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mercredi 8 avril 2020

Marvel Portfolio - Joe Quesada (Marvel - Février 2020)


Bonjour à toutes et à tous, aujourd'hui nous allons couper court à la domination de DC dans le domaine (qu'ils ont créé) des Poster Portfolios ! En effet, je vous présente cette fois-ci le premier-né de la gamme de chez Marvel, le Marvel Portfolio - Joe Quesada !

Pour un premier choix d'artiste en guise d'ouverture de gamme, c'est vraiment pas mal du tout. Prendre le dessinateur et éditeur en chef de la Maison des Idées durant toutes les années 2000 quasiment, ce n'est pas simple il a produit beaucoup de matériel donc la sélection d'images à présenter dans ce portfolio a du être rude.

Pour commencer, parlons des différences principales avec les portfolios de DC. Déjà, ce qui choque au premier regard : celui de Marvel est plus petit, et plus fin. Il ne contient en effet que 12 illustrations, au lieu de 20 chez la Distinguée Concurrence ; le papier choisi est également moins épais et la taille du print est plus petite aussi. Quant au prix, c'est là que ça fâche pas mal... pratiquement le double de ce que propose DC...

Mais mais mais, il y a tout de même des bons points qui font de cette nouvelle collection un gage de qualité. Déjà, il n'y a que 12 images certes mais elles sont traitées comme de vraies petites peintures, de façon pro, individuellement découpées et installée dans une petite pochette de protection à l'intérieur du portfolio. L'album en lui-même s'ouvre comme une pochette d'artiste, un vrai portfolio en somme pour le coup, et est cartonné en dur. Il s'agit vraiment d'un recueil de quelques illustrations présentant le style de l'artiste et son évolution suivant les différentes séries sur lesquelles il a pu travailler.

Daredevil - Sous l'aile du Diable

Vous y trouverez du Wolverine, du Daredevil, du Spider-Man, Captain Marvel, Docteur Strange, Iron Man ou encore Venom. Le style de Quesada est assez reconnaissable, même si personnellement je l'ai toujours trouvé dans la bonne moyenne de ce qui se faisait alors à l'époque de son mandat chez Marvel. Pas exceptionnel, mais assez racé pour être identifiable avec le bon œil.

Wolverine Origins

Les personnages sont correctement proportionnés (sauf ceux pour qui c'est justement la disproportion qui fait le cachet, comme Venom), musclés et athlétiques, et ce qu'il s'agisse des femmes comme des hommes. Quesada se pose ainsi en digne héritier des grands des années '90 et prolonge leur œuvre et leur style si particulier avec sa patte personnelle. Si les hommes chez Joe Quesada sont massifs, les femmes ont des formes plus fines mais elles peuvent aussi avoir une musculature très soulignée. Pas d'exagération plus que de raison.

Venom ayant des proportions inhumaines

Pour conclure, cette nouvelle collection Marvel Portfolio fait une entrée plutôt honorable sur le marché, s'inspirant bien sûr de ce qui a déjà été posé chez la concurrence mais s'en détachant suffisamment pour conserver une marque toute personnelle. La couverture est assez stylisée comme vous avez pu le voir en tête de cet article, et le tout fait donc vraiment penser à une pochette de dessins qu'un artiste traînerait avec lui d'éditeur en éditeur pour montrer ses capacités et son travail. Une situation qui sied plutôt bien à la représentation que l'on s'en fait habituellement.

Le prix reste le plus gros défaut au final : 50$, pas moins, soit 46€ environ. Contre 25€ pour DC, Dynamite ou même bientôt Zenescope. Pour un album plus petit et plus mince, ça fait un peu mal c'est sûr. Mais la qualité matérielle est au rendez-vous. A réserver pour les collectionneurs avertis car ce ne sera clairement pas à la portée de toutes les bourses !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 24 mai 2017

Dark Wolverine - Le prince (Panini Comics - Avril 2017)


Daken. Le fils de Wolverine, doté du même facteur auto-guérisseur et des griffes d'os de son père. Mais également pourvu d'un esprit fourbe et sanguinaire, une sorte de miroir inversé de son illustre géniteur. Daken ne vit que pour faire couler le sang et provoquer des catastrophes, son pouvoir mutant lui permet de contrôler les faits et gestes d'autrui, les pensées, les émotions... et il ne s'en sert que pour lui-même. Alors, quand Norman Osborn décide de faire de lui le nouveau Wolverine au sein de son équipe de Dark Avengers, Daken saisit l'occasion au vol pour faire mentir les rumeurs et prouver au monde qu'il est meilleur que son père, qu'il lui est supérieur. Mais hors de question de se laisser manipuler par un homme avide de pouvoir comme Osborn. Non, si Daken accepte, ce sera à ses propres conditions et il se réserve le droit de choisir qui vivra et qui mourra. Qu'importe qu'Osborn tente d'embellir son image, écornée par son comportement ultra-violent, qu'importe qu'il cherche à le faire ressembler le plus possible au Wolverine original... Daken est et sera toujours lui-même, et ne cédera devant personne. Coups-montés, manipulations, mensonges, tromperies, affrontements titanesques avec des dieux lors du siège d'Asgard... Daken a traversé tout cela. Daken a orchestré tout cela. Daken est tout cela. Et peut-être même davantage.

Un album très sombre, qui présente les différents chapitres de la saga dite du Prince sur le fils de Wolverine alors qu'il usurpe l'identité de son père pour les Dark Avengers de Norman Osborn. Une plongée terrifiante dans la psychologie de celui qui n'existe que pour tuer ou être tué, un aperçu de sa propre folie mêlée à celles de ses compagnons d'armes et de la façon dont il joue avec eux, pour son propre plaisir. Les auteurs nous entraînent dans quatre histoires autour du personnage de Daken, de son fonctionnement et de ses pensées et manipulations perverses. Héros comme vilains peuvent s'attendre au pire lorsqu'il s'agit de travailler avec ou contre lui, et le lecteur sera amené plusieurs fois à tenter de discerner la réalité du faux, du mensonge. Petite note, l'album comporte la mention ''Vol. 1'', il est donc possible que nous ayons droit à une suite un de ces jours. En tout cas espérons-le, car il y a beaucoup à dire sur Daken et son combat moral contre l'image de son père.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 5 avril 2017

La mort de Wolverine (Panini Comics - Mars 2017)


Wolverine, le mutant griffu immortel, est arrivé au bout de sa route. Ayant perdu sa faculté de régénération, il est devenu la proie de choix de tous les mercenaires et super-vilains désireux de se faire un nom en ramenant sa tête, mise à prix par Vipère. Se sachant condamné, Logan se lance dans un ultime baroud d'honneur durant lequel il défendra chèrement sa vie et remontera rapidement jusqu'à la personne ayant commandé ce contrat de mort le concernant, une personne qu'il connaît bien et qui incarne toutes les années de souffrances qu'il a pu connaître à l'issue du projet Arme-X. Tout se recoupe pour amener Logan à affronter une dernière fois les fantômes de son passé, et ses divers alliés et adversaires d'autrefois lui rendent chacun à sa façon un dernier hommage vibrant. La mort d'un grand héros, d'une figure exceptionnelle et d'un défenseur du bien, la mort d'un être unique en son genre et en son temps. Une disparition qui laissera un grand vide, que rien ni personne ne saura combler. À moins que...

Et nous y voici enfin, le chapitre final des aventures de Wolverine. On croyait que ce jour ne viendrait jamais, en raison de l'immortalité relative du personnage, mais une fois son facteur auto-guérisseur retiré il devient un mortel comme les autres, un rien plus féroce et endurant. Charles Soule et Steve McNiven orchestrent l’adieu aux armes de Logan, qui aura enfin l'occasion de connaître la paix pour ce qui sera sans doute la première et dernière fois de son existence. Un récit triste, poignant, rapide et mouvementé, qui mènera le mutant griffu au bout de ses limites et sera également l'occasion d'un rapide retour sur ses aventures passées, sur ses ennemis et ses amours d'antan, pour un bel hommage tout en finesse. L'album de la collection Marvel Deluxe (il n'en fallait pas moins) contient le récit principal de La mort de Wolverine ainsi que différents chapitres de ce que l'on peut appeler Une vie sans Logan, là où les amis et proches de Wolverine lui disent adieu à leur manière. Un coup fort porté par Marvel à la communauté mutante, juste avant les bouleversements de Secret Wars et la montée des Inhumains. Mais à l'heure où j'écris ces lignes, les rumeurs vont bon train dans le nouvel univers Marvel qui connaîtra à priori la possible résurrection du personnage. Wait and see, adieu Logan, le guerrier éternel qui connaît enfin la paix.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 3 avril 2017

La question du lundi n°34 : Peut-on vraiment tuer un héros ?


Vaste question que celle-ci, les vilains du monde entier se la posent sans doute depuis des temps immémoriaux. Peut-on vraiment tuer un héros ? Un super-héros, qui plus est ?

Depuis les temps mythologiques, les héros de tous poils affrontent des dangers titanesques et sauvent la veuve et l'orphelin, rendant la justice et écrasant le Mal où qu'il se trouve. Les héros sont par définition les exemples que chacun s'emploie à suivre dans le cours de sa vie, les modèles auxquels on veut absolument ressembler et s'identifier car ils incarnent les meilleures valeurs humaines. Mais pour autant, chacun doit un jour mourir, et cela vaut même pour les héros. Mettre en scène la mort d'un héros est une tâche ardue, à laquelle s'emploient les metteurs en scène depuis l'Antiquité, notamment avec l'essort du genre de la tragédie grecque dont le principe est, je le rappelle, que le Bien finisse par triompher du Mal au prix de l'ultime sacrifice, n'échappant aucunement à la fatalité de son destin. Kurumada, si tu me lis, c'est pour toi.

À l'heure actuelle, ce sont les super-héros qui dominent le marché et l'imaginaire collectif, ce depuis bien avant les années '30 et la création du meilleur et plus iconique d'entre eux, Superman. De nos jours avec les films au cinéma, le genre est devenu grand public et séduit même les néophytes, les comics ont le vent en poupe depuis plusieurs décennies et générations. Aussi il devient plus compliqué de tuer un personnage iconique, hautement symbolique et adulé de tous. Pour autant les éditeurs ont essayé, dans les années '90 par exemple avec le très célèbre arc de La Mort de Superman, à lire absolument dans son entièreté. Batman, brisé par Bane durant le même temps, n'échappa pas bien longtemps à son triste sort puisqu'à la fin des années 2000 le voilà tué par Darkseid durant Final Crisis. Et même bien plus récemment, Marvel a réussi le pari fou de tuer l'intuable, Wolverine lui-même, dans La mort de Wolverine (à lire prochainement sur Radiophogeek). On comprend qu'après des années et des années de bons et loyaux services, il soit temps de tourner la page et de faire passer l'arme à gauche aux personnages ayant la plus longue carrière. Captain America n'y a pas coupé à la fin de Civil War (le comics, pas le film), lui qui officiait depuis la Seconde Guerre Mondiale. Au bout d'un moment, la continuité devient trop lourde à assumer, il y a trop de récits et d'aventures à prendre en compte pour comprendre l'évolution d'un personnage, aussi vaut-il mieux le faire partir sur une dernière note des plus héroïques et le remplacer durant un temps par un de ses acolytes (Nigthwing, X-23, Winter Soldier... choisissez, il y en a plein). Tuer un personnage familier et aimé des lecteurs, ça fait vendre également. Les récits les plus lus et achetés sont en général les premiers et les derniers d'un héros, quel qu'il soit. Mais la Mort est-elle vraiment le point final ultime des aventures d'un super-héros ? Là où nos héros de l'Antiquité mourraient avec dignité au combat, les super-héros de notre époque moderne eux se fichent de la Mort comme d'une vieille chaussette et en reviennent sans arrêt. Batman est en réalité transporté dans le passé, Superman n'est entré que dans un état ''proche de la mort'', Wolverine va bientôt revenir si l'on en croit les rumeurs et Thor a même vécu des aventures épiques dans l'au-delà en attendant sagement sa résurrection. Tous les super-héros qui ont un jour affronté la Mort, la vraie, en sont revenus pour vivre de nouvelles et passionnantes aventures. Parce que c'est ça que le public aime désormais, des héros qui se montrent plus forts que la Mort, plus forts que la fatalité, et capables de revenir d'entre les défunts pour reprendre leur éternel combat contre le Mal. Dans ces conditions, peut-on réellement tuer définitivement un personnage central tel que Batman, Superman, Wolverine, Thor, Captain America, Green Lantern, Flash, Charles Xavier, etc. ?

En vérité ce sont les éditeurs qui décident, du moins fonction du chiffre réalisé par la série de tel ou tel personnage. Lorsque le moment est venu, on tire le rideau sur l'un et l'on en met un autre en lumière, avant de mieux faire reparaître le précédent. Le système fonctionne et fait vendre, ce qui est le principal argument commercial de tout éditeur. Comment vendre le 958ème épisode des aventures de Untel ? En le tuant et en arrêtant la série... pour quelques temps, années ou mois, avant de le ramener à la vie et de recommencer presque à zéro, ramenant le public d'antan et permettant de faire découvrir le personnage tout neuf à une nouvelle génération.

Peut-on vraiment tuer un héros ? De nos jours bien moins aisément qu'autrefois, car son public le réclamera toujours et sa voix fait loi. La Mort devra se contenter de locataires temporaires de l'au-delà, car envers et contre tout nous aurons toujours besoin de nos héros pour nous éclairer et nous servir d'exemples. C'est ce qui fait qu'un héros, un vrai, reviendra toujours.

La question pourrait se poser pour les personnages secondaires, les acolytes... le cas de Jason Todd, le second Robin, fait école depuis les années '80 et 2000 qui virent sa mort et son retour. On oublie bien plus facilement un héros de second plan, et son décès peut même servir à renforcer le héros principal, qui ressortira plus fort de cette tragique expérience. Bucky Barnes revient ainsi des dizaines d'années après sa mort en tant que Winter Soldier, et Jason Todd en tant que Red Hood, soit pour seconder à nouveau leur mentor soit pour le tourmenter, mais dans tous les cas pour lui fournir une nouvelle épreuve dont il saura triompher.


Un jour qui sait, nous aurons peut-être l'occasion de voir mourir un héros pour de bon, qu'il soit secondaire ou principal, et ce jour sera à marquer d'une pierre blanche car réellement historique. À l'heure où la Fox décide de tuer Wolverine sur grand écran, mais où Marvel annonce son grand retour dans les comics pour bientôt, il serait plus que jamais temps de se décider et de prendre un vrai risque éditorial. Car à trop jouer avec la Mort, on finit par en dénaturer le concept, et la tragédie perd de son intérêt. À méditer.

samedi 4 mars 2017

Logan (James Mangold - 20th Century Fox - 2017)


2029. Le monde est devenu plus sombre, plus froid. Les mutants sont une espèce en voie d'extinction, les derniers d'entre eux se terrent profondément dans leurs cachettes pour éviter de se faire tuer ou pire... dans ce monde, Logan, anciennement Wolverine, protège ce qui lui reste de son passé et s'accroche à un ultime espoir, celui de pouvoir sauver un vieil ami et de lui offrir une fin de vie digne. Se faisant discret, il accumule peu à peu de quoi subvenir à leurs besoins et s'offrir une dernière virée avant la fin de tout, qu'il sent de plus en plus proche. En effet, Logan est désormais vieux et usé, son facteur auto-guérisseur n'agit plus comme avant, l'adamantium de son squelette l'empoisonne à petit feu... Mais, alors que tout semblait joué d'avance, une ultime mission lui est confiée par une femme qui cherche à faire passer la frontière du nord à une petite fille, qui se révèle bien vite être une mutante, la première depuis bien des années. Une mutante qui plus est qui partage sa particularité avec Logan, comme un trait commun, une sorte d'héritage. Commence alors pour Logan le dernier baroud d'honneur, pour sauver l'avenir de cette enfant et peut-être lui offrir un monde meilleur, avant que ne sonne le glas. Nombreux et dangereux sont ceux qui tenteront de l'arrêter et de se mettre sur son chemin, mais celui que l'on appelait autrefois avec crainte Wolverine utilisera jusqu'à la dernière petite parcelle d'énergie dans son corps fatigué pour tenir sa promesse et conduire la jeune fille en lieu sûr, loin de ce monde pourri.

James Mangold, que l'on a connu moins inspiré ou peut-être moins concerné, nous offre ici ENFIN un vrai film de Wolverine comme on en rêvait, un film sombre, torturé, violent, sans concessions, un film qui vous retourne totalement et vous fait souffrir en même temps que son héros, un film tragique, un sacré bon film. C'est dommage qu'il ait fallu attendre 17 ans et une dizaine de films de la licence mutante au cinéma pour en arriver à ce petit bijou, qui s'inspire de quelques grands arcs de la vie du griffu (pêle-mêle Old Man Logan bien sûr pour l'atmosphère et le ton général, mais beaucoup retravaillé). Le lien avec le reste de la saga n'est pas forcément évident, on est tenté de croire à un monde parallèle qui aurait dégénéré, ou bien est-ce la seule et triste réalité offerte aux mutants malgré tous les messages récents porteurs d'espoir ? En tout cas, ce véritable chant du cygne vous frappera droit au cœur de par sa force et son application acharnée. Inutile de vous en dire plus, à part d'aller le voir et de le vivre à fond.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 4 février 2017

Wolverine - Dents de Sabre : Renaissance (Panini Comics - Août 2015)


Wolverine est appelé à l'aide par la Cape, qui dit avoir été attaqué par Dents de Sabre... sauf que ce dernier est sensé être mort, décapité par Logan avec une lame sacrée empêchant toute régénération. Après avoir libéré la Cape, Wolverine et lui se rendent sur les terres du Nord du Canada, non loin du projet Arme-X qui a vu naître le mutant au squelette d'adamantium. Là, Logan découvre que Dents de Sabre a été cloné à de nombreuses reprises pour créer une armée de soldats immortels, et qu'une fois de plus son chemin croise celui du dénommé Romulus, l'être qui prétend exister depuis des millénaires et tout savoir de Logan et de ses origines, ainsi que de sa véritable participation à l'Arme-X à l'époque. Mais ce qui devait devenir une quête d'identité se transforme bien vite en véritable carnage quand Logan, aidé par la sœur de Romulus, Remus, décide de mettre un terme à toute cette histoire avant que son ennemi ne puisse achever son plan et se transformer en un nouveau guerrier d'adamantium immortel. Pourra-t-il aller jusqu'au bout, et surtout arrivera-t-il enfin à connaître la vérité sur son passé ?

Un récit pas terrible terrible, bien dessiné certes par Simone Bianchi mais assez mal scénarisé par Jeph Loeb, qu'on a connu bien plus en forme. Il semble que ce grand arc de la vie de Logan ne soit pas si inspirant tout compte fait, car depuis Wolverine – Evolution l'histoire n'a fait que perdre en qualité, et les nombreux ajouts pour renforcer le mystère des origines de Wolverine ne sont en fait que des boulets supplémentaires que se traîne le personnage. Au moins l'album est facile à lire, rapide, et ne coûte pas très cher, mais c'est très loin d'être le meilleur travail fourni sur le personnage de Wolverine, préférez-lui largement Wolverine – Origines de Paul Jenkins ou encore Ennemi d'état de Mark Millar, disponibles à petit prix également.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 3 décembre 2016

Wolverine - Old Man Logan (Panini Comics - Septembre 2011)


Bien des années ont passé. Les super-vilains se sont unis sous la bannière des plus charismatiques et dangereux d'entre eux et sont parvenus à presque totalement exterminer leurs ennemis d'autrefois, ces héros en qui tant de gens croyaient. Sous la présidence de Crâne Rouge, les États-Unis sont divisés et les frontières redéfinies entre les vainqueurs. Wolverine vit désormais en humble fermier, quelque part au cœur de la Californie, domaine de la famille Hulk dégénérée. S'étant juré des années plus tôt lors de la grande catastrophe que plus jamais il ne se battrait ni ne sortirait ses griffes, celui que l'on appelle désormais simplement Logan mène une vie tranquille, avec sa famille, son foyer. Mais lorsque le temps de payer le loyer est venu et que les Hulks menacent de s'en prendre à ses proches, Logan prend alors la route en compagnie d'un vieil allié pour une livraison mystérieuse à l'autre bout du pays. Commence alors un long voyage à travers le territoire désolé et dévasté qui fut autrefois la plus grande nation du monde, au cours duquel Logan verra de ses yeux ce que sont devenus les rêves et les espoirs des gens du commun sous le règne des super-vilains. Brisé par ce qu'ils lui ont fait subir dans le passé, anéanti pourrait-on dire, il devra bientôt décidé de qui il est réellement. Est-il Logan, simple fermier... ou bien Wolverine, le plus terrible tueur qui soit ?

Mark Millar fait fort et nous donne ici une histoire devenue légendaire sur le personnage vieillissant et traumatisé de Wolverine, l'un des mutants les plus populaires de Marvel. Magnifiquement accompagné aux dessins par Steve McNiven, l'auteur nous livre un portrait sans aucune concession d'une nation tombée aux mains de ses pires ennemis et surtout d'un homme qui fait tout son possible pour maintenir sa famille en vie, ainsi qu'affronter ses vieux démons. Old Man Logan est une histoire violente, à ne pas mettre entre toutes les mains, et qui se lit rapidement contrairement à ce que son format Deluxe laisserait à penser. L'album se dévore tout seul, on savoure l'écriture autant que le dessin et on passe un excellent moment à suivre les tourments et derniers pas d'un personnage aussi populaire. A l'aube d'une sortie cinéma fortement inspirée de cette histoire, c'est peut-être bientôt l'occasion pour Panini de nous la ressortir sous un autre format, peut-être ''Marvel Select'' la collection à prix moyens qui réédite beaucoup de vieux Deluxe. Dans tous les cas si vous avez les moyens de mettre la main sur un exemplaire de cette histoire, faites-le et profitez-en à fond, on se retrouve d'ici quelques mois pour le dernier film sur Wolverine !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 3 février 2016

Fear Itself – Deadpool & Compagnie (Panini Comics – Janvier 2016)


Un album, quatre histoires complètes autour du maxi-événement de 2011 chez Marvel, Fear Itself. Ici nous retrouvons les séries Deadpool, Spider-Man, Uncanny X-Force et Wolverine dans quatre histoires courtes en trois chapitres chacune, dans lesquelles nos héros luttent sans relâche ni repos contre la peur qui s'étend sur l'ensemble de la planète. Si certains comme Spider-Man et Wolverine défendent envers et contre tout les innocents et la bonne ville de New York, il en est d'autres qui, à l'instar de Deadpool, voient ici une occasion de s'enrichir en manipulant le plus stupide des super-vilains et en lui faisant mettre à sac une petite ville de campagne avant de tenter de l'arrêter pour toucher une prime mirobolante. Bien sûr, encore faut-il que le plan se déroule sans accroc, car avec un vilain aussi bête que le Morse, rien n'est jamais sûr et il se pourrait très vite que le plan de Wade Wilson se retourne contre lui !

Quatre histoires pas forcément géniales, inégales ça c'est certain, mais qui ont comme intérêt de montrer ce qu'il advient des héros de ''terrain'' durant le conflit contre le Serpent et ses Élus. Des héros plus urbains comme Spider-Man, en passant par des équipes non-officielles comme les membres d'Uncanny X-Force, mais surtout Deadpool bien entendu. Le mercenaire est à l'honneur deux fois dans cet album au final, par sa propre série et par celle de X-Force, dont il est membre. D'ailleurs, pour lui comme pour Wolverine une question se pose : comment peuvent-ils être à deux endroits en même temps durant le même laps de temps et le même événement ? Une question à laquelle les éditeurs ont renoncé à répondre depuis longtemps. Quoi qu'il en soit, c'est bien Deadpool que Panini a souhaité mettre en avant avec cet album, et on se demande bien pourquoi n'est-ce pas ? N'y aurait-il pas un film programmé sur lui ce mois-ci ? Ça n'est pas dérangeant en soi, mais son histoire au moment de Fear Itself est loin d'être la meilleure, on pourrait lui préférer largement celle de Spider-Man ou celle de Wolverine. Centrer et vendre l'album sur ce seul personnage parce que le film arrive et qu'il faut sortir des histoires Deadpool partout, c'est moyen je trouve. Enfin, on est pas déçu du voyage c'est l'essentiel et on rit suffisamment grâce à Wade Wilson et son humour inégalable. Mais la prochaine fois, Panini, essayez de sortir ces petites histoires dans une petite collection chacune, plutôt que toutes dans un Deluxe. Ça permettra au lecteur de choisir ce qui lui plaît et l'intéresse vraiment dans le lot.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !