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lundi 30 mars 2020

Selina Kyle : Catwoman tome 1 - Pâles copies (Urban Comics - Juin 2019)


Après avoir rompu ses fiançailles avec Batman, Catwoman a quitté Gotham et est retournée auprès de la seule autre personne qui puisse la comprendre et l'accepter telle qu'elle est, avec son lot de souffrance. Cette personne n'est autre que sa propre sœur, gravement traumatisée par un ennemi impitoyable. Selina fait tout son possible pour s'occuper, se changer les idées, tenter de se retrouver surtout... mais peine perdue, elle ne fait qu'enchaîner les nuits blanches et les visites stériles à sa sœur catatonique.

Mais, à Villa Hermosa, quelqu'un tire les ficelles d'un bien étrange trafic d'influence et de corruption. Si Selina fait de son mieux pour éviter les embrouilles, elle ne pourra malheureusement pas échapper longtemps à ce qui se prépare dans son dos : une imitatrice vêtue comme Catwoman aurait assassiné deux policiers. Il n'en fallait pas davantage pour lancer une chasse à son encontre, et elle doit à présent démêler le vrai du faux dans ce nœud d'intrigues qui va chercher sa source dans les hautes sphères de la société.

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Au fond, Selina Kyle sera toujours Catwoman, avec ou sans Batman, avec ou sans Gotham. Catwoman, c'est cette anti-héroïne qui se relèvera toujours quoi qu'il lui arrive, quoi qu'on lui fasse, et qui sortira les griffes contre vents et marées pour défendre les rares personnes à lui être proches. Je n'ai volontairement pas trop approfondi le résumé de ce premier tome de la série de Joëlle Jones car elle doit vraiment se découvrir avec l’œil le plus neuf possible pour être appréciée convenablement.

J'avais au départ assez peur de me lancer dans une nouvelle série sur Catwoman, celle de la période New52 m'ayant assez déçu au final. Pourtant ici ce n'est pas du tout le cas, c'est même une très bonne trouvaille et une vraie réussite ! C'est davantage une série tournant autour de Selina elle-même que de son alter-ego, une Selina brisée par la vie et par ses propres choix et qui tente alors de se ressourcer, de revenir à l'essentiel, de se reconstruire. Un droit que de très nombreuses femmes devraient avoir, pour avoir vécu moins qu'elle.

Le scénario et le dessin sont signés par Joëlle Jones donc, que nous avons déjà pu voir à l’œuvre sur la série Batman de Tom King (DC Rebirth) et qui semble avoir totalement craqué pour le personnage de Cat. Les couvertures alternatives sont quant à elles signées par Artgerm, et elles sont vraiment toutes de très bon ton, mais celles de la dessinatrice le sont tout autant à leur manière. Le dessin est bon, dynamique, et la sensation légèrement déroutante pendant la lecture de l'album vient surtout du découpage des cases et de l'action selon moi, il faut parfois s'y prendre à deux fois afin de trouver le bon sens à comprendre. Peut-être des essais expérimentaux sur les techniques de narration visuelle, en tout cas c'est assez réussi même si un peu de fatigue se fait ressentir à la longue.

Le scénario, du coup, est aussi un peu décousu mais c'est voulu je pense, c'est totalement à l'image du personnage qui doit reconstruire sa vie et lui donner un nouveau sens à présent qu'elle a quitté tout ce qui lui était cher à Gotham. On parvient sans peine à s'identifier à cette Selina qui ne dort plus que d'un œil, ressassant en permanence ses échecs récents et tâchant de s'occuper comme elle peut pour se tenir tranquille. Dérangée dans sa retraite par sa propre réputation de criminelle, elle va devoir se prouver à elle-même qu'elle est encore digne de cette vie qu'elle s'est choisie il y a longtemps et qu'elle peut s'en sortir par ses propres moyens. Est-ce pour autant une histoire féministe ? Je crois plutôt qu'il s'agit d'un combat mené par énormément de gens à travers le monde, qui peuvent ainsi se retrouver dans cette déroute et cette envie de mordre. Catwoman est et restera toujours un personnage étrange, à jamais entre les deux rives, difficile à approcher et encore plus à maîtriser pour un auteur quelle que soit son expérience. A mon avis, Joëlle Jones fait du bon travail avec ce premier tome (regroupant les six premiers chapitres de la série), et j'ai vraiment envie de découvrir la suite, bien plus qu'au temps des New52 en tout cas. Encore une réussite de l'ère DC Rebirth, mais à mettre au crédit de la scénariste et dessinatrice plutôt que d'une décision éditoriale.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 25 mars 2020

DC Poster Portfolio - Joshua Middleton (DC Comics - Février 2020)


Et comme souvent ces derniers temps nous repartons du côté de chez DC pour voir un peu les nouveautés dans la superbe collection des artbooks Poster Portfolio. Cette fois-ci nous allons nous intéresser à celui consacré à l'art de Joshua Middleton !

C'est un artiste que je pensais ne pas connaître, à vrai dire. Et puis en feuilletant l'ouvrage, il apparaît en vérité que cet homme se trouve derrière certaines des plus belles couvertures chez DC depuis les années 2000 ! Il aurait commencé en dessinant pour Superman/Shazam, puis lentement il a dérivé vers les couvertures à proprement parler. Surtout des représentations modernes de Batgirl qui l'ont fait connaître de nos jours avec son nouveau look très inspiré, et évidemment un peu de Harley Quinn qui permet toujours une bonne visibilité.

Mais là où je ne l'attendais pas, c'est sur Aquaman. Les couvertures présentes dans ce portfolio issues de son travail sur la série sous l'ère DC Rebirth sont propres, magnifiques, claires, bref vraiment idéales ! Je n'en reviens pas d'avoir passé tout ce temps sans chercher à en apprendre davantage sur cet artiste dont pourtant j'avais le travail sous les yeux pendant un bon moment !

Leur amour se ressent totalement, noblement !

Son style est très juste, c'est le moins que l'on puisse en dire. Qu'il s'agisse d'esquisses ou de véritables dessins finalisés, son trait est parfait, net et régulier, et les personnages qu'il illustre ont toujours des proportions très justes, viables, humaines en somme. Là où d'autres se lâchent totalement avec Harley Quinn ou Wonder Woman, Joshua Middleton préfère une simplicité efficace et de bon goût. Je pense notamment à sa Catwoman en robe de mariée, vraiment d'une beauté à couper le souffle sans pourtant aller chercher dans l'exagération généralisée du marché. Une autre de ses plus belles œuvres est selon moi son portrait de Mera et d'Arthur, Aquaman immortalisé avec son grand amour, leurs visages apparaissant dans le ciel doré au-dessus des flèches Atlantes. C'est juste magnifique de pureté, et on ressent véritablement l'émotion derrière les couleurs chaudes !

Catwoman en robe de mariée <3

L'artiste est également capable d'un certain photoréalisme très travaillé ma foi, comme avec cette autre illustration de couverture mettant en scène une Harley et une Poison Ivy très complices et toujours aussi redoutablement séduisantes. En les rendant encore plus humaines que ce que l'on connaît déjà ailleurs, Middleton nous permet de nous régaler avec ce portrait lui aussi assez touchant et pur à sa façon, avec un travail formidable sur les textures (cheveux d'Ivy par exemple !).

Harley Quinn et Poison Ivy, un duo d'enfer !

C'est cela que je retiens vraiment, une pureté d'intention qui se ressent à travers la représentation, une justesse des traits, proportions et couleurs, qui permet de rendre le tout extrêmement fidèle et cohérent avec les normes humaines, pour des personnages qui sont bien trop souvent au-dessus de tout cela. Je vous conseille vivement ces quelques couvertures, 20 illustrations qui vous permettront de mieux comprendre le sens de l'équilibre dans un dessin si l'on veut qu'il soit vraiment marquant. Un très bel ajout à cette gamme d'artbooks donc, merci encore une fois à DC de mettre en avant avec tellement de charme et de qualité ses meilleurs artistes !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 6 novembre 2019

DC Poster Portfolio - Frank Cho (DC Comics - Septembre 2019)


Troisième sortie dans la magnifique collection DC des Posters Portfolios, consacré cette fois-ci encore à un artiste de légende chez l'éditeur mais également chez ses plus grands concurrents, à savoir Frank Cho !

L'artiste est un fervent admirateur de la gente féminine, principalement attiré par les femmes fortes. Comprenez par-là femmes dotées d'un fort caractère et d'un physique assez musclé, de formes généreuses mais fermes. Souvent critiqué pour ses personnages féminins aux épaules carrées et aux muscles que ne renieraient pas les meilleurs bodybuilders, Frank Cho est tout simplement un amoureux de la force chez la femme, un trait de caractère qu'il partage avec plusieurs autre artistes de sa génération.

Dans ce portfolio une fois encore très soigné vous retrouverez ainsi beaucoup, beaucoup d'illustrations concernant Harley Quinn nouvelle mouture. Frank Cho dessine en effet régulièrement des couvertures pour les aventures de la belle déjantée, mais s'il excelle dans la représentation des femmes athlétiques il est tout aussi bon pour les hommes, il suffit d'admirer son Batman massif et imposant dont l'effet crayonné est vraiment magnifique.

Frank Cho aime aussi les poses sensuelles, pas trop sexualisées non plus mais juste assez pour que la personnalité du personnage représenté soit facile à deviner. Des postures aguicheuses et coquines pour Harley ou Poison Ivy, une sensualité suave et bestiale pour Catwoman, ou au contraire une pose toute en muscles et en fermeté pour Wonder Woman. L'artiste s'est même amusé à représenter sa Harley dans diverses incarnations de divinités classiques de l'Antiquité ou de la Renaissance, comme Déméter ou la Mort en personne. De petits délires ici et là comme un costume d'Halloween envoûtant et des tranches de vie absolument adorables ponctuent régulièrement l'album, mettant toujours en scène sa chère Harley Quinn bien entendu.

Pour ma part j'ai une grosse préférence pour les dessins en nuances de gris avec beaucoup d'effets de textures différentes, et vous en retrouverez justement quelques uns dans ce portfolio, sur Batman et Catwoman ou bien sur Harley évidemment. Le dernier poster est consacré à Wonder Woman dans le même style et c'est franchement magnifique, digne d'être encadré !

Comme d'habitude, vous pouvez choisir de détacher ces posters/prints pour les encadrer ou bien de les conserver dans le portfolio, ce qui facilite grandement leur rangement et leur protection à mon avis mais vous êtes bien entendu libres de faire comme bon vous semble, c'est le principe de cette belle et efficace collection de bon ton !

Vivement les prochaines sorties dans cette gamme, pour l'instant c'est tout ce que j'ai et je continue de suivre avec attentions les annonces sur les sites indépendants comme Original Comics ou Pulp's qui permettent d'obtenir ces merveilles à un prix très raisonnable sur le marché. Pour l'instant, il est prévu un portfolio spécial sur l'event Year of the Villains, et même Dynamite se met à jouer dans cette catégorie avec un portfolio à l'occasion des 50 ans de Vampirella qui promet d'être vraiment grandiose !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 19 juin 2019

DC Poster Portfolio - Stanley "Artgerm" Lau (DC Comics - Juin 2019)




Aujourd'hui je suis le mouvement et je vous propose de découvrir ce magnifique artbook qui est tellement plus que cela !

DC nous fait un gros, gros plaisir et nous offre une nouvelle collection de recueils d'illustrations de ses meilleurs artistes. Cette gamme baptisée ''DC Poster Portfolio'' est inaugurée avec l'art et les plus belles performances pour l'éditeur de son talent qui ne cesse de grimper, Stanley Lau dit ''Artgerm'' ! Couvertures sur carton lisse et glacé, pages en carton épais comme des prints de la meilleure qualité qui soit, découvrez ces images qui ont fait rayonner les personnages féminins de chez DC depuis quelques années maintenant. A travers ces 20 images en grand format ET détachables si vous souhaitez en encadrer, c'est un format extrêmement prestigieux et intéressant pour tout collectionneur qui se respecte car ne coûtant en tout et pour tout que 24,99€, soit un peu plus de 1€ le poster cartonné de qualité.

J'utilise ici une image du blog de Thomas Rivière car il est très difficile de trouver une illustration réelle bien faite de ce portfolio monstrueux, aucun scanner ne pouvant aider je pense. Je me permets donc cette petite incartade, en espérant que cela vous donnera envie de le feuilleter et surtout de l'acheter auprès des boutiques spécialisées comme justement Original Comics par exemple, que ce soit en ligne ou physiquement sur place à Paris, 49 rue Lacépède, Vème Arrondissement. Petit instant de pub bien mérité car c'est grâce à eux si aujourd'hui je détiens cette merveille dans ma propre collection, j'espère de tout cœur que vous sauterez également sur l'occasion ! Allez voir les vidéos de Comicsplace sur YouTube, certaines récentes vous présentent en exclusivité des pages et illustrations contenues dans ce portfolio aux dimensions plus que respectables.

Pour dire un mot sur Artgerm lui-même et sa façon de dessiner, ou plutôt de peindre numériquement, c'est juste magnifique on flirte même avec le sublime par moment, comme la couverture pour la série Catwoman de l'ère DC Rebirth par exemple ou tout simplement chacune des représentations de Supergirl, qui font toujours mouche et vont droit au cœur. C'est une sélection, donc beaucoup d'autres illustrations connues de l'artiste ne figureront pas dans ce portfolio, mais consolez-vous en en faisant une porte d'entrée idéale vers son art et son univers, sa technique, et profitez de sa présence sur les différents réseaux d'Internet pour faire plus ample connaissance avec ce génie qui ne cesse de nous éblouir. Merci mille fois à Stanley Lau pour son don épatant, merci à Original Comics de nous fournir ce portfolio en France dès sa sortie, et surtout merci à DC de nous faire ce grand grand plaisir qui est tout de suite très apprécié et qu'il conviendra de mettre bien à l'abri dans sa collection d'artbooks.

Dernier point, petit instant promotion à nouveau simplement pour vous prévenir que DC ne compte pas en rester là et a déjà annoncé la sortie d'ici la fin de l'année de deux autres tomes sur d'autres artistes forts de l'éditeur, comme un certain Jim Lee par exemple... oui vous avez bien lu vous ne rêvez pas, on aura droit à 20 illustrations cartonnées grand format de Jim Lee en personne dans une édition luxueuse à faire baver ! Suivez le chemin !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 13 octobre 2017

La V.O. du vendredi n°93 : Poison Ivy - Cycle of Life and Death (DC Comics - 2016)


Pamela Isley. Botaniste de génie, activiste écologiste, chercheuse... et empoisonneuse. Poison Ivy s'est racheté une conduite et une vie normale, elle est redevenue simple scientifique dans un laboratoire d'ingénierie végétale, où elle travaille sur une nouvelle formule capable de combiner l'ADN animal avec l'ADN végétal. Les applications sont nombreuses, guérison de diverses maladies, longévité, renforcement... mais ce qui l'intéresse le plus, c'est la possibilité d'avoir enfin des enfants. Pamela parvient à mettre enceinte une plante très ancienne qui réagit correctement au traitement expérimental et aux pouvoirs de l'empoisonneuse. Mais alors que ses recherches vont enfin porter leurs fruits et qu'elle s'apprête à devenir mère de deux merveilles si semblables à elle, les choses vont rapidement dégénérer quand une collègue et amie de Pamela est retrouvée empoisonnée dans le laboratoire qu'elles partageaient. La police tente de remonter la piste du tueur éventuel, mais rien n'y fait et le meurtre demeure un sombre mystère. D'autant que peu de temps après, c'est le doyen de la faculté de biologie qui est retrouvé lui aussi étrangement assassiné, ne restant plus que sa peau et ses vêtements, comme vidé de toute sa substance. Ivy se retrouve alors confrontée à un choix délicat : elle doit garder pour elle les résultats de ses expériences, protéger ses filles nouvellement nées qui grandissent à une vitesse folle et développent très vite des pouvoirs similaires aux siens, mais également enquêter sur les meurtres afin d'éviter que l'on ne remonte jusqu'à elle et son passé tumultueux de super-criminelle. Avec l'aide d'un jeune laborantin avec qui elle a fini par sympathiser et des talents de Catwoman, Ivy s'apprête à reconstituer le fil de l'histoire et découvrir l'horrible vérité à propos de ses recherches volées et de la façon dont elles ont été utilisées dans son dos. Se battant autant pour s'innocenter que pour protéger sa progéniture, Ivy va devoir lutter contre ses propres envies de meurtres et s'ouvrir à la Sève, le parlement sacré du monde végétal, pour faire appel au seul être capable de l'aider, la seule autre créature comme elle au monde...

C'est un très beau récit, très poétique et en même temps très sombre sur le personnage de Poison Ivy, cherchant un moyen d'obtenir la rédemption pour sa vie passée et surtout luttant pour devenir mère et protéger ses enfants chéries. Les dessinateurs sont plutôt nombreux pour ces six chapitres qui s'enchaînent à toute vitesse au rythme de l'enquête menée par la belle empoisonneuse, je ne vais pas pouvoir tous les lister dans les libellés alors voici les noms : Clay Mann, Stephen Segovia, Robson Rucha, Julio Ferreira, Ethan Van Sciver lui-même, Al Barrionuevo et Cliff Richards. L'histoire est signée Amy Chu et aborde de nombreux thèmes que l'on a pas vraiment l'habitude de rencontrer dans une histoire ''Batman'', et tant mieux d'ailleurs car ça sent bon le renouveau et le féminisme ! La grande Chauve-Souris n'est pas présente ou citée une seule fois durant cette aventure, preuve que l'on se recentre bien sur les personnages féminins et surtout Ivy et ses tourments.
Vous pouvez trouver cette histoire intégralement publiée chez nous dans la revue kiosque Récit complet Batman #2, dont je vous laisse le visuel de la couverture signée Terry Dodson. Sachez également, si vous êtes plutôt justes ce mois-ci, que l'album en VO vous coûtera 16$ tandis que la revue VF qui contient l'intégralité de l'histoire et quelques bonus agréables ne coûte que 5€ et quelques, pour un format plus grand et avec un beau travail éditorial. C'est du tout vu en général, mais l'album est de bonne qualité et fait plaisir au collectionneur que je suis.

lundi 5 juin 2017

La question du lundi n°39 : Faut-il s'attendre au pire pour Wonder Woman au cinéma ?


La question est relativement simple et je ne ferai pas de long développement sur ce sujet. Simplement la situation d'un film mettant en avant une super-héroïne est pratiquement inédite aujourd'hui, si l'on excepte deux mauvais exemples par le passé, dont je parlerai
En règle générale, la femme dans les films de super-héros est rangée dans la catégorie des faire-valoirs, des assistantes ou des compagnes éplorées tandis que le mâle s'en va livrer bataille contre super-vilains et démons en tous genres. Les femmes fortes sont bien présentes, comme Loïs Lane bien sûr dont la prestation par Amy Adams la rend attachante et en même temps déterminée à montrer qu'elle peut se situer au premier plan aux côtés des héros, qu'elle accompagne souvent sur le champ de bataille, n'hésitant pas à se mettre en danger quitte à être cataloguée comme têtue et légèrement désaxée à force de risquer sa vie comme ça sans avoir de pouvoirs.
Je le disais en introduction, il y a des précédents aux films de super-héroïnes, mettant les femmes fortes au premier plan et faisant tourner l'histoire autour d'elles et de leurs combats. Nous avons... Supergirl, dans les années '80, qui traitait la jeune cousine de Superman comme une fille un rien nunuche et cucul la praline, dont le seul véritable but dans le film est de sauver l'homme dont elle est tombée amoureuse d'une méchante sorcière le convoitant également. Ce n'est pas la maigre et maladroite insertion de mythologie kryptonienne qui changera la donne, malheureusement, et si le film a assez mal vieilli (à l'image des premiers Superman en couleurs) il faut quand même lui attribuer le mérite d'avoir tenté quelque chose de nouveau à l'époque, un pari qui relevait de l'insensé.
Nous avons ensuite en second exemple, et bien tristement en mémoire, le film Catwoman ultra-sexué et débilitant des années 2000. L'héroïne est réduite à l'état de sex-interest durant tout le film, quand bien même il y aurait un message positif à en retenir comme un combat pour l’essor de la féminité libre, etc. Non vraiment, rien à sauver dans ce film, ni le massacre des personnages ni celui de l'intrigue inspirée vaguement de ce que les comics racontaient à l'époque. Très vaguement, même. Donc rien d'intéressant à retirer de ce film à part des postures aguicheuses tout au long de la pellicule et un scénario d'une platitude exaspérante tant cela confine au nunuche.
Un autre exemple me revient soudain à l'esprit, celui du film Elektra du côté de chez Marvel (pas encore Marvel Studios attention). La femme forte que l'on avait le plaisir de voir combattre (et mourir bravement) aux côtés de Daredevil dans le film homonyme a eu droit à sa résurrection et à son propre film... qui se perd malheureusement très vite dans les méandres de son scénario presque incompréhensible et aussi torturé que son héroïne. Dommage car là il y avait un vrai potentiel qui se rapproche davantage de Wonder Woman telle qu'on voudrait la voir, en guise de combattante expérimentée contre les forces du Mal. Mais fatalement, comme si une terrible malédiction était à l’œuvre, nous n'aurons droit qu'à un film plat, sans succès ni intérêt à part quelques chorégraphies sympathiques pour le profane.

Ce qui nous amène donc au cas de Wonder Woman, telle que l'interprête depuis Batman v Superman l'actrice Gal Gadot. Le film sortira dans deux jours, mercredi 7 Juin 2017, et je me suis bien gardé de voir les bandes-annonces et autres trailers et teasers en tous genres, pour me préserver une expérience sans gâchis ni moments gênants où l'on se dit que le film part exactement dans la direction que l'on prévoyait/craignait. J'espère le maximum pour ce film, car le traitement du personnage de Diana Prince a été sans failles jusque là sous Zack Snyder pour Batman v Superman. Correctement dirigée et mise en scène, l'actrice nous fait découvrir à l'écran une femme forte, qui n'a rien à envier à ses collègues masculins, bien au contraire même elle pourrait leur en remontrer. Personnellement et principalement j'ai peur de deux choses : premièrement, que le film soit une sorte de copié-collé du premier Captain America sorti en 2011 et se déroulant durant la Seconde Guerre Mondiale. Ici on parle de la Première, mais à part ça il peut y avoir beaucoup de similitudes et j'ai un peu peur qu'on ne fasse trop facilement le rapprochement. Encore une fois je n'ai vu que le tout premier trailer, donc si vous avez des éléments de réponse à apporter : abstenez-vous.
Secondement, à la vue des exemples précédents de films de super-héroïnes je redoute un excès de traitement féministe pour contrebalancer cette image neuneue que l'on a déjà que trop vu. Quelques blagues ou quelques pointes ici et là devraient suffire à faire passer le message, du moins je l'espère. J'espère aussi et surtout que le traitement proposé par Zack Snyder sera respecté et continué, avec quelques nuances bien entendu puisqu'il ne s'agira pas d'une suite mais d'une préquelle à l'univers DC au cinéma.
Enfin et avant toute chose, il faut bien se rendre compte que c'est pratiquement un sans-faute que l'on attend de ce film. Le public, les critiques et surtout les gros studios, qui il ne faut pas croire misent tous très gros sur ce film, car il sera le test ou la valeur étalon à laquelle se jaugeront les autres films d'héroïnes prévus (Black Cat/Silver Sable, Captain Marvel) par les concurrents. Wonder Woman/Gal Gadot a donc une sacrée pression sur les épaules, et je croise les doigts pour que son film puisse répondre à toutes les attentes et même réussir à en surprendre plus d'un, moi y compris ! Vous le saurez bientôt de toute manière. Rendez-vous le 7 Juin dans les salles !

dimanche 15 mai 2016

Darwyn Cooke n'est plus.


C'est avec tristesse que nous relayons à notre tour l'information sur Radiophogeek : l'artiste Darwyn Cooke nous a quitté hier samedi 14 Mai 2016, des suites d'un cancer foudroyant.
Je n'ai malheureusement pas grand chose à dire sur cet homme, que j'ai pour ma part connu à travers le générique de Batman la relève et l'album Superman - Kryptonite, ainsi qu'avec certains épisodes du dessin-animé Men In Black. Ses créations et ses idées ont, à l'instar de celles de son collègue Bruce Timm, énormément inspiré notre génération et les suivantes, et continueront je l'espère de le faire.
Toutes nos condoléances vont à ses proches, à sa famille et à ses fans de part le monde. Merci pour tout ce que vous nous avez offert et fait découvrir.

samedi 25 juillet 2015

Catwoman tome 5 – Course de haut vol (Urban Comics – Juillet 2015)


Ce tome est le dernier de la série Catwoman chez Urban, avant que la suite des aventures de la belle voleuse ne paraisse sous le titre Catwoman Eternal pour faire écho au Chevalier Noir. Une fin à l'image du tome précédent, un peu trop rapide et fouillis malheureusement, mais qui relève un peu le niveau malgré tout.

Nous avons donc droit ici à un melting-pot des intrigues de dernière chance : Catwoman sera entraînée dans une course entre voleurs à travers le pays, durant laquelle elle tentera de résoudre un crime vieux de près de 200 ans. Ce défi incroyable la mettra en relation avec certains autres vilains bien connus, comme le Maître des Miroirs par exemple, un partenariat explosif !
La chatte cambrioleuse essaiera aussi de faire sortir de son laboratoire sa jeune conceptrice de gadgets afin de lui faire connaître la vraie vie, mais la partie risque de ne pas être aussi aisée lorsque le monde virtuel rattrape les deux femmes.
Il y a aussi les quelques numéros touchés par Gothopia, mini-event des séries Batman ayant principalement cours dans la série Detective Comics et touchant les alliés de la Chauve-souris. Pas forcément très intéressant puisque si on ne lit pas la revue kiosque Batman Saga on ne risque pas de comprendre ce dont il s'agit et quelle est la place de Catwoman dans tout ça, même si c'est rapidement résumé.
La bonne surprise c'est l'inclusion du chapitre se déroulant durant l'arc de L'an zéro de Scott Snyder, où Catwoman est encore inexpérimentée et nouvelle dans le métier, et où elle se confronte à ce qu'il y a de pire au sein de la haute société corrompue de Gotham, alors que l'ouragan menace la ville et s'apprête à frapper de plein fouet tandis que le Sphinx l'a plongé dans un black-out complet.
Et enfin signalons la présence de l'introduction du personnage au sein de l'event Futures End qui bouleverse les statu-quo en vigueur pour les héros. Selina se retrouve donc à la tête de la pègre de Gotham, gérant ses affaires d'une main de maître et de façon assez avisée pour ne pas attirer sur elle l'attention des protecteurs de la ville. Que lui réserve cet avenir sombre et incertain ? Nous le saurons en suivant la série principale de cet événement, et probablement en embrayant sur les tomes de Catwoman Eternal à venir.

Une fin rapide, toujours aussi brouillon comme dans le tome précédent, on garde la même impression de voir plusieurs idées jetées en vrac et pas forcément bien organisées, tout est trop rapide, trop fouillis, le lecteur n'a pas le temps de vraiment se faire à une situation que déjà elle change. Le dessin reste très bon en revanche, c'est toujours très agréable et fluide malgré l'intrigue partant dans tous les sens et les personnages creux et inutiles qui fleurissent à droite à gauche. Les couvertures de Terry Dodson sont excellentes, un vrai plaisir à l’œil, mais ça ne fait pas tout.
En somme une série qui se termine en étant relativement fidèle à ce qu'elle était devenue depuis le tome 4, en ce sens elle reste en accord avec elle-même, mais n'égale jamais ce qu'elle était lors de ses premiers numéros ayant fait parler. J'ignore encore si ça vaudra le coup de passer à Catwoman Eternal quand elle sortira, mais pourquoi ne pas prendre le risque ? Qui sait, le changement a du bon et la barre en sera peut-être relevée ?

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 20 juin 2015

Catwoman tome 4 - La main au collet (Urban Comics - Juin 2015)


Quatrième tome pour les aventures de la chatte cambrioleuse de Gotham City, également membre de la Ligue de Justice d'Amérique. L'équipe d'auteurs change, la qualité aussi malheureusement. Ann Nocenti et Scott McDaniel nous livrent un tome assez étrange et décevant, clairement pas à la hauteur des précédents malgré ses bons graphismes.

La guerre est déclarée entre Catwoman et le Pingouin, ne supportant pas que la belle voleuse exerce son activité sans son accord et surtout sans lui verser un tribut. Au cœur de la bataille, le quartier des Badlands, zone très pauvre de la banlieue de Gotham dont le Pingouin souhaite ardemment s'emparer pour y exercer son contrôle absolu. Une guerre des gangs éclate donc, et Catwoman devra choisir soigneusement son camp et surveiller de très près ses ennemis !
Elle devra aussi faire avec ses obligations en tant que membre de la Ligue de Justice d'Amérique, et se débrouiller pour être repérée et recrutée par la Société Secrète que les héros cherchent à infiltrer (ces événements se déroulent juste avant le tome 5 de Justice League). Et comme si ça ne suffisait pas, à peine sortie d'un conflit la voleuse se retrouve projetée dans les territoires souterrains de la ville, zones de non-droit totalement livrées à la vie sauvage et à trois communautés qui se disputent un équilibre précaire dans une atmosphère de catastrophe survivaliste qui menace d'exploser à tout instant. Il ne manque qu'un léger grain de folie pour que tout se mette à dérailler, et justement, une nouvelle venue va se charger de l'apporter...

Je le disais en introduction, un tome vraiment moins bon et moins maîtrisé, décousu, partant dans tous les sens et gérant assez mal ses différents personnages et les intrigues développées pour chacun. C'est vraiment brouillon, on a l'impression qu'il n'y a pas eu de finalité vraiment décidée, qu'il s'agit simplement d'un tas d'idées balancées les unes après les autres et mélangées sans réelle coordination. La première partie est correcte, mais la seconde tombe vraiment dans le n'importe-quoi. Je ne comprends pas ce tome, et je n'ai pas réussi à entrer dans cette histoire malgré toute la bonne volonté du monde.
Ça me déçoit d'autant plus que les dessinateurs sont plutôt bons et réputés, Terry Dodson en premier pour les couvertures. Ces histoires inutiles, sans réelle profondeur et sans impact sérieux, m'ont laissé bien froid. La transition entre les équipes d'auteurs n'a pas du être facile, et ça se ressent complètement sur le produit ''fini''. Une déception donc, et j'en suis le premier désolé car j'aimais bien cette série. J'espère que la suite sera meilleure !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !