Confrontée
à une entité cosmique qui semble lui barrer la route vers la
divinité qu'elle réclame à cors et à cris, Purgatori réagit de
la manière la plus sanguinaire qui soit et entreprend de dépecer la
chose à coups de griffes pour la dévorer vive, lui arrachant le
cœur et s'apprêtant à le savourer comme celui de Satrina un peu
plus tôt. Mais la grotesque créature ne semble souffrir aucun mal
malgré ce déchaînement de violence gratuite, et continue même de
l'appeler ''Mère'' en tentant d'établir un contact avec la furie
vampire écarlate.
Finalement
intriguée par le discours de l'étrange entité, Purgatori accepte
bon gré mal gré de se laisser guider au fil des souvenirs de la
naissance du monstre, des millénaires plus tôt. Il s'agit en
réalité du fœtus que portait en son sein Kabala au moment où elle
fut changée en vampire par Purgatori elle-même, et cet être de
cauchemar a survécu dans le cosmos en accumulant pouvoirs et savoirs
à une échelle presque divine, ni tout à fait humain ni tout à
fait vampire, quelque chose de plus dérangeant encore.
Mais
la chose ne semble pas en vouloir à sa génitrice involontaire, et
au contraire se propose même de l'aider à achever sa quête de
pouvoir divin et absolu, en lui révélant le secret derrière les
origines de son propre créateur, le dieu-vampire Rath, grand
manipulateur et menteur s'il en est, qui au même moment affronte son
propre frère venu le mettre en garde contre le danger que représente
chaque jour davantage une Purgatori s'approchant de plus en plus de
la vérité.
Rath
refuse bien évidemment d'entendre raison, même mis face à ses
propres contradictions chaotiques, et quand Purgatori et son guide
finissent par le dénicher au cœur des savanes Africaines c'est un
véritable duel de titans qui se joue alors, chacun employant la
magie du sang et les arcanes vampiriques maudites pour tenter d'avoir
le dessus sur l'autre. Contre toute attente et malgré sa plus grande
longévité, Rath se retrouve en difficulté face à Purgatori qui
semble maîtriser bien plus de pouvoirs que prévu, ce qui fait
comprendre au dieu-vampire que sa création pourrait bien être la
clé qu'il attendait depuis si longtemps pour renverser l'ordre
cosmique établi... à condition qu'elle ne le dévore pas avant !
Mettant
fin au combat en lui faisant une offre qu'elle ne saurait refuser,
Rath espère guider Purgatori sur une voie où il pourra toujours
garder un certain contrôle sur elle, mais il faudra sans doute faire
avec l'entité avortée qui l'accompagne toujours et garde un œil
vigilant sur sa génitrice. Dans cette partie de dupes, chacun a ses
propres projets et ses propres ambitions à mener à bien, et le
moindre petit écart ou la moindre petite faiblesse dévoilée
permettrait d'anéantir des millénaires de complots et
d'expérimentations...
---
J'A-DO-RE !!
Absolument
tout dans cette histoire est vraiment génial, c'est tellement rock,
tellement métal, ça part presque dans tous les sens et on a du mal
à tout suivre et à tout comprendre si on ne connaît pas déjà
parfaitement le parcours des personnages qui tournent autour de notre
bad-girl attitrée mais ce n'est absolument pas grave, au contraire
il faut se laisser emporter par le tourbillon et les éléments
narratifs et visuels déchaînés et espérer en sortir à peu près
entier en refermant le fascicule. Une excellente expérience de
lecture immergée en plein dans l'esprit des années '90 et de la
contre-culture de la scène très indépendante de l'époque.
Les
dessins de Mike Deodato Jr. sont vraiment magnifiques, sublimes, et
je suis en extase à chaque nouvelle page pleine ou à la recherche
des moindres petits détails conceptuels dans les cases qui
s'enchaînent à un rythme fou, infernal, comme durant un concert de
hard-rock ou de métal survitaminés et sanglants à souhait.
Petit
plus qui ne gâte rien : ce fascicule ne coûtait au temps de sa
parution en 1999 que la modique somme de $2,95 !! Pour un
contenu d'exception très bien travaillé et produit, ainsi qu'un
nombre de pages plus élevé que la moyenne mainstream. Non vraiment,
je ne trouve aucun reproche à faire et je n'ai qu'une envie :
passer au chapitre suivant dès que possible et tout dévorer à mon
tour, m'en gaver et me repaître de cette pépite indé signée Brian
Pulido et Marc Andreyko.
DU
GÉNIE !! Vivement la suite... et vive Chaos! !!
Après
avoir défait Spider-Man sans aucune difficulté, Morlun l'a emporté
dans son repaire au cœur de la tour Sims pour mieux lui révéler sa
véritable nature d'immortel dévoreur d'énergie totémique.
Arpentant le monde depuis des millénaires, augmentant sa puissance à
chaque nouvel adversaire vaincu et dévoré, Morlun a eu une
révélation en comprenant qu'il était de son devoir de guider
l'humanité vers un avenir meilleur, justifiant ainsi toutes ses
actions meurtrières et ses multiples complots.
Laissant
Peter sombrer dans l'inconscience et l'impuissance, entravé par une
toile organique de sa conception, l'ennemi s'en retourne à ses
affaires mondaines tout en promettant à sa proie de revenir le
dévorer à loisir un peu plus tard. Mais hélas pour Peter, les
manigances de Morlun ne s'arrêtent pas là : le vilain a bien
l'intention de faire étalage de sa science du clonage pour dupliquer
sans fin l'ADN muté de Spider-Man et s'en repaître encore et encore
durant les prochains millénaires, seule façon pour lui de continuer
à survivre pour mener son plan à son terme.
En
songeant à toutes les personnes qu'il laisserait derrière lui s'il
venait à disparaître ainsi, Peter sent un regain de forces le
gagner et il parvient non sans mal à se dépêtrer de son cocon de
toile, pour se retrouver en plein territoire ennemi sans la moindre
idée de comment en sortir. Tombant par hasard sur le laboratoire de
Morlun, Spidey y libère sans le vouloir une créature abominable
faite de plusieurs ADN totémiques, qui le met en grande difficulté
dans son état de faiblesse avancée.
Heureusement
pour le héros, un allié inattendu va faire son apparition à cet
instant et tuer l'affreuse créature. Kraven le Chasseur, bien
déterminé à en finir une bonne fois pour toutes avec sa quête
d'honneur, s'apprête alors à retourner sa lance contre l'Araignée,
totalement impuissante et à sa merci...
Pendant
ce temps, Mary Jane et Tante May s'avouent mutuellement le secret de
Peter et le fait qu'elles étaient toutes les deux au courant depuis
longtemps sans qu'elles ne le sachent l'une de l'autre. Soutenant
Peter dans ses choix comme dans ses épreuves, les deux femmes de sa
vie se promettent bien de tout faire pour aider le héros à
supporter son terrible fardeau quand il reviendra vers elles. Mais
alors qu'elle tente de trouver le sommeil, inquiète à cause de
l'absence de son époux, MJ est soudain attaquée par Kaine,
l'exécuteur des basses œuvres de Morlun, qui s'est vu confronté à
d'étranges souvenirs et émotions depuis sa rencontre avec
Spider-Man !
