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mercredi 8 juillet 2020

Grimm Fairy Tales - Art Book tome 2 (Zenescope - Novembre 2014)


Si vous vous souvenez des premiers temps de la V.O. du vendredi sur ce blog, il y a de cela quelques années maintenant, vous n’avez pas pu oublier les titres que je vous présentais chez l’éditeur indépendant Zenescope Entertainment. Eh bien ce sera, un jour prochain, le moment de revenir dans cet univers de contes revisités à la sauce sexy et fantaisie moderne car il y a eu de très intéressants changements depuis la dernière fois, mais pour le moment en guise de mise en bouche voici le second Art Book de la première série Grimm Fairy Tales, qui reprend certaines illustrations et couvertures allant des chapitres 51 à 100. C’est parti !

Tout d’abord, les artistes dont les œuvres sont présentées ici dans ce second recueil sont tous assez similaires en fin de compte, on retrouve globalement le même style si cher à Zenescope : des filles sexy et badass, des références à de célèbres contes et d’autres à des histoires moins connues du grand public Disney. Tout semblait réuni et prêt pour nous faire passer un bon moment. Et pourtant…

Pourtant, en effet. C’est globalement un petit ratage, déjà parce que l’album lui-même est assez fin par rapport à ce à quoi je m’attendais d’après le prix (39,99$), mais aussi et surtout parce que le niveau général est plutôt… moyen. A l’image de l’illustration choisie pour servir de couverture à ce recueil, que je trouve vraiment pas très harmonieuse pour tout vous dire. Quelque chose dans le visage et la disposition des yeux surtout me dérange, je ne suis pas habitué au style de Paolo Pantalena mais j’ai vu des couvertures qu’il a dessiné et qui auraient été de bien meilleur effet, comme celle du chapitre 89 avec Raiponce en vedette. Choix peu judicieux donc que cette Cendrillon bien trop liftée.

Attention, il n’y a pas que du moyen ou du passable, on trouve même de très belles couvertures et illustrations signées par non moins que Stjepan Sejic, Artgerm, Ale Garza, J. Scott Campbell ou encore Talent Caldwell entre autres. Mais ça ne suffit malheureusement pas à rattraper le niveau général qui est décidément trop inégal et tiré vers le bas. On sent bien que ce n’étaient pas les meilleures années de l’éditeur, qui a fait bien mieux depuis comme vous le verrez plus tard. Et ce ne sont clairement pas les petites citations stylisées de chaque chapitre qui viendront égayer le tout malgré les meilleures dispositions du monde.

Je ne vous encourage pas spécialement à vous procurer cet Art Book si vous en avez l’occasion, et j’ignore totalement s’il est meilleur que le premier volet, introuvable à un prix correct de nos jours, mais dans le doute cherchez sur Internet les travaux des artistes que je vous ai cité afin de vous faire une idée plus précise de ce qu’ils peuvent offrir à un univers comme celui de Zenescope, ou plutôt tel qu’il était il y a quelques années de cela. Tapez simplement Grimm Fairy Tales des chapitres 51 à 100 et un nom d’artiste et vous verrez bien si ça vous plaît au point de rechercher les omnibus de la série, au nombre de deux.

Bref, pour moi cet album est une petite déception, atténuée par la présence bienvenue de dessinateurs qui aujourd’hui ont largement su faire leur trou dans le milieu des comics indépendants ou major. Mais comme j’aime bien souffrir et que Zenescope m’a tout de même offert de belles lectures par le passé et à l’avenir, je pense que je vais essayer de me procurer l’un des vrais gros artbooks de l’éditeur concernant les meilleurs travaux des artistes chouchoutés, du moins à ce que l’on en vante, rien que pour voir si leur réputation n’est pas usurpée ou enjolivée. En attendant, préférez donc les comptes et sites/blogs des dessinateurs eux-mêmes pour y trouver votre bonheur, ça sera moins cher et plus profitable je pense et vous permettra de faire votre propre sélection de leurs meilleures œuvres.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 27 mars 2020

La V.O. du vendredi n°146 : Harleen (DC Comics - Février 2020)


Jeune diplômée en psychiatrie, le Dr. Harleen Quinzel a élaboré une théorie concernant la nature de la folie et de ses différentes incarnations pathologiques. Pour la mettre à l'épreuve et enchaîner sur des protocoles de soins et d'accompagnements des patients différents de ce que l'on trouve habituellement, elle a besoin d'un financement et surtout d'un lieu d'exercice.

Elle trouvera finalement les deux grâce à la validation de son idéologie par Lucius Fox, et au-delà par Bruce Wayne, qui lui accorde des fonds et un droit d'exercice dans l'institut local le plus célèbre : l'asile d'Arkham. Là-bas, Harleen va côtoyer au quotidien les pires spécimens que la criminalité a à offrir, dans l'espoir de mieux les comprendre et surtout de sauver ceux qui peuvent l'être via une thérapie spéciale et toujours adaptée au mieux à leur handicap. Mais bien vite, entretien après entretien, l'idéalisme de la jeune psychiatre va se flétrir et rencontrer un obstacle de taille : l'immobilisme et le cynisme du milieu. Qu'il s'agisse de son supérieur direct, le Dr. Hugo Strange, ou bien des gardes en faction à l'asile, personne ne semble partager sa vision des patients.

Jusqu'au jour de la rencontre fatale, celle qui va petit à petit tout bouleverser : Harleen fait face au Joker. Un lien spécial les rapproche, un lien de psy à patient mais aussi entre deux êtres humains brisés qui se trouvent enfin. Harleen est fascinée par le degré de folie présent chez son patient préféré, un puits qui semble insondable selon les différentes expertises mais qu'elle entend bien explorer et combler de son mieux avec toute l'énergie dont elle dispose. Le Joker quant à lui se prend à s'ouvrir peu à peu, à délaisser l'humour froid pour des échanges un peu plus sains, plus humains.

Autour d'elle, tout le monde la met en garde, de ses amis jusqu'au Batman en personne. Le Joker est dangereux, un expert en manipulation, capable du pire à tout instant. Mais rien ne changera la vision qu'en a Harleen : un homme malade qu'elle peut sauver, elle le sait ! Et si elle parvient à sauver le Joker, tout le monde pourra l'être et sa théorie sera validée et acceptée par tout le corps médical ! Mais bien vite la psychiatre s'amourache du patient, qui sait la toucher exactement où il le faut pour la rallier à sa vision du monde...

En parallèle de ce plongeon vers les tréfonds de la folie sentimentale, nous assistons également à la chute brutale du procureur général Harvey Dent, véritable héros de la Justice à Gotham, qui après un horrible attentat contre lui en plein public deviendra peu à peu l'un des pires monstres qui hante cette ville si sombre. Bientôt rendu fou par la douleur et par ses propres convictions ébranlées, Harvey va déclencher quelque chose qui aura des répercussions sur l'ensemble des habitants de Gotham City... et unir à jamais le Joker et sa désormais célèbre compagne Harley Quinn, pour le meilleur et surtout le pire.

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VOILA un comic-book que j'attendais avec beaucoup d'ardeur depuis son annonce il y a quelques années, un travail de maître de la part de Stjepan Sejic qui illustre comme à son habitude avec brio mais également ici scénarise le tout avec une science de la narration et de l'étude du comportement à couper le souffle.

C'est vraiment une histoire magnifique sur tous les plans et tous les points. Le graphisme est ce qui se fait de meilleur chez l'artiste, ce pour quoi on l'aime depuis tant d'années, et le récit est très fort et touche en plein cœur le lecteur et le fan qui connaît pourtant déjà cette histoire par cœur depuis la création de Harley Quinn par Paul Dini et Bruce Timm dans la série d'animation Batman des années '90. Ici l'on revisite cette histoire devenue rapidement culte, mais entièrement du point de vue de Harleen, à la fois victime et partie prenante dans son propre drame personnel.

Les inspirations sont nombreuses et très bien respectée, Sejic rend hommage aux plus grands récits du genre sur le Batman. J'ai notamment retrouvé du Long Halloween et Amère Victoire, ainsi et surtout que Mad Love restée célèbre pour avoir posé les bases du personnage et de sa propre démence. C'est véritablement une plongée comme jamais auparavant très loin dans la tête de la pauvre Harleen, et le personnage est ici travaillé comme peu savent la mettre en valeur à ce point, au-delà de la bimbo cinglée qu'elle est devenue depuis quelques années. Harleen est humaine, très humaine, et faillible. Mais tout le monde l'est, n'est-ce pas ?

A ce sujet, le rapprochement le plus crucial n'est pas celui que l'on pense ! Si d'entrée de jeu c'est bien le Joker qui fait battre le cœur et chavirer la morale de la psychiatre émérite, c'est en revanche le parallèle observé de sa trajectoire avec celle de Harvey Dent qui sera le plus important dans cette histoire. Harley et Harvey sont pratiquement deux facettes du même problème, et ont chacun une solution personnelle à y apporter qui aura de lourdes conséquences pour tout le monde, eux avant tout. On finit même par se demander qui est véritablement aux commandes... est-ce le hasard, cruel et froid, ou bien le Joker qui s'amuse avec ses illusions ? A moins que ce ne soit Harleen elle-même dans ce qu'elle a de plus secret au fond de son esprit...

Bref vous l'aurez compris cette histoire est un véritable coup de cœur pour moi, elle doit arriver en VF chez Urban dans quelques mois si tout va bien donc un peu de patience et vous pourrez savourer vous aussi pour pas très cher ce chef-d’œuvre de la collection ''Black Label''. Gardez à l'esprit qu'il s'agit d'un récit à part de tout le reste, c'est une vision particulière de Gotham, de ses personnages et de leurs tourments, et il ne faut absolument pas tenter de raccrocher les wagons avec les séries actuelles. Amusez-vous simplement en lâchant la bride de votre imaginaire et en tâchant de repérer les références ici et là, vous verrez ça ne fait que du bien !

Petit mot enfin sur la qualité de l'album en soi : c'est parfait. Une taille supérieure à la norme, du papier de qualité et une couverture qui s'amuse avec vous comme vous vous amuserez avec elle grâce à un petit découpage dans le plastique souple du plus bel effet. Pas évident à caser dans sa collection, le livre va forcément sortir du lot au milieu des dos réguliers dont on a l'habitude, mais ça vaut largement le coup et vous ne serez pas déçus, au contraire ! J'espère vraiment que l'édition d'Urban nous proposera une qualité similaire voire supérieure pour profiter pleinement de l'expérience dans tout ce qu'elle a de pensé et d'étudié. Rendez-vous dans quelques mois pour la grande présentation officielle sur notre marché !

mardi 21 mai 2019

Aquaman Rebirth tome 3 - Underworld (Urban Comics - Août 2018)


Le roi Arthur Curry, de la Maison Atlan, n'est plus. Lâchement assassiné alors qu'il tentait de quitter l'Atlantide pour rejoindre le monde de la surface, le souverain trop humain a disparu dans les profondeurs. Sa fiancée, Mera de Xebel, est depuis dans un état catatonique et recluse dans la petite ville d'Amnesty Bay avec une seule suivante pour s'occuper d'elle et tenter de lui faire reprendre ses esprits.
Au sein de la Neuvième Tride, c'est désormais le seigneur du crime Krush qui dirige, avec l'appui du nouveau roi Corum Rath qui désire plus que tout purger la cité et le royaume tout entier des mutants et des impurs. La grande Couronne d'Épines est à présent déployée tout autour de l'Atlantide, empêchant quiconque de sortir et surtout d'entrer. Mais il se murmure quelques rumeurs dans les profondeurs les plus sombres... un homme jouerait au justicier en combattant les oppresseurs et en protégeant les pauvres gens, un homme qui ressemblerait beaucoup à l'ancien roi, ou en tout cas qui serait vêtu comme lui au temps de sa gloire...
Car Arthur a survécu à sa blessure, peut-être intentionnellement, et occupe un poste anonyme dans la grande opération de restauration de la cité. Mais son sens de la justice ne peut être maintenu au silence bien longtemps quand il voit tout ce qui se produit autour de lui sous le règne de Rath. Avec l'aide de la mutante muette Dolphin, Arthur, qui se fait appeler Orin, va petit à petit rencontrer les différents meneurs de la révolte populaire et faire de son mieux pour être accepté par eux, tandis que plus haut ses anciens partisans complotent pour rendre le règne de Rath plus difficile que prévu et s'emparer du Trident Royal, enfermé dans les salles du trésor Atlantes et gardé par un escadron de spectres. Arthur Curry est peut-être bien mort le jour où il fut trahi, mais Aquaman a survécu et entend bien défendre de son mieux les intérêts d'un peuple qui n'en peut plus de courber l'échine. Car un vrai héros se dressera toujours face à la tyrannie, peu importent les conséquences. Et pendant que la résistance s'organise, Mera sort de sa transe en entendant parler du possible retour d'Arthur et entreprend de détruire à elle seule la Couronne d'Épines avec ses immenses pouvoirs. Aidée par Garth, l'ancien Aqualad, elle parvient à pénétrer à l'intérieur de la cité sous-marine mais se fait soudain capturer par les réseaux criminels, qui entendent se servir d'elle pour négocier avec Corum Rath. La grande bataille pour la liberté est sur le point de débuter, et nul ne sait encore qui en sortira victorieux. Une chose est sûre cependant, l'Atlantide s'apprête à souffrir et à se déchirer comme jamais auparavant...

A l'époque des New52 il y a de cela quelques années tout juste, le troisième tome de la série Aquaman par Geoff Johns m'avait beaucoup séduit par son intensité et son intrigue vraiment bien développée et frappante à plus d'un titre. Ici, pour le troisième tome de la série sous l'ère DC Rebirth, c'est de nouveau chose faite ! Les dessins de Stjepan Sejic y sont bien sûr pour beaucoup, j'adore cet artiste et tout ce qu'il touche semble se transformer en or ces dernières années, mais le scénario de Dan Abnett n'est pas en reste et est plus vivant et vibrant que jamais. Même si au final ce tome n'est que l'introduction du conflit à venir dans le suivant, il marque une sorte de point d'orgue de la série qui continue de surfer sur la vague du succès à sa manière si nonchalante. Autant le récent film m'a un peu déçu, autant les comics continuent de me surprendre et de m'émerveiller ! Je conseille vivement cette lecture, même si Stjepan Sejic cède déjà la place à un autre dans les chapitres à venir.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 29 mars 2019

La V.O. du vendredi n°122 : Death Vigil tome 1 (Image - Octobre 2015)


La Mort vous va si bien...

Quand Clara, une jeune femme somme toute assez ordinaire, est sur le point d'être sacrifiée par son petit-ami au cours d'un rituel sanglant dans un cimetière en pleine nuit, elle ne réalise pas tout de suite que sa vie toute entière va prendre une nouvelle tournure. Quand la grande Faucheuse en personne se penche sur elle et lui propose une nouvelle vie avec en prime des pouvoirs paranormaux et l'immortalité, que répondre à part un grand ''Oui !'' ? Clara rejoint dès lors les rangs des Veilleurs de la Mort, une caste secrète d'immortels qui surveillent le délicat voile entre les vivants et l'au-delà, avec tout ce qui peut peupler un monde de ténèbres absolues et de chaos primordial. Clara deviendra très vite amie avec ses nouveaux camarades, et elle aura l'occasion d'en apprendre davantage sur sa nouvelle situation ainsi que sur ses compagnons d'arme et bien sûr sur la Faucheuse elle-même, appelée Bernadette. Grâce à elle, Clara se sent revivre pour de bon, et possède désormais un pouvoir très pratique bien qu'assez énigmatique... qu'elle aura tout le temps d'apprendre à maîtriser. Mais pour l'heure, Clara se retrouve embarquée dans une situation périlleuse : une guerre couve entre les forces du Mal et les Veilleurs, qui protègent le monde depuis des temps immémoriaux contre les Grands Anciens, des créatures quasi-divines désirant se repaître de tout ce qui peuple notre plan d'existence. Les Nécromanciens, leurs serviteurs zélés, ne reculent devant rien pour accomplir les volontés de leurs terribles maîtres, et c'est la charge de chaque Veilleur de la Mort que de combattre ces magiciens en herbe et renvoyer leurs invocations dans l'autre-monde avant qu'ils ne puissent causer trop de dégâts. Mais récemment les choses ont changé, les Nécromanciens ne visent plus seulement des innocents mais également les Veilleurs eux-mêmes, afin de s'emparer de leurs artefacts mystiques et d'accomplir un sombre rituel qui permettrait, s'il réussit, de totalement renverser l'équilibre des forces et même de détruire la Mort en personne... pour le meilleur et pour le pire, Clara est désormais une Veilleuse de la Mort, et elle fera tout son possible pour la protéger elle ainsi que le reste du monde ! Mais au fond de son inconscient, quelque chose s'éveille peu à peu, quelque chose d'ancien... et d'affamé.

C'est une vraie découverte pour moi que ce comic-book, œuvre de Stjepan Sejic que l'on ne présente plus aujourd'hui tellement il fait figure de rock-star de l'industrie des comics. Paru chez Image en Octobre 2015, ce premier tome de la série Death Vigil m'a tout de suite attiré et donné envie d'en savoir davantage sur ce monde et cette histoire. Histoire que, par ailleurs, je trouve très inspirée d'autres titres comme Soul Eater voir Bleach pour les mangas, mais aussi et surtout une bonne petite série-télé appelée Dead like me que je vous conseille fortement si vous ne connaissez pas encore. Les personnages sont tous attachants, les décors sont somptueux, c'est bourré d'humour, les dessins sont sublimes et chaque nouvelle page est l'occasion de découvrir et d'apprécier toute la maîtrise de Stjepan Sejic sur son style si personnel et sur l'ambiance à la fois ancienne et terriblement moderne de la narration comme du visuel.
Ce premier tome contient donc un arc complet, huit chapitres au total pour une lecture assez confortable et facile, amicale, et l'on peut grandement remercier Image d'avoir sorti un album de cette qualité et de cette taille aussi bien finalisé. Je pense être en mesure de dire que Death Vigil m'a beaucoup plu, et que c'est peut-être ma lecture coup-de-coeur de ce mois-ci vraiment ! J'attends une suite avec impatience désormais, mais l'artiste préfère pour le moment se consacrer à ses autres séries comme Sunstone qui rencontrent un vif succès. Wait and see donc, et à la prochaine je l'espère pour un second tome riche en émotions comme celui-ci et également en révélations, car la grande guerre n'est pas terminée !

vendredi 15 mars 2019

La V.O. du vendredi n°120 : Swing tome 1 (Image/Top Cow - Juin 2018)


Il n'est rien de plus beau qu'une histoire d'amour qui commence... quand Cathy Chang emménage dans son nouvel appartement en tant que jeune étudiante sur un nouveau campus, elle ne s'attendait pas à trouver l'amour aussi rapidement. La rencontre du très charmant Dan Lincoln, l'assistant du professeur de littérature, lui ouvrira les portes d'un monde de sensations qu'elle ne s'était jamais autorisé auparavant, étant constamment sous la pression de sa mère et avec un objectif de réussite bien ancrée. Les mois passent et les études comme la relation amoureuse ne pourraient aller mieux, même si Cathy cache toujours à sa mère cette relation qu'elle apprend encore à vivre pleinement. Finalement viendront assez vite les temps de la rencontre des parents, ainsi que celui du premier enfant...
Huit ans ont passé depuis ce coup de foudre instantané, et Cathy et Dan forment un couple heureux. Cathy, 27 ans désormais, travaille à un bon poste au sein d'une société de production de bandes-annonces pour le cinéma, tandis que Dan enseigne la littérature anglaise et se consacre à ses propres écrits ainsi et surtout qu'à leurs deux adorables enfants. Tout semble aller pour le mieux, si ce n'est que... sur le plan sexuel, c'est pratiquement le calme plat. Où est donc passée la fougue des jeunes années ? Quid de la passion des premiers temps, qui semblait pourtant ne connaître aucune limite ? Cathy aime et désire toujours Dan, et c'est bien sûr réciproque, mais ils ont de plus en plus de mal à trouver un terrain d'entente et d'harmonie au sein de leur vie de couple et de leur vie professionnelle. En cherchant un peu d'aide sur Internet sans vraiment y croire, Cathy tombe sur une solution parfaite qui pourrait bien réussir à épicer un peu leur vie sexuelle : le swinging. Grosso-modo, il s'agit de couples ou de célibataires désirant des relations à plusieurs partenaires dans le plus grand respect de ceux-ci, avec comme but de faire atteindre à chacun le cœur de ses plaisirs et surtout de contenter tout le monde sans créer de jalousies, un échange purement sexuel mais totalement contrôlé et respectueux de chacun. Les femmes sont d'ailleurs encouragées à prendre les devants et la direction des opérations afin qu'elles puissent être contentées de la meilleure façon par leurs partenaires masculins ou féminins, que chacun puisse s'écouter et se comprendre au mieux. Si Dan n'est tout d'abord pas très convaincu, voir angoissé par cette idée, il finit bien vite par adhérer au concept au moins en principe et se donne une chance d'essayer avec Cathy au sein d'un club privé où tout est encadré dans les moindres détails. Peine perdue, c'est un échec et Cathy recommence à broyer du noir... jusqu'à ce qu'elle décide de faire participer à ses ébats une amie de l'époque de la fac, assez libertine et partenaire idéale pour ce genre de relation ouverte. Avec son aide, Cathy et Dan vont enfin connaître l'épanouissement... mais pour combien de temps ? Quelles seront leurs limites ?

C'est un récit très beau, bien écrit par le talentueux Matt Hawkins et sa femme Jenni Cheung, mais surtout très très bien mis en image par la femme non moins talentueuse de l'illustre Stjepan Sejic, Linda Sejic ! Les quatre compères, auteurs et artistes, parviennent à nous faire vivre de l'intérieur cette histoire de jeune couple menant une vie parfaite mais un rien monotone et cherchant un moyen d'épicer un peu leurs échanges et leur libido. Ça fonctionne parce que c'est réaliste, terriblement vivant et vrai et que ça peut arriver à chacun d'entre nous en fin de compte. Ce n'est pas une histoire de sexe, ou juste un comic-book porno, c'est avant tout une œuvre érotique de romance et une tranche-de-vie appréciable et dynamique, agréable à l’œil et tout autant à l'esprit. Ce n'est jamais sale ou cru, toujours de bon ton et de bon conseil, et surtout c'est un récit adulte on ne peut plus romantique, adressé aux rêveurs mais également au plus large lectorat mature possible.
Le premier tome est sorti en VF chez Panini tout récemment, tandis que le tome 2 doit sortir d'ici le mois prochain en VO et soyez sûrs que je compte bien me le réserver ! En bonus vous avez droit à un petit texte explicatif de la philosophie du swinging, ainsi qu'à un grand et bel édito de l'auteur racontant ses propres recherches pour l'écriture et reconnaissant également l'immense part de la simple existence de la série Sunstone dans le succès de son œuvre et du nouveau label adulte de Top Cow chez Image. Donnez sa chance à cette belle histoire d'amour, ou tout simplement donnez-vous la chance de profiter vous aussi de bons conseils et d'un bon récit bien mené de bout en bout ! Série vivement conseillée par la rédaction, tout comme Sugar précédemment, avec le même intérêt, le même amour et la même passion à l’œuvre.

vendredi 18 mai 2018

La V.O. du vendredi n°103 : Witchblade - Borne Again tome 3 (Top Cow/Image - Février 2016)


Que dire... lorsque l'on arrive à la fin d'une série, que l'on sait que le point final va être apposé, que les crayons et autres palettes graphiques vont être reposées pour de bon... il y a toujours de l'émotion.

C'est avec cette grande et belle émotion que je dis au-revoir à la série Witchblade avec ce troisième et dernier tome de l'ère Borne Again. Sara Pezzini a fait beaucoup de chemin depuis l'année 1995 et le premier numéro de cette série singulière qui a rapidement su trouver son public et la voie du succès, grâce aux talents mêlés de Marc Silvestri, David Wohl, Brian Haberlin et bien entendu Michael Turner, sans qui toute cette grande aventure n'aurait jamais été possible au départ.

Dans ce troisième et dernier tome, vous découvrirez le sort de Jackie Estacado, le porteur du Darkness, alors que Sara se remémore son ultime affrontement avec celui qui fut, l'espace d'un instant dans un monde disparu, son amant et père de son enfant. L'heure est venue d'incarner la Balance Cosmique entre la Lumière et les Ténèbres, et Sara choisit un monde de Lumière plutôt que d'ombres froides et maléfiques, même si pour cela il lui faut détruire tout ce qui fut jamais Jackie Estacado une bonne fois pour toutes. Ainsi le Witchblade remplit son rôle et sa fonction ultime. Après cela, Sara retourne dans sa petite bourgade au Nord de New York mais est très vite rappelée par son destin quand deux agents privés se présentent à elle après l'avoir confrontée à un monstre malfaisant comme test d'aptitude. Les deux agents travaillent pour une certaine Amaryllis, qui possède de prodigieux pouvoirs magiques et qui souhaite plus que tout faire une offre à Sara : devenir son bras droit, son chevalier en armure luttant contre les forces du Mal. Sara accepte dans un premier temps afin d'enquêter sur sa nouvelle patronne, et découvre bien vite qu'elle n'est pas ce qu'elle paraît. La confrontant et la forçant à révéler sa vraie nature, Sara parvient tant bien que mal à vaincre cette redoutable adversaire, mais les forces lui manquent pour poursuivre cette vie. Il est temps à présent que le Witchblade passe à quelqu'un d'autre, qu'une nouvelle porteuse lui soit destinée. Sara propose l'artefact à trois femmes de sa connaissance, qui acceptent chacune leur tour mais que le Witchblade délaisse à chaque fois pour retourner près d'elle. Alors, après une dernière nuit de souvenirs, le temps des adieux est enfin venu et le Witchblade en paix disparaît alors, laissant Sara retrouver une vie normale et pour la première fois depuis vingt ans enfin apaisée dans son esprit.

Ainsi avec ce 185ème chapitre se referme l'histoire de Sara Pezzini, policière intègre, porteuse du Witchblade et justicière selon les circonstances, défendant les faibles et les simples mortels contre les dangers de l'au-delà et des forces qui dépassent l'imagination. Pendant 20 ans cette femme aura lutté de toute ses forces contre le Mal sous tous ses visages, de Kenneth Irons à Amaryllis, sans faillir ni reculer face au danger et à la mort de ses partenaires et amis. Une héroïne humaine que l'on aura pu suivre pendant vingt ans donc, de 1995 jusqu'au tout début de 2016. C'est une sacrée page de l'histoire de Top Cow qui se referme avec la fin de Witchblade. Ce fut pour moi un immense plaisir que de vous chroniquer les albums V.O. de la série depuis le run de Ron Marz jusqu'à la toute fin du chapitre 185, et un grand bonheur de vivre ce tournant émouvant de l'histoire des comics. Rarement l'on aura connu une héroïne aussi humaine et aussi forte, et Sara Pezzini me manque déjà fortement. Pour ce dernier album, les auteurs rivalisent de compliments et d'échanges cordiaux pour rendre hommage à celui sans qui rien n'aurait été possible, Michael Turner, décédé il y a plus de dix ans maintenant. Je tiens moi aussi à mon maigre niveau à lui dédier cette dernière chronique de Witchblade, en mémoire d'un très grand artiste trop tôt disparu, et en remerciements à tous les autres pour avoir maintenu la série en vie autant d'années et avec autant de brio.

Celles et ceux qui suivent l'actualité le savent déjà, il y a depuis quelques mois une nouvelle série Witchblade sur laquelle travaillent de nouveaux auteurs chez Top Cow/Image, je n'ai pour l'instant aucune information dessus à part qu'elle est à l'étude et qu'elle devrait paraître, si tout va bien, dans peu de temps. Ce ne sera certainement pas la même chose qu'avec Sara, et même sans Ron Marz ni aucun des grands noms de la première série, mais ce revival apportera peut-être lui aussi quelque chose de frais et de neuf dans l'industrie des comics indépendants. Wait and see, attendre et voir. Si des albums sortent sur cette nouvelle incarnation de la série je serais le premier preneur et vous serez très vite informés de ce qu'elle vaut.

Merci Top Cow, merci Marc Silvestri, David Wohl, Ron Marz, Brian Haberlin, Stjepan Sejic, Betsy Gonia, Gabriel Rearte, Francesco Manna, Mann House, Matt Hawkins, David Hine... et bien entendu, merci Michael Turner, merci pour tout.

vendredi 23 septembre 2016

La V.O. du vendredi n°38 : Witchblade - Redemption tome 4 (Top Cow/Image - Janvier 2012)


Il y a bien longtemps, au temps des Pharaons de l'Ancienne Égypte, une force maléfique prodigieuse faillie être relâchée sur le monde. La porteuse du Witchblade et l'avatar de l'Angelus de l'époque se sont unis afin d'emprisonner cette force au sein d'une couronne magique après un dur combat, pour les siècles à venir. Deux millénaires plus tard, la couronne est passée entre de nombreuses mains au cours de son histoire, dont celles de la tristement célèbre famille Irons. Et c'est au cours d'un cambriolage dans la résidence abandonnée de Gerard Irons que la couronne libérera son pouvoir, et que la terrible déesse Tiamat sera réincarnée. Dotée du pouvoir de faire apparaître d'antiques monstruosités à ses côtés, Tiamat entreprend sans attendre de retrouver la porteuse actuelle du Witchblade et l'avatar de l'Angelus afin d'assouvir sa vengeance, puis de régner sur le monde sans partage. Pour Sara, c'est alors l'occasion de faire une ultime fois équipe avec Dani et de repousser le Mal à l'état pur, durant un combat sans précédent où elles risqueront leur vie pour sauver le monde.
Et pendant ce temps, l'inspecteur Phipps des Affaires Internes mène toujours son enquête sur Sara et sur le Witchblade, et détient désormais des informations capitales qui pourraient aboutir au renvoi pur et simple de Sara de la police de New York. Elle se retrouve face à un choix déchirant : abandonner sa carrière, l'ensemble de sa vie et de ses rêves ; ou bien abandonner le Witchblade et les responsabilités qui l'accompagnent immanquablement.

Et c'est sur ce choix final que se terminera le run de Ron Marz et de Stjepan Sejic, avec ce quatrième et dernier volume de l'arc majeur Redemption. De nombreuses personnalités rendront hommage dans les bonus à ce run d'exception, sur 70 numéros et plusieurs séries dérivées, dont Marc Silvestri en personne dans l'introduction. Vous retrouverez également une galerie comprenant l'ensemble des couvertures de Witchblade depuis sa création en 1995 avec Michael Turner et David Wohl. 150 numéros pour une série dont l'héroïne est très vite devenue un personnage iconique des années '90 et au-delà, 150 chapitres d'une aventure qui a connu des hauts et des bas durant ces 20 dernières années. Mais le run de Ron Marz fait clairement partie des hauts, et j'espère que vous aurez su l'apprécier et le savourer à sa juste valeur !

Witchblade continue bien entendu, même sans Marz ou Sejic, et la série se poursuivra jusqu'au récent numéro 185. Différentes histoires, différentes versions et interprétations du personnage, mais toujours le même plaisir et la même force, à ne pas bouder.

vendredi 16 septembre 2016

La V.O. du vendredi n°37 : Witchblade - Redemption tome 3 (Top Cow/Image - Octobre 2011)


Dans ce troisième tome, c'est tout d'abord l'inspecteur Gleason, le partenaire et amant de Sara, qui sera mis à l'honneur au sein d'une histoire de fantômes glaçante qui le mettra face à un choix difficile entre sauver une vie et en prendre une autre. Un autre petit récit sera l'occasion de revenir sur les origines de Gleason et les débuts de sa carrière au sein de la police de New York, une facette méconnue du personnage jusque là et qui en fait, plus que jamais, l'un des héros de la série. Puis nous retournerons vers Sara qui combat les forces obscures présentes dans les souterrains de la ville, mais également dans ses plus hautes sphères. Le Mal se dissimule partout et ses adeptes sont nombreux, mais grâce au Witchblade la justice sera finalement rendue. Et pendant ce temps, les Affaires Internes enquêtent toujours sur Sara et les mystères qui l'entourent, et l'inspecteur spécial détaché sur ce dossier est sur le point de faire une découverte capitale qui pourrait bien signer la fin de la carrière de l'inspectrice Pezzini... ou peut-être lui offrir un nouvel allié ?

Stjepan Sejic est moins présent et ça se ressent tout de suite, la qualité graphique de certains chapitres est nettement inférieure cependant le travail est fait correctement donc il n'y a pas réellement lieu de se plaindre. Heureusement l'artiste revient pour raconter les origines de la rencontre entre Sara et le Witchblade, ainsi que l'enquête des Affaires Internes et de la journaliste à sensations Gretchen. Ron Marz s'absente lui aussi quelques temps de l'écriture pour céder la place à d'autres talents, le dernier chapitre de ce tome étant entièrement manuscrit et l’œuvre de Matthew Dow Smith pour le second annual de la série. Un tome de transition dans l'ensemble, avec des récits à courte portée ou des one-shot, mais avec quelques éléments tendus vers le futur et les prochains chapitres, où l'on se doute que Sara et Gleason auront fort à faire pour protéger leurs secrets !

vendredi 9 septembre 2016

La V.O. du vendredi n°36 : Witchblade - Redemption tome 2 (Top Cow/Image - Avril 2011)


Cette fois-ci nous plongeons dans le côté surnaturel de la série, avec une première enquête qui mettra Sara face à un horrible démon tout droit sorti des Enfers, et lui fera rencontrer Abby, une jeune nécromancienne aux incroyables pouvoirs. Les deux sont-ils liés ?
Puis c'est à un magnifique conte de fées que nous aurons droit, une relecture de l'histoire de Witchblade par la sœur de Sara, Julie, destinée à sa nièce Hope. Un récit poignant quand on sait qu'il intervient juste au moment de l'enlèvement de Hope et de l'assassinat de Julie qui la protégeait...
Et justement, la suite de l'album nous entraîne vers les prémices de la maxi-série Artifacts, où l'intrigue autour de Hope et des différents porteurs d'Artefacts mystiques se jouera. Nous avons donc droit à une petite introduction se déroulant en parallèle du premier tome de cette nouvelle série, où l'on découvre un Gleason plus humain et touchant que jamais aux côtés d'une Sara dévastée et en proie tant au chagrin qu'à la haine. Mais la solution viendra d'ailleurs, d'une vieille connaissance qui refait soudain surface...
Enfin, c'est un récit d'horreur bien plus classique qui clôt ce second tome, alors que Sara et Gleason enquêtent sur le meurtre horrible d'un gardien d'immeuble par ce qui semble être une énorme bête sauvage. Bien vite cependant, les deux enquêteurs en viennent à soupçonner l'implication d'une force magique lorsqu'ils découvrent dans la chambre de deux enfants de l'immeuble des dessins fortement ressemblant à la créature. Une fois encore les apparences ne sont pas ce qu'elles semblent être, et le Witchblade ne sera pas de trop pour permettre de résoudre cette affaire délicate !

Excellent tome une fois encore, excellents chapitres et excellentes histoires que l'on nous propose là, toujours sous la plume de Ron Marz et les crayons digitaux de Stjepan Sejic, accompagné cette fois-ci par Michael Gaydos (Jessica Jones : Alias) pour le chapitre d'introduction à Artifacts. La différence de styles ne choque pas tellement finalement, les deux se marient plutôt bien ensemble et font chacun ressortir un aspect différent de la série et de son héroïne, à la fois froide combattante et mère au cœur brisé.

vendredi 2 septembre 2016

La V.O. du vendredi n°35 : Angelus (Top Cow/Image - Février 2011)


Après les événements de War of the Witchblades, les choses sont rentrées dans l'ordre et Sara Pezzini est redevenue la détentrice légitime du gant magique, tandis que Danielle Baptiste est devenue quant à elle la nouvelle incarnation de l'Angelus, la force primale de la lumière. Alors que Sara mène ses propres aventures au sein de l'arc Witchblade Redemption, la série Angelus est l'occasion pour le lecteur de continuer à suivre les pas de Dani et de sa petite-amie Finch, de retour à la Nouvelle Orléans pour y mener une nouvelle vie loin de New York. Mais sitôt installées voici que Dani est confrontée à une terrible créature lancée à ses trousses, qu'elle ne parviendra à détruire qu'avec l'aide des guerriers de l'Angelus, menés par Sabine. Cette dernière orchestre en secret un complot visant à obtenir un artefact d'une très grande puissance pour lui permettre de rivaliser avec celle de Dani et de lui arracher la force de l'Angelus pour en devenir la nouvelle incarnation, s'estimant plus légitime. Il faudra à Dani tout son courage et toute sa détermination pour en venir à bout, et surtout pour sauver Finch d'une mort certaine, Sabine l'ayant condamnée à brève échéance comme moyen de pression. Et comme si cela ne suffisait pas, Dani doit aussi faire avec le retour de Jackie Estacado, l'hôte du Darkness, venu à la Nouvelle Orléans pour tenter de la tuer dans le cadre du conflit millénaire entre les forces de la lumière et des ténèbres. Une tâche qui se révélera bien plus difficile à accomplir que prévue ! Peut-être est-ce enfin le temps d'une trêve entre les deux adversaires de toujours ?

Au-delà d'être un excellent comics d'action, d'aventure et de fantastique, Angelus est aussi et surtout un magnifique pamphlet à la gloire de l'amour véritable, celui qui transcende les genres et les considérations sociales de toutes sortes. Dani et Finch apprennent peu à peu à se rapprocher et à s'aimer l'une et l'autre, jusqu'au point d'orgue de leur relation lorsque Dani finira par s'abandonner à cette nouvelle passion. Angelus, c'est non seulement une série digne héritière de Witchblade, toujours écrite par Ron Marz et dessinée par Stjepan Sejic, mais aussi une fabuleuse histoire d'amour qui nous est racontée, pleine de douceur et de charme. Et une très bonne leçon à apprendre pour les intolérants de tous poils. Pour certaines personnes malheureusement l'amour est un combat de tous les jours, à mener pour le faire accepter des autres, et Angelus illustre cela à merveille. Rien que pour cette portée significative, je ne saurai que trop vous recommander cet album et cette série !

vendredi 26 août 2016

La V.O. du vendredi n°34 : Witchblade - Redemption tome 1 (Top Cow/Image - Novembre 2010)


Après un rapide résumé des épisodes précédents, nous revoici plongés au cœur de la série Witchblade ! La guerre est terminée et Sara a récupéré les pleines capacités du gant mystique, tandis que Danielle est devenue la nouvelle incarnation de l'Angelus. Cette dernière décide de repartir à la Nouvelle Orléans vivre sa vie, laissant à Sara le soin de faire le point sur elle-même et sur ses derniers agissements sous le contrôle des ténèbres. Il est temps pour elle de se racheter, et de commencer une nouvelle vie aux côtés de son collègue et amant Gleason, sa sœur Julie et sa fille Hope. Et pour commencer, c'est par une retraite au grand air entre elle et Gleason que débutera cette nouvelle partie de la série, alors qu'ils sont forcés d'enquêter sur la disparition soudaine de plusieurs enfants dans une petite ville de campagne, et il se pourrait bien pour une fois que la magie ne soit pas la force la plus redoutable dans cette affaire.
Puis, de retour à New York, c'est au retour de la cyborg Aphrodite IV que Sara devra faire face, tandis qu'elle s'est fixée pour cible l'un de ses créateurs passé à l'ennemi. Une alliance de circonstances sera formée entre les deux femmes, poursuivant dans un premier temps le même but, même si leurs intentions diffèrent quant à la fin de cette affaire. Une chose est sûre, une fois de plus Sara sera confrontée à des démons bien plus redoutables que ceux de l'autre-monde, des démons bien plus humains et bien plus difficile à combattre. Réussira-t-elle à garder son intégrité jusqu'au bout, ou bien se perdra-t-elle en chemin une nouvelle fois ?

Nouvelle étape majeure dans la série, nouveau commencement pourrait-on dire. Les nouveaux lecteurs peuvent d'ailleurs très bien entrer par ce premier tome dans la série, car tous les événements précédents leur sont résumés au début et expliqués sommairement. Les aventures de Dani sont quant à elles à suivre dans une autre série, Angelus, qui aura droit à sa propre chronique très prochainement ! Quoi qu'il en soit, Redemption s'annonce déjà comme un renouveau de qualité au sein de Witchblade, toujours sous la plume de Ron Marz et les crayons virtuels de Stjepan Sejic, pour notre plus grand bonheur. Rarement il y aura eu de période plus intéressante dans cette série que sous ce run déjà légendaire !

vendredi 12 août 2016

La V.O. du vendredi n°32 : Witchblade tome 8 - War of the Witchblades (Top Cow/Image - Juillet 2010)


Des forces mystérieuses sont à l’œuvre dans l'univers. Il y a la Lumière, les Ténèbres... mais il existe d'autres forces qui jouent elles aussi au grand jeu de l'équilibre et qui tentent de s'emparer du monde et de toutes ses âmes. Et au centre de tout ceci, il y a toujours le Witchblade, la balance parfaite entre le Bien et le Mal, entre Lumière et Ténèbres, entre l'Angelus et le Darkness. Mais depuis qu'il a été séparé en deux morceaux distincts et partagé entre Sara Pezzini et Danielle Baptiste, quelque chose ne tourne plus rond. L'équilibre des forces a été rompu, et Sara glisse lentement mais sûrement sur la voie obscure, tandis que Dani se voit approchée par les servants de la Lumière. Une nouvelle guerre se prépare, un affrontement titanesque qui voit s'opposer des forces antiques sans commune mesure, et au centre duquel se trouvent les deux détentrices du Witchblade et leur duel pour savoir qui en possédera l'entièreté. Sara, possédée par une essence chaotique, n'est plus celle qu'elle était et ne contrôle plus ses actes : elle manque de tuer Dani à deux reprises, mais c'est sans compter sur les forces de l'Angelus qui interviennent pour rééquilibrer l'affrontement. Et alors que l'ultime duel va se jouer, l'heure approche enfin pour l'Angelus en personne de se choisir un hôte définitif et de prendre sa place au cœur du conflit. Rétablir l'équilibre ou bien le détruire ? Réponse dans ce dernier album régulier de la série !

Ron Marz et Stjepan Sejic nous entraînent dans la conclusion épique de leur début de run, la perfection-même en terme d'écriture haletante et de suspens et de rebondissements ! Un véritable cas d'école que tout scénariste en herbe se doit d'étudier (d'ailleurs ça tombe bien, les bonus de l'album vous livrent une fois encore des extraits du scénario original du premier chapitre), et les dessins de Sejic ne sont une fois encore pas en reste et rendent le tout proprement magnifique et d'une puissance visuelle folle. Une chose est sûre, quelle que soit l'issue de ce récit, Witchblade ne sera plus jamais la même !
Pour la suite du run de Ron Marz et Stjepan Sejic sur la série, rendez-vous dans les albums Witchblade Redemption et Angelus !

vendredi 5 août 2016

La V.O. du vendredi n°31 : Witchblade tome 7 (Top Cow/Image - Mai 2009)


Crown Heights.

Sara et son collègue et amant Patrick Gleason partent dans le quartier sensible des Crown Heights pour enquêter sur des crimes apparemment fondés sur la haine raciale, et font face à deux communautés rivales qui ne s'entendent guère. Et tandis que les premiers pas de leur enquête les conduira à se renseigner sur les légendes Juives, c'est auprès du folklore vaudou que Sara trouvera les premières réponses qui lui permettront de résoudre cette affaire, ou du moins de neutraliser la menace qui continue de peser sur le quartier, avec l'aide du Witchblade.
Dans le même temps, Dani sympathise avec l'une de ses élèves du cour de danse, Finch, qui semble avoir quelques problèmes dont elle aimerait parler à Dani. Il s'avère que Finch est exploitée et maltraitée par son petit-ami dealer, et son appel à l'aide désespéré sera entendu par la bonne âme qu'est Dani. Malheureusement au moment d'intervenir les choses tourneront mal, Dani faisant usage du Witchblade pour menacer le voyou, ce qui se soldera par un meurtre accidentel. N'ayant personne d'autre à qui demander de l'aide à son tour, Dani se tourne vers Sara pour qu'elle la sorte de ce cauchemar, mais cela se fera au prix de leur amitié... et pendant ce temps, une sombre puissance est à l’œuvre et observe le déchirement qui s'opère, savourant par avance l'affrontement qui aura bientôt lieu.

Excellent tome riche en rebondissements et qui préfigure ce qui arrivera très bientôt dans la série, à savoir l'affrontement entre les deux parties du Witchblade et ses deux détentrices. Cette introduction géante est toujours aussi magnifiquement soignée par Stjepan Sejic et écrite par Ron Marz, du grand art comme on peut s'en rendre compte à la fin de l'album grâce aux extraits du scénario et aux pages de recherches du dessinateur. Dommage une fois encore que la qualité de la reliure laisse tant à désirer, mais ce problème sera bientôt corrigé par l'éditeur. Plus qu'un tome se profilant à l'horizon, et les choses sérieuses s'apprêtent à commencer !

vendredi 29 juillet 2016

La V.O. du vendredi n°30 : Witchblade tome 6 (Top Cow/Image - Juillet 2009)


Le véritable run de Ron Marz et Stjepan Sejic commence ici !
Après la naissance de Hope, Sara a été sauvée in extremis de la mort par le Witchblade, qui s'est scindé en deux parties. Désormais, Sara comme Danielle en possèdent chacune une et œuvrent chacune de son côté contre les entités paranormales qu'elles peuvent rencontrer. Et justement, pour Sara c'est aussi le temps de reprendre du service au sein de la brigade d'enquêtes spéciales, où une rude affaire l'y attend : une scène de crime biblique, un tueur en série mystérieux...
Quant à Dani, elle a fort à faire de son côté également avec sa liaison naissante, qui se révélera sous un tout autre jour lorsque le Witchblade y sera mêlé. Peut-être que les deux histoires n'en font finalement qu'une seule et que tout est lié une fois de plus... une chose est sûre cependant : la clé du mystère viendra du passé de Sara et du Witchblade.

Nous avons également droit dans cet album à un épisode mélangé avec la série Aphrodite IX, ou plutôt y faisant fortement référence lorsque Sara doit affronter une cyborg particulièrement résistante et déterminée, au nom de code Aphrodite IV. Le futur est en marche, et il passe par-ici !

Et pour finir nous aurons la joie de découvrir un dernier chapitre mettant en scène un dialogue à cœur ouvert entre Sara et Dani, après les récents événements auxquels elles furent confrontées. Un chapitre magnifique, tout comme le reste de l'album d'ailleurs sous le pinceau magique de Stjepan Sejic et la plume de Ron Marz à son meilleur niveau. Witchblade n'a jamais été aussi féminine et touchante, sincère, et surtout intéressante à suivre comme série depuis ses origines. Ce run déjà mythique est une très bonne chose qui lui est arrivé, et j'espère découvrir avec vous la suite très prochainement !

vendredi 22 juillet 2016

La V.O. du vendredi n°29 : Witchblade tome 5 - First Born (Top Cow/Image - Juillet 2008)


Ce cinquième tome rassemble les chapitres de l'arc First Born, qui voit le Witchblade se diviser en deux parts égales entre ses deux détentrices, Sara Pezzini et Danielle Baptiste, suite à la grossesse et à l'accouchement de la première. Bien entendu, les forces supérieures n'entendent pas laisser passer l'occasion de s'emparer de l'enfant de la porteuse légitime du Witchblade, et l'Angelus lance bientôt de nouvelles attaques. Jackie Estacado, l'hôte du Darkness, fera tout de son côté pour protéger Sara car il pense être en partie le père de son enfant, suite à diverses manipulations de la part de son entité. Mais Jackie ignore que le Darkness opère également à un tout autre niveau et que ses intentions sont au moins aussi peu louables que celles de l'Angelus envers le bébé à naître. Une guerre sans merci va éclater autour de l'enfant à venir, qui s'annoncera comme le début d'une nouvelle ère pour tous. La victoire reviendra à la Lumière ou aux Ténèbres, à moins que le Witchblade puisse à nouveau servir de Balance entre les deux forces primales, si Sara survit à son accouchement.

Witchblade divisé en deux mais intérêt de la série multiplié par deux quant à lui. Deux personnages principaux dont on suivra même les aventures en simultané lors d'un excellent chapitre de transition. Un très bon tome, illustré à merveille en grande partie par Stjepan Sejic. Dommage que la qualité du livre en lui-même laisse à désirer une fois encore avec cette édition imprimée en Chine et de piètre facture. Vivement que l'on arrive aux tomes plus récents et mieux pensés !

vendredi 3 juin 2016

La V.O. du vendredi n°22 : Witchblade tome 4 - Eternal (Top Cow/Image - Mai 2008)


Ce quatrième tome du run de Ron Marz sur la série emblématique Witchblade contient les épisodes durant lesquels Sara Pezzini, enceinte, abandonne le gant magique à une nouvelle porteuse, Danielle Baptiste, qui devra apprendre à son tour à communier avec l'esprit de l'artefact et à mêler sa volonté à la sienne, tout en sachant rester elle-même. Affronter des fantômes ou des tueurs, voir la mort en face ou bien la venue d'un bébé merveilleux, autant d'épreuves et d'étapes à franchir pour Sara comme pour Dani, qui vont également apprendre à mieux se connaître l'une et l'autre.

De très bons épisodes, surtout ceux dessinés par Stjepan Sejic et son style si particulier qui rappelle un peu Clayton Crain par moments. On sent une réelle transition dans l'histoire de la série, durable pour quelques temps du moins et on a très envie de lire la suite, surtout si elle est toujours dessinée par Sejic et scénarisée par Marz. De plus, c'est à partir de ce tome-ci que vous devez commencer la lecture de la série si vous étiez lecteur VF chez Delcourt, car le sixième et dernier album de Delcourt s'arrête à peu près au milieu de celui-ci en VO. Seul petit -gros plutôt- hic, la qualité plus que médiocre de la reliure de chez Top Cow, faite en Chine et ça se ressent tout de suite quand la couverture se détache soudain de l'intérieur en pleine lecture. C'est bien dommage que ces tomes ne soient jamais de qualité, mais heureusement les choses ont changé depuis cette époque et aujourd'hui les TPB de Top Cow, repris en main par Image, sont relativement sûrs.