Cette histoire en one-shot se situe entre l'épisode 5 et l'épisode 6 de One World Under Doom.
Fatalis est donc le nouveau Sorcier Suprême de la Terre, et prend son nouveau rôle de protecteur très à cœur. Au point surtout de se placer en Empereur Suprême de la planète, la Latvérie prenant de fait le contrôle de toutes les autres nations pour les modeler sur son propre schéma, tout en prenant en compte leurs nombreuses différences bien entendu.
Évidemment il y a beaucoup de personnes que cette situation dérange, et Fatalis en a déjà affronté plusieurs d'ailleurs... mais certainement pas venues d'aussi loin que son prochain adversaire : lui-même ! Ou plutôt, sa version issue de l'an 2099, où les méga-corporations règnent sans partage sur un monde futuriste dystopique, et où Fatalis règne au-dessus à nouveau.
Le Fatalis de 2099 utilise les dernières réserves d'énergie en sa possession pour alimenter sa machine à voyager dans le Temps, et programme une apparition en 2025 pour affronter son incarnation du passé et surtout l'avertir d'un grand danger qui menacerait son existence sur l'ensemble de l'espace-temps.
Mais bien sûr, l'Empereur Fatalis n'a que faire d'un tel avertissement, n'étant pas franchement convaincu dès le départ qu'il lui émane de sa propre personne dans le futur. Fatalis 2099 avait prévu cela, se connaissant bien, et déchaîne alors une équipe de justiciers prélevés dans différents avenirs, que l'Empereur Fatalis vaincra finalement sans grand mal avant de les renvoyer dans leurs époques respectives.
Ses pouvoirs magiques et sa science étant à leur paroxysme, l'Empereur Fatalis n'a aucun devoir d'attention envers une hypothétique version du futur de lui-même venue lui intimer l'ordre de déposer toute cette puissance avant qu'il ne soit trop tard. Triomphant des protections du Fatalis 2099, l'Empereur Fatalis se montre toutefois magnanime et le réexpédie fissa en l'an 2099, se coupant ainsi de tout conseil judicieux qu'il aurait peut-être mieux fait d'écouter plutôt que de laisser son orgueil parler pour lui...
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La situation qui nous est présentée dans les scènes représentant l'ère 2099 m'est inconnue, n'ayant pour l'heure pas eu l'occasion de lire la série Doom 2099 déjà disponible en omnibus chez Panini par chez nous. Mais on comprend sans le moindre effort où veut nous emmener ce one-shot sorti avec un léger retard mais s'intercalant bien après les deux chapitres consacrés au combat face à Dormammu.
Les scénaristes et dessinateurs se permettent donc un petit écart sur le côté de l'intrigue principale de Ryan North pour nous raconter la rencontre entre deux versions ''ultimes'' du même personnage à deux moments-clés de son existence, les deux ne s'appréciant pas vraiment l'une l'autre et n'ayant qu'un laps de temps très court à consacrer à chacun. J'ai eu l'impression que le Fatalis 2099 est plus posé et moins enclin aux crises d'ego qui frappent souvent notre Fatalis dans les moments où il pourrait sans cela triompher, et c'était là sans doute l'avertissement qu'il devait lui délivrer...
Nous verrons bien si la situation présentée en 2099 adviendra ou non à l'issue de l'event en neuf parties que nous suivons actuellement, mais tout est mis en place de telle façon que les travaux des auteurs précédents ne soient pas anéantis pour autant, et se situent en parallèle les uns des autres époque par époque.
Comme l'ère Krakoa pour les mutants, l'Empereur Fatalis est une apogée pour le personnage de Victor Von Fatalis, et malgré toutes ses précautions (et il y en a énormément) il est très possible désormais que le goût de sa plus grande victoire soit des plus amers...

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