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dimanche 7 avril 2019

Simetierre (Paramount Pictures - 2019)


Lorsque Louis Creed décide de faire déménager sa petite famille de Boston jusqu'à Ludlow, petite bourgade du Maine, il pensait avoir choisi l'endroit idéal où vivre paisiblement et voir grandir ses enfants. Mais bien vite, d'étranges phénomènes se produisent autour de la maison et Church, le chat d'Ellie, la petite fille, se fait écraser par un camion roulant à toute allure sur une route très dangereuse. Le vieux voisin, Jud Crandall, propose alors son aide au père de famille désemparé qui ignore comment annoncer à sa fille de presque neuf ans que son chat vient de mourir. A eux deux, ils vont pénétrer dans la forêt qui entoure la propriété et remonter vers un très ancien chemin indigène, menant à une terre maudite où ce que l'on y enterre revient à la vie... un secret presque aussi vieux que la petite ville et ses habitants, un secret qu'il aurait mieux valu garder sous clé, car Church va effectivement revenir, mais changé. Quelque chose ne va plus, son comportement est violent, mauvais... ce n'est plus l'adorable chat d'Ellie, mais autre chose de bien plus terrifiant. Refusant de croire aux vieilles légendes Amérindiennes, Louis n'hésite pratiquement pas un instant quand Ellie se fait à son tour renverser par un camion en suivant Church sur la route, et après avoir envoyé sa famille à Boston pour quelques jours il décide de déterrer le corps d'Ellie et d'aller l'ensevelir dans le cimetière maudit de la forêt, là où sa chère fille pourra revenir d'entre les morts et reprendre sa vie... du moins c'est ce qu'il espérait, dans un coup de folie ne venant pas entièrement de lui. Ellie revient bel et bien, mais elle aussi a changé, son caractère est plus froid, plus inquiétant... et elle ne tarde pas à répandre autour d'elle la terrible malédiction qui entoure la petite ville de Ludlow depuis des siècles, préservée par les anciens mais à présent lâchée sur la famille Creed dans son ensemble. Louis aura-t-il le courage de faire ce qu'il faut pour enrayer cette horreur avant qu'il ne soit trop tard, ou bien y succombera-t-il lui aussi ? Si vous passez par Ludlow, visitez le petit cimetière des animaux, au bout d'un chemin de forêt, si vous l'osez. Mais n'allez surtout pas au-delà, près des marécages et des collines lointaines, là où résonnent les cris des engoulevents... car les morts y marchent, et ils sont affamés...

Voici donc le tant attendu remake du premier film Simetierre, toujours une adaptation du roman de Stephen King. Remake ? Au final pas vraiment, c'est plutôt une nouvelle interprétation dans un contexte plus moderne mais aussi encore plus glaçant par moment, une plongée froide dans la folie d'un père ayant perdu son enfant et prêt à tout pour la retrouver, même à braver les pires interdits et à précipiter la chute de toute sa famille dans un geste de pur désespoir. Ce film réalisé à quatre mains ne m'intéressait pas au départ, je voulais rester fidèle à la première version que je trouvais personnellement bien suffisante, mais j'ai craqué et j'ai moi aussi cédé à l'appel du vieux cimetière indigène... et j'ai adoré. L'essence du film se retrouve dans le duo du père et de sa fille, Louis et Ellie, jouée d'ailleurs par une jeune mais talentueuse petite actrice du nom de Jeté Laurence et à qui on promet un bel avenir ! Le drame intime est bien présent, horrible du début à la fin, et cette nouvelle version elle aussi assez fidèle dans les grandes lignes au livre du Maître de l'Horreur saura à mon avis séduire son public, qu'il soit jeune ou plus expérimenté. La musique, efficace et discrète, est signée Christopher Young et nous transporte au cœur de la tragédie humaine et de l’œuvre surnaturelle qui se joue devant nos yeux captivés. Il y a certes quelques longueurs à certains moments, mais rien de vraiment dérangeant et le film se laisse suivre de bout en bout sans problème. Un bel hommage donc, que je vous conseille et qu'il me tarde de revoir !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 14 février 2018

Black Panther (Ryan Coogler - Marvel Studios - 2018)


Après le décès du roi T'Chaka lors des événements de Civil War, le prince T'Challa revient dans son pays le Wakanda afin d'y prendre le rôle de nouveau souverain, après avoir reçu le soutien des différentes tribus composant le pays depuis des temps immémoriaux. Cependant, avant de pouvoir mener toute action T'Challa doit encore remplir ses obligations en tant que gardien et protecteur du Wakanda, Black Panther, et ramener le trafiquant d'armes Ulysses Klaue au royaume afin qu'il puisse être jugé et châtié pour ses crimes envers la nation et le reste du monde. Mais quelqu'un s'interpose alors dans cette quête de justice et ce qui devait n'être qu'une mission de routine devient vite une véritable guerre de vengeance quand un nouveau prétendant au trône du Wakanda fait son apparition, avec des idées très différentes de celles de T'Challa, et entendant bien les faire valoir par la force. Quelle sera la place du Wakanda dans ce monde nouveau qui évolue à toute vitesse et où les menaces se font chaque jour plus présentes et oppressantes ? Quel rôle peut encore jouer le légendaire Black Panther au milieu d'un conflit familial déchirant qui menace d'embraser le monde ?

La haine contre la compassion plutôt que l'amour, voilà le thème fort qui ressort du film. Il y a bien d'autres sujets et thèmes très forts abordés et traités avec brio dans ce long-métrage : immobilisme, évolution, politiques et aides internationales, traditions, vengeance, perte de ses racines, reconquête du pouvoir, doutes, secrets et mensonges, tout ce qui ronge un peuple ayant déjà bien trop souffert de par sa longue histoire. Il n'est pas dans les habitudes de Radiophogeek de rentrer dans les débats sociaux-économiques et politiques autour des œuvres de fiction, mais quand un tel humanisme se mêle à l'héroïsme on ne peut qu'applaudir. Franchement, de par sa profondeur, son écriture, ses personnages et même sa musique, ses décors et ses ambitions, ce film, premier depuis Blade à mettre en avant un super-héros Noir (et il était temps !) réussi parfaitement à atteindre ses ambitions. A l'image de ce pays fictif utopique qu'est le Wakanda, les différents messages portés par le film peuvent toucher tout à chacun, DOIVENT nous toucher, et surtout nous faire réfléchir sur bien des points. Une volonté d'enseignement humaniste que peu sans doute comprendront vraiment mais qui fera, je l'espère de tout cœur, évoluer grandement les débats autour de l'utilité des figures super-héroïques dans un monde comme le nôtre, gangréné par tant de maux.

Si l'on devait rapprocher ce film d'un autre de la concurrence, ce serait immanquablement de Wonder Woman qui tentait une approche similaire tout en restant bien différente en elle-même et sur les messages portés, véhiculés, par l'histoire et ses personnages. Mais Black Panther à sa manière va encore plus loin et passe un vrai cap qu'il sera très intéressant de jauger après quelques films encore, afin de mesurer pleinement l'impact qu'il aura sur le futur de Marvel Studios et de ses nombreux spectateurs. Tout comme la belle Amazone, Black Panther amène à réfléchir sur notre monde, sur ses contradictions et ses erreurs passées et présentes, afin de former un nouvel avenir plus juste ou en tout cas plus mesuré. Marvel Studios botte en touche avec ce film dernier-né de son écurie et impose la nouvelle marche à suivre qui, je l'espère là encore de tout cœur, sera reprise par de nombreux émules dans le monde du cinéma et au-delà. Prochain sur la liste des grands changements mondiaux à attendre, Aquaman doit dès à présent être pensé et mûri à l'aune de ce que des films comme Wonder Woman et surtout Black Panther ont réussi à développer et à apporter au public. L'avenir nous dira si le gant est relevé et si le si sombre univers DC cinématographique saura se mettre à la page, car il en a tout le potentiel.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance et une très Joyeuse Saint-Valentin, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 9 octobre 2017

La question du lundi n°56 : Quelles sont les origines du vendredi 13 ?


En 2017, les mois de Janvier et d'Octobre ont en commun d'être les deux seuls mois à avoir un vendredi 13.
Ce jour bien connu des superstitieux peut être vu comme une période de chance ou de malchance.

La question du lundi se portera sur le sujet suivant : quelles sont les origines et les influences de cette date ?

Les origines la concernant sont multiples et le vendredi 13 résulterait en fait d'un mélange d'éléments.
Dans la Bible, la Cène comprend 12 individus, plus Judas le traître ayant livré Jésus, soit 13 personnes.
Le 12 est souvent associé à l'équilibre (les 12 signes du Zodiaque, les 12 mois de l'année, une journée correspond à 2x12 heures, etc.). Le chiffre 13 devient ainsi l'élément perturbateur, en trop, qui brise cette harmonie, d'où une connotation négative.

Quant au vendredi, le Christ aurait été crucifié un vendredi.

A noter également que Jacques de Molay, maître templier, a été arrêté le vendredi 13 octobre 1307, ce qui aurait conduit à la fin de l'Ordre.

La peur du vendredi 13, également appelée paraskevidekatriaphobie ; lors de cette journée, les superstitieux sont encore plus vigilants aux signes tels que les chats noirs, passer sous une échelle, etc.
Des gris-gris peuvent être utilisés pour conjurer le mauvais sort et s'attirer la chance : trèfle à 4 feuilles, fer à cheval, patte de lapin.

Le vendredi 13 est également une occasion propice pour les joueurs. Il n'est pas rare que pour les vendredis 13, il y ait des cagnottes spéciales mises en jeux notamment au loto afin d'inciter les personnes à tenter leur chance. Les vendeurs de ticket à gratter, loto et compagnie, enregistrent une hausse significative des chiffres lors de telles journées.

Vendredi 13, ou Friday the 13th en VO, est également le nom d'une célèbre série de films d'horreur avec son iconique représentant et tueur nommé Jason Voorhees. On peut dire que pour les malheureuses victimes, vendredi 13 est effectivement synonyme de malchance, ou plutôt de mort. La connexion entre cette date et le célèbre Boogeyman étant que celui est né justement un vendredi 13 Juin.

Le vendredi 13 peut être un jour comme un autre ou non selon nos croyances.
Il pourrait être amusant d'ailleurs de regarder à la fin du mois un film de la serie Vendredi 13 pour Halloween !

Bonne continuation et à bientôt !

mercredi 4 octobre 2017

Ca - Chapitre 1 (Andrès Muschietti - New Line Cinema - 2017)


1989. Dans la petite ville de Derry, dans le Maine, l'horreur s'apprête à frapper. Des enfants disparaissent aux quatre coins de la ville, des apparitions effrayantes terrorisent ceux qui osent enquêter ou qui se rendent compte que quelque chose ne tourne pas rond. Très vite, la bande des Ratés, sept enfants rassemblés par les drames et la peur, décident de tout faire pour contrer cette vague d'effroi qui frappe Derry de plein fouet. Ils découvrent ainsi que le phénomène n'est pas nouveau et qu'il se reproduit depuis très longtemps tous les 27 ans environ. Chacun d'entre eux va alors être témoin d'une apparition épouvantable destinée à les faire fuir et à les effrayer, les rendant vulnérables à la chose que personne ne peut nommer, Ça, qui prend la forme du clown Grippe-sou le plus souvent pour attirer les enfants. Très vite, entre les attaques de Ça et celles des voyous de l'école, la vie devient infernale pour les sept enfants qui sont déterminés à aller jusqu'au bout pour rester unis et venger ceux qui ont disparu. Ça joue avec eux, Ça les attend, quelque part sous la ville... et Ça a faim.

Le film est une adaptation du premier des deux romans de Stephen King intitulés Ça, il s'agit de la partie concernant les personnages principaux durant leur enfance. Si le téléfilm de 1990 prenait le parti de nous présenter les personnages adultes se souvenant de leur enfance, ici il n'en est rien puisque nous suivons bien les enfants dans leurs aventures et confrontations avec le clown maléfique. Le message essentiel que l'on peut retenir de cette histoire c'est que l'union fait la force, et que reculer devant ce qui nous fait peur ne fait que le rendre plus efficace et dangereux. Plus jeune j'ai dévoré les deux tomes de cette histoire, puis j'ai découvert le téléfilm et la brillante interprétation de Tim Curry de la chose au visage de clown, alors j'étais assez critique quant à la venue d'une nouvelle version (je trouvais d'ailleurs que le nouveau design du clown était de base dégueulasse et n'offrait pas une réelle sympathie pour attirer les enfants, comme le premier). Mais après avoir vu ce film au cinéma hier soir, je dois bien admettre que je me suis laissé transporter du début à la fin, même si la musique est peut-être un poil mal accordée à certaines situations et trop utilisée dans d'autres où un silence glaçant aurait été, je pense, plus efficace. Au final je suis très content et j'attends la suite avec impatience, prévue pour 2019 désormais. Le Roi Couronné a lui-même beaucoup apprécié ce nouveau film tiré de ses œuvres et je pense que lui aussi a très hâte de connaître la fin. Un des rares bons films d'horreur de ces derniers mois, il faut en profiter !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 23 août 2017

Kalidor, la légende du Talisman (Richard Fleischer - Dino De Laurentiis Company - 1985)


Puisque je suis actuellement de retour dans une phase heroic-fantasy avec la série Queen Sonja (à suivre dans les articles V.O. de Radiophogeek chaque vendredi), j'ai pensé qu'il était grand temps de parler d'un film très méconnu du genre : Kalidor, la légende du talisman, de Richard Fleischer et sorti en 1985 en plein boum de la carrière d'Arnold Schwarzenegger après les films Conan et Terminator. Contrairement à sa présentation officielle en France, ce film est centré sur les aventures de Sonja la Rousse, Red Sonja elle-même, interprétée par Brigitte Nielsen (ex-femme de Stallone -le monde est petit-). D'ailleurs le film en V.O. s'intitule Red Sonja, tout simplement. C'est la production pour l'international et la France qui a décidé de changer le titre afin de surfer sur la vague Schwarzy, bien que son personnage ici soit nommé Kalidor et non Conan, même s'il s'agit peu ou prou du même bonhomme au moins dans son stéréotype.

Le film raconte donc l'histoire de Red Sonja, une native d'Hyrkanie qui a vu sa famille et toutes les personnes qu'elle aimait se faire tuer, massacrer plutôt, par les troupes de la reine Gedren, impitoyable conquérante que rien n'arrête. Ayant elle-même été violée par les soudards, Sonja est offerte à la reine comme butin de guerre mais parvient à s'échapper en lui entaillant profondément la joue, la défigurant. Avec l'aide et le soutien d'une mystérieuse divinité de la sagesse, Sonja obtient la force nécessaire pour apprendre les arts de l'épée et devenir imbattable dans ce domaine, ce afin de chercher vengeance en tuant la reine Gedren, qui pendant ce temps a réussi à mettre la main sur un artefact d'une puissance prodigieuse, le Talisman, qui contiendrait les pouvoirs de la création du monde... ou de sa destruction, s'il est mal employé. Une légende que Gedren veut éprouver en ramenant l'artefact au sein de son empire et en en faisant l'arme suprême de ses conquêtes militaires, qui sèment le chaos et la désolation partout sur leur passage. Mais ce que Gedren ignore, ou ne veut pas savoir, c'est que le Talisman doit être impérativement plongé dans les ténèbres avant qu'il n'atteigne son plein éveil dans la lumière, sans quoi le monde tout entier risque de disparaître. Mais Gedren préfère encore voir le monde détruit plutôt qu'il lui échappe, sa folie ne connaît alors plus aucune limite. Sonja se met alors en route pour le sombre empire maléfique, accompagnée par un guerrier d'élite solitaire du nom de Kalidor, qui semble lié au Talisman d'une étrange façon. Bien vite une rivalité toute guerrière va s'imposer entre les deux compagnons d'aventure, et une romance commencera à s'installer doucement entre eux à mesure qu'ils apprennent à se connaître et que Sonja apprend à faire confiance à autrui.

Ce film a donc été vendu chez nous sur le personnage de Schwarzy, Kalidor (pseudo-Conan) alors qu'au contraire le personnage principal de l'histoire est bien Sonja, interprétée par Brigitte Nielsen et qui possède le plus de temps d'apparition à l'écran. En V.O. aucun soucis, le film est bien vendu sur le duo de guerriers ainsi que sur le vécu douloureux de Sonja, mais chez nous c'est bien Arnold qui s'en tire avec sa cote de popularité au plus haut, ce qui éclipse presque totalement l'héroïne alors qu'elle est toujours le personnage central du film et de l'intrigue. Une injustice faite au beau sexe, qu'il serait impensable de reproduire de nos jours, et pourtant... heureusement les séries comics sur Red Sonja se vendent bien sans qu'elle soit associée en permanence à Conan, la belle prend son envol et nous offre des histoires merveilleuses qui n'auraient peut-être pas eu leur chance si son propre film n'avait réussi à trouver un public amateur et fidèle. Un film à voir rien que par curiosité, il vaut le détour !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


lundi 7 août 2017

La question du lundi n°47 : Pourquoi raconter les origines ?


Devant le nombre de récits consacrés à nos héros favoris, quel que soit le support, on peut se dire que maintenant tout le monde ou presque connaît les origines de Spider-Man, de Superman, de Batman, etc. Même si les connaissances ne sont pas complètes ou totales, tout le monde connaît au moins un détail marquant de ces origines, de ces récits des tous débuts. Et pourquoi ? Parce que justement ces récits sont réécrits encore et encore pour chaque nouvelle génération avec à chaque fois une petite variante certes, mais l'essentiel est toujours conservé. Que ce soit au cinéma, à l'écrit comme au dessin, les origines de nos héros changent somme toute très peu, ce qui permet à différentes générations de pouvoir conserver les mêmes références et lire les mêmes choses sans que le fossé soit trop important.
Cependant, il y a des exceptions, comme pour toute règle tacite. Certains auteurs s'amusent à modifier en profondeurs les origines des héros comme des vilains, ce afin de créer la surprise, la polémique ou tout simplement une nouvelle version dans un nouvel univers parallèle. Prenons le cas de Batman : Thomas et Martha Wayne sont tués par Joe Chill, un vagabond sans le sou, alors qu'ils rentraient du théâtre/du cinéma. Seul le petit Bruce est épargné et vivra désormais avec ce traumatisme qui hantera chacune de ses actions. Mais voilà qu'en 1989 Tim Burton passe par-là et change sans en avoir l'air radicalement le récit : désormais c'est le futur Joker qui tue les parents de Bruce, faisant de lui le futur Batman qui le lâchera par erreur dans une cuve d'acide pour en faire le Joker, son ennemi juré. Dans la vision de Burton, les deux personnages sont liés, leurs destinées sont entrelacées et entremêlées, l'un créé l'autre et vice versa. Ce qui choque peut-être les lecteurs des débuts, mais fera du film l'un des préférés aux yeux des fans, ce même encore aujourd'hui.
Les histoires labellisées Terre-Un pour DC, Ultimate pour Marvel, All-new etc., sont un moyen tout simple pour les auteurs récents de retravailler la matière sacrée des origines, de lui donner peut-être une autre forme ou de tenter de la faire aller dans une autre direction pourquoi pas. Le tout toujours pour surprendre le lecteur avec quelque chose qu'il connaît déjà ou croit connaître depuis longtemps, ce n'est donc pas chose si aisée il faut faire avec les grands connaisseurs qui ont vu passer plus d'un univers parallèle dans leur existence. Spider-Man, The Amazing Spider-Man, Spider-Man Homecoming : trois variantes et trois directions différentes pour un même personnage avec cependant toujours le même socle sacré des origines : une araignée radioactive mord un pauvre type qui deviendra un héros par la force des choses et de la tragédie humaine.
Combien de fois les origines de Superman ont-elle été racontées, encore et encore, pour un public chaque fois nouveau et émerveillé. Pourquoi dit-on de Superman que ses meilleures histoires sont celles relatant ses origines. Et bien parce que c'est malheureusement trop vrai, c'est un personnage extrêmement difficile à écrire il ne faut pas croire, et les auteurs qui s'en sortent le mieux sont ceux qui reprennent les origines de l'Homme d'Acier en y apportant leur touche personnelle. Les récits des origines sont aussi un argument commercial très fort, les gens achèteront volontiers un N°1 plutôt qu'un N°285 voir bien plus loin encore. Marvel et Panini ne s'y sont pas trompés puisqu'ils sont devenus spécialistes des relaunchs et reboots de leurs séries avec toujours de nouveaux N°1 pour frapper le plus large public possible, avant de recommencer pour un nouveau tour, et ainsi de suite.

Pour conclure, raconter les origines d'un héros c'est un peu comme quand nos grands-parents nous racontent l'origine de telle ou telle chose qu'ils ont vu naître ou avec laquelle ils ont grandit : c'est un lien essentiel entre les générations, qui permet à tout le monde de communiquer sur une base solide et identique pour tous. Et puis ça se vend bien mieux il faut dire qu'une fin.

lundi 26 juin 2017

Emission #9 - Wonder Woman, le film (2017)


Salut à tous, aujourd'hui petite conversation entre amis sur le dernier-né de l'écurie DC/Warner au cinéma, le film Wonder Woman de Patty Jenkins avec Gal Gadot dans le rôle-titre !

mercredi 26 avril 2017

Les Gardiens de la Galaxie vol. 2 (James Gunn - Marvel Studios - 2017)


Rassurez-vous, pas de panique je ne vais pas vous spoiler ce film magnifique qui contient un lot absolument colossal de pépites et de bonnes surprises mais aussi d'émotions profondes et variées. Je vais simplement vous parler des thèmes principaux, à savoir toujours l'amitié comme dans le premier volet mais aussi et surtout cette fois, la famille ! Plus que jamais le thème de la famille, de ce qui constitue notre famille autour de nous, est au cœur de l'histoire et de son déroulement. Qu'il s'agisse de la quête d'identité de Peter ''Star-Lord'' qui l'amènera à retrouver son véritable père, jusqu'à la réunion des deux sœurs ennemies Gamora et Nébula, en passant par la famille purement affective que l'on peut se créer tout au long de sa vie et de ses aventures et autres pérégrinations. C'est un film conçu et pensé également pour toute la famille, tout le monde y retrouvera des références cultes de plusieurs générations, des années '80 jusqu'à très récemment. Le film est également extrêmement culte de par les nombreux caméos et petits clins d'oeil qui le parsèment et qui se savourent à chaque fois avec la même joie jubilatoire.

Je vais m'arrêter ici car je pense que nous en parlerons davantage dans une émission une fois que toute l'équipe de Radiophogeek aura vu le film, mais une chose est sûre c'est peut-être bien le film le plus déjanté et familial de l'écurie Marvel Studios, et il n'a rien à envier à son premier volet, bien au contraire on peut même dire que le fils dépasse le père par certains aspects. Foncez le voir et faites en sorte qu'il devienne un des plus gros succès du studio pour qu'on puisse en ravoir une dose ! Un grand bravo à James Gunn qui a su préserver sa vision particulière de l'équipe et de son univers ainsi que de son évolution, et qui nous livre ici un film encore plus sincère et puissant que le précédent.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 1 avril 2017

La Belle et la Bête (Bill Condon - Walt Disney Pictures - 2017)


Je ne vous raconterai pas l'histoire du film, chacun la connaît et elle diffère assez peu dans l'ensemble de celle du dessin-animé Disney de 1991. Alors à la place, je vais vous donner directement mon avis : ce film est juste MAGNIFIQUE du début à la fin. Les décors sont somptueux, les tenues de même, le cadre général est très soigné et les personnages convaincants. La musique est signée Alan Menken, c'est à dire le compositeur de nombreux Disney de notre enfance, qui fait ici son grand retour pour notre plus grand plaisir. Mais la véritable performance vient bien des acteurs, Emma Watson en tête, qui interprète une Belle criante de vérité et d'humanité, une jeune femme éprise de liberté qu'on ne peut qu'aimer au premier regard. Dan Stevens joue le rôle de la Bête, les effets spéciaux l'y aidant beaucoup. L'autre grand rôle est celui de Gaston, tenu par Luke Evans (Bard dans la trilogie du Hobbit ou encore Vlad dans Dracula Untold), un personnage antagoniste et haut en couleurs, qui gagne ici ses lettres de noblesse aux yeux du public qui adorera le détester. Que dire de plus sur ce film à part qu'il est sublime, que c'est un énorme coup de cœur pour moi en ce début d'année 2017 et qu'il faut absolument aller le voir, que vous connaissiez ou pas la version animée de 1991. Il y a de subtiles différences, certaines chansons ont été remaniées et réécrites, et d'ailleurs vous trouverez chez votre disquaire deux version de la bande originale du film : une version simple, qui contient les chansons en français, et une version collector de deux CDs qui vous offre les chansons en version originale et les différents thèmes signés Menken. Pour ma part j'ai craqué et acheté les deux versions afin de pouvoir savourer pleinement les textes et accords magiques de ce film enchanteur.

En conclusion, allez voir ce film tant qu'il est encore à l'affiche, allez-y plusieurs fois même, faites-le découvrir à vos enfants qui sont trop jeunes pour avoir connu le dessin-animé et redécouvrez-le vous-mêmes dans une ambiance féerique, celle de tout bon cinéma qui se respecte. Alors qu'avec Cendrillon en film-live nous n'avions qu'un bête copié-collé du film d'animation, ici nous pouvons savourer deux versions différentes d'une même histoire, d'une très bonne histoire, d'une histoire éternelle. Merci de tout cœur à Disney de nous offrir cette magie sur grand écran et ces émotions intenses inégalées.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 4 mars 2017

Logan (James Mangold - 20th Century Fox - 2017)


2029. Le monde est devenu plus sombre, plus froid. Les mutants sont une espèce en voie d'extinction, les derniers d'entre eux se terrent profondément dans leurs cachettes pour éviter de se faire tuer ou pire... dans ce monde, Logan, anciennement Wolverine, protège ce qui lui reste de son passé et s'accroche à un ultime espoir, celui de pouvoir sauver un vieil ami et de lui offrir une fin de vie digne. Se faisant discret, il accumule peu à peu de quoi subvenir à leurs besoins et s'offrir une dernière virée avant la fin de tout, qu'il sent de plus en plus proche. En effet, Logan est désormais vieux et usé, son facteur auto-guérisseur n'agit plus comme avant, l'adamantium de son squelette l'empoisonne à petit feu... Mais, alors que tout semblait joué d'avance, une ultime mission lui est confiée par une femme qui cherche à faire passer la frontière du nord à une petite fille, qui se révèle bien vite être une mutante, la première depuis bien des années. Une mutante qui plus est qui partage sa particularité avec Logan, comme un trait commun, une sorte d'héritage. Commence alors pour Logan le dernier baroud d'honneur, pour sauver l'avenir de cette enfant et peut-être lui offrir un monde meilleur, avant que ne sonne le glas. Nombreux et dangereux sont ceux qui tenteront de l'arrêter et de se mettre sur son chemin, mais celui que l'on appelait autrefois avec crainte Wolverine utilisera jusqu'à la dernière petite parcelle d'énergie dans son corps fatigué pour tenir sa promesse et conduire la jeune fille en lieu sûr, loin de ce monde pourri.

James Mangold, que l'on a connu moins inspiré ou peut-être moins concerné, nous offre ici ENFIN un vrai film de Wolverine comme on en rêvait, un film sombre, torturé, violent, sans concessions, un film qui vous retourne totalement et vous fait souffrir en même temps que son héros, un film tragique, un sacré bon film. C'est dommage qu'il ait fallu attendre 17 ans et une dizaine de films de la licence mutante au cinéma pour en arriver à ce petit bijou, qui s'inspire de quelques grands arcs de la vie du griffu (pêle-mêle Old Man Logan bien sûr pour l'atmosphère et le ton général, mais beaucoup retravaillé). Le lien avec le reste de la saga n'est pas forcément évident, on est tenté de croire à un monde parallèle qui aurait dégénéré, ou bien est-ce la seule et triste réalité offerte aux mutants malgré tous les messages récents porteurs d'espoir ? En tout cas, ce véritable chant du cygne vous frappera droit au cœur de par sa force et son application acharnée. Inutile de vous en dire plus, à part d'aller le voir et de le vivre à fond.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 1 février 2017

Octopussy (John Glen - EON Productions - 1983)


L'agent 009 du MI6 est brutalement assassiné alors qu'il enquêtait sur un trafic d'objets d'arts précieux, tels que les œufs de Fabergé. James Bond est mis sur l'affaire pour le remplacer et très vite il part sur la piste de Kamal Khan, un prince Pakistanais en exil et ayant apparemment des contacts avec le général belliciste Orlov, de l'URSS. Ce dernier souhaite voir la Russie renverser la situation en Europe et balayer les États-Unis et leurs alliés au cours d'une Troisième Guerre Mondiale selon lui inévitable, alors même que la tendance est au rapprochement et à l'apaisement. 007 entreprend dès lors de prouver le lien entre Orlov et Kamal Khan, tout en remontant la piste de l’œuf de Fabergé volé dans les trésors du Kremlin et qui aurait pu servir à financer un attentat de grande ampleur. Sur sa route, l'agent Britannique tombera sur la belle et envoûtante Octopussy, fille d'un ancien ennemi devenue trafiquante à son tour et directrice d'un cirque international. Pourra-t-il s'en faire une alliée, alors que les preuves s'accumulent contre elle dans l'affaire de Kamal Khan ? Et quel est le plan du prince exilé et du général Soviétique pour déclencher les offensives en Europe, là où se trouve le cirque d'Octopussy pour sa tournée ?

Un épisode riche en couleurs et tout en variétés, entré dans la légende comme l'un des meilleurs films sur James Bond, et sans doute le meilleur joué par Roger Moore, quoique...
John Glen poursuit sa dynamique consistant à rendre son sérieux et son panache à l'agent secret et à ses aventures, et traite cette fois du trafic d'art au service de la guerre. Les décors sont splendides, on pense notamment au palais de montagne de Kamal Khan ou surtout au palais flottant d'Octopussy, qui existe réellement. Des scènes et des dialogues mythiques pour la saga sont présents dans ce film, absolument incontournable et se passant cette fois dans les Indes et en Europe de l'Est. C'est un passage obligé pour tout connaisseur et appréciateur de la série James Bond, à voir au moins une fois dans sa vie.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 25 janvier 2017

Rien que pour vos yeux (John Glen - EON Productions - 1981)


Un navire britannique est coulé dans les eaux albanaises avec à son bord un système de détection et de lancement top-secret de missiles, l'ATAC. Le KGB emploi aussitôt les grands moyens pour tenter de récupérer le précieux appareil, tandis que le MI6 charge James Bond de le ramener à bon port. Au cours de cette mission périlleuse, l'agent 007 va se familiariser avec les mœurs de cette partie de l'Europe ainsi qu'avec la ravissante Melina Havelock, dont les parents ont été tués en tentant de récupérer l'ATAC pour les Britanniques, et qui a donc juré une vengeance absolue contre leurs bourreaux, ce que Bond va rapidement parvenir à exploiter à ses propres fins. En remontant la piste des assassins, le duo se place sur la route de Aristotle Kristatos, dangereux trafiquant qui sait brouiller les pistes et a promis au KGB de leur fournir l'ATAC au plus vite. Une course contre la montre s'engage alors avant que le haut responsable de l'agence soviétique n'arrive pour s'emparer du système anglais, avec le sort de l'Europe en tant qu'enjeux et en toile de fond la romance nouvelle entre Bond et Melina, sur fond de dette de sang immuable.

Un nouvel épisode des aventures de James Bond, mais cette fois-ci loin des extravagances des deux précédents réalisés par Lewis Gilbert. John Glen revient à une intrigue plus terre-à-terre avec des enjeux moins cataclysmiques mais non moins importants toutefois. On apprécie grandement de retrouver la formule classique d'un bon James Bond, et Rien que pour vos yeux est également une histoire de vengeance passionnée et de romance.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 21 janvier 2017

Moonraker (Lewis Gilbert - EON Productions - 1979)


Après avoir vaincu le milliardaire Stromberg et déjoué son complot pour détruire la civilisation telle qu'on la connaît, James Bond va avoir affaire à toute aussi forte partie en la personne du mania des technologies spatiales Hugo Drax, dont les visées génocidaires et eugénistes n'ont rien à envier à l'apocalypse nucléaire de Stromberg, bien au contraire. Drax entreprend de construire une immense station spatiale capable d'abriter sa sélection parfaite d'humanité, puis d'envoyer des capsules de poison sur l'ensemble du globe pour tuer les êtres humains massivement en laissant la faune et la flore intacts. C'est par le vol mystérieux d'une navette Moonraker que devait livrer la Grande-Bretagne que l'agent 007 est mis sur l'affaire, et va vite découvrir les véritables intentions de Drax et de ses associés, après avoir risqué sa vie à de multiples reprises en échappant aux pièges retords de Requin, toujours vivant et travaillant maintenant pour le nouvel ennemi de Bond.

On retrouve totalement la logique un peu loufoque et comique à outrance du film précédent dans celui-ci, Lewis Gilbert utilise la même recette et change pratiquement toute l'adaptation du livre de base de Ian Fleming, qui n'aura au final plus qu'une seul scène de commune avec le film. L'élément comique est porté par Requin et ses pièges tordus et multiples tentatives pour tuer Bond sans en avoir la plus petite chance. Mais le sujet principal du film se veut aussi sérieux et inquiétant que pour L'espion qui m'aimait et le plan de Stromberg. Ici le méchant milliardaire eugéniste est donc Hugo Drax, la formulation change quelque peu mais la recette reste la même et ça fonctionne. On pourrait presque dire que ces deux films, L'espion qui m'aimait et Moonraker, sont issus d'une même volonté et forment un diptyque assez intéressant dans l'art de la répétition. Et puis on ne va pas se mentir, assister à une bataille spatiale dans un James Bond, c'est du grand spectacle ! Heureusement les choses redeviendront un peu plus sérieuses par la suite, mais Roger Moore restera l'interprète le plus ''comique'' de l'espion Britannique, son charme légendaire aidant grandement à faire passer la pilule quand le scénario montre ses plus grosses ficelles et faiblesses.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 11 janvier 2017

L'espion qui m'aimait (Lewis Gilbert - EON Productions - 1977)


James Bond doit cette fois-ci à tout prix empêcher un milliardaire misanthrope de provoquer un génocide à l'échelle planétaire en déclenchant une Troisième Guerre Mondiale entre les États-Unis et l'URSS, afin de créer une nouvelle civilisation sous la surface des océans. Pour arrêter ce plan redoutable, l'agent 007 devra faire équipe avec le meilleur élément des services secrets soviétique, la belle et impitoyable Triple-X, dont il a auparavant assassiné l'amant qui projetait de le tuer. Éprise de vengeance, Triple-X laissera l'enquête se poursuivre à une seule condition : à la fin de cette affaire, elle tuera 007. Le compte-à-rebours est donc lancé pour sauver le monde et tenter par tous les moyens de sauver sa propre vie, menacée à chaque instant par le terrifiant Requin, tueur à gages sanguinaire aux dents de métal et semblant littéralement increvable.

Le film est adapté d'un roman de Ian Fleming, Motel 007 (The Spy Who Loved Me) mais n'en reprend cependant que très peu d'éléments. Lewis Gilbert offre à l'agent Britannique un nouvel ennemi mégalomane et charismatique en la personne de Karl Stromberg, joué par Curd Jürgens, et bien sûr l'iconique Requin joué par Richard Kiel, devenu très vite un véritable phénomène de par sa taille et son jeu, malgré l'absence de la moindre ligne de dialogue. Stromberg reprend les grandes ficelles que tirait autrefois le S.P.E.C.T.R.E., à savoir la manipulation des nations à l'échelle mondiale, sauf qu'ici il ne s'agit pas d'en retirer un quelconque revenu ou une rançon mais bien de provoquer la destruction de la civilisation à grande échelle. Cette nouvelle forme de folie sera difficile à appréhender pour James Bond, mais il ne reculera devant rien pour sauver le monde une fois de plus, même risquer sa propre vie.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 4 janvier 2017

Passengers (Morten Tyldum - Sony Pictures Entertainment - 2016)


Dans un monde futuriste où la technologie du voyage dans l'espace s'est largement développée, le Starship Avalon de la compagnie Homestead fait office de véritable vaisseau de croisière. Embarqués à son bord, plus de 5000 personnes vont faire un voyage de près de 120 ans depuis la Terre en direction de la planète Homestead II, havre paradisiaque où un nouveau départ est garanti pour tous. Mais, après avoir traversé un champ d'astéroïdes, le vaisseau connaît quelques avaries et l'unité de sommeil artificiel réveille alors un des passagers 90 ans trop tôt, Jim Preston (joué par Chris Pratt), qui se retrouve donc seul être vivant à bord et commence une longue période de questionnement et de dépression, jusqu'au moment où il prend la lourde et difficile décision de réveiller à son tour une autre passagère, Aurora Lane, écrivain dont il est tombé amoureux en lisant les ouvrages. Lui faisant croire qu'elle aussi a été réveillée suite à une panne du vaisseau, il parvient à mener quelques temps une vie merveilleuse en sa seule compagnie... jusqu'à ce que la vérité n'éclate.

Il y a énormément de choses à dire sur ce film, à commencer par le fait qu'il s'agit d'une œuvre de science-fiction vraiment excellente et touchante à plus d'un titre. Chris Pratt et Jennifer Lawrence ont une vraie alchimie à l'écran, et on les voit ici comme jamais auparavant. Ce huit-clos gigantesque et parfois angoissant nous plonge tête la première dans la folie et la dépression qui s'installent à cause d'un trop grand isolement, et des conséquences qu'une décision peut avoir sur deux êtres que tout finira par opposer. L'intrigue en elle-même n'est pas forcément très originale, on sent les grands moments venir à l'avance, mais c'est justement cette attente et cette tension qui font que Passengers est une vraie réussite. Je m'arrête là pour ne pas trop vous en dévoiler non plus, mais sachez qu'il y a bien plus encore à y voir que ce fil rouge principal, et je vous conseille vraiment d'aller le voir au cinéma pour en profiter un maximum !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 21 décembre 2016

L'Homme au pistolet d'or (Guy Hamilton - EON Productions - 1974)


James Bond est envoyé en mission en pleine crise pétrolière pour récupérer un engin capable de stocker et de convertir l'énergie solaire, l'Agitateur Sol-X, quand il est soudain rappelé de toute urgence au siège du MI6 à Londres : une balle de pistolet, entièrement en or, leur est parvenue avec le chiffre 007 gravé dessus. Un message on ne peut plus clair du tristement célèbre tueur à gages Francisco Scaramanga, l'un des meilleurs au monde, qui a désormais fait de l'agent Britannique sa nouvelle cible. Bond mène alors de front deux missions : retrouver le Sol-X, et remonter la piste de Scaramanga avant que ce dernier ne l'atteigne. Mais en cours de route, l'agent secret va très vite comprendre que les deux affaires n'en font qu'une, et que pour accomplir sa mission, il devra affronter Scaramanga sur son territoire. Un duel à mort entre deux des meilleurs tireurs de leur époque, avec comme enjeu le sort de l'économie mondiale.

L'un des rôles majeurs du très regretté Christopher Lee, qui tient ici une performance inoubliable dans la peau du tueur Scaramanga armé de son énigmatique pistolet d'or. Roger Moore reprend pour la seconde fois le rôle de James Bond, et il aura fort à faire dans ce nouveau volet des plus intenses ! Un grand classique qu'il convient d'avoir vu, que l'on aime la saga 007 ou non.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 12 septembre 2016

La question du lundi n°10 : Suicid Squad le film, était-ce bien utile ?


On l'a presque tous vu au cinéma cet été, fans ou non, le film Suicid Squad de DC/Warner était partout. Beaucoup de critiques très vives ont émergé suite à la diffusion de ce film, en bien comme en mal, beaucoup d'avis divergents mais néanmoins quelques sujets qui se recoupent les uns les autres. On pense notamment à l'interprétation du personnage du Joker ou encore d'Harley Quinn, loin de faire l'unanimité, ou encore le reste du casting pratiquement transparent derrière Will Smith très bien mis en avant par la communication, comme Margot Robbie d'ailleurs ou encore Jared Leto, parfois à tort parfois à raison.

Ici on va surtout tâcher de se concentrer sur une seule question : est-ce que ce film était vraiment utile ?

Dans la logique d'univers partagé à développer au cinéma qui est celle de DC/Warner pour contrer Marvel/Disney, Batman v Superman ouvrait véritablement le bal en introduisant le Chevalier Noir nouvelle mouture dans ce monde cinématographique, ainsi que le personnage de Wonder Woman et quelques aperçus exhaustifs d'Aquaman, de Flash et de Cyborg. Dans la suite logique, Suicid Squad introduit donc à son tour de nouveaux personnages, principalement des méchants de l'univers direct de Batman d'ailleurs, et forme la première super-équipe à l'écran, avant la Justice League dont le tour viendra bientôt. Pour autant, cette équipe n'a pas eu le succès escompté, du moins sur le retour émotionnel du public, plutôt négatif sur plusieurs points. De plus l'équipe finit par être dissoute à la fin du film et chacun retourne ''chez soi'' et à ses petites affaires. Rien de bien étonnant, un groupe constitué par des tueurs et des criminels pour effectuer des missions suicides n'avait pas la cohésion et la force de rassemblement des Avengers, par exemple, donc il est plutôt normal de les voir se séparer à la fin sur une note plutôt aigre malgré les sympathies naissantes. Donc déjà, premier point, le film introduit une équipe qu'il dissout lui-même à la fin, sans aucune promesse de les revoir un jour prochain dans l'univers DC/Warner. Premier constat, inutilité de la chose dans une logique d'univers partagé sur plusieurs films, Suicid Squad se tient tout seul et ne se mélange pas vraiment avec le reste de la sauce, malgré les caméos.

Deuxième point, l'intrigue. L'élément perturbateur vient précisément de la volonté du personnage d'Amanda Waller de former une super-équipe à partir de criminels endurcis, en employant entre autres l'Enchanteresse qui se révèle bien vite hors de contrôle et qui devient la menace principale que le reste du groupe doit éliminer à tout prix. Une bévue de taille, quand on y pense, et qui là encore se tient en un seul film. Le méchant apparaît, se développe et disparaît en l'espace d'un seul film, et rien ne dit qu'elle reviendra par la suite ou qu'il y sera fait allusion quelque part. La première mission de l'équipe est en quelques sortes un suicide pour l'équipe elle-même, qui n'aura plus aucune cohérence de ce fait. Engagés pour contrer les menaces éventuelles après la disparition de Superman, les voilà lancés à la poursuite de l'une des leurs devenue elle-même la nouvelle menace, rendant tout le projet caduc. Sacré échec !

Enfin, troisième point, la scène de fin de générique. Spoiler oblige, vous n'êtes pas obligés de lire ce paragraphe si vous n'avez pas encore vu le film, chose assez improbable, ou si vous n'êtes pas restés dans la salle jusqu'à ce passage, ce qui est déjà plus envisageable puisque Warner ne nous a jusque là pas habitué à des scènes post-générique comme le fait si bien la concurrence. Or donc, dans cette fameuse scène, on retrouve le personnage d'Amanda Waller au comble du désespoir, un peu comme à la fin de L'Incroyable Hulk quand le général Ross fait le point sur son échec cuisant face au géant de jade dans un bar avant d'être visité par Tony Stark, lui apportant une solution toute prête sur un plateau. Ici c'est un peu la même chose, nous retrouvons donc Amanda Waller en pleine tourmente après son glorieux échec et recevant la visite d'un Bruce Wayne des plus intéressés par les dossiers qu'elle peut avoir en sa possession concernant d'autres méta-humains repérés dans le monde. Une scène sympathique, un caméo bien reçu quoi que faisant un peu redite du début du film, et une explication de comment risque de se former la Justice League dans le futur proche, à partir de ces documents d'enquête. Sauf que ! Cette transaction autour de ces dossiers est rendue inutile en grande partie par le film précédent, Batman v Superman, quand le même Bruce Wayne accède aux fichiers confidentiels de Lex Luthor concernant l'étude des apparitions de ces mêmes méta-humains, dont Wonder Woman fait également partie. D'ailleurs on se souvient qu'à la fin du film les deux héros, Batman et Wonder Woman, décident plus ou moins de faire cause commune pour retrouver leurs semblables et se préparer à la prochaine grosse menace à venir, lourdement pressentie et redoutée après le décès de Superman. Donc, les dossiers que Wayne récupère auprès d'Amanda Waller sont partiellement et pratiquement inutiles à l'intrigue globale qui mènera à la réunion et à la constitution de la Justice League, puisque nous avons déjà vu juste avant que des données très complètes avaient déjà été rassemblées par Luthor et en possession de Batman. Les dossiers que Suicid Squad sert à transmettre sont donc une redite inutile et un peu grossière d'un fait précédent, comme pour expliquer une explication incomplète passée. Toutefois, à cet argument on peut rétorquer que Bruce Wayne prend les dossiers d'Amanda Waller pour l'empêcher elle-même de travailler dessus et de rassembler une autre équipe de méta-humains, ou du moins d'enquêter de plus près sur eux. Mais on a dans ce cas bien du mal à croire qu'une personne aussi manipulatrice et stratège que Waller n'ait aucune copie de ces fameux dossiers ou aucune sauvegarde nulle part en dehors de ces quelques feuilles de papier.

Voilà donc pour mon analyse, finalement assez courte et en trois points principaux, et sans évoquer le casting ou les réactions des fans, pour tenter d'expliquer pourquoi un tel sentiment de temps perdu ou d'inutilité ressort de Suicid Squad après la séance et après une certaine réflexion. De mon point de vue, le film se tient debout tout seul sans avoir à tenter de se raccrocher à un univers partagé encore en gestation dirons-nous. Peut-être est-il encore un peu tôt pour avoir une telle réflexion et faire cette analyse, peut-être que nous reverrons les membres de l'Escadron Suicide prochainement dans d'autres films DC/Warner, mais en tout cas pour l'instant le film mène à une sorte d'impasse un brin décalée et dérangeante.

Si cet article vous a plu ou déplu, merci de le faire savoir dans les commentaires et de le partager ! Le débat reste toujours ouvert, et les nouvelles idées sont toujours les bienvenues ! Merci en tout cas de nous avoir suivi jusqu'à la fin, et rendez-vous une prochaine fois pour un autre sujet !

samedi 3 septembre 2016

Instinct de survie (Jaume Collet-Serra - Ombra Films - 2016)


Nancy est une jeune étudiante en médecine qui décide de faire un break en allant voyager au Mexique, à la recherche d'une plage idéale dont sa mère décédée récemment lui a beaucoup parlé. Une fois arrivée sur place, Nancy se prépare et va surfer sur des vagues de rêve à n'en plus finir... du moins jusqu'à ce que le rêve ne se transforme en cauchemar. Nancy se retrouve soudain piégée alors que la nuit va tomber, près d'une carcasse de baleine dont un grand requin blanc a fait son territoire de chasse. Isolée de tout sur un petit rocher à quelques centaines de mètres à la nage de la plage, Nancy va devoir survivre jusqu'à ce que des secours éventuels puissent la récupérer, ou jusqu'à ce qu'elle sombre dans l'inconscience suite à ses graves blessures. Qui des deux l'emportera ? Le requin sanguinaire qui n'est jamais bien loin, ou la surfeuse désespérée qui n'aura bientôt plus rien à perdre ?

Au-delà d'être un assez bon film d'horreur animalier (ou un thriller selon certains), Instinct de survie est aussi une publicité saisissante pour son actrice principale, la sublime Blake Lively, qui se donne à fond et nous fait croire à chacune de ses scènes et de ses péripéties dans ce décor paradisiaque. L'utilisation de l'incrustation à l'image des technologies digitales est également une bonne idée de réalisation, qui permet une immersion plus aisée du spectateur. A voir et à savourer, c'est aussi une belle interprétation d'un deuil difficile et d'une famille brisée qui cherche à se reconstruire.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 31 août 2016

Nerve (Henry Joost et Ariel Schulman - Lionsgate Film - 2016)


Quand les réseaux sociaux dérivent et en viennent à contrôler totalement votre vie...

Venus, aussi appelée Vee, est une jeune fille timide et un brin effacée, vivant dans l'ombre de sa meilleure amie plus populaire et exubérante. Très touche-à-tout en matière de réseaux sociaux, elle fait partie de la génération connectée en permanence. Quand elle entend parler pour la première fois de ce nouveau jeu en ligne, Nerve, elle reste dubitative... jusqu'au moment où elle accepte de s'y inscrire pour se pousser à sortir de sa peau. Les règles sont simples : deux catégories d'inscrits, les voyeurs et les joueurs. Les voyeurs paient pour que les joueurs réalisent des défis toujours plus difficiles et parfois dangereux, augmentant leurs gains et surtout leur popularité sur le réseau. Les voyeurs sont anonymes, les joueurs totalement transparents pour quiconque voudra les suivre. Ce qui au départ devait n'être qu'un simple jeu finit bien vite par prendre une toute autre dimension quand Vee fait la rencontre de Ian, un autre joueur avec lequel les voyeurs veulent qu'elle fasse équipe pour les défis suivants, jusqu'à la grande finale. Plus ils seront populaires, plus ils auront de chances de finir en finale et d'affronter alors l'ultime défi, la sensation forte absolue... à moins qu'ils ne trébuchent avant et ne sortent du cadre normal du jeu. Car Nerve n'est pas qu'un simple jeu ou réseau social... c'est une organisation gigantesque qui en vient rapidement à contrôler le moindre aspect de votre vie, la moindre donnée vous concernant. Et cela, Vee n'était peut-être pas prête à l'affronter...

Un film éprouvant, classé comme un thriller et qui fait énormément réfléchir quant aux dérives des réseaux sociaux et de l'hyper-connectivité à laquelle nous sommes tous reliés voir soumis. Le film est adapté du roman de Jeanne Ryan, Addict, qui porte très bien son titre. Pas grand chose à dire de plus sur le film en lui-même à part qu'il est techniquement très élaboré, on sent un réel travail sur l'étalonnage et sur l'image, le spectateur est vraiment plongé au cœur de l'action et du monde informatique et se rend bien vite compte qu'il fait lui aussi partie des voyeurs... Un film à méditer plus en profondeur une fois rentré chez soi, un film qui fait réfléchir et qui divertit en même temps, un goût doux-amer qui reste bien ancré à l'esprit.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 24 août 2016

Vivre et laisser mourir (Guy Hamilton - EON Productions - 1973)


Nouvel interprète, nouveau monde, nouvelles menaces !
Alors que le monde libre se félicite de la destruction du SPECTRE, voici qu'une nouvelle menace plane à l'horizon. Entre la petite île de San Monique dans les Caraïbes et la ville de la Nouvelle Orléans, un nouveau baron de la pègre a fait son apparition et distribue de la drogue et autres joyeusetés sans pouvoir être arrêté. Les habitants de San Monique tremble devant les nuits d'orgie et de rituels vaudous qui se déroulent au milieu des plantations, et il semble bien que seul James Bond puisse y mettre un terme et découvrir le fin mot de l'histoire, quitte à se confronter à son propre destin et à embarquer de gré ou de force à ses côtés une jeune cartomancienne aux pouvoirs fragiles.

Le Dr. Kananga devient le premier ennemi que Bond affronte dans la période post-SPECTRE, où le personnage de l'espion fatal n'est interprété par nul autre que Roger Moore qui prend donc la succession de Sean Connery. Un retour en force du personnage, au sein d'une histoire où se mêlent magie et sentiments, humour et sérieux, bref un James Bond très classique comme on les aime mais qui sait marquer l'entrée dans la période un peu folle des années '70.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !