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lundi 4 décembre 2017

La question du lundi n°61 : La Warner a-t-elle tout foiré avec DC au cinéma ?


C’est le retour de votre feuilleton sur la Warner et DC, Justice League étant récemment sorti au cinéma, il est temps de faire un bilan de la première vague de films et comme vous pouvez vous en douter celui-ci n’est pas très bon… alors, la Warner a-t-elle tout foiré après une belle trilogie The Dark Knight et un bon reboot de Superman dans Man of Steel ?

Ceux qui nous lisent depuis de nombreux mois le savent : la production des films DC n’a pas été un long fleuve tranquille. Justice League à bien des égards, était en cela attendu au tournant pour voir de quel côté la balance penchait… et le constat est plutôt amer.
En soi le film ne souffre pas de réels défauts lorsqu’on le regarde mais si l’on gratte un peu le vernis, le tout n’est pas bien folichon : une intrigue banale, sans saveur, ni rebondissements, un méchant en CGI lambda, le retour d’un personnage iconique assez mal géré, des changements de caractère drastique dans les personnages sans réelle explication, aucune scène/plan mémorable pour nos héros, une musique aux abonnés absents, une fin archi-convenue... bref la liste est hélas longue.

Alors oui on peut se rassurer en se disant que le film n’est pas la catastrophe annoncée au vu de ses problèmes de production (la volte-face suite à Batman v Superman, le départ de Snyder au profit de Whedon, le remplacement de Junkie XL par Dany Elfman, le troncage du film) mais il est bien triste de se satisfaire d’aussi peu : nous sommes quand même en face du film qui réunissait pour la première fois la Justice League au cinéma ! L’équivalent pour DC du Avengers de Marvel. Un film qui par conséquent aurait dû être mémorable alors qu’il est juste divertissant.
Nous sommes ici en face de l’anti Batman v Superman qui était un film cherchant à nous faire réfléchir avec des personnages ancrés dans notre monde, des questionnements sociétaux et de vrais enjeux dramatiques et narratifs. Ici nous sommes devant un film n’osant prendre aucun risque et ne froisser personne, qui fait fi des bases posées depuis plusieurs films au profit du seul divertissement.

Au vu de ce bilan il est bien difficile de ne pas conclure que la Warner, de par ses ingérences, à tout fait capoter. A trop vouloir se trouver une nouvelle poule aux œufs d’or maintenant que Harry Potter est fini (et que les animaux fantastiques peinent à prolonger la magie) elle en a oublié de faire de bons films et de respecter à la fois son matériau d’origine et son lectorat et public.
Il reste à se convaincre que cette mauvaise passe est définitivement derrière nous et que le futur s’annonce plus serein, réponse dans un an dorénavant avec le film Aquaman de James Wan !

lundi 28 août 2017

La question du lundi n°50 : Qu'attendre de la rentrée 2017 ?

C'est bientôt la fin des vacances, l'heure de la rentrée des classes pour certains, du retour au boulot pour d'autres... que nous réserve cette fin d'année 2017 après la rentrée ? 

On ne va pas se mentir, pour les fans de comics et de cinéma la plus grosse attente est bien sûr le film Justice League de DC/Warner. Mais avant ça on aura le plaisir de retrouver chez Marvel/Disney Thor et ses camarades pour le troisième épisode de la franchise, Ragnarok, qui s'annonce juste mortel.

Du côté des comics à paraître chez nous, on attendra bien évidemment au tournant les deux omnibus de chez Panini/Marvel, prévus pour Novembre au lieu d'Octobre car le dixième mois de l'année sera réservé à la parution des absolutes, de bien gros morceaux qu'il faudra réussir à caser ! Et chez Urban/DC, il y a dès Septembre la suite des parutions de l'ère Rebirth, avec Nightwing (ma grosse attente perso) et Flash ainsi que All-star Batman 

Et les mois suivants ne font que nous réserver du beau et du lourd encore une fois. Une bien belle fin d'année que nous vous invitons à suivre avec nous, comme toujours.

lundi 19 juin 2017

La question du lundi n°41 : Quelle est la nouvelle vision de Warner pour le DCEU ?


Profitons de la sortie récente de Wonder Woman pour reparler un peu du futur de DC Comics au cinéma, car depuis notre article du 6 Mars, les choses ont bien bougé en coulisses.

Nous nous étions montrés pessimistes à l’époque au vu des annonces et de la direction chaotique des projets. Alors certes tout est loin d’être rose mais une tendance semble se dessiner : Warner Bros. multiplie le nombre de projets pour se libérer du carcan de son planning annoncé trop tôt.

La genèse et la gestation du DCEU est en effet complexe : lorsque Man of Steel sort en 2013 il n’a clairement pas vocation à faire partie d’un univers partagé mais d’être un film unique, voir une trilogie à l’instar de celle de Christopher Nolan sur Batman.
Néanmoins l’influence de Nolan est telle pour Warner que la patte du réalisateur est imposée à Zack Snyder sur Man of Steel et puis… The Avengers et Iron Man 3 chez Marvel cartonnent en 2012 et 2013 dépassant chacun allégrement le milliard de dollars.
Changement total de programme pour le studio, plutôt qu’une suite à Man of Steel et le lancement d’un nouveau Batman (voir d’autre personnages de l’écurie DC), il est décidé de créer un film réunissant les deux, servant de genèse à l’univers cinématographique de DC ! L’idée, audacieuse sur le papier, s’est avérée bien mal retranscrite car trop précipitée. Et c’est un mal qui pèse encore sur les productions récentes ou à venir de Warner : Suicide Squad fut massacré sur l’autel du cool et du pop sous prétexte que ce qui n’a pas marché pour Batman v Superman est son côté trop sombre et réaliste, trop « Nolanien » (un comble quand on sait que le ton fût décidé par le studio !), Wonder Woman sauve quant à elle les meubles et nous apparaît comme bon au vu des autres films cités, mais au final, et même si celui-ci a d’énormes qualités, il reste somme toute classique en tant qu’origin story et stand-alone.

Et pour le futur me direz vous ? Justice League nous donne encore des sueurs froides. Le projet à récemment été repris par Joss ''The Avengers'' Whedon suite à une tragédie dans la famille de Zack Snyder. Le compositeur Junkie XL déjà sur Batman v Superman s’est vu remplacer par Dany Elfman. En soi ces annonces peuvent s’avérer rassurantes, mais il faut souhaiter qu’encore une fois Warner Bros. n’accouchera pas d’un film difforme et bancal par manque de temps, tout cela dans le but de respecter un calendrier d’annonces surchargé copiant ce qui se fait chez la concurrence de Marvel Studios.

C’est peut être dans cette optique que de nouveaux films furent annoncés, déjà un film The Batman non prévu sur le planning, mais aussi un film se focalisant sur le personnage de Harley Queen nommé Gotham City Sirens et réalisé par David ''Suicid Squad'' Ayer. Notons aussi un spin off sur Deadshot, mais aussi et surtout les films Batgirl et Nightwing !
En dehors du BatVerse l’arlésienne Justice League Dark est toujours en gestation , ainsi que Shazam et son ennemi Black Adam ou encore Booster Gold.
Ce dernier à l’intérêt d’être en dehors du DCEU, du moins pour le moment.

Ainsi, après avoir voulu recopier la formule Marvel, Warner Bros. semble décidé à ne pas tout vouloir rattacher à un univers DC global. Tous comme dans les comics nous pourrions avoir des pans entiers indépendants (Batman, Green Lantern, Justice League Dark), voir des films stand-alone (se suffisant à eux mêmes), ainsi que des grands films événements réunissant nos super-héros favoris. Cela permettrait en soi plus de latitude et de liberté créatrice pour les réalisateurs de l’écurie DC/Warner. Prions que ce soit la direction empruntée pour le futur de DC au cinéma, Warner pourrait renouer alors avec ce qui faisait la force de ses précédentes adaptations cinématographiques : faire confiance à la vision d’un réalisateur et créer une vraie œuvre de cinéma dans la grande tradition des sagas.

lundi 5 juin 2017

La question du lundi n°39 : Faut-il s'attendre au pire pour Wonder Woman au cinéma ?


La question est relativement simple et je ne ferai pas de long développement sur ce sujet. Simplement la situation d'un film mettant en avant une super-héroïne est pratiquement inédite aujourd'hui, si l'on excepte deux mauvais exemples par le passé, dont je parlerai
En règle générale, la femme dans les films de super-héros est rangée dans la catégorie des faire-valoirs, des assistantes ou des compagnes éplorées tandis que le mâle s'en va livrer bataille contre super-vilains et démons en tous genres. Les femmes fortes sont bien présentes, comme Loïs Lane bien sûr dont la prestation par Amy Adams la rend attachante et en même temps déterminée à montrer qu'elle peut se situer au premier plan aux côtés des héros, qu'elle accompagne souvent sur le champ de bataille, n'hésitant pas à se mettre en danger quitte à être cataloguée comme têtue et légèrement désaxée à force de risquer sa vie comme ça sans avoir de pouvoirs.
Je le disais en introduction, il y a des précédents aux films de super-héroïnes, mettant les femmes fortes au premier plan et faisant tourner l'histoire autour d'elles et de leurs combats. Nous avons... Supergirl, dans les années '80, qui traitait la jeune cousine de Superman comme une fille un rien nunuche et cucul la praline, dont le seul véritable but dans le film est de sauver l'homme dont elle est tombée amoureuse d'une méchante sorcière le convoitant également. Ce n'est pas la maigre et maladroite insertion de mythologie kryptonienne qui changera la donne, malheureusement, et si le film a assez mal vieilli (à l'image des premiers Superman en couleurs) il faut quand même lui attribuer le mérite d'avoir tenté quelque chose de nouveau à l'époque, un pari qui relevait de l'insensé.
Nous avons ensuite en second exemple, et bien tristement en mémoire, le film Catwoman ultra-sexué et débilitant des années 2000. L'héroïne est réduite à l'état de sex-interest durant tout le film, quand bien même il y aurait un message positif à en retenir comme un combat pour l’essor de la féminité libre, etc. Non vraiment, rien à sauver dans ce film, ni le massacre des personnages ni celui de l'intrigue inspirée vaguement de ce que les comics racontaient à l'époque. Très vaguement, même. Donc rien d'intéressant à retirer de ce film à part des postures aguicheuses tout au long de la pellicule et un scénario d'une platitude exaspérante tant cela confine au nunuche.
Un autre exemple me revient soudain à l'esprit, celui du film Elektra du côté de chez Marvel (pas encore Marvel Studios attention). La femme forte que l'on avait le plaisir de voir combattre (et mourir bravement) aux côtés de Daredevil dans le film homonyme a eu droit à sa résurrection et à son propre film... qui se perd malheureusement très vite dans les méandres de son scénario presque incompréhensible et aussi torturé que son héroïne. Dommage car là il y avait un vrai potentiel qui se rapproche davantage de Wonder Woman telle qu'on voudrait la voir, en guise de combattante expérimentée contre les forces du Mal. Mais fatalement, comme si une terrible malédiction était à l’œuvre, nous n'aurons droit qu'à un film plat, sans succès ni intérêt à part quelques chorégraphies sympathiques pour le profane.

Ce qui nous amène donc au cas de Wonder Woman, telle que l'interprête depuis Batman v Superman l'actrice Gal Gadot. Le film sortira dans deux jours, mercredi 7 Juin 2017, et je me suis bien gardé de voir les bandes-annonces et autres trailers et teasers en tous genres, pour me préserver une expérience sans gâchis ni moments gênants où l'on se dit que le film part exactement dans la direction que l'on prévoyait/craignait. J'espère le maximum pour ce film, car le traitement du personnage de Diana Prince a été sans failles jusque là sous Zack Snyder pour Batman v Superman. Correctement dirigée et mise en scène, l'actrice nous fait découvrir à l'écran une femme forte, qui n'a rien à envier à ses collègues masculins, bien au contraire même elle pourrait leur en remontrer. Personnellement et principalement j'ai peur de deux choses : premièrement, que le film soit une sorte de copié-collé du premier Captain America sorti en 2011 et se déroulant durant la Seconde Guerre Mondiale. Ici on parle de la Première, mais à part ça il peut y avoir beaucoup de similitudes et j'ai un peu peur qu'on ne fasse trop facilement le rapprochement. Encore une fois je n'ai vu que le tout premier trailer, donc si vous avez des éléments de réponse à apporter : abstenez-vous.
Secondement, à la vue des exemples précédents de films de super-héroïnes je redoute un excès de traitement féministe pour contrebalancer cette image neuneue que l'on a déjà que trop vu. Quelques blagues ou quelques pointes ici et là devraient suffire à faire passer le message, du moins je l'espère. J'espère aussi et surtout que le traitement proposé par Zack Snyder sera respecté et continué, avec quelques nuances bien entendu puisqu'il ne s'agira pas d'une suite mais d'une préquelle à l'univers DC au cinéma.
Enfin et avant toute chose, il faut bien se rendre compte que c'est pratiquement un sans-faute que l'on attend de ce film. Le public, les critiques et surtout les gros studios, qui il ne faut pas croire misent tous très gros sur ce film, car il sera le test ou la valeur étalon à laquelle se jaugeront les autres films d'héroïnes prévus (Black Cat/Silver Sable, Captain Marvel) par les concurrents. Wonder Woman/Gal Gadot a donc une sacrée pression sur les épaules, et je croise les doigts pour que son film puisse répondre à toutes les attentes et même réussir à en surprendre plus d'un, moi y compris ! Vous le saurez bientôt de toute manière. Rendez-vous le 7 Juin dans les salles !

lundi 6 mars 2017

La question du lundi n°32 : Quel avenir pour DC au cinéma ?


Décidément rien ne va plus chez Warner Bros ! Depuis que celle-ci s’est lancée dans l’aventure d’un univers partagé pour les héros DC sur le modèle désormais bien huilé de Marvel Studios et son cinematic universe, elle enchaîne faux pas sur faux pas.

Entre le trop ambitieux Batman v Superman et le semi-ratage Suicide Squad de l’année dernière, l’incertitude pour Wonder Woman et les changements drastiques effectués sur Justice League pour cette année, c’est tout le calendrier du futur DC Extended Universe qui s’assombrit avec les informations peu encourageantes nous parvenant au fil de ces dernières semaines...

Ainsi, le film The Flash s’est retrouvé en un court laps de temps dépourvu de son second réalisateur et la Warner a demandé la réécriture de son script ! Preuve s’il en est que le projet n’est pas sur les bons rails, alors qu’il est attendu pour l’année prochaine. Souhaitons bonne chance aux scénaristes et réalisateur qui écoperont du chantier, car en l’état si le studio ne bouscule pas son planning, il leur faudra réaliser une véritable prouesse et achever le film in a flash* ! (*en un éclair)

Mais l’autre projet qui prends l’eau, nous donne de grosses sueurs froides et qui est au centre de la tempête médiatique en ce moment est un film bien plus prépondérant et emblématique à notre sens pour l’avenir du DCEU au cinéma. Il s’agit ni plus ni moins de The Batman, projet initialement prévu comme étant sous le contrôle créatif de Ben Affleck et de Geoff Johns.
Le sujet est ici plus épineux car source de nombreuses rumeurs, nous nous en tiendrons donc aux déclarations officielles et aux rumeurs qui nous semblent les plus fondées en guise d’extrapolation.

Les deux principales informations dans un premier temps, sont le désengagement de Ben Affleck au poste de réalisateur et l’annonce d’un remplaçant en la personne de Matt Reeves (Cloverfield, La Planète des Singes : l’Affrontement) après moult atermoiements !
Il est extrêmement préoccupant de voir que quelqu’un d’aussi attaché au projet que Ben Affleck, à la fois acteur, co-scénariste, réalisateur et producteur du film se retrouve à être remplacé. L’on pourrait éventuellement penser que la tache était trop ardue et qu’il souhaitait se concentrer sur son jeu d’acteur (raison officiellement annoncée) afin de piloter le projet en sous main, comprenez par là que rien ne l’empêche de donner des directives au nouveau réalisateur, qui serait alors un homme de paille, un « yes man » comme on dit dans le milieu.
Et c’est là que la deuxième annonce laisse songeur... car Matt Reeves, en plus d'enfiler la casquette de réalisateur a obtenu celle de producteur. L’orgueil d’un réalisateur qui commence à se faire un nom à Hollywood et souhaiterait imprimer son empreinte sur le projet a t-il pesé dans la balance des négociations ? Écartons cette hypothèse un peu utopiste au profit de deux possibilités plus envisageables : comme évoqué précédemment, Affleck aurait en fin de compte la main mise totale sur le film et Reeves ne serait qu'un homme de paille. L’autre, bien plus alarmante, serait l’ingérence des pontes de la Warner, qui en arriverait à dégoûter Ben Affleck, ceci au profit d'un Matt Reeves à qui l'on a promis monts et merveilles avant de se retrouver dépossédé du projet en cour de tournage (cf : article sur les director's cut).
A ce moment il nous paraît intéressant d’évoquer deux rumeurs persistantes et crédibles car relayées par des sources multiples et souvent fiables dans le milieu. La première, c’est que Ben Affleck souhaiterait purement et simplement abandonner le rôle de Batman, la deuxième est que la Warner aurait demandé la réécriture au moins partielle du scénario à l’instar de The Flash !

Si ces rumeurs s’avèrent fondées, nous serions donc dans le deuxième cas de figure, il s’agirait bel et bien d’une ingérence du studio, et au vu du passif sur des films comme Batman v Superman et Suicide Squad ainsi que ceux qui sortiront cette année, il y a quand même de bonnes raisons de penser que l’avenir est loin d’être rose pour le DCEU…

mercredi 1 mars 2017

Dark Night - Une histoire vraie (Urban Comics - Février 2017)


Un soir alors qu'il rentre chez lui après un rendez-vous galant décevant, le scénariste Paul Dini est sauvagement agressé par deux individus qui le laisseront blessé et brisé. Privé de sa dignité mais surtout victime d'angoisses répétées et ayant perdu la foi qu'il avait en son travail sur la série animée Batman, Paul va petit à petit entamer une longue reconstruction qui connaîtra autant de bas que de hauts. Aidé par son imagination prolifique, donnant vie aux personnages de l'univers de Batman (et pas seulement) qui incarnent chacun un aspect de son inconscient, de sa souffrance, il va réussir à surmonter cette épreuve difficile et à devenir peu à peu un homme différent, plus sûr de lui, plus mûr, plus apte à affronter la vie et son lot d'épreuves et de cauchemars.

Dark Night – Une histoire vraie, c'est un récit autobiographique paru chez Vertigo (le label plus adulte de DC), et dans lequel Paul Dini se met en scène, aidé par le talentueux Eduardo Risso pour la mise en images. Sans concessions, sans faux-semblants, Dini revient sur les plus noires années de sa vie, mais aussi sur ce qui lui a permis de s'en sortir et d'être reconnu à la fois pour son talent et pour les épreuves qu'il a traversé. Les différents personnages chers à Batman qui interviennent dans le récit en posent à la fois les bases et les objectifs, on retrouvera pêle-mêle le Sphinx, le Pingouin, Double-Face, Poison Ivy, Mister Freeze... et bien entendu Batman lui-même, ainsi que le Joker, véritables incarnations de l'épreuve que l'homme doit surmonter pour enfin se pardonner et aller de l'avant. Bouleversant et terriblement vrai, une histoire à lire avec beaucoup d'intérêt et qui touchera plus d'un lecteur intimement.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 19 septembre 2016

La question du lundi n°11 : Que fait Warner avec le DCEU ?


Nous voici désormais avec 3 films sortis pour le DCEU : Man of Steel, Batman v Superman, Suicide Squad. Dont les deux derniers rien que sur cette année. Au programme de l'année prochaine : un film solo sur Wonder Woman typé ''origin story'' et le premier Justice League (le Avengers de chez DC) dont BvS n'était que le prologue. Doivent ensuite suivre les années suivantes des films solos de nos héros, Flash, Aquaman et Cyborg les petits nouveaux du groupe, ainsi qu'une suite à Justice League déjà planifiée et les nouveaux Superman et Batman qui sont pour le moment sans date fixe. Ouf ! Voici un planning déjà fort chargé dans lequel doit encore s'insérer un spin-off de Suicide Squad sur le personnage populaire d'Harley Quinn... d'où la question de cette semaine : Que fait la Warner avec le DCEU ?

Il est bon de rappeler en guise d'introduction que DC Comics et la Warner Bros., c'est une histoire qui dure. Bien avant l'avènement du genre super-héroïque au cinéma au début des années 2000, les premières adaptations cinématographiques à succès remontent à la fin des années 70 avec Superman, puis le personnage de Batman popularisé dix ans plus tard par Tim Burton.
Oui mais voilà, la Warner a toujours envisagé ces films comme des entités uniques, sans univers partagé jusqu'à ce que le modèle s'impose avec Marvel Studios. Voici une différence majeure qui a toujours distingué les Big Two au cinéma. Et jusque récemment on pensait (à tort ?) que la Warner, même en annonçant un Extended Universe à DC, continuerait de proposer des films qui se suffisent à eux-mêmes, avec une qualité de production supérieure à la majorité du genre, des thèmes plus graves et profonds traités ''avec sérieux'', de manière réaliste, au premier degré.
C'était le cas sur Man of Steel et Batman v Superman, mais déjà beaucoup moins pour Suicide Squad qui a fait le grand écart entre approche sérieuse et blagues, clins d'oeil et punchlines à tous les étages. Comme si la Warner se mettait à copier grossièrement la méthode de Marvel/Disney... et ce n'est maintenant un secret pour personne si tant est que l'on s'intéresse au genre : BvS a été mal reçu par la critique, sa production fut chaotique et des décisions malheureuses furent prises. Mais la chose est encore plus criante pour Suicide Squad qui a reçu peu ou prou le même accueil. L'ingérence de la Warner fut probablement plus importante puisque le réalisateur David Ayer n'a pas l'ancienneté ni l'aura d'un Zack Snyder. On ne peut reprocher à Suicide Squad de tenter des choses, mais il se prend souvent les pieds dans le tapis.
Le studio dit avoir compris le message, mais est-ce bien pour les bonnes raisons ? L'essentiel des critiques porte à la fois sur un ton très (trop ?) premier degré qui a beaucoup dérangé mais aussi et surtout sur le montage des deux films qui n'est pas une franche réussite. En cela la Warner a probablement à la fois laissé trop de liberté à ses scénaristes et réalisateurs tout en pratiquant un interventionnisme de dernière minute qui a massacré le propos originel des films.
Le doute pour les prochaines productions estampillées DCEU est donc de mise. Surtout que les choses changent en coulisse et qu'il est à l'heure actuelle difficile de savoir si ce sera une bonne ou une mauvaise chose. La principale annonce d'importance étant la nomination de Geoff Johns a un poste de superviseur/consultant/producteur des adaptations cinématographiques de DC. Une sorte de gardien du temple que l'on pourrait grosso modo rapprocher d'un Kevin Feige, le grand manitou chez Marvel Studios.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas Geoff Johns, il est l'un des plus importants scénaristes de l'écurie DC, a remis au goût du jour des personnages comme Green Lantern et Aquaman et est aussi l'un des principaux responsables éditoriaux de la firme depuis des années au côté de Dan Didio et Jim Lee. Voilà pour l'aspect positif du bonhomme, quelqu'un du sérail qui aura à cœur d'avoir de bonnes adaptations du papier à la pellicule. Il n'est donc pas étonnant que la communauté de fan soit majoritairement confiante et satisfaite par cette annonce. Maintenant pour le côté plus sceptique : c'est quelqu'un de novice au cinéma et il n'est pas donné que son expertise suffise à faire de bons films... gardons en mémoire le film Green Lanterna priori le monsieur fut assez impliqué pour le four au box-office qu'on lui connaît. Mais restons optimistes et gageons que Johns a appris de ses erreurs, ou du moins qu'il est bien entouré pour ne plus commettre pareille boulette.

Selon les récentes déclarations de Geoff Johns, les futurs films DC se montreront plus optimistes et légers. D'aucun on commencé à se plaindre d'un virage à 180° et d'une ''marvelisation'' du DCEU. Cette impression est renforcée par le teaser de Justice League un brin maladroit et bien sûr Suicide Squad. Mais ce dernier reste un ovni, avec une production encore plus chaotique que BvS et il serait donc de bon ton de ne pas le considérer (du moins espérons le) comme la norme des nouveaux films. Optimisme et légèreté ne veut pas forcément dire second degré permanent avec les blagues afférentes. Le DCEU se cherche encore et les nombreux films en projet et en production ne doivent pas nous faire oublier que la logistique à mettre en place ne doit pas être évidente et l'équilibre est donc encore précaire, chacun doit trouver sa place dans cette gigantesque machine. Rappelons que par le passé toutes les adaptions DC ne furent pas des réussites non plus : les 4e films Batman et Superman, Green Lantern, Superman Returns... et que DC et Warner ne sont pas synonymes de films sombres et pessimistes en permanence, il suffit de revoir le tout premier film Superman de Richard Donner pour s'en convaincre (ou encore Batman & Robin ou Green lantern, qui ne sont certes pas les meilleures exemples au vu de leur qualité discutable -avis personnel du rédacteur-).
Souhaitons donc que c'est ce qu'entendait Geoff Johns dans sa déclaration et qu'après des débuts difficiles, le DCEU prenne son envol et son ampleur avec les films de l'année prochaine. Rendez-vous en juin 2017 pour un début de réponse avec notre Amazone préférée.

lundi 12 septembre 2016

La question du lundi n°10 : Suicid Squad le film, était-ce bien utile ?


On l'a presque tous vu au cinéma cet été, fans ou non, le film Suicid Squad de DC/Warner était partout. Beaucoup de critiques très vives ont émergé suite à la diffusion de ce film, en bien comme en mal, beaucoup d'avis divergents mais néanmoins quelques sujets qui se recoupent les uns les autres. On pense notamment à l'interprétation du personnage du Joker ou encore d'Harley Quinn, loin de faire l'unanimité, ou encore le reste du casting pratiquement transparent derrière Will Smith très bien mis en avant par la communication, comme Margot Robbie d'ailleurs ou encore Jared Leto, parfois à tort parfois à raison.

Ici on va surtout tâcher de se concentrer sur une seule question : est-ce que ce film était vraiment utile ?

Dans la logique d'univers partagé à développer au cinéma qui est celle de DC/Warner pour contrer Marvel/Disney, Batman v Superman ouvrait véritablement le bal en introduisant le Chevalier Noir nouvelle mouture dans ce monde cinématographique, ainsi que le personnage de Wonder Woman et quelques aperçus exhaustifs d'Aquaman, de Flash et de Cyborg. Dans la suite logique, Suicid Squad introduit donc à son tour de nouveaux personnages, principalement des méchants de l'univers direct de Batman d'ailleurs, et forme la première super-équipe à l'écran, avant la Justice League dont le tour viendra bientôt. Pour autant, cette équipe n'a pas eu le succès escompté, du moins sur le retour émotionnel du public, plutôt négatif sur plusieurs points. De plus l'équipe finit par être dissoute à la fin du film et chacun retourne ''chez soi'' et à ses petites affaires. Rien de bien étonnant, un groupe constitué par des tueurs et des criminels pour effectuer des missions suicides n'avait pas la cohésion et la force de rassemblement des Avengers, par exemple, donc il est plutôt normal de les voir se séparer à la fin sur une note plutôt aigre malgré les sympathies naissantes. Donc déjà, premier point, le film introduit une équipe qu'il dissout lui-même à la fin, sans aucune promesse de les revoir un jour prochain dans l'univers DC/Warner. Premier constat, inutilité de la chose dans une logique d'univers partagé sur plusieurs films, Suicid Squad se tient tout seul et ne se mélange pas vraiment avec le reste de la sauce, malgré les caméos.

Deuxième point, l'intrigue. L'élément perturbateur vient précisément de la volonté du personnage d'Amanda Waller de former une super-équipe à partir de criminels endurcis, en employant entre autres l'Enchanteresse qui se révèle bien vite hors de contrôle et qui devient la menace principale que le reste du groupe doit éliminer à tout prix. Une bévue de taille, quand on y pense, et qui là encore se tient en un seul film. Le méchant apparaît, se développe et disparaît en l'espace d'un seul film, et rien ne dit qu'elle reviendra par la suite ou qu'il y sera fait allusion quelque part. La première mission de l'équipe est en quelques sortes un suicide pour l'équipe elle-même, qui n'aura plus aucune cohérence de ce fait. Engagés pour contrer les menaces éventuelles après la disparition de Superman, les voilà lancés à la poursuite de l'une des leurs devenue elle-même la nouvelle menace, rendant tout le projet caduc. Sacré échec !

Enfin, troisième point, la scène de fin de générique. Spoiler oblige, vous n'êtes pas obligés de lire ce paragraphe si vous n'avez pas encore vu le film, chose assez improbable, ou si vous n'êtes pas restés dans la salle jusqu'à ce passage, ce qui est déjà plus envisageable puisque Warner ne nous a jusque là pas habitué à des scènes post-générique comme le fait si bien la concurrence. Or donc, dans cette fameuse scène, on retrouve le personnage d'Amanda Waller au comble du désespoir, un peu comme à la fin de L'Incroyable Hulk quand le général Ross fait le point sur son échec cuisant face au géant de jade dans un bar avant d'être visité par Tony Stark, lui apportant une solution toute prête sur un plateau. Ici c'est un peu la même chose, nous retrouvons donc Amanda Waller en pleine tourmente après son glorieux échec et recevant la visite d'un Bruce Wayne des plus intéressés par les dossiers qu'elle peut avoir en sa possession concernant d'autres méta-humains repérés dans le monde. Une scène sympathique, un caméo bien reçu quoi que faisant un peu redite du début du film, et une explication de comment risque de se former la Justice League dans le futur proche, à partir de ces documents d'enquête. Sauf que ! Cette transaction autour de ces dossiers est rendue inutile en grande partie par le film précédent, Batman v Superman, quand le même Bruce Wayne accède aux fichiers confidentiels de Lex Luthor concernant l'étude des apparitions de ces mêmes méta-humains, dont Wonder Woman fait également partie. D'ailleurs on se souvient qu'à la fin du film les deux héros, Batman et Wonder Woman, décident plus ou moins de faire cause commune pour retrouver leurs semblables et se préparer à la prochaine grosse menace à venir, lourdement pressentie et redoutée après le décès de Superman. Donc, les dossiers que Wayne récupère auprès d'Amanda Waller sont partiellement et pratiquement inutiles à l'intrigue globale qui mènera à la réunion et à la constitution de la Justice League, puisque nous avons déjà vu juste avant que des données très complètes avaient déjà été rassemblées par Luthor et en possession de Batman. Les dossiers que Suicid Squad sert à transmettre sont donc une redite inutile et un peu grossière d'un fait précédent, comme pour expliquer une explication incomplète passée. Toutefois, à cet argument on peut rétorquer que Bruce Wayne prend les dossiers d'Amanda Waller pour l'empêcher elle-même de travailler dessus et de rassembler une autre équipe de méta-humains, ou du moins d'enquêter de plus près sur eux. Mais on a dans ce cas bien du mal à croire qu'une personne aussi manipulatrice et stratège que Waller n'ait aucune copie de ces fameux dossiers ou aucune sauvegarde nulle part en dehors de ces quelques feuilles de papier.

Voilà donc pour mon analyse, finalement assez courte et en trois points principaux, et sans évoquer le casting ou les réactions des fans, pour tenter d'expliquer pourquoi un tel sentiment de temps perdu ou d'inutilité ressort de Suicid Squad après la séance et après une certaine réflexion. De mon point de vue, le film se tient debout tout seul sans avoir à tenter de se raccrocher à un univers partagé encore en gestation dirons-nous. Peut-être est-il encore un peu tôt pour avoir une telle réflexion et faire cette analyse, peut-être que nous reverrons les membres de l'Escadron Suicide prochainement dans d'autres films DC/Warner, mais en tout cas pour l'instant le film mène à une sorte d'impasse un brin décalée et dérangeante.

Si cet article vous a plu ou déplu, merci de le faire savoir dans les commentaires et de le partager ! Le débat reste toujours ouvert, et les nouvelles idées sont toujours les bienvenues ! Merci en tout cas de nous avoir suivi jusqu'à la fin, et rendez-vous une prochaine fois pour un autre sujet !

lundi 8 août 2016

La question du lundi n°6 : Les fans sont-ils trop exigeants ?


La question de la semaine peut paraître éculée, l'on parle communément sur le net de sujet ''tarte à la crème'' ou de ''marronnier'' pour ce genre de problématique. Ici loin de nous l'idée de partir dans des débats stériles, mais de faire un simple état des lieux par le prisme d'un événement récent de la geekosphère : la présentation des premières images du Justice League de Zack Snyder.

 Dans le cadre de la San Diego Comic-Con, célèbre convention américaine des loisirs geek -et plus spécifiquement des comics et du cinéma- fut dévoilé par la Warner Bros. un teaser d'environ 2 minutes 30 de la suite du controversé Batman v Superman (sous-titré à juste titre Dawn of Justice – l'Aube de la Justice en français). Précisons pour le contexte que le film est encore en cours de tournage et que sa sortie n'est prévue que pour Novembre 2017. De fait il s'agit seulement d'un bref aperçu de la direction prise et annoncée par la Warner : Justice League se veut plus léger, moins sombre que son prédécesseur.
Réaction des fans suite à cet extrait sensé les aguicher (nous nous limitons ici bien sur au web français) ? Très tranchées et controversées, en dehors des éternels enthousiastes qui s'extasient devant la moindre image l'accueil fut plutôt froid. Voici en résumé les principaux commentaires négatifs qui ressortaient : "La Warner copie la méthode Marvel et veut tout aseptiser", "Ils n'ont rien compris et changé complètement de direction", "Bruce Wayne fait de l'humour ! On dirait une pâle copie de Tony Stark (Iron-Man) ! C'est inadmissible", " Les effets sont pourris, les blagues tombent à plat et n'ont rien à faire dans un film DC » etc, etc.

Pour comprendre ces critiques, il faut expliquer que les fans et les gens en général ont des préjugés assez ancrés sur les films des écuries concurrentes Marvel et DC. Ainsi Marvel se doit d'être fun et spectaculaire tout en débitant des vannes au kilomètre tandis que DC se doit d'être plus sérieux et réaliste, plus cérébral. Dans le cas de DC cette impression est accentuée par la trilogie très premier degré de Christopher Nolan sur Batman et sur les cinq dernières années de comics DC baptisées New52 qui tranchaient avec la continuité de l'éditeur avec une atmosphère résolument plus sombre dans chacune de leurs séries et personnages phares. Pourtant au regard des 75 ans d'Histoire et d'histoires de DC Comics, les adaptations cinématographiques devraient être amenées à pouvoir adopter une pluralité de ton, ce qui semble d'ailleurs se dégager du prochain film Suicide Squad.
Le cœur du problème à notre sens sur l'exigence des fans et leur promptitude à tout critiquer (la fameuse minorité bruyante face à la majorité silencieuse...) dans le cadre de cet exemple précis, c'est que ce sont aussi les premiers à avoir critiqué le travail de Zack Snyder sur Batman v Superman ! Les mêmes sont à se plaindre que celui-ci était résolument trop sombre et à fustiger la direction qui semble être prise à l'heure actuelle par le studio et leurs prochaines productions, à savoir un ton plus nuancé sans être forcément un copié-collé de la formule Marvel Studios. Autant ces critiques sur un film étant sorti sont légitimes (et dont la version longue a d'ailleurs rasséréné nombre de mécontents et déçus depuis), autant il est étonnant de voir ces mêmes personnes s'emporter devant des images qui sont pour le moment plus de l'ordre d'intention que d'un véritable trailer (et dont il faut se méfier de toute façon, dans un sens comme dans l'autre). L'on touche ici à l'exagération typique des commentaires sur internet, cette véhémence qui pousse chacun à donner son avis sur tout et toutes choses sans être dans la retenue et avoir le recul nécessaire.

Mais le fan a par essence le sang chaud, il est de nature à s'emporter face à un sujet qu'il affectionne et croit connaître. Car au final cette exigence parfois déplacée de ces passionnés vient simplement de leur profonde méconnaissance ou compréhension globale du sujet. Il est même à se demander pour les plus bornés s'ils n'en oublient pas la thématique abordée pour virer dans le conflit permanent (alors source de satisfaction pour eux) et à qui on attribue le nom peu élogieux de troll sur les forums et autres fils de discussion.
Ne généralisons toutefois pas ces adeptes de la rhétorique stérile, fort heureusement il ne s'agit pas de la majorité des internautes. Certains fans ont simplement tendance à réagir sur le coup de l'émotion avant de se calmer rapidement par eux-mêmes et de pouvoir alors entamer un vrai débat de fond. Mais dans l'optique de notre exemple, il apparaît bien tôt pour se forger un avis sur ce que sera la Justice League au cinéma, qui semble pour l'instant pâtir surtout du bad buzz émanant encore de Batman v Superman, film certes imparfait mais qui a le mérite d'être à la fois une adaptation intéressante de l'univers comics DC mais aussi une vraie œuvre de cinéma. Rendez-vous en Novembre 2017 pour la réponse définitive !
 
Si cet article vous a plu ou déplu, merci de le faire savoir dans les commentaires et de le partager ! Le débat reste toujours ouvert, et les nouvelles idées sont toujours les bienvenues ! Merci en tout cas de nous avoir suivi jusqu'à la fin, et rendez-vous une prochaine fois pour un autre sujet !

mardi 23 décembre 2014

Emission n°26 bis : Se dirige-t-on vers une overdose des adaptations de comics sur petits et grands écrans ?

Petite pause cette semaine dans les articles de Florent qui goûte à un repos bien mérité.
Cela nous permet de vous proposer en bonus de fin d'année la seconde partie de notre précédente émission.

Après vous avoir exposé la genèse des adaptations de comics à la télévision, nous nous penchons sur leur avenir au cinéma et sur le petit écran avec l'embouteillage (et surement le carambolage) qui se profile d'ici à l'horizon 2020.

Le débat est lancé : subira-t-on une overdose de comics suite à leur surreprésentation ?

L'équipe de Radiophogeek vous souhaite une bonne écoute et de bonnes fêtes de fin d'année !

N.B. : Cette émission a été enregistrée avant la présentation dans le détail des prochains films Marvel, ne vous étonnez donc pas si nous en parlons à l'état de rumeurs :)

samedi 23 août 2014

Les Supers Nanas, le film ! (Craig McCracken - Warner Bros. & Cartoon Network - 2002)


Du sucre, des épices, et des tas de bonnes choses... tels étaient au départ les ingrédients choisis pour créer une série-animée parfaite. Mais fort heureusement, sa popularité dépassa très largement les espérances et nous pûmes tous connaître ce dessin-animé merveilleusement drôle, irrévérencieux et aussi mignon que violent que fut Les Supers Nanas ! Mais si, vous vous en souvenez certainement, cette série avec trois adorables petites filles de maternelle dotées de super-pouvoirs à faire pâlir les héros de comics, combattant les forces du mal dans la ville de Townsville de jour comme de nuit mais sans pour autant oublier d'aller à l'école et de se comporter en gentilles petites filles avec leur cher père et créateur, le Professeur Utonium. Belle, Bulle et Rebelle nous ont offert, jusqu'en 2005, de très nombreuses heures de bonheur et de rires devant nos téléviseurs, sur Cartoon Network comme sur France 3, acquérant un statut d'oeuvre culte pour toute une génération en compagnie d'autres séries du même genre telles que Le Laboratoire de Dexter par exemple. Et c'est tout presque tout naturellement qu'en 2002, le monde du cinéma est lui aussi atteint d'adoration pour ces trois petites chipies, avec un film d'animation d'un peu plus d'une heure retraçant les origines et la toute première aventure des Supers Nanas, confrontées à la découverte d'un monde qui les craint et qu'elles ne comprennent pas totalement.

Le récit des origines en lui-même est archi-connu, on l'a tous entendu et récité en boucle via le générique inoubliable de la série. Un épisode nous apprenait même que derrière le fameux accident de laboratoire se trouvait le facétieux singe Mojo Jojo, alors simple animal de compagnie du Professeur, ayant chahuté une fois de trop durant l'expérience fatidique et provoqué le mélange de l'agent chimique X avec la mixture de filles. D'une certaine façon, la Némésis des filles est aussi leur créateur ! Ce fut un choc pour le vilain autant que pour le public, une sacrée révélation ! Eh bien le film va plus loin, non seulement en nous présentant le fameux accident et l'implication directe du futur Mojo Jojo dedans, mais aussi en nous racontant les tous premiers jours d'existence des filles et la découverte de leurs pouvoirs, ainsi que de leurs responsabilités peu à peu. Craintes, redoutées, rejetées par la population apeurée, les filles sont alors approchées par Mojo Jojo, devenu un singe d'une immense intelligence et dévoré par le désir de revanche sur ce monde qui l'a lui aussi rejeté. Utilisant les pouvoirs et la naïveté des filles, Mojo Jojo développe une machine infernale (qui deviendra sa fameuse base d'opérations sur le volcan au centre de la ville, dans la série) qui lui assurera la domination complète de Townsville, et bientôt du monde entier. Rongées par la culpabilité d'avoir participé à une telle horreur, les filles quittent la Terre et abandonnent ses habitants à leur triste sort, jusqu'à ce qu'une étincelle d'espoir vienne ranimer la flamme et fasse d'elles les héroïnes que tout le monde attendait.

Un récit qui, à l'image de la série, mêle habilement thèmes de l'enfance et humour adulte, situations et personnages adorables avec violence gratuite (voir ultra-violence), le tout servi par une animation presque entièrement revisitée pour l'occasion et d'une fluidité assez impressionnante pour l'époque, quand on voit d'où c'est tiré. Les musiques ne sont pas en reste et l'ambiance sera résolument girly et rock, prévoyez la montée d'adrénaline ! Un bon petit film très sympathique qui peu être vu et re-vu et re-re-vu encore et encore sans faiblir, par découverte ou pure nostalgie, seul ou entre amis ou encore en couple.

Mon petit regret personnel ? C'est trop court, on en veut davantage !! Et j'aurais beaucoup apprécié un petit clin d'oeil à Lui, autre terrible élément de la galerie de vilains des filles, le Mal personnifié dans tout ce qu'il y a de plus malsain et dément. Mais bon, récit d'origines, donc la part belle est faite à Mojo Jojo le premier et le plus grand des adversaires des Super Nanas, à jamais.
Si vous désirez le voir ou le revoir, le film existe bien entendu sur support DVD et est encore trouvable sans chercher trop loin, mais vous pouvez aussi essayer de le trouver en ligne au format purement numérique. Dans tous les cas, ne vous privez pas d'une petite piqûre de rappel de votre enfance, je vous assure que revoir les Supers Nanas avec un oeil et un esprit adulte vous ouvre une toute nouvelle dimension qui n'en est pas moins fun, loin de là ! Il y a aussi tout un tas de références, visuelles ou directes, à de grands films de genre que l'on serait bien incapable de reconnaître enfant mais une fois adulte qui sautent au yeux. Parmi elles, citons King Kong, La Planète des Singes, Superman, Frankenstein, Pygmalion, James Bond, etc.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !