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dimanche 7 avril 2019

Simetierre (Paramount Pictures - 2019)


Lorsque Louis Creed décide de faire déménager sa petite famille de Boston jusqu'à Ludlow, petite bourgade du Maine, il pensait avoir choisi l'endroit idéal où vivre paisiblement et voir grandir ses enfants. Mais bien vite, d'étranges phénomènes se produisent autour de la maison et Church, le chat d'Ellie, la petite fille, se fait écraser par un camion roulant à toute allure sur une route très dangereuse. Le vieux voisin, Jud Crandall, propose alors son aide au père de famille désemparé qui ignore comment annoncer à sa fille de presque neuf ans que son chat vient de mourir. A eux deux, ils vont pénétrer dans la forêt qui entoure la propriété et remonter vers un très ancien chemin indigène, menant à une terre maudite où ce que l'on y enterre revient à la vie... un secret presque aussi vieux que la petite ville et ses habitants, un secret qu'il aurait mieux valu garder sous clé, car Church va effectivement revenir, mais changé. Quelque chose ne va plus, son comportement est violent, mauvais... ce n'est plus l'adorable chat d'Ellie, mais autre chose de bien plus terrifiant. Refusant de croire aux vieilles légendes Amérindiennes, Louis n'hésite pratiquement pas un instant quand Ellie se fait à son tour renverser par un camion en suivant Church sur la route, et après avoir envoyé sa famille à Boston pour quelques jours il décide de déterrer le corps d'Ellie et d'aller l'ensevelir dans le cimetière maudit de la forêt, là où sa chère fille pourra revenir d'entre les morts et reprendre sa vie... du moins c'est ce qu'il espérait, dans un coup de folie ne venant pas entièrement de lui. Ellie revient bel et bien, mais elle aussi a changé, son caractère est plus froid, plus inquiétant... et elle ne tarde pas à répandre autour d'elle la terrible malédiction qui entoure la petite ville de Ludlow depuis des siècles, préservée par les anciens mais à présent lâchée sur la famille Creed dans son ensemble. Louis aura-t-il le courage de faire ce qu'il faut pour enrayer cette horreur avant qu'il ne soit trop tard, ou bien y succombera-t-il lui aussi ? Si vous passez par Ludlow, visitez le petit cimetière des animaux, au bout d'un chemin de forêt, si vous l'osez. Mais n'allez surtout pas au-delà, près des marécages et des collines lointaines, là où résonnent les cris des engoulevents... car les morts y marchent, et ils sont affamés...

Voici donc le tant attendu remake du premier film Simetierre, toujours une adaptation du roman de Stephen King. Remake ? Au final pas vraiment, c'est plutôt une nouvelle interprétation dans un contexte plus moderne mais aussi encore plus glaçant par moment, une plongée froide dans la folie d'un père ayant perdu son enfant et prêt à tout pour la retrouver, même à braver les pires interdits et à précipiter la chute de toute sa famille dans un geste de pur désespoir. Ce film réalisé à quatre mains ne m'intéressait pas au départ, je voulais rester fidèle à la première version que je trouvais personnellement bien suffisante, mais j'ai craqué et j'ai moi aussi cédé à l'appel du vieux cimetière indigène... et j'ai adoré. L'essence du film se retrouve dans le duo du père et de sa fille, Louis et Ellie, jouée d'ailleurs par une jeune mais talentueuse petite actrice du nom de Jeté Laurence et à qui on promet un bel avenir ! Le drame intime est bien présent, horrible du début à la fin, et cette nouvelle version elle aussi assez fidèle dans les grandes lignes au livre du Maître de l'Horreur saura à mon avis séduire son public, qu'il soit jeune ou plus expérimenté. La musique, efficace et discrète, est signée Christopher Young et nous transporte au cœur de la tragédie humaine et de l’œuvre surnaturelle qui se joue devant nos yeux captivés. Il y a certes quelques longueurs à certains moments, mais rien de vraiment dérangeant et le film se laisse suivre de bout en bout sans problème. Un bel hommage donc, que je vous conseille et qu'il me tarde de revoir !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

jeudi 7 juin 2018

Jurassic World - Fallen Kingdom (Universal Pictures - 2018)


Trois années sont passées depuis la catastrophe qui ferma le parc de luxe Jurassic World pour de bon. Durant ces trois ans, les dinosaures de l'île d'Isla Nublar ont colonisé la plupart du territoire, survivant en autarcie jusque là sans que le monde extérieur ne vienne les perturber. Mais lorsque le volcan sur l'île se remet soudain en activité et entre en éruption, c'est tout un débat scientifique et philosophique qui anime les discussions et manifestations de part le monde. Doit-on sauver les dinosaures de l'extinction qui s'annonce à la destruction de leur île, ou bien doit-on les laisser disparaître à jamais ? L'Homme a-t-il une part de responsabilité dans leur existence qui l'obligerait à les préserver ? Le Dr. Ian Malcolm, ancien rescapé du tout premier parc, est entendu comme expert de la question par une commission spéciale aux États-Unis afin d'aider le monde à comprendre le phénomène nouveau qui s'annonce, mais c'est peine perdue comme on le sait bien dans les films de cette saga. Le gouvernement des États-Unis décrète qu'il ne lèvera pas le petit doigt pour sauver les dinosaures, au grand désarroi des militants pour le droit à la vie et à la sauvegarde des espèces en danger, dont une association particulièrement active présidée par Claire, ancienne directrice du parc dans le film précédent. Contactée d'urgence par un richissime investisseur après cette tragique annonce, Claire se rend dans la propriété de Sir Benjamin Lockwood, ancien associé de John Hammond s'étant détourné du projet de résurrection des dinosaures dès l'origine. Lockwood désire transférer les dinosaures d'Isla Nublar sur une nouvelle île, déserte et totalement autosuffisante, où ils pourraient enfin vivre loin des Hommes et en paix. Pour cela il finance une expédition de la dernière chance à bord du navire Arcadia pour se rendre sur Isla Nublar afin de capturer des spécimens précis des dinosaures survivants avant que le volcan ne détruise toute l'île. S'il a besoin des connaissances de Claire pour que ses hommes puissent explorer le parc en ruines, il lui faut aussi les compétences uniques d'Owen Grady pour parvenir à capturer le plus dangereux et fuyant des spécimens, Blue, la seule Vélociraptor encore en vie. Claire doit donc convaincre Owen de venir avec elle sur Isla Nublar, ce qu'elle parvient à faire non sans mal. Mais malgré toutes leurs bonnes intentions, Claire et Owen ainsi que leurs partenaires seront trahis par un homme de Lockwook désirant vendre les dinosaures comme armes de guerre et pièces de collection à de riches enchérisseurs que la morale n'arrête pas. Avec l'aide du Dr. Henry Wu, le traître a même réussi à recréer l'horreur de Jurassic World : un nouvel In Dominus, plus petit, plus terrifiant encore que la première version, et mortel à un point inimaginable. Claire et Owen auront très peu de temps pour empêcher la prochaine vente aux enchères et sauver les dinosaures et l'humanité toute entière du désastre qui s'annonce...

Nous y voilà donc, le second volet de la nouvelle saga Jurassic World imaginée par Colin Trevorrow et réalisé cette fois par Juan Antonio Bayona, à qui l'on doit notamment L'Orphelinat et The Impossible. Le film va passer son temps à jouer sur la corde sensible de la génération ayant grandit avec les films Jurassic Park, à savoir l'existence et la préservation des dinosaures dans un sanctuaire inviolable mais immanquablement mises en danger par des hommes d'affaires peu vertueux. On retrouve les ficelles principales du second Jurassic Park – Le Monde Perdu qui tentait maladroitement la même chose à un degré bien moindre. Ici c'est pour moi, je le dis clairement, une vraie réussite car le traumatisme est bien présent. Voir des dinosaures disparaître dans l'oubli et l'éruption du volcan, l'île de notre enfance détruite, et constater les réelles intentions des Hommes à l'égard des géants du passé, tout cela fait vibrer le défenseur nostalgique des animaux et adorateur des dinosaures que je suis et que nous sommes à peu près tous. Le premier Jurassic World rendait la licence plus adulte, plus ancrée que jamais dans notre monde et ses problématiques, ce second volet enfonce davantage le clou et réussit brillamment ce que Le Monde Perdu avait en partie échoué à faire, à savoir faire peur, faire réfléchir et faire ressentir au public de très fortes et variées émotions. Si on joue le jeu bien entendu, car vous pouvez toujours tomber sur de sombres individus qui passeront tout le temps dans la salle de cinéma à se moquer du film et de ses ficelles qui, il est vrai, sont assez grosses et prévisibles dans le genre. Mais ça ne veut pas forcément dire que c'est mauvais, ce qui est attendu se produit et cela permet de surprendre le spectateur par instants choisis quand le film commence à partir dans une direction assez radicale qui pourrait choquer et tout changer. Plus que jamais les thématiques fortes de Jurassic Park sont présentes et anoblies dirai-je même par Fallen Kingdom, à savoir le droit à la vie des espèces en voie de disparition, l'inconscience de l'Homme jouant à Dieu, l'attrait du pouvoir et de l'argent, et les conséquences souvent tragiques qui résultent de cette rencontre entre deux mondes.

Vraiment, je reconnais les défauts du film et je suis le premier à me montrer le plus objectif possible en rationalisant ma pensée... mais je ne peux m'empêcher d'être profondément séduit par cette nouvelle vision de l’œuvre de notre enfance, plus adulte désormais et plus cruelle encore. Que donnera la suite ? Car suite il y aura, c'est forcé vous verrez vous-mêmes en allant soutenir le film dans votre cinéma. Donnez-lui sa chance, logiquement vous devriez être au moins un peu satisfaits à la sortie. Attention toutefois au jeune public, comme d'habitude et comme depuis Jurassic World surtout, les scènes sanglantes et choquantes sont nombreuses et il est possible que certaines donnent des cauchemars aux plus fragiles, donc soyez prudents et prévenants. Autrement, foncez et dîtes-nous ce que vous en pensez !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


mercredi 14 février 2018

Black Panther (Ryan Coogler - Marvel Studios - 2018)


Après le décès du roi T'Chaka lors des événements de Civil War, le prince T'Challa revient dans son pays le Wakanda afin d'y prendre le rôle de nouveau souverain, après avoir reçu le soutien des différentes tribus composant le pays depuis des temps immémoriaux. Cependant, avant de pouvoir mener toute action T'Challa doit encore remplir ses obligations en tant que gardien et protecteur du Wakanda, Black Panther, et ramener le trafiquant d'armes Ulysses Klaue au royaume afin qu'il puisse être jugé et châtié pour ses crimes envers la nation et le reste du monde. Mais quelqu'un s'interpose alors dans cette quête de justice et ce qui devait n'être qu'une mission de routine devient vite une véritable guerre de vengeance quand un nouveau prétendant au trône du Wakanda fait son apparition, avec des idées très différentes de celles de T'Challa, et entendant bien les faire valoir par la force. Quelle sera la place du Wakanda dans ce monde nouveau qui évolue à toute vitesse et où les menaces se font chaque jour plus présentes et oppressantes ? Quel rôle peut encore jouer le légendaire Black Panther au milieu d'un conflit familial déchirant qui menace d'embraser le monde ?

La haine contre la compassion plutôt que l'amour, voilà le thème fort qui ressort du film. Il y a bien d'autres sujets et thèmes très forts abordés et traités avec brio dans ce long-métrage : immobilisme, évolution, politiques et aides internationales, traditions, vengeance, perte de ses racines, reconquête du pouvoir, doutes, secrets et mensonges, tout ce qui ronge un peuple ayant déjà bien trop souffert de par sa longue histoire. Il n'est pas dans les habitudes de Radiophogeek de rentrer dans les débats sociaux-économiques et politiques autour des œuvres de fiction, mais quand un tel humanisme se mêle à l'héroïsme on ne peut qu'applaudir. Franchement, de par sa profondeur, son écriture, ses personnages et même sa musique, ses décors et ses ambitions, ce film, premier depuis Blade à mettre en avant un super-héros Noir (et il était temps !) réussi parfaitement à atteindre ses ambitions. A l'image de ce pays fictif utopique qu'est le Wakanda, les différents messages portés par le film peuvent toucher tout à chacun, DOIVENT nous toucher, et surtout nous faire réfléchir sur bien des points. Une volonté d'enseignement humaniste que peu sans doute comprendront vraiment mais qui fera, je l'espère de tout cœur, évoluer grandement les débats autour de l'utilité des figures super-héroïques dans un monde comme le nôtre, gangréné par tant de maux.

Si l'on devait rapprocher ce film d'un autre de la concurrence, ce serait immanquablement de Wonder Woman qui tentait une approche similaire tout en restant bien différente en elle-même et sur les messages portés, véhiculés, par l'histoire et ses personnages. Mais Black Panther à sa manière va encore plus loin et passe un vrai cap qu'il sera très intéressant de jauger après quelques films encore, afin de mesurer pleinement l'impact qu'il aura sur le futur de Marvel Studios et de ses nombreux spectateurs. Tout comme la belle Amazone, Black Panther amène à réfléchir sur notre monde, sur ses contradictions et ses erreurs passées et présentes, afin de former un nouvel avenir plus juste ou en tout cas plus mesuré. Marvel Studios botte en touche avec ce film dernier-né de son écurie et impose la nouvelle marche à suivre qui, je l'espère là encore de tout cœur, sera reprise par de nombreux émules dans le monde du cinéma et au-delà. Prochain sur la liste des grands changements mondiaux à attendre, Aquaman doit dès à présent être pensé et mûri à l'aune de ce que des films comme Wonder Woman et surtout Black Panther ont réussi à développer et à apporter au public. L'avenir nous dira si le gant est relevé et si le si sombre univers DC cinématographique saura se mettre à la page, car il en a tout le potentiel.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance et une très Joyeuse Saint-Valentin, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 1 janvier 2018

Emission #10 - Bilan cinéma de 2017


Salut à toutes et à tous, voici notre première émission de 2018 consacrée à un gros bilan de l'année 2017 en matière de cinéma. Des films d'animation au dernier Star Wars VIII, vous aurez un aperçu de ce que nous avons aimé et détesté de l'an-dernier sur grand écran. Désolés par avance pour les longueurs sur certains films, certains d'entre nous aiment bien s'attarder pour donner un point de vue ''complet''. Vous pouvez toujours réagir dans les commentaires bien entendu !

Bonne et Heureuse Année 2018 à vous chers lecteurs, et à bientôt !

samedi 16 décembre 2017

Coco (Walt Disney Pictures/Pixar - 2017)


C'est l'histoire d'un jeune garçon dont le rêve est de devenir musicien, comme son idole l'illustre Ernesto de la Cruz. Mais dans sa famille, la musique est proscrite depuis le jour où, du temps de son arrière-arrière-grand-mère, celle-ci fut abandonnée par son mari parti chercher la gloire avec sa guitare pour seule compagne. Désormais dans la famille Rivera, on est cordonnier de génération en génération, avec stricte interdiction de pratiquer la musique sous quelque forme que ce soit. Miguel cependant désire plus que tout montrer son talent au reste du monde et connaître la joie de devenir un vrai musicien, aussi risquera-t-il le tout pour le tout pour participer au concours local qui doit se tenir le jour de la Fête des Morts. Au lieu d'honorer ses ancêtres avec le reste de sa famille dans leur demeure, Miguel se rend dans le cimetière où se trouve le tombeau d'Ernesto de la Cruz, avec l'intention de lui emprunter sa célèbre guitare et d'en jouer devant le public de sa vie. Mais malheureusement les choses ne seront pas si simples, car ayant volé un mort le Jour des Morts, Miguel est alors maudit et doit retrouver les anciens membres de sa famille dans le monde des ancêtres, pour obtenir leur bénédiction et retourner dans le monde des vivants. Il n'a que jusqu'au lever du Soleil pour cela, mais ce serait également l'occasion de rencontrer de la Cruz en personne lors de la fête qu'il organise dans sa luxueuse villa... au risque de se mettre à dos l'ensemble de sa famille pour poursuivre son rêve.

De prime abord on pourrait penser que ce nouveau film Disney/Pixar est assez simpliste et suit la trame habituelle des productions du même type. Mais il n'en est rien. En réalité le film possède plusieurs niveaux de lecture et également une intrigue dotée de nombreux rebondissements, et si les bons sentiments sont bien présents ils sont utilisés au meilleur escient possible, pour faire ressortir ce qu'il y a de plus beau dans cette histoire où se joue un véritable drame familial. Tantôt léger et insouciant, tantôt poignant et tragique, ce film d'animation nous rappelle que les rêves ont un prix et qu'il est bien tentant de suivre le chemin le plus facile. Je n'en dis pas plus car il faut absolument que vous préserviez votre esprit de toute révélation inopportune avant d'aller voir ce film, qui en vaut vraiment la peine. Disney/Pixar s'offre un nouveau souffle, qui parlera autant aux plus jeunes qu'aux plus aguerris, et qui plaira en tout cas à tout le monde. A voir en famille bien sûr !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article ! Et joyeux 400ème article !

lundi 4 décembre 2017

La question du lundi n°61 : La Warner a-t-elle tout foiré avec DC au cinéma ?


C’est le retour de votre feuilleton sur la Warner et DC, Justice League étant récemment sorti au cinéma, il est temps de faire un bilan de la première vague de films et comme vous pouvez vous en douter celui-ci n’est pas très bon… alors, la Warner a-t-elle tout foiré après une belle trilogie The Dark Knight et un bon reboot de Superman dans Man of Steel ?

Ceux qui nous lisent depuis de nombreux mois le savent : la production des films DC n’a pas été un long fleuve tranquille. Justice League à bien des égards, était en cela attendu au tournant pour voir de quel côté la balance penchait… et le constat est plutôt amer.
En soi le film ne souffre pas de réels défauts lorsqu’on le regarde mais si l’on gratte un peu le vernis, le tout n’est pas bien folichon : une intrigue banale, sans saveur, ni rebondissements, un méchant en CGI lambda, le retour d’un personnage iconique assez mal géré, des changements de caractère drastique dans les personnages sans réelle explication, aucune scène/plan mémorable pour nos héros, une musique aux abonnés absents, une fin archi-convenue... bref la liste est hélas longue.

Alors oui on peut se rassurer en se disant que le film n’est pas la catastrophe annoncée au vu de ses problèmes de production (la volte-face suite à Batman v Superman, le départ de Snyder au profit de Whedon, le remplacement de Junkie XL par Dany Elfman, le troncage du film) mais il est bien triste de se satisfaire d’aussi peu : nous sommes quand même en face du film qui réunissait pour la première fois la Justice League au cinéma ! L’équivalent pour DC du Avengers de Marvel. Un film qui par conséquent aurait dû être mémorable alors qu’il est juste divertissant.
Nous sommes ici en face de l’anti Batman v Superman qui était un film cherchant à nous faire réfléchir avec des personnages ancrés dans notre monde, des questionnements sociétaux et de vrais enjeux dramatiques et narratifs. Ici nous sommes devant un film n’osant prendre aucun risque et ne froisser personne, qui fait fi des bases posées depuis plusieurs films au profit du seul divertissement.

Au vu de ce bilan il est bien difficile de ne pas conclure que la Warner, de par ses ingérences, à tout fait capoter. A trop vouloir se trouver une nouvelle poule aux œufs d’or maintenant que Harry Potter est fini (et que les animaux fantastiques peinent à prolonger la magie) elle en a oublié de faire de bons films et de respecter à la fois son matériau d’origine et son lectorat et public.
Il reste à se convaincre que cette mauvaise passe est définitivement derrière nous et que le futur s’annonce plus serein, réponse dans un an dorénavant avec le film Aquaman de James Wan !

lundi 20 novembre 2017

La question du lundi n°60 : Un point sur le blog


Un petit point à nouveau sur l'organisation du blog, pour vous chers lecteurs. Tout d'abord vous avez du le remarquer les articles ont été mis en pause quelques jours, pour que notre chroniqueur puisse prendre des vacances bien méritées. Le revoilà frais et dispo et nous tâcherons de vous offrir des articles réguliers comme avant cette interruptions, peut-être pas toujours au rythme de six articles par semaine mais ne vous inquiétez pas nous sommes toujours bien présents.
Au sujet des articles d'ailleurs, nous avons décidé pour le moment de nous concentrer sur des parutions plus ''indépendantes'' que celles d'Urban ou de Panini, ce afin de découvrir et de vous faire découvrir d'autres éditeurs qui publient eux aussi de belles pépites, comme pour Graph Zeppelin et sa Petite Sirène. Mais pas d'inquiétude là aussi, nous reviendrons fatalement au bout d'un moment aux gros éditeurs et aux séries plus populaires.
Les émissions sont en pause elles aussi faute de pouvoir tous se réunir régulièrement pour les enregistrer, mais sachez qu'elles sont toujours prévues et que nous n'attendons que l'occasion de nous revoir afin de vous en faire profiter. Nous serons toujours un peu en retard par rapport à l'actualité et à d'autres sites davantage sur la brèche, mais ne vous inquiétez pas là encore nous sommes bien présents et nous prenons notre temps afin de vous offrir la meilleure expérience possible.

Voilà pour les points généraux et les éventuelles mises à jour sur l'activité du blog, nous espérons que vous resterez encore nombreuses et nombreux à nous suivre et n'hésitez d'ailleurs pas à nous donner votre avis et vos impressions sur ce qui peut être amélioré ou changé. Bonnes lectures à toutes et à tous, et à très bientôt !

lundi 30 octobre 2017

La question du lundi n°59 : Comment un film devient-il culte ?


Depuis la création du cinéma, une myriade de films a été réalisée un peu partout dans le monde. Des films de catégories différentes (humour, horreur, dramatique, comédie, etc.). Chacun de ces films peut aller du très mauvais au très bon en prenant en compte plusieurs critères ainsi que les goûts de chacun.
Toutefois, certains de ces films atteignent le statut de film culte. Des œuvres de référence qui dans la catégorie à laquelle ils appartiennent deviennent des œuvres incontournables. La question du lundi sera donc : sur quels critères peut-on se baser afin de définir un film culte ?

L'originalité d'une œuvre : Cette originalité peut se définir sur de nombreux points. Son scénario qui peut traiter de quelque chose peu banal, à titre d'exemple, on peut citer la trilogie culte des Retour vers le Futur qui traite du voyage dans le temps, un sujet qui n'est pas forcément simple, et qui s'adresse à tous les publics. La façon d'être filmé (en noir et blanc, jeu d'ombres et de lumières, ambiance atypique) peut servir à se distinguer des autres. La manière dont l'histoire peut être racontée comme la narration dans Pulp Fiction qui ne suit pas l'ordre chronologique des évènements. Un film culte peut se caractériser par sa capacité à innover et à renouveler le genre auquel il appartient.

L'influence sur la culture populaire, le fait que les gens parlent du film pendant et après sa sortie. Des répliques, des scènes cultes qui restent gravées dans les mémoires et qui identifient tout de suite le film en question. Cela peut s'exprimer également par le biais de parodie humoristique. Également, un film culte peut influencer par la suite des réalisateurs dans leurs œuvres.

Le contexte de l'époque de la sortie du film peut également permettre de donner à certains une portée plus significative et un impact important sur le public et ainsi contribuer à sa notoriété.

Il est également difficile de dire si des chiffres élevés au box-office reflètent ce statut que peut acquérir un film. Un exemple notamment avec le cas de Blade Runner qui a couté 28 millions de dollars et qui a réalisé une recette de 33,8millions de dollars, ce qui est loin d'être un succès alors que par la suite le film a acquis une réputation indéniable dans l'univers de la SF et a donné lieu
à une suite sur les écrans cette année.

Le fait qu'on prenne plaisir à revoir un même film, que l'on parle encore de celui-ci des années après, c'est ce qui permet aussi aux films cultes de garder ce statut. Il est également plus simple d'identifier un tel statut pour des films anciens alors qu'à l'heure actuelle avec la profusion de films et de blockbuster projetés sur les écrans, il n'est pas forcément aisé de savoir ce qui restera dans les mémoires ou pas. Ainsi si les épisodes 4, 5 et 6 de Star Wars sont des œuvres cultes, en sera-t-il de même pour les épisodes 7, 8 et 9 ? Seul le temps nous le dira.

Bon visionnage, lecture, jeux à tous et à bientôt !

lundi 9 octobre 2017

La question du lundi n°56 : Quelles sont les origines du vendredi 13 ?


En 2017, les mois de Janvier et d'Octobre ont en commun d'être les deux seuls mois à avoir un vendredi 13.
Ce jour bien connu des superstitieux peut être vu comme une période de chance ou de malchance.

La question du lundi se portera sur le sujet suivant : quelles sont les origines et les influences de cette date ?

Les origines la concernant sont multiples et le vendredi 13 résulterait en fait d'un mélange d'éléments.
Dans la Bible, la Cène comprend 12 individus, plus Judas le traître ayant livré Jésus, soit 13 personnes.
Le 12 est souvent associé à l'équilibre (les 12 signes du Zodiaque, les 12 mois de l'année, une journée correspond à 2x12 heures, etc.). Le chiffre 13 devient ainsi l'élément perturbateur, en trop, qui brise cette harmonie, d'où une connotation négative.

Quant au vendredi, le Christ aurait été crucifié un vendredi.

A noter également que Jacques de Molay, maître templier, a été arrêté le vendredi 13 octobre 1307, ce qui aurait conduit à la fin de l'Ordre.

La peur du vendredi 13, également appelée paraskevidekatriaphobie ; lors de cette journée, les superstitieux sont encore plus vigilants aux signes tels que les chats noirs, passer sous une échelle, etc.
Des gris-gris peuvent être utilisés pour conjurer le mauvais sort et s'attirer la chance : trèfle à 4 feuilles, fer à cheval, patte de lapin.

Le vendredi 13 est également une occasion propice pour les joueurs. Il n'est pas rare que pour les vendredis 13, il y ait des cagnottes spéciales mises en jeux notamment au loto afin d'inciter les personnes à tenter leur chance. Les vendeurs de ticket à gratter, loto et compagnie, enregistrent une hausse significative des chiffres lors de telles journées.

Vendredi 13, ou Friday the 13th en VO, est également le nom d'une célèbre série de films d'horreur avec son iconique représentant et tueur nommé Jason Voorhees. On peut dire que pour les malheureuses victimes, vendredi 13 est effectivement synonyme de malchance, ou plutôt de mort. La connexion entre cette date et le célèbre Boogeyman étant que celui est né justement un vendredi 13 Juin.

Le vendredi 13 peut être un jour comme un autre ou non selon nos croyances.
Il pourrait être amusant d'ailleurs de regarder à la fin du mois un film de la serie Vendredi 13 pour Halloween !

Bonne continuation et à bientôt !

mercredi 4 octobre 2017

Ca - Chapitre 1 (Andrès Muschietti - New Line Cinema - 2017)


1989. Dans la petite ville de Derry, dans le Maine, l'horreur s'apprête à frapper. Des enfants disparaissent aux quatre coins de la ville, des apparitions effrayantes terrorisent ceux qui osent enquêter ou qui se rendent compte que quelque chose ne tourne pas rond. Très vite, la bande des Ratés, sept enfants rassemblés par les drames et la peur, décident de tout faire pour contrer cette vague d'effroi qui frappe Derry de plein fouet. Ils découvrent ainsi que le phénomène n'est pas nouveau et qu'il se reproduit depuis très longtemps tous les 27 ans environ. Chacun d'entre eux va alors être témoin d'une apparition épouvantable destinée à les faire fuir et à les effrayer, les rendant vulnérables à la chose que personne ne peut nommer, Ça, qui prend la forme du clown Grippe-sou le plus souvent pour attirer les enfants. Très vite, entre les attaques de Ça et celles des voyous de l'école, la vie devient infernale pour les sept enfants qui sont déterminés à aller jusqu'au bout pour rester unis et venger ceux qui ont disparu. Ça joue avec eux, Ça les attend, quelque part sous la ville... et Ça a faim.

Le film est une adaptation du premier des deux romans de Stephen King intitulés Ça, il s'agit de la partie concernant les personnages principaux durant leur enfance. Si le téléfilm de 1990 prenait le parti de nous présenter les personnages adultes se souvenant de leur enfance, ici il n'en est rien puisque nous suivons bien les enfants dans leurs aventures et confrontations avec le clown maléfique. Le message essentiel que l'on peut retenir de cette histoire c'est que l'union fait la force, et que reculer devant ce qui nous fait peur ne fait que le rendre plus efficace et dangereux. Plus jeune j'ai dévoré les deux tomes de cette histoire, puis j'ai découvert le téléfilm et la brillante interprétation de Tim Curry de la chose au visage de clown, alors j'étais assez critique quant à la venue d'une nouvelle version (je trouvais d'ailleurs que le nouveau design du clown était de base dégueulasse et n'offrait pas une réelle sympathie pour attirer les enfants, comme le premier). Mais après avoir vu ce film au cinéma hier soir, je dois bien admettre que je me suis laissé transporter du début à la fin, même si la musique est peut-être un poil mal accordée à certaines situations et trop utilisée dans d'autres où un silence glaçant aurait été, je pense, plus efficace. Au final je suis très content et j'attends la suite avec impatience, prévue pour 2019 désormais. Le Roi Couronné a lui-même beaucoup apprécié ce nouveau film tiré de ses œuvres et je pense que lui aussi a très hâte de connaître la fin. Un des rares bons films d'horreur de ces derniers mois, il faut en profiter !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 25 septembre 2017

La question du lundi n°54 : Un point sur l'organisation du blog


En ce nouveau lundi qui commence, n'ayant pas d'idée précise de question à explorer, je voulais faire un point avec vous lecteurs, anciens et nouveaux, sur l'organisation d'une semaine-type selon nos attentes.

Comme vous le savez, le lundi est réservé aux émissions en priorité, que vous retrouverez en format podcast audio sur YouTube sur notre chaîne. Mais quand il n'y a pas d'émission ni d'actualité, le lundi est aussi l'occasion de se poser des questions sur le monde qui nous entoure et notre chère culture geek. Questions qui ne répondent pas forcément à un besoin de correspondre à l'actualité, mais qui permettent surtout d'explorer des thèmes qui nous paraissent importants. A vous de juger bien entendu, comme d'habitude.

Le mardi est désormais une journée réservée aux anciens mangas, ce qui regroupe à la fois de très vieux mangas comme des récents pour lesquels notre chroniqueur rattrape son retard de lecture. Il s'agira de faire des résumés de chaque tome d'une série ancienne ou actuelle mais toujours légèrement dépassée par l'actualité récente. C'est d'une certaine façon une sorte de ''série à suivre'' sur le blog !

Le mercredi et le samedi comme depuis le début sont réservés aux comics, de préférence des œuvres qui viennent de sortir il y a peu, voir quelques semaines. Le but est de rester dans l'actualité toujours, en V.F., et de vous présenter les nouveautés dans ce secteur, sélectionnées par notre chroniqueur parmi plusieurs lectures dignes d'intérêt d'une façon ou d'une autre.

Le jeudi quant à lui refait un point sur les mangas en vous en présentant les plus récentes sorties, celles du mois en cours, à quelques semaines près toujours. Vous trouverez en cette journée les dernières parutions des séries suivies par notre chroniqueur, juste une petite sélection de tout ce que vous pouvez trouver dans cette industrie littéraire car, vous le comprendrez, on ne peut malheureusement ni tout acheter ni tout suivre à la fois.

Enfin, le vendredi depuis presque deux ans maintenant est réservé aux œuvres V.O., comics ou autres, mais principalement comics. Le but est ici de vous présenter des séries uniquement disponibles en version originale, principalement aux USA pour les comics, mais il peut arriver que l'on vous présente aussi des mangas pas encore parus chez nous ou d'autres œuvres V.O. selon nos envies. Rassurez-vous lecteurs de comics vous restez majoritaires donc vous aurez le plus souvent un comics à vous mettre sous la dent le vendredi. Aussi parce que le chroniqueur a un stock important de lectures à écouler... bref, vendredi c'est V.O. donc, on vous présentera des one-shot ou bien des séries complètes étalées sur plusieurs semaines, comme tout récemment avec la série Queen Sonja. Bien d'autres sont à venir, sachez par exemple que j'ai l'intention de lire et de vous présenter, si possible, la série des New52 oubliée chez nous Red Hood & the Outlaws de DC. Comme je le disais, d'autres séries seront à venir, chez différents éditeurs, principalement des indépendants tels que Dynamite ou Zenescope, des plus gros comme Image et bien entendu une ou deux série chez Marvel et DC pour faire un tour du côté de ce qui n'est pas paru ou pas encore paru chez nous.

Voilà, vous vous en doutez le dimanche reste une journée de pause, pour vous comme pour nous, et il faut en profiter. Peut-être l'occasion de faire vos propres expériences de lectures, de cinéma ou autre loisir, ou bien de lire des articles que vous aviez jusqu'ici zappé par manque de temps. En tout cas, nous resterons productifs le plus longtemps possible et tâcherons de tenir ce format d'organisation de la semaine, s'il vous convient. N'hésitez pas à nous faire des retours via les commentaires, il nous importera toujours de vous lire autant que vous nous lisez.

Et n'oubliez pas, faites-vous toujours votre propre avis et ne faites pas une confiance aveugle en celui des autres, même nous. Restez objectifs le plus possible et compilez le plus d'infos venant du plus de sites possible. A la prochaine !

lundi 28 août 2017

La question du lundi n°50 : Qu'attendre de la rentrée 2017 ?

C'est bientôt la fin des vacances, l'heure de la rentrée des classes pour certains, du retour au boulot pour d'autres... que nous réserve cette fin d'année 2017 après la rentrée ? 

On ne va pas se mentir, pour les fans de comics et de cinéma la plus grosse attente est bien sûr le film Justice League de DC/Warner. Mais avant ça on aura le plaisir de retrouver chez Marvel/Disney Thor et ses camarades pour le troisième épisode de la franchise, Ragnarok, qui s'annonce juste mortel.

Du côté des comics à paraître chez nous, on attendra bien évidemment au tournant les deux omnibus de chez Panini/Marvel, prévus pour Novembre au lieu d'Octobre car le dixième mois de l'année sera réservé à la parution des absolutes, de bien gros morceaux qu'il faudra réussir à caser ! Et chez Urban/DC, il y a dès Septembre la suite des parutions de l'ère Rebirth, avec Nightwing (ma grosse attente perso) et Flash ainsi que All-star Batman 

Et les mois suivants ne font que nous réserver du beau et du lourd encore une fois. Une bien belle fin d'année que nous vous invitons à suivre avec nous, comme toujours.

mercredi 23 août 2017

Kalidor, la légende du Talisman (Richard Fleischer - Dino De Laurentiis Company - 1985)


Puisque je suis actuellement de retour dans une phase heroic-fantasy avec la série Queen Sonja (à suivre dans les articles V.O. de Radiophogeek chaque vendredi), j'ai pensé qu'il était grand temps de parler d'un film très méconnu du genre : Kalidor, la légende du talisman, de Richard Fleischer et sorti en 1985 en plein boum de la carrière d'Arnold Schwarzenegger après les films Conan et Terminator. Contrairement à sa présentation officielle en France, ce film est centré sur les aventures de Sonja la Rousse, Red Sonja elle-même, interprétée par Brigitte Nielsen (ex-femme de Stallone -le monde est petit-). D'ailleurs le film en V.O. s'intitule Red Sonja, tout simplement. C'est la production pour l'international et la France qui a décidé de changer le titre afin de surfer sur la vague Schwarzy, bien que son personnage ici soit nommé Kalidor et non Conan, même s'il s'agit peu ou prou du même bonhomme au moins dans son stéréotype.

Le film raconte donc l'histoire de Red Sonja, une native d'Hyrkanie qui a vu sa famille et toutes les personnes qu'elle aimait se faire tuer, massacrer plutôt, par les troupes de la reine Gedren, impitoyable conquérante que rien n'arrête. Ayant elle-même été violée par les soudards, Sonja est offerte à la reine comme butin de guerre mais parvient à s'échapper en lui entaillant profondément la joue, la défigurant. Avec l'aide et le soutien d'une mystérieuse divinité de la sagesse, Sonja obtient la force nécessaire pour apprendre les arts de l'épée et devenir imbattable dans ce domaine, ce afin de chercher vengeance en tuant la reine Gedren, qui pendant ce temps a réussi à mettre la main sur un artefact d'une puissance prodigieuse, le Talisman, qui contiendrait les pouvoirs de la création du monde... ou de sa destruction, s'il est mal employé. Une légende que Gedren veut éprouver en ramenant l'artefact au sein de son empire et en en faisant l'arme suprême de ses conquêtes militaires, qui sèment le chaos et la désolation partout sur leur passage. Mais ce que Gedren ignore, ou ne veut pas savoir, c'est que le Talisman doit être impérativement plongé dans les ténèbres avant qu'il n'atteigne son plein éveil dans la lumière, sans quoi le monde tout entier risque de disparaître. Mais Gedren préfère encore voir le monde détruit plutôt qu'il lui échappe, sa folie ne connaît alors plus aucune limite. Sonja se met alors en route pour le sombre empire maléfique, accompagnée par un guerrier d'élite solitaire du nom de Kalidor, qui semble lié au Talisman d'une étrange façon. Bien vite une rivalité toute guerrière va s'imposer entre les deux compagnons d'aventure, et une romance commencera à s'installer doucement entre eux à mesure qu'ils apprennent à se connaître et que Sonja apprend à faire confiance à autrui.

Ce film a donc été vendu chez nous sur le personnage de Schwarzy, Kalidor (pseudo-Conan) alors qu'au contraire le personnage principal de l'histoire est bien Sonja, interprétée par Brigitte Nielsen et qui possède le plus de temps d'apparition à l'écran. En V.O. aucun soucis, le film est bien vendu sur le duo de guerriers ainsi que sur le vécu douloureux de Sonja, mais chez nous c'est bien Arnold qui s'en tire avec sa cote de popularité au plus haut, ce qui éclipse presque totalement l'héroïne alors qu'elle est toujours le personnage central du film et de l'intrigue. Une injustice faite au beau sexe, qu'il serait impensable de reproduire de nos jours, et pourtant... heureusement les séries comics sur Red Sonja se vendent bien sans qu'elle soit associée en permanence à Conan, la belle prend son envol et nous offre des histoires merveilleuses qui n'auraient peut-être pas eu leur chance si son propre film n'avait réussi à trouver un public amateur et fidèle. Un film à voir rien que par curiosité, il vaut le détour !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


lundi 21 août 2017

La question du lundi n°49 : Quels procédés peuvent donner un sens différent au matériau d'origine d'une oeuvre ?


Il est possible par le biais de films de remettre en avant certaines œuvres ayant un certain âge et ainsi de les faire connaître à un public néophyte.
Toutefois, ces mêmes films peuvent parfois prendre des libertés par rapport au matériau d'origine dont ils sont tirés, et ainsi donner un sens très différent à certaines choses, détails qui rentrent de ce fait dans la culture populaire et supplantent la version originale. La question de ce lundi s'intéressera donc à ceci : quels procédés peuvent conduire à un tel résultat ?

Nous examinerons quelques exemples, plus ou moins emblématiques et connus, qui illustrent de tels cas. L'un des plus célèbres est celui de Frankenstein, écrit par Mary Shelley. A la base, le nom de Frankenstein est celui du docteur, Victor Frankenstein, qui réalise la créature légendaire dont l'allure avec les cicatrices, les boulons et le front carré font partie du bestiaire du cinéma horrifique. Ce sont en effet les nombreuses œuvres cinématographiques, adaptations du roman, qui ont modifié la créature pour lui donner cet aspect et surtout la nommer du nom de Frankenstein, ce qui fait qu'au fil des ans le public a fini par faire lui aussi l'amalgame et fait ainsi directement référence à la créature en employant ce nom. A noter également que la créature est souvent décrite et montrée comme ayant un Q.I. largement déficient, alors qu'en réalité dans le roman elle est d'une intelligence parfois redoutable (voir le film avec Robert De Niro pour s'en rendre compte).

Autre exemple plus récent concernant un récit bien plus ancien. Il s'agit en effet de l'objet mythique de la mythologie Arthurienne, le Saint Graal. Le Graal est ainsi utilisé tour à tour dans diverses œuvres avec des fonctions plus ou moins différentes : immortalité, soin des blessures, réalisation de vœux, etc. C'est un cas un peu à part car le Graal peut avoir différentes significations selon les attentes, symboliques et pratiques, et il y a encore des débats quant à son utilité première : objet de quête, vecteur de l'immortalité, symbole de paix...

Exemple étymologique cette fois, avec le mot "apocalypse". A la base ce mot provient du grec, signifiant "dévoilement" ou "révélation". Par le biais d'amalgames surtout religieux, le terme d'Apocalypse désigne maintenant la fin de tout, la fin du monde. Un éloignement assez conséquent de son sens premier.

Exemples sportifs maintenant, avec du rugby pour être précis. Il s'agit dans le cas présent d'une erreur qui est au final restée. L'Argentine a pour animal emblématique le jaguar, mais suite à l'erreur d'un journaliste rédigeant un article sur cette équipe, les joueurs furent surnommés "Les Pumas", et ce surnom erroné a été conservé depuis.
Autre exemple concernant la Nouvelle Zélande et ses mythiques All Blacks. L'anecdote historique raconte qu'un journaliste du début du XXème siècle rédigeant un article sur cette équipe dit que ceux-ci jouent "all-back", c'est à dire en mode tous arrière. Cependant l'article une fois publié emploi le terme malheureux de "All Blacks", et ce surnom est resté lui aussi depuis.

Pour finir, un autre exemple cinématographique, avec la saga de films d'horreur Vendredi 13. Jason Voorhees n'est pas le tueur du film original, il n'apparaît comme tel que dans le second de la série, et le restera dans tous les autres épisodes à une exception près. C'est d'ailleurs un point important souligné dans le premier film Scream de Wes Craven.

Amalgames, interprétations erronées, voies du hasard... de multiples facteurs peuvent ainsi entrer en ligne de compte et conduire à garder dans l'imagerie populaire un sens différent de ce qui était prévu et indiqué à l'origine. Il est intéressant de voir comment certaines œuvres originales peuvent de ce fait être déformées et servir d'inspiration à des utilisations bien différentes de la volonté première.

lundi 7 août 2017

La question du lundi n°47 : Pourquoi raconter les origines ?


Devant le nombre de récits consacrés à nos héros favoris, quel que soit le support, on peut se dire que maintenant tout le monde ou presque connaît les origines de Spider-Man, de Superman, de Batman, etc. Même si les connaissances ne sont pas complètes ou totales, tout le monde connaît au moins un détail marquant de ces origines, de ces récits des tous débuts. Et pourquoi ? Parce que justement ces récits sont réécrits encore et encore pour chaque nouvelle génération avec à chaque fois une petite variante certes, mais l'essentiel est toujours conservé. Que ce soit au cinéma, à l'écrit comme au dessin, les origines de nos héros changent somme toute très peu, ce qui permet à différentes générations de pouvoir conserver les mêmes références et lire les mêmes choses sans que le fossé soit trop important.
Cependant, il y a des exceptions, comme pour toute règle tacite. Certains auteurs s'amusent à modifier en profondeurs les origines des héros comme des vilains, ce afin de créer la surprise, la polémique ou tout simplement une nouvelle version dans un nouvel univers parallèle. Prenons le cas de Batman : Thomas et Martha Wayne sont tués par Joe Chill, un vagabond sans le sou, alors qu'ils rentraient du théâtre/du cinéma. Seul le petit Bruce est épargné et vivra désormais avec ce traumatisme qui hantera chacune de ses actions. Mais voilà qu'en 1989 Tim Burton passe par-là et change sans en avoir l'air radicalement le récit : désormais c'est le futur Joker qui tue les parents de Bruce, faisant de lui le futur Batman qui le lâchera par erreur dans une cuve d'acide pour en faire le Joker, son ennemi juré. Dans la vision de Burton, les deux personnages sont liés, leurs destinées sont entrelacées et entremêlées, l'un créé l'autre et vice versa. Ce qui choque peut-être les lecteurs des débuts, mais fera du film l'un des préférés aux yeux des fans, ce même encore aujourd'hui.
Les histoires labellisées Terre-Un pour DC, Ultimate pour Marvel, All-new etc., sont un moyen tout simple pour les auteurs récents de retravailler la matière sacrée des origines, de lui donner peut-être une autre forme ou de tenter de la faire aller dans une autre direction pourquoi pas. Le tout toujours pour surprendre le lecteur avec quelque chose qu'il connaît déjà ou croit connaître depuis longtemps, ce n'est donc pas chose si aisée il faut faire avec les grands connaisseurs qui ont vu passer plus d'un univers parallèle dans leur existence. Spider-Man, The Amazing Spider-Man, Spider-Man Homecoming : trois variantes et trois directions différentes pour un même personnage avec cependant toujours le même socle sacré des origines : une araignée radioactive mord un pauvre type qui deviendra un héros par la force des choses et de la tragédie humaine.
Combien de fois les origines de Superman ont-elle été racontées, encore et encore, pour un public chaque fois nouveau et émerveillé. Pourquoi dit-on de Superman que ses meilleures histoires sont celles relatant ses origines. Et bien parce que c'est malheureusement trop vrai, c'est un personnage extrêmement difficile à écrire il ne faut pas croire, et les auteurs qui s'en sortent le mieux sont ceux qui reprennent les origines de l'Homme d'Acier en y apportant leur touche personnelle. Les récits des origines sont aussi un argument commercial très fort, les gens achèteront volontiers un N°1 plutôt qu'un N°285 voir bien plus loin encore. Marvel et Panini ne s'y sont pas trompés puisqu'ils sont devenus spécialistes des relaunchs et reboots de leurs séries avec toujours de nouveaux N°1 pour frapper le plus large public possible, avant de recommencer pour un nouveau tour, et ainsi de suite.

Pour conclure, raconter les origines d'un héros c'est un peu comme quand nos grands-parents nous racontent l'origine de telle ou telle chose qu'ils ont vu naître ou avec laquelle ils ont grandit : c'est un lien essentiel entre les générations, qui permet à tout le monde de communiquer sur une base solide et identique pour tous. Et puis ça se vend bien mieux il faut dire qu'une fin.

lundi 31 juillet 2017

La question du lundi n°46 : Peut-on indéfiniment proposer un reboot à un univers ?


Nous y voilà, on l’a vu, le dernier Spider-Man. Pour la troisième fois, on retrouve Peter dans une nouvelle aventure sans liens avec les autres. Avant cela, les bandes-annonces nous ont vendu le nouveau Jumanji (qui fait extrêmement peur et pas dans le bon sens). Et encore avant est sortie une nouvelle version de La Momie. Le phénomène n’est pas inhabituel à notre époque, on reprend une vieille licence (vieille dans une certaine mesure) et on la remet aux goûts du jour. Le tout sera un peu plus… et un peu moins… enfin mieux quoi ! (En théorie tout du moins). On précise à l’oral que c’est un reboot et voilà le tour est joué. Alors peut-on se permettre de redémarrer indéfiniment une licence pour des raisons de marketing, une remise au goût du jour, ou tout simplement parce qu’un auteur a une autre vision ? Le spectateur ne se lassera-t-il jamais ? Après tout il est fan (ou non), et dans tout les cas payera pour voir le film un moment où l’autre (cinéma, DVD, VOD, ou télévision). L’objet d’étude tiendra sur trois horizons, l’historique, suivi de très près d’un point de vue global de la geekosphere, pour finir par le reboot au cinéma.
Historiquement c’est fréquent. Que se soient les premières histoires orales, racontées au coin du feu à une époque où l’écriture n’existait pas, ou que se soient les premiers ouvrages écrits, chaque histoire tient à la version du conteur. D’autant plus que les littéraires ne s’en cachent pas ; pour trouver l’inspiration, il faut avoir déjà eu la passion de la lecture. En effet, chacun trouve l’inspiration dans ce que d’autres ont déjà fait. Bien que l’on ne puisse pas vraiment parler de reboot pour les romans, les réécritures existent, mais présentent peu d’intérêts. Les prémices du concept peuvent se retrouver ici dans le brouillard de la nuit !
Le théâtre vient ensuite (ou peut-être en même temps, l’écriture date de l’antiquité comme le théâtre). Pour chaque œuvre le texte ne change pas entre les représentations, mais c’est la troupe qui fait varier la tonalité et l’ambiance de la scène. On peut ainsi voir trente fois la même pièce (réalisée par des troupes différentes), dans notre cœur la meilleure version restera celle de notre choix. Si le terme reboot n’existait dans ces temps anciens, le concept était bien présent.
Côté comics (on passe à une époque bien plus moderne), les experts de Radiophogeek sont formels : on peut raconter plusieurs fois la même histoire en changeant quelques éléments. D’ailleurs, dans la Radiophocave, on entend souvent parler du run de tel ou tel auteur par rapport à un autre et ce concernant la même histoire. À chaque fois on peut faire table rase du passé et reprendre la genèse du héros pour une version complète inédite. Cela ne semble pas choquer les amateurs et leur laisse même le choix d’échanger sur la meilleure version (s’ils ont la patience et la passion pour tout lire).
Les jeux-vidéo ne font pas exception à la loi du reboot, l’exemple d’excellence est Tomb Raider, avec son troisième reboot en 2013 (on pourrait presque dire quatrième en comptant L’ange des ténèbres). À la première génération, on retrouve cinq épisodes qui se suivent plus ou moins. Puis vient L’ange des ténèbres (oups boulette le public n’aime pas, on oublie) ! En génération deux, on retrouve trois épisodes (Tomb Raider legend, Anniversary et Underworld). Enfin en troisième génération, pour le moment deux épisodes (Tomb Raider 2013 et Rise of Tomb Raider, sans compter les deux épisodes intitulés Lara Croft). Ici la deuxième génération change surtout le gameplay et les graphismes quand dans la dernière les changements sont plus larges (gameplay, scénario, etc.). Si on trouve un couac entre la génération un et deux, cela ne pose pas de vrais problèmes dans le sens où l’épisode est à part et complet en lui-même (scénaristiquement).
Devant tant de réécritures dans tous les domaines le cinéma ne pouvait que nous proposer le reboot de films ou séries cinématographiques à succès. Les spectateurs se lasseront-ils ? C’est fort possible, il n’y a qu’à voir Star Wars VII (c’est un reboot ça ? On dirait un peu quand même non ? Bon OK pas celui là !), le futur Jumanji ou encore La Momie, qui au final ne rend pas aussi bien que la première trilogie. Il est là difficile de faire de bons reboots sans tomber dans l’excès. Bien sûr comme toujours, il reste le spectateur et son vécu, peut-être que les générations actuelles considéreront La Momie 2017 comme référence. Aïe, non ! On ne peut pas nous enlever la version de 1999. Mais si, dit l’ancien, celle de 99 nous a bien enlevé celle de 1932 ! (WHAOU y’a même une version en noir et blanc, muet de 1913, là c’est plus un reboot c’est un dépoussiérage total).
Pourtant il peut y avoir du bon, les trois premiers Spider-Man (2002-2007) n’étaient pas si bien (or la prouesse de mettre ce héros sur grand écran). Alors que les Amazing (2012-2014) c’était du sérieux, si seulement tout n’avait pas été question d’argent on aurait eu la suite des aventures de cet Amazing Spider-Man. Mais non, on repart pour une nouvelle version. Déçu ? Oui car peu d’années (3 ans) séparent les versions, et que la précédente n’est pas terminée (Amazing 2 se termine sur l’annonce d’une suite évidente).
Au final on en vient toujours à la même conclusion, des reboots pourquoi pas ? Oui, si assez de temps sépare les versions et surtout si chaque génération a une fin qui la rend complète et suffisante. Le modèle est donné par la trilogie du The Dark Knigth, on pourra critiquer le dernier film, mais il y a un début, un milieu et une fin. C’est l’indispensable condition.
Partagez vos avis dans les commentaires !
Piste de réflexion : Ce Reboot qui m’a déçu. Ce reboot qui fait du bien.

lundi 24 juillet 2017

La question du lundi n°45 : Quelle est la recette pour créer une oeuvre à succès ?


Harry Potter, Indiana Jones, Star Wars, One Piece, et bien d'autres...
Voici le nom de quelques œuvres dont la renommée et le succès ne sont plus à démontrer.
Si ces œuvres ont maintenant un certain nombre d'années au compteur, elles sont arrivées à se créer
un statut d’œuvre culte qui a su perdurer et séduire un grand nombre de lecteurs, de spectateurs.

Ayant chacun des univers et tons différents, ceux-ci ont réussi à conquérir un vaste public.
Malgré ces différences, il est possible de se poser la question suivante : qu'est-ce qui permet de créer une œuvre à succès ?
Une question que tout écrivain ou réalisateur peut se poser afin de chercher à produire un best-seller.

Nous allons nous pencher sur certains critères afin d'étudier cela de manière théorique.

L'univers : Probablement la base de l'histoire même si selon le type de film ou de récit, son importance peut s'avérer moindre.
Science fiction, monde de piraterie, de ninja, de sorciers, etc., l'univers permet déjà d'avoir un premier aperçu et d'accrocher, ou d'éloigner, une partie du public grâce à cela.
La découverte d'un univers riche et varié permet de conserver l'intérêt du public pour les œuvres de longue durée notamment.

Le scénario : L'histoire en elle-même qui est un élément essentiel puisque c'est elle qui va attirer l'attention par le biais d'un résumé, trailer et autres. L'importance du scénario dépend aussi du type d’œuvre produite, exemple : un film d'horreur ne brillera pas, en règle générale, par son histoire qui se résume essentiellement à un tueur, des victimes potentielles, du sang...

Le casting : La personnalité et le comportement des personnages jouent également beaucoup. Il est important de créer un lien empathique entre les personnages principaux et le public. Un personnage dont on suit les péripéties et pour lequel on éprouve 0 affinité s'avère ainsi un frein pour l'immersion. Par ailleurs, dans le cas des films, la présence de tel/le acteur/actrice peut attirer des personnes étant fans de ceux ci.

Le budget : Cela vaut surtout pour les films mais il a un impact non négligeable car il touche un nombre conséquent d'éléments : le salaire des acteurs, les décors, les costumes, les effets spéciaux, le matériel, publicité, etc. Un petit budget impose nécessairement des limites mais sera plus facilement rentable et inversement.

Le temps/la mode : Les phénomènes de mode qui vont conditionner l'apparition d'un grand nombre d’œuvres autour d'un sujet récurrent comme par exemple les zombies.
Cela peut permettre d'avoir un meilleur impact que d'accoutumée mais cela présente également le risque de se retrouver saturé et d'entrainer une certaine lassitude chez le public.

La critique : De nombreuses personnes avant d'aller voir un film ou d'acheter un jeu-vidéo se réfèrent à des avis trouvés sur Internet ou dans des magazines spécialisés. La critique permet de jauger de l'attrait d'une œuvre. Cela peut influer de manière non négligeable sur la rentabilité d'une œuvre, exemple : on aura plus de réticence à aller voir un film ayant de mauvaises critiques.
C'est un critère que l'on ne peut pas réellement contrôler (à moins de verser des pots de vin) mais qui joue également un rôle.

Voila dans la théorie quelques uns des grands axes de réflexion sur lesquels s'appuyer.

Dans la réalité, c'est une autre histoire...
Car en fait, des films à petit budget ont pu avoir de très bons résultats (exemple : Blair Witch) et de gros budgets subir des échecs cuisants (exemple : Howard the Duck).
Des films ayant gagné un statut culte au cours du temps et d'autres qui malgré des scores honorables à leur sortie tombent dans l'oubli.
Des jeux-vidéos/films encensés par la critique et qui feront un bide auprès du public et inversement. Comme le dit la citation : "aucun plan de bataille ne survit au contact de l'ennemi" ; il en va de même pour une œuvre face au public.
Même des œuvres que l'on pouvait prendre comme bas de gamme (faible budget, effets spéciaux médiocres) peuvent atteindre un statut culte malgré un scénario improbable : c'est le cas de Sharknado dont le scénario, une tornade avec des requins dedans (ou quand Twister rencontre Les dents de la mer) a su se construire une réputation et comptera un 5ème opus à partir du mois d'Août !

En résumé, il y a un monde entre théorie et pratique, des échecs et des succès peuvent apparaître de manière surprenante sans avoir d'éléments annonciateurs. Les réalisateurs, créateurs et écrivains doivent ainsi faire de leur mieux afin de produire quelque chose de qualité avec les moyens à disposition afin de n'avoir aucun regret.
Il n'y a pas de véritable règle régissant le succès d'une œuvre, c'est le fruit d'une certaine alchimie entre différents éléments, parfois surprenants ; et également parfois d'un peu de chance.

En vous souhaitant bonne continuation, et à bientôt !

lundi 10 juillet 2017

La question du lundi n°43 : Le "Dark Universe" d'Universal est-il encore viable ?


Le mois dernier sortait sur nos écrans le dernier film tant attendu de Tom Cruise, La Momie, des studios Universal. Ce film devait être ce que Dracula Untold avait échoué à être en son temps, c'est à dire le fer de lance d'un univers partagé au cinéma, le Dark Universe, rassemblant au sein d'une même continuité de films les différents monstres sacrés du cinéma comme Dracula, la Momie, le monstre de Frankenstein, la créature du lagon, le Dr. Jekyll et Mr. Hyde, etc. Tous les grands monstres de la littérature anglaise du XIXème siècle, dont Universal a récupéré tous les droits ou peu s'en faut.
Revenons-en au film La Momie. Il nous présente à la fois une nouvelle version de cette histoire qui date déjà des années '30 et dont selon moi la meilleure adaptation reste celle de Stephen Sommers en deux volets (clin d’œil : les amateurs auront reconnu le Livre d'Or d'Amon-Râ dans la bibliothèque du film récent, ainsi qu'un crâne de vampire et une main de créature aquatique), et également certains des personnages de ce fameux univers partagé comme le bon Dr. Jekyll, directeur de l'institut qui effectue des fouilles et des recherches dans le monde entier sur les avatars du Mal quels qu'ils soient, et son pendant malfaisant le redoutable Mr. Hyde. Mais entre un Tom Cruise en roue libre et un Russel Crowe qui en fait des tonnes, la sauce n'a malheureusement pas prise. Rappelons que le film souffre de près de 83% de critiques négatives, d'un désaveu quasi-total des fans du genre, et d'une promotion un rien lourdingue de la part des studios. La venue en grande pompe de Tom Cruise dans son premier talk-show français, Quotidien, n'y aura au final rien changé et le film se traîne lamentablement sur les écrans. Pour tout vous dire, quand je suis moi-même allé le voir avec la meilleure bonne volonté du monde, je me suis retrouvé totalement seul dans une salle entièrement vide, pour une séance privée qui m'a laissé plutôt froid. C'est vous dire à quel point le film que je m'apprêtais à voir avait su séduire son public...
Que veut faire Universal exactement avec son univers partagé de monstres ? Une concurrence assez tardive aux univers de Marvel et DC, Warner et Disney et leurs super-héros ? Une façon de dire ''Eh, nous aussi on peut faire une longue histoire sur plusieurs films avec des personnages connus de la culture populaire !'' et de tenter maladroitement de s'approprier une partie du public ? J'ai malheureusement plutôt l'impression que malgré tous leurs efforts, ils n'ont pour l'instant réussi qu'à saborder le navire et que la chute dramatiquement lente de leurs aspirations risque de faire mal. Pourtant sur le papier tout partait d'une bonne idée, mais peut-être est-il temps de se demander si les monstres du cinéma et de la littérature intéressent encore réellement quelqu'un de nos jours, à part les fidèles lecteurs du genre. Bonne idée mais peut-être mauvaise cible... et surtout gestion catastrophique des acteurs. Tout ne peut pas reposer uniquement sur un grand nom au casting, le public n'est pas si idiot et a généralement tendance à voir qu'il n'y a rien de bien concret derrière le voile. Ça me coûte de tenir ce discours, car quelque part au fond de moi j'y croyais, à ce Dark Universe et à sa belle fanfare. Je suis un grand fan du film Van Helsing de Stephen Sommers (encore lui) après tout, on peut dire que je suis peut-être un peu trop idéaliste et bon public, mais même moi j'ai été déçu par cette momie qui n'avait pas grand chose pour elle. Cela dit, il faut reconnaître que l'actrice choisie pour incarner la princesse maudite et revancharde était une des rares bonnes idées du film, c'est pratiquement le seul personnage qui ne sonne pas faux. Mais mise en face des ténors qui ne jouent pas leur rôle, elle perd de sa substance et cette nouvelle incarnation sera malheureusement vite oubliée.

Pas de réponse réelle à apporter à cette question pour l'instant, étant donné que cela commence tout juste, mais des réserves à noter et surtout un mauvais départ à corriger d'urgence dans les films suivants, si les studios en ont encore le courage et la volonté. Je l'espère de tout cœur.

lundi 3 juillet 2017

La question du lundi n°42 : Est-il nécessaire de tuer pour vaincre ?


Si vous suivez assidûment les émissions du blog, vous savez que c'est lors de l'émission numéro 9 sur Wonder Woman que la question est apparue sans prévenir. En parcourant la filmographie des super-héros au cinéma, on est forcé de constater que le genre répond souvent aux mêmes critères. C'est une règle pour ce genre de récit ; le héros a une volonté propre, un objectif à atteindre et pour réussir il doit lutter corps et âme contre une force antagoniste, souvent une idéologie différente de la sienne. Si on fait abstraction du mal ou bien fondé de cette idéologie, on peut alors distinguer deux types de forces antagonistes : Physique ou spirituelle.
Dans le premier cas l’idéologie d’opposition est portée par un personnage physique, un super vilain ! C'est un cas très répandu dans cet univers. Batman a son Joker là où Spider-Man a son Bouffon Vert. Les exemples sont nombreux. On peut même retrouver cette règle dans quasiment tous les films d’action/aventure. Ici le protagoniste principal devra vaincre son adversaire pour arriver à ses fins. Vaincre ne veut pas dire tuer.
Dans le deuxième cas, notre héros lutte contre une idée générale portée par un groupe de personnes, voir l’ensemble de l’humanité. Dans ce cas il ne s'agit plus de vaincre un super vilain mais bien une entité qu’on ne peut atteindre qu’avec des mots et arguments valables. Le combat prend forme de débats (bon souvent au cinéma on veut de la bagarre, d'où les débordements physiques intercalés par des phases d’explication).
C'est ce dernier type de situation que nous traiterons d'abord. Puis nous nous attacherons aux super-vilains, antagonistes physiques de nos héros.

Le Super héros seul face au monde :

Notre vaillant super-héros, se retrouve confronté à un super-vilain intouchable puisque spirituel. Il est nécessaire pourtant de vaincre cette force. Alors il faudra user de ruse et de stratégie, on sort des clous. Vaincre une idée, comment faire ?
On peut évidement penser à éliminer tout les porteurs de cette idée (quand il sont peu nombreux). Une solution simple, qui fait l’objet de beaucoup de films. Mais le mode de pensée existera toujours quelque part, ou pourra tout simplement renaître ailleurs dans une autre époque. Non ! Notre héros ne peut procéder ainsi. De plus c'est un super-héros, il ne peut éliminer bêtement et consciemment autant de monde.
Ce qu’il faut c’est vaincre en faisant évoluer le mode de pensée. Peu de films traitent cet aspect, on peut noter The Dark Knigth qui met en scène un Joker convaincu que les Gothamiens ont un fond cruel et égoïste. Il les met donc à l'épreuve ; deux péniches, l’une avec les pires criminels de Gotham et l’autre avec ses citoyens. Chacun a le pouvoir de détruire le navire de l’autre, ou se verra couler par le fond au bout du temps impartit (cruel ce Joker quand il s’y met). Convaincu que les habitants de Gothan sont tous corrompus, violent et sans scrupules ; le Joker est surprit quand rien ne se passe. Le Batman lui, croit au bon fond des humains et n’intervient que pour capturer son ennemi. Et c’est ce qu’il fait. L'idée antagoniste au héro est tout simplement détruite par les habitants et criminels de Gotham eux mêmes, pas besoin d'éliminer le Joker !
C’est vrai il peut recommencer, ou avoir des idées pires, et le tuer prendrait du sens. Mais là encore les différents récits entre ces deux ennemis de toujours montrent au final que l’un n’a d'intérêt que pour l’autre, Ce qui limite la casse. Le justicier doit rester maître de son choix et en assumer les conséquences.
Wonder Woman reprend un peu ce principe de combat par la pensée, mais c’est bien moins visible. Tout est dans une réplique de Steve Trevor : « peut être qu’ils sont naturellement mauvais » (réplique plus ou moins exacte) ! Il laisse entendre ici l’existence d’une maladie récurrente qui pousse les humains à s’entretuer en masse ! Arès vient par la suite confirmer cette version ! Avant cette réplique, tout semble aller dans le sens de Diana qui pense que Arès corrompt les humains.
Wonder Woman est devant un choix : comment changer ce mode de pensée ? Tuer tous les humains ou leur montrer l’exemple. Ici aussi il n’est pas nécessaire de tuer pour vaincre, Diana a fait son choix. Certes Arès n’est plus (ou pas, qui sait), mais il y a quelques situations extrêmes.
« Tuer pour vaincre », non ce n’est pas nécessaire. Cela dit, le débat reste ouvert !