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mardi 28 juillet 2020

Lady Mechanika tome 6 - La Belle Dame sans merci (Glénat Comics - Octobre 2019)


Alors qu’elle aimerait poursuivre son enquête sur les prothèses mécaniques ressemblant beaucoup aux siennes et détenues par Lord Blackpool, Lady Mechanika se voit sans cesse contrainte de repousser ses investigations pour s’occuper de Lewis, qui passe le plus clair de son temps ivre mort dans des pubs ou des ruelles sombres. Il se reproche en effet les récentes déconvenues subies par leur tandem, et ne trouve le réconfort que dans l’alcool et la solitude.

Du moins était-ce le cas jusqu’à il y a peu, quand il fait soudain la rencontre d’une jeune veuve qui le séduit aussitôt et devient véritablement sa muse créatrice, l’inspiration de chacune de ses inventions et de chaque concept qui fleurit dans son esprit. N’écoutant que son cœur, Lewis est en train de renaître et de vivre une période d’hyper créativité qui a de quoi laisser sans voix… mais, malheureusement, tout n’est pas rose et il y a des aspects de cette nouvelle relation que Lewis n’entrevoit même pas ou ne veut pas voir, comme par exemple ses soudains accès maladifs et de fatigue nerveuse.

Lady Mechanika tente alors d’en apprendre davantage sur Léa, la compagne de Lewis, avec laquelle il a pour projet de se marier très bientôt dans la luxueuse propriété de la belle en France. Son enquête conjointe avec Winnifred, la nièce de Lewis, l’amènera à pénétrer dans un monde qu’elle connaît assez mal, celui de la magie et du mystique. Car Léa semble bien être une véritable créature d’un autre monde, inspirant son aimé comme personne d’autre mais s’abreuvant de sa vie mortelle en retour…

Fidèle à leur amitié même brisée, Lady Mechanika va alors tout faire et tout tenter pour permettre à Lewis de retrouver la raison et de renoncer à ce mal qui le ronge, même si pour cela elle devra peut-être lui en faire bien davantage…

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Sixième tome et une histoire encore magnifiquement écrite et dessinée pour la magnifique Lady Mechanika si chère à Glénat Comics ! Les couvertures sont toutes somptueuses, et le dessin intérieur n’est pas en reste croyez-le bien ! C’est simple, comme d’habitude, chaque page est couverte de dizaines de détails qu’il faut vraiment explorer de bout en bout, chaque petite case est elle-même une œuvre d’art et je ne parle même pas des architectures et des tenues que les auteurs inventent ou reproduisent pour leurs créations d’encre et de papier.

Toujours une série de très haute qualité, qui nous plonge dès les premières pages au cœur de l’intrigue et de l’action avec aussi beaucoup de réflexion et de références à saisir pour les amateurs du genre. Le succès de Lady Mechanika ne se dément pas, et chaque fois que l’on referme un nouveau tome on a tout de suite hâte d’avoir le suivant entre les mains ! Glénat est aussi généreux en bonus puisque nous avons droit à plusieurs pages en noir et blanc, simplement encrées, afin d’encore mieux percevoir les multiples détails et efforts des artistes. Du génie ! Et de qualité, qui plus est !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 17 juillet 2019

Legenderry - Vampirella (Graph Zeppelin - Janvier 2019)


Sitôt revenue à Big City, celle que tout le monde à Legenderry connaît sous le nom de Pendragon se rend compte que quelque chose ne va pas. Son club privé a été fermé par un comité de décence publique, et un mystérieux Conseil règne sans partage sur la criminalité de la cité, avec comme ambition suprême de faire élire un triste sire à la tête de Big City. Sans parler de leur adoration pour un démon issu d'un autre monde, qui fait beaucoup parler de lui ces derniers temps en assassinant de braves gens aux détours des ruelles une fois la nuit venue. La nuit, c'est exactement le moment que privilégie celle que nous connaissons sous le nom de Vampirella pour commencer sa propre enquête en parallèle des services de police, et mettre à jour le complot pour la Mairie et les pleins pouvoirs. Mais parfois même une créature aussi impitoyable et redoutable que Vampirella peut avoir besoin d'aide, et pour cela elle pourra compter sur le soutien surprise mais indispensable d'un certain Rudolf Rassendyll, aventurier gentleman de son état, qui a maille à partir avec un membre tout récent du Conseil et qui a ses propres raisons pour tenter de le destituer dans son intégralité. Une nouvelle aventure commence dans le monde de Legenderry, avec son lot de monstres, de machines infernales et de sombres complots...

Dernier volume en date pour la saga Legenderry consacré cette fois-ci au personnage interprété par Vampirella, la belle mais terrible Pendragon. Scénario digne d'un film d'aventure fantastique de haute volée, dessins signés par David T. Cabrera qui est décidément très inspiré pour ce personnage en particulier, bref de quoi ne pas regretter cet achat chez Graph Zeppelin et ça fait du bien ! L'écurie de l'éditeur peut être fière de comporter cette belle saga steampunk de chez Dynamite en son sein, c'est un vrai petit bol d'air frais dans la production actuelle et c'est terriblement grisant. J'attends la suite avec impatience, elle devrait apparemment être consacrée une seconde fois au personnage de Red Sonja, qui n'a elle aussi pas fini pas de faire parler d'elle ! Je conseille donc vivement cette lecture, très abordable même pour quelqu'un qui ne connaîtrait pas du tout les personnages phares de Dynamite mis en scène dans ce grand feuilleton, et surtout très agréable.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

dimanche 7 juillet 2019

Lady Mechanika tome 5 - La machine à assassiner (Glénat Comics - Octobre 2018)


Sorti seul dans la nuit en plein cœur de la cité industrielle, un ingénieur de la compagnie d'armement Athéna est soudain agressé et littéralement tranché en deux au niveau du bassin. Aucune empreinte, aucun témoin, le corps est retrouvé en l'état le lendemain et la police ne sait qu'en faire. L'enquête est alors confiée à l'inspecteur Singh, dont les soupçons le portent immédiatement à creuser du côté de celle que l'on connaît sous le nom de Lady Mechanika ! Lewis, son ingénieur, et elle, sont en effet présents lors de l'enterrement du pauvre homme, dont Lewis était un ancien collègue du temps où ils travaillaient tous chez Lord Blackpool. Mais avant même que l'inspecteur n'ait commencé à poser les bonnes questions, un second assassinat se produit juste sous leurs yeux à la sortie de l'enterrement ! Cette fois, il est clair que l'on a affaire à une créature surhumaine, capable de mouvements rapides et précis et surtout d'une discrétion toute mécanique. Tout cela tend à prouver que Lady Mechanika est la coupable idéale, mais elle s'en défend et commence sa propre investigation sur cette sombre machination qui a déjà coûté la vie à deux homme... et bientôt à un troisième. L'étau se resserre et Singh ne pourra bientôt plus empêcher que la police ne vienne arrêter Lady Mechanika, surtout que l'intrusion dans l'usine de Lord Blackpool n'a rien donné de probant. Arrêtant de peu une quatrième tentative d'assassinat sur un autre ancien collègue de Lewis, notre belle enquêtrice acquiert soudain la certitude que son nouvel ennemi n'a rien d'humain : c'est une création entièrement mécanisée, d'une conception encore jamais vue à ce jour et capable de repérer, identifier et assassiner sa cible en toute discrétion même au milieu d'une foule. L'heure des comptes a sonné, et cette sombre affaire va bien vite révéler une horrible tragédie dont la vengeance semble être la seule issue possible... un temps suspecté à son tour, Lewis est à présent en danger mortel ! La machine à assassiner est en marche, et rien sur Terre ne semble en mesure de l'arrêter...

Encore une enquête très mouvementée pour Lady Mechanika et l'inspecteur Singh, alors que tout semble accuser et désigner notre héroïne ! Le génie narratif et graphique de Joe Benitez ne semble pas connaître de limites dans cette nouvelle histoire magnifiquement illustrée et menée du début à la fin par une main de maître. On sent que le style narratif s'étoffe et se perfectionne à mesure que le temps et le succès font leur travail, les facilités des débuts sont maintenant effacées et on se retrouve devant un vrai bon comic-book steampunk comme on les aime, avec une intrigue à plusieurs niveaux et des dessins proprement somptueux qui font presque oublier le côté encore un poil trop verbeux par moments. Lady Mechanika s'affirme comme une excellente série qu'il faut absolument suivre et dont l'univers si particulier ne fait que se développer de tome en tome pour notre plus grand plaisir. Assisté cette fois par d'autres artistes, Joe Benitez offre à sa si chère création une aventure à sa pleine et entière mesure, qu'on ne peut lâcher des mains et des yeux qu'une fois la fin dévoilée. Et encore, on en redemanderait bien ! La machine à assassiner fait pour l'instant partie de mes récits favoris sur ce personnage emblématique, et la suite annoncée à la toute fin de l'album dans un chapitre bonus supplémentaire ne fait que confirmer ce que je savais déjà : il m'en faut plus ! Rendez-vous normalement bientôt chez Glénat Comics avec le sixième tome de la série (déjà !), La belle dame sans merci en français dans le texte. Glénat fait toujours un très bon travail d'édition et chaque nouveau tome est un vrai petit bijou contenant en plus de très belles couvertures alternatives dans sa galerie de fin.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 22 novembre 2017

Lady Mechanika tome 4 (Glénat Comics - Novembre 2017)


Dans ce tome-ci, deux histoires complètes !

Dans Les garçons perdus de West Abbey, Lady Mechanika et Lewis son fidèle assistant seront confrontés à des disparitions d'enfants inquiétantes dans le quartier de West Abbey. Des enfants des rues, laissés à eux-mêmes ou sous la protection précaire de bonnes âmes, mais vulnérables malgré tout aux dangers que renferme la cité mécanique... car en effet, une sombre magie semble être à l’œuvre ces derniers temps, emportant les enfants loin de chez eux et les torturant affreusement avant de mettre fin à leurs souffrances, dans un but encore mystérieux. Qui se cache derrière cette horrible affaire ? Avec l'aide de l'inspecteur Singh, Lady Mechanika va rapidement remonter la trace du criminel et le confronter, mais il sera peut-être trop tard pour l'empêcher de commettre une dernière ignominie...

Dans La Dama de la Muerte, Lady Mechanika part seule au Mexique pour un voyage à nul autre pareil, au cours duquel elle tâchera de se remettre de la mort de l'un de ses proches partenaires. Alors qu'elle est accueillie avec joie et malice par les villageois, qui lui proposent de fêter avec eux le Jour des Morts, elle se retrouve soudain face à un immonde chantage sanglant imposé par un gang de brutes locales se faisant passer pour des émissaires de la Mort, utilisant les croyances des habitants pour mener la belle vie sur les offrandes qui leur sont faites. Après un drame inqualifiable, Lady Mechanika décide de tout faire pour stopper ces hommes et rendre la justice, même si pour cela elle devra elle-même faire un voyage d'ordinaire sans retour...

Deux excellentes histoires, la plus développée étant la seconde qui met vraiment à l'honneur le Mexique et ses légendes autour des défunts, une bien belle aventure au cœur du pays natal de l'auteur. Le dessin est splendide, jouant toujours sur les zones d'ombres et de lumières pour magnifier les personnages et les décors fourmillant de détails. Joe Benitez et ses collaborateurs sont passionnés par ce qu'ils font et ça se sent, on ne peut désormais qu'attendre avec impatience le prochain tome déjà annoncé par Glénat, et d'ici-là relire encore une fois celui-ci avec grand plaisir, d'autant qu'il véhicule énormément d'informations et d'émotions.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 3 mai 2017

Lady Mechanika tome 3 - La tablette des destinées (Glénat Comics - Mars 2017)


La célèbre aventurière Lady Mechanika va prendre part à une épopée fantastique lorsque la jeune Winifred vient la trouver à Londres pour l'avertir que son grand-père, un éminent archéologue, et son assistant partis en exploration en Afrique ont soudain été réduits au silence par un mystérieux contingent ayant pris le contrôle de l'expédition. Se lançant alors à la recherche des scientifiques retenus en otage et forcés de déterrer un terrible secret du passé, fruit des recherches d'une antique civilisation, Lady Mechanika et sa jeune compagne d'aventure vont se retrouver au cœur d'un complot terrifiant visant à provoquer la chute de la civilisation moderne, lorsqu'un savoir destructeur et perdu depuis des milliers d'années risque d'être mis à jour et utilisé à mauvais escient. La course contre la montre est lancée, pour sauver le grand-père de Winifred et le reste du monde de la folie de quelques hommes mal intentionnés. S'ils venaient à réussir dans leur funeste entreprise, c'est toute la face du monde qui risquerait de s'en trouver bouleversée.

Une bonne aventure d'exploration et de savoirs ancients, un récit classique à la Indiana Jones ou encore Lara Croft que l'on prend plaisir à lire du début à la fin sans lâcher l'album, magnifiquement illustré par Joe Benitez une fois encore. Beaucoup plus étudié que les deux tomes précédents, l'histoire est mieux construite, plus aboutie, et regorge de clins d'oeil et de références à des sociétés secrètes et autres légendes alchimiques telle que la Table d'Emeraude, par exemple. Lady Mechanika progresse bien, c'est une série qui suit son cours très gentiment d'un arc à un autre sans qu'il y ait forcément besoin de connaître un précédent pour lire celui-ci. Merci encore à Glénat de nous permettre de la lire si confortablement en V.F., et quel honneur pour moi d'en faire mon 300ème article !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 11 mars 2017

Wraithborn tome 1 - Renaissance (Glénat Comics - Février 2017)


Le monde est peuplé d'entités surnaturelles, issues d'autres plans d'existence. Anciennes divinités, démons, esprits en tous genres, ces êtres sont pour la plupart inoffensifs et se contentent d'évoluer tranquillement parmi nous. Mais certains en revanche sont des créatures nuisibles voir dangereuses, qu'il faut combattre pour les empêcher de reprendre leur place dominante d'autrefois et de réduire l'humanité en esclavage, voir pire. Pour lutter contre eux, il existe un ordre séculaire de moines guerriers qui possèdent une arme exceptionnelle, mystique : le Wraithborn. Transmise de génération en génération, cette arme se retrouve accidentellement entre les mains de Mélanie, adolescente discrète qui mène sa vie comme elle le peut, et qui va devoir dès lors échapper aux griffes des limiers surnaturels de l'ancienne déesse vaudou Brigit, qui désire s'incarner dans notre monde et s'emparer du Wraithborn pour éliminer toute résistance. Heureusement, Mélanie peut compter sur l'aide et la protection de Valin, le jeune guerrier qui était destiné à recevoir l'arme mystique pour cette génération, qui va tout tenter pour la sauver et lui apprendre à se servir de ses nouveaux pouvoirs, jusqu'au moment où elle sera en capacité de le lui céder.

Disons-le tout de suite carrément, le dessin est magnifique ! C'est vraiment de toute beauté, Joe Benitez en très grande forme sur ce titre qui a été retravaillé exprès pour notre édition et sa nouvelle parution. Glénat fait également un travail d'édition formidable pour un confort de lecture optimal. Le partenariat au scénario avec Marcia Chen permet d'éviter les quelques erreurs que l'on sait Benitez capable de faire, même si de nouveau ce n'est pas exactement parfait dans l'écriture. Certaines ficelles sont assez grosses, les événements s'enchaînent très rapidement sans temps mort, ce qui rend la lecture assez intensive. Mais comme tout le reste est vraiment très beau et très bien travaillé, tout passe finalement assez bien. Une très bonne série que Glénat nous propose, et qu'il va falloir surveiller à l'avenir, digne héritière de l'esprit de comics cultes tels que Witchblade, la référence la plus évidente même si les deux héroïnes sont bien différentes.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 9 novembre 2016

Lady Mechanika tome 2 - Le mystère du corps mécanique, 2ème partie (Glénat Comics - Octobre 2016)


Celle que l'on surnomme Lady Mechanika parvient avec l'aide de ses alliés à infiltrer le vaisseau flottant dans les airs de Lord Blackpool, et son enquête commence alors pour tenter de découvrir ce qui est arrivé à la pauvre bohémienne Séraphina, dont le corps a subi de nombreuses interventions mécaniques tout comme le sien. En chemin évidemment il faudra prendre garde aux patrouilles des soldats de Blackpool ainsi que des sombres desseins de ce dernier, dissimulés dans les laboratoires tandis que le gros de la haute société festoie dans les niveaux inférieurs. Quel lien unit Blackpool au mystérieux inventeur appelé Caïn ? Quelle est cette étrange substance qui semble à la base de leurs travaux anciens comme actuels ? Et surtout, est-ce que ce Monsieur Caïn se trouve lié d'une quelconque façon à la destinée de Lady Mechanika ?

Toutes les réponses ne sont pas apportées dans ce second volume qui marque pourtant la fin du premier grand arc des aventures de Lady Mechanika, Le mystère du corps mécanique, tout en nous proposant un extrait de la suite à venir tout prochainement, La Tablette des Destinées. Nous pouvons aussi savourer une galerie de couvertures alternatives par les plus talentueux des artistes attachés au projet de cette série, de Peter Steigerwald à Nei Ruffino ou J. Scott Campbell. Une petite interview de Joe Benitez vient compléter l'ensemble, avec quelques croquis et également une mise en bouche assez agréable pour sa seconde série, Wraithborn, à venir en 2017 chez Glénat. Vous l'aurez donc compris ce second tome est finalement plus court que le précédent à lire, l'histoire se termine rapidement et il s'agit ensuite surtout de poser les bases des séries et futures aventures de Lady Mechanika. Le lecteur appréciera toutefois cette amas de ''cadeaux'' bienvenus et saura trouver chaussure à son pied parmi tout ce qui nous est proposé dans ce beau catalogue de crayonnés et de bande-annonces.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 1 juin 2016

Lady Mechanika tome 1 - Le mystère du corps mécanique, 1ère partie (Glénat Comics - Juin 2016)


Lady Mechanika... une femme mystérieuse dotée de bras mécaniques d'une technologie très avancée pour son époque, où se mêlent progrès scientifiques et prouesses magiques. Sans aucun souvenirs de son passé, toujours à la recherche de son identité et de sa raison d'être ainsi, celle qui a pris le nom de la merveilleuse cité de Mechanika se place comme une défenderesse des innocents et des ''expériences'' ratées qui apparaissent ici et là. Et c'est justement l'apparition puis le meurtre d'une jeune fille dotée elle aussi de bras mécaniques encore plus avancés qui poussera la détective de cette fin de XIXème siècle steampunk à mener l'enquête et à remonter sa piste jusqu'à un énigmatique Ingénieur qui pourrait être également à l'origine des expériences pratiquées sur elle dans le passé. Et toujours son chemin croisera celui du redoutable Lord Blackpool, éminence grise de Mechanika et financier de nombreuses recherches et expériences douteuses, qui s'apprête à présenter au public le résultat de ses derniers travaux. Y aurait-il un lien avec cette pauvre jeune fille retrouvée morte dans une gare de la ville ? Lady Mechanika veille, et enquête autant sur son propre passé que sur celui de la victime, car elle se doute qu'un lien existe. Mais lequel ?

On l'a voulu, on l'a attendu durant des années, les lecteurs de V.O. se sont plusieurs fois arrachés les cheveux en espérant la sortie du chapitre suivant de cette série magnifiquement dessinée par Joe Benitez, grand de chez Top Cow et Aspen qui a côtoyé les plus grands talents de son époque, tels que Marc Silvestri, Jim Lee ou encore Michael Turner avec qui il a fait ses classes et dont il fut choisi pour reprendre et terminer son cycle sur sa dernière série, Soulfire, après son décès.
Et voici enfin que le rêve devient réalité, grâce à Glénat Comics seconde version et à Thomas Rivière qui a bataillé dur pour que cela se fasse. Nous tenons désormais entre nos mains en ce 1er Juin 2016 le premier tome de l'édition française de Lady Mechanika, première série du nom, et dont les prochains chapitres sont à venir très rapidement ! Que dire, à part qu'une fois encore c'est une très belle édition que l'on a là (si l'on excepte les quelques petites erreurs présentes dans l'album comme des bulles inversées dans une conversation ou une ou deux fautes, tout cela lié sans doute à la précipitation et à l'excitation de sortir ce tome historique). Glénat nous soigne et nous offre une préface de Joe Benitez en personne, ainsi que le quasi-ensemble des couvertures alternatives de ces premiers chapitres, en plus du bonheur de pouvoir savourer ses dessins et ses découpages si organisés et détaillés. Bon, tout n'est pas parfait non plus, qui dit jeune série et jeune auteur dit forcément quelques erreurs de parcours et d'écriture, le script est parfois un peu rapide, ou au contraire soudain très bavard, quelques fois redondant, mais ce sont là les erreurs classiques d'un jeune écrivain qui pond son premier bébé amené à devenir par la suite un chef d’œuvre toujours plus perfectionné. Et donc justement, vivement la suite, annoncée pour Octobre !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 21 janvier 2015

Paul Dini présente Batman tome 1 - La mort en cette cité (Urban Comics - Janvier 2015)


Voici une nouvelle arrivée dans la collection des ''DC Signatures'' d'Urban Comics, collection dans laquelle jusqu'à présent nous avions pu lire les runs d'artistes aussi célèbres et renommés que Grant Morrison, Geoff Johns ou encore Ed Brubaker (respectivement sur Batman, Green Lantern et Catwoman). C'est maintenant au tour de Paul Dini sur la série Detective Comics, run débuté en 2006 en parallèle de celui de Morrison sur Batman mais explorant une toute autre facette de l'univers du Chevalier Noir, le plus grand détective du monde avant d'être un super-héros. Le scénariste préféré de notre enfance, mondialement réputé pour la série-animée Batman de 1992 (celle de notre enfance, oui oui), nous livre ici les premiers chapitres de sa grande fresque d'enquêtes à l'ancienne, des histoires sur un ou deux numéros maximum et mettant à l'épreuve les talents de déduction de Batman, tout en faisant la part belle à ses vilains les plus connus qui font tous acte de présence, certains plusieurs fois même !

C'est ainsi que Batman va croiser la route du Sphinx, récemment sorti du coma et ayant radicalement changé de style de vie : il est devenu détective privé en free-lance, et met son redoutable génie analytique au service d'une juste cause pour une fois. Cette rédemption cache-t-elle autre chose, n'est-ce qu'un nouveau plan tordu du maître des énigmes ? Ou bien est-il sincère ? Une chose est sûre en tout cas, l'ex-criminel attire l’œil des médias et se taille la part du lion en ce qui concerne la clientèle, très souvent issue des beaux quartiers et des plus grosses fortunes de Gotham. Mais Nigma devra aussi compter sur la présence de Batman durant ses enquêtes, désireux de le garder à l’œil. Le protecteur de Gotham va très vite cependant apprendre malgré lui à reconnaître les talents de son ancien ennemi et à faire équipe avec lui sur certaines affaires, bon gré mal gré, appréciant même à de rares moments l'esprit vif et alerte du Sphinx, que seul éclipse son propre orgueil.
Mais si encore le Sphinx était le seul soucis de Batman ces temps-ci ! Il y a aussi le retour du Ventriloque, pourtant officiellement décédé quelques temps plus tôt, mais qui terrorise à nouveau les faubourgs et les petites frappes. Le Pingouin fait de nouveau parler de lui et monte un nouveau casino en ville, jurant qu'il s'occupe désormais d'affaires parfaitement légales, mais gardant toujours quelques contacts dans le milieu de la pègre. Poison Ivy est subitement menacée dans sa cellule d'Arkham par une étrange plante qui échappe totalement à son contrôle et paraît vouloir la tuer, aussi Batman doit-il temporairement assurer la protection de la belle empoisonneuse et tenter de fouiller dans son passif pour trouver la réponse à cette épineux problème. Harley Quinn est ''libérée'' de force de l'asile et contrainte de participer à un chantage odieux par un autre vilain, mais la belle réserve bien des surprises à son partenaire comme au Chevalier Noir ! Enfin, le Joker en personne attirera l'attention au sein de deux histoires complètes le concernant et lui faisant tour à tour croiser la route de Robin (Tim Drake) pendant un trajet en voiture des plus meurtriers, puis de Batman au détour d'un petit numéro de magie passablement sanglant. Heureusement, Batman peut aussi compter sur quelques alliés occasionnels autre que Robin pour l'épauler, comme Zatanna par exemple, avec qui il entretien une relation compliquée depuis qu'il a découvert les manipulations mentale dont il fut la victime durant les événements de la Crise d'Identité au sein de la Ligue de Justice. Et encore, tout cela n'est qu'un commencement...

Un album très très chargé pour notre Batman adoré, remarquablement bien écrit et mené de bout en bout, les récits sont indépendants les uns des autres mais tous reliés par de petits détails qui titillent l'intérêt du lecteur jusqu'à la fin. L'écriture de Paul Dini nous ramène à la bonne époque des épisodes du dessin-animé des années '90, on a d'ailleurs plusieurs fois l'impression de suivre un de ces épisodes, avec un plaisir non dissimulé ! Les styles de dessins sont variés mais restent cohérents les uns avec les autres, mention spéciale à l'épisode dessiné par Joe Benitez sur Poison Ivy, une vraie partie de plaisir.
Paul Dini présente Batman, un nouveau run ''signature'' portant sur l'un des maîtres de notre enfance (qui selon moi connaissait bien mieux son affaire que Morrison sur certains points), est d'ores et déjà une série complète annoncée en trois tomes par Urban. Le planning officielle ayant été, à l'heure où j'écris ces lignes, dévoilé jusqu'en Juin, rien n'interdit de penser que le second tome puisse arriver d'ici la fin de l'année. Croisons les doigts, car il s'agira en plus du tome regroupant l'histoire Le cœur de Silence, dont la version Panini est parfaitement introuvable où que ce soit, en tout cas pas à moins d'avoir un compte en banque solide comme le roc.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !