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lundi 15 juin 2020

Le Conclave des Ombres tome 2 - Le Roi des Renards (Bragelonne - Novembre 2008)


Deux ans après sa dernière campagne dans le Nord-Est, Serre est de retour sur l’île de Roldem pour y poursuivre sa vengeance à l’encontre de ceux qui sont responsables du massacre de son peuple il y a de cela bien des années maintenant. Devenu un jeune homme accompli et fort de ses succès auprès de la bonne société, Serre sait qu’il lui faut à présent trouver un moyen d’approcher le duc Kaspar d’Olasko, le véritable commanditaire du génocide.

Mais pour pouvoir entrer à son service sans éveiller les soupçons, Serre devra pratiquement renier son serment envers le Conclave des Ombres, afin de rester parfaitement sincère avec lui-même et de franchir le test du sorcier de Kaspar, la vraie cible du Conclave. Ces derniers cessent d’ailleurs tout contact avec Serre dès qu’il entre enfin au service du duc d’Olasko, afin de ne pas le compromettre.

Serre est dans une situation dangereuse, car s’il fait un seul faux pas il risque d’être démasqué avant que son plan ne soit finalisé. Obligé d’agir en tous points fonction des volontés du duc, Serre devient son assassin préféré et est envoyé sur des missions délicates où Kaspar espère bien voir chuter certaines têtes couronnées de son voisinage. Mais soudain, alors qu’il s’apprêtait à exécuter sa nouvelle cible, Serre est trahi par son seigneur et renvoyé à Olasko pieds et poings liés. A présent, rien ne l’empêche plus de tuer Kaspar… mais celui-ci ne se contente pas de vendre la mèche au sujet de son agent, il le condamne également à être emprisonné dans la plus sinistre forteresse du territoire, après avoir eu la main droite tranchée.

Serre pourrait être abattu par son sort, mais il n’y trouve que de nouvelles raisons de se renforcer et de préparer sa vengeance ultime quand il aura enfin l’occasion de s’évader. Et cette évasion, il la prépare minutieusement chaque jour qui passe, durant près de trois ans, en posant ci et là les pions de sa machination. Une fois sorti de cet ignoble donjon du bout du monde, il lui faudra encore reprendre des forces et rassembler une véritable armée pour assiéger Olasko et détruire le duc et son sorcier pour de bon. En cela, les membres du Conclave pourront peut-être l’aider, mais il faudra d’abord qu’il parvienne à leur envoyer un message et à attirer leur attention après cette trop longue absence.

Plus que tout, Serre a désormais le goût de vivre, là où hier encore il pensait se laisser mourir après avoir vengé son peuple. Car, au sein du château d’Olasko, il a découvert qu’il n’était peut-être pas le seul rescapé du génocide des Orosinis… peut-être reste-t-il finalement encore de l’espoir pour une vie meilleure !

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Second tome toujours concentré sur Serre du Faucon Argenté, ou plutôt Serwin Fauconnier désormais. Le jeune homme poursuit son chemin et son but premier, tout en continuant à apprendre de dures leçons de vie au passage. Par exemple, il est à nouveau confronté à la duplicité des hommes du monde civilisé ainsi qu’aux charmes de femmes prêtes à tout pour le conquérir, ce qui était sa faiblesse il y a encore peu de temps sur l’île du Sorcier.

Le récit est toujours aussi vivant, vif, plein d’action et surtout immergeant totalement le lecteur au cœur de l’histoire et de l’ascension puis de la chute de Serre au service de son pire ennemi. On retrouve avec le même plaisir les personnages forts du tome précédent ainsi que de l’ensemble de la saga des Chroniques de Krondor, comme Pug par exemple.

Plus encore ici que dans le premier tome l’histoire est vraiment teintée de l’influence qu’a pu avoir le récit du Comte de Monte-Cristo sur l’auteur et son univers, ainsi et surtout que pour son héros principal qui passera véritablement par toutes les cases à cocher pour se rapprocher de cet illustre ancêtre littéraire. Comme quoi, la Fantasy aussi peut se targuer d’avoir ses grands courants et ses grandes inspirations dans le domaine classique !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 28 août 2019

A tribute to Michael Turner (Aspen Comics - Novembre 2008)


Parce que l'heure est aux souvenirs, et à l'occasion du 600ème article de ce blog, je vous propose comme à chaque dizaine un artbook mais celui-ci est un peu particulier, pour un artiste qui ne l'était pas moins.

Je possède ce livre depuis assez longtemps dans ma collection mais je n'avais jamais osé l'ouvrir ou le parcourir jusque là, me disant que le moment n'était pas encore venu ou que je ne connaissais pas assez l'artiste pour apprécier cet hommage à sa juste valeur. Et enfin voilà, le temps est venu et en définitive je ne regrette absolument pas !

Michael Turner est un petit génie des comics qui commence sa carrière comme beaucoup en rêvent : il présente ses dessins et planches à des dessinateurs confirmés qui vont alors le soutenir et le pousser à faire toujours mieux, jusqu'à devenir l'une des têtes de proue de Top Cow (le label de Marc Silvestri chez le tout jeune éditeur Image) en signant la co-création de pas moins que Witchblade et sa grosse vingtaine de premiers numéros. Mais les choses ne s'arrêtent pas là, ce succès n'est qu'un début et Michael Turner devient bien vite dans le cœur des fans de l'époque et encore aujourd'hui une véritable rock-star de l'industrie des comics indépendants. Mettant fin à son partenariat avec Top Cow, il fonde sa propre maison d'édition, Aspen Comics, du nom de son personnage central Aspen Matthews dans sa série Fathom, véritable bébé du dessinateur pour qui il a une affection toute particulière. Suivront bien sûr les autres séries telles que Soulfire, gros succès également, et petit à petit des essais plus intimes comme Ange ou Démon ou bien encore Assistante Exécutrice. Son plus grand regret selon moi c'est de n'avoir jamais pu trouver le temps de porter son magnifique projet pour la série Ekos, qui devait aboutir logiquement à ce que l'on peut commencer à voir dans le film Avatar de James Cameron : des décors somptueux et irréels, des personnages colorés et variés, une ambiance très proche de la Nature et beaucoup de moments contemplatifs servant à la réflexion personnelle de chacun. Malheureusement, ce dernier-né sera vite abandonné étant données les circonstances : Michael Turner souffre en effet depuis 2000 d'un cancer des os pour lequel il a déjà été maintes fois opéré et a subi plusieurs chimiothérapies. Alors que l'on pensait la rémission actée, une rechute sévère en 2008 aura finalement raison de l'artiste-patron-dessinateur-ami que tout le monde aimait, proches comme concurrents.

Dès le mois de Novembre de la même année, les partenaires et amis de Michael Turner se regroupent et font paraître ce livre, un artbook en forme de dernier témoignage et dernier hommage à celui qui leur manque tant. A l'intérieur, vous trouverez beaucoup de magnifiques illustrations tirées des travaux du dessinateur dans sa propre maison d'édition mais aussi des dessins et sketchs repris par d'autres grands noms des comics, dessinateurs comme scénaristes ou coloristes. Ses amis et partenaires de toujours profitent également de ce livre pour livrer quelques extraits de conversations ou d'expériences vécues avec Michael Turner, comme une sorte d'ultime au-revoir à destination autant d'eux-mêmes que des fans.

Aujourd'hui Aspen Comics se porte relativement bien, après plus de 16 ans d'existence, et les séries phares comme Fathom et Soulfire portent le gros de la maison, permettant à d'autres jeunes talents de s'exprimer à leur convenance. Bien sûr c'est malgré tout une petite maison d'édition avec peu de grands noms et de personnel, mais tout le monde y est profondément attaché et soudé, tous avec au cœur et à l'esprit le souvenir éternel de leur mentor parti trop tôt dans sa 37ème année. A cheval entre les états de Californie et d'Hawai'i, entre leurs traditions et états d'esprit qui transparaissent pleinement surtout dans Fathom, mais aussi grâce à de très belles et nobles inspirations Asiatiques (Japon, Chine, contes et légendes ainsi que traditions), Aspen Comics continue de nous offrir cette fraîcheur et cette âme que l'on adore parcourir, bien loin des remous des majors de l'industrie.

En guise d'hommage personnel je tenais donc à vous parler autant de l'artiste que de ses œuvres, mais ceux qui en parlent le mieux sont encore et toujours celles et ceux qui ont vécu des moments précieux avec lui, dans le travail comme dans la vie privée. Le moins que je puisse faire, c'est de vous présenter cet artbook assez fin mais très soigné en vous conseillant de le feuilleter pour voir ce qu'est vraiment la reconnaissance de toute une profession.

Enfin, je ne peux conclure qu'en citant les noms de tous ceux qui ont participé de près ou de loin à cet artbook hommage, des noms qui peut-être ne vous diront rien pour certains quand d'autres résonneront immanquablement du haut de leurs succès, des noms qui associés pour une cause ont permis de faire vivre encore un peu l'esprit Turner, devenu aujourd'hui l'esprit Aspen.

Marc Andreyko, Eric Basaldua, Joe Benitez, Eddie Berganza, Simone Bianchi, Michael Birkhofer, Brian Buccellato, Buzz, Talent Caldwell, J. Scott Campbell, Sam Campos, C. B. Cebulski, Cringe, Dan DiDio, Jason Eden, David Finch, Eduardo Francisco, Gary Frank, Megan Fox, Dan Fraga, Agnes Garbowska, Alex Garner, Alé Garza, Michael Gaydos, Renae Geerlings, Joel Gomez, Randy Green, Micah Gunnell, Lori Hanson, Vince Hernandez, Francisco Herrera, Don Ho, Richard Isanove, Paul Jenkins, Geoff Johns, J. J. Kirby, Alex Konat, J. T. Krul, Jim Lee, Rob Liefeld, Jeph Loeb, Joe Madureira, Francis Manapul, Dene Mason, Frank Mastromauro, Jim McLauchlin, Brad Meltzer, Chris Moreno, Oliver Nome, Eddie Nunez, Leonardo Olea, Siya Oum, Greg Pak, Simone Peruzzi, Brandon Peterson, Stephen Platt, Joe Quesada, Humberto Ramos, Josh Reed, Mark Roslan, Alex Ross, Marc Silvestri, Jason Rubin, J. D. Smith, Alex Sinclair, Andy Smith, Richard Starkings, John Starr, Peter Steigerwald, Christina Strain, Beth Sotelo, Sana Takeda, Billy Tan, Marcus To, Tim Townsend, Billy Tucci, David Wohl.

Ca fait du monde, amusez-vous si vous le voulez à retrouver vos artistes préférés dans le lot, ils y sont certainement s'ils ont connu Michael Turner. Bien sûr sa famille et ses proches également ont participé à cet hommage. Notez, pour finir, la magnifique couverture choisie pour l'artbook : il s'agit d'un mix de plusieurs personnages/couvertures de Michael Turner, repris par Alex Ross en personne avec son style de peinture si réaliste et plein de reliefs. Il fallait bien ça, je pense, pour que le tout soit mis en valeur du mieux possible !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article ! Merci de soutenir et de continuer à visiter Radiophogeek depuis bientôt 9 ans maintenant, un peu moins pour les articles, et on espère vous revoir très vite maintenant que les vacances sont terminées !