vendredi 2 octobre 2026

La V.O. du vendredi n°404 : Purgatori - Goddess Rising #1 of 4 (Chaos! Comics - Juillet 1999)


Après avoir défait Dracula et dévoré son cœur encore sanguinolent, Purgatori se lance aux trousses de ceux qui l'ont trahi une fois de trop, les prêtres du Vatican qui tentent tant bien que mal de se protéger dans leur forteresse et derrière leur divinité. Malheureusement pour ces hommes cupides et mal avisés, ils ont affaire à une autre sorte de déité cette fois-ci et il y a fort à parier qu'ils sont allés bien trop loin dans leur volonté d'accumuler pouvoirs et richesses.


Trahis eux-mêmes par Satrina, une jeune femme versée dans les arts mystiques et qui devait leur assurer le salut, les prêtres sont massacrés les uns après les autres par la furie de Purgatori, s'abreuvant de leur sang autant que de leur âme. Quand enfin les deux femmes se retrouvent, elles sourient du même air ravi, car leur plan se déroule à la perfection.


En effet, Purgatori et Satrina sont de mèche dans cette affaire et recherchent le meilleur moyen d'atteindre un potentiel divin illimité qui échappe encore pour le moment à la vampire de l'Ancienne Égypte. Après une nuit de plaisir, Purgatori prend le large pour se pencher davantage sur les éléments de son passé qui pourraient receler selon elle des informations capitales pour atteindre le but qu'elle s'est fixée.


Dans le même temps, Satrina entreprend de doubler sa partenaire en réalisant elle-même l'invocation d'une puissance mystique supérieure qui devrait lui accorder tout ce qu'elle désire ! Mais l'infâme entité ainsi invoquée en ce monde n'attendait que cela en réalité, et Satrina se révèle bien incapable de la maîtriser ou de la commander.


Au retour de Purgatori, qui a senti le déchaînement de puissance, Satrina se fait proprement massacrer par la déesse-vampire en rage, qui n'a que le temps de savourer le sang de sa victime avant d'être elle aussi confrontée à la créature impie précédemment invoquée. Mais contre toute attente... cet être abominable semble être lié à Purgatori d'une façon ou d'une autre, l'appelant même ''Mère'' !


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Alors là je ne peux que vous dire que j'ai positivement a-do-ré chaque page, chaque case de ce comics vintage des années '90, du pur jus de ce que produisait le petit éditeur indépendant de Brian Pulido à l'époque, Chaos! Comics, avec ses personnages entrés dans la légende depuis comme Evil Ernie ou encore la très célèbre et appréciée ici Lady Death !


Mais revenons à nos agneaux sacrificiels. Nous avons déjà eu l'occasion sur le blog de chroniquer certaines aventures de Purgatori, et même de visiter ses origines secrètes du temps de l'Égypte Antique, mais ce coup-ci je vous entraîne à ma suite dans les meilleures heures du personnage, alors qu'elle est sur le point de connaître l'apothéose de sa carrière éditoriale et surtout le summum de son pouvoir, toujours affamée. J'espère que ça vous plaira autant qu'à moi !


Le scénario est de Marc Andreyko quand les dessins eux sont assurés intégralement par Mike Deodato Jr, une véritable super-star que j'idolâtre presque autant que Michael Turner, c'est vous dire à quel point je l'estime hautement. Comme je le disais, chaque page, chaque case de sa main est un véritable délice horrifique et esthétique, dans une époque charnière entre deux décennies que l'on oppose bien souvent de nos jours. L'artiste a parfaitement su adapter son style et saisir le meilleur des deux mondes, le tout pour une œuvre indépendante !


C'est sanglant mais pas gore non plus, pas volontairement écœurant, c'est plus sexy que horrifique, tout en conservant l'ADN de ce qui fait de Purgatori une pure création de ce génie du mal qu'est Brian Pulido. Et nous n'en sommes qu'au début croyez-moi !


Ah, avant de refermer ce chapitre j'allais oublier : il y a actuellement une campagne sur Kickstarter dont je devais absolument vous parler, même si elle est très bientôt terminée. Il s'agit rien de moins que l'union de Dynamite et de Coffin Comics pour vous présenter l'intégralité de l'époque Chaos!, ici plus particulièrement les histoires concernant Purgatori d'un côté et Chastity de l'autre, deux personnages vampiriques, deux visions troubles d'un monde sombre et angoissant... mais terriblement séduisant aussi 

 

Suivez ce lien pour en apprendre davantage !! 

 

Trois omnibus, en trois éditions différentes au choix, et des tas de bonus au passage... régalez-vous si vous en avez les moyens, toute contribution sera très appréciée ! Et nous on se retrouve dans quelques semaines pour la suite de cette ténébreuse aventure...

La V.O. du vendredi n°403 : Supernatural #1 (Dynamite - Octobre 2025)


Sur la route pour tenter de retrouver la trace de leur père disparu, chasseur de démons les ayant entraîné et formé dans le but de venger la mort de leur mère, les deux frères Dean et Sam Winchester s'arrêtent dans un bourg où une étrange série de morts suspectes attire leur attention.


Au détour d'une conversation dans un bar, les frangins apprennent que des combustions humaines spontanées ont une forte tendance à se produire ces derniers temps, et ils sont aussitôt mis sur les rails de cette nouvelle affaire quand ils en viennent à suspecter une des victimes d'être en réalité à l'origine de cette malédiction.


Alors qu'ils identifient rapidement la créature surnaturelle à laquelle ils ont affaire, et qu'ils tentent tout leur possible pour la sceller à nouveau au prix de l'âme de l'un des deux, les frères Winchester sont soudain doublés par la fille qu'ils croyaient aider à échapper à tout ceci, qui était en réalité le cerveau derrière l'apparition de ladite créature enflammée.


Prête sans sourciller à sacrifier son âme au passage, la demoiselle repart avec le démon scellé et apte à exaucer ses désirs, laissant Sam et Dean avec davantage de questions qu'à leur arrivée, notamment en ce qui concerne la bassesse de la nature humaine parfois.


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C'était trop bien !


Lire un comic-book sur une série que j'adore et de l'envergure de Supernatural (que je ne vous ferai pas l'affront de vous présenter, surtout en sachant que vous en aviez une belle émission entièrement consacrée aux tous débuts du blog), ça fait un bien fou, même si c'est chez Dynamite et que le dessin ne brille pas particulièrement.


Du reste on s'en fiche un peu car l'essentiel est de se retrouver au cœur de l'action en compagnie des Winchester, et le vétéran Greg Pak nous offre une histoire courte comme on les aime avec juste ce qu'il faut d'enquête et d'action bien dosées pour atteindre un équilibre semblable à celui des premiers épisodes de la série elle-même.


Ah oui petite précision toutefois, ce comic-book se déroule apparemment entre les saisons 1 et 2 de la série télévisée, donc ne soyez pas étonnés de découvrir un duo de frères encore débutant et cherchant à bien fonctionner, avec un air rajeuni et une bonne dose de candeur par moments. Disons que le pire ne leur était pas encore arrivé à cet instant de leur vie...


Notez je vous prie la magnifique couverture de Clayton Crain pour ce premier chapitre, Clayton Crain qui est en feu avec une série de ce genre et qui nous fournira vous le verrez par la suite d'autres couvertures de cet acabit avec brio et grand plaisir !

La V.O. du vendredi n°402 : Sonja Reborn #3 - The Dark Book chapter three, ''Fear Itself'' (Dynamite - Octobre 2025)


Bon ce coup-ci comme pour les deux précédents chapitres je ne vous fais pas le résumé puis une analyse, on va entrer dans le vif tout de suite si vous le voulez bien parce que la lecture de ce titre est toujours aussi désagréable pour moi et que je ne me l'inflige qu'en raison des magnifiques couvertures de Stjepan Sejic et pour bien vous faire comprendre à quel point les mauvaises histoires sur Red Sonja nuisent profondément à la renommée du titre et du personnage.


Nous avons donc toujours à suivre en parallèle les souvenirs de la secrétaire Maggie à partir du moment où toute sa vie est partie en sucette suite à un crime commis sous la responsabilité de son supérieur hiérarchique dont elle était amoureuse mais qui s'est bien moqué d'elle pour ensuite aller voir une autre. Ces souvenirs sont en parallèle disais-je, de l'aventure que semble vivre Sonja de son côté dans le lointain passé, ou plutôt l'esprit de Maggie dans le corps de Sonja, ne parvenant toujours pas à accepter cette situation comme étant réelle et faisant tout son possible pour tenter de se réveiller de ce cauchemar dans lequel elle semble bien coincée.


C'est aussi la première fois enfin qu'intervient la force positive de la Lumière pour essayer tant bien que mal de guider son héroïne dans cette histoire abracadabrante, même s'il faudra bien davantage que de la bonne volonté pour arriver à faire comprendre à Maggie cette situation. S'en suivent des combats inégaux et inintéressants au possible, l'auteur étirant toujours davantage son intrigue pour dissimuler le fait qu'il ne sait pas comment remplir efficacement ses six chapitres alloués.


Globalement c'est vraiment pas bon, c'est surtout ça que je voudrais que vous compreniez. Ce n'est vraiment, vraiment pas une histoire de qualité, les dessins ne sont pas exceptionnels, le scénario est confus et oscille entre la bêtise pure et la suspension d'incrédulité supposée -ou espérée- du lectorat pour faire passer les détails les plus gênants ou dérangeants.


Bref, toujours pas trouvé l'étincelle de génie qui justifiera enfin le tout à mes yeux, mais rassurez-vous une fois que l'on aura traité les six chapitres de cette mini-série je pourrais enfin passer à d'autres récits de bien meilleure qualité sur le personnage de Red Sonja et vous les présenter ensuite avec grand plaisir !


D'ici-là faites comme moi et prenez votre mal en patience, dites-vous que ça aide à remplir une case du planning des V.O. du vendredi sur le blog et que ça ne pourra sans doute pas être pire par la suite !

La V.O. du vendredi n°401 : Runaways #5 - Think of the Children, part five (Marvel - Octobre 2025)


Dernier chapitre de la série.


Après bien des tentatives pour le fuir, le combat final contre l'escadron des Fatalibots est enfin arrivé sur le perron des Fugitifs qui, à peine réunis, doivent déjà affronter l'ennemi en sachant qu'ils sont moins nombreux et moins puissants. L'occasion de faire quelques dernières confessions au groupe ou de s'ouvrir un peu plus aux amis...


Et en parlant d'amis, Fatalibot lui-même est en route vers son destin, pense-t-il. Prêt à se rendre à son maître l'Empereur Fatalis, le robot conscient s'arrête en chemin pour obtenir des renseignements sur l'actualité, quand soudain son attention est retenue par un flash d'information qui présente les méfaits de Fatalis au monde entier tels que découverts par les héros en Latvérie.


Comprenant soudain que sa programmation de base, protéger le peuple latvérien, entre désormais en conflit direct avec les agissements de son créateur, Fatalibot renie l'influence de ce-dernier et devient enfin véritablement indépendant. Suivant le chemin inverse pour revenir près de son équipe de jeunes Fugitifs en difficulté, le robot n'a que peu de temps car ses semblables, eux, exécuteront la volonté de Fatalis jusqu'au bout sans se poser de question !


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Et c'est au terme d'une bataille courte mais épique où chacun aura donné du sien que finalement tout s'arrange, sur les carcasses encore fumantes des Fatalibots loyaux. Vous l'aurez bien compris c'est Fatalis encore une fois qui aura provoqué sa chute à lui seul, par ses actes, que même l'une de ses créations robotiques est désormais capable de juger et de comprendre dans toute leur terrible portée.


C'était une petite série assez sympathique au final, même si j'ai toujours un peu de mal avec la temporalité de ce récit par rapport à l'event principal One World Under Doom. J'ai eu l'impression au cours de ces cinq chapitres que les événements arrivaient les uns après les autres assez rapidement, quand l'intrigue principale de Ryan North elle s'étale sur plusieurs mois !


Peut-être qu'il faut simplement arrêter de se poser trop de questions, comme Fatalibot, et accepter que parfois les choses nous échappent un peu ou que l'on ne peut pas tout comprendre d'un coup. L'essentiel est de se souvenir de tous ces petits moments pour ensuite réarranger tout cela dans notre esprit comme il nous plaira ! Merci à Rainbow Rowell pour cette fin de série et d'arc narratif, je ne suis pas du tout partant pour lire la suite mais en attendant elle m'a fait découvrir des personnages que je ne connaissais que très peu et de loin, donc là aussi merci à l'autrice et aux artistes du titre.

dimanche 27 septembre 2026

La Beauté du Mal (Éditions Nathan - Mai 2026)


Le Titan Prométhée a trahi la confiance du Roi des Dieux une fois de plus, en subtilisant le feu sur l'Olympe et en l'offrant aux humains, simples mortels délaissés par les divinités toutes-puissantes. C'était la fois de trop. Zeus, au comble de la fureur, a proféré un châtiment exemplaire pour Prométhée, de quoi décourager toute autre tentative de le défier. Mais le Titan déchu conserve malgré tout un espoir...


Dans les entrailles de l'Olympe, Héphaïstos met la dernière touche à sa toute dernière création, supervisée par plusieurs autres dieux et déesses, et avec l'aval de Zeus en personne. La première femme de l'humanité naît ainsi, de l'argile de la terre et de la volonté du souverain divin, qui la nomme Pandore, ''tous les dons''. Bien entendu, Zeus a une idée derrière la tête, et son plan commence dès maintenant, en offrant cette femme humaine au petit frère de Prométhée, Épiméthée, dont la simplicité n'a d'égal que le mystère entourant sa frugale existence.


Zeus compte sur Pandore pour dévoiler les secrets de la fratrie de Titans, et surtout l'existence d'une prophétie réputée détenir la clé pour faire chuter le roi des dieux en personne, prophétie que Prométhée est soupçonné de conserver dans le plus grand secret malgré les affreuses tortures dont il fait toujours l'objet depuis son forfait.


A peine éveillée à la Vie et consciente de ses atouts et autres possibilités offertes par les dieux, Pandore est donc envoyée chez son nouveau mari... qui ne l'accueille pas vraiment les bras ouverts. En réalité beaucoup plus malin qu'il ne le laisse penser, Épiméthée redoute que Pandore soit un piège tendu envers lui et envers son frère, et que l'avenir entrevu par son aîné ne puisse plus advenir si le cadeau des dieux devait être accepté définitivement. Cependant, il n'a pas le choix, car repousser ouvertement Pandore serait la condamner elle aussi aux yeux de ses créateurs.


Le couple aura toutes les peines du monde à s'apprivoiser et à se supporter, chacun faisant de l'autre le responsable d'une situation qui les fait souffrir et dont les enjeux les dépassent complètement. Nourrie par sa curiosité insatiable, Pandore veut absolument rencontrer Prométhée pour écouter sa sombre prophétie dès qu'elle en entend parler, chose que son mari comme ses rares amis lui défendent absolument. Mais celle qui possède tous les dons ne saurait résister bien longtemps...


Alors que les jours se succèdent, ce qui devait arriver arrive finalement : Pandore et Épiméthée finissent tant bien que mal par s'accepter et même se dévoiler l'un à l'autre, concédant ici un terrain offert là. Convaincu désormais de la sincérité de sa nouvelle femme, le jeune Titan n'a cependant toujours aucune envie de confronter son frère pour obtenir la prophétie contre laquelle on l'a toujours mis en garde. Pandore conçoit alors un stratagème pour duper les dieux et leur surveillance incessante, suffisamment longtemps pour permettre l'entrevue fatidique.


Mais dans les hauteurs de l'Olympe, il se murmure que Zeus n'est pas assez satisfait de sa création, ni de la dévotion des êtres humains. Prévoyant l'impensable, le souverain prépare en secret la destruction des mortels s'il n'obtient pas très vite ce qu'il espère de tout cœur, et pour cela son arme sera la même que pour le plan précédent : Pandore en personne.


Confrontée à l'immensité des forces cosmiques en jeu et aux volontés qui s'opposent et se combattent sur tous les plans, la jeune femme fait également de son côté d'étranges découvertes sur ses congénères humains, et sur ce qu'ils représentent véritablement pour les dieux. Et à présent que Zeus en personne lui ordonne de déchaîner sur ses semblables un ensemble de maux plus affreux les uns que les autres, contenus dans un pithos à peine scellé, Pandore n'a plus vraiment le choix. Doit-elle se soumettre et entraîner la perte des mortels, ou bien doit-elle rallier la cause de son mari et œuvrer en secret à la chute des dieux ?


Un si beau mal... kalon kakon... c'est par ces simples mots que Zeus a donné vie à Pandore. Mais n'existait-elle pas déjà avant cela ? Serait-elle une arme de destruction, ou bien le salut de son espèce toute entière ? Pour la toute première fois de sa jeune existence, c'est à elle et seulement à elle de le décider.


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Poursuivons notre redécouverte des grands mythes de l'Antiquité Grecque sous un jour nouveau, avec cette fois-ci l'histoire de Pandore, archi-connue et on ne peut plus galvaudée désormais. L'autrice spécialiste du genre, Bea Fitzgerald, nous offre ici une relecture assez convaincante de la légende, sous un jour évidemment plus éclairé qu'à l'époque concernée, plus féministe, plus humaniste aussi surtout.


On y découvre une Pandore très curieuse en effet, mais surtout neurodivergente à sa manière et dont la seule existence représente tout à la fois un défi, un danger et un point de bascule indéniable dans l'Histoire de l'humanité soumise aux caprices parfois criminels des dieux qu'elle doit pourtant vénérer sans réserve.


Déjà à l'œuvre dans La Reine des Enfers, son premier roman du genre, Bea Fitzgerald continue de nous raconter des situations intimes intenables datant de l'Antiquité mais résonnant toujours fortement de nos jours. Je crois avoir fait l'impasse sur le second roman, mais en tout cas La Beauté du Mal, son troisième il me semble, ne réussit pas forcément là où son aîné brillait particulièrement. Et c'est tant mieux quelque part, comme ça il y a suffisamment de différences et de divergences entre les récits et entre les traitements des légendes d'autrefois, pour que le lectorat ne se sente pas replongé dans la même soupe encore et encore comme on en avait justement pris l'habitude avec les récits mythologiques depuis leur redécouverte massive à la Renaissance.


J'ai conscience que mon résumé dévoile déjà beaucoup, mais en réalité ces enjeux sont révélés presque dès la rencontre entre Pandore et Épiméthée, et le roman tout entier tourne autour de cet axe qui n'en finit pas et qui, peut-être par moments je l'avoue, a pu me lasser, m'exaspérer ou simplement me désintéresser de ma lecture, expliquant ainsi le laps de temps entre son commencement et la dernière page refermée. Mais au final ça valait le coup, c'est l'essentiel. Je suis cependant davantage attiré par l'histoire de Perséphone et Hadès que par celle de Pandore ici, et j'en suis le premier désolé.


Peut-être que lire le second roman, consacré à Cassandre, est en vérité nécessaire pour tout bien apprécier. Les trois livres ne se suivent pas et ne se complètent pas forcément les uns les autres, mais les personnages s'y retrouvent d'une mise en scène à une autre, certains visages familiers et d'autres totalement cruciaux s'alignant dans chaque histoire. Peut-être existe-t-il donc une certaine forme de continuité qui m'a échappée, et que je vais devoir rattraper. En attendant, c'était une bonne lecture et au bout du compte un bon gros moment de passé, avec des sujets de réflexion à maturer dans son coin par la suite. Hâte de découvrir le prochain mythe à passer sous cette plume !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 18 septembre 2026

La V.O. du vendredi n°400 : Witchblade tome 2 (Image/Top Cow - Août 2025)


Toujours sur les traces du dernier des assassins de son père, l'inspectrice Sara Pezzini s'apprête à pénétrer dans l'antre du multimilliardaire Kenneth Irons, dont son mentor Ian Nottingham lui a fourni la localisation ainsi qu'une invitation. Mais au sommet du gratte-ciel de Irons, Sara va surtout découvrir que l'univers dans lequel elle a mis les pieds depuis sa rencontre avec l'artefact mystique appelé Witchblade est bien plus vaste qu'elle ne le pensait.


Peuplé de créatures étranges, d'objets insolites et de légendes tirées des pires cauchemars de l'humanité, ce monde auquel Kenneth Irons a librement accès en tant que grand collectionneur n'a presque plus aucun secret pour lui. Mais il lui manque toujours quelques éléments importants de sa belle collection, dont le Witchblade justement. Faisant tout son possible pour dénigrer Sara et lui ôter ses maigres certitudes concernant son rôle de porteuse et protectrice de l'artefact, Irons lance ses troupes à l'assaut de notre héroïne, qui ne doit son salut qu'à l'intervention de Ian en sa faveur au dernier moment.


Tous les deux parviennent à se réfugier dans l'univers de poche qui leur appartient et où ils s'entraînent en permanence, quand ils ne sont pas occupés à se rapprocher davantage et à partager une passion bien taciturne. Là, Sara reprend de zéro l'enquête sur la mort de son père, cherchant surtout à se changer les idées tandis que les paroles de Irons la hantent jour et nuit. Est-il possible que le Witchblade se soit effectivement trompé en s'accordant à elle plutôt qu'à une autre ? Que tous les bouleversements majeurs de sa vie récemment ne soient arrivés que par pure erreur ? Et Ian ?


En fouillant dans le passé de sa brigade, et en remontant une piste difficilement arrachée à son supérieur qui continue de veiller sur elle de loin, Sara finit par croiser le chemin d'un assassin de la pègre, le jeune Jackie Estacado, alors que celui-ci est en plein travail dans le zoo du Bronx. L'affrontement est immédiat entre les deux fortes têtes, d'autant que le Witchblade réagit étrangement à la proximité de Jackie et des illusions ténébreuses qui semblent l'entourer et l'accompagner où qu'il aille, sans même qu'il en ait conscience. Sara finira par le laisser s'échapper, préférant retrouver la maîtrise d'elle-même et surtout obtenir un nom, sa prochaine cible.


Et, tandis qu'elle rencontre un parrain de la mafia dans un restaurant entièrement contrôlé par les créosotes, Sara découvre que ces sournoises créatures ont infiltré bien plus que quelques hôtes depuis qu'elle a commencé à remonter leur piste. Via une clé d'univers de poche, elle parvient à accéder à une crypte d'ossements prodigieusement étendue, véritable temple des créosotes destiné à la survie de leur espèce toute entière.


L'affrontement avec l'amalgame de créosotes tourne à l'avantage de Sara et du Witchblade une fois encore, mais soudain c'est Kenneth Irons qui se présente dans la crypte avec Ian comme complice ! Irons exige que Sara aille lui chercher quelque chose au cœur du temple impie, une quête pendant laquelle elle devra aussi relever plusieurs épreuves à la fois physiques et mentales pour accéder à un autre univers de poche où elle retrouvera Jackie Estacado crucifié par son propre clan semble-t-il !


Mais en s'acharnant à libérer Jackie, Sara finit au contraire par provoquer une dangereuse catastrophe à venir. Dans la pièce suivante, l'inspectrice découvre une jeune femme ailée enfermée dans une cage dorée, un ange véritable selon toute vraisemblance, et elle la délivre aussitôt pour la ramener avec elle en sécurité dans la nef principale. Mais Irons prend alors le contrôle de Ian et l'envoie attaquer Sara pour s'emparer de celle qu'il appelle l'Angelus, et le duel qui se déroule à ce moment est si intense que les enjeux réels deviennent assez flous. Au pire moment possible, Irons parvient à mettre la main sur l'épée de Ian et l'utilise pour trancher le bras de Sara et s'emparer du Witchblade encore sanguinolent. Grièvement blessée tout comme son acolyte, rien ne semble en mesure de sauver Sara cette fois-ci...


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Enfin ça, c'est à voir dans la suite, le troisième tome déjà paru à l'heure actuelle en Version Originale et qui devrait arriver d'ici plusieurs mois ou plus d'un an chez les éditions Réflexions en Version Française si tout se passe bien. D'ailleurs, j'en profite pour vous demander de soutenir cette nouvelle version de Witchblade par Marguerite Bennett et Guiseppe Cafaro, car cette troisième mouture mérite vraiment que le public s'en empare à son tour et fasse ainsi oublier l'affreuse seconde série, la précédente si vous suivez correctement.


Nous avons la chance d'avoir un éditeur intéressé par la parution de cette troisième version, dont j'ai déjà pu vous présenter les nombreux avantages par rapport aux deux précédentes : globalement tous les points positifs de la première sans le côté ultra-sexualisé, et une narration bien moins prise de tête que la seconde. Les éditions Réflexions prendront donc la relève de Delcourt, éditeur historique en France de Witchblade, et autant vous dire tout de suite qu'ils prennent un sacré risque pour satisfaire un public de niche dans la niche. Si ça ne prend pas, je pense qu'on pourra dire adieu à toute autre tentative d'adaptation dans notre langue par la suite, alors faites au moins l'effort de jeter un œil au premier tome, ça ne coûte pas grand chose.


Revenons à l'histoire en elle-même. Dans ce second tome nous avons donc la présentation de Jackie Estacado, dont je ne vous ferai pas l'affront de vous spoiler l'importance cruciale auprès de Sara si on suit bien le déroulé de la première série. Vous découvrirez également Kenneth Irons et ses sombres manigances, même si son véritable objectif reste encore nébuleux, et un pan du passé secret de Ian Nottingham sera aussi dévoilé au passage !


Mais en ce qui concerne plus directement l'enquête de Sara sur les assassins de son père, il faudra encore patienter un peu pour en obtenir le fin mot, si jamais on l'obtient un jour ! Tout juste est-il révélé que le dernier flic ripou semblait travailler pour Irons... comme le monde est petit.


Witchblade saison 3 c'est toujours aussi sympa à lire, à dévorer et à décortiquer ensuite ! Les séquences de pure action n'ont pas à rougir face aux blockbusters du genre, et le fait de projeter le lectorat dans les pensées de Sara nous permet de partager ses doutes, ses peines et ses appréhensions quant au Witchblade, un artefact assez capricieux s'il en est. Toutes ces angoisses sont nourries de plus par Kenneth Irons, dont on peine encore pour le moment à saisir toute la dangerosité, mais là aussi patience ça va venir très bientôt.


Celui qui semble le mieux s'en sortir dans cette nouvelle version de son histoire c'est bien Ian, même s'il apparaît clairement manipulé par Irons dans ce scénario, sans doute dans le double but de faire partie de sa collection personnelle et surtout d'être son homme de main pour ramasser d'autres artefacts au passage. Mais Nottingham est plus profond que cela bien entendu, et son silence habituel laisse surtout beaucoup de place à l'interprétation quant à sa tragique histoire sentimentale.


En bonus dans cet album, ce dès le début d'ailleurs, vous aurez droit au petit récit en quelques pages de La Befana, un court épisode de Noël paru en 2024 et qui prendra tout son sens un peu plus tard dans votre lecture. Et en fin d'album, les couvertures qu'il ne fallait pas manquer et quelques esquisses pour bien les accompagner. Vivement la suite !

jeudi 10 septembre 2026

Girl Crush tome 1 (Shiba Édition - Septembre 2023)


En primaire, Tenka Momose était la fille toujours dans son coin, celle à qui les autres ne parlaient jamais, ne faisaient jamais attention. Difficultés familiales et sociales, bref, un cas à part dont personne ne voulait vraiment tenir compte. Jusqu'à sa rencontre avec Harumi dans la cour de l'école, le jeune garçon ne supportant pas qu'elle reste à l'écart et voulant à tout prix l'inclure dans les jeux de ses camarades, malgré les avertissements de ces derniers.


Pour Tenka, cette soudaine attention qui lui est portée a l'effet d'une bombe sentimentale. Après une brève période de résistance, elle est désormais déterminée à devenir la meilleure version d'elle-même pour être digne de Harumi, ou de ce qu'elle pense que le garçon attend d'une fille comme elle. Belle, sportive, intelligente, l'une des meilleures élèves de ses différentes classes jusqu'au Lycée. Mais pourtant, toujours célibataire et incapable de se déclarer à Harumi, qui de son côté semble s'intéresser à une autre fille un rien plus jeune dont le rêve est... de devenir idol de K-Pop !


Moquée elle aussi par les autres, elle a cependant un talent certain pour le chant et la danse, même s'ils ne sont pas encore développés au maximum de son potentiel. Potentiel qui suffit à faire réfléchir Tenka : si Harumi s'intéresse vraiment à cette Satô, alors Tenka va intensifier ses efforts pour devenir meilleure qu'elle dans tous les domaines qui la caractérisent, jusqu'à retenir à nouveau toute l'attention du garçon de ses rêves.


Cependant, Tenka n'est pas complètement à l'aise à l'idée de ''concourir'' avec une novice en la matière. Forte de sa propre expérience dans les domaines de la danse et de l'esthétique, elle va offrir à Satô des conseils personnalisés pour se mettre en valeur et utiliser au mieux son fameux potentiel. Pour Tenka, c'est surtout par envie d'être choisie par Harumi malgré le meilleur que puisse produire Satô, même si cela veut dire aider sa cadette à atteindre ce meilleur justement.


Aussi, quand Satô décide enfin de partir en Corée du Sud pour passer des auditions afin d'intégrer un groupe d'idols, Tenka lui emboîte le pas après s'être bien renseignée sur ce milieu si différent de ses habitudes. Les deux filles sont désormais concurrentes aux yeux des éventuels producteurs, et déjà Tenka se fait remarquer par certains agents de grosses boîtes, mais elle veut à tout prix écraser Satô là où celle-ci sera choisie, sur son terrain, pour que la défaite soit totale.


Quelle n'est pas la surprise de Tenka en découvrant que le monde des auditions et des chorégraphies de sélection est extrêmement concurrentiel, et qu'il existe des personnes dont le niveau dans toutes les catégories étudiées est peut-être bien meilleur que le sien ? Cette fois c'est décidé, au-delà de vouloir surpasser Satô, Tenka veut à tout prix montrer qu'elle peut atteindre le sommet face à toutes les difficultés rencontrées ou affrontées. Le concours est lancé !


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C'est un manga que je ne peux pas vraiment qualifier de shojo pur, ni vraiment de seinen non plus, en fait je crois bien que nous sommes face à un tout nouveau genre qui éclot avec l'essor international du phénomène de la K-Pop ces dix dernières années. Ce manga, œuvre de Midori Tayama, doit se définir comme une sorte de shonen de la vie réelle, où les héroïnes ne sont pas vraiment amies pour la vie et où la rivalité et l'obsession seront au cœur de toutes les motivations.


Un monde impitoyable que celui de la K-Pop, même si vu ici par le prisme du Japon voisin, et dans lequel l'autrice va plonger les deux amies/rivales jusqu'au cou pour mieux les y perdre face à tout ce qu'il faudra apprendre et gérer au quotidien. Et ce n'est encore que le début ! Ce premier tome finit tout juste par la qualification d'une concurrente inattendue, et donc la volonté redoublée de Tenka comme de Satô de fournir davantage d'efforts pour être sélectionnées. Sera-ce bien le cas prochainement ? Ça reste à voir.


Tenka Momose n'est pas l'héroïne typique que l'on pourrait imaginer. Ça ce serait plutôt Satô en fait, jeune, un peu écervelée mais terriblement passionnée par ce qu'elle fait et les gens autour d'elles. Tenka est calculatrice, elle intellectualise tout, même ses loisirs, et étudie avec une attention sur-développée ce qu'elle peut prendre chez les autres pour s'améliorer soi-même. Toujours dans le but ultime d'être le meilleur choix possible pour Harumi, ce garçon qui de son côté ne semble se douter de rien et vivre sa meilleure vie loin de ces préoccupations féminines.


Donc au final, est-ce que le lecteur a envie de voir Tenka triompher au détriment de la gentille Satô ? Pas forcément, disons qu'il va rapidement y avoir tout un tas de nouveaux personnages auxquels s'attacher et dont il faudra suivre les progrès avant de se décider à en soutenir une plus que les autres, en fait exactement comme avec le système de trainees de la K-Pop réelle. Bon courage à elles !


Chose amusante, pour la sortie des deux premiers tomes qui il me semble sont parus en même temps en 2023, l'éditeur avait inclus un faux album de chansons avec le profil de Tenka sur la jaquette. Évidemment le CD est vierge et ne sert absolument à rien, mais c'était sympa comme petit coup marketing que de proposer un service similaire à ce que viennent y chercher les fans de K-Pop en général. Et comme un anime semble être en préparation/production actuellement, nul doute que les chansons et musiques seront vraiment étudiées pour susciter l'intérêt des fans, qui là pour le coup pourront se retrouver avec une vraie Bande Originale à savourer !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 9 septembre 2026

Destiny of X tome 15 (Panini Comics - Juillet 2023)


X-Men #17 : Toujours infiltré dans la Chambre Forte, Forge doit dans l'urgence trouver une réponse à la question qui le taraude : doit-il sauver la Laura qu'il y a découverte, ou bien doit-il la laisser inconsciente dans son sarcophage et poursuivre sa recherche de Darwin ? Avant qu'il ne puisse se décider concrètement, il est attaqué par une des Enfants de la Chambre Forte, qui le soumet à un problème moral avant de repartir comme elle était venue, simplement intéressée par la réponse qu'il pouvait lui fournir. Après une brève entrevue avec Darwin, devenu pur esprit et totalement intégré au fonctionnement de la Chambre Forte, Forge décide de sauver X-23 et de la ramener avec lui à l'extérieur, malgré les troubles que cela entraînera forcément sur Krakoa à son retour. Pour l'heure, il lui faudra déjà laver sa conscience d'un péché qui le hante...


X-Men Red #9 : Magnéto est mort et n'a pas souhaité être ressuscité, malgré le besoin urgent de sa présence parmi les poids lourds mutants sur Krakoa en ces temps troublés. Xavier choisit donc de ramener à la vie un autre mutant oméga, Vulcan, Gabriel Summers en personne. Mais contre toute attente, la résurrection le ramène avec sa mentalité et son intellect instables de l'époque où il était empereur usurpateur chez les Shi'ars, pour qui il conserve d'ailleurs une haine tenace. S'envolant aussitôt pour Arakko et y assassiner la fille de Xavier, Xandra, Impératrix véritable, Vulcan ignore qu'il sert en cela les intérêts supérieurs d'Abigail Brand qui manipule toujours ses pions sur l'échiquier galactique sans que personne ne soit en mesure de l'arrêter pour le moment. Arrêté de justesse dans son geste meurtrier par une illusion et la présence de Roberto sur le trône convoité, Gabriel se rend alors à toute vitesse dans le Palais d'Automne, la dernière résidence de Magnéto sur Arakko, pour y trouver Tornade prête à l'accueillir comme il se doit !


Sabretooth #5 : Le pire est finalement arrivé, Dents-de-Sabre s'est échappé de la Fosse de Krakoa et a bien l'intention de prendre la fuite pour revenir aussitôt qu'il aura rassemblé une petite armée pour prendre l'île d'assaut et faire un véritable massacre. Doug décide alors de faire sortir les autres codétenus de Victor Creed pour les lancer à ses trousses et leur promettre une forme de rédemption à l'issue de cette mission insolite, ce qu'ils s'empressent d'accepter dans leur ensemble. Mais quelque part dans l'inconscient de Krakoa, quelque chose a été changé en profondeur par la seule présence nocive de Dents-de-Sabre...


Wolverine #28 : Le Fauve s'est amusé à lobotomiser Logan pour en faire une arme de pointe qu'il lance en direction des ennemis identifiés de Krakoa, dans le plus grand secret évidemment. Mais quand une mission risque de tout dévoiler et de foutre en l'air ses projets, McCoy doit prendre les devants et fournir une explication à Sage et aux membres de X-Force qui ne cessent de lui demander quand Wolverine sera rentré de ses mystérieuses missions qui lui prennent tant de temps ces dernières semaines. Face à l'inquiétude grandissante, le Fauve risque de ne pas avoir d'autre choix que de se débarrasser d'un élément perturbateur de plus... Quant à Logan, le moins que l'on puisse dire c'est que son esprit réagit très mal à ce lavage de cerveau des plus brutaux, et il cherche désespérément à trouver la faille dans sa cage comme un animal extrêmement perturbé et donc extrêmement dangereux...


Legion of X #8 et #9 : Les mutations secondaires se multiplient partout dans le monde, transformant certains mutants en véritables créatures monstrueuses et incontrôlables. Diablo doit mener l'enquête avec une équipe réduite mais il lutte déjà lui-même contre la bête tapie à l'intérieur de son esprit et qui ne demande qu'à sortir. De son côté, David accueille son père le professeur Xavier dans son Autel, la dimension spirituelle qu'il abrite en lui, pour lui faire découvrir toutes les merveilles qui s'y trouvent et s'y déploient, offrant soins et protections aux mutants qui en ont le plus besoin. Si Xavier ne peut cacher son étonnement et son admiration devant de tels procédés qui lui échappent toujours, il a cependant peut-être signé la fin de toutes ces merveilles en tentant de se débarrasser du problème que lui pose son fils...

Diablo mène son équipe jusque dans les montagnes enneigées de l'Europe Centrale, où se cache sa mère adoptive, une sorcière très puissante qui pourrait leur expliquer l'origine du phénomène de sur-mutation auquel ils sont confrontés. Il s'avère cependant que la sorcière serait en réalité à l'origine dudit phénomène ! Et pendant ce temps, dans le repaire de Diablo sur Krakoa, les choses s'aggravent encore de plusieurs crans quand on découvre soudain que Nemrod a infiltré l'esprit de Krakoa en passant par Warlock, et que des Sentinelles bio-mécaniques sont déjà en place pour une intervention imminente !


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La série Legion of X redevient intéressante et se retrouve même pratiquement sur le devant de la scène mutante chez Marvel à cette époque, avec cette menace immédiate des Sentinelles adaptées à l'environnement de Krakoa par Nemrod. Mais que vient y faire la mère adoptive de Kurt, ça je ne me l'explique pas entièrement même si je suppose que ce sera éclairci par la suite.


Quant à ce qui couve maintenant depuis plusieurs numéros entre le Fauve et ses coéquipiers de X-Force, surtout Wolverine, je n'en finis plus d'attendre que ça se résolve pour pouvoir passer à autre chose ! Et si les intrigues autour d'Abigail Brand sont certes massivement dangereuses pour Arakko et Krakoa, elles m'ennuient cependant pas mal jusqu'à présent, Vulcan étant un personnage dont je n'ai pour ainsi dire rien à faire. J'espère là aussi que l'on passera vite à autre chose une fois que Tornade lui aura réglé son compte, tout en me préparant malgré tout au pire envisageable...


Et Laura me direz-vous ? Le fait de se retrouver avec deux personnes identiques sur Krakoa est interdit normalement, mais là il n'y avait pas vraiment le choix. Est-ce que le Conseil Secret exigera une réponse rapide à ce problème, lui dont les membres sont déjà bien englués dans une situation des plus périlleuses de leur côté ?


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 4 septembre 2026

La V.O. du vendredi n°399 : Cloak or Dagger #1 (Marvel - Octobre 2025)

Variant cover by Ivan Talavera

L'ère de Révélation est arrivée, et elle entraîne tout un tas de changements brutaux dans la réalité ! Ainsi, pour la Cape et l'Épée c'est désormais une toute nouvelle dynamique de leur duo qui commence...


Agents protecteurs de l'humanité dans ce qui reste de ses territoires face à la propagation du virus mutant, les deux héros ne peuvent plus se retrouver en même temps au même endroit car cela pourrait apparemment déclencher une véritable catastrophe. A la place, ils alternent leur présence physique tout en restant reliés mentalement l'un à l'autre pour communiquer.


Le fait qu'ils soient aussi mari et femme dans cette histoire ne fait que compliquer les choses pour eux, mais ils semblent aussi avoir pris leurs habitudes et leur parti dans cette configuration si particulière. Ils ont même une fille qui semble exister dans l'espace mental, et dont ils s'occupent en permanence à tour de rôle.


Leurs pouvoirs sont également mélangés, les deux tirant leurs capacités de la Lumière et des Ténèbres à la base et pouvant maintenant mixer les deux éléments dans des attaques dévastatrices pour les rangs ennemis.


Et justement, ces fameux ennemis viennent de passer à l'action une fois encore en enlevant tout un car de réfugiés humains, que notre duo va devoir retrouver au plus vite au cœur du territoire hostile, pour se rendre compte que certains des rescapés ont muté !


Un autre duo bien connu, les jumeaux Strucker Andrea et Andreas, cible volontairement des cars à détourner pour en exposer ensuite leurs occupants à l'énergie mutante qui coule dans leurs veines et s'active quand ils sont en contact l'un avec l'autre. Et leur plan semble être de faire muter certains chanceux quand les autres sont tout bonnement vaporisés...


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Vous l'aurez compris c'est donc une toute nouvelle perspective qui s'ouvre pour la Cape et l'Épée dans cette mini-série qui doit servir d'accompagnement à l'event mutant Age of Revelation, une série mineure dans le cadre global mais qui m'intéressait assez de par la promesse de chambouler le délicat équilibre des pouvoirs entre les deux membres du tandem de choc.


Même le titre de la série donne une information capitale sur ce qui s'y déroule : désormais nous ne pouvons plus avoir la Cape ET l'Épée au même endroit au même moment, mais l'un OU l'autre seulement. DU GÉNIE !!


Variant cover by David Nakayama
 

 

Promesse pour l'instant assez réussie et respectée, et on y intègre même les jumeaux Strucker comme opposants à la fois sur le terrain mais aussi dans la logique de fonctionnement de leurs pouvoirs, ce qui pourrait nous donner des situations plutôt intéressantes et délicates à régler dans un avenir tout proche. J'ai hâte de poursuivre cette gentille découverte dans son coin !


Celles et ceux qui suivent les revues mutantes mensuelles de Panini ont déjà lu ces chapitres en Version Française je le sais bien, mais j'ai un retard énorme dans presque tous les univers comics à ma disposition donc par pitié ne spoilez rien si possible !

La V.O. du vendredi n°398 : Sonja Reborn #2 - The Dark Book chapter two, ''Fahrenheit 452'' (Dynamite - Octobre 2025)


Bon comme la fois précédente je ne vais pas perdre mon temps à vous faire un résumé détaillé de ce qui se passe dans ce second chapitre d'une série qui me déplaît souverainement, je vais juste survoler l'essentiel.


La personne de notre époque, secrétaire politique d'un membre de la famille royale Britannique, qui s'est retrouvée après un accident dans le corps de Sonja la Rousse au temps des légendes immémoriales, eh bien cette personne continue de nier l'existence concrète de ce qui lui arrive et de tenter de se réveiller d'un mauvais rêve qui commence doucement à devenir un vrai cauchemar.


A grands renforts de quiproquos et d'imprécations diverses, celle qui est maintenant Sonja tente de se faire comprendre des autochtones tout en se débrouillant de son mieux avec les nouvelles lois de cette époque qu'elle ne connaît évidemment absolument pas. Le personnage n'a aucune jugeote, au point que c'est tout le temps son jeune écuyer et apprenti qui la sortira de la mouise quand elle s'y enfonce allègrement.


Le téléphone portable que notre protagoniste a emporté avec elle dans son voyage temporel pour on ne sait quelle raison exactement ne fonctionne bien sûr pas le moins du monde normalement à cette époque si reculée, mais ça n'empêche pas les Pictes sanguinaires de se battre jusqu'au sang pour le posséder. Quant à sa propriétaire, elle y renonce volontiers en se rendant compte qu'elle joue peut-être véritablement sa vie dans cette histoire de fous.


Donc résumons, nous avons désormais une Sonja qui ne sait ni se battre ni se comporter correctement en son temps, habitée par la conscience on ne peut plus désagréable d'une personne de notre époque qui n'a rien à faire là, et il faudrait que l'on accepte que cette nouvelle série soit un genre de Renaissance pour Red Sonja et son univers ? Je ne crois pas non.


Bien entendu je suis curieux et pigeon dans l'âme donc je poursuis ma lecture dans les autres chapitres à venir prochainement... mais quelque chose s'est déjà brisé en moi quelque part. Pigeon oui, mais plus du tout bon public maintenant ! Vivement que je puisse me replonger dans des histoires bien plus respectables et respectueuses de Red Sonja pour vous les présenter comme il se doit. En attendant, celle-ci ne vaut sa présence dans ma collection que pour les couvertures de Stjepan Sejic, et je subodore que c'est aussi le cas pour de nombreux fans de par le monde.


Quant à l'espèce de duel entre Lumière créatrice et Ténèbres nébuleuses qu'on voudrait nous faire intégrer au forceps dans cette histoire juste nulle, je n'en vois aucun intérêt si ce n'est pas Sonja elle-même qui doit concourir dans cette joute cosmique. Et j'ai le plus grand mal à m'imaginer que la secrétaire qui habite son corps va soudain en quelques chapitres à peine se conformer totalement à ce que l'on attend toutes et tous de Red Sonja.

La V.O. du vendredi n°397 : One World Under Doom #8 - To Will the Good (Marvel - Octobre 2025)


Toutes les forces alliées sont jetées dans la dernière grande bataille contre l'Empereur Fatalis, qui détient toujours les immenses pouvoirs et ressources de son titre de Sorcier Suprême. Si la Latvérie est désormais une zone de guerre, avec un assaut total sur le château de Fatalistadt, le reste du monde semble figé dans l'ignorance ou plutôt en attente de la conclusion de cette sombre histoire, qui devrait déterminer l'avenir de l'ensemble de la planète par la suite.


Tous les héros sont mobilisés, des Avengers aux X-Men en passant par les Quatre Fantastiques, épaulés de quelques vilains repentis pour l'occasion. Tout le monde est vraiment sur le front, face à Fatalis seul en pleine possession de ses moyens et refusant de reculer d'un pouce, contrant toutes les attaques, toutes les offensives, tous les coups tentés contre lui. Rien ne semble vraiment en mesure de le stopper ou même de le ralentir, et la colère monte lentement dans son esprit à mesure que la rébellion générale s'intensifie.


De son côté, Valéria Richards tente le tout pour le tout afin de bénéficier d'un moment seule à seul avec son parrain, nul autre que Fatalis donc, sur le Plan Astral, un endroit de sérénité et de calme où le choc de la bataille ne les atteindra pas. Fatalis répond d'ailleurs avec plaisir à cette requête, sans toutefois cacher à sa filleule qu'il est très occupé sur le plan terrestre et n'a que peu de temps à lui consacrer. Quand bien même, Valéria demeure la seule filleule de Fatalis, et Fatalis lui offrirait tout ou presque.


Mais quand la jeune fille lui demande d'arrêter les frais et de renoncer à son rôle d'Empereur mondial, Fatalis ne peut que ressentir une sourde déception et s'éloigne d'elle, coupant même tout accès à son esprit ou à son armure pour le joindre par la suite. Valéria ne peut que digérer cet échec, qui demeure un affront pour elle, et elle tente aussitôt d'autres stratagèmes sans réussir le moins du monde.


Sur le terrain, Fatalis est de nouveau pleinement maître de lui-même et il en a enfin assez de toute cette comédie. Alors que la Chose le frappe durement avec une masse cosmique forgée à partir de l'énergie de tous les acteurs présents sur place, cela ne semble pourtant pas entamer les défenses du Sorcier Suprême, qui se relève d'entre les ruines de son château, indemne.


Las, ce n'est plus le moment de plaisanter ou d'encaisser. A présent c'est l'heure de rendre les coups. Fatalis déploie alors son arme la plus terrible, sa tactique la plus puissante sur le moment, en déclenchant l'explosion de son armure en centaines de fragments qui viennent poignarder chacun de ses opposants tels des shrapnels, blessant tout le monde mortellement. Mortellement certes, mais sans en mourir pour autant, car Fatalis ne souhaite pas le trépas de ses ennemis, seulement leur reddition pleine et entière. Il force d'ailleurs à nouveau les lois de la réalité et de la magie en faisant en sorte que cet événement, la défaite totale des héros face à lui, devienne un point canon dans chaque réalité, chaque temporalité parallèle du multivers, que rien ni personne ne pourra jamais plus modifier.


Mais, alors que l'Empereur Fatalis s'apprête à savourer sa victoire, un faible appel se fait entendre derrière lui. Valéria, qui en désespoir de cause s'est rendue en personne sur le champ de bataille, a elle aussi reçu des éclats magiques dans le corps et se meure réellement. Affolé, Fatalis ne peut que recueillir le corps meurtri de sa filleule dans ses bras, réalisant qu'il a ainsi forgé seul sa propre et humiliante défaite...


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Je ne sais pas si l'on doit croire la dernière case qui nous montre en ombres la tête de Valéria se détacher du reste de son corps, mais en tout cas une chose semble sûre et certaine la pauvre est décédée par la faute de Fatalis et de son explosion fragmentée. Pourquoi elle et pas les autres cependant du coup ? Je pense que c'est parce qu'elle n'était pas prévue au programme, elle ne devait tout simplement pas se trouver là et donc Fatalis ne l'a pas sentie ni vue arriver quand il a déclenché son piège, ciblant sciemment tous les héros lui faisant face mais pas l'élément inconnu et instable de l'équation qui venait juste de se rajouter, imperceptible sur l'instant T.


Et étant donné que cet événement est devenu un point canon du Temps dans sa totalité multiverselle, impossible de ramener Valéria à la vie, impossible ne serait-ce que d'annuler l'explosion ou même de modifier la trajectoire des projectiles qui lui ont ôté la vie. Selon les propres paroles de Fatalis, rien ni personne ne saurait détricoter cet événement à présent qu'il a été scellé. Valéria est donc morte, définitivement semble-t-il... un prix atroce pour une victoire des plus amères. Tout cela pour avoir voulu apaiser son parrain une dernière fois et lui faire entendre raison...


Imaginez alors la culpabilité et l'horreur qui doivent être celles de Fatalis réalisant d'un seul coup tout ce qu'implique son dernier acte de guerre. Le Fatalis de 2099 avait peut-être raison au final : Fatalis régnera bel et bien, mais sur un désert de morts et de souvenirs éteints. Comment pourrait-on le pardonner ? Comment pourrait-il seulement SE pardonner pour ce qu'il vient de faire ?


Réponse probable dans le neuvième et ultime chapitre à venir de cet event Marvel, restez branchés pour n'en perdre aucune miette !

La V.O. du vendredi n°396 : Krypto, the last dog of Krypton #5 - Summer (DC Comics - Octobre 2025)

Variant cover by David Talaski

Dernier chapitre de la série.


De nouveau livré à lui-même, le pauvre Krypto erre dans la forêt et dans les plaines du Midwest à la recherche de nourriture et surtout d'un nouveau foyer. Alors qu'il passe non loin de fermes agricoles, il se rue soudain au secours d'une famille piégée par des extorqueurs qui veulent s'approprier ces terres, le meurtre paraissant une solution envisageable pour eux. Grâce à l'intervention du super-chien toutefois, le pire sera évité de justesse et les autorités compétentes seront rapidement prévenues par la suite.


Attiré tout à coup par une odeur familière dans l'air, Krypto fausse aussitôt compagnie à ses nouveaux débiteurs pour se rendre à quelques kilomètres de là dans une autre exploitation, où serait apparu d'après ce que racontent les locaux un certain Superboy récemment... Évidemment il s'agit de la ferme de Jonathan et Martha Kent, qui ont déjà accueilli voilà quelques années de cela un bébé venu en fusée d'un autre monde et commençant tout juste à développer ses faramineux pouvoirs !


En voyant à quel point le chien et le garçon venus de l'espace semblent bien s'entendre et se comprendre, Jonathan Kent pense aussitôt à un petit pendentif doré qui était dissimulé dans la capsule de son cher Clark, représentant le même symbole que sur les seules affaires qu'il avait en arrivant sur Terre : le sigle de la Maison El. Preuve en est que le chien appartient très certainement au même monde, et qu'à travers le Temps et l'Espace les deux aliens se sont retrouvés contre toute attente ! Une amitié comme celle-là ne peut qu'être célébrée, ce que la famille Kent s'empresse de faire en accueillant son nouveau membre. Tout est bien qui finit bien !


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Ou plutôt, tout commence seulement si je puis dire. Vous l'aurez compris assez facilement je pense, le jeune Clark Kent n'est autre que le fameux Superboy que les habitants du coin commencent à voir voler et gambader dans les environs, et il sera désormais accompagné de son fidèle Krypto, ravi d'avoir retrouvé l'un de ses maîtres d'origine au bout de son étrange voyage.


Ce petit récit en cinq chapitres par Ryan North était plutôt émouvant et agréable, avec relativement peu de dialogues à cerner et à comprendre, tout passe vraiment par les perceptions immédiates du chien de l'espace et de son nouvel environnement étranger. Une franche réussite selon moi et qui méritait bien les honneurs d'une adaptation en Version Française il y a quelques semaines chez Urban Comics en intégralité.


Quant à savoir qui de Krypto ou de Clark est arrivé le premier sur Terre... mystère, mystère doublement mystérieux puisqu'il ne sera jamais vraiment élucidé dans ces quelques chapitres et pages de bonne aventure. Je pense que les lois de l'espace-temps peuvent très bien avoir été chamboulées par les deux voyageurs cosmiques, qui ont fait le trajet dans des vaisseaux expérimentaux comme nous le rappelait le premier chapitre... et surtout, on sait bien vous et moi que les chiens ne perçoivent pas du tout le temps qui passe de la même façon que nous autres. Krypto peut donc avoir eu l'impression d'avoir passé seulement trois ou quatre saisons naturelles sur Terre, quand en réalité ça fait peut-être déjà quelques années qu'il s'y trouve ! Ou bien il a pu apparaître à la sortie de son trou-de-ver au même moment que Clark, ou bien encore après ce dernier qui sait ? Faites-vous votre propre avis sur la question !