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lundi 4 décembre 2017

La question du lundi n°61 : La Warner a-t-elle tout foiré avec DC au cinéma ?


C’est le retour de votre feuilleton sur la Warner et DC, Justice League étant récemment sorti au cinéma, il est temps de faire un bilan de la première vague de films et comme vous pouvez vous en douter celui-ci n’est pas très bon… alors, la Warner a-t-elle tout foiré après une belle trilogie The Dark Knight et un bon reboot de Superman dans Man of Steel ?

Ceux qui nous lisent depuis de nombreux mois le savent : la production des films DC n’a pas été un long fleuve tranquille. Justice League à bien des égards, était en cela attendu au tournant pour voir de quel côté la balance penchait… et le constat est plutôt amer.
En soi le film ne souffre pas de réels défauts lorsqu’on le regarde mais si l’on gratte un peu le vernis, le tout n’est pas bien folichon : une intrigue banale, sans saveur, ni rebondissements, un méchant en CGI lambda, le retour d’un personnage iconique assez mal géré, des changements de caractère drastique dans les personnages sans réelle explication, aucune scène/plan mémorable pour nos héros, une musique aux abonnés absents, une fin archi-convenue... bref la liste est hélas longue.

Alors oui on peut se rassurer en se disant que le film n’est pas la catastrophe annoncée au vu de ses problèmes de production (la volte-face suite à Batman v Superman, le départ de Snyder au profit de Whedon, le remplacement de Junkie XL par Dany Elfman, le troncage du film) mais il est bien triste de se satisfaire d’aussi peu : nous sommes quand même en face du film qui réunissait pour la première fois la Justice League au cinéma ! L’équivalent pour DC du Avengers de Marvel. Un film qui par conséquent aurait dû être mémorable alors qu’il est juste divertissant.
Nous sommes ici en face de l’anti Batman v Superman qui était un film cherchant à nous faire réfléchir avec des personnages ancrés dans notre monde, des questionnements sociétaux et de vrais enjeux dramatiques et narratifs. Ici nous sommes devant un film n’osant prendre aucun risque et ne froisser personne, qui fait fi des bases posées depuis plusieurs films au profit du seul divertissement.

Au vu de ce bilan il est bien difficile de ne pas conclure que la Warner, de par ses ingérences, à tout fait capoter. A trop vouloir se trouver une nouvelle poule aux œufs d’or maintenant que Harry Potter est fini (et que les animaux fantastiques peinent à prolonger la magie) elle en a oublié de faire de bons films et de respecter à la fois son matériau d’origine et son lectorat et public.
Il reste à se convaincre que cette mauvaise passe est définitivement derrière nous et que le futur s’annonce plus serein, réponse dans un an dorénavant avec le film Aquaman de James Wan !

lundi 30 octobre 2017

La question du lundi n°59 : Comment un film devient-il culte ?


Depuis la création du cinéma, une myriade de films a été réalisée un peu partout dans le monde. Des films de catégories différentes (humour, horreur, dramatique, comédie, etc.). Chacun de ces films peut aller du très mauvais au très bon en prenant en compte plusieurs critères ainsi que les goûts de chacun.
Toutefois, certains de ces films atteignent le statut de film culte. Des œuvres de référence qui dans la catégorie à laquelle ils appartiennent deviennent des œuvres incontournables. La question du lundi sera donc : sur quels critères peut-on se baser afin de définir un film culte ?

L'originalité d'une œuvre : Cette originalité peut se définir sur de nombreux points. Son scénario qui peut traiter de quelque chose peu banal, à titre d'exemple, on peut citer la trilogie culte des Retour vers le Futur qui traite du voyage dans le temps, un sujet qui n'est pas forcément simple, et qui s'adresse à tous les publics. La façon d'être filmé (en noir et blanc, jeu d'ombres et de lumières, ambiance atypique) peut servir à se distinguer des autres. La manière dont l'histoire peut être racontée comme la narration dans Pulp Fiction qui ne suit pas l'ordre chronologique des évènements. Un film culte peut se caractériser par sa capacité à innover et à renouveler le genre auquel il appartient.

L'influence sur la culture populaire, le fait que les gens parlent du film pendant et après sa sortie. Des répliques, des scènes cultes qui restent gravées dans les mémoires et qui identifient tout de suite le film en question. Cela peut s'exprimer également par le biais de parodie humoristique. Également, un film culte peut influencer par la suite des réalisateurs dans leurs œuvres.

Le contexte de l'époque de la sortie du film peut également permettre de donner à certains une portée plus significative et un impact important sur le public et ainsi contribuer à sa notoriété.

Il est également difficile de dire si des chiffres élevés au box-office reflètent ce statut que peut acquérir un film. Un exemple notamment avec le cas de Blade Runner qui a couté 28 millions de dollars et qui a réalisé une recette de 33,8millions de dollars, ce qui est loin d'être un succès alors que par la suite le film a acquis une réputation indéniable dans l'univers de la SF et a donné lieu
à une suite sur les écrans cette année.

Le fait qu'on prenne plaisir à revoir un même film, que l'on parle encore de celui-ci des années après, c'est ce qui permet aussi aux films cultes de garder ce statut. Il est également plus simple d'identifier un tel statut pour des films anciens alors qu'à l'heure actuelle avec la profusion de films et de blockbuster projetés sur les écrans, il n'est pas forcément aisé de savoir ce qui restera dans les mémoires ou pas. Ainsi si les épisodes 4, 5 et 6 de Star Wars sont des œuvres cultes, en sera-t-il de même pour les épisodes 7, 8 et 9 ? Seul le temps nous le dira.

Bon visionnage, lecture, jeux à tous et à bientôt !

lundi 10 juillet 2017

La question du lundi n°43 : Le "Dark Universe" d'Universal est-il encore viable ?


Le mois dernier sortait sur nos écrans le dernier film tant attendu de Tom Cruise, La Momie, des studios Universal. Ce film devait être ce que Dracula Untold avait échoué à être en son temps, c'est à dire le fer de lance d'un univers partagé au cinéma, le Dark Universe, rassemblant au sein d'une même continuité de films les différents monstres sacrés du cinéma comme Dracula, la Momie, le monstre de Frankenstein, la créature du lagon, le Dr. Jekyll et Mr. Hyde, etc. Tous les grands monstres de la littérature anglaise du XIXème siècle, dont Universal a récupéré tous les droits ou peu s'en faut.
Revenons-en au film La Momie. Il nous présente à la fois une nouvelle version de cette histoire qui date déjà des années '30 et dont selon moi la meilleure adaptation reste celle de Stephen Sommers en deux volets (clin d’œil : les amateurs auront reconnu le Livre d'Or d'Amon-Râ dans la bibliothèque du film récent, ainsi qu'un crâne de vampire et une main de créature aquatique), et également certains des personnages de ce fameux univers partagé comme le bon Dr. Jekyll, directeur de l'institut qui effectue des fouilles et des recherches dans le monde entier sur les avatars du Mal quels qu'ils soient, et son pendant malfaisant le redoutable Mr. Hyde. Mais entre un Tom Cruise en roue libre et un Russel Crowe qui en fait des tonnes, la sauce n'a malheureusement pas prise. Rappelons que le film souffre de près de 83% de critiques négatives, d'un désaveu quasi-total des fans du genre, et d'une promotion un rien lourdingue de la part des studios. La venue en grande pompe de Tom Cruise dans son premier talk-show français, Quotidien, n'y aura au final rien changé et le film se traîne lamentablement sur les écrans. Pour tout vous dire, quand je suis moi-même allé le voir avec la meilleure bonne volonté du monde, je me suis retrouvé totalement seul dans une salle entièrement vide, pour une séance privée qui m'a laissé plutôt froid. C'est vous dire à quel point le film que je m'apprêtais à voir avait su séduire son public...
Que veut faire Universal exactement avec son univers partagé de monstres ? Une concurrence assez tardive aux univers de Marvel et DC, Warner et Disney et leurs super-héros ? Une façon de dire ''Eh, nous aussi on peut faire une longue histoire sur plusieurs films avec des personnages connus de la culture populaire !'' et de tenter maladroitement de s'approprier une partie du public ? J'ai malheureusement plutôt l'impression que malgré tous leurs efforts, ils n'ont pour l'instant réussi qu'à saborder le navire et que la chute dramatiquement lente de leurs aspirations risque de faire mal. Pourtant sur le papier tout partait d'une bonne idée, mais peut-être est-il temps de se demander si les monstres du cinéma et de la littérature intéressent encore réellement quelqu'un de nos jours, à part les fidèles lecteurs du genre. Bonne idée mais peut-être mauvaise cible... et surtout gestion catastrophique des acteurs. Tout ne peut pas reposer uniquement sur un grand nom au casting, le public n'est pas si idiot et a généralement tendance à voir qu'il n'y a rien de bien concret derrière le voile. Ça me coûte de tenir ce discours, car quelque part au fond de moi j'y croyais, à ce Dark Universe et à sa belle fanfare. Je suis un grand fan du film Van Helsing de Stephen Sommers (encore lui) après tout, on peut dire que je suis peut-être un peu trop idéaliste et bon public, mais même moi j'ai été déçu par cette momie qui n'avait pas grand chose pour elle. Cela dit, il faut reconnaître que l'actrice choisie pour incarner la princesse maudite et revancharde était une des rares bonnes idées du film, c'est pratiquement le seul personnage qui ne sonne pas faux. Mais mise en face des ténors qui ne jouent pas leur rôle, elle perd de sa substance et cette nouvelle incarnation sera malheureusement vite oubliée.

Pas de réponse réelle à apporter à cette question pour l'instant, étant donné que cela commence tout juste, mais des réserves à noter et surtout un mauvais départ à corriger d'urgence dans les films suivants, si les studios en ont encore le courage et la volonté. Je l'espère de tout cœur.

lundi 15 mai 2017

La question du lundi n°36 : Les bandes-annonces peuvent-elles tuer le film ?


L’intérêt publicitaire des bandes-annonces n’est plus à démontrer. Quand le public voit, ne serait-ce que 30 secondes d’annonce sur le dernier film de super-héro, dessin-animé ou comédie, l’euphorie monte (ou pas). L’objectif vous l’avez compris : donner envie aux spectateurs d’aller regarder l’œuvre cinématographique proposée.

Mais il arrive que le spectateur soit déçu. Entre l’annonce de la sortie du film et son arrivée en salles, peuvent s’écouler plusieurs mois, le studio devant donc maintenir l’intérêt. C’est de cela qu’il s’agit ici. Les bandes-annonces pourraient-elle avoir l’effet inverse que celui escompté ?
Le débat s’est ouvert un vendredi soir, notre quatuor retraçait les sorties ciné ainsi que les futurs films et projets. Souvent dans la bande, l’idée de ne pas voir de bandes-annonces pour ne rien se spoiler sur un film supposé intéressant est retenue. Dans notre petite communauté, le fait est que si un film vous tente, ne regardez aucune bande-annonce, ne lisez aucun article, évitez au possible de voir le moindre élément de spoil.
L’exercice demande une habileté sans faille et une attention de tous les instants. Prenons le cas de Star Wars. Comment ne pas se spoiler l’intrigue au vu de toute la publicité brassée dans les médias ? J’ai lutté autant que possible pour ne rien me révéler, j’ai même fui certaines discussions aux soirées mondaines, les ami(e)s me renvoyant pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte. Au final, le jeu en valait-il la chandelle ? … L’ami Thomas (Toto, pour les intimes), en tout cas, n’a pas été déçu concernant les Gardiens (« Groot power ! »).
Il faut dire que concevoir une bande-annonce ou un trailer est d’une complexité extrême. Il faut donner le ton du film, son ambiance et son intrigue, sans jamais rien révéler d’important, le tout en seulement une ou deux minute(s). Beaucoup de réalisateurs ont du s’y casser les dents. Les spécialistes ont leurs méthodes bien rodé, mais quand il faut réaliser plusieurs annonces à quelques mois d’intervalle et que l’œuvre n’est même pas finie, est-ce vraiment judicieux ? ...
On peut prendre l’exemple du premier trailer qui nous montre un passage qui a disparu de l’œuvre final ; « pourtant cette réplique avait l’air bien ! », Ou pire, qui présente un élément mineur comme étant développé tout au long du scénario ; « c’est bizarre l’intrigue ne correspond pas à ce que j’avais compris ». Au final l’annonce peut être décalée par rapport à l’œuvre finale. Publicité mensongère (« remboursez ! », crie la foule en colère) ?
Non, la difficulté réside dans l’interprétation et la demande du public. La comédie (Jour J, Raid dingue, etc.), spécialité française laissera voir dans ses annonces une ou deux des meilleure(s) blagues ainsi que l’intrigue principale. En effet, si le reste n’est pas beaucoup plus drôle, c’est la déception, cependant ce point reste à l’avis du spectateur.

De l’autre coté de l’Atlantique, la spécialité c’est le grand spectacle, donc seront mis au premier plan les bagarres et autres moments épiques entre deux répliques comiques. Et souvent on ne se trompe pas. Les supers-héros l’ont compris, ce qui plait et donne envie d’aller au cinéma, ce sont les menaces interplanétaires qu’il faut éliminer dans de superbes décors. On peut même pousser à l’excès avec la bande-annonce du dernier Transformers, où parmi toutes les explosions, une réplique sur trois informe que les protagonistes veulent lutter (dans les flammes cette fillette ensanglantée disant vigoureusement : « je veux me battre »). Lutter pourquoi en fait ? …
Je ne poursuivrai pas sur les annonces concernant les films (que nous ne regarderons jamais) produit par Bollywood, où les révélations concernent, j’imagine, les principales chansons (et oui la comédie musicale est la norme là-bas).

À l’inverse des paragraphes précédents, on peut noter le cas des bandes-annonces qui au fil des mois se succèdent et finissent par nous révéler l’intégralité du film.
Prenons le cas du dessin animé Baby Boss. Le premier trailer nous présente la situation générale : un scénario sympa où un bébé en costume est adopté par une famille. Les parents ne voient qu’un enfant, alors que leur premier fils (et les spectateurs) voient tout de suite ce qui cloche. Le deuxième trailer approfondit cette base, et là, c’est le drame… toute l’intrigue est révélée sauf le dénouement qui semble prévisible. L’objectif est rempli, les amateurs et enfants iront voir le film, les autres oublieront… Tous les membres de notre équipe, ont connu ce cas, les bandes-annonces successives, nous révélant trop d’éléments, ne nous incitent pas à aller en salles (comme les Power Rangers). Pour autant les DVD pourraient éventuellement rejoindre notre collection.

C’est dans cette optique, que pour de grands films (chers à nos cœurs et non les plus populaires) nous préférons éviter tout spoil, allant même jusqu’à sortir du cinéma si la bande-annonce du film attendu passe (on revient après bien-sûr). Comme je le disais plus haut l’exercice demande beaucoup d’attention et de sacrifice, êtes-vous prêt à cela ?
D’autant plus que les gros films à budget peuvent par leurs brassages publicitaires nous faire passer à coté de cette petite perle du cinéma.
Les exemples de décalage entre trailer et films peuvent être nombreux et je suis sûr que ça vous est déjà arrivé. La déception animant votre être, pourtant quand on revoit le film à la télévision la petite voix nous dit ; « Pourquoi j’ai pas aimé en fait ? ». Alors de mon avis il faut prendre des risques ! Les films pouvant être à notre goût sont clairement déterminés par la ou les première annonces (date de sortie ou projet). À partir de là il faut éviter autant que possible les autres. Le danger est d’être déçu en allant au cinéma à l’aveugle. Mais la surprise bonne ou mauvaise ne vaut-elle pas mieux ?

Vous seuls avez la réponse.

mardi 23 décembre 2014

Emission n°26 bis : Se dirige-t-on vers une overdose des adaptations de comics sur petits et grands écrans ?

Petite pause cette semaine dans les articles de Florent qui goûte à un repos bien mérité.
Cela nous permet de vous proposer en bonus de fin d'année la seconde partie de notre précédente émission.

Après vous avoir exposé la genèse des adaptations de comics à la télévision, nous nous penchons sur leur avenir au cinéma et sur le petit écran avec l'embouteillage (et surement le carambolage) qui se profile d'ici à l'horizon 2020.

Le débat est lancé : subira-t-on une overdose de comics suite à leur surreprésentation ?

L'équipe de Radiophogeek vous souhaite une bonne écoute et de bonnes fêtes de fin d'année !

N.B. : Cette émission a été enregistrée avant la présentation dans le détail des prochains films Marvel, ne vous étonnez donc pas si nous en parlons à l'état de rumeurs :)

mardi 30 septembre 2014

Halloween 2014 : Mois spécial sur les Vampires, par Flo

Salut tout le monde ! Halloween approche, j'ignore ce que vous ferez pour l'occasion (une soirée entre amis, films d'horreur, tournée des maisons, lâchez-vous !) mais en ce qui me concerne je me propose de vous offrir un mois d'Octobre entièrement consacré au thème des Vampires !

Vous aurez ainsi un total de 9 articles durant ce mois, tous au sujet d'une œuvre sur le vampirisme, qu'il s'agisse de littérature, d'art séquentiel, de cinéma, etc. 9 articles qui auront pour but non pas de vous effrayer (malheureusement) mais de vous présenter, comme toujours, des œuvres méconnues ou mal connues du grand public. Ainsi, je vous rédigerai comme d'habitude des articles ayant pour vocation de vous présenter quelque chose, de vous initier en quelques sortes ou tout bêtement vous inciter à faire vos propres recherches par la suite pour en savoir davantage. Je conviens naturellement qu'un bon nombre d'entre vous risque de déjà connaître les œuvres en question, mais je continue de penser dans une logique de présentation plutôt que de review.

Ah, et j'anticipe d'ores et déjà les éventuels commentaires du genre : ''Oh mais c'est nul il n'a pas parlé de telle ou telle œuvre'', ''Mais pourquoi il n'a pas mis ça dans son top, c'est tellement évident pourtant !'' et autres. Sachez que ces articles seront rédigés sur la base de mes préférences personnelles et de ce que j'ai envie de partager avec vous, et qui me semblera digne d'intérêt pour une raison ou pour une autre. Les œuvres trop connues, je passe. De même, il se peut que certaines choses très aimées du public ne figurent pas dans mes articles, c'est tout bêtement parce que moi je ne les aime pas ou parce que je n'ai pas jugé, vu leur portée, qu'il était utile d'en parler pour les faire découvrir. Ce n'est pas un TOP que je réalise, c'est une sélection personnelle de ce que je voudrais partager. Donc pas de classement des meilleures œuvres sur les vampires ni rien de ce genre, simplement une suite d'articles pour partager et présenter ce que j'aime. Et vous trouverez même des trucs que je n'ai pas spécialement aimé dedans, juste pour en discuter avec vous !

Ainsi (je préfère le dire ici par avance comme ça c'est fait) ne figureront pas dans mes articles les œuvres suivantes :

1- les films de la saga Underworld
2- les films et livres de la saga Twilight
3- la bit-lit de manière générale
4- le film La Reine des Damnés
5- les films du genre Une nuit en enfer ou encore Blade
6- et enfin les films classiques de la Hammer, même s'ils seront abordés.

Voilà, donc si vous attendiez en particulier un de ces points, ce mois d'Octobre risque de ne pas trop vous intéresser. Mais vous serez toujours les bienvenus si le cœur vous en dit !

Au plaisir de vous retrouver très bientôt pour le début de ce mois spécial vampires, d'ici-là portez-vous bien et bons préparatifs d'Halloween à vous tous !

mercredi 6 août 2014

L'art des super-héros Marvel, l'expo ! (Art Ludique, le Musée - Paris - 2014)


 C'est l'été, il fait bon il fait chaud et vous ne savez pas quoi faire, coincés chez vous ou en mal d'inspiration ? Envie de se divertir avant la rentrée et le retour du stress ? Pourquoi ne pas faire une petite virée à Paris, au Musée Art Ludique près de la gare d'Austerlitz, et visiter l'exposition portant sur ''L'Art des super-héros Marvel'' ? Des années 1960 à nos jours, des comics aux films, passé et avenir, entrez dans le monde merveilleux de Stan Lee et prenez-en plein la vue !


Je m'y suis rendu courant juillet, par curiosité et sur les conseils de gens avisés. Le cadre est extrêmement agréable, aéré (et surtout climatisé !), les responsables sont très sympathiques et souriants, jeunes et moins jeunes, tous passionnés. Avant même de pénétrer dans le bâtiment vous êtes accueillis par une fresque gigantesque et de toute beauté représentant les Avengers en plein combat titanesque. Vous démarrez ensuite la visite par une salle entièrement consacrée au personnage de Captain America, sa genèse, la Seconde Guerre Mondiale, Timely Comics, etc. Puis vous entrez dans la partie dédiée à Iron Man / Tony Stark, puis Thor, puis les Avengers au complet, ainsi que les Quatre Fantastiques, les X-Men, Spider-man, Hulk, Daredevil, le Punisher, Dr. Strange, Ghost Rider, Fatalis, Magneto, Galactus, le Surfer d'Argent, Crâne Rouge, Loki... pas besoin d'en dire plus, vous trouverez à peu près tout le monde ! Tous représentés et exposés de façon claire et agréable à suivre, vous n'avez qu'à suivre le chemin et à observer les murs autour de vous, couverts de planches originales en noir et blanc, encrées ou simplement crayonnées, issues de toutes les décennies depuis les années 1940 jusqu'à maintenant. De magnifiques peintures, des covers, des sketchs, des illustrations en couleurs et parfois taille réelle, des story-boards (nombreux) en images de synthèses et peintures 3-D réalisées par l'artiste Ryan Meinerding pour Marvel Studios et chaque film que nous avons eu le plaisir de découvrir au cinéma depuis le premier Iron Man en 2007, et de très nombreux artistes dont je tairais les noms pour plus de suspense (sachez seulement qu'il y a des Français dans le lot, et en bonne place !).

Car il ne s'agit pas uniquement des comics, une bonne partie de l'expo porte aussi sur les films de Marvel Studios et vous trouverez de nombreux éléments présents dans ces films, accessoires, tenues, décors entiers ! La moto de l'Hydra, le bouclier de Cap, les costumes successifs, le casque d'Iron Man, le marteau de Thor, un buste de Groot ou des géants des glaces, le trône d'Odin, et plein, plein d'autres surprises du même genre toutes plus incroyables les unes que les autres. Et toutes issues véritablement des tournages, ce sont les objets authentiques que vous pouvez voir à l'écran maniés ou portés ou fréquentés par les acteurs et les personnages !

Chaque mur arbore aussi de petits textes informatifs sur tel ou tel artiste majeur de Marvel, de Stan-the-Man en personne jusqu'aux dessinateurs et scénaristes actuels qui font le quotidien de la maison d'édition. Mais vous aurez aussi droit à intervalles réguliers à des écrans incrustés dans les murs qui vous diffuseront en boucle des reportages exclusifs réalisés pour l'expo, avec Stan Lee vous expliquant les dessous de la création de chaque grand personnage et de chaque grande série, les coulisses d'un scénario et de la collaboration avec les dessinateurs, de l'importance de la ''patte'' personnelle d'un artiste sur l'avenir et l'aspect d'un héros comme d'un vilain, des inspirations qui se cachent derrière Iron Man, Captain America, Spider-man... parfois assez inattendues ! Vous l'aurez compris, cette expo est une gigantesque mine d'informations et de divertissement, au milieu de vos héros favoris. Prenez bien tout votre temps pour observer tout ce qu'il y a à voir, ne vous pressez pas, profitez de l'instant, vous aurez de belles surprises !

La visite se termine sur une salle portant sur l'univers cosmique de Marvel, les Gardiens de la Galaxie en bonne place. Leur histoire, les différentes formations du groupe, l'avenir au cinéma, quelques petits éléments tirés du film à sortir tout prochainement, et si vous cherchez bien, une petite alcôve quelque part consacrée à un vilain amené à avoir une énorme et cruciale importance dans la suite des films Marvel Studios. Vous aurez aussi un petit espace où vous pourrez regarder une vidéo rendant hommage à chaque film depuis 2007.

Et comme toute bonne exposition, celle-ci se termine sur la boutique. Assez peu de choses à y voir au final, quelques goodies rigolos et fort sympathiques (portes-clés, mugs, magnets), des figurines de collection de la gamme Marvel Select de Diamond (fabriquant très réputé et apprécié), des statuettes et bustes exposés dans des vitrines centrales et murales, un album regroupant toutes les infos et illustrations de l'expo. Pas de films en DVD ou Blu-ray, mais des affiches de ces films ainsi que des covers cultes des comics à acheter en format poster. Toutefois, malgré ces voluptueuses apparences vous serez sans doute un peu déçus car vous ne trouverez aucun vilain parmi les figurines comme les autres goodies, tout est entièrement consacré aux Avengers des films. Les fans de Loki, de Magneto ou de Fatalis (moi le premier, snif) devront ainsi faire avec cette frustration. Enfin, ça ne gâche en rien le plaisir d'avoir assisté à cette expo du début à la fin et de l'avoir visité en prenant son temps, avec curiosité, méthode, et oeil critique en veille.

Et devinez quoi, bande de petits veinards, vous avez encore l'occasion d'aller y faire un tour car l'exposition dure jusqu'au 31 Août ! Ah, et le billet d'entrée ne coûte que 10€, c'est franchement une occasion en or. En comparaison, l'exposition sur Tim Burton en 2012 coûtait plus cher et était bien moins agréable et fournie (à part la boutique, suivez le guide).
A tous les fans de Marvel, comics comme films, aux amateurs d'art séquentiel comme d'art tout court, rendez-vous à cette adresse :

Art Ludique – le Musée
34, Quai d'Austerlitz
75013 Paris
(http://artludique.com/marvel.html)

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une excellente visite, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !