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mardi 28 juillet 2020

Lady Mechanika tome 6 - La Belle Dame sans merci (Glénat Comics - Octobre 2019)


Alors qu’elle aimerait poursuivre son enquête sur les prothèses mécaniques ressemblant beaucoup aux siennes et détenues par Lord Blackpool, Lady Mechanika se voit sans cesse contrainte de repousser ses investigations pour s’occuper de Lewis, qui passe le plus clair de son temps ivre mort dans des pubs ou des ruelles sombres. Il se reproche en effet les récentes déconvenues subies par leur tandem, et ne trouve le réconfort que dans l’alcool et la solitude.

Du moins était-ce le cas jusqu’à il y a peu, quand il fait soudain la rencontre d’une jeune veuve qui le séduit aussitôt et devient véritablement sa muse créatrice, l’inspiration de chacune de ses inventions et de chaque concept qui fleurit dans son esprit. N’écoutant que son cœur, Lewis est en train de renaître et de vivre une période d’hyper créativité qui a de quoi laisser sans voix… mais, malheureusement, tout n’est pas rose et il y a des aspects de cette nouvelle relation que Lewis n’entrevoit même pas ou ne veut pas voir, comme par exemple ses soudains accès maladifs et de fatigue nerveuse.

Lady Mechanika tente alors d’en apprendre davantage sur Léa, la compagne de Lewis, avec laquelle il a pour projet de se marier très bientôt dans la luxueuse propriété de la belle en France. Son enquête conjointe avec Winnifred, la nièce de Lewis, l’amènera à pénétrer dans un monde qu’elle connaît assez mal, celui de la magie et du mystique. Car Léa semble bien être une véritable créature d’un autre monde, inspirant son aimé comme personne d’autre mais s’abreuvant de sa vie mortelle en retour…

Fidèle à leur amitié même brisée, Lady Mechanika va alors tout faire et tout tenter pour permettre à Lewis de retrouver la raison et de renoncer à ce mal qui le ronge, même si pour cela elle devra peut-être lui en faire bien davantage…

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Sixième tome et une histoire encore magnifiquement écrite et dessinée pour la magnifique Lady Mechanika si chère à Glénat Comics ! Les couvertures sont toutes somptueuses, et le dessin intérieur n’est pas en reste croyez-le bien ! C’est simple, comme d’habitude, chaque page est couverte de dizaines de détails qu’il faut vraiment explorer de bout en bout, chaque petite case est elle-même une œuvre d’art et je ne parle même pas des architectures et des tenues que les auteurs inventent ou reproduisent pour leurs créations d’encre et de papier.

Toujours une série de très haute qualité, qui nous plonge dès les premières pages au cœur de l’intrigue et de l’action avec aussi beaucoup de réflexion et de références à saisir pour les amateurs du genre. Le succès de Lady Mechanika ne se dément pas, et chaque fois que l’on referme un nouveau tome on a tout de suite hâte d’avoir le suivant entre les mains ! Glénat est aussi généreux en bonus puisque nous avons droit à plusieurs pages en noir et blanc, simplement encrées, afin d’encore mieux percevoir les multiples détails et efforts des artistes. Du génie ! Et de qualité, qui plus est !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 27 juillet 2020

L'ère de Conan tome 1 - Bêlit, la reine de la Côte Noire (Panini Comics - Octobre 2019)


Depuis toute petite, la jeune Bêlit au caractère impétueux et bien trempé ne rêve que d’une chose : prendre la mer aux commandes de son propre navire et traquer les monstres marins des légendes d’autrefois. Son père, le redoutable amiral pirate Atrahasis d’Asgalun, est capturé sous ses yeux par des mercenaires qui le laissent pour mort sur un misérable banc de sable. Bêlit découvre ainsi la cruauté de la vie qu’elle s’est pourtant choisie, et ne versera désormais plus de larme pour quiconque.

Échappant à de terribles périls, Bêlit poursuit donc sa route et son rêve coûte que coûte, jusqu’à prendre le commandement du navire amiral de son père, la Tigresse, et jusqu’à se confronter à de véritables monstres bien vivants. Écumant les eaux et les ports de la Côte Noire, elle se forge un nom et une réputation qui retentiront bien des années durant, la voyant devenir femme et suivre son cap sans jamais faillir. Et même lorsque les nations de la Côte Noire s’empressent de vouloir la détruire, elle ne perd jamais de vue son objectif et est prête à affronter les dieux eux-mêmes pour faire valoir son droit de vivre sa vie comme il lui plaît !

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Voici l’histoire imaginée par deux autrices de talent pour les origines de Bêlit, l’une des plus fameuses créations de Robert E. Howard pour agrémenter l’univers de l’âge Hyborien et les aventures du célèbre Conan le Cimmérien. Cette collection, désormais aux mains de Marvel, s’ouvre donc sur les prouesses de jeunesse de cette reine des pirates autoproclamée mais qui ne démérite jamais son titre et ne cède face à aucun homme ni aucun danger. Une femme forte, écrite et mise en image par deux femmes concernées et talentueuses… avec un soupçon de maladresse peut-être.

En effet, plusieurs fois le récit paraîtra décousu, presque brouillon, et comble de l’ironie sera même édulcoré à certains moments puisque Marvel s’adressant à un public assez large mais surtout assez jeune. Rien à voir donc avec ce que la concurrence chez Dynamite peut proposer pour Red Sonja, ici la redoutable Bêlit sera une enfant turbulente et entêtée qui deviendra une femme certes impitoyable et magnifique mais un rien prisonnière de son statut et des vues de son éditeur.

Dommage donc, car cette collection démarre pourtant très bien avec un personnage à la fois important mais méconnu de l’univers de Conan, et s’il m’est permis d’espérer j’attendrais un éventuel retour sur les parties les plus intéressantes de sa vie en la compagnie du célèbre barbare, sans que cela ne fasse redite d’anciens récits pour autant. Je pense qu’avec des artistes imaginatives et avec une bonne dose de liberté d’écriture, on peut avoir quelque chose de vraiment pas mal du tout ! Merci en tout cas à Panini de nous offrir ces récits, et rendez-vous prochainement pour le second tome concernant une autre aventurière et amante très connue de Conan !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

jeudi 16 juillet 2020

Sexy Cosplay Doll tome 1 (Kana - Octobre 2019)


Wakana Gojô, 15 ans, est un grand fan de poupées traditionnelles nippones. Il en a fait bien plus qu’une simple passion, une vocation ! Et pour cause, il est à bonne école avec son grand-père chez qui il vit et qui tient un magasin de ces petites merveilles. D’un naturel plutôt discret voir banal, Gojô est le genre de mec que les autres laissent toujours dans son coin et exploitent quand ils en ont besoin. Et jusque-là, ça lui va très bien.

Mais un beau jour, voilà que la fille la plus populaire du Lycée tombe par hasard sur lui dans la salle de couture inoccupée de l’établissement, où il vient s’entraîner pour confectionner les vêtements des poupées. Craignant aussitôt d’être moqué et humilié, Gojô ne s’attendait certainement pas à ce que Marine Kitagawa lui propose d’emblée d’être son tailleur personnel pour sa passion à elle : le cosplay !

Gojô va alors entrer dans un tout nouveau monde, celui des fans de jeux-vidéo et de personnages fictifs de mangas et d’animes, et surtout surtout les fans comme Marine qui sont capables d’aller jusqu’à totalement se projeter dans la peau de leurs personnages favoris. Le voilà qui va se retrouver à devoir prendre les mesures et mensurations de la belle et étudier à fond l’univers qu’elle lui présente afin de lui rendre service au mieux ! Bien sûr, Gojô a un ‘’léger’’ faible pour Marine, ce qui n’arrange pas les choses quand les distances sont aussi réduites…

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Au début j’ai acheté ce manga par curiosité en me disant que c’était un énième shojo adolescent pseudo-romantique autour des émois du bel âge… eh bien c’est un peu ça, sauf que c’est carrément plus poussé que je ne le pensais ! C’est, à en croire Manga News, un seinen, donc un manga plus adulte, mais avec tous les codes du shojo typique. Et je me suis vraiment beaucoup amusé en lisant ce premier tome, au point d’acheter aussitôt les suivants !

On ne va pas se mentir, il y a un petit côté pervers comme à chaque fois dans ce genre de récit. La fille se dévêt plutôt facilement avec comme excuse la prise des mensurations, et notre pauvre Gojô qui en pince pour elle en secret doit rester parfaitement de marbre alors que toute sa vie vient de basculer. Soyons honnêtes… ce gars a une capacité de résistance juste surhumaine.

Car non content d’être un manga assez poussé sur la technique à la fois des poupées et du cosplay, avec des tas de détails et de conseils utiles, c’est aussi une belle histoire de franche camaraderie entre un garçon timide et une fille très populaire et sûre d’elle qui va petit à petit l’amener à sortir de sa zone de confort. Marine est juste craquante quoi qu’elle fasse ou dise, impossible de ne pas en tomber amoureux ! Quant à Gojô, ce héros, il est très touchant et sa façon gauche d’aborder les petits problèmes que lui pose sa nouvelle proximité avec la fille de ses rêves a vraiment de quoi faire fondre les cœurs. Peut-être celui de Marine, qui sait ?

Une très bonne surprise donc que cette nouvelle série jamais vulgaire et très bien dessinée, ecchi sur les bords bien entendu mais c’est aussi ça le charme des mangas non ? Cette dose d’irrévérence et en même temps de profonds sentiments et belles pensées, c’est tout ce que j’aime. Alors si en plus j’en sors en apprenant des tas de choses sur des domaines aussi pointus que le cosplay, c’est tout bon !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 14 juillet 2020

Wonder Woman / Batman - La chute de Tir Na Nog (Urban Comics - Octobre 2019)


Entendez, mortels, le récit de la fin des anciens dieux !

Alors qu’elle passe un séjour en amoureux avec son bien-aimé Steve Trevor, Diana est soudain appelée par un dieu celtique antique, Cernunnos, qui la prie de se rendre en sa compagnie dans le monde magique de Tir Na Nog, une dimension parallèle à la nôtre et où les dieux des anciens Celtes se sont exilés voici bien des âges avec leurs plus mortels ennemis. Une paix fragile a été maintenue durant de longs siècles, mais aujourd’hui un meurtre a été commis, un régicide impensable, et les armes sont prêtes à être tirées à nouveau ! En tant que Wonder Woman, grande défenderesse de la Justice et de la Raison, Diana accepte de pénétrer en Tir Na Nog pour tenter d’apaiser les deux camps. Mais elle sait que pour empêcher la guerre à venir, elle aura besoin du meilleur enquêteur au monde…

Et justement, Batman enquête de son côté au cœur du quartier Irlandais de Gotham, où plusieurs personnes sont comme frappées de tétanie et déambulent lentement dans les rues, en proie à d’invisibles cauchemars. Lui-même assailli par ces visions d’un autre temps, Batman est sauvé par Cernunnos à la demande de Wonder Woman et la rejoint donc dans sa quête de vérité au sein de Tir Na Nog. Le plus grand détective du monde a une lourde tâche à mener : résoudre le meurtre d’un roi et empêcher deux peuples de s’entretuer !

Mais, tandis que nos héros mènent leurs investigations et se familiarisent avec l’histoire de ce lieu magique à plus d’un titre, sa véritable nature ne leur apparaît que trop tardivement. Quelque chose s’est éveillé, un séculaire désir de liberté absolue, et rien ne saurait lui barrer la route vers le monde mortel ! La lutte sera féroce, et si victoire il devait y avoir du côté des bons, elle ne sera jamais complète…

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Alors là mes amis, autant vous le dire tout de suite, j’ai été totalement sidéré par la qualité graphique et narrative de cette histoire ! Une telle puissance au service du dessin autant que du scénario, c’est pratiquement du jamais vu dans l’histoire récente des comics de super-héros. Liam Sharp, l’auteur, nous entraîne tout droit au cœur d’un univers plein de magie et d’anciens mythes Européens aujourd’hui oubliés et qui renaissent de la plus belle des façon, aux côtés des mythes les plus modernes que nous connaissons.

Sans mentir, il m’est rarement arrivé d’être à ce point en extase devant une planche dessinée, encrée et colorisée, sans même regretté de ne pas avoir les crayonnés sous les yeux pour bien me rendre compte de tout le travail accompli par l’artiste. Ici c’est juste une évidence extrême, chaque case fourmille de détails d’une beauté à couper le souffle et, pardonnez-moi, la façon dont Liam Sharp représente Diana et Bruce au milieu de tous ces dieux d’autrefois… c’est en soi une forme de magie, ni plus ni moins !

Je ne vous révèlerai pas la fin évidemment, mais sachez qu’elle reste assez ouverte pour que, sait-on jamais, DC décide un jour de financer une suite… et les dieux savent que ce bel univers en mériterait bien une ! C’est une magnifique trouvaille de la part d’Urban et un grand merci à eux d’avoir pris le risque de la proposer sur le marché si fermé des comics en France. J’espère que le pari était gagnant, en tout cas pour moi c’est une franche réussite et je ne peux que vous conseiller très vivement cette lecture ! Prenez bien le temps surtout de regarder, de contempler chaque page, car le travail fourni en vaut largement la peine. A votre tour de vous émerveiller devant la résurrection des légendes de nos ancêtres !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 13 juillet 2020

X-Men : Black - Les vilains mutants (Panini Comics - Octobre 2019)


C’est un album un peu particulier que celui-ci, qui mérite donc une présentation toute particulière elle aussi. Pas de résumé cette fois, simplement une introduction pour tenter de vous faire comprendre le principe. C’est parti !

En 2018, Marvel demande à certains de ses meilleurs artistes de revisiter quelques personnages emblématiques de la gamme des mutants, et en effet qui peut se targuer d’avoir offert autant de personnages iconiques depuis près de 60 ans ? Spider-Man ? Certes.

C’est ainsi que, pour en revenir à nos mutants, les scénaristes et dessinateurs engagés pour cette œuvre ont décidé d’écrire tout bonnement non pas sur les héros que tout le monde connaît, mais plutôt sur leurs vilains, les méchants, les ennemis ! Ainsi, à travers cinq petites histoires consacrées chacune à un vilain différent, nous allons nous balader et tenter de mieux cerner les esprits parfois dérangés parfois tiraillés de ces véritables cadors de la mutanité.

On commence avec Magneto, qui de mieux pour nous plonger d’office dans le grand bain et nous offrir du grand spectacle avec des valeurs sûres ? Puis c’est au tour du moins connu mais non moins terrible Mojo de faire son grand retour sur scène en essayant de tuer ses adversaires de toujours et de faire grimper l’audimat tout en cherchant… l’amour. Ensuite, une virée dans le quotidien d’un assassin de haut vol avec Mystique, en mission spéciale pour sauver une jeune mutante mais surtout pour retrouver des données très sensibles qu’elle a hâte d’exploiter pour semer le chaos. Petit détour par la case conscience interne du Fléau qui tâche de redevenir lui-même, et on termine par la soif de conquête d’Emma Frost en guerre ouverte contre le Club des Damnés, avec l’aide des X-Men de Malicia !

Oh, mais attendez… ce n’est pas fini ! Eh non, à la fin de l’album vous trouverez cinq chapitres plus petits qui ensemble forment un récit plus grand sur le redoutable tyran Apocalypse en personne, confronté à son pire cauchemar : une chute le long de l’échelle de l’évolution ! Rien que pour cette surprise très agréable et inattendue, merci à Panini de nous avoir fourni un album aussi complet et aussi bien édité dans la gamme pourtant moyenne des ‘’100% Marvel’’.

Beaucoup d’auteurs pour des récits pas toujours très bien inspirés ou passionnants, mais qui sont tous à leur façon instructifs et nous permettent de mieux comprendre ces personnages que l’on a appris pendant des années à craindre et à carrément détester pour certains (Emma…). Les meilleurs morceaux sont évidemment ceux réservés à Magneto et à Apocalypse, même si ce-dernier doit se contenter de la place de bonus de fin. Enfin, pas évident de faire un vrai classement car tout est fort sympathique à suivre et les dessins sont bons voir très bons, rien à redire ou plutôt à reprocher, beaux efforts de la part de toute l’équipe.

L’équipe justement, voici les scénaristes : Chris Claremont (excusez du peu), Scott Auckerman, Seanan McGuire, Robbie Thompson, Leah Williams, Zac Thompson, Lonnie Nadler.

Les dessinateurs, quant à eux : Dalibor Talajic, Nick Bradshaw, André Lima Araujo, Marco Failla, Shawn Crystal, Chris Bachalo, Geraldo Borges.

Vous l’aurez compris, c’est un ensemble de récits un peu en dehors de toute continuité, bien que se situant idéalement tous vers les histoires que vous avez pu lire entre 2017 et 2019. Mais même s’il y a quelques références précises à des intrigues des séries principales, vous pouvez sans mal lire cet album et ces dix chapitres, sans vous inquiétez de leur juste place au milieu de toute la production mutante. Un bon road-trip chez les vilains, que je conseille à tout le monde, connaisseurs comme amateurs !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !