vendredi 21 août 2026

La V.O. du vendredi n°395 : Poison Ivy tome 4 - Origin of species (DC Comics - Décembre 2024)


Ayant réussi à prendre le contrôle du champignon lamia qui infectait le corps de son adversaire, Jason Woodrue, alias l'Homme-Floronique, vient de triompher en renaissant littéralement du corps de celle qui l'avait abattu. Désormais presque tout puissant, Woodrue s'empresse de se venger de Poison Ivy, tandis que les zombies végétaux générés dans tout le pays par sa quête précédente assiègent la pauvre cabane dans les marais de Killer Croc et Solomon Grundy, qui protègent quant à eux de leur mieux la non moins pauvre Janet, compagne et témoin très involontaire de toute cette catastrophe.


Et ce qui devait arriver arrive finalement : Poison Ivy est vaincue. Mortellement blessée par Woodrue au sommet de sa puissance, elle sombre rapidement dans l'inconscience tandis que ses souvenirs remontent à la surface de sa mémoire troublée. Simple mais brillante étudiante en biologie végétale, Pamela Isley était promise à un grand avenir auprès des plus éminents chercheurs et doctorants, malgré son jeune âge. Son génie est d'ailleurs immédiatement repéré et exploité par Jason Woodrue, alors membre du corps professoral, qui mène des expériences très délicates sur l'hybridation animale/végétale.


Alors que ses binômes se concentrent rapidement sur leurs propres recherches, Pamela s'investit corps et âme dans celles de Woodrue, qui devient bien plus que son mentor, son amant. Le professeur l'introduit bien vite dans son laboratoire privé et pas tout à fait légal, où ses expérimentations les plus sensibles requièrent une attention presque exclusive. Mais rapidement là aussi les choses se corsent sans que Pamela ne fasse rien pour en sortir : Woodrue lui demande à présent de trouver par elle-même les financements et le matériel qui font cruellement défaut à son projet, autant dire de prendre tous les risques sur elle pour que lui puisse briller.


Faisant sa première véritable expérience de cambriolage semi-éthique, Pamela se rend bien compte que la situation est critique et véritablement anormale, mais elle ne peut s'en extraire par elle-même, totalement dominée par le caractère impétueux de son amant. Même quand une rivale potentielle rejoint leurs rangs après que son génie à elle aussi ait réussi à séduire Woodrue, au point qu'il ne parle plus que d'elle même dans les moments intimes, Pamela courbe le dos et se laisse entraîner toujours plus loin de la surface. Jusqu'au moment où elle se découvre des atomes crochus avec ladite rivale, Bella, qui en plus d'entamer une liaison secrète avec elle l'avertit aussi des dangers qu'elle encourt.


Mais c'est à cet instant précis, quand Pamela pourrait enfin avoir la force de voler de ses propres ailes, que Woodrue frappe encore plus férocement sa dignité et son moral. La mettant au pied du mur et l'enjoignant à participer de son propre corps à ses dernières expériences, le professeur a lui-même muté depuis bien longtemps en une forme autre que totalement humaine, et compte reproduire le processus avec sa disciple. En cobaye soumise et dévouée à ses recherches, Pamela accepte la procédure, au point de signer une décharge, et se laisse injecter un cocktail top-secret et extrêmement dangereux. Ce sera sa première expérience de mort imminente.


Bella la sauvera après que Woodrue lui ait lâchement tourné le dos pour s'enfuir, et l'emmènera à l'hôpital le plus proche où elle sera ranimée de justesse. Mais déjà son corps ne fonctionne plus comme les autres, l'humanité s'éloigne d'elle et Pamela se rapproche d'un état de conscience plus intense, plus vif... et plus bruyant encore. La Sève l'appelle en elle, lui partage son histoire pluri-millénaire et ses souffrances des mains des hommes. Faussant alors compagnie à son ancienne vie et à tous ses contacts, Pamela voyagera incognito jusqu'au cœur de ces souffrances intolérables : Gotham City.


La ville tentaculaire, faire de béton et d'acier, de lumières artificielles et alimentée par un constant appât du gain, lui fait aussitôt horreur. Elle décide alors de mettre ses toutes nouvelles capacités au service d'une noble cause, plus grande qu'elle : la sauvegarde et la défense de la Sève, par tous les moyens. Y compris répréhensibles, car elle est désormais au-dessus de ce genre de considérations. Devenant alors véritablement celle que l'on surnommera Poison Ivy, Pamela Isley enfile sa nouvelle peau et met à l'épreuve les forces de l'ordre de Gotham, jusqu'à trébucher en face de son champion attitré : le Batman.


Envoyée à Arkham pour la première fois, Poison Ivy y comprend bien vite qu'elle n'y trouvera aucun secours ni aucune aide concrète, et que si elle n'était pas déjà folle en y entrant, elle a toutes les chances d'en ressortir aliénée pour de bon. Manipulant les médecins et thérapeutes, elle parvient à obtenir une prescription médicale et l'autorisation de sortir de l'asile pour s'installer en ville, mais elle n'a déjà plus qu'une idée en tête : provoquer sa prochaine rencontre avec le Chevalier Noir.


Persuadée qu'elle peut le gagner à sa cause en se montrant honnête et sincère avec lui sur ce qu'elle ressent au fond d'elle et que lui communique la Nature en grand danger, Pamela essuie une nouvelle rebuffade quand Batman l'accuse de tenter de le manipuler avec ses phéromones modifiés, ce que pour une fois elle ne faisait pas. Ramenée au statu de simple criminelle par le détective à la cape, et désormais bien au fait de ce que sera leur future relation, Poison Ivy naît vraiment cette nuit-là. Le reste appartiendra bien vite à l'Histoire...


Revenant soudain à elle dans les marais, Ivy se rend compte qu'elle a frôlé la mort une fois de plus mais que les pouvoirs conférés par le champignon lamia la connectent à ce qu'est devenu l'Homme-Floronique, qui de son côté déchaîne sa fureur et ses nouvelles capacités en envoyant les zombies vague après vague sur les réfugiés de la cabane en ruines. Comprenant alors que seul un sacrifice total et inconditionnel de sa part pourra vraiment détruire Woodrue une fois pour toutes, Pamela fait ses adieux à ses acolytes et se jette dans la bataille pour de bon, laissant le lamia prendre le contrôle et consumer absolument toute vie dans son sillage.


Morte, Poison Ivy l'est à nouveau. Son ennemi est vaincu, pour de bon ce coup-ci, n'en demeurent que les cendres que Harley s'est chargée de répandre dans les marais. Mais ces fameux marais ont aussi un étrange pouvoir... après tout, c'est ici-même que la légende de Solomon Grundy a vu le jour il y a bien longtemps, et le zombie à la peau aussi pâle que le vocabulaire emporte le corps inerte de Pamela Isley avec lui dans les profondeurs des marécages.


A leur grand étonnement, Harley, Killer Croc et Janet assistent alors à une véritable renaissance, Ivy surgissant des flots et s'enveloppant dans la vie pure, débarrassée de l'influence néfaste et incontrôlable du lamia. La Sève accepte selon elle de lui laisser une nouvelle chance, mais plus question d'expérimenter des champignons toxiques désormais. Retour aux bases et au grand classique pour Poison Ivy, qui revient à Gotham pour changer les choses à sa façon !


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Bien que ce résumé soit assez long j'en conviens, l'album lui-même est de taille tout à fait ordinaire et se lit très bien, rapidement et tout en confort. Les dessins de Marcio Takara sont toujours aussi prenants et magnifiques, tout comme les nombreuses couvertures officielles et variantes, et le scénario de G. Willow Wilson est tout bonnement somptueux, l'autrice nous proposant de revisiter les origines jamais vraiment racontées de façon exhaustive du personnage de Poison Ivy.


Loin des clichés véhiculés par les œuvres précédentes -comme le film Batman & Robin de 1997 par exemple- et du regard masculin qui fait forcément d'elle une femme fatale et dangereuse, nous découvrons ici une Pamela Isley fragile, très intelligente mais introvertie et tout aussi dépendante de ses pairs et mentors, ayant eu le malheur de croiser la route du mauvais individu au plus mauvais moment de sa vie. Une femme comme beaucoup d'autres dans ce monde malheureusement, exploitée et bafouée pour et par sa condition, mais à qui la Vie va soudain donner les armes nécessaires pour rendre les coups et remettre les pendules à l'heure. Et il n'était que temps !


Si vous vous souvenez de mon article sur l'anthologie Batman Arkham – Poison Ivy il y a de cela quelques années, aussi bien en V.O. qu'en V.F. il me semble, les premières histoires consacrées à ce personnage la présentaient bien comme une voleuse de plus arrivée à Gotham, mais laissaient complètement de côté son passif et ses véritables motivations au-delà de l'appât du gain et de l'hyper-sexualisation. Même dans Batman – Silence, l'apparition d'Ivy ne la présente pas sous son meilleur jour, bien au contraire, quand bien même j'adore cette histoire et cette version. Comme nous le verrons un jour prochain, la longue saga sur la vengeance de Silence finira par réhabiliter un peu Poison Ivy mais il aura fallu attendre qu'elle soit vraiment entre les mains expertes d'une autrice de génie et de renom pour que son aura fleurisse pour de bon, si je puis m'exprimer ainsi.


Or donc nous y voilà, les nouvelles nouvelles origines définitives de Poison Ivy, racontées avec brio sous nos yeux et compilées en quelques chapitres à peine, suivies d'un combat épique jusqu'au sacrifice final faisant d'elle une héroïne méconnue et méconnaissable. C'est curieux comme chaque mort vécue par Ivy la renforce ensuite davantage... et je me demande maintenant jusqu'où iront ses ambitions !


Pas d'inquiétude nous le découvrirons ensemble dans les V.O. du vendredi sur le blog, sauf si vous suivez d'ores et déjà la série sous son format Infinite chez Urban Comics en Version Française, dans ce cas-là vous avez une large avance sur moi donc par pitié pas de spoils s'il vous plaît si vous décidez de laisser un commentaire.


J'aime toujours autant cette série et les artistes qui y travaillent activement, qu'il s'agisse des créateurs du cœur du contenu comme des nombreux illustrateurs et illustratrices qui s'emparent du personnage pour livrer des couvertures proprement sublimes à chaque fois et tellement inspirantes aussi. Et, pour finir sur une note culturelle relevée, la renaissance de Poison Ivy telle qu'illustrée dans ces pages à l'instant de son retour, dans les marais de la banlieue de Gotham, c'est très clairement un hommage appuyé à la célèbre Naissance de Vénus du non moins fameux Botticelli ! Comme quoi, les comics c'est aussi de l'art, pour de vrai !

mardi 18 août 2026

Deadpool / Batman (Urban Comics - Janvier 2026)


La nuit est calme à Gotham City, mais ça ne dure jamais longtemps. Tôt ou tard, quelqu'un va crier, quelque chose va se produire, et la ville connaîtra une nouvelle tragédie. Bruce ne le sait que trop bien, lui qui recherche l'inspiration en compilant les divers indices du prochain méfait du Joker...


Quand tout à coup, passant en trombes à travers la fenêtre, voici que Deadpool entre en scène ! Incapable de se taire, comme à son habitude, le mercenaire révèle avoir été engagé par quelqu'un à Gotham pour trouver Batman, mais il se demandait surtout présentement si offrir ses services à un milliardaire local pourrait lui rapporter davantage...


Pas le temps de creuser, le Bat-signal apparaît dans le ciel nocturne, et Deadpool s'empresse de se rendre au lieu de rendez-vous. Jim Gordon, que Deadpool commet l'erreur de menacer d'un peu trop près, n'est nullement surpris de voir Batman lui sauver la mise une fois de plus. Neutralisé en vitesse, le mercenaire apprend que le Joker menace d'intoxiquer toute la ville avec une formule plus agressive de son gaz hilarant, ce que Batman avait déjà deviné. Ne reste qu'à mettre la main sur le vilain avant qu'il ne soit trop tard... et pour cela, Deadpool pourrait s'avérer utile.


Acceptant de l'emmener avec lui à la chasse au clown, Batman est soudain trahi par son nouvel homologue qui lui révèle, lorsqu'il reprend conscience entravé, qu'il travaillait pour le Joker depuis le début ! En effet, le Prince du Crime avait un petit creux de créativité en ce qui concerne le sort à réserver à son plus grand adversaire, et il a tout bêtement cherché quelqu'un d'aussi fou que lui pour le conseiller par saine émulation. C'est naturellement que le multivers lui a proposé Deadpool comme acolyte. Mais à bien y regarder, le nouveau venu prend un peu trop les devants... ce que Batman relève évidemment à voix haute devant le Joker qui, touché à l'ego, commence à manœuvrer pour se débarrasser aussi de son encombrant nouvel ami.


Et bien sûr, quand Deapool parvient à échapper au piège tendu par le Joker et qu'il s'apprête à retourner une nouvelle fois sa veste, Batman se libère au moment voulu depuis le début et neutralise la menace pour de bon. Ne reste que la bombe du Joker à déjouer, mais celui qui s'en chargera devra nécessairement se sacrifier... c'est donc fort à point que tombe à nouveau Deadpool pour encaisser l'explosion et sauver la ville sous l'œil approbateur du Chevalier Noir. Une fois le Joker hors course, Batman se dépêche de mettre fin à son partenariat avec le mercenaire disert, tout en s'attendant à le revoir un jour ou l'autre...


Ensuite, le spectacle continue avec le duo Justice/Vérité que forment Wonder Woman et Captain America durant la Seconde Guerre Mondiale pour arrêter Hitler dans les ultimes moments de sa folie destructrice. S'épaulant l'un et l'autre et montrant à chacun le meilleur exemple à suivre, les deux icônes super-héroïques savent comment déjouer les tours du Destin et comment venir à bout de la moindre menace, tandis que d'autres héros s'avancent dans la lumière au fil du temps en suivant leur exemple. Il y aura des pertes, mais l'idéal lui ne meurt jamais !


Puis, au tour de Krypto le super-chien et de Jeff le requin-terrestre de mener la danse en jouant tout simplement à la balle à un continent de distance, tout heureux qu'ils sont de se trouver et de faire connaissance. Mais c'est déjà l'heure d'aller manger pour les deux compères, qui se séparent la tête pleine de bonnes émotions pour le reste de la journée.


Quant à Daredevil, il lutte sans merci contre les membres de la Ligue des Ombres sur les toits de Hell's Kitchen, tandis que de son côté non loin de là Green Arrow fait de même face aux ninjas de la Main. Les deux combattants finissent par se rejoindre et tout naturellement s'épauler et se couvrir l'un l'autre tout en décimant les rangs des agresseurs. New York peut dormir tranquille une fois de plus grâce à ce partenariat à toute épreuve, et les deux héros urbains vont maintenant échanger de fières anecdotes autour d'un bon verre.


Et si on tentait un petit échange culturel à échelle cosmique ? Hal Jordan est envoyé dans l'univers Marvel par les Gardiens, et il doit confier son anneau de Green Lantern à Rocket Racoon pour que celui-ci découvre l'univers DC dans le même temps. Mais, comment dire... aucun des deux n'est vraiment préparé à ce qu'il va trouver sur sa route, ni aux tentations qui s'abattront sur eux...


Après des années à servir chacun de son côté la Justice, ou plutôt l'idéal tronqué et ultra-violent qu'ils s'en font, Wolverine et Batman échangent enfin des coups pour leur première rencontre, et une chose est sûre ça va saigner comme jamais ! Qui aura le dessus ?


Enfin, place au Mutant-plus-ultra, l'homme de vos rêves, le cauchemar de la vermine intergalactique, j'ai nommé : Logo ! Fort de sa moto cosmique et de ses chaînes aux crochets d'adamantium, le dernier des Czanardiens traque sans relâche ses proies dans un univers violent et accrocheur, tout en engloutissant des quantités astronomiques de biture et de bibine. Malheur à qui croisera son chemin !


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Et voilà ce que je pouvais vous raconter de ce premier petit album souple chez Urban paru en début d'année et contenant quelques récits de rencontres entre les univers Marvel et DC. Comme à la grande époque, quand c'était plutôt monnaie courante, et à l'immense joie des fans de ce genre d'histoires ! Les belles années de tolérance créative et de coopération artistique sont-elles donc enfin de retour ?


Après tant de rivalités entre les deux plus gros éditeurs du marché, ce serait fort étonnant, mais quoi qu'il en soit c'était bien agréable de se promener au gré des délires des auteurs, même si je ne les partage pas tous. Par exemple, pourquoi Krypto et Jeff ? Pourquoi pas Ace ?? Il faut croire que la mode du moment dicte aussi pas mal de choix scénaristiques, au détriment de la logique globale.


Bon c'était bien sympa quand même et je sais bien qu'il ne faut pas aller chercher trop loin dans ce genre de collision d'univers, juste savourer l'instant et se dire que les artistes s'amusent sans doute autant que les lecteurs ! Et nous allons continuer de surfer sur cette vague tant qu'elle durera, avec grand plaisir !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 15 août 2026

Unboxing - Alastor, the Radio Demon (Hazbin Hotel) by Good Smile Company in Pop Up Parade !


Bien le bonjour à toutes et à tous, cher public adoré ! Aujourd'hui j'ai le grand plaisir de vous accueillir sur le blog et la chaîne YouTube de Radiophogeek pour vous présenter ce qui restera sans doute comme le personnage le plus adéquat pour un média avant tout porté depuis ses début par l'audio : nul autre que le Démon de la Radio, le fantastique et déjanté Alastor, tiré de la série d'animation pour adulte Hazbin Hotel diffusée sur Prime Video.


Je suis juste tombé amoureux de cette série dès le premier visionnage, et cela faisait un moment déjà qu'elle me tournait autour via de petits spots et clips sur YouTube par-ci par-là. J'ai finalement décidé de sauter le pas au Printemps dernier et je ne regrette absolument pas car c'était une fantastique découverte, dont les chansons sont diffusées en boucle dans mon bureau depuis.


Pour en revenir plus précisément à notre sujet du jour, il s'agit à mon sens de la parfaite fusion entre les personnages de Sebastian et de Grell dans Black Butler, un manga qui a connu son heure de gloire à la fin des années 2000. Si le premier est ténébreux et laconique mais extrêmement sérieux et appliqué dans son travail, le second est fou à lier et authentiquement et farouchement passionné, dans les bons comme dans les mauvais aspects. Alastor selon moi est la parfaite union des deux caractères, ainsi que des visuels évidemment !


Vous découvrez ici une figurine assez simple d'une vingtaine de centimètres, statique et d'un bloc, sans accessoires autre que le sceptre-radio si cher au personnage et qui illustre sa fonction d'overlord des Enfers. A ce stade je ne connais pas encore ses origines précises, juste ce qui en est dit sur le ton de la rumeur dans la saison 1, donc merci de ne surtout pas me spoiler !


Le plus embêtant sera de fixer ledit sceptre dans la main crochue du personnage, puisqu'il faut pour cela retirer un tout petit embout puis le remettre ensuite sans trembler ni avoir peur de casser la tige du sceptre lui-même, un exercice assez inconfortable s'il en est. Une fois en place, ça ne doit plus bouger mais vous regarderez presque constamment si l'embout est bien présent tant il a tendance à se faire oublier et à disparaître sous un meuble ou sur une étagère...


Ce petit défaut mis à part, le reste est de qualité je dois bien le reconnaître, même si on fera tout de même attention à la fragilité des membres supérieurs et de la veste-redingote rouge. Un mauvais geste un peu trop forcé et vous risquez la casse, donc prudence. Pour la fixation du personnage sur son socle, rien de plus facile en revanche, tout s'emboîte à la perfection.


Vous noterez que les dents ne sont pas peintes sur le visage mais bien sculptées elles aussi en relief, donnant cette impression de bouche grande ouverte et de sourire carnassier prêt à nous dévorer ou en tout cas fait pour intimider. Là aussi, attention à ne rien accrocher par accident sinon ça cassera.


Pour un prix de revente d'occasion assez abordable ma foi, j'ai pu me procurer cette figurine sur eBay tout simplement, mais je regrette surtout que Good Smile n'ai pas poursuivi sur sa lancée en adaptant d'autres personnages emblématiques. Certes Alastor fait office de vitrine et de conteur dans la série mais il y a tellement d'autres possibilités et de personnages qui mériteraient une vraie belle figurine officielle de ce calibre !! En attendant que la série trouve son public dans le grand bain culturel mondial, j'espère que le fabricant ne dédaignera pas l'occasion de nous présenter d'autres figurines si jamais elle se présente enfin. Sinon rabattez-vous sur les customs que l'on trouve assez facilement mais pas de la même qualité ni au même prix...


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite un bon visionnage, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel unboxing !

 

jeudi 13 août 2026

Angel Sanctuary - Tokyo Chronos tome 1 (Pika Édition - Février 2026)


Cela fait plus d'une dizaine d'années depuis la grande guerre qui opposa la fratrie Mudo aux forces démentielles du Paradis et à la volonté de Dieu lui-même. Une guerre remportée par les deux héros et amants, unis contre tout le reste de l'univers, et qui a vu basculer l'équilibre des forces cosmiques.


Depuis, le monde mortel a connu bien des changements lui aussi. Une pluie de plumes angéliques s'est abattue dans les environs de Tokyo, et une sorte de dôme mystique recouvre désormais la ville entière, la dissimulant aux regards des anges depuis le Paradis. Sous le dôme, la vie reste la même, plus ou moins, mais l'activité démoniaque ne connaît aucun repos et les serviteurs des princes démons des Enfers traquent les quelques anges réincarnés en mortels ou en familiers.


C'est dans ce contexte que l'on fait la rencontre du jeune Kuon Kanai, collégien de son état, et fou amoureux d'une Lycéenne de son établissement, la séduisante mais revêche Karis Kazamamori. Kuon s'impose un petit rituel tous les troisièmes vendredis du mois : il échange son repas avec Karis sur le toit de leur établissement, et il tente de la séduire à sa manière un peu gauche tandis qu'elle lui oppose toujours le même râteau, non sans développer tout de même une certaine amitié pour son cadet.


Mais cette relation d'apparences dissimule bien plus de secrets que ce que Kuon en percevait, notamment sur la vraie nature du lien ''parternel'' entre le Principal Kazamamori et sa fille adoptive aussi choyée que prisonnière d'une vie qui lui déplaît fortement. Prenant conscience de tout cela, Kuon n'a qu'une envie, sauver Karis de cette situation à problème. Qu'ils fuient tous les deux, pour être heureux ensemble, plutôt que de souffrir chacun de son côté.


Les choses sont malheureusement loin d'être aussi simples... et les anges et les démons vont s'inviter dans ce conflit sentimental pour déchaîner leurs terribles pouvoirs ! Karis comme Kuon peuvent tous deux voir des choses qui échappent au commun des mortels, et Kuon peut même communiquer avec un petit être céleste qui l'accompagne partout et qui lui conférera à un moment-clé des pouvoirs angéliques capable de lui sauver la mise et de protéger ceux à qui il tient le plus. Durant une rencontre nocturne avec le prince démon Belzébuth en personne, Kuon va perdre un ami très proche et recevra l'incompréhension du frère de celui-ci, également un ami jusque-là, tandis que de son côté l'archange Michaël pénètre enfin le dôme sur la demande de Gabriel pour retrouver Raphaël, porté disparu depuis la dernière grande guerre.


Michaël veut à tout prix retrouver son meilleur ami et confident autant que conscience, dont il a involontairement provoqué le trépas et dont il cherche désormais à retrouver la réincarnation terrestre à tout prix. Or, il se pourrait bien que cette réincarnation ne soit nulle autre que Karis Kazamamori ! Elle et Kuon obtiennent donc au débotté la compagnie et la protection de l'Archange du Feu sous une forme mortelle pour s'infiltrer plus facilement et découvrir si ses soupçons sont fondés ou non. Et pendant ce temps, aux Enfers, un complot s'ourdit entre les grands princes démons pour reprendre le contrôle de leur dimension spirituelle, complot qui va peut-être pousser le souverain Lucifer hors de sa réserve habituelle pour s'intéresser de plus près aux activités de Tokyo, le ramenant ainsi dans son ancienne vie...


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Bon c'est un résumé assez dense mais il faut dire qu'en cinq chapitres à peine il y a beaucoup à absorber dans ce premier tome ! Il s'agit de la suite tant attendue et maintes fois repoussée de l'œuvre on ne peut plus iconique de Kaori Yuki, reine du shojo gothique, Angel Sanctuary.


Dans ce manga de légende, nous suivions tout le périple métaphysique de Setsuna Mudo pour retrouver l'âme de sa sœur et amante, et son combat pour défendre leur amour face à toutes les autorités y compris divines et infernales. Ici, on recentre les choses quelques dix ans après la disparition de Sara et Setsuna, avec une nouvelle génération qui a vu le jour et qui possède également des aptitudes angéliques du fait de la chute des Éons, sorte d'anges non aboutis qui s'incarnent dans ce qu'ils peuvent trouver.


On recentre également sur Tokyo, vivant sous un dôme mystique sans en avoir conscience et parcourue par les démons en toute impunité, sans que le Paradis ne puisse directement intervenir. Dans ce contexte un peu spécial, dur dur de se remémorer toute la saga d'origine, et pourtant l'autrice parvient sans mal à nous replonger dans son atmosphère si particulière, ou même à inviter un nouveau lectorat à s'y intéresser autant que l'on a pu le faire à notre époque.


Alors certes il y a eu quelques changements en vingt ans d'attente éditoriale. Le style de Kaori Yuki est passé au digital, la mangaka a évolué en tant qu'artiste et en tant que femme, les traits se sont faits plus arrondis sans perdre en précision pour autant, et les sources ont pour le moment été simplifiées pour ne pas perdre le lectorat en cours de route sous trop d'informations diverses. J'en veux pour preuve le schéma présent en fin de tome et qui représente assez grossièrement la répartition des trônes et pouvoirs dans les hautes sphères du Paradis, là où ma génération devait se coltiner l'apprentissage fastidieux de l'ensemble du schéma alchimique des trônes et vertus. Est-ce qu'on y gagne au change ? A vous de voir.


Dans Tokyo Chronos il est une nouvelle fois question d'un amour impossible comme point de départ de toute l'histoire. Impossible non par les liens de sang, mais par le simple fait que la belle préfère les filles aux garçons ! Et finalement, si elle est bien la réincarnation de Raphaël, tout s'explique ! La seule chose dont j'ignore encore quelle sera la portée précise dans le récit, c'est la mainmise totale que semble avoir le Principal Kazamamori sur sa fille adoptive tout en ayant passé un genre de pacte avec Belzébuth dans un but encore nébuleux pour le moment.


Au niveau de l'édition elle-même, il y a encore quelques petites choses que Pika aurait pu corriger, des petites fautes de frappe ici et là mais rien de bien méchant. Ça fait comme un petit pincement au cœur de découvrir ou redécouvrir l'univers théologique de Kaori Yuki chez un autre éditeur que Tonkam (souvenez-vous !) mais je pense qu'on en sort gagnants quoi qu'il arrive puisqu'en parallèle de Tokyo Chronos la série d'origine Angel Sanctuary ressort également, au même rythme, sous un format de prestige aux grandes illustrations.


D'ailleurs, dernier point à l'ordre du jour, les illustrations des couvertures de chacun de ces cinq premiers chapitres sont disponibles en début de tome et en couleurs s'il vous plaît ! Moyen idéal pour se rendre compte de la grande évolution du style de Kaori Yuki depuis toutes ces années. On n'arrête pas le progrès !


Enfin bref, si vous hésitiez peut-être à sauter le pas et à démarrer cette nouvelle série, sachez que pour ma part je la valide entièrement, alors que pourtant j'ai connu la première série à son prime ! Et que Tokyo Chronos se propose de répondre enfin à certaines grandes questions restées sans réponses depuis bien longtemps... le tout en cinq tomes seulement apparemment. Pas un gros investissement au final, pour le plaisir de retrouver les héros de notre adolescence sous un nouveau jour.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 10 août 2026

Les Aventuriers de la Mer tome 5 - Prisons d'eau et de bois (Éditions J'ai Lu - Février 2007)


Enfin de retour chez lui à Terrilville, Brashen Trell profite d'une escale à terre pour filer au domicile de la famille Vestrit afin d'avertir tout le monde de ce qui est arrivé à la vivenef Vivacia. En apprenant que son navire tant aimée se trouve désormais entre les mains d'un pirate sanguinaire, Althéa se met à imaginer le pire. En effet, à peine éveillée Vivacia a déjà été trop de fois en contact avec des tragédies humaines, pire encore depuis qu'elle est devenue un transport d'esclaves par la volonté de Kyle. La savoir captive de pirates se révèle encore plus inquiétant, car comme le soupçonnait Hiémain de son côté plus le sang coule sur les ponts de la vivenef et plus son caractère devient imprévisible et, peut-être, dangereux.


La situation est parfaitement inédite, et gravissime, aussi les Vestrit surmontent-elles temporairement leurs réticences et inimitiés et font enfin front commun pour obtenir du Conseil des Marchands qu'un détachement spécial soit envoyé au plus vite pour retrouver Vivacia et l'arracher aux pirates du célèbre capitaine Kennit. Mais le Conseil est déjà préoccupé par la banalisation de l'esclavage sur les routes maritimes, ainsi que par les pratiques douteuses de certains Marchands qui profitent de la politique du Gouverneur pour s'octroyer privilèges et nouvelles terres. Depuis que le Gouverneur Cosgo a autorisé les galères chalcédiennes à naviguer et à patrouiller jusqu'à Terrilville, les taxes ont augmenté et la grogne commence à éclater, ainsi qu'une émeute potentielle en ville à l'instigation de la famille Tenira qui refuse de jouer le jeu du Gouverneur.


Les choses se gâtent encore davantage quand il apparaît clairement qu'aucun camp n'est prêt à renoncer à ses propres intérêts pour ceux des autres, et que personne ne viendra aider les Vestrit dans cette situation de crise. Pire encore, Grag Tenira est maintenant recherché par les patrouilles pour répondre de l'émeute et des incendies sur les entrepôts, et le soupirant d'Althéa doit donc quitter la ville pour se cacher ailleurs le temps que le calme revienne, tandis que son père reprend la mère à bord de L'Ophélie.


Dans ce contexte, une aide des plus surprenantes arrivera de là où on ne l'attendait plus : Malta décide de soutenir sa famille et de fournir tous les efforts possibles pour réunir de quoi constituer une rançon suffisante pour obtenir la libération de son père, Kyle Havre, que tout le monde pense détenu en même temps que la vivenef familiale. L'adoration que la jeune femme porte à son paternel n'a d'égale que sa propre volonté de préservation, ses plans mis grandement à mal par la défection de tous les soutiens potentiels des Vestrit. Même les Marchands du Désert des Pluies se refusent pour le moment à intervenir, et Reyn lui-même n'est d'aucune aide à sa promise, tourmenté par des rêves venus de bien plus loin encore...


De son côté, Kennit regagne des forces et de l'assurance depuis qu'il a entreprit son aventure avec la Vivacia, et la cour qu'il fait au navire n'aide en rien son caractère changeant. Hiémain a beau lui expliquer qu'une vivenef aussi jeune est très influençable et déséquilibrée, le capitaine pirate n'a d'yeux que pour sa propre réputation grandissante tout le long des Rivages Maudits, et écarte un à un ses rivaux pour conserver le contrôle du navire pour lui seul. Même Etta, sa compagne, commence à ressentir une jalousie mordante en constatant la proximité de son amant avec Vivacia, mais elle ne peut la manifester directement sans encourir le courroux de Kennit. Qui pour sa part, prévoie tout simplement de pousser Etta dans les bras de Hiémain et inversement, afin de se débarrasser de deux problèmes d'un seul coup et d'assurer sa mainmise totale sur Vivacia.


Alors que les jours passent et qu'aucune nouvelle n'arrive à Terrilville au sujet de la vivenef perdue, les femmes Vestrit reçoivent finalement la visite d'une amie qui leur soumet un plan tout aussi démentiel que l'est leur situation : racheter la vivenef maudite, Parangon, à la famille Ludchance et le renflouer à grands frais pour partir ensuite à la recherche de la Vivacia. Tout le monde en ville connaît la sinistre réputation du Parangon, mais les progrès que réalise Ambre avec lui depuis qu'elle le connaît sont assez convaincants. Toutefois, Parangon est totalement opposé à l'idée de naviguer de nouveau et surtout sans personne de sa famille à son bord. N'ayant pourtant pas d'autres alternatives, les Vestrit et les Ludchance passent finalement un accord profitable, et Brashen est nommé capitaine de l'expédition ainsi que directeur des travaux à réaliser sur l'épave. Chaque jour qui passe est une chance de moins de retrouver Vivacia, aussi faut-il faire au plus vite tout en préservant à la fois les ouvriers et les matériaux de la colère du navire échoué.


Quant au voyage du Gouverneur jusqu'à Terrilville, accompagné de grands renforts de Chalcède, la rumeur parvient tout doucement aux Marchands qui commencent alors à paniquer à l'idée de se retrouver avec un conflit direct entre les dirigeants et le Conseil. Certains pourraient pourtant faire office de diplomates et éviter que les choses ne s'enveniment, mais ils sont trop occupés à abreuver le jeune Gouverneur de belles paroles et de cadeaux précieux pour le maintenir sous leur coupe. Sérille, la seule Compagne de Cœur qui ose encore résister au caractère impétueux et aux appétits du Gouverneur, fera les frais de sa colère et de sa frustration durant le voyage. Mais il se pourrait bien qu'au final, Cosgo ne se soit forgé une redoutable ennemie dans l'adversité...


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Ce cinquième tome nous ouvre clairement une nouvelle ère de la saga, avec la possibilité de plus en plus concrète de renflouer Parangon même contre sa volonté, et de le faire naviguer à nouveau pour tenter de retrouver Vivacia, qui de son côté se plaît de plus en plus à la piraterie. Hiémain est un peu moins présent dans ce volume et c'est bien normal puisque sa place commence dangereusement à être accaparée par Kennit auprès de la jeune vivenef, et ce n'est pas près de s'arranger.


L'autre grande surprise est le revirement de Malta, qui était absolument détestable jusque là mais qui se découvre sur le tard une bonne conscience en apprenant la capture de son père adoré. Je suis évidemment conscient qu'elle est on ne peut plus intéressée et qu'elle reste une sale petite peste, mais je pense de plus en plus qu'elle va avoir un rôle très important à jouer d'ici la fin de l'aventure. Tout comme le petit esclave dont Althéa exige la libération auprès de Davad Restart, un gamin originaire des Six-Duchés bien plus au Nord et dont les origines nous sont parfaitement inconnues, ce qui peut se révéler là aussi sur le tard et nous offrir un beau retournement de situation.


L'autrice a décidément le chic pour brouiller les pistes tout en nous laissant certains indices que l'on ne pourra s'empêcher de suivre, même s'ils ne mènent à rien au bout du compte. La façon dont Robin Hobb parvient à jongler avec tant de personnages et à les rendre toutes et tous aussi intéressants à suivre, c'est encore un mystère pour moi mais je sais que j'adore son écriture !


Nous sommes maintenant à la moitié de la saga franchie, ne restent il me semble que quatre tomes pour conclure, et tout va se précipiter car il y a encore de nombreux points à relier et bien des intrigues en suspens. Je n'ose encore rien dire au sujet de certaines d'entre elles qui pourraient pourtant impacter l'ensemble du monde créé par Robin Hobb, mais je sais que je ne serai pas déçu quoi qu'il arrive car tout le récit est maîtrisé de bout en bout. Vraiment une lecture recommandée !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 28 juillet 2026

Unboxing - Magician's Valkyria (Yu-Gi-Oh!) by Good Smile Company in Monster Figure Collection !


Bien le bonjour à toutes et à tous ! Vous l'avez deviné, aujourd'hui je vous accueille sur Radiophogeek pour un petit unboxing estival, toujours dans la continuité des goodies adaptés du manga/anime/jeu de cartes si cher à mon cœur, je veux bien sûr parler de la licence Yu-Gi-Oh!.


Cette fois on passe à une toute autre catégorie de figurine, presque une statuette vu le prix et le côté massif de la chose. Good Smile Company nous offre ainsi la possibilité de posséder une magnifique adaptation de la créature nommée Valkyrie du Magicien en Français, ou Magician's Valkyria en V.O..


Vous constaterez avec la vidéo qui suit que l'illustration de la carte elle-même diffère de la posture que GSC a choisi de modéliser, mais c'est pour le mieux ! Après l'ouverture d'une boîte vraiment très massive, nous avons le plaisir de découvrir un corps sculpté à merveille bien protégé dans une coque en plastique adaptée sur mesure. La tête se détache, certes, mais c'est le seul élément véritablement amovible, en dehors de la main gauche qui tient un sceptre de pouvoir absolument magnifique lui aussi !


Il y a un socle assez travaillé, et massif là aussi, un peu dans l'esprit de ce que Belfine, un autre fabricant, avait proposé pour le Magicien Sombre du Chaos. Un cercle contenant les incantations d'invocation magique, comme sur la carte d'origine, mais pas d'ailes angéliques en revanche, ce qui au final ne manque pas tant que ça puisque la figurine est déjà très détaillée.


Le drapé des tissus des différentes parties de la tenue – et oui ils ont pensé à TOUS les détails – se poursuit sous la chevelure énorme et assez pointue là encore, attention d'ailleurs si vous avez les doigts sensibles ça pique vraiment.


Au final, c'est une posture assez dynamique tout en étant relativement en retrait, avec des couleurs sublimes et un visage angélique lui pour le coup. Tout a été pensé pour le luxe et le plaisir du collectionneur, ce qui devrait justifier le prix d'une telle acquisition. Presque une trentaine de centimètres pour l'ensemble, pas d'accessoires alternatifs pour différents displays mais un vrai souci de la perfection et du détail de la part du fabricant. Je suis totalement séduit !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite un bon visionnage, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel unboxing !

 

samedi 25 juillet 2026

Vampyria America tome 1 - Le Tombeau des Immortels (Éditions Pocket Jeunesse - Avril 2026)


Si la Vieille Europe est depuis trois cents ans la Terre des Ténèbres originelle, le reste du monde n'en est pas moins affecté par le phénomène mystique. Dans le Nouveau Monde, au cœur des Treize Colonies Britanniques, les abominations se font de plus en plus présentes la nuit tombée, les nobles vampyres règnent sur la populace mortelle, le Code Mortel y est d'ailleurs appliqué comme n'importe où, et les mêmes injustices perdurent depuis des centaines d'années.


Il y a bien entendu quelques particularités propres aux territoires de ce nouveau continent. Des sorcières notamment, des femmes que les Ténèbres ont également imprégnées et qui peuvent manipuler à loisir certains éléments ou certaines créatures afin de les servir et de combattre la mainmise des vampyres le plus souvent pour leur propre droit à la liberté. Jeune et sans expérience, Sibyl porte en elle le don de la sorcellerie, et sera ainsi traquée et torturée par les inquisiteurs aux ordres du Grand Tourmenteur, immortel qui souhaite posséder la connaissance des sorcières et les étudie comme il le ferait d'insectes.


Sibyl mourra de ces atroces tortures et souffrances. Mais si son corps finit dans une fosse commune à Harlem, son esprit demeure, en colère et insatisfait. Or, rien n'est plus dangereux qu'une sorcière qui vient d'accéder à ses pouvoirs, dans les pires circonstances... Sibyl réclame vengeance, une vengeance aussi dure et implacable que les tourments qui lui ont été infligés. Réunissant bientôt cinq autres conjurés dont chacun possède ses propres raisons pour en vouloir aux vampyres et leur réclamer quelque chose en particulier, la sorcière défunte échafaude alors un plan complètement fou... mais qui a toutes les chances de réussir si les différentes étapes sont respectées à la lettre !


Le plan est simple : s'introduire dans l'hôtel-forteresse symbole du luxe et de la décadence du règne vampyrique, le Necropolis Palace, bâti en plein cœur de New York, et y séquestrer les treize débutants de cette année, treize jeunes gens issus des colonies et qui recevront le don obscur des vampyres en cette sinistre nuit du 1er Juin. En échange de leur libération sains et saufs, à tous les treize, les conjurés exigeront des artefacts bien précis qui leur permettront de se libérer de la vie de misère qui est la leur depuis que le malheur les a frappé. Leurs identités doivent rester un secret, aussi seront-ils désignés par des sobriquets alchimiques : Vulcan, Æther, Calypso, Plutón, et un dernier qui devra jouer double-jeu sans se faire prendre au sein des immortels.


Voilà celles et ceux qui s'apprêtent à faire trembler sur ses bases le règne despotique des vampyres sur les Treize Colonies du Nouveau Monde. Les Desperados, comme ils se désignent eux-mêmes, n'ont en effet plus aucun autre espoir de vivre que de remporter la partie haut la main et en obtenant toutes leurs exigences, sans quoi tout serait perdu. Et, qui sait, si ce qui n'était au départ qu'une simple histoire de vengeance pouvait en inspirer d'autres à faire de même... les Ténèbres elles-mêmes pourraient bien vaciller, pour la première fois en trois siècles !


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Victor Dixen est donc de retour dans le monde de la Magna Vampyria et nous en présente cette fois-ci le versant Ouest de la carte, nous permettant ainsi de découvrir que l'Histoire a suivi son cours comme le reste de l'Europe au sein des colonies Britanniques du Nouveau Monde. Une Histoire bien entendue entièrement soumise aux vampyres, ces terribles despotes qui règnent sans partage et imposent leur volonté de fer sur l'ensemble des créatures mortelles.


On retrouvera dans ce premier tome des aventures américaines les grands thèmes que notre propre monde a pu connaître dans son développement, comme la chasse aux sorcières, le grignotage incessant des territoires des Premières Nations, et bien sûr le faste des grandes rues de la belle New York, dont le Necropolis Palace incarne toute l'indécence et la démesure, l'oppression sur le reste des terres voisines.



L'édito au début du livre nous affirme que l'on peut lire Vampyria America indépendamment du reste de la saga, à savoir les trois premiers tomes de Vampyria tout court. Mais je ne suis pas de cet avis en sortant de cette lecture, car il y a de nombreux détails et surtout personnages que l'on va croiser dans cette histoire-ci et qui doivent absolument être connus des lectrices et lecteurs quels que soient les âges, afin de se repérer correctement et de ne pas perdre en route quelques précieuses informations pour la suite, car suite il y a bien évidemment.


Mon conseil personnel est donc de lire les trois premiers tomes de Vampyria, puis les deux de Vampyria America, et enfin de terminer par le quatrième et dernier tome consacré à la saga principale. Ainsi, vous devriez pouvoir suivre et comprendre correctement tout ce qui s'en vient et tout ce qui a été, dont il sera à plusieurs reprises fait mention dans ce seul tome par ailleurs.


Quant à ce que j'ai pensé de cette histoire en particulier : j'ai peut-être eu un peu de mal à rentrer dedans au tout début, à me faire à de nouveaux personnages, mais j'ai pu très vite m'attacher à eux six. Que dis-je, même aux méchants vampyres ! Retrouver certains visages connus m'a fait très plaisir aussi au passage, et je trouve que cela prouve que les deux sagas sont faites pour être lues en parallèle l'une de l'autre, car ce qui avait débuté dans la première se termine peut-être dans la seconde, et inversement.


En résumé, des personnages attachants et aux aventures desquels on prend vite goût, assez pour dévorer l'épais pavé que représente ce livre même au format poche. Il y a aussi des tas de clins d'œils à notre Histoire réelle, mais tournés de telle sorte que le monde des Ténèbres y appose sa marque indéniable tout en nous permettant de reconnaître ci et là des événements incontournables.


Quant à savoir si les cinq Desperados de la sorcière Sibyl sortiront bel et bien tous les cinq vivants de cette prise d'otages immortels... à vous de le découvrir !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 17 juillet 2026

La V.O. du vendredi n°394 : Supergirl #6 - Demon night ! (DC Comics - Octobre 2025)

Variant cover by Artgerm

Maintenant que les rivalités sont enfin apaisées entre les deux Kryptoniennes de Midvale, Kara peut enfin reprendre sereinement les patrouilles habituelles en compagnie de sa nouvelle apprentie, qui il faut bien le reconnaître met du cœur à l'ouvrage et semble déterminée à montrer le meilleur d'elle-même durant cette mise à l'épreuve voulue par le conseil de Kandor.


Mais les choses ne vont pas si bien que cela en réalité pour Kara Zor-El, qui est soudainement prise de vertiges et perd conscience à plusieurs reprises en plein vol ! Son esprit est attiré vers les tréfonds de son inconscient, où se nichent des horreurs que Kara a retenues enfermées bien trop longtemps.


Ainsi, privée de ses pouvoirs et de sa liberté, Supergirl doit-elle affronter les hordes démoniaques qui surgissent de son univers intérieur et commandées par la redoutable Nightflame, dont le projet semble être tout simplement de renverser l'équilibre dans le cœur de Kara et de prendre possession de son corps comme de son esprit.


Désorientée et mise en difficulté, Kara doit affronter chacune de ses erreurs passées, chacune des tentatives ennemies pour la changer ou la contrôler de force sinon par la ruse... mais au final, chacune de ces épreuves la renforce davantage et lui prouve qu'elle a réussi à s'en tirer à chaque fois, aidée par ses proches et ses plus fidèles soutiens, comme dans la réalité actuellement car son corps repose maintenant dans le laboratoire de Lena Luthor où tout le monde s'affaire pour prendre contact avec sa psyché brisée et lui envoyer force et courage dans l'adversité.


Ainsi, Kara reprend soudain des forces et parvient à remporter la victoire sur ses propres démons intérieurs, à qui elle laisse le soin de gérer Nightflame et sa vindicte désormais sans but ni raison. Avant de revenir à elle, Supergirl exprime clairement le besoin de retourner un jour prochain dans cet univers intérieur de cauchemar afin d'y mettre enfin bon ordre, au milieu de tous les traumas qu'elle a pu subir par le passé. Sauvée une fois encore par ses proches, Kara Zor-El n'a pas vraiment le temps de souffler, car la tournée d'Halloween doit encore tenir toutes ses promesses !


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Dans ce chapitre un peu transitif au sein de la série de Sophie Campbell, nous assistons à une sorte de mise en abîme pas très subtile du personnage de Supergirl pour nous faire revivre, ou découvrir pour un nouveau public plus jeune et moins au fait de l'historique du personnage, tout ce que la super-héroïne de Krypton a pu traverser comme épreuves. Je retiens d'ailleurs les passages concernant les Red Lanterns, ou encore le bel hommage au regretté Michael Turner durant son court run sur la série Superman/Batman des années 2000 qui voyait bien sûr Kara arriver sur Terre dans toute son innocence et sa magnificence, déjà chargée de bien des traumas.



 

J'espère juste que la suite de la série nous offrira une intrigue un peu plus construite et de longue haleine, en tout cas ne comptez pas sur Urban Comics en France pour nous la faire paraître puisque l'échec commercial du premier tome de cette série en Version Française a douché les espoirs de tout un public de passionnés, public de niche, dont je fais partie. Suivez les V.O. du vendredi sur Radiophogeek si vous voulez en savoir plus sur les aventures présentes de Supergirl !

La V.O. du vendredi n°393 : Spider-Man '94 #2 - Rebirth / Redeath ! (Marvel - Octobre 2025)


Après l'échec de sa mission, le mystérieux Kaine a été dévoré par son non moins mystérieux maître et créateur, le ténébreux Morlun, qui le recréé aussitôt en laboratoire et le garde en réserve pour un prochain usage. Traumatisé jusque dans ses cellules par ce cycle apparemment sans fin de morts et de renaissances artificielles, le dénommé Kaine n'en mène vraiment pas large et doit faire le tri lui-même dans ses pensées éparses et ses souvenirs confus, avec l'impératif cuisant de livrer à son maître le véritable homme-araignée de New York... sous peine de servir à nouveau de repas !


De son côté, Spider-Man affronte une journée comme les autres dans sa vie, maintenant qu'il est de retour et bien installé avec Mary Jane, les soucis du passé bien loin derrière eux. C'est en combattant une bande de vilains de troisième zone que Peter constate qu'il pourrait leur offrir l'opportunité de se ranger ou du moins d'utiliser leurs capacités à bon escient... mais à peine cette réflexion est-elle formulée qu'un nouvel adversaire se présente qui rebat complètement les cartes : Morlun en personne !


Déterminé à se repaître de l'énergie vitale de l'Araignée, Morlun tabasse le héros consciencieusement, en lui offrant à chaque nouvelle respiration arrachée de force la possibilité de se rendre et de faire cesser le pugilat. Mais Spider-Man ne renonce jamais, même face à sa propre mort, et se prépare ainsi à encaisser une véritable correction dont rien ni personne ne semble en mesure de le sauver.


Quant à Mary Jane justement, elle découvre avec stupeur au détour d'une conversation apparemment anodine que Tante May est au courant pour le secret de la double-identité de son neveu ! Comment MJ va-t-elle bien pouvoir couvrir ou défendre son mari, face à une vieille dame trop souvent du mauvais côté du jugement populaire vis à vis de Spider-Man ?


Mais alors que Morlun semble bel et bien victorieux et emporte son trophée avec lui sur les hauteurs de la ville médusée, un homme se dresse encore fièrement et compte bien empêcher la tragédie qui s'annonce : Kraven le Chasseur repart en chasse, et il semble en connaître un rayon sur la véritable nature de l'ennemi !


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C'est toujours aussi plaisant de se projeter dans les années '90 côté Marvel Animation et de revivre ces moments de jeunesse passés à regarder les épisodes de la série Spider-Man sur nos télé ou vieilles VHS... et le dessin de cette petite série en comics, en quelques chapitres à peine, suffit à nous replonger dans l'ambiance !


On retrouve avec grand plaisir tout ce qui faisait le sel de la série d'animation, les coups en plus pour notre héros – pas trop tôt ! – et la rencontre entre cet héritage poignant et vibrant des années '90 avec le récit si emblématique de Joe Michael Straczynski dans son run des années 2000 se passe à merveille, sans chichis ni problèmes de continuité puisqu'il s'agit d'un petit univers auto-contenu.


Reste à voir ce que la suite nous réserve, mais personnellement je suis bon client et je continuerai à en reprendre tant qu'il y en aura !

La V.O. du vendredi n°392 : Captain Planet and the Planeteers #6 (Dynamite - Octobre 2025)


Dernier chapitre de la série.


Lucian Plunder est devenu une sorte de déité malfaisante et corrompue jusqu'à la moelle par les effets de ses anneaux synthétiques, qui lui donnent la maîtrise de tous les éléments néfastes à la vie dans son ensemble sur Terre. Pour lutter contre lui, Kwame a failli faire le grand sacrifice, mais heureusement l'arrivée des autres Planétaires a permis d'invoquer le Captain Planet, génie presque tout puissant et esprit protecteur de la Nature.


Les deux forces que tout oppose s'affrontent sans merci dans le ciel et au-delà, tandis qu'à New York l'écho de la bataille résonne durement au milieu de l'ouragan déclenché par l'activation du réacteur Éclipse de Plunder, qui alimente ses anneaux au passage. Puisant dans les pouvoirs de Gaïa, toujours prisonnière au cœur du réacteur, le magnat de l'énergie ne se rend pas compte qu'il condamne à brève échéance tous ceux qu'il disait vouloir aider en démocratisant l'utilisation des forces naturelles, son Éclipse étant tout simplement en train de drainer et de corrompre absolument toute forme de vie autour de lui, et la zone d'influence s'étend de minute en minute.


Et tandis que Captain Planet lutte vaillamment contre un ennemi capable de le toucher dans ce qu'il y a de plus sacré et de plus pur chez lui, les Planétaires restés au sol et privés de leurs pouvoirs se risquent au péril de leur vie dans les entrailles du réacteur Éclipse afin d'en extraire Gaïa, mais la puissance des radiations sur le site est telle que le projet semble voué à l'échec. Cependant, et contre toute attente, leur union nouvellement retrouvée leur permet d'avancer et, revêtus de combinaisons adaptées trouvées en chemin, ils parviennent à délivrer Gaïa et à priver Plunder de sa puissance néfaste.


Captain Pollution n'est plus, et le Captain Planet a sauvé le monde une fois de plus en s'associant à cinq jeunes mortels que rien ne semblait pouvoir rassembler et qui au contraire ont prouvé une fois de plus que l'union fait la force, et que le pouvoir véritable réside en chacun de nous. C'est avant tout grâce à la Vie elle-même, à toutes ces forces qui s'agitent sur cette belle planète bleue, que Captain Planet est aujourd'hui encore victorieux.


Plunder et ses associés sont traînés en justice, mais la leçon ne semble pas avoir été retenue si bien que cela puisque l'industriel promet déjà qu'il sera de retour et obtiendra sa revanche. Mais les Planétaires sont déjà passés à autre chose, cherchant depuis leur base d'opération totalement naturelle des conflits sur Terre où ils pourraient vraiment faire la différence. Un geste après l'autre, un pas à la fois, chacun peut changer le cours de la vie sur Terre, et les Planétaires unis comme jamais seront toujours présents pour le rappeler à tout le monde, avec l'aide bienveillante de Captain Planet !


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C'est donc la fin de cette mini-série de chez Dynamite, échappée de nos matinées de jeunesse dans les années '90 passées à regarder les dessins-animés à la télévision. Souvent moquée, souvent parodiée, la série d'animation Captain Planet de l'époque a tout de même eu le courage de proposer quelque chose de nouveau pour son temps, un programme semi-éducatif centré avant tout sur la préservation de notre belle Nature qui nous entoure et dont nous dépendons cruellement tout en la maltraitant trop souvent.


Le constat pouvait déjà être posé en ces termes à l'époque, alors que dire de nos jours où les choses ont empiré et où le cataclysme climatique frappe à nos portes plus que jamais, comme un rappel constant de ce que l'on n'a pas réussi à faire, de ce que nos dirigeants n'ont pas voulu se donner la force d'imposer pour un avenir meilleur à échelle globale.


Alors oui, sans vouloir ternir le message d'espoir éternel et hautement humaniste de ce comic-book, je demeure tristement conscient des impératifs de notre société actuelle, par trop impréparée aux conséquences de ses propres actes et de son héritage nocif. Laissez-moi rêver quelques temps, que le monde ait pris la bonne voie au bon moment, qu'il n'est pas encore trop tard et que l'on peut toujours réparer nos erreurs... laissez-moi croire au Captain Planet, tout en agissant ensemble pour provoquer le miracle qui sans cela n'aura jamais lieu.

La V.O. du vendredi n°391 : Batgirl #12 - The War of Shadows, part 1 (DC Comics - Octobre 2025)


Maintenant qu'elle est réunie avec son petit frère le Tigre de Jade, Cassandra va devoir cheminer en toute discrétion à travers le monde jusque dans la chaîne de montagnes sacrées de l'Himalaya. Guidée par Jaya Jayesh, une mercenaire accomplie qui lui enseigne au passage les rituels de soins ancestraux, Batgirl va peu à peu couper les ponts avec les autres membres de la Bat-famille à Gotham, tant que sa mission personnelle, sa vengeance, n'aura pas été menée à bien.


Là, dans un territoire reculé, pour ne pas dire perdu au beau milieu des montagnes inaccessibles, Cass découvre une vallée secrète et verdoyante, où règne un Printemps éternel et doucereux. Cette prouesse a été rendue possible par nulle autre que Nyssa al Ghul, la fille aînée de feu Ra's al Ghul, qui a repris son juste héritage, la tête de la Ligue des Ombres, pour en faire une communauté soudée et respectueuse à la fois de son environnement et de ses origines mystiques.


Au cœur de cette vallée, Nyssa propose une alliance à Cassandra, fille de Lady Shiva, afin de l'aider à venger sa mère tout en se débarrassant mutuellement de leurs nouveaux ennemis, la secte des moines-guerriers Déterrés, qui frappe durement tous les autres clans ancestraux. Au moment de la réflexion, un prisonnier Déterré s'échappe et frappe Nyssa en traître, obligeant Cassandra à prendre les devants et à démontrer devant toutes et tous sa hargne et sa volonté d'en finir avec ces ennemis implacables.


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Ra's al Ghul n'est plus, semble-t-il, et pour de bon cette fois-ci, mais son héritage malsain perdure encore par-delà la tombe puisque sa fille doit désormais payer pour ses crimes à lui, issus d'un autre temps, d'une autre vie. Avec l'aide des descendants de Shiva, Nyssa compte bien renverser la vapeur et profiter de la volonté d'alliance initiée par la maîtresse-assassin, ce qui va logiquement nous conduire ainsi que la série dans un nouvel arc où la guerre sera totale entre les clans rivaux.


D'un côté nous avons les Déterrés, que l'on ne présente plus vraiment, et de l'autre les adeptes du Sang, culte ô combien brutal qui semble lié de façon très intime aux choix de vie de Shiva. Dans ces conditions, Cassandra pourra-t-elle toujours veiller sur son demi-frère et poursuivre son enseignement ainsi que son propre apprentissage ?


Je dois dire que découvrir la Ligue des Ombres sous un tout nouveau jour me fascine, et je reste un peu méfiant quand même en entendant parler de l'héritage de Ra's à tout va. Nyssa n'est pas Talia, et il paraît relativement évident qu'une volonté secrète est encore à l’œuvre derrière toute cette histoire, que le paradis si richement conservé aura un coût assez élevé le moment venu.