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vendredi 24 juillet 2020

La V.O. du vendredi n°154 : Spider-Man / Red Sonja (Marvel / Dynamite - Mars 2008)


Il y a quelques années de cela, Spider-Man s’est retrouvé en fâcheuse posture au sein du Metropolitan Museum, où un démoniaque sorcier venu du fond des âges avait pris possession d’un pauvre gardien de nuit et planifiait d’invoquer de sombres déités. Avec l’aide d’une rousse guerrière à l’épée acérée issue elle aussi de la même lointaine époque, notre héros a réussi à bannir le sorcier et à sauver la situation, et personne ne s’est rappelé quoi que ce soit hormis lui-même.

Mais aujourd’hui, les choses vont changer ! Kulan Gath est de retour, une fois encore, et il a nettement mieux planifié son invasion de notre époque moderne cette fois, c’est le moins que l’on puisse dire. Ayant à nouveau pris possession du corps d’un innocent, le sorcier se met aussitôt à transformer l’ensemble de la réalité l’entourant à l’image de sa propre époque, pour mieux pouvoir en prendre le contrôle. Tous les gens et les bâtiments absorbés par sa magie deviennent de parfaits citoyens de l’âge Hyborien. Tous, sauf notre Tisseur préféré qui conserve sa personnalité et ses souvenirs intacts comme la première fois.

Mais ce coup-ci, Kulan Gath a tout prévu : il pervertit le sortilège qui permettait à Red Sonja de s’incarner dans le corps de Mary-Jane Watson pour le combattre, et il l’appelle pour qu’elle vienne terrasser le démon au corps d’homme-araignée qui se met encore et toujours en travers de sa route ! Et pour bien faire, le noir sorcier fait également appel à un pouvoir encore plus sombre en la personne trouble de Venom, qu’il lance aux trousses des deux combattants occupés à s’entretuer !

Fort heureusement la bravoure de Spidey va réveiller quelque chose dans les souvenirs et l’âme de Red Sonja, qui comprendra juste à temps qu’il n’est pas son ennemi ! Trop tard cependant pour le sauver, car Spider-Man est capturé inconscient par des soldats réunissant les badauds dans les camps de la mort de Kulan Gath afin d’alimenter son pouvoir et de lui permettre d’étendre son influence au reste du monde. Convaincue de la justesse de leur cause commune, Sonja se prépare à la bataille à venir, en réunissant sa propre troupe de rebelles prêts à mourir pour défendre la liberté. Mais de l’autre côté, le sorcier en fait autant en prenant le contrôle de certains des pires ennemis de Spider-Man pour rejoindre son armée, à commencer par le Lézard, le Scorpion, Vermine et le Super-Bouffon !

Et tandis que la bataille fait rage dans le camp assiégé, et que nos deux héros luttent contre un mal bien trop puissant, l’ennemi prend enfin possession de ce qu’il convoite le plus : le symbiote Venom ! Exit Kulan Gath, place à Kulan Venom désormais, un tout nouveau seigneur de l’obscurité, presque un dieu vivant ! Prêt à tout pour refondre le monde tout entier dans son propre univers, le sorcier en transe s’avance pour exécuter ses deux adversaires vaincus… quand soudain, la révolte éclate et les prisonniers s’échappent de partout pour affronter les démons et autres créatures des ténèbres et de l’oppression !

Grâce à cet élan populaire, Spider-Man parvient à reprendre le dessus et à les libérer lui et sa partenaire de choc afin de lui permettre de porter le coup fatal, une fois Kulan Gath débarrassé du symbiote par un allié inattendu. C’est terminé, le noir sorcier retourne à l’âge Hyborien dans une agonie éternelle, tandis que Sonja libère peu à peu la conscience de Mary-Jane qui retrouve Peter sans conserver le moindre souvenir de cette histoire épique. Une fois de plus, le Bien l’a emporté sur le Mal, mais personne ne le saura, hormis les véritables héros.

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C’est un récit que je voulais vraiment VRAIMENT lire un jour et j’ai enfin eu cette chance grâce à la V.O. disponible sur certains sites spécialisés. J’ai donc pu me procurer ce magnifique album en état parfaitement neuf encore sous blister et l’ouvrir tout spécialement pour cette chronique ! C’est aussi mon tout premier album de la collection ‘’Marvel Premier Edition’’ assez luxueuse je dois bien l’avouer, avec jaquette par-dessus une couverture cartonnée noire du plus bel effet, c’est bien simple l’équivalent chez nous serait à chercher du côté des anciens omnibus Panini/Marvel, c’est dire à quel point c’est soigné.

Ce beau livre contient donc deux histoires distinctes mais complémentaires : tout d’abord la toute première rencontre entre Spider-Man et Red Sonja, signée de la main de Chris Claremont en personne et dessinée d’une main experte par non moins que John Byrne, il fallait vraiment la réunion de ces deux légendes afin de nous offrir un récit aussi fort en aussi peu de pages pour l’époque ! Ensuite, les cinq chapitres de la mini-saga de 2007 écrite cette fois par Michael Avon Oeming et dessinée par Mel Rubi, deux grands talents qui connaissent les personnages sur le bout des doigts !

Le vrai point fort pour moi, outre la collaboration de deux de mes héros favoris des comics, ce sont les couvertures tout simplement somptueuses dessinées pour l’occasion tout spécialement par Michael Turner, alors physiquement sur le déclin mais toujours bourré de talent et de savoir-faire. C’est bien simple, ce sont cinq illustrations (et quelques variantes bonus) qui dégagent une telle puissance et une telle beauté que je suis resté à les contempler un bon moment avant de reprendre la lecture. Et quand on voit les nombreux crayonnés présents dans le skechtbook de l’artiste daté de cette époque pour la préparation de cette œuvre, on se rend compte qu’il a vraiment beaucoup travaillé son sujet. Il n’en fallait pas davantage pour me convaincre !

La lecture est plutôt facile, il n’y a pas vraiment besoin de connaître sur le bout des doigts les histoires passées de Red Sonja, tout vous est mâché et expliqué au fur et à mesure et ce dès les premières scènes. Fiez-vous simplement aux impressions du Tisseur et suivez le guide pour une aventure magique et épique que vous ne regretterez pas d’avoir vécue !

mercredi 17 juin 2020

Michael Turner sketchbook - The Complete Collection (Aspen Comics - Juillet 2016)


Pour ce 700ème article, je voulais absolument vous trouver une véritable perle, quelque chose qui changerait des autres artbooks que je vous présente d’ordinaire tout en relevant le niveau si possible. Et j’ai enfin pu me décider à ouvrir et parcourir ce magnifique album édité par Aspen Comics, la maison d’édition du très regretté Michael Turner. C’est parti !

Vous connaissez bien maintenant Michael Turner je suppose, ce n’est pas le premier recueil d’illustrations de ses œuvres que je vous présente. Si vous avez bien fait attention d’ailleurs, j’essaie de vous en conseiller un tous les 100 articles… passons. C’est un artiste que j’adore et que j’admire énormément, de par sa philosophie de vie, ses séries et surtout, disons-le tout de suite, son style juste incroyable.

Dans ce recueil-ci, vous retrouverez l’intégralité des illustrations, croquis, crayonnés et pages encrées qui étaient présentés jusque-là dans les trois minces sketchbooks d’une édition précédente. Couvrant la période de 2003 à 2008, soit les années les plus productives et significatives du bonhomme avant qu’il ne disparaisse tragiquement à 37 ans des suites d’un cancer.

Ainsi, de la fondation d'Aspen Comics en passant par son travail de couvertures chez DC puis Marvel, et jusqu’aux fondements de ce qui inspirera plus tard James Cameron pour Avatar, vous pourrez passer un temps considérable à admirer chacun des petits détails de chaque illustration, de chaque image, personnage, décor, texture… les armures, les effets d’eau, de feu, de roche, les tenues, les cheveux… filles ou garçons, tout est magnifié pour offrir le meilleur possible dans le rendu final et même dans les simples crayonnés. Un soucis du détail presque trop pointilleux, qui devait certainement lui prendre des heures et des heures sur chaque image pour tout représenter.

Je vous laisse découvrir si vous ne les connaissez pas encore les séries Fathom, Soulfire et ses travaux chez les deux plus grands éditeurs de l’industrie des comics. Seul regret, pas d’illustrations concernant sa période des débuts du coup, chez Image/Top Cow sous la supervision de son mentor Marc Silvestri, qui à mon sens est bien l’un des seuls encore aujourd’hui à pouvoir approcher un tel niveau de perfection graphique. Renseignez-vous sur les premiers chapitres de Witchblade par exemple, ou encore sa période Tomb Raider (que je vous présenterai un jour dans les V.O. du vendredi).

Comme d’habitude, j’aimerai beaucoup vous placer quelques images au fil de l’article mais ce ne serait pas rendre justice à un tel artiste, aussi je ne peux que vous conseiller vivement d’aller chercher par vous-mêmes sur les réseaux et dans les albums de ses séries fantastiques. Dîtes-vous que Michael Turner a été un touche-à-tout et qu’il a travaillé sur beauuucoup de séries, même juste en faisant des couvertures. Des Quatre Fantastiques aux Avengers et aux X-Men, en passant par Spider-Man, Thor et Hulk, ou chez la Distinguée Concurrence les inévitables membres de la Justice League que sont Batman, Superman, Wonder Woman… et son chef-d’œuvre dans le genre super-héroïque quand il orchestre visuellement le grand retour de Supergirl auprès de son cousin. Franchement, allez jeter un œil et prenez-en plein la vue !

Certes, ses personnages sont assez stéréotypés de nos jours, de belles filles et des mecs à la musculature parfaite, c’est la vibe des années ’90 dans ce qu’elle avait de plus pur. Mais encore une fois, l’harmonie, la pureté et le soucis du détail que vous trouverez dans ces quelques pages d’illustrations, ça frise le génie tout simplement et on ne retrouvera certainement pas un tel niveau avant bien bien longtemps. On aime ou pas, chacun juge évidemment, mais on ne peut qu’admirer l’application et le soin avec lesquels Turner faisait son travail, sa passion, sa vie. Cet album est un magnifique ouvrage en dur que je suis ravi de posséder et d’avoir enfin ouvert, limité à 1000 exemplaires seulement au monde. Si vous en avez l’occasion, sautez dessus !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 28 août 2019

A tribute to Michael Turner (Aspen Comics - Novembre 2008)


Parce que l'heure est aux souvenirs, et à l'occasion du 600ème article de ce blog, je vous propose comme à chaque dizaine un artbook mais celui-ci est un peu particulier, pour un artiste qui ne l'était pas moins.

Je possède ce livre depuis assez longtemps dans ma collection mais je n'avais jamais osé l'ouvrir ou le parcourir jusque là, me disant que le moment n'était pas encore venu ou que je ne connaissais pas assez l'artiste pour apprécier cet hommage à sa juste valeur. Et enfin voilà, le temps est venu et en définitive je ne regrette absolument pas !

Michael Turner est un petit génie des comics qui commence sa carrière comme beaucoup en rêvent : il présente ses dessins et planches à des dessinateurs confirmés qui vont alors le soutenir et le pousser à faire toujours mieux, jusqu'à devenir l'une des têtes de proue de Top Cow (le label de Marc Silvestri chez le tout jeune éditeur Image) en signant la co-création de pas moins que Witchblade et sa grosse vingtaine de premiers numéros. Mais les choses ne s'arrêtent pas là, ce succès n'est qu'un début et Michael Turner devient bien vite dans le cœur des fans de l'époque et encore aujourd'hui une véritable rock-star de l'industrie des comics indépendants. Mettant fin à son partenariat avec Top Cow, il fonde sa propre maison d'édition, Aspen Comics, du nom de son personnage central Aspen Matthews dans sa série Fathom, véritable bébé du dessinateur pour qui il a une affection toute particulière. Suivront bien sûr les autres séries telles que Soulfire, gros succès également, et petit à petit des essais plus intimes comme Ange ou Démon ou bien encore Assistante Exécutrice. Son plus grand regret selon moi c'est de n'avoir jamais pu trouver le temps de porter son magnifique projet pour la série Ekos, qui devait aboutir logiquement à ce que l'on peut commencer à voir dans le film Avatar de James Cameron : des décors somptueux et irréels, des personnages colorés et variés, une ambiance très proche de la Nature et beaucoup de moments contemplatifs servant à la réflexion personnelle de chacun. Malheureusement, ce dernier-né sera vite abandonné étant données les circonstances : Michael Turner souffre en effet depuis 2000 d'un cancer des os pour lequel il a déjà été maintes fois opéré et a subi plusieurs chimiothérapies. Alors que l'on pensait la rémission actée, une rechute sévère en 2008 aura finalement raison de l'artiste-patron-dessinateur-ami que tout le monde aimait, proches comme concurrents.

Dès le mois de Novembre de la même année, les partenaires et amis de Michael Turner se regroupent et font paraître ce livre, un artbook en forme de dernier témoignage et dernier hommage à celui qui leur manque tant. A l'intérieur, vous trouverez beaucoup de magnifiques illustrations tirées des travaux du dessinateur dans sa propre maison d'édition mais aussi des dessins et sketchs repris par d'autres grands noms des comics, dessinateurs comme scénaristes ou coloristes. Ses amis et partenaires de toujours profitent également de ce livre pour livrer quelques extraits de conversations ou d'expériences vécues avec Michael Turner, comme une sorte d'ultime au-revoir à destination autant d'eux-mêmes que des fans.

Aujourd'hui Aspen Comics se porte relativement bien, après plus de 16 ans d'existence, et les séries phares comme Fathom et Soulfire portent le gros de la maison, permettant à d'autres jeunes talents de s'exprimer à leur convenance. Bien sûr c'est malgré tout une petite maison d'édition avec peu de grands noms et de personnel, mais tout le monde y est profondément attaché et soudé, tous avec au cœur et à l'esprit le souvenir éternel de leur mentor parti trop tôt dans sa 37ème année. A cheval entre les états de Californie et d'Hawai'i, entre leurs traditions et états d'esprit qui transparaissent pleinement surtout dans Fathom, mais aussi grâce à de très belles et nobles inspirations Asiatiques (Japon, Chine, contes et légendes ainsi que traditions), Aspen Comics continue de nous offrir cette fraîcheur et cette âme que l'on adore parcourir, bien loin des remous des majors de l'industrie.

En guise d'hommage personnel je tenais donc à vous parler autant de l'artiste que de ses œuvres, mais ceux qui en parlent le mieux sont encore et toujours celles et ceux qui ont vécu des moments précieux avec lui, dans le travail comme dans la vie privée. Le moins que je puisse faire, c'est de vous présenter cet artbook assez fin mais très soigné en vous conseillant de le feuilleter pour voir ce qu'est vraiment la reconnaissance de toute une profession.

Enfin, je ne peux conclure qu'en citant les noms de tous ceux qui ont participé de près ou de loin à cet artbook hommage, des noms qui peut-être ne vous diront rien pour certains quand d'autres résonneront immanquablement du haut de leurs succès, des noms qui associés pour une cause ont permis de faire vivre encore un peu l'esprit Turner, devenu aujourd'hui l'esprit Aspen.

Marc Andreyko, Eric Basaldua, Joe Benitez, Eddie Berganza, Simone Bianchi, Michael Birkhofer, Brian Buccellato, Buzz, Talent Caldwell, J. Scott Campbell, Sam Campos, C. B. Cebulski, Cringe, Dan DiDio, Jason Eden, David Finch, Eduardo Francisco, Gary Frank, Megan Fox, Dan Fraga, Agnes Garbowska, Alex Garner, Alé Garza, Michael Gaydos, Renae Geerlings, Joel Gomez, Randy Green, Micah Gunnell, Lori Hanson, Vince Hernandez, Francisco Herrera, Don Ho, Richard Isanove, Paul Jenkins, Geoff Johns, J. J. Kirby, Alex Konat, J. T. Krul, Jim Lee, Rob Liefeld, Jeph Loeb, Joe Madureira, Francis Manapul, Dene Mason, Frank Mastromauro, Jim McLauchlin, Brad Meltzer, Chris Moreno, Oliver Nome, Eddie Nunez, Leonardo Olea, Siya Oum, Greg Pak, Simone Peruzzi, Brandon Peterson, Stephen Platt, Joe Quesada, Humberto Ramos, Josh Reed, Mark Roslan, Alex Ross, Marc Silvestri, Jason Rubin, J. D. Smith, Alex Sinclair, Andy Smith, Richard Starkings, John Starr, Peter Steigerwald, Christina Strain, Beth Sotelo, Sana Takeda, Billy Tan, Marcus To, Tim Townsend, Billy Tucci, David Wohl.

Ca fait du monde, amusez-vous si vous le voulez à retrouver vos artistes préférés dans le lot, ils y sont certainement s'ils ont connu Michael Turner. Bien sûr sa famille et ses proches également ont participé à cet hommage. Notez, pour finir, la magnifique couverture choisie pour l'artbook : il s'agit d'un mix de plusieurs personnages/couvertures de Michael Turner, repris par Alex Ross en personne avec son style de peinture si réaliste et plein de reliefs. Il fallait bien ça, je pense, pour que le tout soit mis en valeur du mieux possible !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article ! Merci de soutenir et de continuer à visiter Radiophogeek depuis bientôt 9 ans maintenant, un peu moins pour les articles, et on espère vous revoir très vite maintenant que les vacances sont terminées !

mercredi 10 avril 2019

The Art of Red Sonja (Dynamite - Février 2011)


Et voici comme promis précédemment le premier tome de l'artbook The Art of Red Sonja, disponible chez Dynamite depuis 2011. Bien moins épais que le second que je vous ai déjà présenté il y a quelques semaines, il contient néanmoins largement de quoi contenter vos petits yeux !

En guise d'introduction vous aurez ainsi un long texte sur 6 ou 7 pages sur les origines créatives du personnage, tirée de l'univers des romans et nouvelles de Robert E. Howard, le génial narrateur des aventures de Conan le Barbare entre autres. Red Sonja est en réalité un personnage dérivé de l’œuvre de Howard, à partir d'une nouvelle se passant bien plus tard que la vie de Conan, mais elle avait le potentiel pour rejoindre l'époque du Cimmérien sans problème ! Ainsi donc vous connaîtrez les secrets et les ficelles de la création de Red Sonja, depuis les tous premiers comics jusqu'au début des années 2000 et sa réapparition chez l'éditeur Dynamite, qu'elle n'a plus quitté depuis. Ce long texte, en anglais bien sûr, peut paraître un peu rébarbatif et vous pouvez si vous le souhaitez totalement le zapper pour passer directement à la partie qui nous intéresse tous, les couvertures ! Mais ce serait dommage de passer à côté d'un beau morceau de l'histoire des comics, donc je vous conseille de lire cette préface car elle rend admirablement bien hommage au travail des différents auteurs du personnage.

Ensuite vous entrez donc dans l'artbook à proprement parler, une succession de couvertures depuis les années '50 jusqu'à pratiquement nos jours. Elles sont très bien présentées, pas forcément dans un ordre chronologique mais elles se succèdent très bien les unes aux autres. Toutes ne sont pas de la même qualité je vous l'accorde, c'est souvent le cas avec des décennies d'histoires à raconter et à illustrer. Mes préférées viennent des artistes Art Adams, Michael Turner évidemment, Joe Prado que j'ai pratiquement découvert via cet album et bien sûr Jim Lee qui a réalisé quelques trop tares merveilles. Mais il y a encore de très nombreux autres illustrateurs, comme Mel Rubi qui a suivi pendant un bon bout de temps les aventures de Red Sonja et qui vaut toujours le détour. La couverture de l'artbook quant à elle est signée de l'illustre Marc Silvestri, trop rare ces jours-ci mais qu'on adore toujours autant ! Désolé pour la qualité médiocre de l'image d'illustration que je vous présente ici, c'est difficile de trouver une version potable et grand format pour un artbook vieux de 8 ans. Mais j'espère néanmoins que vous pourrez profiter à votre convenance du contenu si jamais vous l'avez un jour entre les mains !

En conclusion, ce premier tome de The Art of Red Sonja est un vrai bon morceau d'Histoire qu'il est toujours très agréable de posséder et de feuilleter au gré de vos envies. J'espère que vous parviendrez à le trouver, il est encore disponible sur certaines plateformes marchandes comme Amazon bien sûr mais dans l'idéal essayez de faire vivre une petite structure, ce sera ainsi un achat vertueux qui fera honneur à notre belle rousse (même si je dois avouer l'avoir pris sur Amazon moi-même, quelle honte...). A vous désormais de vous plonger à corps perdu dans ces pages colorées et grand format du plus bel effet et 'en profiter un maximum, en découvrant peut-être des talents dont vous ignoriez l'existence.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 7 novembre 2018

Women 15 - Fifteen years of the best of Michael Turner (Aspen Comics - Juillet 2018)


Joyeux 500ème article sur Radiophogeek !!

Pour l'occasion je voulais vous présenter quelque chose de vraiment spécial, et j'ai puisé dans mes réserves pour vous trouver ce magnifique album sorti lors de la dernière San Diego Comic Con en Juillet dernier. Produit par l'éditeur Aspen Comics, les héritiers du très regretté Michael Turner, ce volume cartonné de grand format et du plus bel effet, au format dit ''à l'Italienne'' aux pages glacées, rassemble quelques uns des meilleurs dessins (sketchs + colorisation) de l'artiste ayant fondé Aspen Comics avec la complicité de Peter Steigerwald, sans doute lui aussi l'un des plus grands dans son domaine de référence.

Vous y trouverez des dessins issus exclusivement des séries produites sous l'ère Aspen Comics de Michael Turner, donc du Fathom, Soulfire, Ange ou Démon, Assistante & Exécutrice... mais aussi quelques collaborations avec DC et Marvel, autour des personnages de Supergirl, Wonder Woman, Spider-Man, La Chatte Noire, et même Red Sonja ! Des dessins somptueux, sublimes, au niveau de détail parfaitement hallucinant tant version crayonnée que colorisée. C'est vraiment, à mon sens bien sûr, parmi ce que l'on peut trouver de meilleur dans les hautes sphères des artistes comics de légende. Turner était et est toujours un grand qui ne sera je pense pas détrôné de sitôt de son statut de rock-star.

Alors c'est vrai, vous pourrez aussi me dire que ce n'est pas très varié et qu'on y trouve surtout des belles filles aux physiques assez similaires quand on regarde bien. C'est vrai, c'est le domaine de prédilection de Michael Turner et de ses élèves et fans. Mais en quoi est-ce un mal ? D'autres ont un don pour dessiner des personnages forts, avec des formes, et c'est très bien. Chacun son territoire et ses capacités et goûts, comme on dit. Profitez juste de la beauté de la chose et arrêtez de vous prendre la tête, cet artbook est 100% détente et plaisir !

Autre point à aborder avant de conclure, les différentes couvertures exclusives que vous pouviez acheter à prix d'or chez DC en V.O. il y a encore quelques temps sont TOUTES présentes dans cet album, pour un prix assez raisonnable cette fois puisqu'il vous en coûtera en moyenne 70€ suivant les revendeurs en ligne. Achetez-le plutôt dans des boutiques spécialisées comme Pulp's à Paris, où les frais d'importation sont déjà compris dans le prix. Vous pourrez en profiter pour vous faire plaisir avant Noël et vous acheter aussi l'artbook regroupant l'intégralité des trois premiers recueils softcovers de croquis et sketchs de l'artiste.

Voilà, que dire pour finir ? C'est une vraie merveille que vous avez l'opportunité de découvrir ici, alors sautez sur l'occasion et procurez-le vous à un prix correct dans une boutique spécialisée et de confiance. Michael Turner nous enchante encore depuis des années et ce n'est pas près de s'arrêter tant que ses successeurs perpétuerons son héritage valeureux.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 18 mai 2018

La V.O. du vendredi n°103 : Witchblade - Borne Again tome 3 (Top Cow/Image - Février 2016)


Que dire... lorsque l'on arrive à la fin d'une série, que l'on sait que le point final va être apposé, que les crayons et autres palettes graphiques vont être reposées pour de bon... il y a toujours de l'émotion.

C'est avec cette grande et belle émotion que je dis au-revoir à la série Witchblade avec ce troisième et dernier tome de l'ère Borne Again. Sara Pezzini a fait beaucoup de chemin depuis l'année 1995 et le premier numéro de cette série singulière qui a rapidement su trouver son public et la voie du succès, grâce aux talents mêlés de Marc Silvestri, David Wohl, Brian Haberlin et bien entendu Michael Turner, sans qui toute cette grande aventure n'aurait jamais été possible au départ.

Dans ce troisième et dernier tome, vous découvrirez le sort de Jackie Estacado, le porteur du Darkness, alors que Sara se remémore son ultime affrontement avec celui qui fut, l'espace d'un instant dans un monde disparu, son amant et père de son enfant. L'heure est venue d'incarner la Balance Cosmique entre la Lumière et les Ténèbres, et Sara choisit un monde de Lumière plutôt que d'ombres froides et maléfiques, même si pour cela il lui faut détruire tout ce qui fut jamais Jackie Estacado une bonne fois pour toutes. Ainsi le Witchblade remplit son rôle et sa fonction ultime. Après cela, Sara retourne dans sa petite bourgade au Nord de New York mais est très vite rappelée par son destin quand deux agents privés se présentent à elle après l'avoir confrontée à un monstre malfaisant comme test d'aptitude. Les deux agents travaillent pour une certaine Amaryllis, qui possède de prodigieux pouvoirs magiques et qui souhaite plus que tout faire une offre à Sara : devenir son bras droit, son chevalier en armure luttant contre les forces du Mal. Sara accepte dans un premier temps afin d'enquêter sur sa nouvelle patronne, et découvre bien vite qu'elle n'est pas ce qu'elle paraît. La confrontant et la forçant à révéler sa vraie nature, Sara parvient tant bien que mal à vaincre cette redoutable adversaire, mais les forces lui manquent pour poursuivre cette vie. Il est temps à présent que le Witchblade passe à quelqu'un d'autre, qu'une nouvelle porteuse lui soit destinée. Sara propose l'artefact à trois femmes de sa connaissance, qui acceptent chacune leur tour mais que le Witchblade délaisse à chaque fois pour retourner près d'elle. Alors, après une dernière nuit de souvenirs, le temps des adieux est enfin venu et le Witchblade en paix disparaît alors, laissant Sara retrouver une vie normale et pour la première fois depuis vingt ans enfin apaisée dans son esprit.

Ainsi avec ce 185ème chapitre se referme l'histoire de Sara Pezzini, policière intègre, porteuse du Witchblade et justicière selon les circonstances, défendant les faibles et les simples mortels contre les dangers de l'au-delà et des forces qui dépassent l'imagination. Pendant 20 ans cette femme aura lutté de toute ses forces contre le Mal sous tous ses visages, de Kenneth Irons à Amaryllis, sans faillir ni reculer face au danger et à la mort de ses partenaires et amis. Une héroïne humaine que l'on aura pu suivre pendant vingt ans donc, de 1995 jusqu'au tout début de 2016. C'est une sacrée page de l'histoire de Top Cow qui se referme avec la fin de Witchblade. Ce fut pour moi un immense plaisir que de vous chroniquer les albums V.O. de la série depuis le run de Ron Marz jusqu'à la toute fin du chapitre 185, et un grand bonheur de vivre ce tournant émouvant de l'histoire des comics. Rarement l'on aura connu une héroïne aussi humaine et aussi forte, et Sara Pezzini me manque déjà fortement. Pour ce dernier album, les auteurs rivalisent de compliments et d'échanges cordiaux pour rendre hommage à celui sans qui rien n'aurait été possible, Michael Turner, décédé il y a plus de dix ans maintenant. Je tiens moi aussi à mon maigre niveau à lui dédier cette dernière chronique de Witchblade, en mémoire d'un très grand artiste trop tôt disparu, et en remerciements à tous les autres pour avoir maintenu la série en vie autant d'années et avec autant de brio.

Celles et ceux qui suivent l'actualité le savent déjà, il y a depuis quelques mois une nouvelle série Witchblade sur laquelle travaillent de nouveaux auteurs chez Top Cow/Image, je n'ai pour l'instant aucune information dessus à part qu'elle est à l'étude et qu'elle devrait paraître, si tout va bien, dans peu de temps. Ce ne sera certainement pas la même chose qu'avec Sara, et même sans Ron Marz ni aucun des grands noms de la première série, mais ce revival apportera peut-être lui aussi quelque chose de frais et de neuf dans l'industrie des comics indépendants. Wait and see, attendre et voir. Si des albums sortent sur cette nouvelle incarnation de la série je serais le premier preneur et vous serez très vite informés de ce qu'elle vaut.

Merci Top Cow, merci Marc Silvestri, David Wohl, Ron Marz, Brian Haberlin, Stjepan Sejic, Betsy Gonia, Gabriel Rearte, Francesco Manna, Mann House, Matt Hawkins, David Hine... et bien entendu, merci Michael Turner, merci pour tout.

vendredi 11 novembre 2016

La V.O. du vendredi n°45 : Red Sonja - She-devil with a sword Omnibus 1 (Dynamite - Mars 2011)


Quiconque a déjà entendu parler des aventures de l'illustre Conan le Barbare a de fortes chances d'avoir également croisé des récits sur une autre personnalité légendaire de son temps, celle que l'on appelle avec crainte Red Sonja, ou encore la Diablesse à l'épée. Enfant issue d'un village pauvre d'Hyrkanie, le meurtre brutal de ses parents et de ses frères par une meute de fanatiques religieux ainsi que son viol à l'âge de 13 ans par les mêmes soudards la pousseront à prendre la fuite loin dans les montagnes et les forêts de son pays, menée par les visions étranges que lui envoie une déesse mystérieuse accompagnée d'une chouette blanche. Après avoir triomphé de bien des épreuves, la victime se relève et recouvre ses forces et bien plus encore, et arpente désormais le monde sous le nom de Red Sonja, rouge comme ses cheveux de feu, rouge également comme le sang de ses ennemis qui ruisselle sur son passage. Lorsqu'au détour d'un de ses nombreux voyages elle fait la connaissance d'un messager en provenance de la ville sacrée de Gathia, elle ne s'attendait pas à ce que l'obscure divinité responsable de la destruction de son village d'enfance soit vénérée là-bas par un homme masqué qui dirige la ville d'une main de fer, orchestrant de nombreux sacrifices pour son dieu sombre et préparant un génocide à grande échelle sur une population de résistants. Avec l'aide d'amis trouvés en chemin et d'une poignée de rebelles courageux, Sonja trouvera la force d'affronter celui que l'on nomme le Céleste et de débarrasser la cité et ses environs de sa néfaste influence. Mais malgré tout, la présence de la divinité noire ne fait que se renforcer sur la Terre encore jeune, et c'est au terme d'un nouveau et long voyage que Sonja parviendra au cœur de la conspiration donnant naissance à l'incarnation de cette brutale déité avide du sang des innocents et prête à être lâchée sur le monde. Les eaux des fleuves se gorgeront du sang des combattants, les monstres rugiront sur les champs de batailles, le fer croisera le fer et l'acier parlera, tandis que le Borat-Na Fori s'élève et s'étend sur les terres désolées. Seule Red Sonja se dresse sur son passage, avide de vengeance pour la mort des siens tant d'années auparavant. Mais derrière cette lutte, un être bien plus dangereux encore veille et attend son heure...

Excellente série sur Red Sonja, aux dessins magnifiques et à l'intrigue digne des romans de Robert E. Howard sur le personnage de Conan et de son indomptable contemporaine. Dynamite nous propose de redécouvrir cette série d'exception en format Omnibus souples (le premier contient les 18 premiers chapitres de la série plus un numéro 0), d'assez bonne qualité et qui se lisent et transportent facilement, avec en bonus l'intégralité des couvertures alternatives de la série, par les plus grands artistes de la profession. Une saga au long cours et qu'il conviendra de suivre si vous êtes fans du personnage et de son univers, à la fois plus sombre et plus mature que la plupart des comics de la production, digne héritière de son illustre aïeul. Radiophogeek vous propose de nous accompagner dans ce grand voyage vers une époque où la vie était un combat épique de tous les jours, et où la magie régnait encore sur la Terre, bien avant le monde tel que nous le connaissons...

lundi 1 février 2016

Emission n°63 : Coups de coeur de janvier

C'est un rendez-vous que vous connaissez désormais bien, voici venir en ce début de mois les coups de coeur de l'équipe !
Au programme : Flo se réjouit de la publication de Superman Batman en français, Etienne revient en détail sur le jeu, hommage au slasher, Until Dawn et pour finir Thomas vous invite à découvrir la mini-série événement Wolf Hall sur la vie de Thomas Cromwell.

vendredi 15 janvier 2016

La V.O. du vendredi n°3 : Superman – Godfall (DC Comics - 2004)


Superman n'a jamais existé. A la place, Kal-El, habitant de la lointaine planète Krypton, mène une vie normale au sein de sa famille et de ses amis. Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, et pourtant quelque chose cloche. Comment se fait-il que Kal-El puisse soudain, lorsque le soleil devient jaune, détenir et déchaîner des pouvoirs titanesques et incontrôlables ? Pourquoi tout lui semble-t-il soudain si artificiel ? Existe-t-il autre chose, une autre vie pour lui, ailleurs ? Bien vite, il va comprendre qui il est en réalité et ce qu'il fait ici, sur cette Krypton idéale et renaissante, et qui se trouve derrière cette étrange intrigue qui le touche de façon aussi intime. Peut-on revenir en arrière lorsque l'on a goûté au paradis ? Peut-on perdre volontairement une seconde fois tout ce qui nous est cher, au nom de la justice et du Bien ?

Un récit assez court mais énorme de part sa portée et ses implications psychologiques sur le personnage de Superman, une histoire qui fait également beaucoup penser à Superman – Pour demain de Brian Azzarello et Jim Lee pratiquement à la même époque. Une histoire de qualité donc, qui se lit rapidement et se savoure pleinement en VO, dans une édition brochée (la reliée étant en rupture depuis longtemps) du plus bel effet qui met efficacement en valeur les designs du studio Aspen de Michael Turner. Un très bon arc de Superman à mon sens, dont comme je l'ai dis je conseille vivement la lecture en parallèle de celle de Pour demain (disponible chez Urban par chez nous). Godfall vous offre en prime une succession de pages bonus contenant les crayonnés originaux et les travaux de recherche pour cette mini-saga renversante. A ne pas manquer si vous êtes fans du personnage emblématique qu'est Superman !

vendredi 1 janvier 2016

La V.O. du vendredi n°1 : Witchblade Origins tomes 1 à 3 (Top Cow/Image)



Pour commencer cette année en beauté Radiophogeek vous propose une nouvelle rubrique : des articles portant sur des comics introuvables en version française ou jamais sortis chez nous et donc disponibles seulement en import et en anglais, place à la version originale du vendredi avec Flo qui ouvre le bal !




Tout simplement les origines de la série Witchblade sous l'ère bénie de Marc Silvestri, David Wohl et Michael Turner. Trois albums pour 25 numéros dessinés et menés de main de maître et qui fondent l'univers Top Cow, qui donnera peu après naissance à The Darkness et autres séries-soeurs de Witchblade. Pour beaucoup, il s'agit de la meilleure période de la série, avant qu'elle ne commence doucement à péricliter avant un sursaut d'espoir apporté par le run de Ron Marz dans les années 2000. Mais place à l'histoire !

Sara Pezini est une inspectrice de la police de New York. Lorsqu'au détour d'une enquête passablement sensible elle est soudain choisie par l'artefact mythique appelé Witchblade (sorte de gant alien doté de sa volonté propre), elle devient la nouvelle détentrice de pouvoirs antiques et incroyables, qu'elle peine à maîtriser et à comprendre. La seule chose dont elle soit vraiment sûre, c'est que sa vie va changer du tout au tout et qu'elle va se retrouver au centre d'un nœud complexe d'intrigues et de faux-semblants, tiraillée entre la volonté du Witchblade et ceux qui tentent de s'en emparer de force ou de la manipuler afin qu'elle serve leurs intérêts inavouables. A qui se fier ? Comment se faire respecter et comprendre du Witchblade ? Et surtout, est-elle vraiment digne de posséder un tel pouvoir, ou n'est-ce qu'une monstrueuse erreur du Destin ?

Voilà pour l'essentiel, que vous trouverez dans le premier tome. Le reste, c'est à vous de le découvrir et de le savourer, car il y a bien plus à dire encore sur la naissance de cette série emblématique des années 1990 qui connaît apparemment de nos jours ses dernières heures. 25 numéros, 25 chapitres de pure émerveillement devant les graphismes hallucinants de Michael Turner fourmillant d'énergie et de détails. Ces trois albums sont la compilation parfaite et accessible de ce qui s'est fait de mieux sur la série, à un prix très correct. Seul petit bémol, la qualité de la reliure brochée de chez Top Cow qui, suivant votre chance et l'exemplaire, laisse clairement à désirer. En revanche à l'intérieur le travail est digne de confiance et ces débuts de Witchblade sont très bien mis en valeur. Vous trouverez aussi quelques bonus intéressants sur la genèse de la série, ainsi bien entendu que toute la galerie des somptueuses couvertures de ses premières années de vie.


lundi 9 novembre 2015

Emission n°54 : Michael Turner

Cette semaine Flo nous présente un nouvel auteur phare du monde des comics : Michael Turner, créateur de Fathom et Soulfire, fondateur des éditions Aspen Comics, artiste aux multiples talents hélas disparu trop tôt.
Retour sur sa vie et son oeuvre :