vendredi 4 septembre 2026

La V.O. du vendredi n°399 : Cloak or Dagger #1 (Marvel - Octobre 2025)

Variant cover by Ivan Talavera

L'ère de Révélation est arrivée, et elle entraîne tout un tas de changements brutaux dans la réalité ! Ainsi, pour la Cape et l'Épée c'est désormais une toute nouvelle dynamique de leur duo qui commence...


Agents protecteurs de l'humanité dans ce qui reste de ses territoires face à la propagation du virus mutant, les deux héros ne peuvent plus se retrouver en même temps au même endroit car cela pourrait apparemment déclencher une véritable catastrophe. A la place, ils alternent leur présence physique tout en restant reliés mentalement l'un à l'autre pour communiquer.


Le fait qu'ils soient aussi mari et femme dans cette histoire ne fait que compliquer les choses pour eux, mais ils semblent aussi avoir pris leurs habitudes et leur parti dans cette configuration si particulière. Ils ont même une fille qui semble exister dans l'espace mental, et dont ils s'occupent en permanence à tour de rôle.


Leurs pouvoirs sont également mélangés, les deux tirant leurs capacités de la Lumière et des Ténèbres à la base et pouvant maintenant mixer les deux éléments dans des attaques dévastatrices pour les rangs ennemis.


Et justement, ces fameux ennemis viennent de passer à l'action une fois encore en enlevant tout un car de réfugiés humains, que notre duo va devoir retrouver au plus vite au cœur du territoire hostile, pour se rendre compte que certains des rescapés ont muté !


Un autre duo bien connu, les jumeaux Strucker Andrea et Andreas, cible volontairement des cars à détourner pour en exposer ensuite leurs occupants à l'énergie mutante qui coule dans leurs veines et s'active quand ils sont en contact l'un avec l'autre. Et leur plan semble être de faire muter certains chanceux quand les autres sont tout bonnement vaporisés...


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Vous l'aurez compris c'est donc une toute nouvelle perspective qui s'ouvre pour la Cape et l'Épée dans cette mini-série qui doit servir d'accompagnement à l'event mutant Age of Revelation, une série mineure dans le cadre global mais qui m'intéressait assez de par la promesse de chambouler le délicat équilibre des pouvoirs entre les deux membres du tandem de choc.


Même le titre de la série donne une information capitale sur ce qui s'y déroule : désormais nous ne pouvons plus avoir la Cape ET l'Épée au même endroit au même moment, mais l'un OU l'autre seulement. DU GÉNIE !!


Variant cover by David Nakayama
 

 

Promesse pour l'instant assez réussie et respectée, et on y intègre même les jumeaux Strucker comme opposants à la fois sur le terrain mais aussi dans la logique de fonctionnement de leurs pouvoirs, ce qui pourrait nous donner des situations plutôt intéressantes et délicates à régler dans un avenir tout proche. J'ai hâte de poursuivre cette gentille découverte dans son coin !


Celles et ceux qui suivent les revues mutantes mensuelles de Panini ont déjà lu ces chapitres en Version Française je le sais bien, mais j'ai un retard énorme dans presque tous les univers comics à ma disposition donc par pitié ne spoilez rien si possible !

La V.O. du vendredi n°398 : Sonja Reborn #2 - The Dark Book chapter two, ''Fahrenheit 452'' (Dynamite - Octobre 2025)


Bon comme la fois précédente je ne vais pas perdre mon temps à vous faire un résumé détaillé de ce qui se passe dans ce second chapitre d'une série qui me déplaît souverainement, je vais juste survoler l'essentiel.


La personne de notre époque, secrétaire politique d'un membre de la famille royale Britannique, qui s'est retrouvée après un accident dans le corps de Sonja la Rousse au temps des légendes immémoriales, eh bien cette personne continue de nier l'existence concrète de ce qui lui arrive et de tenter de se réveiller d'un mauvais rêve qui commence doucement à devenir un vrai cauchemar.


A grands renforts de quiproquos et d'imprécations diverses, celle qui est maintenant Sonja tente de se faire comprendre des autochtones tout en se débrouillant de son mieux avec les nouvelles lois de cette époque qu'elle ne connaît évidemment absolument pas. Le personnage n'a aucune jugeote, au point que c'est tout le temps son jeune écuyer et apprenti qui la sortira de la mouise quand elle s'y enfonce allègrement.


Le téléphone portable que notre protagoniste a emporté avec elle dans son voyage temporel pour on ne sait quelle raison exactement ne fonctionne bien sûr pas le moins du monde normalement à cette époque si reculée, mais ça n'empêche pas les Pictes sanguinaires de se battre jusqu'au sang pour le posséder. Quant à sa propriétaire, elle y renonce volontiers en se rendant compte qu'elle joue peut-être véritablement sa vie dans cette histoire de fous.


Donc résumons, nous avons désormais une Sonja qui ne sait ni se battre ni se comporter correctement en son temps, habitée par la conscience on ne peut plus désagréable d'une personne de notre époque qui n'a rien à faire là, et il faudrait que l'on accepte que cette nouvelle série soit un genre de Renaissance pour Red Sonja et son univers ? Je ne crois pas non.


Bien entendu je suis curieux et pigeon dans l'âme donc je poursuis ma lecture dans les autres chapitres à venir prochainement... mais quelque chose s'est déjà brisé en moi quelque part. Pigeon oui, mais plus du tout bon public maintenant ! Vivement que je puisse me replonger dans des histoires bien plus respectables et respectueuses de Red Sonja pour vous les présenter comme il se doit. En attendant, celle-ci ne vaut sa présence dans ma collection que pour les couvertures de Stjepan Sejic, et je subodore que c'est aussi le cas pour de nombreux fans de par le monde.


Quant à l'espèce de duel entre Lumière créatrice et Ténèbres nébuleuses qu'on voudrait nous faire intégrer au forceps dans cette histoire juste nulle, je n'en vois aucun intérêt si ce n'est pas Sonja elle-même qui doit concourir dans cette joute cosmique. Et j'ai le plus grand mal à m'imaginer que la secrétaire qui habite son corps va soudain en quelques chapitres à peine se conformer totalement à ce que l'on attend toutes et tous de Red Sonja.

La V.O. du vendredi n°397 : One World Under Doom #8 - To Will the Good (Marvel - Octobre 2025)


Toutes les forces alliées sont jetées dans la dernière grande bataille contre l'Empereur Fatalis, qui détient toujours les immenses pouvoirs et ressources de son titre de Sorcier Suprême. Si la Latvérie est désormais une zone de guerre, avec un assaut total sur le château de Fatalistadt, le reste du monde semble figé dans l'ignorance ou plutôt en attente de la conclusion de cette sombre histoire, qui devrait déterminer l'avenir de l'ensemble de la planète par la suite.


Tous les héros sont mobilisés, des Avengers aux X-Men en passant par les Quatre Fantastiques, épaulés de quelques vilains repentis pour l'occasion. Tout le monde est vraiment sur le front, face à Fatalis seul en pleine possession de ses moyens et refusant de reculer d'un pouce, contrant toutes les attaques, toutes les offensives, tous les coups tentés contre lui. Rien ne semble vraiment en mesure de le stopper ou même de le ralentir, et la colère monte lentement dans son esprit à mesure que la rébellion générale s'intensifie.


De son côté, Valéria Richards tente le tout pour le tout afin de bénéficier d'un moment seule à seul avec son parrain, nul autre que Fatalis donc, sur le Plan Astral, un endroit de sérénité et de calme où le choc de la bataille ne les atteindra pas. Fatalis répond d'ailleurs avec plaisir à cette requête, sans toutefois cacher à sa filleule qu'il est très occupé sur le plan terrestre et n'a que peu de temps à lui consacrer. Quand bien même, Valéria demeure la seule filleule de Fatalis, et Fatalis lui offrirait tout ou presque.


Mais quand la jeune fille lui demande d'arrêter les frais et de renoncer à son rôle d'Empereur mondial, Fatalis ne peut que ressentir une sourde déception et s'éloigne d'elle, coupant même tout accès à son esprit ou à son armure pour le joindre par la suite. Valéria ne peut que digérer cet échec, qui demeure un affront pour elle, et elle tente aussitôt d'autres stratagèmes sans réussir le moins du monde.


Sur le terrain, Fatalis est de nouveau pleinement maître de lui-même et il en a enfin assez de toute cette comédie. Alors que la Chose le frappe durement avec une masse cosmique forgée à partir de l'énergie de tous les acteurs présents sur place, cela ne semble pourtant pas entamer les défenses du Sorcier Suprême, qui se relève d'entre les ruines de son château, indemne.


Las, ce n'est plus le moment de plaisanter ou d'encaisser. A présent c'est l'heure de rendre les coups. Fatalis déploie alors son arme la plus terrible, sa tactique la plus puissante sur le moment, en déclenchant l'explosion de son armure en centaines de fragments qui viennent poignarder chacun de ses opposants tels des shrapnels, blessant tout le monde mortellement. Mortellement certes, mais sans en mourir pour autant, car Fatalis ne souhaite pas le trépas de ses ennemis, seulement leur reddition pleine et entière. Il force d'ailleurs à nouveau les lois de la réalité et de la magie en faisant en sorte que cet événement, la défaite totale des héros face à lui, devienne un point canon dans chaque réalité, chaque temporalité parallèle du multivers, que rien ni personne ne pourra jamais plus modifier.


Mais, alors que l'Empereur Fatalis s'apprête à savourer sa victoire, un faible appel se fait entendre derrière lui. Valéria, qui en désespoir de cause s'est rendue en personne sur le champ de bataille, a elle aussi reçu des éclats magiques dans le corps et se meure réellement. Affolé, Fatalis ne peut que recueillir le corps meurtri de sa filleule dans ses bras, réalisant qu'il a ainsi forgé seul sa propre et humiliante défaite...


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Je ne sais pas si l'on doit croire la dernière case qui nous montre en ombres la tête de Valéria se détacher du reste de son corps, mais en tout cas une chose semble sûre et certaine la pauvre est décédée par la faute de Fatalis et de son explosion fragmentée. Pourquoi elle et pas les autres cependant du coup ? Je pense que c'est parce qu'elle n'était pas prévue au programme, elle ne devait tout simplement pas se trouver là et donc Fatalis ne l'a pas sentie ni vue arriver quand il a déclenché son piège, ciblant sciemment tous les héros lui faisant face mais pas l'élément inconnu et instable de l'équation qui venait juste de se rajouter, imperceptible sur l'instant T.


Et étant donné que cet événement est devenu un point canon du Temps dans sa totalité multiverselle, impossible de ramener Valéria à la vie, impossible ne serait-ce que d'annuler l'explosion ou même de modifier la trajectoire des projectiles qui lui ont ôté la vie. Selon les propres paroles de Fatalis, rien ni personne ne saurait détricoter cet événement à présent qu'il a été scellé. Valéria est donc morte, définitivement semble-t-il... un prix atroce pour une victoire des plus amères. Tout cela pour avoir voulu apaiser son parrain une dernière fois et lui faire entendre raison...


Imaginez alors la culpabilité et l'horreur qui doivent être celles de Fatalis réalisant d'un seul coup tout ce qu'implique son dernier acte de guerre. Le Fatalis de 2099 avait peut-être raison au final : Fatalis régnera bel et bien, mais sur un désert de morts et de souvenirs éteints. Comment pourrait-on le pardonner ? Comment pourrait-il seulement SE pardonner pour ce qu'il vient de faire ?


Réponse probable dans le neuvième et ultime chapitre à venir de cet event Marvel, restez branchés pour n'en perdre aucune miette !

La V.O. du vendredi n°396 : Krypto, the last dog of Krypton #5 - Summer (DC Comics - Octobre 2025)

Variant cover by David Talaski

Dernier chapitre de la série.


De nouveau livré à lui-même, le pauvre Krypto erre dans la forêt et dans les plaines du Midwest à la recherche de nourriture et surtout d'un nouveau foyer. Alors qu'il passe non loin de fermes agricoles, il se rue soudain au secours d'une famille piégée par des extorqueurs qui veulent s'approprier ces terres, le meurtre paraissant une solution envisageable pour eux. Grâce à l'intervention du super-chien toutefois, le pire sera évité de justesse et les autorités compétentes seront rapidement prévenues par la suite.


Attiré tout à coup par une odeur familière dans l'air, Krypto fausse aussitôt compagnie à ses nouveaux débiteurs pour se rendre à quelques kilomètres de là dans une autre exploitation, où serait apparu d'après ce que racontent les locaux un certain Superboy récemment... Évidemment il s'agit de la ferme de Jonathan et Martha Kent, qui ont déjà accueilli voilà quelques années de cela un bébé venu en fusée d'un autre monde et commençant tout juste à développer ses faramineux pouvoirs !


En voyant à quel point le chien et le garçon venus de l'espace semblent bien s'entendre et se comprendre, Jonathan Kent pense aussitôt à un petit pendentif doré qui était dissimulé dans la capsule de son cher Clark, représentant le même symbole que sur les seules affaires qu'il avait en arrivant sur Terre : le sigle de la Maison El. Preuve en est que le chien appartient très certainement au même monde, et qu'à travers le Temps et l'Espace les deux aliens se sont retrouvés contre toute attente ! Une amitié comme celle-là ne peut qu'être célébrée, ce que la famille Kent s'empresse de faire en accueillant son nouveau membre. Tout est bien qui finit bien !


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Ou plutôt, tout commence seulement si je puis dire. Vous l'aurez compris assez facilement je pense, le jeune Clark Kent n'est autre que le fameux Superboy que les habitants du coin commencent à voir voler et gambader dans les environs, et il sera désormais accompagné de son fidèle Krypto, ravi d'avoir retrouvé l'un de ses maîtres d'origine au bout de son étrange voyage.


Ce petit récit en cinq chapitres par Ryan North était plutôt émouvant et agréable, avec relativement peu de dialogues à cerner et à comprendre, tout passe vraiment par les perceptions immédiates du chien de l'espace et de son nouvel environnement étranger. Une franche réussite selon moi et qui méritait bien les honneurs d'une adaptation en Version Française il y a quelques semaines chez Urban Comics en intégralité.


Quant à savoir qui de Krypto ou de Clark est arrivé le premier sur Terre... mystère, mystère doublement mystérieux puisqu'il ne sera jamais vraiment élucidé dans ces quelques chapitres et pages de bonne aventure. Je pense que les lois de l'espace-temps peuvent très bien avoir été chamboulées par les deux voyageurs cosmiques, qui ont fait le trajet dans des vaisseaux expérimentaux comme nous le rappelait le premier chapitre... et surtout, on sait bien vous et moi que les chiens ne perçoivent pas du tout le temps qui passe de la même façon que nous autres. Krypto peut donc avoir eu l'impression d'avoir passé seulement trois ou quatre saisons naturelles sur Terre, quand en réalité ça fait peut-être déjà quelques années qu'il s'y trouve ! Ou bien il a pu apparaître à la sortie de son trou-de-ver au même moment que Clark, ou bien encore après ce dernier qui sait ? Faites-vous votre propre avis sur la question !

mardi 25 août 2026

Destiny of X tome 14 (Panini Comics - Juillet 2023)


Immortal X-Men #9 : Rien ne va plus depuis la guerre contre le Géniteur, un Céleste ayant jugé toute forme de vie consciente sur Terre et Arakko. Si dans l'ensemble tout le monde s'en est plutôt bien sorti au final, Monsieur Sinistre considère du dernier affront de ne pas avoir eu le droit à son propre Jugement, et les questions troubles commencent à se multiplier dans son esprit déjà bien tordu. C'est le moment pour lui d'enfin passer à l'action s'il veut sécuriser tout ce qu'il a acquis -bien malhonnêtement- depuis sa participation à la fondation de Krakoa. Possédant plusieurs clones de Moira et la maîtrise de son pouvoir de réinitialisation de la réalité à chaque résurrection, Sinistre se lance dans une série d'attaques sur le Conseil Secret. Si les premières sont des échecs cuisants, le vilain a malheureusement tout le temps qu'il veut pour les peaufiner et tenter de nouvelles tactiques plus meurtrières encore. Au bout de dix tentatives, son maximum sans devoir retourner à avant le Jugement, Sinistre parvient enfin à un ensemble de victimes acceptable selon lui et disparaît alors pour se réfugier on ne sait où. Mais Destinée, qui a survécu, peut le retrouver. Katherine prend alors les commandes du petit groupe de rescapés et ensemble ils se lancent aux trousses du renégat avant qu'il ne commette quelque chose de vraiment irréparable...


X-Force #35 : Rien ne va plus non plus dans la prison interplanétaire du Fauve, quelque part entre la Terre et Arakko. Les prisonniers se sont évadés et la révolte gronde, les Mercs de Maverick reculent et finissent même par déserter, bref la situation est grave, pour ne pas dire catastrophique. Si l'on ajoute à cela les petites expérimentations du Fauve sur de pauvres sujets anonymes pour en faire de véritables armes biologiques, il y a de quoi l'envoyer lui aussi dans une cellule pour un bon bout de temps. Et justement, les membres encore valides de X-Force viennent faire le ménage et ramener à la maison un Hank McCoy qui risque fort de passer un sale quart d'heure quand son tour viendra d'être mis sur le banc des accusés.


Marauders #7 : L'une des rares missions réussies de ces derniers temps, les Maraudeurs sont parvenus non sans mal à ramener du lointain passé trois mutants du tout premier âge de la vie sur Terre. Ils faisaient partie d'une civilisation très avancée et en parfaite harmonie entre humains et mutants à l'époque, mais en guerre contre une autre espèce des plus invasives. Les trois voyageurs du passé sont en réalité venus demander de l'aide à leurs très lointains descendants, par-delà les millénaires, et c'est peut-être chose envisageable pour Katherine et son équipage. A la condition toutefois que Cassandra Nova ne vienne pas tout gâcher... En tout cas, la confiance avec les mutants venus de l'an 2099 elle est belle et bien actée et réciproque, puisque sans eux aucun moyen d'accéder à ce passé si ancien. Quelle sera la prochaine étape du voyage ?


Sabretooth #4 : Le gang de Dents-de-Sabre se rassemble dans les tréfonds de Krakoa, dans la Fosse qui leur sert de prison pour un temps encore indéterminé. Le plan de Creed a semble-t-il fonctionné à merveille, puisque sur toute l'île de nouveau partisans apparaissent et font passer le mot, la légende des prisonniers secrets de la nation-mutante. C'en est au point où Doug doit à nouveau intervenir dans le subconscient de Dents-de-Sabre pour lui demander de respecter le marché qu'ils avaient passé pour sa détention, marché avec lequel Victor se torche allègrement désormais. Voyant que la situation est sur le point de lui échapper, Doug semble obtenir de Krakoa que le premier prisonnier de l'île puisse enfin sortir à l'air libre...


New Mutants #30 : Pour cet épisode très spécial qui marque les quarante ans de vie éditoriale du groupe des Nouveaux Mutants, plusieurs petites histoires seront racontées comme autant de souvenirs de jeunesse par les intéressés convoqués sur un yacht de l'espace par Roberto pour fêter dignement cet anniversaire. L'occasion de mieux connaître certains d'entre eux qui ne brillaient pas forcément par leur présence ces derniers temps, et de ressouder des liens qui s'étaient peut-être distendus avec le temps et l'éloignement. Grâce à cette petite sauterie, tout le monde peut faire étalage de ses émotions et de ses meilleurs souvenirs, tandis que la croisière se poursuit jusque sur les rives d'un lac d'Arakko privatisé pour l'événement.


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Cette dernière histoire apporte un peu de légèreté dans un numéro 14 bien chargé pour la revue Destiny of X de Panini, et bien sanglant surtout ! Entre les machinations de Sinistre et celles de Dents-de-Sabre, les désormais nombreux crimes contre-natures du Fauve et la perspective d'un nouveau voyage dans le Temps pour les Maraudeurs qui n'ont décidément plus aucune vraie limite, c'était effectivement un tome assez dense à digérer.


Je vous prie d'ailleurs de me pardonner le laps de temps toujours plus long entre deux articles consacrés à cette revue, je crois que je rechigne tout simplement à la tâche parce que je commence, ça y est, à ressentir la fameuse Krakoa-fatigue dont j'entendais tant parler à la parution de ces chapitres mais à laquelle je n'osais pas trop croire. Force est de constater que ce Second Âge Krakoan est bien moins bon dans l'ensemble que ce que Jonathan Hickman avait conçu en préambule, et j'ai surtout l'impression que pas mal de jouets dans le coffre sont cassés et vont avoir du mal à être réparés d'une façon ou d'une autre. Mais je tiens bon néanmoins, surtout pour des séries comme Immortal X-Men qui conservent une aura épique et qui savent sans problème retourner les règles contre ceux qui les édictent. Voyons jusqu'où ça tiendra avant de craquer complètement !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 21 août 2026

La V.O. du vendredi n°395 : Poison Ivy tome 4 - Origin of species (DC Comics - Décembre 2024)


Ayant réussi à prendre le contrôle du champignon lamia qui infectait le corps de son adversaire, Jason Woodrue, alias l'Homme-Floronique, vient de triompher en renaissant littéralement du corps de celle qui l'avait abattu. Désormais presque tout puissant, Woodrue s'empresse de se venger de Poison Ivy, tandis que les zombies végétaux générés dans tout le pays par sa quête précédente assiègent la pauvre cabane dans les marais de Killer Croc et Solomon Grundy, qui protègent quant à eux de leur mieux la non moins pauvre Janet, compagne et témoin très involontaire de toute cette catastrophe.


Et ce qui devait arriver arrive finalement : Poison Ivy est vaincue. Mortellement blessée par Woodrue au sommet de sa puissance, elle sombre rapidement dans l'inconscience tandis que ses souvenirs remontent à la surface de sa mémoire troublée. Simple mais brillante étudiante en biologie végétale, Pamela Isley était promise à un grand avenir auprès des plus éminents chercheurs et doctorants, malgré son jeune âge. Son génie est d'ailleurs immédiatement repéré et exploité par Jason Woodrue, alors membre du corps professoral, qui mène des expériences très délicates sur l'hybridation animale/végétale.


Alors que ses binômes se concentrent rapidement sur leurs propres recherches, Pamela s'investit corps et âme dans celles de Woodrue, qui devient bien plus que son mentor, son amant. Le professeur l'introduit bien vite dans son laboratoire privé et pas tout à fait légal, où ses expérimentations les plus sensibles requièrent une attention presque exclusive. Mais rapidement là aussi les choses se corsent sans que Pamela ne fasse rien pour en sortir : Woodrue lui demande à présent de trouver par elle-même les financements et le matériel qui font cruellement défaut à son projet, autant dire de prendre tous les risques sur elle pour que lui puisse briller.


Faisant sa première véritable expérience de cambriolage semi-éthique, Pamela se rend bien compte que la situation est critique et véritablement anormale, mais elle ne peut s'en extraire par elle-même, totalement dominée par le caractère impétueux de son amant. Même quand une rivale potentielle rejoint leurs rangs après que son génie à elle aussi ait réussi à séduire Woodrue, au point qu'il ne parle plus que d'elle même dans les moments intimes, Pamela courbe le dos et se laisse entraîner toujours plus loin de la surface. Jusqu'au moment où elle se découvre des atomes crochus avec ladite rivale, Bella, qui en plus d'entamer une liaison secrète avec elle l'avertit aussi des dangers qu'elle encourt.


Mais c'est à cet instant précis, quand Pamela pourrait enfin avoir la force de voler de ses propres ailes, que Woodrue frappe encore plus férocement sa dignité et son moral. La mettant au pied du mur et l'enjoignant à participer de son propre corps à ses dernières expériences, le professeur a lui-même muté depuis bien longtemps en une forme autre que totalement humaine, et compte reproduire le processus avec sa disciple. En cobaye soumise et dévouée à ses recherches, Pamela accepte la procédure, au point de signer une décharge, et se laisse injecter un cocktail top-secret et extrêmement dangereux. Ce sera sa première expérience de mort imminente.


Bella la sauvera après que Woodrue lui ait lâchement tourné le dos pour s'enfuir, et l'emmènera à l'hôpital le plus proche où elle sera ranimée de justesse. Mais déjà son corps ne fonctionne plus comme les autres, l'humanité s'éloigne d'elle et Pamela se rapproche d'un état de conscience plus intense, plus vif... et plus bruyant encore. La Sève l'appelle en elle, lui partage son histoire pluri-millénaire et ses souffrances des mains des hommes. Faussant alors compagnie à son ancienne vie et à tous ses contacts, Pamela voyagera incognito jusqu'au cœur de ces souffrances intolérables : Gotham City.


La ville tentaculaire, faire de béton et d'acier, de lumières artificielles et alimentée par un constant appât du gain, lui fait aussitôt horreur. Elle décide alors de mettre ses toutes nouvelles capacités au service d'une noble cause, plus grande qu'elle : la sauvegarde et la défense de la Sève, par tous les moyens. Y compris répréhensibles, car elle est désormais au-dessus de ce genre de considérations. Devenant alors véritablement celle que l'on surnommera Poison Ivy, Pamela Isley enfile sa nouvelle peau et met à l'épreuve les forces de l'ordre de Gotham, jusqu'à trébucher en face de son champion attitré : le Batman.


Envoyée à Arkham pour la première fois, Poison Ivy y comprend bien vite qu'elle n'y trouvera aucun secours ni aucune aide concrète, et que si elle n'était pas déjà folle en y entrant, elle a toutes les chances d'en ressortir aliénée pour de bon. Manipulant les médecins et thérapeutes, elle parvient à obtenir une prescription médicale et l'autorisation de sortir de l'asile pour s'installer en ville, mais elle n'a déjà plus qu'une idée en tête : provoquer sa prochaine rencontre avec le Chevalier Noir.


Persuadée qu'elle peut le gagner à sa cause en se montrant honnête et sincère avec lui sur ce qu'elle ressent au fond d'elle et que lui communique la Nature en grand danger, Pamela essuie une nouvelle rebuffade quand Batman l'accuse de tenter de le manipuler avec ses phéromones modifiés, ce que pour une fois elle ne faisait pas. Ramenée au statu de simple criminelle par le détective à la cape, et désormais bien au fait de ce que sera leur future relation, Poison Ivy naît vraiment cette nuit-là. Le reste appartiendra bien vite à l'Histoire...


Revenant soudain à elle dans les marais, Ivy se rend compte qu'elle a frôlé la mort une fois de plus mais que les pouvoirs conférés par le champignon lamia la connectent à ce qu'est devenu l'Homme-Floronique, qui de son côté déchaîne sa fureur et ses nouvelles capacités en envoyant les zombies vague après vague sur les réfugiés de la cabane en ruines. Comprenant alors que seul un sacrifice total et inconditionnel de sa part pourra vraiment détruire Woodrue une fois pour toutes, Pamela fait ses adieux à ses acolytes et se jette dans la bataille pour de bon, laissant le lamia prendre le contrôle et consumer absolument toute vie dans son sillage.


Morte, Poison Ivy l'est à nouveau. Son ennemi est vaincu, pour de bon ce coup-ci, n'en demeurent que les cendres que Harley s'est chargée de répandre dans les marais. Mais ces fameux marais ont aussi un étrange pouvoir... après tout, c'est ici-même que la légende de Solomon Grundy a vu le jour il y a bien longtemps, et le zombie à la peau aussi pâle que le vocabulaire emporte le corps inerte de Pamela Isley avec lui dans les profondeurs des marécages.


A leur grand étonnement, Harley, Killer Croc et Janet assistent alors à une véritable renaissance, Ivy surgissant des flots et s'enveloppant dans la vie pure, débarrassée de l'influence néfaste et incontrôlable du lamia. La Sève accepte selon elle de lui laisser une nouvelle chance, mais plus question d'expérimenter des champignons toxiques désormais. Retour aux bases et au grand classique pour Poison Ivy, qui revient à Gotham pour changer les choses à sa façon !


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Bien que ce résumé soit assez long j'en conviens, l'album lui-même est de taille tout à fait ordinaire et se lit très bien, rapidement et tout en confort. Les dessins de Marcio Takara sont toujours aussi prenants et magnifiques, tout comme les nombreuses couvertures officielles et variantes, et le scénario de G. Willow Wilson est tout bonnement somptueux, l'autrice nous proposant de revisiter les origines jamais vraiment racontées de façon exhaustive du personnage de Poison Ivy.


Loin des clichés véhiculés par les œuvres précédentes -comme le film Batman & Robin de 1997 par exemple- et du regard masculin qui fait forcément d'elle une femme fatale et dangereuse, nous découvrons ici une Pamela Isley fragile, très intelligente mais introvertie et tout aussi dépendante de ses pairs et mentors, ayant eu le malheur de croiser la route du mauvais individu au plus mauvais moment de sa vie. Une femme comme beaucoup d'autres dans ce monde malheureusement, exploitée et bafouée pour et par sa condition, mais à qui la Vie va soudain donner les armes nécessaires pour rendre les coups et remettre les pendules à l'heure. Et il n'était que temps !


Si vous vous souvenez de mon article sur l'anthologie Batman Arkham – Poison Ivy il y a de cela quelques années, aussi bien en V.O. qu'en V.F. il me semble, les premières histoires consacrées à ce personnage la présentaient bien comme une voleuse de plus arrivée à Gotham, mais laissaient complètement de côté son passif et ses véritables motivations au-delà de l'appât du gain et de l'hyper-sexualisation. Même dans Batman – Silence, l'apparition d'Ivy ne la présente pas sous son meilleur jour, bien au contraire, quand bien même j'adore cette histoire et cette version. Comme nous le verrons un jour prochain, la longue saga sur la vengeance de Silence finira par réhabiliter un peu Poison Ivy mais il aura fallu attendre qu'elle soit vraiment entre les mains expertes d'une autrice de génie et de renom pour que son aura fleurisse pour de bon, si je puis m'exprimer ainsi.


Or donc nous y voilà, les nouvelles nouvelles origines définitives de Poison Ivy, racontées avec brio sous nos yeux et compilées en quelques chapitres à peine, suivies d'un combat épique jusqu'au sacrifice final faisant d'elle une héroïne méconnue et méconnaissable. C'est curieux comme chaque mort vécue par Ivy la renforce ensuite davantage... et je me demande maintenant jusqu'où iront ses ambitions !


Pas d'inquiétude nous le découvrirons ensemble dans les V.O. du vendredi sur le blog, sauf si vous suivez d'ores et déjà la série sous son format Infinite chez Urban Comics en Version Française, dans ce cas-là vous avez une large avance sur moi donc par pitié pas de spoils s'il vous plaît si vous décidez de laisser un commentaire.


J'aime toujours autant cette série et les artistes qui y travaillent activement, qu'il s'agisse des créateurs du cœur du contenu comme des nombreux illustrateurs et illustratrices qui s'emparent du personnage pour livrer des couvertures proprement sublimes à chaque fois et tellement inspirantes aussi. Et, pour finir sur une note culturelle relevée, la renaissance de Poison Ivy telle qu'illustrée dans ces pages à l'instant de son retour, dans les marais de la banlieue de Gotham, c'est très clairement un hommage appuyé à la célèbre Naissance de Vénus du non moins fameux Botticelli ! Comme quoi, les comics c'est aussi de l'art, pour de vrai !

mardi 18 août 2026

Deadpool / Batman (Urban Comics - Janvier 2026)


La nuit est calme à Gotham City, mais ça ne dure jamais longtemps. Tôt ou tard, quelqu'un va crier, quelque chose va se produire, et la ville connaîtra une nouvelle tragédie. Bruce ne le sait que trop bien, lui qui recherche l'inspiration en compilant les divers indices du prochain méfait du Joker...


Quand tout à coup, passant en trombes à travers la fenêtre, voici que Deadpool entre en scène ! Incapable de se taire, comme à son habitude, le mercenaire révèle avoir été engagé par quelqu'un à Gotham pour trouver Batman, mais il se demandait surtout présentement si offrir ses services à un milliardaire local pourrait lui rapporter davantage...


Pas le temps de creuser, le Bat-signal apparaît dans le ciel nocturne, et Deadpool s'empresse de se rendre au lieu de rendez-vous. Jim Gordon, que Deadpool commet l'erreur de menacer d'un peu trop près, n'est nullement surpris de voir Batman lui sauver la mise une fois de plus. Neutralisé en vitesse, le mercenaire apprend que le Joker menace d'intoxiquer toute la ville avec une formule plus agressive de son gaz hilarant, ce que Batman avait déjà deviné. Ne reste qu'à mettre la main sur le vilain avant qu'il ne soit trop tard... et pour cela, Deadpool pourrait s'avérer utile.


Acceptant de l'emmener avec lui à la chasse au clown, Batman est soudain trahi par son nouvel homologue qui lui révèle, lorsqu'il reprend conscience entravé, qu'il travaillait pour le Joker depuis le début ! En effet, le Prince du Crime avait un petit creux de créativité en ce qui concerne le sort à réserver à son plus grand adversaire, et il a tout bêtement cherché quelqu'un d'aussi fou que lui pour le conseiller par saine émulation. C'est naturellement que le multivers lui a proposé Deadpool comme acolyte. Mais à bien y regarder, le nouveau venu prend un peu trop les devants... ce que Batman relève évidemment à voix haute devant le Joker qui, touché à l'ego, commence à manœuvrer pour se débarrasser aussi de son encombrant nouvel ami.


Et bien sûr, quand Deapool parvient à échapper au piège tendu par le Joker et qu'il s'apprête à retourner une nouvelle fois sa veste, Batman se libère au moment voulu depuis le début et neutralise la menace pour de bon. Ne reste que la bombe du Joker à déjouer, mais celui qui s'en chargera devra nécessairement se sacrifier... c'est donc fort à point que tombe à nouveau Deadpool pour encaisser l'explosion et sauver la ville sous l'œil approbateur du Chevalier Noir. Une fois le Joker hors course, Batman se dépêche de mettre fin à son partenariat avec le mercenaire disert, tout en s'attendant à le revoir un jour ou l'autre...


Ensuite, le spectacle continue avec le duo Justice/Vérité que forment Wonder Woman et Captain America durant la Seconde Guerre Mondiale pour arrêter Hitler dans les ultimes moments de sa folie destructrice. S'épaulant l'un et l'autre et montrant à chacun le meilleur exemple à suivre, les deux icônes super-héroïques savent comment déjouer les tours du Destin et comment venir à bout de la moindre menace, tandis que d'autres héros s'avancent dans la lumière au fil du temps en suivant leur exemple. Il y aura des pertes, mais l'idéal lui ne meurt jamais !


Puis, au tour de Krypto le super-chien et de Jeff le requin-terrestre de mener la danse en jouant tout simplement à la balle à un continent de distance, tout heureux qu'ils sont de se trouver et de faire connaissance. Mais c'est déjà l'heure d'aller manger pour les deux compères, qui se séparent la tête pleine de bonnes émotions pour le reste de la journée.


Quant à Daredevil, il lutte sans merci contre les membres de la Ligue des Ombres sur les toits de Hell's Kitchen, tandis que de son côté non loin de là Green Arrow fait de même face aux ninjas de la Main. Les deux combattants finissent par se rejoindre et tout naturellement s'épauler et se couvrir l'un l'autre tout en décimant les rangs des agresseurs. New York peut dormir tranquille une fois de plus grâce à ce partenariat à toute épreuve, et les deux héros urbains vont maintenant échanger de fières anecdotes autour d'un bon verre.


Et si on tentait un petit échange culturel à échelle cosmique ? Hal Jordan est envoyé dans l'univers Marvel par les Gardiens, et il doit confier son anneau de Green Lantern à Rocket Racoon pour que celui-ci découvre l'univers DC dans le même temps. Mais, comment dire... aucun des deux n'est vraiment préparé à ce qu'il va trouver sur sa route, ni aux tentations qui s'abattront sur eux...


Après des années à servir chacun de son côté la Justice, ou plutôt l'idéal tronqué et ultra-violent qu'ils s'en font, Wolverine et Batman échangent enfin des coups pour leur première rencontre, et une chose est sûre ça va saigner comme jamais ! Qui aura le dessus ?


Enfin, place au Mutant-plus-ultra, l'homme de vos rêves, le cauchemar de la vermine intergalactique, j'ai nommé : Logo ! Fort de sa moto cosmique et de ses chaînes aux crochets d'adamantium, le dernier des Czanardiens traque sans relâche ses proies dans un univers violent et accrocheur, tout en engloutissant des quantités astronomiques de biture et de bibine. Malheur à qui croisera son chemin !


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Et voilà ce que je pouvais vous raconter de ce premier petit album souple chez Urban paru en début d'année et contenant quelques récits de rencontres entre les univers Marvel et DC. Comme à la grande époque, quand c'était plutôt monnaie courante, et à l'immense joie des fans de ce genre d'histoires ! Les belles années de tolérance créative et de coopération artistique sont-elles donc enfin de retour ?


Après tant de rivalités entre les deux plus gros éditeurs du marché, ce serait fort étonnant, mais quoi qu'il en soit c'était bien agréable de se promener au gré des délires des auteurs, même si je ne les partage pas tous. Par exemple, pourquoi Krypto et Jeff ? Pourquoi pas Ace ?? Il faut croire que la mode du moment dicte aussi pas mal de choix scénaristiques, au détriment de la logique globale.


Bon c'était bien sympa quand même et je sais bien qu'il ne faut pas aller chercher trop loin dans ce genre de collision d'univers, juste savourer l'instant et se dire que les artistes s'amusent sans doute autant que les lecteurs ! Et nous allons continuer de surfer sur cette vague tant qu'elle durera, avec grand plaisir !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 15 août 2026

Unboxing - Alastor, the Radio Demon (Hazbin Hotel) by Good Smile Company in Pop Up Parade !


Bien le bonjour à toutes et à tous, cher public adoré ! Aujourd'hui j'ai le grand plaisir de vous accueillir sur le blog et la chaîne YouTube de Radiophogeek pour vous présenter ce qui restera sans doute comme le personnage le plus adéquat pour un média avant tout porté depuis ses début par l'audio : nul autre que le Démon de la Radio, le fantastique et déjanté Alastor, tiré de la série d'animation pour adulte Hazbin Hotel diffusée sur Prime Video.


Je suis juste tombé amoureux de cette série dès le premier visionnage, et cela faisait un moment déjà qu'elle me tournait autour via de petits spots et clips sur YouTube par-ci par-là. J'ai finalement décidé de sauter le pas au Printemps dernier et je ne regrette absolument pas car c'était une fantastique découverte, dont les chansons sont diffusées en boucle dans mon bureau depuis.


Pour en revenir plus précisément à notre sujet du jour, il s'agit à mon sens de la parfaite fusion entre les personnages de Sebastian et de Grell dans Black Butler, un manga qui a connu son heure de gloire à la fin des années 2000. Si le premier est ténébreux et laconique mais extrêmement sérieux et appliqué dans son travail, le second est fou à lier et authentiquement et farouchement passionné, dans les bons comme dans les mauvais aspects. Alastor selon moi est la parfaite union des deux caractères, ainsi que des visuels évidemment !


Vous découvrez ici une figurine assez simple d'une vingtaine de centimètres, statique et d'un bloc, sans accessoires autre que le sceptre-radio si cher au personnage et qui illustre sa fonction d'overlord des Enfers. A ce stade je ne connais pas encore ses origines précises, juste ce qui en est dit sur le ton de la rumeur dans la saison 1, donc merci de ne surtout pas me spoiler !


Le plus embêtant sera de fixer ledit sceptre dans la main crochue du personnage, puisqu'il faut pour cela retirer un tout petit embout puis le remettre ensuite sans trembler ni avoir peur de casser la tige du sceptre lui-même, un exercice assez inconfortable s'il en est. Une fois en place, ça ne doit plus bouger mais vous regarderez presque constamment si l'embout est bien présent tant il a tendance à se faire oublier et à disparaître sous un meuble ou sur une étagère...


Ce petit défaut mis à part, le reste est de qualité je dois bien le reconnaître, même si on fera tout de même attention à la fragilité des membres supérieurs et de la veste-redingote rouge. Un mauvais geste un peu trop forcé et vous risquez la casse, donc prudence. Pour la fixation du personnage sur son socle, rien de plus facile en revanche, tout s'emboîte à la perfection.


Vous noterez que les dents ne sont pas peintes sur le visage mais bien sculptées elles aussi en relief, donnant cette impression de bouche grande ouverte et de sourire carnassier prêt à nous dévorer ou en tout cas fait pour intimider. Là aussi, attention à ne rien accrocher par accident sinon ça cassera.


Pour un prix de revente d'occasion assez abordable ma foi, j'ai pu me procurer cette figurine sur eBay tout simplement, mais je regrette surtout que Good Smile n'ai pas poursuivi sur sa lancée en adaptant d'autres personnages emblématiques. Certes Alastor fait office de vitrine et de conteur dans la série mais il y a tellement d'autres possibilités et de personnages qui mériteraient une vraie belle figurine officielle de ce calibre !! En attendant que la série trouve son public dans le grand bain culturel mondial, j'espère que le fabricant ne dédaignera pas l'occasion de nous présenter d'autres figurines si jamais elle se présente enfin. Sinon rabattez-vous sur les customs que l'on trouve assez facilement mais pas de la même qualité ni au même prix...


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite un bon visionnage, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel unboxing !

 

jeudi 13 août 2026

Angel Sanctuary - Tokyo Chronos tome 1 (Pika Édition - Février 2026)


Cela fait plus d'une dizaine d'années depuis la grande guerre qui opposa la fratrie Mudo aux forces démentielles du Paradis et à la volonté de Dieu lui-même. Une guerre remportée par les deux héros et amants, unis contre tout le reste de l'univers, et qui a vu basculer l'équilibre des forces cosmiques.


Depuis, le monde mortel a connu bien des changements lui aussi. Une pluie de plumes angéliques s'est abattue dans les environs de Tokyo, et une sorte de dôme mystique recouvre désormais la ville entière, la dissimulant aux regards des anges depuis le Paradis. Sous le dôme, la vie reste la même, plus ou moins, mais l'activité démoniaque ne connaît aucun repos et les serviteurs des princes démons des Enfers traquent les quelques anges réincarnés en mortels ou en familiers.


C'est dans ce contexte que l'on fait la rencontre du jeune Kuon Kanai, collégien de son état, et fou amoureux d'une Lycéenne de son établissement, la séduisante mais revêche Karis Kazamamori. Kuon s'impose un petit rituel tous les troisièmes vendredis du mois : il échange son repas avec Karis sur le toit de leur établissement, et il tente de la séduire à sa manière un peu gauche tandis qu'elle lui oppose toujours le même râteau, non sans développer tout de même une certaine amitié pour son cadet.


Mais cette relation d'apparences dissimule bien plus de secrets que ce que Kuon en percevait, notamment sur la vraie nature du lien ''parternel'' entre le Principal Kazamamori et sa fille adoptive aussi choyée que prisonnière d'une vie qui lui déplaît fortement. Prenant conscience de tout cela, Kuon n'a qu'une envie, sauver Karis de cette situation à problème. Qu'ils fuient tous les deux, pour être heureux ensemble, plutôt que de souffrir chacun de son côté.


Les choses sont malheureusement loin d'être aussi simples... et les anges et les démons vont s'inviter dans ce conflit sentimental pour déchaîner leurs terribles pouvoirs ! Karis comme Kuon peuvent tous deux voir des choses qui échappent au commun des mortels, et Kuon peut même communiquer avec un petit être céleste qui l'accompagne partout et qui lui conférera à un moment-clé des pouvoirs angéliques capable de lui sauver la mise et de protéger ceux à qui il tient le plus. Durant une rencontre nocturne avec le prince démon Belzébuth en personne, Kuon va perdre un ami très proche et recevra l'incompréhension du frère de celui-ci, également un ami jusque-là, tandis que de son côté l'archange Michaël pénètre enfin le dôme sur la demande de Gabriel pour retrouver Raphaël, porté disparu depuis la dernière grande guerre.


Michaël veut à tout prix retrouver son meilleur ami et confident autant que conscience, dont il a involontairement provoqué le trépas et dont il cherche désormais à retrouver la réincarnation terrestre à tout prix. Or, il se pourrait bien que cette réincarnation ne soit nulle autre que Karis Kazamamori ! Elle et Kuon obtiennent donc au débotté la compagnie et la protection de l'Archange du Feu sous une forme mortelle pour s'infiltrer plus facilement et découvrir si ses soupçons sont fondés ou non. Et pendant ce temps, aux Enfers, un complot s'ourdit entre les grands princes démons pour reprendre le contrôle de leur dimension spirituelle, complot qui va peut-être pousser le souverain Lucifer hors de sa réserve habituelle pour s'intéresser de plus près aux activités de Tokyo, le ramenant ainsi dans son ancienne vie...


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Bon c'est un résumé assez dense mais il faut dire qu'en cinq chapitres à peine il y a beaucoup à absorber dans ce premier tome ! Il s'agit de la suite tant attendue et maintes fois repoussée de l'œuvre on ne peut plus iconique de Kaori Yuki, reine du shojo gothique, Angel Sanctuary.


Dans ce manga de légende, nous suivions tout le périple métaphysique de Setsuna Mudo pour retrouver l'âme de sa sœur et amante, et son combat pour défendre leur amour face à toutes les autorités y compris divines et infernales. Ici, on recentre les choses quelques dix ans après la disparition de Sara et Setsuna, avec une nouvelle génération qui a vu le jour et qui possède également des aptitudes angéliques du fait de la chute des Éons, sorte d'anges non aboutis qui s'incarnent dans ce qu'ils peuvent trouver.


On recentre également sur Tokyo, vivant sous un dôme mystique sans en avoir conscience et parcourue par les démons en toute impunité, sans que le Paradis ne puisse directement intervenir. Dans ce contexte un peu spécial, dur dur de se remémorer toute la saga d'origine, et pourtant l'autrice parvient sans mal à nous replonger dans son atmosphère si particulière, ou même à inviter un nouveau lectorat à s'y intéresser autant que l'on a pu le faire à notre époque.


Alors certes il y a eu quelques changements en vingt ans d'attente éditoriale. Le style de Kaori Yuki est passé au digital, la mangaka a évolué en tant qu'artiste et en tant que femme, les traits se sont faits plus arrondis sans perdre en précision pour autant, et les sources ont pour le moment été simplifiées pour ne pas perdre le lectorat en cours de route sous trop d'informations diverses. J'en veux pour preuve le schéma présent en fin de tome et qui représente assez grossièrement la répartition des trônes et pouvoirs dans les hautes sphères du Paradis, là où ma génération devait se coltiner l'apprentissage fastidieux de l'ensemble du schéma alchimique des trônes et vertus. Est-ce qu'on y gagne au change ? A vous de voir.


Dans Tokyo Chronos il est une nouvelle fois question d'un amour impossible comme point de départ de toute l'histoire. Impossible non par les liens de sang, mais par le simple fait que la belle préfère les filles aux garçons ! Et finalement, si elle est bien la réincarnation de Raphaël, tout s'explique ! La seule chose dont j'ignore encore quelle sera la portée précise dans le récit, c'est la mainmise totale que semble avoir le Principal Kazamamori sur sa fille adoptive tout en ayant passé un genre de pacte avec Belzébuth dans un but encore nébuleux pour le moment.


Au niveau de l'édition elle-même, il y a encore quelques petites choses que Pika aurait pu corriger, des petites fautes de frappe ici et là mais rien de bien méchant. Ça fait comme un petit pincement au cœur de découvrir ou redécouvrir l'univers théologique de Kaori Yuki chez un autre éditeur que Tonkam (souvenez-vous !) mais je pense qu'on en sort gagnants quoi qu'il arrive puisqu'en parallèle de Tokyo Chronos la série d'origine Angel Sanctuary ressort également, au même rythme, sous un format de prestige aux grandes illustrations.


D'ailleurs, dernier point à l'ordre du jour, les illustrations des couvertures de chacun de ces cinq premiers chapitres sont disponibles en début de tome et en couleurs s'il vous plaît ! Moyen idéal pour se rendre compte de la grande évolution du style de Kaori Yuki depuis toutes ces années. On n'arrête pas le progrès !


Enfin bref, si vous hésitiez peut-être à sauter le pas et à démarrer cette nouvelle série, sachez que pour ma part je la valide entièrement, alors que pourtant j'ai connu la première série à son prime ! Et que Tokyo Chronos se propose de répondre enfin à certaines grandes questions restées sans réponses depuis bien longtemps... le tout en cinq tomes seulement apparemment. Pas un gros investissement au final, pour le plaisir de retrouver les héros de notre adolescence sous un nouveau jour.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 10 août 2026

Les Aventuriers de la Mer tome 5 - Prisons d'eau et de bois (Éditions J'ai Lu - Février 2007)


Enfin de retour chez lui à Terrilville, Brashen Trell profite d'une escale à terre pour filer au domicile de la famille Vestrit afin d'avertir tout le monde de ce qui est arrivé à la vivenef Vivacia. En apprenant que son navire tant aimée se trouve désormais entre les mains d'un pirate sanguinaire, Althéa se met à imaginer le pire. En effet, à peine éveillée Vivacia a déjà été trop de fois en contact avec des tragédies humaines, pire encore depuis qu'elle est devenue un transport d'esclaves par la volonté de Kyle. La savoir captive de pirates se révèle encore plus inquiétant, car comme le soupçonnait Hiémain de son côté plus le sang coule sur les ponts de la vivenef et plus son caractère devient imprévisible et, peut-être, dangereux.


La situation est parfaitement inédite, et gravissime, aussi les Vestrit surmontent-elles temporairement leurs réticences et inimitiés et font enfin front commun pour obtenir du Conseil des Marchands qu'un détachement spécial soit envoyé au plus vite pour retrouver Vivacia et l'arracher aux pirates du célèbre capitaine Kennit. Mais le Conseil est déjà préoccupé par la banalisation de l'esclavage sur les routes maritimes, ainsi que par les pratiques douteuses de certains Marchands qui profitent de la politique du Gouverneur pour s'octroyer privilèges et nouvelles terres. Depuis que le Gouverneur Cosgo a autorisé les galères chalcédiennes à naviguer et à patrouiller jusqu'à Terrilville, les taxes ont augmenté et la grogne commence à éclater, ainsi qu'une émeute potentielle en ville à l'instigation de la famille Tenira qui refuse de jouer le jeu du Gouverneur.


Les choses se gâtent encore davantage quand il apparaît clairement qu'aucun camp n'est prêt à renoncer à ses propres intérêts pour ceux des autres, et que personne ne viendra aider les Vestrit dans cette situation de crise. Pire encore, Grag Tenira est maintenant recherché par les patrouilles pour répondre de l'émeute et des incendies sur les entrepôts, et le soupirant d'Althéa doit donc quitter la ville pour se cacher ailleurs le temps que le calme revienne, tandis que son père reprend la mère à bord de L'Ophélie.


Dans ce contexte, une aide des plus surprenantes arrivera de là où on ne l'attendait plus : Malta décide de soutenir sa famille et de fournir tous les efforts possibles pour réunir de quoi constituer une rançon suffisante pour obtenir la libération de son père, Kyle Havre, que tout le monde pense détenu en même temps que la vivenef familiale. L'adoration que la jeune femme porte à son paternel n'a d'égale que sa propre volonté de préservation, ses plans mis grandement à mal par la défection de tous les soutiens potentiels des Vestrit. Même les Marchands du Désert des Pluies se refusent pour le moment à intervenir, et Reyn lui-même n'est d'aucune aide à sa promise, tourmenté par des rêves venus de bien plus loin encore...


De son côté, Kennit regagne des forces et de l'assurance depuis qu'il a entreprit son aventure avec la Vivacia, et la cour qu'il fait au navire n'aide en rien son caractère changeant. Hiémain a beau lui expliquer qu'une vivenef aussi jeune est très influençable et déséquilibrée, le capitaine pirate n'a d'yeux que pour sa propre réputation grandissante tout le long des Rivages Maudits, et écarte un à un ses rivaux pour conserver le contrôle du navire pour lui seul. Même Etta, sa compagne, commence à ressentir une jalousie mordante en constatant la proximité de son amant avec Vivacia, mais elle ne peut la manifester directement sans encourir le courroux de Kennit. Qui pour sa part, prévoie tout simplement de pousser Etta dans les bras de Hiémain et inversement, afin de se débarrasser de deux problèmes d'un seul coup et d'assurer sa mainmise totale sur Vivacia.


Alors que les jours passent et qu'aucune nouvelle n'arrive à Terrilville au sujet de la vivenef perdue, les femmes Vestrit reçoivent finalement la visite d'une amie qui leur soumet un plan tout aussi démentiel que l'est leur situation : racheter la vivenef maudite, Parangon, à la famille Ludchance et le renflouer à grands frais pour partir ensuite à la recherche de la Vivacia. Tout le monde en ville connaît la sinistre réputation du Parangon, mais les progrès que réalise Ambre avec lui depuis qu'elle le connaît sont assez convaincants. Toutefois, Parangon est totalement opposé à l'idée de naviguer de nouveau et surtout sans personne de sa famille à son bord. N'ayant pourtant pas d'autres alternatives, les Vestrit et les Ludchance passent finalement un accord profitable, et Brashen est nommé capitaine de l'expédition ainsi que directeur des travaux à réaliser sur l'épave. Chaque jour qui passe est une chance de moins de retrouver Vivacia, aussi faut-il faire au plus vite tout en préservant à la fois les ouvriers et les matériaux de la colère du navire échoué.


Quant au voyage du Gouverneur jusqu'à Terrilville, accompagné de grands renforts de Chalcède, la rumeur parvient tout doucement aux Marchands qui commencent alors à paniquer à l'idée de se retrouver avec un conflit direct entre les dirigeants et le Conseil. Certains pourraient pourtant faire office de diplomates et éviter que les choses ne s'enveniment, mais ils sont trop occupés à abreuver le jeune Gouverneur de belles paroles et de cadeaux précieux pour le maintenir sous leur coupe. Sérille, la seule Compagne de Cœur qui ose encore résister au caractère impétueux et aux appétits du Gouverneur, fera les frais de sa colère et de sa frustration durant le voyage. Mais il se pourrait bien qu'au final, Cosgo ne se soit forgé une redoutable ennemie dans l'adversité...


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Ce cinquième tome nous ouvre clairement une nouvelle ère de la saga, avec la possibilité de plus en plus concrète de renflouer Parangon même contre sa volonté, et de le faire naviguer à nouveau pour tenter de retrouver Vivacia, qui de son côté se plaît de plus en plus à la piraterie. Hiémain est un peu moins présent dans ce volume et c'est bien normal puisque sa place commence dangereusement à être accaparée par Kennit auprès de la jeune vivenef, et ce n'est pas près de s'arranger.


L'autre grande surprise est le revirement de Malta, qui était absolument détestable jusque là mais qui se découvre sur le tard une bonne conscience en apprenant la capture de son père adoré. Je suis évidemment conscient qu'elle est on ne peut plus intéressée et qu'elle reste une sale petite peste, mais je pense de plus en plus qu'elle va avoir un rôle très important à jouer d'ici la fin de l'aventure. Tout comme le petit esclave dont Althéa exige la libération auprès de Davad Restart, un gamin originaire des Six-Duchés bien plus au Nord et dont les origines nous sont parfaitement inconnues, ce qui peut se révéler là aussi sur le tard et nous offrir un beau retournement de situation.


L'autrice a décidément le chic pour brouiller les pistes tout en nous laissant certains indices que l'on ne pourra s'empêcher de suivre, même s'ils ne mènent à rien au bout du compte. La façon dont Robin Hobb parvient à jongler avec tant de personnages et à les rendre toutes et tous aussi intéressants à suivre, c'est encore un mystère pour moi mais je sais que j'adore son écriture !


Nous sommes maintenant à la moitié de la saga franchie, ne restent il me semble que quatre tomes pour conclure, et tout va se précipiter car il y a encore de nombreux points à relier et bien des intrigues en suspens. Je n'ose encore rien dire au sujet de certaines d'entre elles qui pourraient pourtant impacter l'ensemble du monde créé par Robin Hobb, mais je sais que je ne serai pas déçu quoi qu'il arrive car tout le récit est maîtrisé de bout en bout. Vraiment une lecture recommandée !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 28 juillet 2026

Unboxing - Magician's Valkyria (Yu-Gi-Oh!) by Good Smile Company in Monster Figure Collection !


Bien le bonjour à toutes et à tous ! Vous l'avez deviné, aujourd'hui je vous accueille sur Radiophogeek pour un petit unboxing estival, toujours dans la continuité des goodies adaptés du manga/anime/jeu de cartes si cher à mon cœur, je veux bien sûr parler de la licence Yu-Gi-Oh!.


Cette fois on passe à une toute autre catégorie de figurine, presque une statuette vu le prix et le côté massif de la chose. Good Smile Company nous offre ainsi la possibilité de posséder une magnifique adaptation de la créature nommée Valkyrie du Magicien en Français, ou Magician's Valkyria en V.O..


Vous constaterez avec la vidéo qui suit que l'illustration de la carte elle-même diffère de la posture que GSC a choisi de modéliser, mais c'est pour le mieux ! Après l'ouverture d'une boîte vraiment très massive, nous avons le plaisir de découvrir un corps sculpté à merveille bien protégé dans une coque en plastique adaptée sur mesure. La tête se détache, certes, mais c'est le seul élément véritablement amovible, en dehors de la main gauche qui tient un sceptre de pouvoir absolument magnifique lui aussi !


Il y a un socle assez travaillé, et massif là aussi, un peu dans l'esprit de ce que Belfine, un autre fabricant, avait proposé pour le Magicien Sombre du Chaos. Un cercle contenant les incantations d'invocation magique, comme sur la carte d'origine, mais pas d'ailes angéliques en revanche, ce qui au final ne manque pas tant que ça puisque la figurine est déjà très détaillée.


Le drapé des tissus des différentes parties de la tenue – et oui ils ont pensé à TOUS les détails – se poursuit sous la chevelure énorme et assez pointue là encore, attention d'ailleurs si vous avez les doigts sensibles ça pique vraiment.


Au final, c'est une posture assez dynamique tout en étant relativement en retrait, avec des couleurs sublimes et un visage angélique lui pour le coup. Tout a été pensé pour le luxe et le plaisir du collectionneur, ce qui devrait justifier le prix d'une telle acquisition. Presque une trentaine de centimètres pour l'ensemble, pas d'accessoires alternatifs pour différents displays mais un vrai souci de la perfection et du détail de la part du fabricant. Je suis totalement séduit !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite un bon visionnage, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel unboxing !