---
Alors,
je suis bon public en général et j'accepte énormément de choses
dans le domaine des réécritures ou réemplois d'intrigues d'un
auteur à un autre parfois à des années d'intervalle, mais là je
trouve que ce qui est fait avec les éléments du run de Joe Michael
Straczynski confine presque à la trahison pure et simple ! Ce
qui, cela étant dit, ne serait pas la première fois de la part de
Marvel...
Combiner
la série d'animation de mon enfance avec le tournant des années
2000 et mixer tout cela en espérant tant bien que mal que ça prenne
sans déclencher trop d'incohérences, c'était sans doute beaucoup
demander. ET EN PLUS, ils veulent aussi nous faire un clin d'œil à
La
dernière chasse de Kraven,
récit mythique s'il en est, dont j'ai vraiment très peur qu'il ne
se retrouve lui aussi massacré et rentré de force au chausse-pied
dans un style narratif et un univers de poche qui ne lui conviennent
absolument pas.
J'espère me tromper, mais ce qui m'avait plu dans les
deux premiers chapitres de cette mini-série s'avère maintenant
assez amer à digérer alors que nous en atteignons la moitié.
Pitié, ne déformez pas mes précieux souvenirs d'enfance...
En
plein affrontement contre ses propres alliés, Batman doit défendre
sa position tout en refusant d'argumenter quant à ses récents choix
assez douteux. La campagne de harcèlement et de sape de confiance
menée par Silence a eu des effets désastreux sur la Bat-famille,
dont les membres sont maintenant presque tous persuadés que leur
mentor a franchi une ligne rouge.
Pour
ne rien arranger, Batman parvient à incapaciter Batgirl quand elle
détourne brièvement son attention de lui, ce qui fait immédiatement
rejaillir en elle de très mauvais souvenirs contre lesquels elle
doit à nouveau se battre de toutes ses forces. Nightwing se lance
aussitôt à son secours sans réfléchir, ce qui le neutralise lui
aussi pour l'instant, et Batman parvient ainsi à s'enfuir en prenant
de la hauteur.
Ne
pouvant cependant pas échapper bien longtemps à la traque dont il
fait l'objet, le Chevalier Noir est rattrapé par Catwoman qui contre
toute attente parvient à briser sa garde paranoïaque et à l'amener
sur un terrain moins glissant, où les deux amants que tout oppose
vont pouvoir discuter et mettre à plat les horribles doutes qui
rongent le cœur du justicier.
Mais
alors qu'il était sur le point de se livrer sans coup férir, Robin
intervient à son tour et l'emporte dans une course frénétique dans
les rues de la ville, traîné derrière sa moto comme un vulgaire
criminel. Pendant ce temps, Silence s'apprête à exécuter à
distance Nightwing et Batgirl restés sans protection sur le champ de
bataille, mais l'intervention de Huntress les sauve de justesse
tandis que Batman, parvenant à se libérer de ses entraves,
additionne ses efforts à ceux de son premier protégé afin de
neutraliser l'arme de l'ennemi.
Cependant
c'est encore loin d'être suffisant, quand Red Hood et le Sphinx font
à leur tour leur entrée et s'en prennent aux héros désunis. Jason
affirme que Batman les a déjà tous trahi, et que Silence lui a fait
entendre une autre vérité difficile à admettre qu'il se doit
désormais de partager avec ses condisciples. Quant à Nygma, il
s'acharne sur un Batman à bout de force qui parvient tout de même à
le neutraliser lui aussi en éventant son secret, juste à temps pour
reprendre l'avantage et protéger une dernière fois ses partenaires
de l'explosion provoquée par la Batmobile sabotée par Silence.
Se
retrouvant enfoui sous les décombres de la rue, Batman ne doit
apparemment sa survie qu'à la présence dans les souterrains de
plusieurs vilains bien connus de Gotham, dont le Joker en premier
lieu qui l'aide à s'extraire de l'engin de mort tout en le mettant
en joue...
---
C'est
déjà l'avant-dernier chapitre de cette mini-saga en six épisodes,
et j'ai le plus grand mal à contenir mon incrédulité en constatant
que le récit se dirige dans une impasse, ou peu s'en faut.
J'ai
surtout l'impression que le scénario tente le tout pour le tout afin
de caser le plus de références possible à la première saga Batman
– Silence du
début des années 2000, quand de son côté le dessin de Jim Lee
n'est pas vraiment au fait de sa superbe d'antan. Et puis, niveau
crise de confiance au sein de la Bat-famille, on a déjà vu mieux et
plus intense, surtout ce qui tourne autour de Jason Todd et qui sent
totalement la redite par rapport au récit emblématique de sa
résurrection.
Difficile dans ces conditions de prédire quelle sera
l'issue de cette histoire, qui doit de toute façon connaître une
suite dans quelques temps si tout va bien et que le projet se
maintient au programme de chez DC, Jim Lee étant particulièrement
occupé par son poste de Directeur.
Mais quelque part, j'ai envie de conserver une petite
dose d'espoir, de croire que la conclusion de cette première phase
va aller quelque part et nous décrocher la mâchoire de surprise,
même si je reste bien conscient que les ficelles sont assez grosses
et plutôt étirées. Vivement le dernier chapitre pour en avoir le
cœur net !
Puisque
la guerre est déjà déclarée entre la Ligue des Ombres et les
moines-guerriers de la tribu des Déterrés, Cassandra accepte de se
joindre à l'effort général et sera envoyée sur les traces des
mystérieuses fleurs bleues qui poussent dans les grottes des
montagnes enneigées de l'Himalaya. Ces fleurs donnent un avantage
surhumain aux Déterrés qui en font une consommation intensive, et
le plan de Nyssa et de son bras droit Angel Breaker est de les en
priver au plus vite en localisant précisément le lieu de culture.
Mais
quelque chose semble clocher dans le récit si parfait de ce Paradis
sur Terre si ardemment défendu par Nyssa et les Ombres. Cass ne sait
quoi en penser pour le moment, occupée à tenter d'apprendre et de
maîtriser le chi qui sommeille en elle, pour faire honneur à la
mémoire de sa mère, Lady Shiva, qui était experte dans les arts du
combat comme du soin. Pendant ce temps, le Tigre de Jade se pose lui
aussi des questions sur sa grande sœur qui le considère comme une
pièce rapportée, au mieux, selon lui. L'occasion se présentera
peut-être plus vite que prévue de faire ses preuves...
Dans
les montagnes lointaines et inaccessibles, l'équipe d'infiltration
menée par Angel Breaker parvient à localiser une grotte menant au
monde souterrain des Déterrés. Après avoir récupéré les tenues
adaptées sur une patrouille de gardes, voilà l'équipe en pleine
action au cœur-même d'une cité enfouie, où se déroule un drôle
de spectacle mettant en scène l'histoire du peuple des
moines-guerriers et de leur contrée légendaire.
Pour
Cassandra, c'est un choc immédiat qui l'empêche pratiquement de
respirer : elle découvre durant cette mise en scène que Nyssa
a menti sur les origines véritables de son oasis de paix, et qu'elle
aurait bien participé elle aussi à la destruction des terres des
moines-guerriers opérée par Ra's al Ghul en personne des décennies
auparavant. Ne sachant plus qui croire ni à qui se fier, Batgirl
fait une attaque de panique au pire moment, quand l'assassin de sa
mère, Kalden le Non-Vu, fait soudain irruption dans la foule qui
l'acclame en héros !
---
C'est
un chapitre assez calme au final mais où beaucoup de choses sont
remises en perspective par le déroulé des événements. La mission
d'infiltration et de destruction dans laquelle Cassandra opère la
mènera à affronter des vérités qu'elle aurait préféré garder
enfouies, mais elle va vite se rendre compte que beaucoup de choses
commencent à remonter à la surface et à réclamer leur juste place
en ce monde. Y compris ses propres émotions.
Je
ne parviens pas vraiment à relier les bouts entre ma première
rencontre de Nyssa al Ghul dans Les
jeunes filles et la Mort
durant les années 2000, et cette version insensible et obnubilée
par la correction de l'héritage de son père qui nous est présentée
ici. J'ai certainement loupé plusieurs chapitres ou apparitions de
ce personnage au fil des ans, cela dit les auteurs font quand même
le nécessaire pour que le public même lambda ne soit pas largué et
puisse comprendre les enjeux de cette nouvelle intrigue.
Quant aux dessins, ils sont toujours efficaces et
dynamiques, dans un style assez crayonné qui rend plutôt bien cette
atmosphère mystique de combats d'arts martiaux et secrets interdits.
Maintenant la vraie question est : est-ce que Cassandra osera
aller jusqu'à tuer l'assassin de sa mère, maintenant qu'elle se
laisse guider par sa rage et son chagrin ? Réponse dans le
prochain chapitre !
Devenu
hors-la-loi à Gotham City, Batman n'en demeure pas moins le seul
vrai protecteur de la ville face au Mal sous toutes ses formes. Et ce
n'est pas parce que ses citoyens les plus aisés le rejettent que le
Chevalier Noir va tout à coup cesser de faire son devoir chaque nuit
qui vient, ni même depuis qu'il a perdu la plus grande partie de sa
fortune personnelle pour cela.
Cependant,
d'autres affaires risquent bien de rattraper la Chauve-souris et de
ternir sa réputation. En Badhnisie, petit territoire en proie à la
violence et au crime bien trop régulièrement, les membres de Batman
Inc. sont allés mener une enquête contre un criminel notoire ayant
pour obsession de plonger ses victimes dans les ténèbres totales,
et répondant au nom d'Abyss. Problème : les justiciers se sont
fait arrêter et attendent désormais une condamnation imminente !
Se
rendant sur place sous l'identité de Bruce Wayne, Batman entend bien
tirer au clair toute cette histoire, mais à peine a-t-il vraiment
commencé à creuser qu'Abyss s'en prend à lui et l'aveugle au moyen
d'une technologie encore inconnue. Privé de la vue pour un bon
moment semble-t-il, le Chevalier Noir n'est cependant pas sans
ressources car il a également ses contacts et ses talents de
détective pour s'en sortir sur place. Le combat tourne court grâce
à l'intervention d'une inspectrice locale qui croit encore en la
capacité des justiciers d'aider son pays, et Abyss disparaît dans
ses ténèbres protectrices.
Mais
pour Batman le match est encore loin d'être terminé ! Tentant
tant bien que mal de soigner ses yeux sans connaître le moyen exact
d'y parvenir, Bruce est soudain invité à un déjeuner par nul autre
que Lex Luthor, le nouveau financier derrière les activités de
Batman Inc. depuis que Wayne Entreprise a passé la main. Lex est
bien sûr au courant de la double identité de son homologue, et lui
assure vouloir sincèrement rendre de sa superbe au concept de Batman
Inc., afin de poursuivre la démarche de créer un Batman dans
pratiquement chaque pays du monde. Mais Luthor voit plutôt cela
comme une sorte de franchise qui doit lui rendre des comptes, là où
Bruce ne voulait que doter les forces du Bien d'alliés de confiance
et indépendants.
L'entrevue
est toutefois salutaire, puisque Bruce découvre que c'est Luthor
lui-même qui a créé Abyss en laboratoire, en tentant de doter un
futur justicier de son cru de pouvoirs et capacités surhumaines. Le
projet s'est lamentablement retourné contre son créateur, et Lex a
donc envoyé les autres membres de Batman Inc. pour arrêter son
expérience avant qu'elle ne lui retombe dessus, mais là aussi sans
succès.
Désormais
au cœur d'un conflit fraternel et en pleine prison de haute sécurité
conçue par LexCorp, Batman doit retrouver les membres de son
collectif de justiciers et déterminer s'ils sont passés du côté
d'Abyss ou non avant qu'il ne soit trop tard, car une évasion
massive se prépare et la prochaine cible du criminel n'est autre que
Lex Luthor en personne, qui pense s'y être convenablement préparé
mais ne fait en réalité que prouver sa propre culpabilité dans
l'histoire.
Alors
que le conflit contre Abyss s'enlise et se déplace, Batman peut
heureusement de nouveau compter sur ses alliés et sur sa vue qui lui
est revenue suite à son second contact avec l'ennemi, et ensemble
les héros parviendront à mettre fin à la menace locale qui hantait
les rues de la Badhnisie depuis trop longtemps déjà. La crise de
confiance est totale, puisque Luthor se dépêche aussitôt
d'abandonner laboratoires locaux et employés sur place quand il
comprend que personne ne voudra se défausser pour lui aux yeux de la
loi. Abyss est vaincu et enterré pour de bon semble-t-il... mais
est-ce vraiment le cas ?
---
S'en
suit une petite histoire assez sympathique qui reprend les
personnages de la série Gotham Academy
si j'ai bien compris, des personnages que je ne connaissais pas pour
ma part mais qui ont su m'intéresser dans ce seul chapitre plutôt
léger et faisant appel au folklore nippon pour résoudre une affaire
d'enlèvement et de meurtres.
Avec
ce quatrième tome en Version Française c'est donc la fin de la
série Batman Infinite
chez nous, mais je ne parviens pas vraiment à m'en contenter ni à
me sentir rassasié, au contraire même. Le scénario et les dessins
ne sont pas vraiment en cause, tout est de bonne facture et d'un
assez bon niveau pour l'ensemble, mais si on compare aux deux tomes
précédents ma foi on doit se rendre à l'évidence et admettre que
cette ''conclusion'' (qui n'en est une qu'aux yeux du public Français
éditorialement parlant) n'est vraiment pas à la hauteur et sert
plutôt de bouche-trou qu'autre chose.
Dommage,
parce que ça vient ternir l'impression assez brutale et efficace
laissée par l'arc de État de Terreur
précédemment, et que ça ne débouche sur rien de vraiment concret
au final. Un entre-deux en attendant la reprise de la série par le
prochain grand auteur, mais qui ne parvient pas vraiment à
convaincre ni à me fédérer. Je pense que je vais faire l'impasse
sur le run suivant (Chip Zdarsky il me semble) et rattraper mon
retard de lecture en m'intéressant tout de suite à la série
version Batman Prime
qui paraît chez nous depuis cette année justement.
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Devant
l'intenable situation provoquée par la capture de la Vivacia
par le pirate Kennit, et dans l'absence de toute demande de rançon
pour son équipage ou son capitaine, les membres restants de la
famille Vestrit se liguent autour d'une idée de la dernière chance,
le genre d'idée totalement désespérée qui ne peut qu'aboutir sur
un succès total ou un échec retentissant : renflouer le
Parangon, le navire
fou à lier et supposé assassin de ses précédents maîtres et
équipages, pour tenter une mission de sauvetage comme Terrilville
n'en a encore jamais vue.
Si
Parangon est tout d'abord des plus réticents à l'idée de naviguer
de nouveau, tout comme son nouvel équipage hétéroclite rassemblé
parmi les proscris et les petites mains de la ville marchande, Ambre
et Brashen savent bien vite le manœuvrer pour obtenir de lui des
résultats prometteurs, tant que personne ne le met en colère ou ne
l'insulte. De son côté, Althéa ravale sa fierté et accepte le
poste de lieutenant à bord, alors qu'elle se pensait plus que
capable d'être Second ! Il s'agit de mettre toutes les chances
de leur côté pour retrouver et reprendre Vivacia, son propre navire
injustement floué lors de son héritage, et pour cela la tempétueuse
aventurière accepte la mise à l'épreuve.
Dans
les îles pirates, le pavillon au corbeau de Kennit ne passe plus
inaperçu. Chaque port dans lequel il fait relâche lui est débiteur,
car il y délivre et installe tous les esclaves qu'il libère des
trafiquants Chalcédiens vaincus sur sa route. Mais quand le
principal port de fortune de ces êtres que rien ni personne ne
réclame, Partage, se retrouve mis à sac en représailles par des
galères chalcédiennes, la population demande soudain des comptes à
celui qui apparaissait jusqu'ici en sauveur. Cependant, tout bascule
soudain quand le jeune Hiémain prend ouvertement le parti de Kennit
devant une foule mécontente et se place en prophète du futur roi
des pirates. Tout à coup, les moins que rien ont une figure derrière
laquelle se ranger, un homme fort qui leur veut du bien et leur
dispense bien volontiers ses conseils pour fortifier les ruines et
rebâtir une Partage nouvelle et plus forte ! Kennit n'en
espérait pas tant, et sa gratitude pour Hiémain va le pousser à
lui offrir une chance de connaître son propre oracle sur l'île des
Autres...
Mais
là-bas, au lieu de suivre le rituel préétabli, Hiémain découvre
avec horreur qu'un serpent de mer gigantesque est retenu prisonnier
par les étranges créatures humanoïdes, et fait alors tout son
possible pour libérer le titan et le remettre à la mer. Pirates et
Autres s'affrontent alors violemment et une fois encore les forbans
ne doivent leur survie miraculeuse qu'à la chance insolente de
Kennit, alors que Celle-Qui-Se-Souvient regagne enfin les eaux
tumultueuses du Plein et entame sa longue quête de ceux de son
espèce...
A
Terrilville, pendant ce temps, les événements se précipitent
dramatiquement. Le Gouverneur Cosgo est enfin arrivé, accompagné de
ses galères chalcédiennes d'escorte, et le moins que l'on puisse
dire c'est que l'atmosphère en ville est à couteaux tirés autour
de sa personne. La Compagne Sérille, sentant le danger qui plane de
plus en plus près, parvient à faire passer un message aux Marchands
encore loyaux à l'idéal de Terrilville, dont Reyn Khuprus qui prend
alors les choses en mains et organise l'enlèvement du Gouverneur
pour exiger ensuite le retrait pur et simple de Chalcède des Rivages
Maudits. Mais la situation s'envenime aussitôt et la ville est le
théâtre d'affrontements sanglants entre les mercenaires étrangers
et les Marchands, Nouveaux ou Premiers, qui doivent alors choisir
leur camp. Les femmes Vestrit sont encore une fois prise au beau
milieu de la tourmente et Keffria prend la lourde décision de partir
dans le Désert des Pluies avec Reyn et sa famille, tandis que
Ronica, la grand-mère, reste fermement dans sa demeure, désireuse
d'assister à la fin de son monde.
La
jeune Malta Vestrit, qui avait tout de l'enfant gâtée par
excellence, s'est découverte depuis l'enlèvement de son père par
les pirates une conscience toute nouvelle et déjà tourmentée par
les rêves que lui envoie le dragon piégé dans le fût de
bois-sorcier destiné à devenir à terme la toute dernière vivenef
créée dans le Désert des Pluies par la famille Khuprus. Reyn, déjà
hautement instable à cause des mêmes rêves, le devient encore
davantage quand il apprend que sa promise est partie pratiquement
seule dans les ruines de la cité des Anciens et que le dragon
pourrait enfin obtenir d'elle ce qu'il veut depuis le début, à
savoir sa liberté ou la mort. Une course contre la montre désespérée
se lance alors, tandis que les secousses sismiques de plus en plus
intenses menacent d'engloutir à jamais sous terre les précieuses
ruines et leurs secrets...
---
Comme
je le pensais certains personnages jusqu'ici parfaitement
insupportables (oui Malta c'est de toi que je parle) vont être
amenés à changer drastiquement pour se conformer à la place qui
devient la leur dans le récit qui évolue sans cesse vers le pire.
Althéa elle-même, impétueuse et fière, doit trouver sa juste
place au sein d'un équipage qui la méprise et sur un navire dont le
moindre saut d'humeur un peu trop intense pourrait entraîner la
perte de toute l'expédition.
Mais
ce qui surprend le plus dans ce sixième tome (déjà !), c'est
l'évolution vraiment impressionnante de la situation autour de
Kennit et de Hiémain, dont l'intrigue commence à enfin rejoindre
celle des gigantesques serpents de mer en quête de la mémoire de
leurs vies passées. Le jeune adolescent naïf et maltraité par son
tyran de père se découvre une nouvelle figure d'adoration dévote,
et une mission sacrée sur cette terre et par-delà les mers, tandis
que le capitaine pirate se prend à développer une affection sincère
pour celui qu'il avait tout d'abord le projet de débarquer à la
première occasion pour s'emparer totalement de Vivacia.
Vivacia
qui, elle, reste étrangement en retrait je trouve dans ce tome, du
moins jusqu'à son moment de bravoure face aux Autres pour sauver son
nouveau capitaine et l'héritier du nom de sa famille Marchande. Il
semble de plus en plus évident que les vivenefs vont devoir choisir
elles aussi leur camp dans le terrible conflit qui s'annonce, face à
Chalcède d'un côté et aux tours et détours du Destin de l'autre,
tandis que les serpents et les dragons sont amenés à se rejoindre
pour ne former plus qu'une seule espèce continue.
On
en apprend aussi pas mal mine de rien sur la situation dans le
royaume des Six-Duchés, bien plus au Nord des Rivages Maudits, et
sur la fin de la guerre face aux terribles Pirates rouges. J'espère
bien que les deux sagas vont se rejoindre elles aussi, à l'image de
leurs créatures magiques affiliées, et je compte dévorer au plus
vite les trois derniers tomes des Aventuriers de la Mer
pour savourer le génie hors du commun de Robin Hobb comme il se
doit.
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Les
citoyens de Gotham City se réveillent sans le savoir dans une
nouvelle ère pour leur ville tentaculaire. Jim Gordon est à la
retraite forcée, la mairie est aux mains des corrompus et des
arrivistes, les ravages causés par Bane puis par Azrael sont encore
récents dans les mémoires, et le Batman lui-même semble être
devenu plus bestial, plus violent qu'autrefois. Le pire n'était
pourtant pas encore advenu...
Lorsqu'un
richissime membre de la haute société de Gotham revient en ville
après un voyage en Afrique, il rapporte avec lui sans le savoir un
invité hautement indésirable : un virus, extrêmement
agressif, destructeur de corps sanguinaire, variant muté de la
souche Ebola déjà si tristement connue. Claquemuré dans les
réputées imprenables tours Babylone, réservée à l'élite et au
beau monde, notre riche voyageur commence à sentir quelques
symptômes de ce qu'il pense n'être qu'un mauvais rhume... mais bien
sûr, il se trompe. Et déjà, il a sans le savoir contaminé
plusieurs personnes qui à leur tour s'en retournent dans leurs
foyers à travers Gotham...
Quand
un Azrael repentant transmet en urgence à Batman des fichiers
secrets de l'Ordre de Saint-Dumas, prouvant l'existence de ce virus,
il est en réalité déjà trop tard. A l'intérieur du complexe
Babylone, les riches et puissants sont reclus et refusent de sortir,
se pensant protégés du monde extérieur alors que la menace vient
de leurs murs. Et quand ils s'en rendent finalement compte lorsque
tombe le premier cas officiel, ils ne trouvent rien de mieux que
d'offrir une forte somme à quiconque pourra leur fournir un remède
le plus vite possible.
Ayant
mené son enquête auprès d'une source dans le domaine de la
recherche militaire, Batman est désormais pleinement au fait de ce
que peut provoquer ledit virus, et il est absolument hors de question
pour le Chevalier Noir de laisser sa ville se faire ainsi décimer.
Pas sans agir, pas sans remuer ciel et terre pour obtenir le précieux
remède. Or, il se trouve qu'après une précédente épidémie dans
un village Inuit du Groenland, une personne a survécu et est donc
supposée avoir développé des anticorps spécifiques qui
permettraient, si on les exploite correctement, de générer un
antivirus et un vaccin dans la foulée.
Plus
de temps à perdre, car déjà de multiples cas sont signalés aux
quatre coins de la ville, et le Gouverneur décrète le confinement
total de Gotham. Plus rien n'entre, plus rien ne sort. La Bat-famille
dans son ensemble est sur le front, Robin se chargeant d'aller
retrouver le survivant au Canada, où il fera la rencontre de
Catwoman qui lui apprend que le Pingouin a accepté l'offre des
milliardaires contaminés et offre lui-même cinq millions de dollars
à tout mercenaire ou trafiquant qui rapporterait de quoi composer un
remède efficace.
Devant
tant de débordements de toutes parts, la police est plus que
dépassée et la situation s'envenime encore davantage avec les
malfrats qui en profitent pour déclencher des émeutes ou en appeler
à la destruction pure et simple des tours Babylone par le feu !
Tandis que, épaulé par Nitghwing et Oracle, Batman se démène
comme un diable pour gérer la situation, de leur côté Robin et
Catwoman assistent impuissants à la mort accidentelle de leur
protégé, qui leur révèle cependant que deux autres personnes ont
comme lui survécu à la première épidémie. Il subsiste donc
toujours un espoir, de plus en plus mince toutefois à mesure que le
temps passe et que les morts commencent à se compter par milliers à
Gotham.
En
désespoir de cause, Batman décide de tout parier sur un plan
risqué : utiliser Poison Ivy, alors enfermée à Arkham, bien
connue pour être immunisée à toute forme de poison et de maladie,
pour l'envoyer en secret dans le complexe Babylone et lui faire
soigner les premiers infectés. Si l'Empoisonneuse accepte dans un
premier temps de suivre ce plan, une fois sur place et libérée de
la surveillance constante de Batman elle comprend rapidement qu'elle
pourrait tirer un profit non négligeable de la situation, en
rackettant purement et simplement les fortunes de Gotham contre un
échantillon de son remède hypothétique. Remède qui, évidemment,
ne fonctionne pas le moins du monde. Mise au pied du mur, Ivy utilise
alors ses charmes pour tourner les esprits de ses cibles et leur
arracher leurs dernières possessions, en échange d'un baiser et de
la promesse de tout faire pour la défendre si la police ou Batman
pénétraient dans Babylone pour l'arrêter.
Forte
de tant de richesses mal acquises et désormais à la tête d'une
petite armée de fidèles écervelés, Poison Ivy tente de prendre la
fuite quand Batman la prend en chasse comme de juste, et avec l'aide
de Gordon elle est finalement mise hors d'état de nuire. Mais là
encore, le mal est fait, plus personne n'a confiance en les annonces
des autorités ni en les forces de police encore loyales à l'ancien
commissaire pour tenter de maintenir l'ordre coûte que coûte, et
les incendies, pillages et agressions se multiplient partout en
ville.
Et
soudain, alors que rien ne semblait pouvoir empirer davantage, c'est
l'un des membres de la Bat-famille qui est à son tour contaminé par
le virus ! Alfred, au chevet de la victime, tente tout son
possible pour stabiliser son état mais rien n'y fait, et d'heures en
heures les espoirs diminuent grandement pour la survie de ce héros
qui a simplement voulu faire son devoir une fois de plus malgré les
risques. La course contre la montre est donc lancée, il faut à tout
prix retrouver et ramener à Gotham l'un des deux derniers survivants
tant convoités, et synthétiser puis tester l'antidote dans les plus
brefs délais. La catastrophe est plus proche que jamais, et Batman
aura besoin de toutes les bonnes volontés disponibles pour affronter
le chaos qui menace d'anéantir tout Gotham...
---
C'est
un récit qui prend place quelques mois après la vraie fin de l'arc
Knightfall qui avait vu
Batman vaincre au bout du compte l'usurpateur Jean-Paul Valley et
reprendre sa juste place en tant que protecteur de Gotham City, mais
sous un aspect plus sombre qu'auparavant, plus violent et déterminé
à sacrifier tout ce qu'il faudra pour palier n'importe quelle
situation d'urgence. Ce nouveau mantra sera donc mis ici à rude
épreuve avec l'arrivée en ville d'un ennemi impitoyable et que
personne ne peut voir ou combattre à mains nues : un virus,
développé par l'Homme et échappant soudain à tout contrôle.
Nous
qui avons connu les années COVID et les différents confinements
mondiaux, nous savons maintenant mieux nous représenter ces
circonstances où la panique peut gagner rapidement la population et
où les autorités paraissent soudain bien impuissantes à gérer la
situation. Il est donc assez remarquable de constater qu'ici, dans un
récit du milieu des années '90, ces sujets paraissent très actuels
et très documentés, tout en restant dans les limites de ce que peut
permettre un univers de fiction bien entendu.
L'album
est assez épais mais se lit facilement au final, les dessins sont de
bonne qualité même s'ils n'excellent clairement pas face à la
toute jeune concurrence de chez Image, mais le scénario, lui, est
vraiment poussé jusqu'à l'extrême et nous présente une Gotham à
genoux, prête à être achevée par ses propres citoyens malades ou
affolés. Batman est à bout de forces mais il continue de lutter,
encore plus quand c'est l'un des siens qui est directement touché.
Le Chevalier Noir dépasse ses limites comme rarement, sinon jamais,
et nous offre de beaux moments de bravoure ou de désespoir, des
paris risqués sur un avenir incertain ou au contraire des méthodes
chirurgicales pour tenter d'enrayer un mal qui ne fait aucune
distinction entre les riches et les pauvres, entre les bons et les
mauvais, entre les héros et les vilains.
Je
ne vous dévoilerai ni l'identité du héros masqués qui sera le
premier à tomber sous les coups aveugles de cette menace, ni le sort
des survivants tant recherchés pour développer l'antidote. Sachez
seulement que comme dans toute bonne histoire les choses s'arrangent
à la fin, le monde repart de plus belle et la Vie l'emporte une fois
de plus. Mais après une telle épreuve, si proche de la précédente
en plus, on est en droit de se poser une question plus que toute
autre : combien de fois Gotham et Batman pourront-ils encore se
relever ?
Les
connaisseurs savent que quelques années plus tard à peine, c'est un
terrible cataclysme sismique qui manquera bien d'achever les héros
et la ville déjà mal en point. Et si No Man's Land semble
bien être resté dans toutes les mémoires comme un récit
d'exception courant sur plusieurs années et plusieurs séries
mensuelles, il me paraissait juste de remettre l'église au milieu du
village et de rendre à Contagion ce
qui lui appartient, une place de choix parmi les plus grandes
épreuves traversées par notre Chauve-souris et ses protégés.
C'est même le début de l'arc de rédemption de Catwoman, si ça
peut vous intéresser en cette période de revival de la saga Silence
par exemple.
Passage
obligé et pourtant méconnu du grand public, Batman –
Contagion est l'une de mes
meilleures lectures de l'année en ce qui concerne les comics rétro,
que je vous partage ici dans la playlist des aventures de Batman
durant l'ère Classique de DC, c'est à dire celle avec laquelle ceux
de ma génération et encore avant ont pu grandir. D'autres
viendront, je suis loin de m'arrêter là rassurez-vous, et j'ai déjà
hâte d'aborder en votre compagnie les prochaines grandes sagas et
épreuves imposées au Chevalier Noir ! Restez à l'écoute !
X-Terminators
#1 :
Dazzler a largué son mec du moment, rencontré deux mois plus tôt,
car elle l'a surpris en pleine infidélité dans son propre
appartement. C'est le moment rêvé pour se mettre la tête à
l'envers durant une soirée entre filles, où sont conviées Big Bang
et Jubilé. Trois filles aux pouvoirs lumineux et explosifs, trois
déchaînées que rien n'arrête. Sauf que l'ex de Dazzler est en
réalité un vampire, très tenace et surtout rancunier... Voilà les
trois fêtardes embarquées dans un immense terrain de jeu mortel où
la survie n'est pas du tout certaine mais où les coups vont
pleuvoir !
Legion
of X #10 :
Se rendant compte de son erreur après avoir empoisonné son propre
fils avec un virus mental le rendant incapable de se concentrer sur
le maintien de ses immenses pouvoirs, Charles Xavier est maintenant
confronté à une entité issue des Phalanx et venue dans l'espace
onirique de Légion pour y dévorer/convertir toute forme de vie
psychique. Sur le terrain, à Krakoa, c'est le lieu de vie de Diablo
qui est pris pour cible par Nemrod dans le même temps pour une
attaque physique avec des Sentinelles bio-adaptées nouvelle
génération. Tentative dangereuse mais fort heureusement arrêtée
nette par le sacrifice admirable d'un mutant dont jamais personne ne
se souviendra... Et pendant ce temps, Diablo lutte sans relâche
contre sa nouvelle nature bestiale déclenchée par sa sorcière de
mère adoptive, travaillant pour ORCHIS, quand soudain une offre de
salut lui est offerte pour la seconde fois par la mystérieuse Mère
Droiture... qui se révèle être une des clones originels de
Nathaniel Essex !
X-Men
Red #10 :
Le duel entre Tornade et Vulcan tourne au règlement de comptes et
chacun des deux combattants est aussi puissant que l'autre, deux
mutants oméga qui s'affrontent au cœur du Palais d'Automne en ne
laissant que cendres et ruines stériles dans leur sillage. Mais
Ororo peut compter sur quelque chose que Gabriel n'aura jamais :
le soutien de ses pairs, membres du conseil d'Arakko, prêts à
donner de leur personnes pour que le bon camp l'emporte ! De son
côté, Cable poursuit son enquête sur les manigances d'Abigail
Brand et parvient enfin à réunir suffisamment de preuves pour la
mettre en difficulté et l'obliger à s'enfuir dans son repaire
secret quelque part dans l'espace. Quant au trafiquant d'armes
interplanétaire du nom d'Orbis Stellaris, il se révèle lui aussi
être l'un des clones originaux de Nathaniel Essex !
Immortal
X-Men #10 :
Monsieur Sinistre a trahi Krakoa et a décimé le Conseil Secret. Les
membres restants se lancent alors dans une traque sans merci du
généticien fou, jusque dans les ultimes retranchements de son génie
dément. Hope est ramenée à la vie in-extremis par les survivants
des Cinq, épaulés par tout ce que l'île-nation peut fournir
d'énergie, et ainsi le processus de résurrection mutante peut être
relancé pour ramener Xavier, Emma Frost et Exodus. Ensemble, ils
lancent l'assaut final contre la ville-forteresse de Sinistre située
sous les glaces de l'Alaska, et en extirpent le vilain juste avant
son ultime évasion. Le traînant ensuite jusqu'à Krakoa pour qu'il
y soit jugé pour ses nombreux crimes, dont certains resteront à
jamais ignorés, les membres du Conseil condamnent Sinistre à finir
dans la Fosse, pour l'éternité. Se retrouvant seul face à ses
choix récents, le Professeur Xavier développe une nouvelle
personnalité qui pourrait bien devenir l'un des dangers les plus
intenses à venir pour Krakoa...
Marauders
#8 :
L'équipe de Kate Pryde est enfin prête à se lancer dans le
périlleux voyage dans le lointain Passé de la Terre, deux milliards
d'années en arrière, pour y sauver la toute première civilisation
mutante de la planète face à ses propres armes biologiques se
retournant contre elle. Mais sur place, les bactéries en question
finissent par trouver un moyen de passer outre les combinaisons de
protection des Maraudeurs et infectent aussitôt Daken, qui devient
le nouvel ennemi à abattre !
X-Force
#36 :
Après le fiasco de son projet de prison orbitale top-secrète, le
Fauve tente de se racheter auprès de son équipe d'espions mutants
et enchaîne alors avec une mission qui devrait ravir tout le monde :
rien moins que l'occasion inespérée de se débarrasser pour de bon
de l'organisation XENO, qui depuis les débuts de l'ère Krakoa n'a
eu de cesse de lancer des tentatives d'assassinats sur les
dignitaires mutants et d'exploiter les réserves génétiques
obtenues illégalement pour créer des soldats extrêmement
difficiles à intercepter et à détruire. Le sort final de Hank
McCoy est donc mis entre parenthèses pour le moment, tandis que
chacun s'équipe pour soutenir Domino sur le terrain quand elle
infiltrera l'un des points de rassemblement de XENO en Inde. Mais
pendant ce temps, ailleurs, l'homme au tatouage de paon s'est emparé
d'un œuf de résurrection mutante au marché noir et il est en train
de le tester dans son laboratoire sur-équipé, avec l'aide d'un
jeune mutant ignorant probablement tout de ce qu'il fait !
---
Bon
eh bien nous y voilà, le mystère développé dans la série
Immortal X-Men
et
concernant les origines secrètes de Monsieur Sinistre est maintenant
pleinement dévoilé puisque les autres séries se sont chargées de
nous présenter le Cœur et le Pique, respectivement Mère Droiture
et Orbis Stellaris. Quant à Sinistre lui-même, il gît désormais
inconscient dans la Fosse, mais une partie de lui semble avoir
survécu à son arrestation dans le corps de Xavier ! Qui sait
combien de temps il faudra attendre avant que cette véritable bombe
à retardement n'explose en emportant tout sur son passage...
Je
m'attendais à ce que le Fauve paye pour ses crimes récents, mais
apparemment il faudra encore attendre un peu plus pour y parvenir. Ou
au moins attendre que tout le monde finisse par être au courant de
ce qu'il a fait à Wolverine, et là plus rien ne devrait pouvoir
sauver le mutant à fourrure bleue. Colossus m'inquiète aussi pas
mal, alors que la manipulation mentale de son frère Mikhail semble
toujours d'actualité. J'espère qu'il en sera libéré avant d'avoir
à faire du mal à un proche de plus...
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Après
avoir défait Dracula et dévoré son cœur encore sanguinolent,
Purgatori se lance aux trousses de ceux qui l'ont trahi une fois de
trop, les prêtres du Vatican qui tentent tant bien que mal de se
protéger dans leur forteresse et derrière leur divinité.
Malheureusement pour ces hommes cupides et mal avisés, ils ont
affaire à une autre sorte de déité cette fois-ci et il y a fort à
parier qu'ils sont allés bien trop loin dans leur volonté
d'accumuler pouvoirs et richesses.
Trahis
eux-mêmes par Satrina, une jeune femme versée dans les arts
mystiques et qui devait leur assurer le salut, les prêtres sont
massacrés les uns après les autres par la furie de Purgatori,
s'abreuvant de leur sang autant que de leur âme. Quand enfin les
deux femmes se retrouvent, elles sourient du même air ravi, car leur
plan se déroule à la perfection.
En
effet, Purgatori et Satrina sont de mèche dans cette affaire et
recherchent le meilleur moyen d'atteindre un potentiel divin illimité
qui échappe encore pour le moment à la vampire de l'Ancienne
Égypte. Après une nuit de plaisir, Purgatori prend le large pour se
pencher davantage sur les éléments de son passé qui pourraient
receler selon elle des informations capitales pour atteindre le but
qu'elle s'est fixée.
Dans
le même temps, Satrina entreprend de doubler sa partenaire en
réalisant elle-même l'invocation d'une puissance mystique
supérieure qui devrait lui accorder tout ce qu'elle désire !
Mais l'infâme entité ainsi invoquée en ce monde n'attendait que
cela en réalité, et Satrina se révèle bien incapable de la
maîtriser ou de la commander.
Au
retour de Purgatori, qui a senti le déchaînement de puissance,
Satrina se fait proprement massacrer par la déesse-vampire en rage,
qui n'a que le temps de savourer le sang de sa victime avant d'être
elle aussi confrontée à la créature impie précédemment invoquée.
Mais contre toute attente... cet être abominable semble être lié à
Purgatori d'une façon ou d'une autre, l'appelant même ''Mère'' !
---
Alors
là je ne peux que vous dire que j'ai positivement a-do-ré chaque
page, chaque case de ce comics vintage des années '90, du pur jus de
ce que produisait le petit éditeur indépendant de Brian Pulido à
l'époque, Chaos! Comics,
avec ses personnages entrés dans la légende depuis comme Evil Ernie
ou encore la très célèbre et appréciée ici Lady Death !
Mais
revenons à nos agneaux sacrificiels. Nous avons déjà eu l'occasion
sur le blog de chroniquer certaines aventures de Purgatori, et même
de visiter ses origines secrètes du temps de l'Égypte Antique, mais
ce coup-ci je vous entraîne à ma suite dans les meilleures heures
du personnage, alors qu'elle est sur le point de connaître
l'apothéose de sa carrière éditoriale et surtout le summum de son
pouvoir, toujours affamée. J'espère que ça vous plaira autant qu'à
moi !
Le
scénario est de Marc Andreyko quand les dessins eux sont assurés
intégralement par Mike Deodato Jr, une véritable super-star que
j'idolâtre presque autant que Michael Turner, c'est vous dire à
quel point je l'estime hautement. Comme je le disais, chaque page,
chaque case de sa main est un véritable délice horrifique et
esthétique, dans une époque charnière entre deux décennies que
l'on oppose bien souvent de nos jours. L'artiste a parfaitement su
adapter son style et saisir le meilleur des deux mondes, le tout pour
une œuvre indépendante !
C'est
sanglant mais pas gore non plus, pas volontairement écœurant, c'est
plus sexy que horrifique, tout en conservant l'ADN de ce qui fait de
Purgatori une pure création de ce génie du mal qu'est Brian Pulido.
Et nous n'en sommes qu'au début croyez-moi !
Ah,
avant de refermer ce chapitre j'allais oublier : il y a
actuellement une campagne sur Kickstarter dont je devais absolument
vous parler, même si elle est très bientôt terminée. Il s'agit
rien de moins que l'union de Dynamite et de Coffin Comics pour vous
présenter l'intégralité de l'époque Chaos!, ici plus
particulièrement les histoires concernant Purgatori d'un côté et
Chastity de l'autre, deux personnages vampiriques, deux visions
troubles d'un monde sombre et angoissant... mais terriblement
séduisant aussi
Trois
omnibus, en trois éditions différentes au choix, et des tas de
bonus au passage... régalez-vous si vous en avez les moyens, toute
contribution sera très appréciée ! Et nous on se retrouve
dans quelques semaines pour la suite de cette ténébreuse
aventure...
Sur
la route pour tenter de retrouver la trace de leur père disparu,
chasseur de démons les ayant entraîné et formé dans le but de
venger la mort de leur mère, les deux frères Dean et Sam Winchester
s'arrêtent dans un bourg où une étrange série de morts suspectes
attire leur attention.
Au
détour d'une conversation dans un bar, les frangins apprennent que
des combustions humaines spontanées ont une forte tendance à se
produire ces derniers temps, et ils sont aussitôt mis sur les rails
de cette nouvelle affaire quand ils en viennent à suspecter une des
victimes d'être en réalité à l'origine de cette malédiction.
Alors
qu'ils identifient rapidement la créature surnaturelle à laquelle
ils ont affaire, et qu'ils tentent tout leur possible pour la sceller
à nouveau au prix de l'âme de l'un des deux, les frères Winchester
sont soudain doublés par la fille qu'ils croyaient aider à échapper
à tout ceci, qui était en réalité le cerveau derrière
l'apparition de ladite créature enflammée.
Prête
sans sourciller à sacrifier son âme au passage, la demoiselle
repart avec le démon scellé et apte à exaucer ses désirs,
laissant Sam et Dean avec davantage de questions qu'à leur arrivée,
notamment en ce qui concerne la bassesse de la nature humaine
parfois.
---
C'était
trop bien !
Lire
un comic-book sur une série que j'adore et de l'envergure de
Supernatural
(que je ne vous ferai pas l'affront de vous présenter, surtout en
sachant que vous en aviez une belle émission entièrement consacrée
aux tous débuts du blog), ça fait un bien fou, même si c'est chez
Dynamite et que le dessin ne brille pas particulièrement.
Du reste on s'en fiche un peu car l'essentiel est de se
retrouver au cœur de l'action en compagnie des Winchester, et le
vétéran Greg Pak nous offre une histoire courte comme on les aime
avec juste ce qu'il faut d'enquête et d'action bien dosées pour
atteindre un équilibre semblable à celui des premiers épisodes de
la série elle-même.
Ah oui petite précision toutefois, ce comic-book se
déroule apparemment entre les saisons 1 et 2 de la série télévisée,
donc ne soyez pas étonnés de découvrir un duo de frères encore
débutant et cherchant à bien fonctionner, avec un air rajeuni et
une bonne dose de candeur par moments. Disons que le pire ne leur
était pas encore arrivé à cet instant de leur vie...
Notez je vous prie la magnifique couverture de Clayton
Crain pour ce premier chapitre, Clayton Crain qui est en feu avec une
série de ce genre et qui nous fournira vous le verrez par la suite
d'autres couvertures de cet acabit avec brio et grand plaisir !
Bon
ce coup-ci comme pour les deux précédents chapitres je ne vous fais
pas le résumé puis une analyse, on va entrer dans le vif tout de
suite si vous le voulez bien parce que la lecture de ce titre est
toujours aussi désagréable pour moi et que je ne me l'inflige qu'en
raison des magnifiques couvertures de Stjepan Sejic et pour bien vous
faire comprendre à quel point les mauvaises histoires sur Red Sonja
nuisent profondément à la renommée du titre et du personnage.
Nous
avons donc toujours à suivre en parallèle les souvenirs de la
secrétaire Maggie à partir du moment où toute sa vie est partie en
sucette suite à un crime commis sous la responsabilité de son
supérieur hiérarchique dont elle était amoureuse mais qui s'est
bien moqué d'elle pour ensuite aller voir une autre. Ces souvenirs
sont en parallèle disais-je, de l'aventure que semble vivre Sonja de
son côté dans le lointain passé, ou plutôt l'esprit de Maggie
dans le corps de Sonja, ne parvenant toujours pas à accepter cette
situation comme étant réelle et faisant tout son possible pour
tenter de se réveiller de ce cauchemar dans lequel elle semble bien
coincée.
C'est
aussi la première fois enfin qu'intervient la force positive de la
Lumière pour essayer tant bien que mal de guider son héroïne dans
cette histoire abracadabrante, même s'il faudra bien davantage que
de la bonne volonté pour arriver à faire comprendre à Maggie cette
situation. S'en suivent des combats inégaux et inintéressants au
possible, l'auteur étirant toujours davantage son intrigue pour
dissimuler le fait qu'il ne sait pas comment remplir efficacement ses
six chapitres alloués.
Globalement
c'est vraiment pas bon, c'est surtout ça que je voudrais que vous
compreniez. Ce n'est vraiment, vraiment pas une histoire de qualité,
les dessins ne sont pas exceptionnels, le scénario est confus et
oscille entre la bêtise pure et la suspension d'incrédulité
supposée -ou espérée- du lectorat pour faire passer les détails
les plus gênants ou dérangeants.
Bref,
toujours pas trouvé l'étincelle de génie qui justifiera enfin le
tout à mes yeux, mais rassurez-vous une fois que l'on aura traité
les six chapitres de cette mini-série je pourrais enfin passer à
d'autres récits de bien meilleure qualité sur le personnage de Red
Sonja et vous les présenter ensuite avec grand plaisir !
D'ici-là
faites comme moi et prenez votre mal en patience, dites-vous que ça
aide à remplir une case du planning des V.O. du vendredi sur le blog
et que ça ne pourra sans doute pas être pire par la suite !
Après
bien des tentatives pour le fuir, le combat final contre l'escadron
des Fatalibots est enfin arrivé sur le perron des Fugitifs qui, à
peine réunis, doivent déjà affronter l'ennemi en sachant qu'ils
sont moins nombreux et moins puissants. L'occasion de faire quelques
dernières confessions au groupe ou de s'ouvrir un peu plus aux
amis...
Et
en parlant d'amis, Fatalibot lui-même est en route vers son destin,
pense-t-il. Prêt à se rendre à son maître l'Empereur Fatalis, le
robot conscient s'arrête en chemin pour obtenir des renseignements
sur l'actualité, quand soudain son attention est retenue par un
flash d'information qui présente les méfaits de Fatalis au monde
entier tels que découverts par les héros en Latvérie.
Comprenant
soudain que sa programmation de base, protéger le peuple latvérien,
entre désormais en conflit direct avec les agissements de son
créateur, Fatalibot renie l'influence de ce-dernier et devient enfin
véritablement indépendant. Suivant le chemin inverse pour revenir
près de son équipe de jeunes Fugitifs en difficulté, le robot n'a
que peu de temps car ses semblables, eux, exécuteront la volonté de
Fatalis jusqu'au bout sans se poser de question !
---
Et
c'est au terme d'une bataille courte mais épique où chacun aura
donné du sien que finalement tout s'arrange, sur les carcasses
encore fumantes des Fatalibots loyaux. Vous l'aurez bien compris
c'est Fatalis encore une fois qui aura provoqué sa chute à lui
seul, par ses actes, que même l'une de ses créations robotiques est
désormais capable de juger et de comprendre dans toute leur terrible
portée.
C'était
une petite série assez sympathique au final, même si j'ai toujours
un peu de mal avec la temporalité de ce récit par rapport à
l'event principal One World Under Doom.
J'ai eu l'impression au cours de ces cinq chapitres que les
événements arrivaient les uns après les autres assez rapidement,
quand l'intrigue principale de Ryan North elle s'étale sur plusieurs
mois !
Peut-être qu'il faut simplement arrêter de se poser
trop de questions, comme Fatalibot, et accepter que parfois les
choses nous échappent un peu ou que l'on ne peut pas tout comprendre
d'un coup. L'essentiel est de se souvenir de tous ces petits moments
pour ensuite réarranger tout cela dans notre esprit comme il nous
plaira ! Merci à Rainbow Rowell pour cette fin de série et
d'arc narratif, je ne suis pas du tout partant pour lire la suite
mais en attendant elle m'a fait découvrir des personnages que je ne
connaissais que très peu et de loin, donc là aussi merci à
l'autrice et aux artistes du titre.