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lundi 22 juin 2020

Danger Girl - Renégate (Graph Zeppelin - Juin 2020)


L’agence top-secrète Danger Girl n’existe plus. Son leader a totalement disparu, laissant ses agentes dans le flou le plus total. Si certaines continuent de le rechercher sans cesse, ce n’est pas le cas d’Abbey Chase qui profite de son temps libre pour courir après les traces laissées par son père, lui aussi disparu mais il y a de cela bien des années, lorsqu’elle n’était encore qu’une petite fille.

En traversant le monde entier, de l’Égypte au Japon jusqu’en Équateur, Abbey remonte le fil de ses souvenirs lorsqu’elle devait se cacher des terribles ennemis de son père grâce à certains de ses plus proches alliés et mentors. Aujourd’hui, elle en retrouve certains pour un jeu de piste qui la mènera droit dans les griffes de la C.I.A., qui compte bien utiliser son talent d’espionne et ses compétences d’aventurière hors-pair à son profit pour récupérer une mystérieuse mallette contenant des informations ultrasensibles sur la localisation… sur père d’Abbey !

Et alors que la mission prend un tournant que l’on pourrait qualifier de catastrophique quand on n’est pas habitué au quotidien d’une ex-Danger Girl, Abbey découvre que l’agente spéciale de la C.I.A. qui l’a recruté n’est pas vraiment ce qu’elle semble. En effet, elle travaille en réalité pour une toute nouvelle mouture de l’agence Danger Girl, version internationale top-secrète ! Leur but : exploiter les informations recueillies grâce au parcours du père d’Abbey pour lutter contre le retour potentiel de l’empire du Hammer Reich, une menace bien connue des filles de haut vol.

Elles sont désormais presque toutes rassemblées : Sonya Savage, Val la technicienne, Abbey… et Natalia ?? La traîtresse d’autrefois semble belle et bien revenue à la vie et prête à en découdre avec le Hammer et ses agents mutés, même si elle doit pour cela passer l’épreuve du feu envers Abbey qui lui garde encore une certaine rancœur…

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L’opération spéciale de la nouvelle agence ne sera pas pour cette fois, dommage, mais en attendant nous avons tout le loisir de nous plonger dans le passé tumultueux d’Abbey Chase, l’héroïne de toujours depuis le tout premier tome de la série. Celui-ci, intitulé Renégate et venant juste de paraître chez nous, est en fait le tout dernier paru en V.O. également, en 2016. Depuis, on attend que l’auteur nous livre la toute nouvelle version des aventures de nos espionnes de choc et de charme, en redécouvrant grâce au travail de Graph Zeppelin les précédents chapitres avec, s’il vous plaît, une liste dans le bon ordre fournie à chaque fin de volume !

Petite déception en voyant que John Royle ne reprend pas le dessin après Mayday qui était vraiment une pépite à la hauteur de l’illustre J. Scott Campbell, mais ici Stephen Molnar fait de son mieux pour nous offrir un compromis entre fidélité au style d’origine et innovation plus catchy et toujours plus énergique. Ça passe plutôt bien dans l’ensemble, même si à mon avis on y perd un peu quand même.

Quoi qu’il en soit c’est l’occasion parfaite pour renouer avec les premières heures des Danger Girls, alors que les menaces d’hier reviennent pour demain et qu’une fois de plus les espionnes les plus sexy de la planète semblent être les seules en mesure de se dresser face à la terreur mondiale voulue par le Hammer. Quid de l’agent Zéro et de Deuce ? On le saura probablement dans les prochains tomes de cette nouvelle ère qui commence tout juste, du moins si Andy Hartnell parvient à boucler ses scripts. Courage et bonne attente à tous les fans !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 22 avril 2020

Jamie Tyndall - Artbook 001 (Jamie Tyndall - Décembre 2011)


Aujourd’hui nous allons parler d’un nouvel artiste, mais toujours dans le monde des comics. Cette fois notre sujet portera sur le premier artbook auto-publié par Jamie Tyndall !

Que dire sur Jamie Tyndall ? Ce qu’il y a de plus intéressant à savoir c’est qu’il travaille surtout pour des éditeurs indépendants. Dans ce premier artbook vous trouverez ainsi des travaux pour Zenescope, Aspen ou encore IDW, mais ça ne l’empêche pas de réaliser de superbes illustrations pour Marvel ou DC à l’occasion. Avant tout Jamie Tyndall est un fan, un lecteur qui se fait plaisir en couchant sur papier numérique ses personnages favoris du moment.

Bien sûr comme cette couverture vous l’indique déjà, il est surtout connu pour réaliser des illustrations d’héroïnes fortes. Notez l’application sur les détails, le moindre petit ornement est toujours très soigné et la musculature du personnage toujours assez fine mais robuste, parfois un peu trop détaillée à mon goût cependant. C’est bien visible grâce aux pages présentes sous forme de sketchs juste encrés, on peut voir grâce au noir et blanc tous les détails du dessin et il y en a à profusion !

L’étape de la couleur empêche bien souvent de discerner ces multiples détails, et pourtant l’artiste y a passé un temps considérable pour que le rendu soit le plus parfait ou du moins minutieux possible. Ce serait donc dommage de s’en priver !

Par certains aspects de son travail, on peut rapprocher Jamie Tyndall de J. Scott Campbell. Tous les deux font des personnages d’héroïnes fortes et assez cartoon au final, les proportions sont irréelles (pour notre plus grande frustration) et on reconnaît des traits similaires chez l’un comme l’autre : bras longs et fins, jambes longues et musculeuses qui tendent aussi vers la finesse, un buste en V ou en sablier, bref on tente d’approcher un idéal imaginaire. Tyndall détaille davantage que Campbell, ce qui ne rend pas toujours au mieux la volonté du dessinateur car ces multiples détails ont tendance à surcharger le dessin, là où Campbell recherche une simplicité toute en suggestions.

L’autre spécialité de l’artiste Jamie Tyndall, les belles femmes mises à part, c’est le recyclage. Entendez par-là qu’il réutilise très souvent les postures ou les attitudes qu’il donne à tel ou tel personnage pour en réaliser un autre sur le même modèle. Vous noterez ainsi la similarité frappante de sa Wonder Woman avec sa Miss Hulk, et il fait ça pour beaucoup de personnages au final. C’est une façon de gagner du temps j’imagine ou de masquer peut-être un manque d’inspiration sur le moment, ou tout bonnement la vision de l’artiste lui-même qui reste égale d’un personnage à l’autre. En tout cas, une fois que vous avez repéré ce fonctionnement, il reste bien présent !

Jamie Tyndall ne recycle pas seulement les postures et décors mais également les expressions du visage ou encore les textures (vêtements, accessoires), parfois sans que cela n’apporte grand-chose de neuf au final. Avec un emploi du temps comme le sien et un carnet de commandes certainement bien rempli entre les différents éditeurs et les fans qui passent des commissions, l’artiste a sûrement besoin d’éléments stables qu’il peut réutiliser à loisir. C’est un peu embêtant par moment car l’on a l’impression de voir et revoir encore et encore des choses connues, mais il parvient de justesse à nous surprendre à chaque fois avec un petit détail glissé ci et là.

Pour terminer, sachez que ces artbooks sont, pour les premiers en tout cas, au format hardcover, c’est-à-dire une couverture en dur cartonné, mais ils sont assez fins au fond, seulement 60 pages pour 33$, ça fait plutôt mince. A vous de voir si cela vaut la peine, en ce qui me concerne j’ai sauté le pas car j’adore découvrir de nouveaux auteurs et dessinateurs et que certaines de ses illustrations ne m’étaient pas inconnues. Sachez également que sur son site personnel Jamie Tyndall vend toujours ses différents artbooks mais aussi pas mal d’illustrations au format print de 11x17 pouces en moyenne, parfait pour l’encadrement et l’exposition. Nous reviendrons très prochainement dans son univers pour une autre plongée !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 21 décembre 2019

Danger Girl - Mayday (Graph Zeppelin - Avril 2019)


Il y a quelques années, l'organisation criminelle du Hammer Reich s'est éteinte lors de l'explosion de son île, suite à l'intervention héroïque des Danger Girls. Jusqu'ici, on pensait qu'il n'y avait eu aucun survivant... mais on se trompait.

Recueillie après sa noyade par un groupe de mercenaires menés par l'énigmatique Mayday, Natalia Kassle refait surface et revient à la vie, mais privée de sa mémoire. Soignée et entraînée par ses bienfaiteurs, elle regagne rapidement ses forces et ses capacités physiques, à défaut de recouvrir son passé. Un passé sur lequel enquête tout aussi rapidement Mayday, persuadée qu'elle peut utiliser sa rescapée à bon escient.

Et justement, quelques années plus tard, le moment est enfin venu de tout lui révéler. Natalia découvre qu'elle a été une membre des services secrets soviétiques, puis qu'elle a fait partie du Hammer Reich et qu'elle a infiltré et trahi les Danger Girls. Une vérité dure à encaisser pour elle qui aujourd'hui tente de faire preuve de droiture et de respecter la Justice. Mais, convaincue par Mayday qu'elle a droit à une seconde chance et à la possibilité de se racheter, Natalia va embrasser la cause des mercenaires et œuvrer avec eux pour mettre la main sur une cargaison de gaz toxique hautement mortel qui doit être utilisée contre la Fédération de Russie.

Alors qu'ils finissent par retrouver la trace de la cargaison quelque part en Amazonie, les mercenaires menés par Mayday envoient Natalia affronter les trafiquants qui la détiennent et tentent de la faire passer sous les radars. Sans se douter que les Danger Girls sont elles aussi sur le coup, à commencer par Abbey Chase, à qui Natalia doit sa chute. Les souvenirs remontent aussitôt et un choix va rapidement se poser pour notre anti-héroïne en quête de rédemption : poursuivre sa mission et se débarrasser du gaz avant qu'il ne tombe entre de mauvaises mains... ou bien se venger d'Abbey en la liquidant sur place. Au pied du mur, Natalia va prendre une décision qui pourrait bien changer à jamais sa façon d'agir depuis sa renaissance miraculeuse.

Pour le meilleur et pour le pire, Natalia Kassle est enfin de retour, et elle a des comptes à régler !

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C'est la série Danger Girl que j'attendais le plus et que Graph Zeppelin nous a offert en Avril dernier sur un plateau, dans une belle édition grand format comme on en a désormais l'habitude avec en bonus les couvertures et des pages encrées.

Mais c'est l'histoire en elle-même qui m'a le plus séduit et intéressé. En effet, je n'ai pas peur de dire que c'est sûrement le meilleur récit Danger Girl que j'ai pu lire depuis la série d'origine, et de loin même ! Pourquoi ? Tout simplement parce qu'Andy Hartnell, le scénariste de toujours, ramène enfin l'un des personnages les plus intéressants et captivants de sa saga d'espionnage sur le devant de la scène, lui consacrant l'ensemble de ces quatre chapitres menés à toute allure !

Le dessin aussi y est pour beaucoup. Si l'écriture est bien meilleure que ce que l'on pouvait trouver durant les années 2000 (Mayday étant parue en 2014 en V.O.), c'est aussi le cas du graphisme que l'on doit ici à John Royle, que je n'hésiterai pas à qualifier de digne héritier de J. Scott Campbell sans problème. Son trait est précis, sexy et sensuel, détaillé où et quand il le faut, jamais brouillon ni trop vif, bref que du bon pour servir le retour d'un personnage largement et longtemps désiré. On retrouve totalement l'esprit de la première série, et même si ce n'est plus Campbell aux crayons depuis longtemps c'est un vrai plaisir que de se plonger dans ce récit aux accents nostalgiques et novateurs vraiment bienvenus.

J'espère vraiment que la série suivante sera du même tonneau et que l'on pourra y retrouver autant de fun et de beauté qu'ici, en tout cas une chose est sûre pour moi c'est que Mayday est un vrai coup de cœur sur tous les plans ! Merci Graph Zeppelin, et on attend désormais la suite avec impatience, courant 2020 si tout va bien !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 17 décembre 2019

Danger Girl - Tir aux pigeons (Graph Zeppelin - Novembre 2019)


Les Danger Girls repartent en mission pour sauver le monde ! Cette fois, elles doivent s'emparer des plans d'une mystérieuse clé informatique qui serait, dit-on, capable de déclencher à volonté toutes les armes nucléaires du monde, n'importe où et de n'importe où. Une véritable menace qu'il ne faut pas prendre à la légère, même si l'existence de cette clé est très hautement hypothétique. Abbey s'infiltre donc à nouveau dans un réseau criminel afin de mettre la main sur le vendeur des plans, qui ne fera malheureusement pas long feu après qu'un sniper extrêmement doué l'ait atteint en plein cœur, laissant notre héroïne sans le moindre indice.

Pendant ce temps, un terrible accident nucléaire a lieu dans le cercle polaire Arctique. Un sous-marin Russe explose après avoir reçu une commande d'auto-destruction, et plus tard un nouvel incident est à déplorer dans le désert du Nevada aux USA, quant un missile en transport secret explose soudainement, causant plusieurs milliers de morts. En plein conseil de crise, le Président des États-Unis reçoit une communication du terroriste responsable de ces deux explosions, désireux d'exposer ses volontés. Lesquelles ? Très simple : le désarmement total de l'arsenal nucléaire mondial, et que le Président en personne se rende à ses troupes en tant qu'otage de moralité.

Abbey et Sydney parviennent, après avoir reçu des instructions de Deuce, à infiltrer le camp des terroristes mais malheureusement elles ne découvrent rien d'utile et se font même piéger par un engin explosif artisanal, dont elles réchappent de justesse. Cette fois le doute n'est plus permis, quelqu'un les suit à la trace et s'arrange pour les faire échouer à chaque étape de leur enquête, tandis que les gouvernements du monde sont à couteaux tirés et que le terroriste, Arthur Franco, vient de recevoir le Président comme convenu. La situation est donc très tendue... quand les filles font une découverte qui pourrait bien tout changer ! La Master Key, la fameuse clé de contrôle absolu... n'existerait en réalité pas le moins du monde, et tout ne serait qu'une gigantesque mascarade visant à s'emparer d'une très belle rançon. Franco de son côté est persuadé de la véracité de son opération et poursuit son plan sans se douter qu'il a été berné et doublé, ce qui risque de lui coûter la vie ainsi qu'à ses collaborateurs.

Désormais les choses sont claires : il y a un traître à la fois chez Franco et au sein du gouvernement Américain, quelqu'un qui tire les ficelles et manipule toutes les forces en présence. Grâce à l'ingéniosité de Deuce et à l'intervention de l'Agent Zero, Abbey et Sydney vont parvenir à démasquer l'imposteur et à l'empêcher de déclencher la troisième bombe, juste à temps une fois encore. Après toute cette histoire, nos deux héroïnes méritent bien un moment de repos !

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Ce récit des Danger Girls se passe juste après Back in Black chronologiquement, mais sans y être lié. On retrouve comme toujours au scénario ce cher Andy Hartnell, tandis que les dessins sont assurés en majorité par Nick Bradshaw... et honnêtement, on les a déjà vu l'un comme l'autre bien plus inspirés que pour ce titre. C'est bien simple : l'histoire est décousue, trop rapide peut-être, pas assez approfondie quand il le faudrait, en clair c'est du survol total de tout ce qui aurait pu être intéressant. Quant aux dessins, ils ne sont pas dans le haut du panier c'est clair et net. Même aidé un peu plus loin dans l'album par Jonboy Meyers et Billy Dallas Patton, ça reste très très moyen et assez peu harmonieux au final.

De nouveaux ennemis eux-aussi très dispensables viennent étoffer un peu la galerie éphémère des Danger Girls, mais comme aucun n'est lié apparemment aux événements de la première série et à la sous-intrigue principale des autres épisodes, au final c'est assez peu intéressant il faut bien le dire. La consolation viendra des couvertures de Nick Bradshaw qui là pour le coup aura décidé de faire un gros effort, et surtout concernant l'édition de Graph Zeppelin de la qualité de fabrication de l'album en lui-même, que l'on peut saluer une fois encore. En toute fin d'ailleurs vous trouverez une liste de toutes les séries estampillées Danger Girl parues en V.O. à ce jour, avec des indications très utiles sur celles que compte publier Graph Zeppelin en V.F. dans le courant de l'année 2020 si tout va bien. J'attends donc celles-ci de pied ferme, en espérant que la qualité sera au rendez-vous sous tous les angles !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 20 juillet 2019

Danger Girl - Tric-traque à Shanghaï (Graph Zeppelin - Janvier 2019)


Abbey Chase et les sœurs Savage sont sur le terrain, à Shanghaï, pour s'emparer d'une mystérieuse mallette dont Deuce refuse de leur révéler le contenu, se bornant à les mettre en garde sur sa dangerosité. Alors que les filles localisent enfin leur cible, une nouvelle ennemie fait son apparition et complique la tâche d'Abbey, qui ne parvient pas dans un premier temps à récupérer la mallette. Endommagée, celle-ci menace de tout détruire si rien n'est fait pour stopper la réaction en chaîne, et c'est Val qui va s'en charger, menacée par l'impitoyable tueuse Asia. On apprend alors que cette farouche adversaire est en fait une ancienne partenaire de Natalya, la traîtresse, et qu'elle reproche sa mort sur l'île du Hammer Reich à Abbey ! Joignant donc l'utile à l'agréable, Asia entend bien conserver la mallette le plus longtemps possible et surtout supprimer notre héroïne au passage !
Heureusement, notre trio de choc est prêt à toutes les éventualités et Abbey a encore beaucoup de ressource en elle : non sans mal, elle reprend la mallette à Asia et parvient à s'enfuir avec à bord d'un train, direction Hong Kong. Mais la chasse n'est pas terminée, et les ennemis arrivent par dizaines à bord d'hélicoptères d'assaut tandis que les Danger Girls séparées ont le plus grand mal à se retrouver, même avec Deuce personnellement aux commandes de leur appareil. Une véritable catastrophe est sur le point de se déclencher si rien n'est fait et si la mallette ne retourne pas entre de bonnes mains. La traque continue donc, à un rythme affolant, tandis que le sort du monde entier pourrait bien se jouer sur ce trajet...

On la voulait, la voilà enfin, la suite des aventures des Danger Girls d'Andy Hartnell et J. Scott Campbell, dessinée cette fois-ci par le talentueux Harvey Tolibao qui parvient à sublimer nos héroïnes au cœur de l'action comme dans les moments les plus posés. Ça change agréablement du précédent album dont je vous ai parlé, Back in Black, qui laissait une forte impression de travail bâclé il faut bien le dire. Ici ce n'est heureusement plus le cas, Tolibao fait de son mieux aux crayons pour nous éblouir et les pages et cases fourmillent de détails dans tous les sens. Bien entendu ce que l'on veut vraiment voir c'est le trio en action, et là non plus nous ne serons pas déçu et nous en prendrons plein les mirettes ! Le scénario d'Andy Hartnell est presque accessoire à ce niveau, mais il nous mène bien quelque part et nous réserve surtout de grosses surprises pour le tout dernier chapitre et les prochaines aventures d'Abbey Chase, Sydney et Sonya Savage ! Du tout bon donc pour moi, je ne suis pas déçu et Graph Zeppelin comme d'habitude nous offre un travail pratiquement impeccable sur l'édition et la traduction... à part cette petite polémique au sujet de la couverture choisie pour l'album (illustrant un épisode au Japon alors que l'histoire de celui-ci se passe en Chine à Shanghaï donc...) je ne trouve rien à redire, merci encore et à la prochaine pour une nouvelle dose d'action et d'humour ! Petit plus tant que j'y suis : la galerie de fin contient de très belles photos signées Jeff Zoet avec de belles mannequins se prêtant au jeu et incarnant à merveille les trois Danger Girls classiques de la première heure. C'est à voir absolument !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 10 juillet 2019

J. Scott Campbell - Danger Girl sketchbook (Graph Zeppelin - Janvier 2019)


On l'attendait depuis un certain temps maintenant, Graph Zeppelin le nouvel éditeur des séries Danger Girl nous l'offre sur un plateau : le fabuleux sketchbook relié grand format deluxe de J. Scott Campbell en personne, recueil de tous ses croquis préparatoires et ses recherches pour les poses et attitudes des personnages qui ont fait en grande partie sa renommée.

Dans cet album intégralement traduit en français, y compris les annotations, vous trouverez tout ce qu'il vous faut pour vous familiariser avec les personnages principaux des séries à succès Danger Girl. De Operation Hammer à Mayday en passant par les parutions de l'époque de Glénat, vous aurez tout à portée de mains et de regard pour comprendre l'évolution du dessin et des designs, même si Campbell n'a lui-même dessiné que la première série du nom. Ses notes, recherches et croquis, concernent surtout les adaptations de ses chères créations sur d'autres supports, notamment des figurines et statuettes ou encore un jeu-vidéo resté relativement apprécié. Il s'agit avant tout d'un guide pour illustrateurs et concepteurs, afin de mieux comprendre l'anatomie des personnages de Campbell et les mouvements et postures qui les ont inspiré.

Vous aurez donc de quoi lire, entre une première partie spécialement conçue autour des croquis et dessins préparatoires à proprement parler, puis un chapitre entier sur l'historique du jeu-vidéo tiré de la licence, et bien sûr les inévitables couvertures alternatives et exclusives, dont certaines très récentes rien que pour nos yeux, pour finir par un maximum de variations autour des visages, bustes, jambes, poitrines, etc. Tout sera détaillé et expliqué le plus simplement possible sans pour autant perdre de vue l'esprit premier d'une telle démarche, à savoir donner des indications claires aux dessinateurs suivants pour ne pas trahir l'esprit Campbell des premières heures.

Merci donc à Graph Zeppelin, qui décidément se bouge beaucoup pour nous offrir ces petites merveilles en VF et répondre à la demande croissante du lectorat et des fans de la première génération. Merci également à Original Comics de soutenir et de vendre ces titres de leur mieux pour que tout le monde puisse y goûter ! Même si cet album-ci s'adresse plus particulièrement à des dessinateurs en herbe ou aguerris qui pourront y puiser toute l'inspiration qu'il leur faut pour prendre la relève ou bien simplement se faire plaisir, ça reste un bel ajout à toute collection qui se respecte, surtout pour un fan de J. Scott Campbell bien entendu !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 26 juin 2019

Danger Girl - Back in Black (Graph Zeppelin - Juin 2019)


Les Danger Girls se réunissent à nouveau pour une toute nouvelle mission top secrète ! Quand un artefact Amérindien capable de faire basculer l'équilibre entre la Vie et la Mort est soudain dérobé, nos deux action-girls préférées Sydney Savage et Abbey Chase sont envoyées par leur mentor Deuce à sa recherche ! Il leur faudra pour le retrouver tout d'abord infiltrer un gang de motards et traverser pratiquement tout le territoire du Dakota jusqu'à Boston, un voyage qui contiendra son lot de péripéties et qui les amènera, au final, à faire face à un mal ancien sur le point de se réveiller... heureusement, nos deux héroïnes de choc pourront compter sur l'appui des agents Zero et Barracuda, toujours prêts à tout pour rendre service à la gente féminine.

Motos, filles sexy, tenues légères, climat très chaud... on ne pouvait rêver mieux pour retrouver nos chères Danger Girls. Andy Hartnell scénarise un retour en demi-teinte, qui laisse un peu à désirer selon moi. En tout cas je n'ai pas été touché plus que ça par cette aventure, simple transition vers quelque chose de plus grand et de mieux préparé sans doute. Back in Black ne comporte que quatre chapitres et une petite galerie d'illustrations, dont certaines sont tirées de la première série. L'histoire n'est pas géniale ni très originale, mais on va dire que ça rempli le cahier des charges en tout cas pour le minimum auquel on s'attendait. Les dessins sont signés Nick Bradshaw, qu'on a l'impression d'avoir vu plus en forme ailleurs pour tout dire... ce n'est pas bâclé non plus attention, mais vraiment pas à la hauteur de ce que le titre avait déjà pu nous offrir en qualité graphique. Évidemment n'est pas J. Scott Campbell qui veut, mais tout de même ! Cette histoire se déroule chronologiquement juste après la série principale, Opération Hammer chez Graph Zeppelin, et le recueil de petits récits Destination Danger paru il y a quelques années chez Glénat. A lire donc avant Tric-traque à Shangaï et surtout avant Mayday, les deux autres parutions de cette année chez le nouvel éditeur. Une quatrième sortie est prévue pour dans quelques mois, soyez au rendez-vous si vous aimez ce cocktail d'action et de légèreté bienvenue en cette saison. Et encore merci en tout cas à Graph Zeppelin de se bouger pour nous offrir de belles éditions certes un peu coûteuses vu leur contenu mais toujours de qualité !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 6 novembre 2018

Love is Love (Bliss Comics - Octobre 2017)


Le 12 Juin 2016 dans la ville d'Orlando en Floride, un tueur assassine 49 personnes dans la boîte de nuit le Pulse à cause de leur identité sexuelle. Gay, lesbiennes, trans, bi, queer, homos, hétéros... 49 personnes ont disparu brutalement de la vie de leurs proches et de celles et ceux qu'ils aimaient, tout ça par la faute de la haine et de l'incompréhension qui règnent encore bien trop souvent dans notre société à l'égard des personnes ayant un genre, un comportement et des goûts différents de la masse dirigeante bien pensante.

Cela se passe dans notre monde. J'aurais préféré vous écrire un article sur quelque chose de fictif, quelque chose avec un super-héros qui viendrait in-extremis au secours de ces pauvres gens et apporterait un message de tolérance à travers les pages colorées de ses aventures. C'est généralement ce que je vous chronique et présente sur ce blog. Mais là, il s'agit de faits réels, d'une vraie tuerie, d'un vrai drame humain. Comment dès lors en parler ? Comment extérioriser toute la peine que l'on ressent ?

Les artistes travaillant pour l'industrie des comics aux USA ont trouvé une solution bien à eux et ont, par l'intermédiaire des éditeurs DC et IDW qui ont formidablement joué le jeu, réussi à réunir des dizaines de témoignages d'amour et d'intelligence affective, à travers des textes ou des dessins de leurs amis et collègues, parfois gays, parfois non, toujours touchés et toujours volontaires pour exprimer ce qu'ils ont ressenti et ressentent encore en pensant à ce massacre encore trop ordinaire et récent. Ca ne ramènera pas les victimes du Pulse, ça ne changera peut-être pas la conscience de la masse, mais ça portera le plus beau des messages : l'amour est et restera toujours l'amour, quelle que soit sa forme ou son moyen d'apparaître. Grâce à ces artistes d'horizons et d'éditeurs différents et parfois concurrents, c'est un album rempli d'ondes positives qui émerge de leurs efforts conjugués et l'on reconnaîtra par-ci par-là tantôt Superman et sa cousine Supergirl, tantôt Wonder Woman, tantôt Kevin Keller de chez Archie Comics, et bien d'autres encore.

Je l'ai dis, qu'ils viennent de chez Marvel, DC ou d'autres éditeurs plus petits, des États-Unis ou d'Europe, tous les artistes ont accepté de participer à ce fabuleux recueil de sentiments et d'expériences positives en l'honneur et en hommage aux victimes du Pulse à Orlando, Floride, ce 12 Juin 2016. Il serait bien inutile de vous faire un résumé de ce que l'on y trouve, chaque page étant une histoire différente des autres et s'adressant à vous, lecteurs, de bien des façons toutes très personnelles suivant votre sensibilité et vos goûts. Pour ma part, la modeste participation de Jim Lee m'a beaucoup touché, j'espère qu'elle vous parlera également, mais toutes forment de toute façon un ensemble parlant de la même chose, à l'intention des rageux, haineux, amoureux, timides, excentriques... tout le monde se reconnaîtra et comprendra le message. Et c'est ça la magie de cette œuvre de coopération spontanée. Je souhaite que vous la découvriez comme moi, mieux vaut tard que jamais. Love is Love est un magnifique comic-book, contenant ce qu'il peut y avoir de meilleur dans ce monde de papier et d'encre que nous aimons tant parcourir. Un très bel ajout à vos bibliothèques et à vos collections, à mettre bien en avant. Chez nous c'est l'éditeur de Valiant qui a réussi à sortir cet album, Bliss Comics, mais tout le monde aura participé pour ce qui concerne la V.O. en tout cas.

Ajoutons pour finir qu'acheter cet album n'est pas un geste anodin. Ça ne changera peut-être pas le monde, ça ne fera pas prendre conscience à tout le monde du message de tolérance véhiculé, mais sachez au moins que l'intégralité du prix d'achat est reversé à des œuvres caritatives et engagées autour de la communauté LGBTQ, ainsi que chez nous à SOS Homophobie. De quoi apporter un peu de soutien et de compassion tout en vous faisant plaisir et en faisant une bonne action qui enrichira votre culture et votre collection personnelle. Qu'attendez-vous pour sauter le pas ?

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 11 novembre 2015

The Infinite Loop tome 2 – La lutte (Glénat Comics – Novembre 2015)


Le combat de Teddy pour retrouver Ano, l'anomalie temporelle dont elle est tombée éperdument amoureuse contre tous les diktats de son époque, s'achève ici dans une apothéose philosophique et sociale qui fera réfléchir plus d'une lectrice ou d'un lecteur. Dans ce tome, encore beaucoup beaucoup de choses à digérer et sur lesquelles réfléchir aussi profondément que possible, toujours en ce qui concerne la place des communautés LGBT au sein de la société bien lisse et policée que nous rencontrons encore trop souvent de nos jours. Ce second et dernier tome, outre le fait d'être le point final de la quête de Teddy et d'Ano, est surtout une véritable lettre ouverte sur l'amour, le vrai, envers et contre tous et surtout les codes de la société. Le véritable amour, qui transcende toutes les frontières et que rien n'arrête, pour lequel il faut oser se battre et revendiquer ses droits malgré la peur et la haine que l'on rencontre sur son chemin, vecteurs de l'incompréhension le plus souvent. Une histoire magnifique, bouleversante à plus d'un titre et qui je l'espère vivement saura conserver une place de choix parmi les œuvres traitant de ces combats du quotidien des communautés oppressées et brimées par une société bien-pensante. The Infinite Loop mérite clairement sa place d’œuvre littéraire à part entière et également de source de réflexion personnelle.

Sur un plan plus concret, le dessin toujours aussi mignon et magnifique d'Elsa Charretier nous rappelle les meilleures heures de Bruce Timm ou Darwyn Cooke, tandis que l'écriture à quatre mains avec Pierrick Colinet transporte le lecteur, quel qu'il soit, au cœur du message résolument humaniste de cette histoire dans laquelle chacune et chacun peut se reconnaître.

Glénat nous offre en prime en fin d'ouvrage les ''courriers des lecteurs'' que la série a pu connaître dans son édition américaine, véritables témoignages de ce que vivent au quotidien les jeunes homosexuels de tous sexes lors de la découverte et parfois de la révélation à leur entourage de leurs attirances. Vous trouverez également, et ça c'est un effort supplémentaire à saluer bien bas, une petite suite de personnalités historiques ayant un jour milité pour les droits des inégaux, de ceux qui sont rejetés par le reste de la société pour leur différence et qui finissent par avoir le courage de la revendiquer comme telle. Un petit cours d'Histoire pas déplaisant et loin d'être inutile, qui profitera à tout le monde et qui ne fait que prouver une fois encore que cette série se tient sur des bases solides et profondes, et qu'au-delà de sa forme imprimée elle restera toujours en constante évolution. A vous, au sein de votre communauté ou de votre entourage, de faire en sorte que la fameuse boucle se brise enfin et que les choses avancent dans le meilleur sens possible.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une excellente lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 29 août 2015

The Infinite Loop tome 1 – L'éveil (Glénat Comics – Août 2015)


Le voici enfin, le premier tome de la série Infinite Loop par le duo français Pierrick Colinet et Elsa Charretier. Après un passage remarqué sur la scène américaine chez l'éditeur IDW, ce comics d'un genre nouveau revient ce mois-ci dans sa mère-patrie pour une édition magnifique présentée chez Glénat au sein de son nouveau label comics, une sortie remarquée et non la moindre, pour notre plus grand plaisir !

Infinite Loop, c'est l'histoire de Teddy, une jeune femme issue d'une époque futuriste où les voyages temporels sont monnaie courante et donc le travail consiste à effacer les anomalie temporelles à toutes les époques, pour maintenir la cohésion de la réalité. Jusqu'au jour où une de ces anomalies prend la forme d'une autre jeune femme, Ano, qui éveillera chez Teddy des sentiments nouveaux qu'elle pensait ne jamais connaître. Dès lors, refusant de l'effacer, Teddy devient une fugitive traquée par ses propres collègues et s'enfuit avec Ano dans un recoin personnel d'espace-temps où elles seront à l'abri. L'occasion de développer leur relation naissante mais aussi de réfléchir à la place de leur histoire sur une plus grande échelle, tandis qu'à l'extérieur les choses sont sur le point de changer de façon exponentielle, pour le meilleur ou pour le pire.

The Infinite Loop, c'est un comics très intelligent, très bien raconté et mis en images, très bien édité par Glénat, et surtout porteur d'un message fort et toujours terriblement actuel : la lutte pour la reconnaissance et l'acceptation de l'homosexualité ainsi que la liberté personnelle. A la fin de l'album, vous aurez ainsi droit à un cours magistral d'histoire de l'homosexualité dans les comics, des débuts jusqu'à maintenant. Un exposé très détaillé et qui fait grandement réfléchir. En complément vous pourrez savourer les secrets de la création d'une page de bd entre le scénariste et la dessinatrice, des informations toujours utiles et intéressantes pour bien se rendre compte du travail effectué tout du long avant d'en arriver au produit fini. On notera particulièrement le style de dessin d'Elsa Charretier, qui n'est pas sans rappeler un certain Bruce Timm de notre enfance.

The Infinite Loop, c'est donc du comics intelligent, mature, réfléchi et poignant, et c'est chez Glénat à partir de cette semaine. Donc, vous savez quoi faire, sautez dessus et ne le manquez surtout pas !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 1 août 2015

Danger Girl – Trinity (Glénat Comics – Janvier 2014)


Il s'agit, bien malheureusement, du dernier album des Danger Girl que nous risquons de voir dans notre belle France, ce malgré les différentes suites que la série peut connaître en V.O. encore à l'heure actuelle. Consolons-nous en savourant cette ultime péripétie autour du globe avec les plus belles des agents secrets, toujours en compagnie de Campbell et Hartnell !

Abbey Chase est portée disparue. Elle a été enlevée alors qu'elle était à la recherche d'une nouvelle relique à préserver des trafiquants, et il semble qu'elle soit retenue par un puissant prince d'Afrique du Nord désirant utiliser ses dons de chasseuse de trésors pour asseoir son pouvoir illégitime sur ses sujets. Bien entendu, l'agence Danger Girl n'entend pas laisser une de ses membres dans la détresse, et Sydney Savage ainsi que sa sœur Sonya partent des quatre coins du monde pour porter secours à leur collègue ! Une traque sans merci tout autour de la planète, qui passera par des jungles mortelles à des déserts arides ou des métropoles meurtrières. Qu'on se le dise, les Danger Girl n'abandonnent jamais et font tout pour se tirer des pires situations avec toujours plus de charme !

Un album excellent, une lecture toujours aussi agréable et pleine de références et de clins d'oeil à la culture cinématographique du genre. Une lecture un peu amère cependant lorsque l'on sait que nous n'aurons sûrement pas d'autres tomes à nous mettre sous la dent par la suite. Bien maigre consolation que de savoir sa collection complète avec seulement trois albums... quoi qu'il en soit, merci à Thomas Rivière et à ses collaborateurs pour nous avoir fourni durant ces quelques années le plaisir de lire et de savourer cette série et ses nombreuses séquelles ! Le dessin sur ce dernier tome est parfait, dynamique, sexy, tout ce qu'on aime et qu'on demande, les artistes collaborent de manière harmonieuse pour le régal de nos yeux ! Et puis au final, ça fait une assez bonne fin ouverte.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 18 avril 2015

The Crow - Le scalp des loups (Delcourt - Septembre 2014)


The Crow, véritable série phénomène dans le monde des comics, n'a pas fini de faire parler d'elle. En effet, James O'Barr en personne est revenu aux affaires il y a quelques années et a repris les commandes de sa création, l'orientant vers une nouvelle direction artistique en compagnie du dessinateur Jim Terry. Sorti en Septembre dernier chez Delcourt, ce premier (je ne sais pas s'il y en a d'autres après) album d'un nouveau genre m'a laissé un peu froid à l'issue de sa lecture.

Europe, Seconde Guerre Mondiale. Quelque part dans un camp de concentration anonyme, un Juif est tué ainsi que sa femme et sa fille par un commandant sadique se plaisant à défier ses prisonniers les plus intelligents à une partie d'échecs où l'issue ne fait jamais aucun doute quel que soit le résultat. Comme de juste, pour réparer cette horreur, un corbeau ressuscite l'âme en quête de vengeance, pour une nuit d'horreur comme jamais il n'y en eu.

Si l'on retrouve bien la thématique principale chère à The Crow (la vengeance après une tragédie), l'on est quand même assez loin de la beauté romantique de la série originale, près de 20 ans auparavant. James O'Barr opte ici pour un déchaînement de violence plus ou moins gratuite, une suite de meurtres sauvages et sanglants et un sentiment de justice des plus ambigus. Cette fois-ci la vengeance est aveugle et froide, sans retenue ni remords d'aucune sorte. Clairement pas la meilleure histoire du Corbeau qu'il m'ait été donnée de lire, et je reste plutôt déçu de voir O'Barr prendre ce virage brutal et assez impersonnel en plus, créant davantage l'incarnation d'une vengeance fantasmée qu'une réelle histoire.
Nouveauté aussi pour cette série, le noir et blanc disparaît au profit de l'apparition de la couleur, des teintes pastels et assez ternes qui se marient avec une grisaille ambiante, dans la veine de The Walking Dead par exemple s'il y avait de la couleur dedans. Ça fait son petit effet mais ça accentue aussi l'impression de lire tout sauf du The Crow, au final.
Bref, une lecture un peu décevante mais tout de même intéressante en soi, il suffit de savoir faire abstraction de ce que l'on attendrait d'un titre de cette licence même s'il s'agit du retour de l'auteur d'origine, et de la prendre davantage comme un genre de one-shot que comme un réel ajout à la mythologie du ''personnage''. En plus l'album est assez court, moins de 10 minutes pour tout lire, donc ce n'est pas vraiment une perte de temps regrettable, même si je ne vous conseille pas forcément cette histoire-ci.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !