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mardi 14 juillet 2020

Wonder Woman / Batman - La chute de Tir Na Nog (Urban Comics - Octobre 2019)


Entendez, mortels, le récit de la fin des anciens dieux !

Alors qu’elle passe un séjour en amoureux avec son bien-aimé Steve Trevor, Diana est soudain appelée par un dieu celtique antique, Cernunnos, qui la prie de se rendre en sa compagnie dans le monde magique de Tir Na Nog, une dimension parallèle à la nôtre et où les dieux des anciens Celtes se sont exilés voici bien des âges avec leurs plus mortels ennemis. Une paix fragile a été maintenue durant de longs siècles, mais aujourd’hui un meurtre a été commis, un régicide impensable, et les armes sont prêtes à être tirées à nouveau ! En tant que Wonder Woman, grande défenderesse de la Justice et de la Raison, Diana accepte de pénétrer en Tir Na Nog pour tenter d’apaiser les deux camps. Mais elle sait que pour empêcher la guerre à venir, elle aura besoin du meilleur enquêteur au monde…

Et justement, Batman enquête de son côté au cœur du quartier Irlandais de Gotham, où plusieurs personnes sont comme frappées de tétanie et déambulent lentement dans les rues, en proie à d’invisibles cauchemars. Lui-même assailli par ces visions d’un autre temps, Batman est sauvé par Cernunnos à la demande de Wonder Woman et la rejoint donc dans sa quête de vérité au sein de Tir Na Nog. Le plus grand détective du monde a une lourde tâche à mener : résoudre le meurtre d’un roi et empêcher deux peuples de s’entretuer !

Mais, tandis que nos héros mènent leurs investigations et se familiarisent avec l’histoire de ce lieu magique à plus d’un titre, sa véritable nature ne leur apparaît que trop tardivement. Quelque chose s’est éveillé, un séculaire désir de liberté absolue, et rien ne saurait lui barrer la route vers le monde mortel ! La lutte sera féroce, et si victoire il devait y avoir du côté des bons, elle ne sera jamais complète…

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Alors là mes amis, autant vous le dire tout de suite, j’ai été totalement sidéré par la qualité graphique et narrative de cette histoire ! Une telle puissance au service du dessin autant que du scénario, c’est pratiquement du jamais vu dans l’histoire récente des comics de super-héros. Liam Sharp, l’auteur, nous entraîne tout droit au cœur d’un univers plein de magie et d’anciens mythes Européens aujourd’hui oubliés et qui renaissent de la plus belle des façon, aux côtés des mythes les plus modernes que nous connaissons.

Sans mentir, il m’est rarement arrivé d’être à ce point en extase devant une planche dessinée, encrée et colorisée, sans même regretté de ne pas avoir les crayonnés sous les yeux pour bien me rendre compte de tout le travail accompli par l’artiste. Ici c’est juste une évidence extrême, chaque case fourmille de détails d’une beauté à couper le souffle et, pardonnez-moi, la façon dont Liam Sharp représente Diana et Bruce au milieu de tous ces dieux d’autrefois… c’est en soi une forme de magie, ni plus ni moins !

Je ne vous révèlerai pas la fin évidemment, mais sachez qu’elle reste assez ouverte pour que, sait-on jamais, DC décide un jour de financer une suite… et les dieux savent que ce bel univers en mériterait bien une ! C’est une magnifique trouvaille de la part d’Urban et un grand merci à eux d’avoir pris le risque de la proposer sur le marché si fermé des comics en France. J’espère que le pari était gagnant, en tout cas pour moi c’est une franche réussite et je ne peux que vous conseiller très vivement cette lecture ! Prenez bien le temps surtout de regarder, de contempler chaque page, car le travail fourni en vaut largement la peine. A votre tour de vous émerveiller devant la résurrection des légendes de nos ancêtres !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 1 avril 2020

Wonder Woman Rebirth tome 7 - Les dieux sombres (Urban Comics - Juin 2019)


Dernier tome de la série.

Ayant enfin retrouvé son frère et étant libérée de son combat face à Darkseid, Diana pensait pouvoir mener une vie un peu plus tranquille, du moins une vie moins dangereuse à tous niveaux. Mais évidemment, le monde a encore plusieurs surprises en réserve pour elle... à commencer par le retour de Cheetah et sa crise de folie soudaine. Barbara clame en effet qu'elle rejette son dieu tutélaire, et qu'elle désire s'offrir aux nouveaux dieux de la Terre, en perpétrant une série de massacres sur son chemin. Diana parviendra à l'arrêter juste avant qu'elle ne tue le Dr. Cale, mais les réponses ne viendront pas de son ex-amie mais d'une nouvelle ennemie : Supergirl !

En effet, la cousine de Superman est elle-aussi possédée par la même force mystérieuse que Cheetah et combat Wonder Woman avec ardeur et une violence inédite chez elle, ce qui pousse notre héroïne à se donner à fond dans cet affrontement pour obtenir enfin les réponses qui lui manquent. Diana apprend alors que de nouvelles divinités vont arriver sur Terre, des dieux très anciens issus du Multivers Noir, devenu accessible au nôtre depuis la destruction du Mur Source (dans Batman Metal). Ces dieux impitoyables veulent s'emparer de notre monde pour se venger d'avoir été éloignés du leur par le vœu de Diana lors de l'ultime combat face à Barbatos. Un vœu perverti qui va avoir de graves conséquences...

Partout dans le monde les populations cèdent à la volonté implacable des dieux sombres, et les morts se comptent très vite par centaines de milliers, si ce n'est davantage. Même l'intervention de la Ligue de Justice au grand complet ne permet pas de les arrêter, bien au contraire. Leur chef, le Roi Supérieur, se nourrit de l'énergie des héros pour augmenter son emprise sur la Terre et en faire un nouvel enfer similaire à son propre monde. Cependant, il existe un moyen de les combattre et peut-être même de les vaincre en définitive : Wonder Woman ! Étant la personne à la source du vœu qui les a fait venir ici, elle peut également les renvoyer dans leur dimension ténébreuse, mais il y aura certaines conditions et un prix que Diana n'est peut-être pas encore prête à payer...

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Voilà qui apporte une conclusion à la série Wonder Woman Rebirth, une série de qualité assez mitigée au final. James Robinson mène son histoire jusqu'au point où il le voulait, bien entendu, et avec l'aide de talentueux artistes pour illustrer tous ces combats épiques de part le monde. Mais c'est peut-être là le point faible de ce récit justement, tout est trop grand, trop épique, trop important. Ce pourrait être une aventure de la Ligue de Justice au grand complet au final plutôt que de Wonder Woman seule, même si bien sûr la princesse Amazone a déjà affronté des menaces bien plus terribles qu'elle.

On a donc une histoire un peu bancale il est vrai, bien dessinée et bien racontée mais qui donne l'impression d'avoir été volontairement accélérée et tronquée pour se terminer d'une certaine façon et ne pas trop peser sur le reste de l'univers DC Rebirth. Dommage car il y avant du potentiel ! J'ai maintenant vraiment hâte de découvrir la nouvelle série qui ne manquera pas d'arriver sur les aventures de Diana en solo, ou du moins j'espère qu'elle arrivera un jour quand les choses iront mieux pour tout le monde. Plus que jamais, Wonder Woman incarne un fol espoir auprès de ses milliers de lecteurs et d'adorateurs, et plus que jamais nous avons besoin de cet espoir et de ce rêve pour nous aider à surmonter les moments les plus noirs.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 6 novembre 2019

DC Poster Portfolio - Frank Cho (DC Comics - Septembre 2019)


Troisième sortie dans la magnifique collection DC des Posters Portfolios, consacré cette fois-ci encore à un artiste de légende chez l'éditeur mais également chez ses plus grands concurrents, à savoir Frank Cho !

L'artiste est un fervent admirateur de la gente féminine, principalement attiré par les femmes fortes. Comprenez par-là femmes dotées d'un fort caractère et d'un physique assez musclé, de formes généreuses mais fermes. Souvent critiqué pour ses personnages féminins aux épaules carrées et aux muscles que ne renieraient pas les meilleurs bodybuilders, Frank Cho est tout simplement un amoureux de la force chez la femme, un trait de caractère qu'il partage avec plusieurs autre artistes de sa génération.

Dans ce portfolio une fois encore très soigné vous retrouverez ainsi beaucoup, beaucoup d'illustrations concernant Harley Quinn nouvelle mouture. Frank Cho dessine en effet régulièrement des couvertures pour les aventures de la belle déjantée, mais s'il excelle dans la représentation des femmes athlétiques il est tout aussi bon pour les hommes, il suffit d'admirer son Batman massif et imposant dont l'effet crayonné est vraiment magnifique.

Frank Cho aime aussi les poses sensuelles, pas trop sexualisées non plus mais juste assez pour que la personnalité du personnage représenté soit facile à deviner. Des postures aguicheuses et coquines pour Harley ou Poison Ivy, une sensualité suave et bestiale pour Catwoman, ou au contraire une pose toute en muscles et en fermeté pour Wonder Woman. L'artiste s'est même amusé à représenter sa Harley dans diverses incarnations de divinités classiques de l'Antiquité ou de la Renaissance, comme Déméter ou la Mort en personne. De petits délires ici et là comme un costume d'Halloween envoûtant et des tranches de vie absolument adorables ponctuent régulièrement l'album, mettant toujours en scène sa chère Harley Quinn bien entendu.

Pour ma part j'ai une grosse préférence pour les dessins en nuances de gris avec beaucoup d'effets de textures différentes, et vous en retrouverez justement quelques uns dans ce portfolio, sur Batman et Catwoman ou bien sur Harley évidemment. Le dernier poster est consacré à Wonder Woman dans le même style et c'est franchement magnifique, digne d'être encadré !

Comme d'habitude, vous pouvez choisir de détacher ces posters/prints pour les encadrer ou bien de les conserver dans le portfolio, ce qui facilite grandement leur rangement et leur protection à mon avis mais vous êtes bien entendu libres de faire comme bon vous semble, c'est le principe de cette belle et efficace collection de bon ton !

Vivement les prochaines sorties dans cette gamme, pour l'instant c'est tout ce que j'ai et je continue de suivre avec attentions les annonces sur les sites indépendants comme Original Comics ou Pulp's qui permettent d'obtenir ces merveilles à un prix très raisonnable sur le marché. Pour l'instant, il est prévu un portfolio spécial sur l'event Year of the Villains, et même Dynamite se met à jouer dans cette catégorie avec un portfolio à l'occasion des 50 ans de Vampirella qui promet d'être vraiment grandiose !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 16 octobre 2019

DC Poster Portfolio - Jim Lee (DC Comics - Septembre 2019)


Second portfolio paru chez DC avec des posters en grand format que vous pouvez détacher et encadrer ou bien tout simplement conserver en livret collector et luxueux, cette fois-ci c'est le grand et l'incomparable Jim Lee qui est mis à l'honneur !

Grâce à vingt couvertures tout bonnement géniales, (re)découvrez le mythe de cette véritable icône du monde des comics, un homme qui connait le succès depuis le début des années 1990 et qui est désormais, et ce depuis quelques années maintenant, l'un des grands cerveaux chez DC pour la refonte de son univers depuis les New52, tout en ayant dans les années 2000 participé à beaucoup de séries classiques et surtout à beaucoup de chefs-d’œuvre du genre autour des personnages les plus emblématiques. On peut surtout citer Batman – Silence et Superman – Pour Demain, deux histoires dessinées entièrement par Jim Lee au sommet de son talent et que vous pouvez d'ailleurs retrouver chez Urban et bien sûr ici sur Radiophogeek parmi les premiers articles datés de Juin 2014.

Autant dire que le bonhomme a dessiné pas mal de héros et de vilains, et comme de juste il y a du beau monde dans ce portfolio de folie : Batman, Catwoman, Superman, Wonder Woman, Harley Quinn, le Joker, Green Lantern, Flash... pratiquement tous les grands noms actuels et d'hier sont passés sous les crayons de l'artiste, alors franchement faites-vous un gros gros plaisir et procurez-vous ce grand album, à seulement 24,99€ on aurait tort de s'en priver !

Vous pourrez ainsi profiter tout votre saoul de l'art de Jim Lee à son meilleur niveau, reprenant des périodes entières de l'histoire de Batman comme avec les couvertures de The Dark Knight Returns ou encore All-star Batman & Robin et bien entendu Silence pour laquelle vous retrouverez plusieurs illustrations. Pour ma part, ma petite préférence personnelle va à la sublime guerrière Amazone pour laquelle vous trouverez un poster absolument à tomber, riche de détails et puissant tant dans la forme que le fond, le visuel comme l'évoqué. Le soucis du détail, la puissance des personnages qui est traduite à merveille par les traits fins et racés, la précision, et aussi le travail formidable des coloristes et encreurs attitrés de Jim Lee, tout cela est réuni dans ce très beau portfolio qu'il est vraiment indispensable de posséder si vous êtes un fan de la première heure ou bien un nouveau venu !

Merci beaucoup à DC d'avoir créé cette collection prestigieuse à petit prix, et merci à des librairies indépendantes comme Original Comics de nous permettre de se les procurer sans abus et avec facilité !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 23 juillet 2019

Wonder Woman Rebirth tome 6 - Attaque contre les Amazones (Urban Comics - Février 2019)


Darkseid est donc de retour corps et âme, grâce à l'énergie accumulée et assimilée des derniers dieux et descendants divins du Panthéon. Malgré tous les efforts de Wonder Woman et de son frère jumeau nouvellement retrouvé et rendu à la raison, l'ancien seigneur d'Apokolips et sa fille Graal disparaissent dans un lieu encore inconnu, situé quelque part au beau milieu de la jungle Amazonienne. Là, le tyran cosmique construit en secret une arme décisive : un portail pour voyager vers la dimension où se trouve l'île de Themyscira et réduire en esclavage toutes les guerrières Amazones qui la peuplent, afin de se constituer une nouvelle armée de Paradémons presque invincibles dans le but de regagner son trône et d'asseoir à nouveau son pouvoir. Face à lui ne se dressent que les hommes de l'A.R.G.U.S., menés par Steve Trevor, et Diana et son frère. La Ligue de Justice ne peut rien et n'est au courant de rien, c'est une affaire ''privée'' qui doit rester dans le cadre des forces humaines dans la mesure du possible. Cependant, Diana a déjà beaucoup de mal à faire confiance à son jumeau, tout comme Steve d'ailleurs, car ils n'oublient pas que ce-dernier a été un traître avant de rejoindre leur camp, et qu'il est encore inexpérimenté sur bien des plans. Mais la découverte d'une armure sacrée lui permettra de mieux maîtriser ses pouvoirs et de se montrer utile au combat, habile soutien d'une guerrière chevronnée qui en a bien besoin. Wonder Woman doit aussi faire avec l'apparition de nouveaux ennemis personnels dans sa vie : plusieurs attaques sur Washington sont déjouées par la belle Amazone, mais elle sent que derrière ces événements se dissimule encore quelqu'un de bien plus malin et intéressé par ses talents. Comme si devoir affronter Darkseid en personne sous peu n'était déjà pas assez stressant en soi ! Voilà que Diana doit en plus combattre contre une ancienne amie devenue ennemie intime, Silver Swan, et tenter l'impossible pour la raisonner avant qu'il ne soit trop tard pour elle. La joute finale contre Darkseid approche, Wonder Woman entend bien relever le défi et ne laisser aucune chance au tyran de s'en sortir... mais lui restera-t-il assez de force et d'amour dans son cœur pour abattre une telle créature maléfique seule ?

Un tome bourré d'action et de retournements de situation, entre le jumeau de Diana et les préparatifs de Graal pour le plan de son démoniaque de père... d'ailleurs Darkseid fait ici ce qu'il sait le mieux faire depuis toujours : attendre avec plus ou moins de patience que tout se mette en place pour son grand moment. Un grand moment que Diana parviendra à lui voler, car évidemment c'est elle la vraie vedette de l'histoire et tout lecteur n'a qu'une envie, la voir botter les fesses du tyran sombre et le mettre hors d'état de nuire pour de bon si possible ! Les dessins sont très bons, énergiques et chargés en émotions également, vivants pourrait-on dire plus simplement. C'est le plus important à mon sens sur une série comme Wonder Woman, incarnation de la pureté de la Vie et de son aspect sacré. Le scénario quant à lui nous replonge dans les meilleurs chapitres de l'époque de Greg Rucka, un bel hommage signé James Robinson et beaucoup d'autres artistes fort talentueux. Une lecture assez dense au final, mais dont la fin se dévore sans retenue ! Dire qu'il ne reste plus qu'un tome pour terminer toute cette fantastique histoire, je l'espère de la façon la plus belle et épique possible pour Diana comme pour ses alliés. Gloire à l'Amazone !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 19 juin 2019

DC Poster Portfolio - Stanley "Artgerm" Lau (DC Comics - Juin 2019)




Aujourd'hui je suis le mouvement et je vous propose de découvrir ce magnifique artbook qui est tellement plus que cela !

DC nous fait un gros, gros plaisir et nous offre une nouvelle collection de recueils d'illustrations de ses meilleurs artistes. Cette gamme baptisée ''DC Poster Portfolio'' est inaugurée avec l'art et les plus belles performances pour l'éditeur de son talent qui ne cesse de grimper, Stanley Lau dit ''Artgerm'' ! Couvertures sur carton lisse et glacé, pages en carton épais comme des prints de la meilleure qualité qui soit, découvrez ces images qui ont fait rayonner les personnages féminins de chez DC depuis quelques années maintenant. A travers ces 20 images en grand format ET détachables si vous souhaitez en encadrer, c'est un format extrêmement prestigieux et intéressant pour tout collectionneur qui se respecte car ne coûtant en tout et pour tout que 24,99€, soit un peu plus de 1€ le poster cartonné de qualité.

J'utilise ici une image du blog de Thomas Rivière car il est très difficile de trouver une illustration réelle bien faite de ce portfolio monstrueux, aucun scanner ne pouvant aider je pense. Je me permets donc cette petite incartade, en espérant que cela vous donnera envie de le feuilleter et surtout de l'acheter auprès des boutiques spécialisées comme justement Original Comics par exemple, que ce soit en ligne ou physiquement sur place à Paris, 49 rue Lacépède, Vème Arrondissement. Petit instant de pub bien mérité car c'est grâce à eux si aujourd'hui je détiens cette merveille dans ma propre collection, j'espère de tout cœur que vous sauterez également sur l'occasion ! Allez voir les vidéos de Comicsplace sur YouTube, certaines récentes vous présentent en exclusivité des pages et illustrations contenues dans ce portfolio aux dimensions plus que respectables.

Pour dire un mot sur Artgerm lui-même et sa façon de dessiner, ou plutôt de peindre numériquement, c'est juste magnifique on flirte même avec le sublime par moment, comme la couverture pour la série Catwoman de l'ère DC Rebirth par exemple ou tout simplement chacune des représentations de Supergirl, qui font toujours mouche et vont droit au cœur. C'est une sélection, donc beaucoup d'autres illustrations connues de l'artiste ne figureront pas dans ce portfolio, mais consolez-vous en en faisant une porte d'entrée idéale vers son art et son univers, sa technique, et profitez de sa présence sur les différents réseaux d'Internet pour faire plus ample connaissance avec ce génie qui ne cesse de nous éblouir. Merci mille fois à Stanley Lau pour son don épatant, merci à Original Comics de nous fournir ce portfolio en France dès sa sortie, et surtout merci à DC de nous faire ce grand grand plaisir qui est tout de suite très apprécié et qu'il conviendra de mettre bien à l'abri dans sa collection d'artbooks.

Dernier point, petit instant promotion à nouveau simplement pour vous prévenir que DC ne compte pas en rester là et a déjà annoncé la sortie d'ici la fin de l'année de deux autres tomes sur d'autres artistes forts de l'éditeur, comme un certain Jim Lee par exemple... oui vous avez bien lu vous ne rêvez pas, on aura droit à 20 illustrations cartonnées grand format de Jim Lee en personne dans une édition luxueuse à faire baver ! Suivez le chemin !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 9 avril 2019

Wonder Woman Rebirth tome 5 - Enfants des dieux (Urban Comics - Novembre 2018)


Diana a enfin découvert la terrible vérité que les dieux lui ont caché depuis si longtemps. Désormais loin de son île à tout jamais, elle reprend le cours de sa vie aux côtés de Steve Trevor, à combattre les différentes menaces qui apparaissent. Mais dans l'ombre un nouveau complot se trame : Graal, l'Amazone renégate, est de retour et elle entreprend de débusquer un à un les différents enfants de Zeus pour les tuer et leur dérober leur énergie vitale afin de l'offrir à son père... Darkseid en personne, réincarné dans le corps d'un enfant et regagnant peu à peu ses forces à mesure que sa fille lui apporte ses offrandes divines. Ce n'est qu'une question de temps avant que le néo-dieu ne porte son regard sur Wonder Woman, qui vient d'apprendre une triste nouvelle : son demi-frère Hercule est mort des mains de Graal, nouvelle victime d'une lutte sans merci. Dans son testament, Hercule lègue tout à Diana, ainsi qu'une précieuse information : en effet, il lui révèle qu'elle a un frère jumeau, Jason, qui pourrait lui aussi être la cible de Darkseid. Wonder Woman fait donc tout son possible pour retrouver son jumeau à temps et le prévenir, mais elle va se retrouver confrontée à une épreuve de taille, Jason ayant été berné par Graal qui le manipule afin de vaincre Diana et de la retenir prisonnière le temps que son père puisse retrouver ses forces d'antan. Tandis que notre héroïne tente de faire revenir à la raison son frère, Darkseid est provoqué par un nouveau venu : Zeus en personne revient sur le devant de la scène afin de relever le défi du néo-dieu sombre et le vaincre une fois pour toutes ! Malheureusement, après un combat titanesque, c'est bien le seigneur d'Apokolips qui fait son grand retour dans un corps restauré et plus puissant que jamais. Pour l'heure, le tyran décide de regagner sa dimension en laissant nos héros pleurer la perte d'une des plus grandes légendes de la Terre. Diana a retrouvé son frère et l'a ramené sur le droit chemin, mais à quel prix ? Bientôt, Darkseid reviendra exercer son implacable vengeance, et il faudra à la belle Amazone toute la force et le courage dont elle dispose afin de lui faire face !

Cinquième tome et on entre ici dans un nouveau run, celui de James Robinson qui entend bien exploiter l'intrigue laissée en suspend par les auteurs de la série Justice League version New52, et surtout la période de La Guerre de Darkseid qui a vu la chute du tyran cosmique. Comme nous le découvrons ici il est bel et bien de retour et ce qu'il réserve à nos héros, plus particulièrement à Wonder Woman, risque fort de chambouler l'équilibre précaire de leur vie. Si l'histoire en elle-même est assez intéressante et bien rythmée, ce sont les dessins qui attirent presque toute l'attention du lecteur. On ne va pas y aller par quatre chemins, c'est assez proche du magnifique et la belle princesse Amazone est très bien servie par les artistes de sa série nouvelle version, qui donnent le meilleur de leur talent. Si la série parvient à se maintenir à ce niveau de qualité pour les tomes suivants je signe directement, en tout cas j'ai bien hâte de connaître la suite des nouvelles aventures de Wonder Woman avec cette équipe. Action et révélations sont au programme, soyez au rendez-vous et ne manquez pas le prochain tome de la série !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 28 janvier 2019

Wonder Woman Rebirth tome 4 - La Vérité, 2ème partie (Urban Comics - Juillet 2018)


C'est enfin l'heure des ultimes révélations pour Wonder Woman ! Diana se débarrasse aisément du commando Poison et parvient à rejoindre le Dr. Cale juste à temps sur ce qu'elle a toujours cru être l'Île du Paradis, Themyscira, son foyer dont on l'a injustement privée. Sur place, la confrontation tourne court quand les dieux Phobos et Deimos s'échappent de l'emprise du Dr. Cale et disparaissent à travers un portail magique menant directement à la vraie patrie des Amazones, gardiennes séculaires d'un secret trop longtemps enfoui. En effet, Diana découvre en même temps que Veronica Cale que ses souvenirs sont faux et qu'elle a été manipulée par les dieux dès son départ de l'endroit qu'elle croyait être Themyscira. Cette île sert en réalité de prison pour Arès, le véritable Arès, dieu de la Guerre enchaîné par l'amour pour mieux échapper à sa propre folie destructrice. Cet Arès est bien différent des souvenirs de Diana et de l'adversaire qu'elle a si longtemps affronté par le passé, et cela pour une bonne raison : le vrai Arès a toujours été enfermé dans ce repli de la réalité, tandis que ses fils Phobos et Deimos se faisaient passer pour lui afin de trouver la localisation exacte de sa geôle et de le libérer, ou bien le tuer pour s'approprier ses pouvoirs. Avec l'aide d'Arès, Diana parvient à monter une stratégie efficace pour vaincre pour de bon les jumeaux malfaisants, et elle rejoint alors le monde réel sans pouvoir obtenir davantage de contact avec sa patrie d'origine. Veronica Cale aussi va perdre beaucoup dans ce voyage, car sa fille, pour demeurer entière et consciente de son existence, doit rester auprès d'Arès, éternelle gardienne elle aussi sur la vraie Themyscira. Nos deux femmes fortes se séparent donc en mauvais termes une fois encore, Cale étant persuadée d'avoir tout perdu et Diana d'avoir à nouveau égaré son passé en laissant le lasso doré de la perfection derrière elle. Pourtant l'heure n'est pas à la nostalgie car il faut encore empêcher Cheetah de tuer le Dr. Cale pour l'empêcher de l'aider à redevenir humaine. Diana fait irruption juste à temps pour sauver son ennemie d'une sanglante tuerie, mais le lien qui existait entre les trois femmes est désormais brisé à jamais.
C'est au sein de la Ligue de Justice que Diana trouvera du réconfort sans vraiment l'avoir cherché ni demandé, alors que ses deux plus proches amis Superman et Batman s'inquiètent pour elle après avoir constaté qu'elle ne ménage plus ses forces en combat. La colère qui gronde en elle menace de faire éclater leur amitié, aussi dans un éclair de lucidité Diana accepte de suivre leurs conseils et de tout faire pour rencontrer ses patrons, ses dieux protecteurs, afin d'obtenir d'eux un fragment de vérité qui pourrait la combler ou du moins apaiser ses tourments. Les dieux acceptent cette rencontre et lui font alors un présent qu'elle n'oubliera jamais et qui la fera redevenir celle que le monde entier a appris à connaître, Wonder Woman ! Tandis que notre héroïne goûte de nouveau à la joie d'être en vie et entière, de son côté Veronica Cale est plus isolée et perdue que jamais, et semble n'avoir plus rien d'autre à l'esprit que la vengeance. Quant à Cheetah, elle a disparu au nez et à la barbe de ses gardiens et semble plus dangereuse que jamais...

L'avenir s'annonce déjà bien sombre pour la belle princesse Amazone, mais qu'importe puisque dans ce tome nous avons enfin le plaisir de la voir redevenir elle-même ! Le retour tant attendu de Wonder Woman signé Greg Rucka, l'auteur moderne qui l'a sans doute le mieux décrite, accompagné de dessinateurs de talent qui savent exactement comment rendre la guerrière aussi lumineuse et divine que possible. La perfection n'est certes pas de ce monde, mais cette version de Wonder Woman s'en rapproche énormément en tout cas, l'ère DC Rebirth aura au moins réussi cela ! Les couvertures sont magnifiques, et Urban nous offre en fin d'album une éclatante galerie d'illustrations et de crayonnés pour ravir notre regard, prouvant à nouveau si besoin était qu'ils savent très bien comment faire un bon album et créer une excellente expérience de lecture accessible à toutes et tous. Avec ce quatrième tome le premier grand arc de la série est maintenant terminé, et il faut à présent se concentrer sur les dernières questions laissées en suspend concernant la réalité de cette nouvelle ère et les forces prodigieuses qui manipulent cette réalité dans un but encore inconnu. Un peu de patience, la suite arrive prochainement !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 17 juillet 2018

Wonder Woman Rebirth tome 3 - La Vérité, 1ère partie (Urban Comics - Mars 2018)


A présent qu'elle sait que toutes ces dernières années passées entre le monde mortel et l'île de Themyscira n'étaient que mensonge, Diana est plus que jamais décidée à faire éclater la véritée au grand jour et à confondre l'auteur de cette odieuse manipulation, qui qu'il puisse être. Mais avant d'être en mesure de contre-attaquer, Wonder Woman devra renoncer à son identité héroïque et redevenir une simple mortelle parmi les autres, internée dans un hôpital psychiatrique à sa demande afin de faire le point sur sa santé mentale et de réfléchir plus posément aux dégâts qu'une telle duperie a pu causer en elle et autour d'elle. Heureusement elle peut compter sur ses fidèles alliés de toujours, le colonel Steve Trevo ainsi que Etta Candy et même Ferdinand le Minotaure, qui accepte de sortir de l'anonymat pour l'aider à sortir de sa propre folie. Encouragée par ces soutiens indéfectibles, Diana redevient alors Wonder Woman et se met en quête de la Vérité, plus que jamais guidée par les grands principes qui ont toujours dirigé sa vie. Mais peut-être arrivera-t-elle trop tard cette fois pour empêcher le désastre, quand son amie Barbara Ann accepte la main tendue du diable et redevient Cheetah alors qu'elle s'était enfin libérée de cette malédiction... tandis que nous découvrons les véritables raisons qui alimentent la haine farouche du Dr. Veronica Cale envers Wonder Woman, la manipulation divine dont elle a fait l'objet elle aussi et le prix très lourd qu'elle a du payer pour laisser entrer le surnaturel dans sa vie. Et alors que Diana est redevenue elle-même et qu'elle reprend sa mission sacrée, il est peut-être déjà trop tard pour faire éclater au grand jour la vérité derrière tous ces mensonges, car l'ennemi semble avoir un coup d'avance et se prépare à frapper très fort, peut-être trop...

Magnifique histoire dans un magnifique album magnifiquement édité par Urban comme toujours, ils soignent vraiment tout ce qui touche à la belle Amazone qui devient par le fait l'une des séries les plus intéressantes à suivre de cette ère DC Rebirth, de loin même. Greg Rucka de retour aux commandes nous permet de replonger avec nostalgie dans son run passé tout en manipulant les éléments les plus récents des aventures de Wonder Woman afin de créer un mélange parfait dont on veut la suite au plus vite ! Cet arc de La Vérité est annoncé en deux parties, donc le prochain tome sera la fin du mystère et dévoilera certainement ce qu'on nous a caché si longtemps... patience ! Mention spéciale pour le dessin au top des artistes et les magnifiques couvertures de Jenny Frison, qui nous servent de bien belles images à garder en mémoire pour porter cette intrigue lourde de ramifications.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 23 juin 2018

Greg Rucka présente Wonder Woman tome 3 - La fin de la mission (Urban Comics - Janvier 2018)


Après une mission en tandem avec Flash pour arrêter le duo infernal formé par Cheetah et Zoom, Diana recouvre enfin la vue grâce à la bénédiction d'Athéna, devenue divinité suprême de l'Olympe. Mais les dieux sont loin d'être en paix et entendent bien se révolter contre ce nouvel ordre, à commencer par Poséidon et Hadès qui cherchent à replacer Zeus sur son trône. Diana devra alors se rendre jusqu'au cœur des Enfers pour y affronter Hadès et accepter l'aide contre-nature d'Arès pour cela, afin que ses alliés puissent survivre à la traversée du monde souterrain. Une fois cette histoire réglée, nous retournons dans le monde mortel où les nombreux et récents bouleversements de Infinite Crisis se font encore ressentir. Wonder Woman, pour sauver le monde d'un désastre imminent et libérer Superman d'une emprise malfaisante, a tué un homme de sang froid. Ce geste a été retransmis en direct dans le monde entier par le satellite Œil, qui cherche à détruire l'Amazone quoi qu'il en coûte. Alors que Diana se rend aux autorités et s'apprête à être jugée, confiante en ses droits, l'Oeil programme une attaque massive de l'île de Themyscira et ses troupes robotiques sèment la mort et la désolation sur leur passage, poussant les Amazones à recourir à une force létale qu'elles s'étaient toujours refusées d'appliquer. Diana arrive juste à temps pour sauver les dernières rescapées de la première vague d'assaut avant que la suivante ne soit déclenchée par son implacable ennemi, et les dieux décident alors de se retirer du monde et de dissimuler à nouveau Themyscira à l'ensemble de l'humanité, afin de régler la situation définitivement. Seule, Wonder Woman prend alors la lourde décision de fermer son ambassade et de mettre fin à sa mission diplomatique, mais elle sera malgré elle accompagnée dans ses derniers efforts par ses partisans les plus proches, incapables de la laisser affronter seule les conséquences des récents conflits. Est-ce la fin de Wonder Woman ?

Greg Rucka termine ici son run sur les aventures de la belle Amazone, avec une histoire où se mêlent plusieurs récits à la fois mais dont on dégagera surtout l'arc de La fin de la mission, directement lié aux événements tragiques de Infinite Crisis. Si vous n'avez comme moi pas encore lu cette grosse saga, pas d'inquiétude l'histoire vous est résumée avant l'entrée dans ces chapitres capitaux pour Diana. Les dessins sont tous bons, rien à jeter dans cet album qui s'avère plein de surprises et également riche en enseignements sur notre héroïne et son monde, ainsi que le nôtre. La fin du tome vous présentera un ultime chapitre servant de conclusion à tout cela et remettant Wonder Woman en perspective avec chacune de ses apparitions les plus importantes aux côtés notamment de Superman. Merci Greg Rucka pour cette superbe histoire, et merci Urban d'avoir aussi bien fait votre travail !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 21 mars 2018

Wonder Woman Rebirth tome 2 - Mensonges (Urban Comics - Novembre 2017)


Diana est aux prises avec les souvenirs brisés qui parsèment sa mémoire, qu'elle pense altérée par une puissance mystérieuse autant que dangereuse. Partie en Afrique sur les traces de Cheetah pour tenter d'en apprendre davantage, Wonder Woman parvient à passer un pacte avec son ennemie maudite : l'aider à la libérer de sa malédiction, en échange de ses connaissances sur l'île des Amazones et la façon dont s'y rendre, que Diana semble avoir oublié. Pendant ce temps, le colonel Steve Trevor et son équipe progressent dans la même jungle infernale que Diana et Cheetah pour tenter de sauver un groupe de jeunes villageoises locales enlevées par un tyran désirant les sacrifier à sa divinité protectrice, qui s'avère être la même que celle au cœur de la malédiction de Cheetah. Une fois de plus le Destin met Diana et Steve au pied du mur face aux mêmes difficultés et aux mêmes adversaires, suscitant leur alliance à nouveau pour les défaire et faire éclater la vérité. Une vérité qui ne sera pas au goût de tout le monde... et tandis que nos héros rentrent au bercail et que Diana s'apprête à retrouver son île natale grâce aux efforts de Barbara Ann, une vieille ennemie fait sa réapparition et commence à bouger ses pions dans un jeu terrifiant qui dissimule un complot à une échelle des plus vastes. Au final, le doute se pose dans l'esprit de Diana : qui est-elle réellement ? Déesse de la Guerre ou Amazone ? Maudite ou bien sauvée ? Et qu'a-t-il bien pu arriver à Themiscyra durant toutes ces années où l'on croyait l'île éternelle ? Que sont devenues les Amazones, où se trouve le véritable foyer de Wonder Woman ? Des questions qui la tourmentent sans cesse mais qui commencent à dégager une terrible vérité que Diana va s'efforcer de faire éclater au grand jour. Car le mensonge avance et rampe dans les esprits de chacun, mais il a peur de celle que l'on désigne comme la championne de la vérité. Le mensonge a peur de Wonder Woman... et elle le sait.

Voilà donc le second tome de la série Wonder Woman Rebirth, un tome all-star puisqu'on y retrouve tous les personnages centraux de l'univers de l'héroïne guerrière, ainsi que tous ceux chers à son scénariste le plus célèbre, Greg Rucka, de retour aux commandes. Si le scénario est un rien plus compliqué que ce que l'on a pu connaître ces dernières années, il fait écho à tout ce qu'il y a de meilleur chez Wonder Woman et soulève de très nombreuses et importantes questions quant à la réalité qui semble jouer de vilains tours ces temps-ci à l'univers DC. Wonder Woman sera-t-elle celle par qui la vérité éclatera enfin et grâce à qui tout reviendra à la normale, ou bien sera-t-elle la destructrice d'un monde qu'elle ne comprend plus ? Le dessin quant à lui est vraiment magnifique, chapeau bas aux artistes qui donnent le meilleur d'eux-mêmes pour ce personnage mythique qui le mérite bien et pour le plus grand plaisir du lectorat. Patience, la suite arrive !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 4 décembre 2017

La question du lundi n°61 : La Warner a-t-elle tout foiré avec DC au cinéma ?


C’est le retour de votre feuilleton sur la Warner et DC, Justice League étant récemment sorti au cinéma, il est temps de faire un bilan de la première vague de films et comme vous pouvez vous en douter celui-ci n’est pas très bon… alors, la Warner a-t-elle tout foiré après une belle trilogie The Dark Knight et un bon reboot de Superman dans Man of Steel ?

Ceux qui nous lisent depuis de nombreux mois le savent : la production des films DC n’a pas été un long fleuve tranquille. Justice League à bien des égards, était en cela attendu au tournant pour voir de quel côté la balance penchait… et le constat est plutôt amer.
En soi le film ne souffre pas de réels défauts lorsqu’on le regarde mais si l’on gratte un peu le vernis, le tout n’est pas bien folichon : une intrigue banale, sans saveur, ni rebondissements, un méchant en CGI lambda, le retour d’un personnage iconique assez mal géré, des changements de caractère drastique dans les personnages sans réelle explication, aucune scène/plan mémorable pour nos héros, une musique aux abonnés absents, une fin archi-convenue... bref la liste est hélas longue.

Alors oui on peut se rassurer en se disant que le film n’est pas la catastrophe annoncée au vu de ses problèmes de production (la volte-face suite à Batman v Superman, le départ de Snyder au profit de Whedon, le remplacement de Junkie XL par Dany Elfman, le troncage du film) mais il est bien triste de se satisfaire d’aussi peu : nous sommes quand même en face du film qui réunissait pour la première fois la Justice League au cinéma ! L’équivalent pour DC du Avengers de Marvel. Un film qui par conséquent aurait dû être mémorable alors qu’il est juste divertissant.
Nous sommes ici en face de l’anti Batman v Superman qui était un film cherchant à nous faire réfléchir avec des personnages ancrés dans notre monde, des questionnements sociétaux et de vrais enjeux dramatiques et narratifs. Ici nous sommes devant un film n’osant prendre aucun risque et ne froisser personne, qui fait fi des bases posées depuis plusieurs films au profit du seul divertissement.

Au vu de ce bilan il est bien difficile de ne pas conclure que la Warner, de par ses ingérences, à tout fait capoter. A trop vouloir se trouver une nouvelle poule aux œufs d’or maintenant que Harry Potter est fini (et que les animaux fantastiques peinent à prolonger la magie) elle en a oublié de faire de bons films et de respecter à la fois son matériau d’origine et son lectorat et public.
Il reste à se convaincre que cette mauvaise passe est définitivement derrière nous et que le futur s’annonce plus serein, réponse dans un an dorénavant avec le film Aquaman de James Wan !

lundi 2 octobre 2017

La question du lundi n°55 : La Warner va-t-elle abandonner le modèle Marvel Studios pour son DCEU ?


Voilà bien longtemps que nous n’avions pas abordé l’actualité du DC extended Universe de Warner Bros. Cela tombe bien : l’actualité autour des films DC, à l’approche de Justice League, est plutôt florissante.
Nos fidèles lecteurs le savent, nous scrutons les annonces des films DC avec autant d’excitation que d’appréhension. Si nous étions plutôt pessimistes face à la communication autour des nombreux projets d’adaptations passés et présents chez la Warner, notre article en date du 19 Juin dernier s’achevait sur une note d’espoir quant au futur du DCEU en souhaitant un univers plus flexible constitué de films se suffisant en eux-mêmes et pouvant s’interconnecter au besoin.
Les récentes déclarations de la présidente de DC Entertainment, Diane Nelson, et du grand manitou de la branche cinéma, Geoff Johns, abondent dans ce sens : les prochaines productions du studios qui adapteront des comics ne seront pas forcément rattachées ensemble dans un grand tout.
Est-ce à dire que la Warner fait volte-face sur son choix de copier la formule bien huilée de Marvel Studios ? Éléments de réponse.

Après les déboires de Batman V Superman et Suicide Squad en 2016 et le renouveau salvateur suscité par Wonder Woman en Juin dernier, de nombreux changements ont eu lieu en interne chez DC/Warner et ce que l’on pourrait qualifier de vision ou de ligne éditoriale pour leur univers cinématographique s’en est retrouvée chamboulée.
Indéniablement le studio a appris de ses erreurs. L’on se questionnait dans nos précédents articles sur le fait que les dirigeants ne semblaient pas avoir tiré les bonnes leçons, il semblerait que nous avions tort.
Ainsi les dernières déclarations de Diane Nelson et Geoff Johns vont dans le sens de la création d’un label à part où des histoires de DC seraient adaptées sans soucis de cohérence avec le canon des films actuels. C’est une méthode que l’on retrouve déjà dans les versions papiers de nos héros : des récits auto-suffisants sans lien direct de chronologie, des histoires intemporelles que l’on nomme fréquemment elseworld (littéralement : autre monde pour montrer qu’aucune attache ne lie le comics aux autres séries feuilletonnantes). L’on peut citer dans cette catégorie Batman Année Un, Killing Joke, The Dark Night Returns, Batman Arkam Asylum, Superman Red Son, Kingdom Come ou encore le récent label Terre Un revisitant les origines des plus célèbres héros de l’écurie DC.
Le premier film qui devrait ouvrir cette voie serait centré sur le Joker et pourrait explorer un autre style comparé aux autres films de la boîte. D’aucun se plaisent à imaginer un film sombre et violent pour adultes, suite aux cartons chez la Fox de Deadpool et Logan. On aurait enfin droit à des histoires s’adressant aux plus grands et non pas au sempiternel public de masse de ce type de fiction.

Mais les dirigeants de DC/Warner vont plus loin : à l’instar de Wonder Woman, d’autres films sont voués à garder une certaine indépendance, ce sera par exemple le cas pour Aquaman de James Wan. Au vu du personnage qui est habituellement relativement à part du reste de la Justice League dans les comics, cela n’a rien d’étonnant.
Et pour la suite me direz-vous ? Et bien pour le moment c’est encore le grand flou artistique : Flash semble se diriger vers une adaptation de Flashpoint. Dans ce récit du bolide écarlate, l’univers DC se trouve entièrement modifié avec une remise à plat des différents statu quo des personnages, ce qui a donné lieu à l’ère éditoriale des New 52, largement publiée en France avec l’arrivée de Urban Comics.
Si cette rumeur s’avérait exacte, ce film Flashpoint pourrait donc servir de justification pour la création d’un multivers DC ou différents univers pourraient cohabiter en parallèle.
Cela expliquerait les théories à propos du départ de Ben Affleck de son rôle de Batman : un autre acteur, plus jeune, pourrait ainsi être retenu pour des aventures solo (Matt Reeves ayant signifié qu’il souhaitait revenir aux origines de détective du personnage) tandis que Affleck resterait présent pour les gros films comme Justice League.

Il est en tout cas rassurant de voir la Warner déclarer qu’elle souhaite laisser plus de liberté à ses réalisateurs et qu’il leur incombera de relier ou non leur film à ceux de leurs prédécesseurs. On voit donc que l’idée d’un univers partagé n’est pas non plus abandonnée totalement, juste qu’il ne s’agira pas de la norme imposée par le studio. Il est bien sûr trop tôt pour voir qu’elle forme cela prendra, le risque est en effet grand que des doublons existent (exemple : plusieurs réalisateurs souhaitant proposer leur vision de Batman) et il y a donc de grande chance de déstabiliser un public encore habitué à la formule Marvel, qui ne comprendra peut être pas pourquoi Batman a autant de visages différents d’un film à l’autre.

samedi 19 août 2017

Wonder Woman (Warner Bros. Animation - 2009)


Arès, le dieu dément de la Guerre, de la Haine et du Chaos, est en passe de réaliser sa destinée et de devenir l'être le plus puissant qui soit... mais il doit faire face à l'armée des courageuses Amazones qui luttent sans relâche contre les hordes monstrueuses qui déferlent sans cesse. Alors que les combats font rage et que les victimes se comptent par centaines, Hippolyta, reine des Amazones, parvient à vaincre Arès et à tuer le fils qu'il ont eu ensemble, devenu un véritable monstre assoiffé de sang. En punition pour ses crimes, Arès se voit retirer son pouvoir corrupteur et est scellé sur l'île de Themyscira, nouveau domaine des fières Amazones qui maintiennent la paix depuis plusieurs siècles. En proie à la culpabilité pour avoir donné naissance à une telle horreur, Hippolyta implore les dieux de lui donner un autre enfant, qui soit animé par la bonté, la pureté et l'honnêteté. C'est ainsi que de la glaise façonnée de ses mains naît Diana, princesse des Amazones, celle qui deviendra bien vite leur plus grande guerrière, leur plus grande force et aussi leur trésor le plus précieux. Quand, de nos jours, l'avion du pilote de chasse Steve Trevor s'échoue sur l'île perdue, Diana est désignée au terme d'un tournoi implacable pour ramener l'homme dans son monde et également traquer et détruire Arès une bonne fois pour toutes, car le dieu-fou est parvenu à s'échapper de Themiscyra et rassemble déjà ses légions pour provoquer rien moins que la fin du monde et de toute vie. Diana va devoir apprendre à mettre ses peurs et ses préjugés de côté, à faire confiance à l'homme et à vaincre ses propres démons si elle veut mener sa mission à bien. Celle que le monde nomme bientôt Wonder Woman sauvera-t-elle l'humanité, ou bien sera-t-elle corrompue par sa laideur morale ?

Le film date de 2009, mais déjà une chose à dire en premier lieu : je n'ai pas vraiment aimé le design global des personnages. Trop simpliste, trop peu inspiré, c'est vraiment très en dessous de ce que les studios d'animation Warner peuvent livrer comme gage de qualité. Mais passons, et parlons de l'histoire elle-même. Elle souffre du même défaut, elle est un rien simpliste et neuneu, parcourue de raccourcis parfois gênants et maladroits, tandis que la personnalité de certains est tout juste survolée. Certes il faut tenir 74 minutes seulement donc le récit se retrouve très condensé, presque un résumé vidéo d'un vrai film, mais quand même on aurait pu s'attendre à mieux. La sortie en DVD toute récente de 2017 coïncide bien sûr avec la sortie tout bientôt du film Wonder Woman de cette même année, on surfe sur la vague et on propose du contenu adapté et lié à l'événement. Mais peut-être que ce film d'animation aurait mérité un travail plus approfondi, à l'image du film live, beaucoup plus équilibré et mieux servi à tous niveaux. Enfin, ce dessin-animé reste un bon film Warner malgré tout, pas le meilleur certes mais loin d'être le plus mauvais à ce jour, il a au moins le mérite d'avoir travaillé le casting et un scénario signé Gail Simone, une scénariste de comics passionnée par ce qu'elle fait et ça se sent.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 12 août 2017

Wonder Woman - Dieux et mortels tome 1 (Urban Comics - Mars 2017)


Il y a longtemps sur les terres lointaines de la Grèce Antique, régna l'âge d'or des dieux tout-puissants et d'extraordinaires héros. Parmi toutes ces légendes, aucune n'est aussi belle ni fière que celle des Amazones, ce peuple de femmes conçues par les déesses afin de montrer au reste du monde la voie à suivre, honorable et attentionnée, afin que perdure à jamais l'esprit de Gaïa. Mais malheureusement, Arès le dieu-fou de la Guerre s'estime digne de régner en maître absolu sur ce monde encore neuf, et il jure d'éradiquer les Amazones ainsi que toutes les créatures qui entraveront sa destinée. Sa puissance ne fait que croître au fil des ans, des siècles, des millénaires... et bientôt, les autres dieux tremblent de terreur en sentant les doigts glacés de l'oubli se refermer sur eux, à mesure que le monde se détourne d'eux. Seules persistent les glorieuses Amazones, mais leur voix est également sur le point de s'éteindre sous l'influence d'Arès et des monstruosités dont il rend capable l'humanité. Souhaitant avoir un enfant, Hippolyte, reine des Amazones, adresse ses suppliques à Zeus, qui l'entend et décide de l'exaucer. Avec l'aide des déesses patronnes de son peuple, la reine fabrique une petite statue d'argile représentant un nourrisson, à qui les déesses donnent alors vie et la dotent également de dons formidables qui forgeront sa destinée. Bien des années plus tard, lorsque la jeune princesse Diana commence à s'intéresser au reste du monde au-delà de son île, c'est le moment que le Destin choisit pour la confronter à l'homme, en la personne du colonel Américain Steve Trevor, échoué dans les flots déchaînés après une mission périlleuse et méphitique. Diana le recueille et parvient à convaincre ses sœurs de le soigner et de les renvoyer tous deux dans le vaste monde afin qu'elle en apprenne davantage sur la folie qui semble gagner les super-puissances, montées l'une contre l'autre par le démoniaque Arès dont les fils déments orchestrent la chute de l'humanité, toute proche. Les choses semblent réellement désespérées, et seule la princesse des Amazones et ses nombreux dons seront de taille pour faire toute la lumière sur cette affaire, et combattre la néfaste influence d'Arès sur le monde. Celle que les mortels surnomment bien vite Wonder Woman saura-t-elle rendre la raison au dieu-fou ? Prête à tous les sacrifices, Diana connaîtra au contraire la joie de nouvelles amitiés et de nouveaux apprentissages, tâchant de lier sa culture et celle de ce monde humain si étrange et violent mais capable de si belles choses lorsqu'on lui donne sa chance. Véritable inspiration vivante, qu'elle combatte les dieux comme les préjugés, Diana accomplira sans peur sa mission afin de pouvoir regagner l'île du Paradis et de rencontrer enfin son destin pour comprendre ce qui fait d'elle, à jamais et pour toujours, Wonder Woman.

C'est véritablement magnifique, un album de belle taille assez imposant mais dont il ne faut pas avoir peur car si le style est effectivement un rien vieillot maintenant, l'écriture et le dessin de George Pérez sont merveilleux de savoir et de précision, tout s'enchaîne de façon très lisse et fluide, tout est pensé dans les moindres détails pour que le récit nous prenne totalement l'esprit au sein de ses pages. Les trois histoires majeures contenues dans ce premier tome sont le fondement de la mythologie des Amazones et de Wonder Woman en tant qu'icône de DC Comics, lui rendant toute sa prestance et sa valeur dans l'aube de ce nouvel univers qu'aujourd'hui nous reconnaissons comme un classique véritable et fondateur. Vraiment, donnez sa chance à cette intégrale en deux parties, qu'Urban nous propose avec beaucoup de plaisir et beaucoup de soins, et vous verrez que de nombreux détails auxquels vous n'aviez peut-être pas prêté attention dans le film en sont tirés.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 7 août 2017

La question du lundi n°47 : Pourquoi raconter les origines ?


Devant le nombre de récits consacrés à nos héros favoris, quel que soit le support, on peut se dire que maintenant tout le monde ou presque connaît les origines de Spider-Man, de Superman, de Batman, etc. Même si les connaissances ne sont pas complètes ou totales, tout le monde connaît au moins un détail marquant de ces origines, de ces récits des tous débuts. Et pourquoi ? Parce que justement ces récits sont réécrits encore et encore pour chaque nouvelle génération avec à chaque fois une petite variante certes, mais l'essentiel est toujours conservé. Que ce soit au cinéma, à l'écrit comme au dessin, les origines de nos héros changent somme toute très peu, ce qui permet à différentes générations de pouvoir conserver les mêmes références et lire les mêmes choses sans que le fossé soit trop important.
Cependant, il y a des exceptions, comme pour toute règle tacite. Certains auteurs s'amusent à modifier en profondeurs les origines des héros comme des vilains, ce afin de créer la surprise, la polémique ou tout simplement une nouvelle version dans un nouvel univers parallèle. Prenons le cas de Batman : Thomas et Martha Wayne sont tués par Joe Chill, un vagabond sans le sou, alors qu'ils rentraient du théâtre/du cinéma. Seul le petit Bruce est épargné et vivra désormais avec ce traumatisme qui hantera chacune de ses actions. Mais voilà qu'en 1989 Tim Burton passe par-là et change sans en avoir l'air radicalement le récit : désormais c'est le futur Joker qui tue les parents de Bruce, faisant de lui le futur Batman qui le lâchera par erreur dans une cuve d'acide pour en faire le Joker, son ennemi juré. Dans la vision de Burton, les deux personnages sont liés, leurs destinées sont entrelacées et entremêlées, l'un créé l'autre et vice versa. Ce qui choque peut-être les lecteurs des débuts, mais fera du film l'un des préférés aux yeux des fans, ce même encore aujourd'hui.
Les histoires labellisées Terre-Un pour DC, Ultimate pour Marvel, All-new etc., sont un moyen tout simple pour les auteurs récents de retravailler la matière sacrée des origines, de lui donner peut-être une autre forme ou de tenter de la faire aller dans une autre direction pourquoi pas. Le tout toujours pour surprendre le lecteur avec quelque chose qu'il connaît déjà ou croit connaître depuis longtemps, ce n'est donc pas chose si aisée il faut faire avec les grands connaisseurs qui ont vu passer plus d'un univers parallèle dans leur existence. Spider-Man, The Amazing Spider-Man, Spider-Man Homecoming : trois variantes et trois directions différentes pour un même personnage avec cependant toujours le même socle sacré des origines : une araignée radioactive mord un pauvre type qui deviendra un héros par la force des choses et de la tragédie humaine.
Combien de fois les origines de Superman ont-elle été racontées, encore et encore, pour un public chaque fois nouveau et émerveillé. Pourquoi dit-on de Superman que ses meilleures histoires sont celles relatant ses origines. Et bien parce que c'est malheureusement trop vrai, c'est un personnage extrêmement difficile à écrire il ne faut pas croire, et les auteurs qui s'en sortent le mieux sont ceux qui reprennent les origines de l'Homme d'Acier en y apportant leur touche personnelle. Les récits des origines sont aussi un argument commercial très fort, les gens achèteront volontiers un N°1 plutôt qu'un N°285 voir bien plus loin encore. Marvel et Panini ne s'y sont pas trompés puisqu'ils sont devenus spécialistes des relaunchs et reboots de leurs séries avec toujours de nouveaux N°1 pour frapper le plus large public possible, avant de recommencer pour un nouveau tour, et ainsi de suite.

Pour conclure, raconter les origines d'un héros c'est un peu comme quand nos grands-parents nous racontent l'origine de telle ou telle chose qu'ils ont vu naître ou avec laquelle ils ont grandit : c'est un lien essentiel entre les générations, qui permet à tout le monde de communiquer sur une base solide et identique pour tous. Et puis ça se vend bien mieux il faut dire qu'une fin.