Affichage des articles dont le libellé est Renaissance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Renaissance. Afficher tous les articles

samedi 11 mars 2017

Wraithborn tome 1 - Renaissance (Glénat Comics - Février 2017)


Le monde est peuplé d'entités surnaturelles, issues d'autres plans d'existence. Anciennes divinités, démons, esprits en tous genres, ces êtres sont pour la plupart inoffensifs et se contentent d'évoluer tranquillement parmi nous. Mais certains en revanche sont des créatures nuisibles voir dangereuses, qu'il faut combattre pour les empêcher de reprendre leur place dominante d'autrefois et de réduire l'humanité en esclavage, voir pire. Pour lutter contre eux, il existe un ordre séculaire de moines guerriers qui possèdent une arme exceptionnelle, mystique : le Wraithborn. Transmise de génération en génération, cette arme se retrouve accidentellement entre les mains de Mélanie, adolescente discrète qui mène sa vie comme elle le peut, et qui va devoir dès lors échapper aux griffes des limiers surnaturels de l'ancienne déesse vaudou Brigit, qui désire s'incarner dans notre monde et s'emparer du Wraithborn pour éliminer toute résistance. Heureusement, Mélanie peut compter sur l'aide et la protection de Valin, le jeune guerrier qui était destiné à recevoir l'arme mystique pour cette génération, qui va tout tenter pour la sauver et lui apprendre à se servir de ses nouveaux pouvoirs, jusqu'au moment où elle sera en capacité de le lui céder.

Disons-le tout de suite carrément, le dessin est magnifique ! C'est vraiment de toute beauté, Joe Benitez en très grande forme sur ce titre qui a été retravaillé exprès pour notre édition et sa nouvelle parution. Glénat fait également un travail d'édition formidable pour un confort de lecture optimal. Le partenariat au scénario avec Marcia Chen permet d'éviter les quelques erreurs que l'on sait Benitez capable de faire, même si de nouveau ce n'est pas exactement parfait dans l'écriture. Certaines ficelles sont assez grosses, les événements s'enchaînent très rapidement sans temps mort, ce qui rend la lecture assez intensive. Mais comme tout le reste est vraiment très beau et très bien travaillé, tout passe finalement assez bien. Une très bonne série que Glénat nous propose, et qu'il va falloir surveiller à l'avenir, digne héritière de l'esprit de comics cultes tels que Witchblade, la référence la plus évidente même si les deux héroïnes sont bien différentes.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 4 février 2017

Wolverine - Dents de Sabre : Renaissance (Panini Comics - Août 2015)


Wolverine est appelé à l'aide par la Cape, qui dit avoir été attaqué par Dents de Sabre... sauf que ce dernier est sensé être mort, décapité par Logan avec une lame sacrée empêchant toute régénération. Après avoir libéré la Cape, Wolverine et lui se rendent sur les terres du Nord du Canada, non loin du projet Arme-X qui a vu naître le mutant au squelette d'adamantium. Là, Logan découvre que Dents de Sabre a été cloné à de nombreuses reprises pour créer une armée de soldats immortels, et qu'une fois de plus son chemin croise celui du dénommé Romulus, l'être qui prétend exister depuis des millénaires et tout savoir de Logan et de ses origines, ainsi que de sa véritable participation à l'Arme-X à l'époque. Mais ce qui devait devenir une quête d'identité se transforme bien vite en véritable carnage quand Logan, aidé par la sœur de Romulus, Remus, décide de mettre un terme à toute cette histoire avant que son ennemi ne puisse achever son plan et se transformer en un nouveau guerrier d'adamantium immortel. Pourra-t-il aller jusqu'au bout, et surtout arrivera-t-il enfin à connaître la vérité sur son passé ?

Un récit pas terrible terrible, bien dessiné certes par Simone Bianchi mais assez mal scénarisé par Jeph Loeb, qu'on a connu bien plus en forme. Il semble que ce grand arc de la vie de Logan ne soit pas si inspirant tout compte fait, car depuis Wolverine – Evolution l'histoire n'a fait que perdre en qualité, et les nombreux ajouts pour renforcer le mystère des origines de Wolverine ne sont en fait que des boulets supplémentaires que se traîne le personnage. Au moins l'album est facile à lire, rapide, et ne coûte pas très cher, mais c'est très loin d'être le meilleur travail fourni sur le personnage de Wolverine, préférez-lui largement Wolverine – Origines de Paul Jenkins ou encore Ennemi d'état de Mark Millar, disponibles à petit prix également.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 12 août 2015

Thor – Renaissance (Panini Comics – Octobre 2013)


Un peu avant Civil War, au cours des années 2000, Thor a sombré dans le néant ainsi que tous les Asgardiens à l'issue du Ragnarok. Le héros n'a donc pas pu participer au conflit géant qui opposa l'ensemble des super-héros sur Terre, d'où le clone meurtrier conçu sous l'ordre de Stark. En 2007, J. M. Straczynski lui-même reprend les aventures du dieu du tonnerre, arrêtées depuis sa disparition, et s'associe au dessinateur vedette Olivier Coipel pour ramener le grand Thor dans le monde des vivants et lui offrir un tout nouvel avenir, riche en promesses, ce pour le plus grand bonheur des lecteurs !

Asgard n'est plus. Tout a sombré dans le néant lorsque Thor parvint à affranchir son peuple du cycle de Ragnarok qui contrôlait leur destin. Goûtant enfin à un repos bien mérité, les esprits des dieux se dispersèrent au sein de l'univers. Mais tout ne pouvait pas finir ainsi, car sur Terre, après les tragiques événements de la Guerre Civile super-héroïque, les mortels ont encore besoin de Thor pour veiller sur eux, plus que jamais. Donald Blake, alter-ego historique du fils d'Odin, invoque son esprit pour le réincarner dans le monde des vivants, libre désormais de toutes les contraintes du cycle éternel imposé à son peuple. Après un rapide règlement de compte avec Iron Man, Thor décide de parcourir la Terre afin de retrouver les incarnations mortelles de ses amis et des autres dieux d'Asgard, afin qu'ils puissent tous renaître et repeupler la citadelle divine, flottant à présent au-dessus du territoire américain en pleine campagne d'Oklahoma. Mais il n'est pas le seul à rechercher les siens, d'autres forces sont à l’œuvre et désirent également ressusciter certains personnages maléfiques qui pourront reprendre leur place dans le monde réel et poursuivre leurs méfaits. A tout cela s'ajoute aussi la charge du pouvoir pour Thor, une charge très lourde à porter en l'absence de son père le grand Odin, prisonnier à jamais du royaume des morts. Asgard est de retour, pour le meilleur comme pour le pire !

Une lecture fascinante que j'ai rapidement dévoré, qui fait parfaitement suite à la saga Ragnarok et constitue la première préquelle officieuse de l'event Siège. Les dessins d'Olivier Coipel sont toujours aussi maîtrisés et somptueux, faisant réellement honneur au personnage de Thor et à ses nouvelles aventures. Rarement un dessinateur aura autant profité à un personnage que lui ! Associé au génial Straczynski et à Matt Fraction, habitués du genre, ce ne pouvait être qu'une recette gagnante à tous les coups. Le retour du grand Thor se fait en fanfare, l'on découvre un dieu soucieux, plus humain que jamais, et aussi plus sage encore qu'avant sa disparition. Plusieurs récits se jouent dans ce tome, dont celui du Procès de Thor ainsi qu'un magnifique épisode en plusieurs parties sur le thème du souvenir et des êtres chers.
Aucun regret concernant cet achat, que du bon à retenir, très peu de faiblesses, une lecture à la fois rapide et enrichissante, de quoi passer un bon moment en perspective et compléter les informations utiles pour comprendre Siège et même Fear Itself peu après.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

dimanche 21 septembre 2014

Succubes tome 2 - Roxelane (Thomas Mosdi & Adriano De Vincentiis - Soleil - Juillet 2011)



Et voilà, comme je vous l'avais promis me revoici à vous parler de la bd Succubes de Thomas Mosdi. Je ne me lasse pas de cette lecture, c'est proprement fascinant et j'espère parvenir à vous en faire partager mon intérêt !
Ce second tome est dessiné cette fois par Adriano De Vincentiis, dont le style tranche avec le tome précédent mais n'en est pas moins agréable et plutôt réaliste. Les corps féminins (puisque c'est là l'atout principal de l'histoire) sont correctement réalisés et représentés, rien de choquant ou d'exagéré à outrance, ça fait plaisir à voir pour une fois. De plus, l'atmosphère ici est radicalement différente puisque nous passons de la France de la Révolution aux fastes de l'Empire Ottoman de Soliman le Magnifique, quelques siècles plus tôt.

Alexandra Lissowska est une jeune femme vivant dans un petit village reculé de la Russie médiévale. Elle vit entourée des hommes de sa famille, et aspire à connaître autre chose que les frontières de son village enseveli sous la neige ou bien encore les préceptes religieux de son prêtre de père. Un soir, le village est attaqué par des pillards venant du Moyen-Orient, et Alexandra est capturée et violée après avoir vu son père assassiné sous ses yeux pour l'avoir défendue. Emmenée jusqu'aux sables de Crimée, elle est vendue comme esclave de plaisirs au grand vizir de Soliman, qui la destine à son sultan mais compte bien auparavant en profiter quelques peu pour la former. Accompagnée par Setkem, une Numide farouche elle-aussi destinée au harem du sultan, Alexandra va traverser les contrées menant au grand Empire Ottoman, en passant par Venise et les tractations politiques avec la Vieille Europe, tandis que dans l'ombre un complot se prépare. L'Eglise semble en effet s'intéresser de très près à ces femmes qui vont bientôt faire partie de l'entourage proche de Soliman, l'un des hommes les plus puissants et influents de son époque. Et si l'ordre des Filles de Lilith faisait ici une autre de ses tentatives pour prendre le pouvoir en manipulant les grands hommes ? Alors que le doute s'installe, Alexandra entend bien prendre son destin en mains : puisqu'elle sera désormais une courtisane condamnée à vivre dans le harem du sultan, elle sera la meilleure de toute et accaparera le souverain de ses charmes pour obtenir une place d'exception à ses côtés ! Mais, lorsque la véritable agent des Filles de Lilith est démasquée et échoue dans sa mission de se rapprocher de Soliman, Alexandra le vit comme un choc immense. Désormais, ses priorités sont réécrites et elle décide de prendre la relève de sa défunte amie pour poursuivre sa tâche et assurer la réussite et la survie des Filles de Lilith, en se rapprochant de Soliman pour doucement commencer à influencer ses décisions politiques... mais avant cela, il faudra l'isoler, le faire se méfier de ses conseillers et de ses proches, afin qu'il ne place sa confiance absolue qu'en sa favorite, celle que désormais l'on appellera Roxelane. Ainsi le jeu de la séduction opère-t-il à nouveau sur le monde politique, et la plus grande courtisane du monde s'apprête à instaurer un ''Règne des Femmes'' sur un Empire gigantesque et traditionnellement masculin. Les Filles de Lilith sont victorieuses, et ce n'est que le commencement...

Cette histoire se déroule donc quelques siècles avant celle de Camilla et de Robespierre durant la Révolution Française, dans le tome précédent. Ici, les prêtresses d'Isis sont quasiment à l'apogée de leur pouvoir et de leur influence sur le monde, l'Eglise les redoute et n'a pas encore les moyens de les traquer efficacement, et l'un des plus grands Empires au monde finit par tomber sous leur coupe. Un âge d'or qui se paiera très cher par la suite, comme on a déjà pu en être témoin dans le tome 1.
Succubes, malgré ou plutôt grâce à son titre racoleur, est une œuvre féministe assez intelligente qui séduit autant par ses protagonistes que par ses enjeux et sa qualité d'écriture.
Une fois encore ici un soin tout particulier est apporté afin de représenter les paysages et les lieux de l'époque, la culture Arabe et Moyen-Orientale de ce début de Renaissance, cet âge d'opulence et de merveilles à nulle autre pareilles. Les fastes de l'Orient, du désert, des palais du Sultan Suprême, les tenues, tout est extrêmement bien détaillé et a fait l'objet de nombreuses recherches pour paraître le plus réaliste possible. Si les systèmes politiques en eux-mêmes sont assez simplistes et finalement peu présents dans l'histoire, c'est aussi parce que l'enjeu se porte directement auprès du dirigeant tout en haut de la pyramide, celui qui est au-dessus de tout et ne joue pas dans la même catégorie que ses sujets. C'est maigre comme explication et ça peut laisser une certaine déception pour celui ou celle qui chercherait à retrouver les rouages si particuliers de tels systèmes politiques, mais finalement est-ce bien ce que l'on attend d'une bande-dessinée de cette sorte ? Saluons déjà les recherches et les efforts pour recréer un cadre historique plausible et jouer avec des personnalités ayant réellement exister, c'est déjà suffisant en soi !
En bonus avec ce tome nous avons droit à 8 pages de sketchs (déformation du monde des comics, excusez-moi), de croquis et d'esquisses pour le personnage d'Alexandra, son évolution et celle de son style et de ses attitudes. Agréable s'il on aime savoir d'où viennent les détails et les images que l'on admire, ce qui est mon cas. La somme de travail derrière une simple case vaut déjà à elle-seule un certain degré d'intérêt de reconnaissance (c'est vrai ici comme dans beaucoup d'autres bandes-dessinées et ça l'est surtout pour Wika, dont je vous ai parlé récemment).
Si l'on devait résumer par une phrase, une maxime, ce tome, ce serait sans doute celle-ci : finalement, l'exercice du pouvoir se joue surtout dans l'intimité.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !