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vendredi 11 octobre 2019

La V.O. du vendredi n°134 : Magneto tome 4 - Last days (Marvel - Novembre 2015)


Dernier tome de la série.

Cette fois-ci nous y sommes. La fin du monde, la fin de tout. La dernière incursion d'une réalité parallèle frappant la nôtre de plein fouet, deux planètes entrant en colision et vouées à une mutuelle destruction sans merci. A moins que les êtres les plus puissants de l'une ou l'autre ne s'opposent à cet état de fait... car, qu'il soit bien clair que Magneto n'a aucune intention de rendre les armes sans combattre l'extinction, de toutes les forces qu'il lui reste encore ! Et des forces, il en a à revendre désormais, grâce aux cocktails d'hormones mutantes de croissance boostées avec divers produits et accumulateurs d'énergie pour pousser au-delà du maximum ses pouvoirs récemment diminués. Avec cette toute nouvelle puissance, une force que rien ne peut arrêter et qu'il n'a, de son propre aveu, jamais connu auparavant, Magneto entend bien mettre fin à l'incursion fatale. Déployant toute son énergie, tous ses pouvoirs et toute sa force, le Maître du Magnétisme s'engage à sauver de l'anéantissement non pas uniquement les mutants comme autrefois, mais bien l'ensemble de l'humanité, en mémoire de Charles Xavier et de son rêve. Épaulé par sa propre fille Lorna, alias Polaris, Magneto subit en quelques instants ce que des planètes entières mettent des siècles à accumuler comme énergie, tentant le tout pour le tout afin de repousser cet autre monde qui lui envoie alors ses propres Sentinelles pour l'arrêter. Bien sûr face à une telle puissance elles ne font pas le poids et sont rapidement détruites, mais peut-être qu'il s'agissait de l'effort de trop car à présent tout bascule et le gouffre n'a jamais été aussi proche. Au bout de son parcours, Magneto se remémore les meilleures années de sa vie, les pires aussi, ses actes bons comme mauvais. Que restera-t-il du Maître du Magnétisme, une fois arrivé à la fin de tout ?

Dernier tome donc, toujours signé Cullen Bunn mais accompagné cette fois d'un nouveau dessinateur pour mieux illustrer les terribles et ultimes moments de notre anti-héros. Paul Davidson fait un travail remarquable sur les premiers chapitres de cet album, alternant les styles tantôt rétros tantôt résolument modernes à mesure que les actions s'enchaînent et que les souvenirs refont surface. L'occasion pour les plus anciens des lecteurs ou du moins les plus aguerris de redécouvrir certaines scènes clés de la vie de Magneto d'un œil nouveau, avec une certaine forme de sagesse. Le grand final est signé quant à lui bien entendu par Gabriel Hernandez Walta qui tient à mettre le point final sur toute cette histoire, et il en a bien le droit après son travail somme toute assez propre tout au long de cette trop courte série. Ces derniers jours de Magneto sont donc les ultimes moments que le lecteur passera avec la version dite classique du personnage, puisque après les événements de Secret Wars et le retour du multivers c'est sa version House of M qui a survécu, du moins il me semble mais je n'ai pas été spécialement attentif au sort des séries mutantes à cette époque donc je peux me tromper. Adieu donc, grand Maître du Magnétisme, et puisse ta mémoire être honorée comme il se doit par le plus grand nombre !
Ah oui, avant de partir et de refermer les portes derrière vous, profitez de l'insertion à la fin de cet album des deux chapitres originaux de la naissance des pouvoirs de Polaris et de sa relation toute particulière avec celui qui fut, l'espace d'un bref instant, son véritable père. C'est assez ampoulé mais les larmes coulent toutes seules au final.

vendredi 21 juillet 2017

La V.O. du vendredi n°81 : Grimm Fairy Tales - Arcane Acre tome 2 (Zenescope - Novembre 2015)


Rien ne va plus dans l'école secrète d'Arcane Acre. Après la défection de Wulf, parti étudier dans le royaume de Oz, les élèves restant se serrent les coudes et nouent des relations amicales, voir intimes pour certains. En effet, le rapprochement de Hailey et d'Ali ne passe pas inaperçu et Skye, qui avait des sentiments pour le jeune homme, reste en retrait dans l'ombre comme le veut son caractère. Malgré tout, ça ne les empêche pas de continuer à se voir et à pratiquer l'exercice de la magie, en particulier les invocations d'esprits, qu'Ali souhaiterait maîtriser car c'est la base sur laquelle reposent ses pouvoirs. Mais malheureusement, on ne choisit pas toujours le type d'esprit que l'on invoque d'un monde à l'autre, et c'est en toute ignorance que les jeunes gens font venir celui du Chapelier Fou, fléau de Wonderland, entre les murs de l'école, précisément là où étudie sa descendante, Violet, qui avait été tenue loin de lui jusque là. Prenant aussitôt possession d'un nouveau corps, le Chapelier entreprend de commettre un véritable carnage au sein des employés de l'école avant de s'en prendre directement aux élèves, mais il est rapidement défait et s'en va chercher un nouveau réceptacle, Violet elle-même. Pendant ce temps, Sela retrouve enfin la trace de Kiera, le Phénix, et l'emporte avec elle jusqu'à Arcane Acre pour qu'elle puisse se reposer et retrouver l'usage de ses forces ainsi que de ses souvenirs. Au même, moment, Wulf combat une nouvelle menace qui pèse soudain sur les élèves de son école, à Oz, et s'il parvient à vaincre la créature cette dernière rejoint malgré tout sa génitrice et lui confie un talisman volé à Natalie, une autre élève dont Wulf s'est épris. Le combat suivant aura lieu au cœur d'Arcane Acre, au sein du portail qui relie tous les mondes entre eux, et l'esprit du Chapelier en profite pour manipuler Skye en lui faisant faire apparaître une source de magie pure, un pouvoir immense qui ne manque pas d'attirer aussitôt la Horde Noire menée par le Ténébreux et ses assassins. Cherchant de l'aide auprès de Druanna, Sela tombe dans un piège orchestré depuis le début par le Ténébreux et par celle qui se faisait passer pour la déesse, et qui a manipulé les événements jusque là pour que Arcane Acre soit créée afin de relâcher dans le monde une terrible créature, scellée jusqu'à présent, et qui disparaît avec ses alliés non sans avoir privé le Ténébreux lui-même de ses pouvoirs, une occasion trop belle pour Belinda qui s'en saisit aussitôt pour se débarrasser enfin de celui qui l'a privé de son passé. Et alors que chaque camp compte ses morts et lèche ses blessures, la prophétie à l'origine d'Arcane Acre risque fort de se réaliser comme la pire hypothèse qui puisse être.

Un second tome aux récits pluriels et entremêlés, à savoir les relations qu'entretiennent les jeunes entre eux à Arcane Acre et les aventures de Wulf à Oz avec ses nouveaux camarades, tandis que des forces obscures complotent pour réaliser un plan dément. Chaque chapitre a des incidences sur le suivant, quand bien même chaque histoire est différente des autres, elles sont cependant toutes liées par les mêmes éléments et personnages centraux. Ici c'est surtout le Chapelier Fou qui est à l'honneur, ainsi que le Ténébreux, du moins pour un temps seulement. La venue de l'esprit malade de Wonderland aura de terribles répercussions sur le reste de l'univers, avec l'apparition par sa faute d'une toute nouvelle menace qui semble inarrêtable. Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite !

vendredi 10 mars 2017

La V.O. du vendredi n°62 : Grimm Fairy Tales presents - Realm War : Age of Darkness tome 2 (Zenescope - Novembre 2015)


Le monde est aux mains des forces du Mal. Les différents royaumes de pouvoir ont fusionné sur Terre et ont engendré une ère de chaos et de meurtres sanglants et brutaux, que rien ne semble en mesure de stopper. Sela et son groupe de guerriers survivants poursuivent leur quête d'une arme capable de tuer les créatures de la Reine Sombre, à commencer par ses Chevaliers de Sang pratiquement invincibles. Mais lorsque les fameuses armes seront enfin à leur portée, une cruelle trahison menacera de diviser le groupe irrémédiablement et il faudra à Sela toute sa force de caractère pour s'en relever. Pendant ce temps, Malec le Ténébreux ourdit un nouveau complot contre son épouse avec l'aide de Venus qui, fidèle à sa nature changeante, le trahit à son tour et rejoint les rangs de la Reine Sombre, provoquant l'exil de Malec et son apparente exécution. Mais rien n'est jamais ce qu'il semble être avec le Ténébreux, et les alliés de Sela et des autres Realm Knights vont recevoir une aide inattendue qui pourrait bien changer le cours des événements. De lourdes pertes seront au rendez-vous, dans les deux camps. Trahisons, coups bas, retournements de situation et même révélations surprises, tout cela et plus encore vous attend dans le second et dernier tome de Realm War, qui verra la fin de l'Âge des Ténèbres... ou bien son avènement définitif.

Excellent volume qu'on ne parvient pas à lâcher de toute la lecture, jusqu'au tout dernier chapitre en apothéose. Les dessins sont très corrects, même mieux que certaines couvertures par moments, et l'histoire gagne encore en épaisseur et en intérêt jusqu'à son point final. Mais est-ce bien la fin ? Non, car quoi qu'il arrive à l'issue de Realm War le récit de Sela et de ses compagnons se poursuit dans la série Arcane Acre, qui vous sera chroniquée également un de ces jours. Pour l'heure, quittons un long moment l'univers de Zenescope et retournons dans celui de Dynamite quelques temps, pour assister entre autres à l'arrivée de Chaos! Comics dans ses rangs !

samedi 17 décembre 2016

Moriarty - Le Chien des d'Urberville (Kim Newman - Bragelonne - Novembre 2015)


Ce beau volume édité par Bragelonne il y a un an contient les écrits du colonel Sebastian Moran, le second du célèbre Professeur Moriarty, ennemi juré du grand Sherlock Holmes. Mais est-ce bien le cas ?

Dans ce livre, vous trouverez sept histoires écrites par le colonel Moran et relatant sa longue et fructueuse collaboration avec celui que l'on surnomme le ''Napoléon du Crime''. Comme par jeu de miroirs, tous les titres font écho à une nouvelle ou un roman des aventures de Sherlock Holmes :

  • Un volume en vermillon
  • Désordre à Belgravia
  • La Ligue de la Planète Rouge
  • Le Chien des dUrberville
  • L'Aventure des Six Malédictions
  • L'Invertébré grec
  • Le Problème de l'aventure finale

Chacun de ces récits présente sous un tout nouveau jour, un nouvel éclairage, le personnage du Professeur Moriarty, ce génie du crime implacable et inarrêtable, à travers le prisme de la narration de son plus proche collaborateur, Sebastian Moran, son John Watson à lui. Le lecteur se prendra au jeu et éprouvera plusieurs sentiments partagés pour ces deux crapules de la pire espèce, allant de la sympathie à l'horreur en passant par l'humour noir. D'un point de vue strictement littéraire, cet épais volume aux pages argentées contient énormément de références culturelles à d'autres œuvres de l'époque et d'autres personnages célèbres, tels que le Dr. Mabuse ou encore le Fantôme de l'Opéra. Plus que tout, Kim Newman fait preuve d'un très intense et pointilleux esprit de recherche et est allé fouiller au plus profond des écrits de Conan Doyle pour nous brosser un portrait de Moriarty le plus fidèle et le plus réaliste possible, allant même jusqu'à résoudre la fameuse controverse au sujet du prénom du Professeur avec un habile tour de langage. Personnages fouillés, travaillés, étudiés et maîtrisés, on trouve dans Moriarty – Le Chiens des d'Urberville un vibrant hommage aux ombres des récits de Sir Arthur Conan Doyle. La barre est placée très très haut, même si en enchaînant les histoires les unes après les autres on finit vite par constater qu'elles ne sont pas toutes de la même intensité ou du même intérêt, tout comme pour les récits de Watson.

Et bien sûr, on en arrive au chapitre final, au fameux Problème final, avec énormément d'envie et d'attentes à satisfaire. Et on ne ressort pas déçus de cette lecture, loin de là ! Newman manie avec brio les zones d'ombres et les éclairages savants, parvenant à donner toute une dimension concrète à une nouvelle qui à l'origine se voulait assez expéditive, Conan Doyle voulant tuer son personnage fétiche devenu trop encombrant. L'exploit réalisé ici est de reléguer Sherlock Holmes, le grand détective-conseille, au second voir au troisième plan, c'est à peine si un portrait exhaustif de lui est esquissé par Moran. La fin surprendra plus d'un lecteur fidèle et posera un sacré casse-tête à de nombreux experts, j'en suis le premier tout retourné !

C'est un magnifique ouvrage que voilà, qui traite d'un personnage méconnu du grand public ou du moins en dehors des cercles de connaisseurs, Bragelonne nous offre un très beau support pour ces sept histoires criminelles, dignes héritières des aventures de Sherlock Holmes et surtout donnant enfin, après toutes ces années, un rôle digne de ce nom au Professeur Moriarty et à son second. Comme le dit la petite réclame pour le roman Moriarty de Anthony Horowitz : ''Sherlock Holmes est mort. Vive Moriarty !''. Achetez ou louez d'urgence ce recueil si vous le trouvez encore sur les étalages et les rayons, et savourez-le comme il se doit ! Si à première vue certaines histoires paraîtront un peu lourdes, patientez et attendez le grand final, qui vaut largement ce léger manque d'équilibre.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 9 décembre 2015

Le Voyage d'Arlo Peter Sohn – Walt Disney Pictures / Pixar (Novembre 2015)


Imaginez une planète Terre où les dinosaures n'auraient pas disparu, où le cataclysme qui provoqua leur extinction n'a jamais eu lieu...
C'est dans ce monde que naît Arlo, jeune dinosaure (ressemblant à un brachiosaure ou à un diplodocus, c'est selon), un rien maladroit et craintif, qui suite à la disparition de son père devra faire un très long voyage dans l'inconnu pour retrouver le chemin de sa maison et le reste de sa famille. Un voyage aux accents de quête intérieure également, puisque le jeune Arlo devra aussi trouver en lui-même la force d'affronter différentes épreuves ainsi que de faire confiance à autrui, pour le meilleur ou pour le pire. Accompagné par Spot, un petit humain sauvageon, Arlo vivra les plus belles expériences de sa vie ainsi que les plus dures épreuves, avant de parvenir à se trouver lui-même.

C'est un magnifique Disney/Pixar que nous avons là, un film aux décors juste splendides et saisissant de réalisme, à contrario des personnages qui restent un rien cartoon dans leur apparence. Un film qui s'adresse principalement aux petits mais qui saura également toucher le cœur des plus grands par ses différents niveaux de lecture, tous assez intéressants et intelligents. Le film a un peu souffert du changement de réalisateur et de diverses perturbations d'agenda, ainsi peut-être que d'un manque de véritable enjeu dans l'histoire. Cependant ça reste une très belle histoire, toute simple et accessible à toutes et à tous, un conte qui réinvente légèrement le genre et sait jouer avec certains codes pour surprendre le spectateur. Un vrai bon Disney/Pixar de fin d'année comme on les aime, et comme on vous le recommande !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 2 décembre 2015

Wonder Woman tome 6 – La chute de l'Olympe (Urban Comics – Novembre 2015)


Et voici enfin le dernier album du run de Brian Azzarello et Cliff Chiang sur la série Wonder Woman de l'ère New52. La chute de l'Olympe nous entraîne au cœur de la bataille finale pour reconquérir le trône de la montagne sacrée des dieux, aux mains du Premier-Né qui ne désire que l'anéantissement final de toute chose et de tout être. Cette guerre touchera tout le monde, qu'il s'agisse des hommes, des Enfers ou des dieux, et surtout les Amazones en première ligne. Il faudra à Diana beaucoup de courage et de ferveur afin de faire accepter des changements drastiques à ses consœurs, en tant que nouvelle reine de l'Île du Paradis et désormais nouvelle déesse de la Guerre. Dernière inconnue dans l'équation : le rôle que doit y jouer Zeke, le dernier-né de Zeus et de la mortelle Zola, encore bébé et au cœur de tous les complots. Sans oublier qu'Eris veille toujours à ce que règne la discorde autour de Wonder Woman, sa plus grande ennemie.

Un run qui s'achève donc, sur un ultime tome riche en batailles et en rebondissements, en surprises et en émotions. Brian Azzarello nous conduit jusqu'au point final de son histoire avec en prime un petit retour sur les origines secrètes de l'Amazone, au moment où elle a découvert le monde extérieur, celui des Hommes, et s'est émancipée pour la première fois des antiques traditions. Un tome final plaisant donc, qui conclut parfaitement ce run d'exception et ferme la boucle avant de nouvelles aventures sous la plume et les crayons de David Finch, à venir prochainement.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 28 novembre 2015

Superman, l'homme de demain tome 1 – Ulysse (Urban Comics – Novembre 2015)


Pour moi c'était LA sortie de la semaine dernière, le premier tome de la série Superman, l'homme de demain qui voit le retour bienvenu de Geoff Johns sur les aventures du personnages ainsi que l'historique passage de John Romita Jr. chez la Distinguée Concurrence.
Superman n'a jamais été aussi intéressant depuis le début des New52, et c'est bien simple ces nouvelles aventures font clairement partie du haut du panier en ce qui le concerne. Ici, l'Homme d'Acier se trouvera un égal en la personne du mystérieux Ulysse, surhomme lui aussi doté d'incroyables pouvoirs et venant d'apparaître à Metropolis. Qui est-il, d'où vient-il, et que veut-il ? Allié ou ennemi ? Nouvelle amitié, ou nouvelles rancœurs ? Des questions qui trouveront toutes leurs réponses dans ce seul album, une histoire complète qui voit en prime l'apparition de l'ensemble des membres de la Ligue de Justice dans un petit récit bonus des plus rafraîchissant. Je conseille vivement la lecture de cette nouvelle série, qui je l'espère saura se maintenir à ce niveau de qualité et nous offrir d'autres beaux moments, qui font échos à d'autres grands récits tels que Superman – Pour demain par exemple. Il est juste un peu difficile à situer avec exactitude dans la chronologie des New52 mais finalement ce n'est pas très grave, il s'intègre comme il peut.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 18 novembre 2015

Deadpool – Deadpool massacre les Classiques (Panini Comics – Novembre 2015)


Après avoir tué la plupart des héros et vilains des multiples univers Marvel, Deadpool prend conscience d'une chose : rien ne sert d'éliminer ces personnages si leurs sources d'inspirations sont toujours quelque part et font travailler les auteurs ! C'est donc avec l'aide d'une technologie de pointe que Deadpool se lance dans une nouvelle croisade : la guerre contre les plus grands Classiques de la littérature, les personnages emblématiques ayant d'une façon ou d'une autre inspiré les héros et vilains Marvel. Dont lui-même, évidemment : s'il vient à disparaître, c'est qu'il aura mené sa mission à bien et qu'enfin les auteurs arrêteront de manipuler les personnages à travers des centaines et centaines d'histoires sans fin. Voici donc l'occasion de rencontrer Don Quichotte, Moby Dick, le capitaine Achab ou le capitaine Némo, Tom Sawyer, mais aussi Sherlock Holmes ou encore Dracula et le Dr. Frankenstein. Avec son lot de blagues liées à la pop-culture comme à son habitude, Deadpool nous entraîne dans une suite de combats paradoxaux mais surtout déjantés, qui décideront du destin de l'ensemble des fictions et de leurs auteurs.

Cullen Bunn au scénario et Matteo Lolli au dessin, une histoire en plusieurs chapitres qui se tient parfaitement et qui nous emporte tour à tour au sein des plus grands récits de fiction classiques, rien à redire la recette prend forcément et le lecteur est hautement satisfait. De l'humour noir et grinçant, des références pop, un Deadpool plus défoncé que jamais, tout va bien dans ce tome ! Second d'une trilogie appelée ''massacrologie'', vivement le troisième dans ces conditions !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 14 novembre 2015

Day Men tome 1 – Lux In Tenebris (Glénat Comics – Novembre 2015)


Depuis longtemps, le monde est dominé en secret par les 50 plus grandes familles de vampires, qui se partagent plus ou moins docilement ce vaste territoire. Mais, étant impossible pour eux de mener leurs affaire de jour, et pour ne pas éveiller les soupçons, ils disposent d'éléments d'élite, formés à leur défense et protection, au combat ainsi qu'aux affaires, et évoluant la journée : les Day Men, de simples mortels qui servent fidèlement la famille à laquelle ils sont rattachés, en échange d'un certain train de vie et d'une protection contre les autres buveurs de sang. Qu'il s'agisse de mener un échange commercial, de retrouver la trace de disparus ou d'effacer les traces compromettantes d'un vampire éméché, ils répondent toujours présent et n'ont que peu de temps pour eux-mêmes. David Reid appartient à la famille Virgo, et il fait partie de ce que l'on pourrait qualifier d'élite de sa profession. Pourtant, même lui ne pensait pas se retrouver pris dans une affaire aussi importante, voir même vitale, pour sa famille : un trafic de crocs a été découvert, et des membres d'une secte secrète pratiquent des rituels impies pour transfigurer les natures humaines et vampiriques. Il faut faire le ménage derrière tout ça et retrouver les véritables responsables, tout en jouant le jeu des alliances entre familles qui peut à tout moment basculer du mauvais côté...

Un superbe comics, mis en image par Brian Stelfreeze et scénarisé par Matt Gagnon et Michael Alan Nelson... que des noms que je ne connaissais absolument pas mais qui ont tout de suite su me plaire avec cette histoire de vampires moderne et captivante. Du vrai vampire comme on les aime, un véritable écho aussi à la série American Vampire de Scott Snyder, et ça ce n'est pas rien ! Glénat Comics a encore fait une trouvaille des plus intéressantes, et je vous recommande vivement cette lecture, qui passe beaucoup trop vite. Heureusement qu'il devrait y avoir d'autres tomes, si la série marche bien !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 11 novembre 2015

The Infinite Loop tome 2 – La lutte (Glénat Comics – Novembre 2015)


Le combat de Teddy pour retrouver Ano, l'anomalie temporelle dont elle est tombée éperdument amoureuse contre tous les diktats de son époque, s'achève ici dans une apothéose philosophique et sociale qui fera réfléchir plus d'une lectrice ou d'un lecteur. Dans ce tome, encore beaucoup beaucoup de choses à digérer et sur lesquelles réfléchir aussi profondément que possible, toujours en ce qui concerne la place des communautés LGBT au sein de la société bien lisse et policée que nous rencontrons encore trop souvent de nos jours. Ce second et dernier tome, outre le fait d'être le point final de la quête de Teddy et d'Ano, est surtout une véritable lettre ouverte sur l'amour, le vrai, envers et contre tous et surtout les codes de la société. Le véritable amour, qui transcende toutes les frontières et que rien n'arrête, pour lequel il faut oser se battre et revendiquer ses droits malgré la peur et la haine que l'on rencontre sur son chemin, vecteurs de l'incompréhension le plus souvent. Une histoire magnifique, bouleversante à plus d'un titre et qui je l'espère vivement saura conserver une place de choix parmi les œuvres traitant de ces combats du quotidien des communautés oppressées et brimées par une société bien-pensante. The Infinite Loop mérite clairement sa place d’œuvre littéraire à part entière et également de source de réflexion personnelle.

Sur un plan plus concret, le dessin toujours aussi mignon et magnifique d'Elsa Charretier nous rappelle les meilleures heures de Bruce Timm ou Darwyn Cooke, tandis que l'écriture à quatre mains avec Pierrick Colinet transporte le lecteur, quel qu'il soit, au cœur du message résolument humaniste de cette histoire dans laquelle chacune et chacun peut se reconnaître.

Glénat nous offre en prime en fin d'ouvrage les ''courriers des lecteurs'' que la série a pu connaître dans son édition américaine, véritables témoignages de ce que vivent au quotidien les jeunes homosexuels de tous sexes lors de la découverte et parfois de la révélation à leur entourage de leurs attirances. Vous trouverez également, et ça c'est un effort supplémentaire à saluer bien bas, une petite suite de personnalités historiques ayant un jour milité pour les droits des inégaux, de ceux qui sont rejetés par le reste de la société pour leur différence et qui finissent par avoir le courage de la revendiquer comme telle. Un petit cours d'Histoire pas déplaisant et loin d'être inutile, qui profitera à tout le monde et qui ne fait que prouver une fois encore que cette série se tient sur des bases solides et profondes, et qu'au-delà de sa forme imprimée elle restera toujours en constante évolution. A vous, au sein de votre communauté ou de votre entourage, de faire en sorte que la fameuse boucle se brise enfin et que les choses avancent dans le meilleur sens possible.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une excellente lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !