Affichage des articles dont le libellé est heroic fantasy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est heroic fantasy. Afficher tous les articles

samedi 28 décembre 2019

Queen Sonja tome 1 - Le Destin d'une Reine (Graph Zeppelin - Mai 2019)


La légende est en marche...

Alors que le sanguinaire empire d'Emora se lance à la conquête de ses voisins, dans la brutalité la plus absolue, la célèbre guerrière Red Sonja est engagée par une vieille dame de la noblesse d'un petit royaume pour lui restituer ses biens, qui ont été dérobés par des brigands. Parmi ces biens, une épée à la réputation presque aussi légendaire que la guerrière flamboyante, et qui lui reviendra comme prix de ses services.

Sonja se met en route et retrouve bien vite la trace des bandits, mais elle découvre bien vite qu'en réalité il s'agit surtout de gens désœuvrés et presque abattus qui n'ont plus que le larcin pour survivre. La vérité, c'est qu'il s'agit de la dernière vraie poche de résistance du tranquille royaume de Sogorie, envahi par l'empire d'Emora dans d'horribles conditions et qui ploie sous le joug de la tyrannie sans parvenir à reprendre espoir. Les princesses, seules survivantes et héritières du trône, parviennent à convaincre Sonja par leur tragique histoire et la belle rousse se range à leurs côtés.

Pour commencer, elle fait en sorte que les camps d'esclaves de l'empire soient mis à sac et que tous les prisonniers soient libérés, ce qui renforce aussitôt à la fois le nombre de ses soldats et le moral des troupes déjà présentes qu'ils viennent rejoindre. Forte désormais d'une véritable petite armée, Sonja se lance aux trousses des soudards d'Emora, qui sont terrassés les uns après les autres. Plus les batailles se multiplient, et plus le peuple de Sogorie reprend espoir et se soulève un peu partout contre l'envahisseur. Bientôt, il sera temps de libérer la capitale et de rejeter pour de bon l'emprise d'Emora, et Sonja compte bien faire comprendre à cet empire impie ce qu'il en coûte de la défier sur ses nouvelles terres ! Car voici à présent que la guerrière est devenue Reine, par la volonté même de son nouveau peuple, et rien ni personne ne menacera plus les siens tant qu'elle aura encore un souffle de vie !

---

Je suis en totale admiration du travail remarquable réalisé par Graph Zeppelin pour restituer toute la grandeur et la beauté de cette série sur Red Sonja et ses aventures les plus méconnues. Le papier est de grande qualité, glacé, rendant au mieux les couleurs et les dessins de Mel Rubi qui méritaient bien un si bon effort !

Joshua Ortega nous régale avec un scénario digne des nouvelles de Robert E. Howard, à qui ce tome est d'ailleurs dédié. J'espère de tout cœur que l'intégralité de la série suivra, car elle est finalement assez courte et qu'elle trouvera je pense un bon public de connaisseurs ou tout bonnement d'amateurs ravis de découvrir la Diablesse à l'épée dans un nouvel rôle qui finalement lui sied assez bien.

Comment ? Cela vous rappelle quelque chose ? En effet, pour les plus attentifs d'entre vous chers lecteurs il n'aura pas échappé que j'ai déjà chroniqué les six tomes de cette série en V.O. à l'occasion des V.O. du vendredi, il y a un certain temps maintenant. Pourquoi donc me lancer dans l'adaptation V.F. ? Tout simplement parce que, comme dit plus haut, elle est de très bonne qualité tant matérielle que symbolique, et que ce fut un réel plaisir de me replonger ainsi des mois voir des années plus tard dans cette belle aventure de Red Sonja, pour qui j'ai une affection toute particulière je dois l'avouer.

Graph Zeppelin, si vous lisez ceci, sachez que j'attends les cinq tomes suivants de pied ferme et qu'ils seront bien reçus si vous y mettez autant de cœur qu'ici ! Merci pour votre travail et vos efforts afin de faire connaître à un nombre toujours croissant les histoires indépendantes de la rousse guerrière, actuelles comme plus datées.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 20 avril 2018

La V.O. du vendredi n°99 : Red Sonja - The Black Tower (Dynamite - Décembre 2015)


Nous voici de retour dans l'âge Hyborien, l'âge des aventures fantastiques et sanglantes de Red Sonja ! La rousse guerrière fait halte dans une petite ville tranquille, du moins l'était-ce avant que n'apparaisse une mystérieuse tour noire enveloppée d'un voile de ténèbres... l'apparition de cette tour, sans aucune autre explication, commence à faire tourner les esprits et à susciter le malaise et la haine pour l'inconnu. Alors, quand deux individus issus de cette tour sont massacrés par une troupe barbare, le sang de Sonja ne fait qu'un tour et elle massacre à leur tour les vandales avant qu'ils ne puissent faire davantage de mal à la population locale. Mais une fois partie, Sonja laisse derrière elle un sentiment de colère qui poussera de nombreuses armées à tenter de s'emparer de la ville à la tour noire, de la faire sienne et d'en retirer toute la gloire par sa simple présence. Alors, quand Sonja est malgré elle reconduite vers cette maudite cité et forcée à combattre dans les arènes, voici qu'elle triomphe de chaque adversaire et qu'elle réveille malencontreusement les habitants de la tour, d'étranges créatures humanoïdes mécaniques et sans âme, qui commencent à réduire toute la population en esclavage au nom d'un tyran encore inconnu, venu lui aussi de cette fameuse tour. Qu'est donc la tour noire en réalité ? D'où vient-elle, pourquoi est-elle apparue ici à cette époque reculée ? Et surtout, Red Sonja pourra-t-elle vaincre une fois encore les forces de l'oppression ou bien est-ce désormais sa toute dernière aventure avant que le froid glacial de la Mort ne vienne se saisir d'elle ? Quoi qu'il arrive, la légende de Sonja se poursuivra et d'autres continueront ce qu'elle a entamé, jusqu'à ce que sa vengeance soit accomplie !

C'est là un conte bien cruel qui nous est servi dans ce petit tome de seulement quatre chapitres, qui se lit à toute allure sans temps mort ni pause. Il suffit de se laisser porter par la narration endiablée et de faire de son mieux pour suivre le rythme de la dernière aventure de la Diablesse à l'épée... du moins à ce que l'on nous dit en ouverture. Entrer davantage dans les détails pourrait malheureusement vous gâcher le suspens et le plaisir de certaines révélations concernant la tour noire et ses occupants, aussi je m'arrête là afin de vous laisser tout le loisir de découvrir tout cela vous-mêmes. Sachez juste que cette histoire très rapide et concise est dans la plus pure tradition des récits pulps d'antan, et qu'elle sert à merveille la légende de notre guerrière préférée.

jeudi 19 avril 2018

Stravaganza - La Reine au casque de fer tome 6 (Casterman - Avril 2018)


Dernier tome de la série.

L'heure de la bataille finale a sonné. La reine Viviane mène les troupes de tous les peuples alliés vers le dernier combat, celui contre les hordes du terrible Haku et de Golmor le traître. L'ultime bataille des peuples libres contre les forces du Mal va enfin avoir lieu, et chacun fourbit ses armes et prépare ses forces pour cet âpre affrontement. Viviane est bien déterminée à percer l'armée ennemie jusqu'au cœur, où se trouve Golmor, afin de lui faire entendre raison et de le pousser à arrêter les troupes des conquérants avant qu'il ne soit trop tard. Malheureusement, et même s'il finit par être vaincu, Golmor se dit incapable de stopper le massacre à présent qu'il a commencé, car Haku comme ses soldats sont d'insatiables adeptes du carnage, et à l'image de leur chef suprême ils tueront tous ceux qui se dressent devant eux jusqu'au dernier. Comprenant alors qu'elle se trouve dos au mur, Viviane accepte le sort qui lui impose un choix douloureux et décide de combattre Haku jusqu'à la mort s'il le faut, afin de sauver le continent et les alliés qui croulent sous les attaques barbares. Mais contrairement à ce qu'elle redoutait, elle ne sera pas seule dans cette épreuve : accompagnée jusqu'au bout par ses plus loyaux serviteurs, elle confronte Haku et parvient même à le mettre en difficulté sous la force du nombre. Affaibli mais toujours aussi violent, le cruel chef de guerre poursuit son massacre afin de briser Viviane, dont la volonté pourtant ne connaît aucune faiblesse et ce grâce au soutien de ses amis et compagnons d'armes. Gravement blessée, elle donne un dernier assaut au monstre qui a empoisonné le continent et failli détruire Mitera, lui prouvant ainsi que malgré les difficultés elle reste la plus forte car elle n'est pas seule, alors que Haku ne fait qu'étendre sa propre solitude en détruisant tout sur son passage. Une fois définitivement vaincu, les troupes d'Haku se replient et détalent devant les renforts du peuple des géants et des autres alliés venus sauver Viviane au dernier moment. C'est un jour de deuil, mais une grande victoire pour la paix et l'union malgré tout. Tandis que l'on soigne les blessés et que l'on sacre les morts, les souverains de chaque peuple acceptent de nouveau de tenir une assemblée extraordinaire sur le sort à réserver aux fuyards de l'armée ennemie, afin d'éviter qu'ils ne reviennent un jour plus nombreux encore. Il est décidé au terme de quatre jours de débats qu'une unité d'élite composée des meilleurs guerriers de chaque pays sera créée et renouvelée chaque année, dont le but premier sera de patrouiller dans les secteurs à risques et de veiller à ce que la paix et la compréhension mutuelle soient respectées par tous dans cette longue phase de reconstruction qui s'annonce.
Presque dix ans plus tard, voici que Mitera renaît de ses cendres et compte plusieurs citoyens étrangers, les différents peuples se mélangeant sans craintes et tissant des liens parfois très étroits. Symbole d'un nouvel âge de sagesse et de prospérité, la reine au casque de fer observe ses proches et ses amis de tous horizons, ravie et enfin en paix.

Et voilà, une petite série rondement menée et qui se termine tambour battant sur une note d'espoir et de rêve en un avenir meilleur pour tous, né de la coopération et du rapprochement de chacun. L'auteur signe un vrai petit bijou qu'il m'a été très agréable de lire du début à la fin, avec de vraies émotions partagées et ressenties au fil des pages et des situations, tantôt tragiques tantôt plus généreuses. Le dessin reste dans ce qu'il se fait de mieux actuellement à mon sens, et j'espère vraiment qu'un jour une autre histoire de de mangaka sera adaptée chez nous, je l'accueillerai avec grand plaisir !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 23 août 2017

Kalidor, la légende du Talisman (Richard Fleischer - Dino De Laurentiis Company - 1985)


Puisque je suis actuellement de retour dans une phase heroic-fantasy avec la série Queen Sonja (à suivre dans les articles V.O. de Radiophogeek chaque vendredi), j'ai pensé qu'il était grand temps de parler d'un film très méconnu du genre : Kalidor, la légende du talisman, de Richard Fleischer et sorti en 1985 en plein boum de la carrière d'Arnold Schwarzenegger après les films Conan et Terminator. Contrairement à sa présentation officielle en France, ce film est centré sur les aventures de Sonja la Rousse, Red Sonja elle-même, interprétée par Brigitte Nielsen (ex-femme de Stallone -le monde est petit-). D'ailleurs le film en V.O. s'intitule Red Sonja, tout simplement. C'est la production pour l'international et la France qui a décidé de changer le titre afin de surfer sur la vague Schwarzy, bien que son personnage ici soit nommé Kalidor et non Conan, même s'il s'agit peu ou prou du même bonhomme au moins dans son stéréotype.

Le film raconte donc l'histoire de Red Sonja, une native d'Hyrkanie qui a vu sa famille et toutes les personnes qu'elle aimait se faire tuer, massacrer plutôt, par les troupes de la reine Gedren, impitoyable conquérante que rien n'arrête. Ayant elle-même été violée par les soudards, Sonja est offerte à la reine comme butin de guerre mais parvient à s'échapper en lui entaillant profondément la joue, la défigurant. Avec l'aide et le soutien d'une mystérieuse divinité de la sagesse, Sonja obtient la force nécessaire pour apprendre les arts de l'épée et devenir imbattable dans ce domaine, ce afin de chercher vengeance en tuant la reine Gedren, qui pendant ce temps a réussi à mettre la main sur un artefact d'une puissance prodigieuse, le Talisman, qui contiendrait les pouvoirs de la création du monde... ou de sa destruction, s'il est mal employé. Une légende que Gedren veut éprouver en ramenant l'artefact au sein de son empire et en en faisant l'arme suprême de ses conquêtes militaires, qui sèment le chaos et la désolation partout sur leur passage. Mais ce que Gedren ignore, ou ne veut pas savoir, c'est que le Talisman doit être impérativement plongé dans les ténèbres avant qu'il n'atteigne son plein éveil dans la lumière, sans quoi le monde tout entier risque de disparaître. Mais Gedren préfère encore voir le monde détruit plutôt qu'il lui échappe, sa folie ne connaît alors plus aucune limite. Sonja se met alors en route pour le sombre empire maléfique, accompagnée par un guerrier d'élite solitaire du nom de Kalidor, qui semble lié au Talisman d'une étrange façon. Bien vite une rivalité toute guerrière va s'imposer entre les deux compagnons d'aventure, et une romance commencera à s'installer doucement entre eux à mesure qu'ils apprennent à se connaître et que Sonja apprend à faire confiance à autrui.

Ce film a donc été vendu chez nous sur le personnage de Schwarzy, Kalidor (pseudo-Conan) alors qu'au contraire le personnage principal de l'histoire est bien Sonja, interprétée par Brigitte Nielsen et qui possède le plus de temps d'apparition à l'écran. En V.O. aucun soucis, le film est bien vendu sur le duo de guerriers ainsi que sur le vécu douloureux de Sonja, mais chez nous c'est bien Arnold qui s'en tire avec sa cote de popularité au plus haut, ce qui éclipse presque totalement l'héroïne alors qu'elle est toujours le personnage central du film et de l'intrigue. Une injustice faite au beau sexe, qu'il serait impensable de reproduire de nos jours, et pourtant... heureusement les séries comics sur Red Sonja se vendent bien sans qu'elle soit associée en permanence à Conan, la belle prend son envol et nous offre des histoires merveilleuses qui n'auraient peut-être pas eu leur chance si son propre film n'avait réussi à trouver un public amateur et fidèle. Un film à voir rien que par curiosité, il vaut le détour !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


jeudi 25 mai 2017

Stravaganza - La Reine au casque de fer tome 5 (Casterman - Mai 2017)


La reine Viviane, sous l'identité de Claria, parvient à regagner le territoire de Mitera et à rentrer au château, où tout le monde l'accueille avec entrain malgré les tristes nouvelles qu'elle apporte. Forte de ce qu'elle sait désormais sur l'envahisseur grâce à ce qu'elle a affronté avec les Kenwas, Viviane ordonne une réunion de crise de tous les souverains d'Auroria, qu'elle compte bien faire s'unir autour d'une cause commune : la défense de tous les territoires face à l'invasion des Orghs et de leur maudit poison. Ce ne sera pas chose facile, car il s'agit de peuples qui pour la plupart vivent isolés des autres, comme les Gnomes ou les Loups-Garous, mais la situation catastrophique présentée par Viviane va finalement parvenir à toucher chacun des souverains et les pousser à engager leurs armées aux côtés du bataillon de Mitera. La grande bataille aura lieu à la frontière du territoire des géants, et tandis que tout le monde se prépare et révise son rôle, l'on apprend que les Kenwas ont tragiquement été vaincus par l'adversaire, et les survivants réduits en esclavage. Cette folie pourra-t-elle cesser sous l'impulsion de la grande alliance voulue par Viviane ? Ou bien n'est-ce là aussi qu'une nouvelle tragédie à venir ?

Ce cinquième tome contient pas mal de révélations sur les adversaires des peuples d'Auroria, que certains ont déjà combattu par le passé avant d'abandonner. Tous les espoirs et les regards se portent à présent sur les agissements de la reine Viviane et de ses alliés, et la bataille ne fait que commencer. On découvre les autres civilisations d'Auroria, dont certaines font vraiment penser à de la fantasy très classique pour notre plus grand bonheur. On sent que l'auteur a étudié le genre et a été baigné de saines et cultes lectures pour parvenir à rendre son monde plus tangible, plus réel, malgré la magie et le rêve que l'on y perçoit. Quoi qu'il en soit, la stratégie de Viviane sera exposée dans le prochain tome, avec certainement le reste de cette grande bataille, restez branchés et continuez de lire !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !