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mercredi 29 juillet 2020

Lady Death - More Naughty ! (Coffin Comics - Mai 2020)


Nouvel article et comme à chaque dizaine franchie nouvel artbook à vous présenter ! Ici il sera donc question du troisième artbook consacré exclusivement au personnage de Lady Death si cher à Brian Pulido et à son propre éditeur, Coffin Comics ! C’est parti !

Comme vous le montre la couverture, il s’agira avant tout d’en prendre plein les yeux dans une série d’illustrations pleine page mettant en scène Lady Death dans des tenues toujours plus sexy, et surtout avec des poses suggestives et très sensuelles pour ne pas dire carrément des invitations à l’érotisme. La belle sorcière blanche des Enfers est ainsi représentée très souvent en dominatrice, semblant attendre de façon magnanime la venue d’un ou d’une partenaire pour des jeux très adultes.

Alors c’est vrai qu’au bout de trois tomes on commence à avoir l’habitude et l’effet commence à passer, du moins au début. Mais les nombreux artistes qui travaillent sur ces belles images regorgent d’imagination et de détails pour nous plonger en pleins tourments fiévreux. Ici et là des tons plutôt chauds, des couleurs vives ou au contraire glaciales qui n’enlèvent pourtant aucunement le sex-appeal de la belle, loin de là même.

A plusieurs reprises vous retrouverez des images opposées, comme des reflets contraires dans quelque miroir magique : par exemple, Lady Death dans une même posture mais tantôt vêtue et entourée de flammes tantôt de glace, tantôt infernale créature ou bien angélique tentatrice, et le tout simplement en lui changeant un élément de décors et de la tenue qu’elle porte.

On aime ou pas, chacun juge, personnellement je trouve qu’il y a à boire et à manger pour tout le monde et pour tous les goûts ou presque dans cet album, qui serait même un peu plus sage que les précédents par moments si je puis me permettre. Le style cartoonie de Dan Mendoza ne me correspond pas du tout, par exemple, tandis que je suis en admiration devant les œuvres réalisées par Sun Khamunaki, Sabine Rich ou encore Richard Ortiz et Ceci de la Cruz. Bien souvent ce sont les femmes artistes qui trouvent le meilleur moyen d’accrocher le regard des hommes, comme si elles savaient lire nos pensées les plus intimes pour nous livrer les fantasmes les mieux représentés. Par opposition, certains dessinateurs en font trop pour satisfaire une lubie ou un fantasme justement et on sort tout de suite de l’érotisme libertin pour tomber dans le vulgaire digne d’un pseudo-hentai.

Comme de juste, vous retrouverez sur le site de l’éditeur plusieurs de ces illustrations en print de format 11x17 pouces, la norme, parfaits pour des encadrements impeccables. Et je vous invite même à y aller franchement, sur ce site (Coffin Comics Shop ou Lady Death Universe pour les infos utiles), car vous y trouverez également des illustrations d’autres personnages du nouvel univers de Lady Death mais aussi et surtout des versions parfois plus soft de certaines images, ce qui fait tout de suite meilleur genre en société.

Enfin, ne perdons pas de vue que le travail de tous ces artistes et l’existence de ces artbooks, celui-ci n’étant que le dernier en date, ont pour vocation de ramener des sous dans la poche de l’éditeur afin de continuer à produire les aventures de Lady Death en comics puis en albums reliés, en plus des financements participatifs qui cartonnent vraiment autour du personnage et de son créateur. Il est très simple d’y contribuer et de se procurer ce que l’on veut pour un prix modique comparé à d’autres éditeurs qui y mettent pourtant parfois moins de moyens.

Lady Death en surfeuse des Enfers, par Elias Chatzoudis

Alors, Lady Death, plutôt sage ou plus friponne que jamais dans ce troisième effeuillage ? A vous de voir !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 28 juillet 2020

Lady Mechanika tome 6 - La Belle Dame sans merci (Glénat Comics - Octobre 2019)


Alors qu’elle aimerait poursuivre son enquête sur les prothèses mécaniques ressemblant beaucoup aux siennes et détenues par Lord Blackpool, Lady Mechanika se voit sans cesse contrainte de repousser ses investigations pour s’occuper de Lewis, qui passe le plus clair de son temps ivre mort dans des pubs ou des ruelles sombres. Il se reproche en effet les récentes déconvenues subies par leur tandem, et ne trouve le réconfort que dans l’alcool et la solitude.

Du moins était-ce le cas jusqu’à il y a peu, quand il fait soudain la rencontre d’une jeune veuve qui le séduit aussitôt et devient véritablement sa muse créatrice, l’inspiration de chacune de ses inventions et de chaque concept qui fleurit dans son esprit. N’écoutant que son cœur, Lewis est en train de renaître et de vivre une période d’hyper créativité qui a de quoi laisser sans voix… mais, malheureusement, tout n’est pas rose et il y a des aspects de cette nouvelle relation que Lewis n’entrevoit même pas ou ne veut pas voir, comme par exemple ses soudains accès maladifs et de fatigue nerveuse.

Lady Mechanika tente alors d’en apprendre davantage sur Léa, la compagne de Lewis, avec laquelle il a pour projet de se marier très bientôt dans la luxueuse propriété de la belle en France. Son enquête conjointe avec Winnifred, la nièce de Lewis, l’amènera à pénétrer dans un monde qu’elle connaît assez mal, celui de la magie et du mystique. Car Léa semble bien être une véritable créature d’un autre monde, inspirant son aimé comme personne d’autre mais s’abreuvant de sa vie mortelle en retour…

Fidèle à leur amitié même brisée, Lady Mechanika va alors tout faire et tout tenter pour permettre à Lewis de retrouver la raison et de renoncer à ce mal qui le ronge, même si pour cela elle devra peut-être lui en faire bien davantage…

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Sixième tome et une histoire encore magnifiquement écrite et dessinée pour la magnifique Lady Mechanika si chère à Glénat Comics ! Les couvertures sont toutes somptueuses, et le dessin intérieur n’est pas en reste croyez-le bien ! C’est simple, comme d’habitude, chaque page est couverte de dizaines de détails qu’il faut vraiment explorer de bout en bout, chaque petite case est elle-même une œuvre d’art et je ne parle même pas des architectures et des tenues que les auteurs inventent ou reproduisent pour leurs créations d’encre et de papier.

Toujours une série de très haute qualité, qui nous plonge dès les premières pages au cœur de l’intrigue et de l’action avec aussi beaucoup de réflexion et de références à saisir pour les amateurs du genre. Le succès de Lady Mechanika ne se dément pas, et chaque fois que l’on referme un nouveau tome on a tout de suite hâte d’avoir le suivant entre les mains ! Glénat est aussi généreux en bonus puisque nous avons droit à plusieurs pages en noir et blanc, simplement encrées, afin d’encore mieux percevoir les multiples détails et efforts des artistes. Du génie ! Et de qualité, qui plus est !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 11 juillet 2020

Red Sonja - L'intégrale 1976-1977 par Frank Thorne tome 1 (Neofelis Editions - Novembre 2019)


Il fût un temps où même notre Antiquité paraissait futuriste. Un temps d’avant l’Histoire, un temps oublié des hommes d’aujourd’hui, une ère sauvage et mystique où tout était possible. C’est l’Âge Hyborien, l’âge entre les âges, celui qui a vu naître les légendes de notre espèce et où les anciens dieux parcouraient la Terre encore nouvelle au gré de cultes étranges et puissants. Une époque où l’Atlantide elle-même n’était pas encore tombée dans l’oubli, une époque au sein de laquelle la magie se mêlait à la science et où des bras solides et forts pouvaient faire la différence entre la vie et la survie.

C’est à cette époque que naquît une jeune paysanne des hautes plaines d’Hyrkanie, qui alors qu’elle venait d’avoir dix-sept ans survécu de justesse à un raid de pillards et de voleurs sur son village. Ses parents et toutes les personnes qu’elle connaissait furent massacrées, et elle-même fut retenue captive et violée par les soudards jusqu’à ce qu’ils la considèrent comme morte et la laissent ainsi. Mais la jeune rousse survécu donc, peut-être à cause du hasard tout simplement, ou bien des desseins des dieux d’avant sa naissance. Elle se fit la promesse de ne jamais plus tomber face à quiconque, et reçu d’une déesse éprise de justice des dons incroyables pour le maniement des armes et le combat. Ainsi naquît Red Sonja, Sonja la Rousse, la Diablesse à l’Épée, qui ne devait jamais plier face à un homme à moins qu’il n’en triomphe en combat singulier.

Sonja se forgea sa propre légende en parcourant les terres voisines, mais elle rencontra aussi bien la fortune que la misère. Une vie d’expédients, comme mercenaire la plupart du temps, mais toujours du côté des justes et des victimes pour les défendre face aux oppresseurs. Cependant la roue tourne, et ayant fâché un souverain en refusant sa demande d’union, la guerrière flamboyante fut contrainte de quitter les terres qui l’avaient vu naître et de partir au loin explorer d’autres pays. C’est ici que notre histoire commence.

Alors que Red Sonja voyage au fil de ses envies et des coups du sort, elle affrontera plusieurs périls mortels et devra faire face à de nombreuses créatures infernales ou nées de la main de l’homme le plus fou. De puissants golems mécaniques habités par quelque démon, de noirs sorciers aux pouvoirs fétides, des créatures de cauchemar ou bien issues des rêves les plus profonds, et jusqu’à se confronter à certains chefs et souverains locaux faisant ployer leur peuple sous le poids des croyances et des illusions de grandeur. Red Sonja est de tous les combats, de toutes les causes nobles, et sa seule présence suffit à changer la donne et à retourner des situations désespérées en faveur de celles et ceux qui luttent pour le mieux.

Bien sûr, elle n’est pas la seule à se faire une solide réputation sur ce continent lointain. Contemporaine d’un certain Conan, Cimmérien de son état, Sonja le rencontrera à de nombreuses reprises et l’affrontera même au cours de duels homériques sur fond de quête mystique ou de menues rapines, mais toujours sans malice et avec beaucoup de fair-play et de respect. Aucun des deux ne cède face à l’autre, et la question sera condamnée à rester en suspens.

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Au fil de ces neuf chapitres dessinés par l’incroyable Frank Thorne, le lecteur accompagnera Red Sonja au cœur de ses premières grandes aventures publiées chez Marvel à l’époque et sera tout bonnement subjugué par la puissance du dessin, la justesse du trait de l’artiste et cette apparente facilité avec laquelle il parvient à représenter la guerrière de légende en pleine action ou plongée dans ses pensées, dans des décors toujours plus somptueux ou sauvages, au cœur d’une époque oubliée et très largement fantasmée.

Neuf chapitres, quelques histoires prises sur le vif et qui frisent le génie, deux scénaristes principaux que sont le jeune et talentueux Bruce Jones et l’expérimenté Roy Thomas, mais surtout surtout dans cet album magnifique un dessinateur commun et hors du commun, Frank Thorne, qui a donné à Red Sonja son apparence définitive et qui l’a illustré durant quelques années qui ont tout changé, à une époque où le public féminin était en recherche d’héroïnes fortes pour faire concurrence aux super-héros masculins et où les récits d’aventures avaient encore le vent en poupe. A l’heure des premiers résultats de l’émancipation des femmes et des lectrices, les comics se mettent au pas et nous offrent un personnage iconique qui aura même droit à ses propres conventions, c’est dire à quel point la Diablesse à l’Épée aura marqué les esprits !

Un grand grand merci aux éditions Neofelis qui ont adapté cet ouvrage incroyable en français avec une qualité formidable ! Des pages en grand format et un papier de très bonne qualité, rien ne bave rien ne jure, et même si nous avons ici du noir et blanc c’est tout bonnement magnifique et on se laisse emporter durant quelques heures dans cette lecture passionnante et puissante ! Un second et dernier tome est d’ores et déjà annoncé par l’éditeur, je l’attends donc avec impatience ! Seul petit défaut, vraiment pas grand-chose : l’histoire avec Conan en invité est coupée en deux chapitres et le second n’est pas présent dans l’album… peut-être à cause de problèmes de droits entre les deux séries et les différents éditeurs de ces personnages en V.O., toujours est-il que ne pas avoir le final de cette confrontation grandiose est un peu frustrant. Mais on oublie vite cette déception légère en replongeant dans les aventures épiques de Red Sonja.

Ma partie préférée… j’hésite très fortement entre le court récit avec la licorne, purement majestueux et à la métaphore filée très forte également, ou bien celui qui marque la fin de l’album avec la confrontation au sommet entre Red Sonja et la terrible reine Sortilej, durant laquelle se joue le destin de tout un peuple sur fond de rivalité féminine et de combats sociaux dramatiques. Vraiment du très bon au programme de ce premier tome, et je vous invite totalement à vous procurer cet album et à attendre avec moi la suite !

Red Sonja est une héroïne dont je suis surtout les aventures en V.O. chez Dynamite (je vous en ai présenté la plupart) mais aussi depuis quelques années en V.F. chez Graph Zeppelin, et je vais continuer surtout si d’autres éditeurs comme Neofelis se jettent dans la course avec un tel souci de la qualité ! A signaler aussi : les deux introductions de Roy Thomas et Cecil McKinley qui sont parfaitement dithyrambiques et très exhaustives, et aussi dans les bonus l’ensemble des couvertures en noir et blanc de ces neuf chapitres, propres et nettes et qui permettent en un seul coup d’œil de se faire une idée très précise du génie et de la dextérité de Frank Thorne, et surtout de son amour pour le personnage. Amour, vraiment, vous vous en rendrez compte très vite, et vous finirez par le partager tout bonnement avec des décennies d’écart.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


mercredi 8 juillet 2020

Grimm Fairy Tales - Art Book tome 2 (Zenescope - Novembre 2014)


Si vous vous souvenez des premiers temps de la V.O. du vendredi sur ce blog, il y a de cela quelques années maintenant, vous n’avez pas pu oublier les titres que je vous présentais chez l’éditeur indépendant Zenescope Entertainment. Eh bien ce sera, un jour prochain, le moment de revenir dans cet univers de contes revisités à la sauce sexy et fantaisie moderne car il y a eu de très intéressants changements depuis la dernière fois, mais pour le moment en guise de mise en bouche voici le second Art Book de la première série Grimm Fairy Tales, qui reprend certaines illustrations et couvertures allant des chapitres 51 à 100. C’est parti !

Tout d’abord, les artistes dont les œuvres sont présentées ici dans ce second recueil sont tous assez similaires en fin de compte, on retrouve globalement le même style si cher à Zenescope : des filles sexy et badass, des références à de célèbres contes et d’autres à des histoires moins connues du grand public Disney. Tout semblait réuni et prêt pour nous faire passer un bon moment. Et pourtant…

Pourtant, en effet. C’est globalement un petit ratage, déjà parce que l’album lui-même est assez fin par rapport à ce à quoi je m’attendais d’après le prix (39,99$), mais aussi et surtout parce que le niveau général est plutôt… moyen. A l’image de l’illustration choisie pour servir de couverture à ce recueil, que je trouve vraiment pas très harmonieuse pour tout vous dire. Quelque chose dans le visage et la disposition des yeux surtout me dérange, je ne suis pas habitué au style de Paolo Pantalena mais j’ai vu des couvertures qu’il a dessiné et qui auraient été de bien meilleur effet, comme celle du chapitre 89 avec Raiponce en vedette. Choix peu judicieux donc que cette Cendrillon bien trop liftée.

Attention, il n’y a pas que du moyen ou du passable, on trouve même de très belles couvertures et illustrations signées par non moins que Stjepan Sejic, Artgerm, Ale Garza, J. Scott Campbell ou encore Talent Caldwell entre autres. Mais ça ne suffit malheureusement pas à rattraper le niveau général qui est décidément trop inégal et tiré vers le bas. On sent bien que ce n’étaient pas les meilleures années de l’éditeur, qui a fait bien mieux depuis comme vous le verrez plus tard. Et ce ne sont clairement pas les petites citations stylisées de chaque chapitre qui viendront égayer le tout malgré les meilleures dispositions du monde.

Je ne vous encourage pas spécialement à vous procurer cet Art Book si vous en avez l’occasion, et j’ignore totalement s’il est meilleur que le premier volet, introuvable à un prix correct de nos jours, mais dans le doute cherchez sur Internet les travaux des artistes que je vous ai cité afin de vous faire une idée plus précise de ce qu’ils peuvent offrir à un univers comme celui de Zenescope, ou plutôt tel qu’il était il y a quelques années de cela. Tapez simplement Grimm Fairy Tales des chapitres 51 à 100 et un nom d’artiste et vous verrez bien si ça vous plaît au point de rechercher les omnibus de la série, au nombre de deux.

Bref, pour moi cet album est une petite déception, atténuée par la présence bienvenue de dessinateurs qui aujourd’hui ont largement su faire leur trou dans le milieu des comics indépendants ou major. Mais comme j’aime bien souffrir et que Zenescope m’a tout de même offert de belles lectures par le passé et à l’avenir, je pense que je vais essayer de me procurer l’un des vrais gros artbooks de l’éditeur concernant les meilleurs travaux des artistes chouchoutés, du moins à ce que l’on en vante, rien que pour voir si leur réputation n’est pas usurpée ou enjolivée. En attendant, préférez donc les comptes et sites/blogs des dessinateurs eux-mêmes pour y trouver votre bonheur, ça sera moins cher et plus profitable je pense et vous permettra de faire votre propre sélection de leurs meilleures œuvres.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 22 juin 2020

Danger Girl - Renégate (Graph Zeppelin - Juin 2020)


L’agence top-secrète Danger Girl n’existe plus. Son leader a totalement disparu, laissant ses agentes dans le flou le plus total. Si certaines continuent de le rechercher sans cesse, ce n’est pas le cas d’Abbey Chase qui profite de son temps libre pour courir après les traces laissées par son père, lui aussi disparu mais il y a de cela bien des années, lorsqu’elle n’était encore qu’une petite fille.

En traversant le monde entier, de l’Égypte au Japon jusqu’en Équateur, Abbey remonte le fil de ses souvenirs lorsqu’elle devait se cacher des terribles ennemis de son père grâce à certains de ses plus proches alliés et mentors. Aujourd’hui, elle en retrouve certains pour un jeu de piste qui la mènera droit dans les griffes de la C.I.A., qui compte bien utiliser son talent d’espionne et ses compétences d’aventurière hors-pair à son profit pour récupérer une mystérieuse mallette contenant des informations ultrasensibles sur la localisation… sur père d’Abbey !

Et alors que la mission prend un tournant que l’on pourrait qualifier de catastrophique quand on n’est pas habitué au quotidien d’une ex-Danger Girl, Abbey découvre que l’agente spéciale de la C.I.A. qui l’a recruté n’est pas vraiment ce qu’elle semble. En effet, elle travaille en réalité pour une toute nouvelle mouture de l’agence Danger Girl, version internationale top-secrète ! Leur but : exploiter les informations recueillies grâce au parcours du père d’Abbey pour lutter contre le retour potentiel de l’empire du Hammer Reich, une menace bien connue des filles de haut vol.

Elles sont désormais presque toutes rassemblées : Sonya Savage, Val la technicienne, Abbey… et Natalia ?? La traîtresse d’autrefois semble belle et bien revenue à la vie et prête à en découdre avec le Hammer et ses agents mutés, même si elle doit pour cela passer l’épreuve du feu envers Abbey qui lui garde encore une certaine rancœur…

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L’opération spéciale de la nouvelle agence ne sera pas pour cette fois, dommage, mais en attendant nous avons tout le loisir de nous plonger dans le passé tumultueux d’Abbey Chase, l’héroïne de toujours depuis le tout premier tome de la série. Celui-ci, intitulé Renégate et venant juste de paraître chez nous, est en fait le tout dernier paru en V.O. également, en 2016. Depuis, on attend que l’auteur nous livre la toute nouvelle version des aventures de nos espionnes de choc et de charme, en redécouvrant grâce au travail de Graph Zeppelin les précédents chapitres avec, s’il vous plaît, une liste dans le bon ordre fournie à chaque fin de volume !

Petite déception en voyant que John Royle ne reprend pas le dessin après Mayday qui était vraiment une pépite à la hauteur de l’illustre J. Scott Campbell, mais ici Stephen Molnar fait de son mieux pour nous offrir un compromis entre fidélité au style d’origine et innovation plus catchy et toujours plus énergique. Ça passe plutôt bien dans l’ensemble, même si à mon avis on y perd un peu quand même.

Quoi qu’il en soit c’est l’occasion parfaite pour renouer avec les premières heures des Danger Girls, alors que les menaces d’hier reviennent pour demain et qu’une fois de plus les espionnes les plus sexy de la planète semblent être les seules en mesure de se dresser face à la terreur mondiale voulue par le Hammer. Quid de l’agent Zéro et de Deuce ? On le saura probablement dans les prochains tomes de cette nouvelle ère qui commence tout juste, du moins si Andy Hartnell parvient à boucler ses scripts. Courage et bonne attente à tous les fans !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !