet. De terribles questions restent néanmoins, comme la
véritable ampleur de l'organisation de Hodge et son but final...
tandis qu'Apocalypse, ayant assisté de loin à tous les récents
événements, se décide enfin à déployer toute sa puissance sur le
terrain. L'avenir immédiat est des plus sombres...
---
De
très nombreuses intrigues sont présentées et orchestrées dans
cette seconde année d'existence de X-Factor
par le couple Simonson, Louise au scénario et Walter aux dessins,
dans un style très bavard qui rend la lecture plutôt lente par
rapport à nos standards actuels. Ça n'en reste pas moins de
qualité, dans la droite ligne des récits de Claremont et même de
Lee et Kirby en leur temps.
Même
si quelques défauts majeurs peuvent être facilement trouvés et
soulevés, comme le fait que Scott et Warren passent véritablement
tout leur temps à s'apitoyer et à se plaindre du reste du monde.
Pour Warren c'est compréhensible étant donné son état physique et
sa détresse, mais Scott passe vraiment pour un pleurnichard égoïste
qui, évidemment, ne sera même pas présent au moment où son ami
souffrant aurait tant eu besoin de ses conseils. Tout en faisant
souffrir Jean en la comparant sans cesse à ce et celle qu'elle n'est
pas.
Alors
oui, le style des époux Simonson a des failles et se perd très
souvent dans d'inutiles répétitions pour être bien certain que les
lecteurs puissent tout suivre et tout comprendre, mais ça reste un
classique du genre et malgré ce petit côté vieillot même pour
1987 la série demeure un élément essentiel du monde mutant chez
Marvel. A tel point que c'est dans ses pages que se révèle le
prochain grand adversaire, Apocalypse, enfin prêt à sortir de
l'ombre et à lancer sa guerre totale. Nous suivrons évidemment ces
événements dans les tomes à venir, avec des répercussions
annoncées sur l'ensemble des séries mutantes de l'éditeur.
Comme
nous avons déjà pu le constater pour les intégrales X-Men
de cette même période, l'année 1987 est surtout une année de
transition entre deux grands projets des auteurs et artistes sur les
séries, et il faut donc remplir le plus possible pour ne pas perdre
le lectorat avant que la partie ne commence véritablement. Ce qui
peut aussi expliquer le côté verbeux et bavard de l'écriture de
Louise Simonson, ou les errances de Chris Claremont de son côté.
C'est assez dommage finalement de se dire que toute une année
éditoriale n'aura servi à pas grand chose à part nous faire
patienter avant le grand événement majeur à venir, mais c'est
aussi comme ça dans la vie réelle, tout n'est pas toujours intense
et immédiat, il faut savoir prendre son mal en patience et attendre.
La qualité sera, n'en doutons pas, au rendez-vous elle aussi en
1988 !
Et
puis, en jetant un regard d'ensemble sur ce que l'on vient de lire
dans cette intégrale X-Factor,
de grands bouleversements ont déjà été amorcés. La relation
entre Jean et Scott tourne au vinaigre alors que Cyclope est hanté
par ses propres fantômes, réels ou non, et l'on vient tout de même
d'assister au suicide d'un membre fondateur et on ne peut plus
symbolique des X-Men de la première heure, ce sans que rien ne soit
dissimulé aux yeux des lecteurs de l'époque comme de maintenant !
Je ne sais pas vous, mais je trouve que c'est déjà bien chargé
comme ça. Et dire que le pire reste à venir...
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Ayant
pénétré jusqu'au cœur du laboratoire de taxonomie de Ty Haniver,
Kwannon a été capturée par les étranges papillons qui habitent
l'endroit dans ses moindres recoins et elle se réveille soudain
littéralement clouée sur une planche d'étude par de lourdes
épingles entravant ses mouvements et causant des blessures assez
importantes sur ses membres, l'empêchant également d'accéder à
ses pouvoirs psychiques.
Haniver
fait alors son apparition pour lui déclarer toute l'admiration qu'il
a pour elle et pour les mutants en général, se considérant
lui-même depuis toujours comme l'un des leurs métaphoriquement
parlant, à cause de sa maladie rarissime et incurable. Se sachant
voué à disparaître tout comme les mutants dans ce nouvel ordre
mondial, Haniver a fait en sorte de rassembler plusieurs spécimens
mutants de différentes espèces vivantes et les conserve dans son
laboratoire, comme une sorte de musée de l'évolution et des erreurs
de l'humanité.
Mais
Kwannon n'a pas la moindre intention de finir comme pièce maîtresse
de cette sinistre collection, et elle parvient de justesse en usant
de toutes ses forces à mobiliser son pouvoir psy pour se défaire
des épingles géantes qui l'immobilisaient. Combattant maintenant
avec toute la rage qui l'habite depuis le début de cette aventure,
la mutante ninja inflige de sérieuses pertes à la collection de son
hôte, avant de lui faire ressentir en direct et en une seule fois
toutes les émotions vécues par toutes ses victimes.
C'en
est trop pour Haniver, qui s'effondre et laisse tomber son grand
projet, non sans avoir adressé quelques menaces subtiles à Kwannon
au sujet de la véritable Psylocke qu'elle pourrait devenir si elle
se réconciliait avec son autre moitié, Betsy Braddock, du moins
selon lui. Kwannon regagne l'Usine en Alaska et se fait examiner puis
soigner par le Fauve, tandis que Cyclope lui ordonne formellement de
ne plus rien faire avant d'être totalement guérie. Mais en gage de
confiance, il la réintégrera dans l'équipe X-Men dès qu'elle sera
sur pieds et prête pour une nouvelle mission de groupe !
Rejoignant
alors John Greycrow, Kwannon est soudain prise d'une étrange vision
en se regardant dans le miroir, et il semble alors qu'elle se
retrouve possédée par un esprit qui n'est ni totalement étranger
ni tout à fait le sien... Serait-ce la conséquence des dernières
paroles de Ty Haniver ?
---
L'arc
principal que l'on suivait depuis le premier chapitre est maintenant
terminé, ou du moins en bonne voie de se conclure sous peu, mais ce
dernier suspens quant à la condition mentale de Kwannon a de quoi
faire réfléchir quant à ce que son ennemi lui a révélé de ses
plans la concernant. A-t-il eu le temps de lui injecter quelque chose
rappelant chez elle l'ancienne Psylocke qu'elle a pu incarner, quand
son propre esprit était en retrait dans un corps qui lui échappait ?
Toujours
un réel plaisir que de suivre les aventures de Kwannon, personnage
que j'ai vraiment appris à apprécier durant l'ère Krakoa et les
différentes séries auxquelles elle a pu participer à l'époque.
Maintenant que cette ère bénie est derrière nous et que les âges
sombres sont de retour, je ne doute pas que les X-Men auront plus que
besoin des services d'une ninja combattante de son calibre... encore
faut-il qu'elle soit bien elle-même !
Le
dessin est partagé cette fois-ci entre les quatre mains de Wincenzo
Carratù et Moisés Hidalgo dans un style très complémentaire,
peut-être une autre façon d'évoquer la symbiose forcée entre
Kwannon et Betsy fut un temps et qui s'apprête apparemment à se
reproduire d'une façon ou d'une autre dans les prochains chapitres.
Quoi qu'il en soit j'ai trouvé cette lecture toujours aussi
agréable, et je ne me lasse vraiment pas du personnage et de ses
aventures en solo. Espérons que ça dure le plus possible en gardant
ce niveau de qualité !
Cassandra
poursuit au plus près les moines Déterrés qui ont enlevé sa mère,
Lady Shiva, après l'attaque du train qui conduisait les membres des
différentes sectes assassines alliées vers un sanctuaire que jamais
ils n'atteindront.
Pénétrant
dans le réseau de grottes où les Déterrés ont installé leur base
opérationnelle et leur campement, Cassandra découvre que toutes les
familles de ces terribles combattants sont présentes elles aussi en
ces lieux, toute une société à petite échelle autour d'une même
croyance en l'invulnérabilité de ces moines-guerriers et de la
justesse de leur cause, encore pas tout à fait claire pour le moment
pour notre héroïne.
Ne
réussissant pas à berner la vigilance des moines, Cassandra est
soudain frappée de toutes parts et s'effondre inconsciente, baignant
alors dans une sorte de rêve où elle se retrouve à se confier à
Stéphanie Brown, l'autre Batgirl en titre, au sujet de sa famille ou
plutôt de son sentiment d'absence concernant la famille qu'elle
aurait aimé avoir. Entre un père terroriste manipulateur et une
mère assassine professionnelle, autant dire que Cassandra n'a pas
vraiment eu l'enfance idéale.
Mais
faire ainsi le point sur sa situation et ses griefs qui l'entravent
lui permet de s'en libérer au moins un temps, juste au moment où
elle reprend conscience et fait face, ligotée en hauteur, à Shiva
qui se trouve exactement dans la même posture qu'elle. Batgirl va
devoir redoubler d'efforts pour les sortir de là toutes les deux en
vie, car pendant ce temps les Déterrés poursuivent leurs plans et
viendront sous peu réclamer la vengeance qu'ils désirent tant...
---
On
arrive bientôt à la fin de ce premier arc de la nouvelle série
Batgirl
version
Cassandra Cain, une taiseuse qui parvient enfin dans ce chapitre-ci à
exprimer ses émotions intérieures et ses blessures émotionnelles,
même si ce n'est qu'en rêve. Au moins elle a pu faire le point et
peut maintenant s'atteler à l'autre épineux problème :
comment sortir des grottes des Déterrés avec sa mère, Lady Shiva !
J'ignore ce qu'il faut attendre du prochain et dernier
chapitre de cet arc, mais je redoute fortement que l'une des deux
protagonistes ne sera pas au rendez-vous dans l'arc suivant.
Comme toujours en tout cas le dessin est de qualité
ainsi que le scénario, pas trop bavard et bourré d'action, de
moments de bravoure comme de temps plus calmes alimentant la
réflexion de l'héroïne, permettant ainsi aux lecteurs de suivre
ses pensées et son cheminement vers la victoire. Une victoire
toujours plus incertaine à mesure que les minutes s'égrènent...
Le
Fléau est désormais seul contre tous ! Ses partenaires X-Men
sont corrompus et possédés par l'énergie sombre de la Pourriture
d'Âmes, qui les pousse à s'en prendre à leurs proches ou à toutes
les personnes qui ne sont pas encore contaminées par cette entité.
Cain Marko doit alors puiser dans ses ultimes réserves pour tenter
de faire face à ses amis et coéquipiers, mais cela ne le conduira
qu'à s'épuiser jusqu'aux extrêmes limites.
Son
esprit est alors projeté sur le plan divin de Cyttorak, son dieu
tutélaire, auquel Cain fait face avec vaillance et courage, et son
franc-parler habituel. Défiant carrément le dieu écarlate de faire
mieux que lui et de se bouger de son trône pour aller faire le
ménage lui-même et combattre l'entité, le Fléau obtient une
nouvelle chance de prouver sa valeur sur Terre et de poursuivre le
combat, renforcé par la bénédiction de Cyttorak.
Mais
malgré toutes les bonnes volontés, mortelles ou divines, il reste
cependant un point qui pose un grand problème : Spider-Man, le
Champion officiel de la Terre dans ce grand tournoi et le seul qui
disposerait éventuellement des pouvoirs permettant de vaincre
l'énergie sombre, Spider-Man est mort. Tué par Callix, lui-même
possédé par l'énergie, qui lui a rompu la nuque.
Le
corps du héros gît devant le trône de Cyttorak, sans que rien ni
personne ne puisse y faire quoi que ce soit. Ayant épuisé ses
quatre derniers Roseaux de la Résurrection pour sauver Tante May et
ses proches lors de l'attaque de Callix sur New York, Peter n'a plus
aucun moyen de revenir d'entre les morts cette fois-ci. Il faudrait
un véritable miracle pour que les choses s'arrangent et que le
Champion puisse revenir dans la partie, mais les miracles sont
extrêmement rares par les temps qui courent...
---
C'est
le second chapitre estampillé ''DEATHS'' de cet arc des huit morts
de Spider-Man, et ce coup-ci on ne s'intéresse pas à Coulson et à
ses propres considérations concernant son rôle en tant qu'avatar de
la Mort, mais plutôt à un autre vaillant combattant sur le terrain
depuis que Peter a abandonné la partie en pleine dépression
nihiliste.
Le
Fléau est ainsi mis à l'honneur, lui qui incarne la présence de
Cyttorak sur le plan mortel et qui dispose d'une bonne part de la
terrible puissance du dieu-démon. L'occasion de mettre quelques
claques bien senties aux X-Men comme dans le temps, mais cette
fois-ci avec la certitude d'agir pour le Bien plutôt que le plaisir
de faire le Mal. Chacun y trouvera son compte.
Comme
d'habitude pour ces chapitres spéciaux les artistes changent en
cours de route et cette fois-ci nous avons droit à Christos Gage au
scénario et Mark Buckingham aux dessins, dans un style que je
n'arrive pas vraiment à définir, à mi-chemin entre du réaliste et
du caricatural, comme on aime avec ce dessinateur en somme. Il y a
toujours une dimension assez irréelle dans ses travaux, et
j'apprécie de retrouver cette patte graphique si particulière sur
un numéro hors-série de Spider-Man, si je puis dire. Ne reste qu'à
reprendre le cours normal des événements... en espérant qu'ils
adviennent !
Bonjour
à toutes et à tous ! Aujourd'hui un nouvel unboxing de
figurine tirée de la licence et jeu de cartes à succès Yu-Gi-Oh!
que j'affectionne tant et qui mine de rien commence à représenter
une écrasante majorité de ces vidéos...
Dans
la droite ligne de mon adoration toute particulière pour les
Monstres Toons du personnage de Pegasus J. Crawford, je vous présente
le tout nouveau tout beau Dragon
Toon aux Yeux Rouges
des studios Megahouse dans leur gamme MeGaToon !
Comme
vous pouvez le constater d'emblée ce dragon est tout aussi canaille
et fripon que le précédent, celui aux yeux bleus, et on peut même
dire qu'ils sont issus d'un design global assez identique, l'effet
miroir en plus.
En
effet, les pattounes griffues sont identiques mise à part la
couleur, la posture également est la même, et les seules vraies
différences majeures se situent au niveau de la tête et peut-être
aussi des ailes, ainsi que la longueur de la queue si on chipote un
peu.
Cette
magnifique petite saleté retorse est proposée sur les sites
professionnels basés au Japon à un prix avoisinant les 40€, sans
les frais de port donc pensez à prévoir à peu près le double pour
le faire venir jusqu'ici, suivant le transporteur que vous
choisissez.
Je
ne suis pas particulièrement séduit par les autres Toons dans cette
collection chez Megahouse mais peut-être qu'ils vont en adapter
d'autres avec le temps et l'expérience s'accumulant, après tout
dans le jeu de cartes il y a maintenant un bon petit nombre de ces
adorables créatures dont on pourrait faire de belles figurines de
ces dimensions (environ 12 à 13cm). J'attends de voir et je
surveille attentivement les réseaux consacrés !
N'hésitez
pas à me dire quel dragon a votre préférence, je sais qu'il y a
des communautés de joueurs très soudées autour des Yeux Bleus ou
des Yeux Rouges en toute bonne rivalité. Personnellement sur
MasterDuel j'utilise un Dragon Toon aux Yeux Rouges plutôt qu'un
Dragon Toon aux Yeux Bleus, principalement en raison de l'effet
spécial pour le premier et à cause du coût en PV du second pour
chaque attaque. Mais trêve de blablas, exprimez-vous si vous le
souhaitez !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
un bon visionnage, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
C'est
décidé, le groupe constitué à l'occasion de la récente
convention de cosplay va se réunir à nouveau pour une scène autour
du jeu-vidéo ''Le Cercueil'' ! Il faudra louer un studio et
acheter quelques accessoires supplémentaires, mais le plus urgent
est surtout de trouver deux nouvelles participantes car le groupe
n'est actuellement pas assez nombreux. Marine contacte donc Princesse
Juju, toute contente... mais elle refuse en bloc aussitôt !
Cependant, sa sœur, Shinju, est aux anges à la simple idée que
Juju puisse tenter ce genre de cosplay de groupe autour d'un jeu
qu'elle adore... ce qui finit par avoir raison des réticences de
l'intéressée.
Dans
la foulée, Shinju est elle aussi remarquée pour sa passion et son
talent et elle embarque dans l'aventure en intégrant le groupe pour
jouer le rôle de l'un des personnages de la scène. Autant dire
qu'elle est extatique et n'en revient pas d'avoir une telle chance !
Mais du côté de Juju, c'est plutôt la méfiance qui l'emporte. Non
pas qu'elle ne se sente pas assez à son aise au sein du groupe
d'amies, mais elle garde un lourd secret qu'elle n'est pas encore
prête à dévoiler...
De
son côté, Marine décide de faire faire des sessions de rattrapage
intensives à Gojô sur le jeu-vidéo en question, qu'il ne connaît
pas du tout, afin qu'il soit prêt le jour J pour les accessoires
qu'il se chargera de créer avec l'aide d'Akira. Mais pour cela, il
faut que Gojô accepte de passer la nuit chez Marine, sans aucune
supervision adulte... et évidemment, l'un comme l'autre s'imaginent
des activités tout autres que de jouer sur la console du salon !
Pour éviter cela à tout prix, Gojô achète une boisson énergisante
afin de ne pas dormir. S'il ne dort pas réellement chez Marine,
aucun mal non ? Quant à Marine... elle ne sait plus trop quoi
penser depuis qu'elle a vu Gojô choisir quelque chose -elle n'a pas
vu quoi- dans le rayon des préservatifs et autres stimulants pour
hommes...
C'est
donc une nuit intense qui attend les deux amis, mais rassurez-vous il
ne se passera strictement rien car à bout de stress Marine s'endort
et Gojô termine le jeu en une nuit blanche, le laissant lessivé et
totalement choqué par l'écran final. Plus de peur que de mal...
mais Marine, au fond, s'attendait bel et bien à ce qu'il se produise
quelque chose de décisif entre eux, et maintenant elle ne sait
véritablement plus quoi penser de la situation. Aurait-elle du faire
le premier pas, au risque de se prendre un râteau ? Ou bien se
méprend-t-elle totalement sur les sentiments de Gojô à son égard ?
Akira
passe rendre visite à Gojô par la suite pour lui enseigner quelques
techniques de préparation et confection d'accessoires de cosplay, et
le jeune apprenti peintre de poupées traditionnelles se révèle
très doué dans ce domaine également ! Tout pour faire plaisir
à Marine... ce qu'Akira ne peut que comprendre, elle qui a du
refréner sa propre passion pour les univers de fiction à cause de
la pression sociale et familiale qu'elle subissait à l'époque. Mais
cependant, la jeune femme ne dissimule pas sa très nette méfiance
envers Marine, qui semble être le genre de fille qui la met
particulièrement mal à l'aise, sans pour autant que cela soit
expliqué.
Enfin,
Juju va devoir passer elle aussi par une petite épreuve très
révélatrice : les deux meneuses du groupe de cosplay ont
décidé de lui demander de réaliser un cosplay d'un personnage dont
Juju s'interdit pourtant depuis bien longtemps de toucher ! Elle
a ses propres raisons bien entendu, mais elles ne sont pas toutes
bien fondées et ses deux nouvelles amies vont tâcher de lui ouvrir
les yeux et de lui permettre d'élargir son horizon en recourant à
des accessoires spécialement conçus pour surmonter ces problèmes
précis. Le résultat, avec les dix ans de maîtrise que possède la
maquilleuse en la matière, sera à tomber ! Peut-être que cela
décidera enfin Juju à ne plus s'attacher qu'à l'apparence ?
---
Dixième
tome, ça y est ! Dire que j'ai lu le précédent il y a bientôt
un an de cela, ça me dépasse d'avoir réussi à tenir si longtemps.
Et évidemment comme pour toute reprise tardive de lecture, j'avais
oublié les trois quarts des nouveaux personnages dans la foulée, il
a donc fallu que je fasse appel à mes maigres souvenirs et à mes
propres résumés pour me rafraîchir la mémoire. Vous noterez
d'ailleurs que je passe soigneusement sous silence les noms desdits
personnages, faut pas trop m'en demander non plus c'est une reprise !
Marine
et Gojô, ça donne quoi alors ? Verdict une autre fois
peut-être, en tout cas Marine est très décidée à avouer à son
ami ses sentiments de plus en plus pressants, mais est-ce que
l'intéressé les recevra de la bonne façon ? Ça reste à
voir, étant donné le mal qu'il se donne pour taire en lui ses
propres sentiments pour Marine de peur de gâcher leur amitié. Au
final ils ont tous les deux les mêmes raisons de ne pas agir, mais
ça ne pourra finir que par une mise à plat des choses et le plus
tôt sera le mieux !
La
leçon cosplay principale dans ce dixième tome est liée aux
accessoires justement et sera dispensée par Akira, personnage
ténébreux et souvent en retrait face à la solaire Marine, mais
avec ses propres raisons elle aussi comme vous le verrez très vite.
Akira va apprendre à Gojô à fabriquer lui-même les accessoires
pour un parfait shooting, et il se trouve que Gojô avait vraiment
hâte de pouvoir compter sur son propre talent au lieu de recourir à
du tout-prêt acheté en boutique ! Toujours dans le but de
faire plaisir à Marine et de lui offrir la meilleure qualité qui
soit pour ses cosplays... verdict là aussi tout prochainement !
Enfin,
je tiens à souligner tout particulièrement la nette progression du
personnage de Juju, qui va accepter de surmonter son plus grand
interdit en matière de cosplay et de se donner une chance d'incarner
des personnages pour lesquels elle n'a à-priori pas le physique.
Pourquoi je souligne ça ? Parce que c'est un complexe mine de
rien très répandu dans le monde du cosplay et surtout des
cosplayeuses, complexe nourri par tout un tas de mauvaises raisons
ayant souvent trait à la vision des autres sur un corps que l'on ne
maîtrise pas ou peu en dehors des canons.
J'ai
honte de le dire, mais j'ai moi-même participé, en mon temps, à
diffuser cette fausse idée selon laquelle on ne devrait cosplayer
que des personnages dont le physique s'apparente le plus possible au
sien, s'interdisant du même coup toute une galaxie de variantes.
J'en ai honte oui, mais je n'ai en revanche pas honte de vous dire
que la détermination des amies de Juju pour lui faire surmonter ce
complexe m'a fait moi-même repenser cet avis un peu trop malvenu, et
je ne peux qu'admettre mon erreur devant les trésors de patience et
d'artifices qui peuvent être déployés pour coller le plus possible
à un personnage auparavant inatteignable par son seul physique. Il
existe aujourd'hui tellement de façons de se cosplayer en tellement
de personnages possibles qu'il m'est difficile d'imaginer que tout
reste figé dès le départ par la nature.
Le
plus important donc : soyez vous-mêmes, et si jamais votre
cible vous paraît trop éloignée de votre morphologie, dîtes-vous
bien que des professionnels y ont pensé aussi et ont conçu tous les
moyens de vous permettre d'atteindre votre objectif avec un minimum
de changement physique à la clé. Ne vous interdisez jamais de
cosplayer qui vous voulez et surtout qui vous aimez le plus, peu
importe la ressemblance de départ ou non !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
New
Mutants #24 :
Les jeunes membres du Club des Paumés apprennent maintenant à aller
de l'avant et à ne plus rester coincés dans leurs doutes et leurs
erreurs passées. Avec l'aide des Nouveaux Mutants, ayant eux-mêmes
énormément appris ces derniers temps en ce qui concerne l'unité et
la cohésion, chacun obtient une façon de mieux vivre sa condition
de mutant sur Krakoa. Cosmar va bénéficier des soins de Masque pour
travailler sa nouvelle apparence, quand No Girl va recevoir enfin ce
qu'elle attendait tant, un nouveau corps rien que pour elle et pour
lui permettre de s'exprimer seule à nouveau. Les retrouvailles avec
les autres ont toujours du bon, celles avec soi-même encore
davantage. Les clans et les familles se reforment, et même le triste
épisode du Roi d'Ombre semble bel et bien derrière nos héros,
tandis que Farouk accepte les termes du pardon qu'on lui accorde bien
volontiers. Mais Illyana a encore une chose ou deux à faire dans les
parages, notamment avec Madelyne Pryor...
Marauders
#27 :
Le vent du changement souffle fort en ce moment sur Krakoa. Avec le
retour de Lourdes Chantel parmi les siens, après un très long exil
pour causes personnelles, c'est avec grand plaisir que certains
membres du Comptoir des Damnés songent à repenser leurs obligations
et postes au sein de la compagnie. Sebastian Shaw accepte de céder
sa place de Roi Noir à Lourdes, à la condition qu'elle conserve en
tant que Fou auprès d'elle Shinobi, le fils adoptif de Shaw. Emma
quitte elle aussi ses fonctions au sein du Comptoir, laissant sa
place à non pas une mais cinq remplaçantes partageant toutes un
esprit commun qui en déconcertera plus d'un durant les affaires.
Certains membres des Maraudeurs aussi vont quitter l'équipe et se
mettre à leurs propres aventures au-delà de Krakoa et même de la
Terre pour quelques uns. Mais dans l'ensemble, le cœur est toujours
à l'ouvrage et Emma comme Sebastian conservent leurs places au
Conseil Secret. Quant à Kate, elle va commencer à plancher
sérieusement sur le problème qui l'empêche toujours d'emprunter
les portails krakoans comme les autres mutants. Forge est trop occupé
pour s'y dévouer à temps plein, elle va donc aller quérir l'aide
de Mister Fantastic, qui pose tout de suite une condition lui aussi :
récupérer les savoirs que Charles Xavier a précédemment extrait
de son esprit. Des savoirs qui pourraient causer de grands troubles
pour l'espèce mutante dans son ensemble...
Marauders
Annual #1 :
A présent que les anciens membres des Maraudeurs se sont tous
trouvés de nouvelles occupations, il est grand temps de recruter un
nouvel équipage ! Et pour cela, une première enquête semble
être l'occasion idéale de former une équipe cohérente. Daken a
été enlevé alors qu'il investiguait autour d'un charnier mutant
non loin de l'ancienne propriété de Charles Xavier, et ses
ravisseurs sont une secte de fanatiques déçus du nouveau rêve de
Xavier pour ce qu'ils prennent pour de la suprématie mutante, un
leurre encouragé par Brimstone Love et ses pouvoirs. Kate compose
donc une équipe en urgence pour aller sauver Daken, et la bataille
se passe plutôt bien pour les nouveaux Maraudeurs même si le
méchant du jour parvient à s'enfuir. Il faudra du temps pour
déprogrammer les idéaux pervertis dans les esprits de ses
disciples, et l'individu a la très nette volonté de recommencer
ailleurs son petit théâtre des horreurs, avec apparemment le
soutien d'un traître présent sur Krakoa ! Quant à Kate, alors
que tout le monde célèbre la réussite de cette première mission,
elle reçoit un mystérieux message écrit par elle-même vieux d'il
y a deux milliards d'années...
Secret
X-Men #1 :
Roberto l'a toujours un peu mauvaise que lui et ses amis n'aient pas
été choisis pour intégrer les X-Men officiels de Krakoa lors du
vote du premier Gala des Damnés. Mais, exilé au fin fond de
l'espace Shi'ar, c'est à peine s'il s'en préoccupe encore. Jusqu'au
moment où Deathbird, la régente de l'empire, le contacte pour lui
ordonner de monter une équipe de mutants d'élite afin de la
retrouver elle ainsi que l'impératrice Xandra. Il s'agit évidemment
d'une épreuve tactique pour que la jeune souveraine et son proche
conseil sachent désormais à qui se fier en cas d'urgence, la Garde
Impériale n'étant pas totalement sûre par les temps actuels.
Roberto forme donc fort logiquement sa propre équipe en se basant
sur ses propres amis et relations, plus que ravis d'intégrer une
formation inédite de X-Men de l'espace ! Mais au terme de cette
mission, Deathbird disparaît bel et bien et Xandra doit effacer
certains souvenirs dans l'esprit des nouveaux héros du jour, pour le
bien d'un avenir auquel elle ne croit pas encore totalement.
X-Men
#8 :
Et pendant ce temps, l'équipe officielle de Krakoa répond à un
appel de détresse d'un navire de croisière en perdition, dont
l'équipage et les clients se massacrent les uns les autres à cause
d'une bactérie créée et répandue par M.O.D.O.K. sur place. Il
semble que le vilain veuille simplement tester une nouvelle arme
bactériologique de sa conception, peu importe le nombre de victimes
qui lui seront imputées lors de son arrestation toute proche après
le passage des vaillants X-Men. De son côté, Synch a de plus en
plus de mal à conserver une attitude neutre à l'égard de Laura,
avec qui il a partagé des centaines d'années dans la Chambre Forte
lors de leur mission en tandem aux frontières du Temps. Si lui se
souvient de tout, ce n'est pas le cas de Laura, qui se doute
cependant que l'attirance de son collègue pour elle est basée sur
quelque chose de plus profond que le simple fait d'être dans la même
équipe. Ne parvenant pas à concilier ce qu'il a fait à Ben Urich
et ses souvenirs vis à vis de Laura, Synch demande à Scott d'être
relevé de ses fonctions de X-Man... mais on ne quitte pas le service
si facilement !
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Et
voilà c'est donc le tout dernier numéro de la revue Reign
of X,
qui se conclue en beauté avec pas mal de départs mais déjà des
remplacements tout trouvés pour certaines équipes mutantes. Comme
toujours certains chapitres ne sont pas vraiment nécessaires d'un
point de vue scénaristique, il s'agit surtout de faire ses adieux
pour quelques séries qui se terminent quand d'autres poursuivent sur
une nouvelle lancée.
L'ère
glorieuse de Krakoa est passée et nous entrons donc doucement mais
sûrement dans une période plus sombre pour l'âge d'or des mutants,
de la Terre comme d'Arakko. Ce qu'elle nous réservera, je n'en ai
aucune idée, mais il faudra d'abord passer par une histoire en deux
grandes parties concernant Wolverine au premier plan, et qui devrait
donner le ton pour la suite dans la nouvelle revue qui s'intitulera
Destiny of X.
J'ai
beaucoup aimé le chapitre annual des Maraudeurs, avec le dessin
magnifique de Creees Lee qu'on jurerait sorti de l'école d'Aspen
Comics ! J'espère que l'on retrouvera cet artiste par la suite,
ou du moins que l'on entendra parler de lui dans un avenir tout
proche !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !