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mercredi 30 octobre 2019

Les Légendes de Krondor - Jimmy les Mains Vives (Bragelonne - Juillet 2015)


Bien avant les événements de la fin de la Guerre de la Faille...

A Krondor, une lutte sans merci oppose les Moqueurs, la guilde des voleurs et brigands de tous poils, à la milice armée du duc du Bas-Tyra, qui a pris possession de la ville et retient prisonnière la jeune princesse Anita dans le but, à terme, d'accéder à la succession de la famille royale. Grâce aux Moqueurs heureusement, le jeune seigneur Arutha conDoin parvient à libérer la princesse Anita et tous deux filent aussitôt à bord d'une embarcation, échappant aux patrouilles du port de Krondor durant la nuit grâce à l'aide des voleurs, et notamment du tout jeune Jimmy dit Les Mains Vives, dont l'astuce et la détermination n'auront cette nuit-là pas eu d'égales. De ce fait, après les adieux lointains échangés avec son futur mentor, Jimmy se sent presque pousser des ailes et décide que sa vie ressemblera, un beau jour, à une si belle histoire. 

Pour l'heure cependant, il est traqué dans toute la cité ainsi que le reste des Moqueurs par la milice, furieuse de s'être laissée berner de la sorte par de vulgaires criminels des rues. Le gouverneur entend bien récupérer le contrôle total de la ville en un temps record d'ici le retour du duc du Bas-Tyra, ou du moins avoir des coupables à lui présenter pour esquiver sa juste colère. Et pour cela, il ordonne des rafles à tout va dans toute la ville ! Tous ceux qui ont l'allure ou la réputation d'appartenir aux Moqueurs sont jetés aux fers sans ménagement, direction les cachots du palais sans jugement ni information sur leur sort. La guilde est en effervescence, les ordres sont de se terrer dans les cachettes prévues à cet effet et de n'en sortir qu'après un temps raisonnable. Mais Jimmy refuse de rester les bras croisés et décide de faire évader tous ses camarades, grâce à quelques tours de son secret. L'opération est un succès mais déclenche la fureur du gouverneur et également du Juste, le patron de la guilde, qui se serait bien passé d'une telle publicité. Jimmy est officiellement condamné à mort par sa propre guilde, mais on lui laisse le choix de s'enfuir loin de Krondor et de se cacher le temps que les choses reviennent à la normale ou le temps que le Juste se calme, ce qui peut être très long. 

Bref, voici Jimmy obligé de faire route vers la bourgade de Finisterre, à la limite Ouest du Royaume, et prié de se faire oublier. En compagnie de sa maîtresse et meilleure amie Flora, il va alors tenter de se ranger et d'avoir une vie respectable, ou du moins de se faire très discret dans ses activités plus lucratives. Mais le jeune voleur ne s'attendait certainement pas à un tel dépaysement ! Finisterre n'a rien à voir avec la majestueuse Krondor, mais de sombres complots s'y déroulent également et menacent à terme la sécurité de tous les habitants de la ville et peut-être même de cette partie du Royaume. Embarqué malgré lui dans une aventure palpitante pour retrouver un petit garçon enlevé par des mercenaires, Jimmy va devoir faire équipe avec un étrange individu qui semble en savoir long sur la situation et ne pas avoir que de bonnes intentions malgré ses airs débonnaires. L'histoire ne fait alors que commencer, et Jimmy les Mains Vives devra apprendre à compter sur autrui autant qu'à se méfier de ce qui l'entoure, surtout en territoire étranger, et surtout quand des forces malfaisantes sont à l’œuvre sur fond de tragédie et d'un amour brisé trop tôt, de noire sorcellerie et de désir de vengeance...

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Voilà qui termine la petite saga des Légendes de Krondor écrite à quatre mains à chaque volume par Raymond E. Feist et toujours un autre auteur invité à développer l'univers de Midkémia avec ses propres histoires et références. Ici c'est donc au tour de S. M. Stirling de prêter main forte à l'auteur d'origine, posant ainsi les bases de la légende de Jimmy les Mains Vives, un personnage très attachant et bien connu des lecteurs de la première heure puisqu'il fait partie des personnages centraux des Chroniques de Krondor aux côtés du prince Arutha. Enfin, ça ça sera pour son avenir plus ou moins lointain, car en attendant ici Jimmy n'est qu'un simple voleur répudié par sa guilde et devant survivre par ses propres moyens dans un environnement hostile où se cachent beaucoup de vermines et de choses déplaisantes. Jimmy sera-t-il une fois encore le plus malin et parviendra-t-il à sortir son épingle du jeu sans en payer le prix ?

Pour ce qui est de l'écriture en elle-même, c'est évidemment un vrai plaisir de retrouver Feist pour un petit retour en arrière sur l'un de ses personnages centraux et préférés. Certes le style est globalement assez partagé entre ce qui a été apporté par Stirling et ce qui a été remanié par Feist, mais dans l'ensemble c'est un bon exemple d'écriture à quatre mains par des auteurs partageant leur univers et leurs passions. Tragédie, sorcellerie, aventure épique et sauvetage héroïque, tout cela fait partie intégrante du personnage de Jimmy et de sa propre légende, et je suis vraiment content d'avoir lu ce livre pour mieux comprendre cette tête brûlée qui devra apprendre la vie par les chemins les plus difficiles avant de pouvoir enfin briller comme il le mérite.

C'est donc la fin, pour l'instant en tout cas, de cette trilogie sur les Légendes de Krondor. Nous embarquerons prochainement pour le diptyque de L'Entre-deux guerres, qui nous permettra de faire la connaissance de la descendance du prince Arutha et bien sûr de retrouver ce cher Jimmy désormais aux commandes d'un avenir prometteur aux côtés des autres héros de la saga !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 17 juillet 2017

La question du lundi n°44 : L'âme de Nintendo est-elle partie avec Satoru Iwata ?


Voilà un peu plus de deux ans, le 11 juillet 2015, nous quittait Satoru Iwata, PDG de Nintendo. Avec sa disparition la firme du plombier moustachu se retrouvait orpheline d’un patron humain, ayant la connaissance du terrain (il fût développeur chez Hal Laboratory), de nombreux succès commerciaux (Nintendo DS, Wii) mais aussi un bide retentissant avec les pires ventes d’une console de salon avec la Wii U.
En début d’année est sortie la Nintendo Switch, fruit d’une longue traversée du désert de la fin de l’ère Iwata. Aujourd’hui la société de Kyoto n’a toujours pas trouvé son successeur, Tatsumi Kimishima assurant l’intérim en tant que directeur. D’où notre question du lundi un peu provocatrice : L'âme de Nintendo est-elle partie avec Satoru Iwata ?

Il n’est pas peu dire que la mort de Satoru Iwata fût aussi soudaine qu’inattendue dans le petit monde du jeu-vidéo. On savait le monsieur malade et amoindri, mais le pire semblait derrière lui. Et puis non, dans une attitude toute japonaise l’homme préféra s’en aller en occupant son poste jusqu’à la fin.
Les autres pontes de Nintendo se préparaient-ils au pire ou furent-ils aussi surpris que nous ? Nous ne le saurons probablement jamais. A priori Iwata envisageait bien sa succession, mais à plusieurs années d’échéance. De fait la nomination de Kimishima va dans ce sens : lui le financier, n’est présent qu’en qualité de régent, en attendant la promotion d’un nouveau roi à la tête de Nintendo.

Mais depuis quelque temps déjà, la direction de Nintendo chamboule les traditions pourtant bien ancrées du vénérable consolier : arrivée de plusieurs applications et jeux sur smartphone (alors qu’Iwata y était farouchement opposé), proposition de dlc (contenu additionnel téléchargeable payant) sur les jeux de la firme, arrivée du online payant sur la Switch, partenariat avec Universal pour un parc d’attraction utilisant les personnages de la société… le petit artisan de Kyoto semble avoir cédé au consumérisme digital et à la diversification de ses activités.
Difficile de dire s’il s’agit d’une direction voulu par Kimishima et/ou l’ensemble du conseil administratif de Nintendo, mais avec le décès prématuré de Iwata et la prise de recul en vue d’une retraite bien méritée pour Shigeru Miyamoto et Genyo Takeda, on sent clairement que le phénomène s’accélère avec la prise de pouvoir de la jeune garde de la firme, plus en phase avec l’évolution technologique du média.
Alors certes oui, l’arrivée des dlc s'est faite sous l’ère Iwata, les applications smartphone étaient prévues, le mercantilisme dans la place avec les amiibo, mais clairement ce n’est pas quelque chose que Satoru Iwata devait cautionner en tant que développeur et encore plus en tant que personne. Le four de la Wii U en terme de ventes n’a hélas pas dû laisser les coudées franches au PDG, gageons que l’histoire aurait été toute autre avec un succès plus honorable pour cette machine.
Mais la perte prématurée de monsieur Iwata pour Nintendo a indéniablement précipité ce changement drastique que la société entame en ce moment.

L'âme de Nintendo est-elle partie avec Satoru Iwata ? Clairement oui, du moins d’un certain Nintendo. Celui des années 2000, voire des années '80-'90 dans le prolongement.
Il ne faut cependant pas oublier que la firme du plombier est une société séculaire (elle a été fondée au XIXe siècle) et qu’elle n’en est donc pas à sa première métamorphose ou évolution. Le fait que ses récents dirigeants se soient enfermés dans un certains conservatisme a sans doute freiné la compagnie à bien des égards, mais sa capacité à toujours rebondir alors que tout le monde s’accorde à dire qu’elle est moribonde force le respect.
La volonté affichée de Nintendo de sortir de l’ornière du seul jeu-vidéo peut faire peur tout comme elle peut réjouir, seul l’avenir pourra nous dire si les pontes de la société ont intelligemment géré les propriétés de la firme ou vendu son âme sur l’autel du profit. Nintendo a le potentiel de devenir un géant du divertissement à l’échelle de Disney, avec tout ce que cela peut comporter de bon et de mauvais côtés.

vendredi 31 mars 2017

La V.O. du vendredi n°65 : Evil Ernie tome 2 - Rise of evil (Dynamite - Juillet 2015)


Les choses vont mal en Enfer. Une rébellion couve, une lutte de pouvoirs pour s'emparer du trône de Lucifer, qui n'est pas en position de force et dont les troupes commencent à douter. Mistress Hel en particulier convoite la souveraineté des royaumes infernaux, et pour cela elle a orchestré un plan parfait : s'associer avec différents tueurs en série sur Terre, leur donner de fantastiques pouvoirs et les laisser lui fournir une armée de défunts destinés à renverser Lucifer et ses légions. Pour le roi de l'Enfer, une seule solution s'impose : envoyer son meilleur élément sur Terre pour assassiner ces tueurs et priver Hel de ses soutiens. C'est ainsi qu'Ernest Fairchild, Evil Ernie, revient à nouveau d'entre les morts et entame une chasse infernale où tous les coups sont permis et où seul le plus impitoyable pourra sortir vainqueur. Ernie, qui autrefois était l'amant de Mistress Hel, a une raison toute personnelle de vouloir la défier et mettre un terme à ses plans. Mais il s'entiche de la jeune Mary, qui enquêtait sur la précédente mort d'Ernie et à qui il rappelle son frère, tueur en série également. Pour la protéger, Ernie va devoir se mettre en danger et combattre chacun des envoyés de Hel à sa poursuite, quand bien même sa propre intégrité en prendrait un coup !

Cette histoire prend place bien après celle du premier tome, qui revenait sur les nouvelles origines d'Ernie. Ici nous sommes bien des années plus tard, alors que celui-ci a eu une vie assez remplie en Enfer et qu'il a connu une sorte d'amour avec Mistress Hel, avant de la rejeter et de s'en faire une ennemie acharnée. Toujours accompagné de son fidèle et politiquement incorrect Smiley, cette fois Evil Ernie va devoir faire route avec une simple mortelle à la recherche de la vérité sur les actes de son frère, qui pourrait être lié à toute cette histoire. Ernie retrouve ainsi une dimension un peu plus humaine, voir sentimentale, alors qu'il recherche avant tout la vengeance et aussi la rédemption. Deux scénaristes et deux dessinateurs pour cette seconde mini-série contenue dans ce seul volume, qui espérons-le donnera une suite dans les mois ou années à venir ! En tout cas une chose est sûre, avec Evil Ernie le grand retour de l'univers de Chaos! Comics se fait en fanfare !

vendredi 29 janvier 2016

La V.O. du vendredi n°5 : Grimm Fairy Tales presents - The Little Mermaid tome 1 (Zenescope - Juillet 2015)


On connaît toutes et tous l'histoire de La Petite Sirène par Disney en 1989. On est peut-être un peu moins nombreux à connaître le conte original un rien plus sombre de Hans Christian Andersen, mais ça reste une référence. Que se passe-t-il si on mélange l'esprit Disney du conte avec un monde plus noir et plus adulte ? C'est ce que nous propose ici l'éditeur indépendant Zenescope, qui retravaille son personnage de la petite sirène et lui offre une nouvelle série aux accents résolument adultes, sexy et ténébreux. Nous retrouvons tous les ingrédients à succès de l'histoire originale comme de son adaptation en film d'animation, mélangés à notre époque actuelle et aux ressources de la science. Tout part d'un acte originel, un péché dont le prix ne tardera pas à arriver, et qu'il faudra payer sous peine de déclencher une guerre entre le monde d'en-bas et celui de la surface. Expériences interdites, expérimentations génétiques, magie, amour, trahisons et intrigues politiques, le tout savamment mélangé et orchestré par non moins que Meredith Finch, la femme de David Finch oui oui ! Ce premier tome rassemble les cinq premiers chapitres de cette nouvelle série, couvrant un premier arc bien maîtrisé et surtout illustré avec talent. En bonus comme toujours avec Zenescope, des pages de crayonnés, de recherches graphiques et de couvertures alternatives accompagnent avec goût cet ensemble. Une bonne petite série venant de commencer, dont la sortie en album est toute récente (Août 2015) et qu'il convient de suivre avec intérêt.

samedi 25 juillet 2015

Catwoman tome 5 – Course de haut vol (Urban Comics – Juillet 2015)


Ce tome est le dernier de la série Catwoman chez Urban, avant que la suite des aventures de la belle voleuse ne paraisse sous le titre Catwoman Eternal pour faire écho au Chevalier Noir. Une fin à l'image du tome précédent, un peu trop rapide et fouillis malheureusement, mais qui relève un peu le niveau malgré tout.

Nous avons donc droit ici à un melting-pot des intrigues de dernière chance : Catwoman sera entraînée dans une course entre voleurs à travers le pays, durant laquelle elle tentera de résoudre un crime vieux de près de 200 ans. Ce défi incroyable la mettra en relation avec certains autres vilains bien connus, comme le Maître des Miroirs par exemple, un partenariat explosif !
La chatte cambrioleuse essaiera aussi de faire sortir de son laboratoire sa jeune conceptrice de gadgets afin de lui faire connaître la vraie vie, mais la partie risque de ne pas être aussi aisée lorsque le monde virtuel rattrape les deux femmes.
Il y a aussi les quelques numéros touchés par Gothopia, mini-event des séries Batman ayant principalement cours dans la série Detective Comics et touchant les alliés de la Chauve-souris. Pas forcément très intéressant puisque si on ne lit pas la revue kiosque Batman Saga on ne risque pas de comprendre ce dont il s'agit et quelle est la place de Catwoman dans tout ça, même si c'est rapidement résumé.
La bonne surprise c'est l'inclusion du chapitre se déroulant durant l'arc de L'an zéro de Scott Snyder, où Catwoman est encore inexpérimentée et nouvelle dans le métier, et où elle se confronte à ce qu'il y a de pire au sein de la haute société corrompue de Gotham, alors que l'ouragan menace la ville et s'apprête à frapper de plein fouet tandis que le Sphinx l'a plongé dans un black-out complet.
Et enfin signalons la présence de l'introduction du personnage au sein de l'event Futures End qui bouleverse les statu-quo en vigueur pour les héros. Selina se retrouve donc à la tête de la pègre de Gotham, gérant ses affaires d'une main de maître et de façon assez avisée pour ne pas attirer sur elle l'attention des protecteurs de la ville. Que lui réserve cet avenir sombre et incertain ? Nous le saurons en suivant la série principale de cet événement, et probablement en embrayant sur les tomes de Catwoman Eternal à venir.

Une fin rapide, toujours aussi brouillon comme dans le tome précédent, on garde la même impression de voir plusieurs idées jetées en vrac et pas forcément bien organisées, tout est trop rapide, trop fouillis, le lecteur n'a pas le temps de vraiment se faire à une situation que déjà elle change. Le dessin reste très bon en revanche, c'est toujours très agréable et fluide malgré l'intrigue partant dans tous les sens et les personnages creux et inutiles qui fleurissent à droite à gauche. Les couvertures de Terry Dodson sont excellentes, un vrai plaisir à l’œil, mais ça ne fait pas tout.
En somme une série qui se termine en étant relativement fidèle à ce qu'elle était devenue depuis le tome 4, en ce sens elle reste en accord avec elle-même, mais n'égale jamais ce qu'elle était lors de ses premiers numéros ayant fait parler. J'ignore encore si ça vaudra le coup de passer à Catwoman Eternal quand elle sortira, mais pourquoi ne pas prendre le risque ? Qui sait, le changement a du bon et la barre en sera peut-être relevée ?

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 22 juillet 2015

Avengers tome 4 – Infinity (Panini Comics – Juillet 2015)


Et voici donc le dernier membre du trio de séries touchées par Infinity, celle par qui tout a commencé, Avengers signée Jonathan Hickman encore une fois. Cette série se concentre surtout sur la guerre interplanétaire ayant lieu entre toutes les civilisations connues et les Bâtisseurs venus tout détruire et se dirigeant droit sur la Terre. Il fallait bien l'équipe des héros les plus puissants du monde pour coordonner tout ça et tenter d'en venir à bout !

Captain America et ses Avengers partent pour l'espace rejoindre les flottes Kree, Shi'ar et Skrull pour affronter la redoutable armada des Bâtisseurs. Les blessures et rancœurs d'autrefois laissent la place à une alliance désespérée pour tenter de sauvegarder tout ce qui peut encore l'être, dans cette bataille démesurée et bien inégale. Les Bâtisseurs semblent tout-puissants et impossibles à arrêter, et de très lourdes pertes se font bientôt ressentir dans le camp des héros et de leurs alliés. Mais rien ne parvient à entamer la solide détermination de Captain America qui continue de mener ses troupes de bataille en bataille, jusqu'à ce qu'un miracle ne se produire et ne vienne rééquilibrer les forces ! C'est au tour des Bâtisseurs d'être acculés et en déroute, et tout commence à prendre une tournure plutôt engageante... mais une terrible nouvelle vient bien vite refroidir les ardeurs : la Terre est tombée en l'absence de ses plus grands héros, et Thanos et son Ordre Noir arpentent la planète bleue en quête d'un être mystérieux, causant autant de ravages que possible au passage. Ignorant tout des manœuvres des Illuminati sur Terre, Cap et les Avengers prennent le chemin de leur monde natal pour tenter un ultime assaut, une mission de sauvetage désespérée contre le titan fou et ses hordes. Le grand combat final approche !

C'est donc la dernière partie à lire pour avoir Infinity dans sa globalité, du moins les séries les plus importantes de l'événement. Avengers se concentre exclusivement sur les combats spatiaux ayant lieu très, très loin de la Terre, mais qui auront malgré tout des conséquences rapides sur le dénouement de l'intrigue. La guerre contre les Bâtisseurs est dans cette série, là où New Avengers se concentre sur la débâcle sur Terre et où Infinity elle-même survole l'ensemble des fronts à tour de rôle. Infinity, c'est le cœur ; New Avengers, c'est l'esprit ; Avengers, ce sont les muscles. Rien à redire sur cette lecture passionnante et aussi importante que les deux autres, même si se déroulant à une toute autre échelle. Le dessin de Leinil Francis Yu se laisse savourer tranquillement, R.A.S. ici aussi comme pour l'écriture de Hickman qui ne perd pas la main devant tant de personnages et de fronts à gérer en parallèle.
Voilà qui clôt la série de parutions de ce début de Juillet pour cet event Marvel majeur, et nous attendons maintenant les prochains avec impatience s'ils sont traités de la même façon, dans la collection ''Marvel Now!'' ou si possible dans la collection ''Marvel Deluxe'', qui sait.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 18 juillet 2015

New Avengers tome 2 – Infinity (Panini Comics – Juillet 2015)


Voici la seconde sortie liée à Infinity dans la collection ''Marvel Now!'' de Panini en ce début du mois de Juillet. La série New Avengers signée encore par Jonathan Hickman présente un nouvel aspect de cette guerre interplanétaire qui fait rage au sein de tout l'univers Marvel, on peut même dire du multivers tout entier !

Tandis que les Avengers, menés par Captain America, sont partis dans l'espace affronter auprès des autres grandes civilisations la terrible avancée des Bâtisseurs et de leurs visées destructrices, sur Terre une toute autre guerre est en train de se jouer. Les Illuminati continuent désespérément de lutter contre les incursions, ces phénomènes extradimensionnels qui font entrer en collision deux versions d'un même monde si rien n'est fait pour l'empêcher. Le groupe secret a pris une lourde décision : ils sont déterminés à tout faire, y compris détruire un autre monde, pour sauver le leur, et ce dans le plus grand secret bien entendu. Mais ils n'avaient pas prévu l'intervention de Thanos et de son Ordre Noir, qui cherchent l'une des six gemmes d'infinité jusqu'à récemment encore entre les mains des Illuminati. Thanos poursuit également un autre but, la quête de son enfant terrien, un Inhumain dont les dons ne se sont pas encore révélés et qui pourrait bien être encore plus puissant que son père, raison plus que suffisante pour l'éliminer au plus tôt et au passage prendre sa revanche sur le monde des Avengers. D'autres dangers menacent, comme le conflit sanguinaire qui oppose le Wakanda et Atlantis depuis les tragiques événements perpétrés par Namor durant Avengers vs. X-Men et sa possession par la Force Phénix, conflit qui fragilise dangereusement l'intégrité de la confrérie secrète. Il y a aussi l'étrange comportement du Dr. Strange récemment, son isolation progressive des autres dans un but mystérieux, sans parler du Dr. Fatalis qui a assisté à la destruction de l'un des mondes parallèles par les Illuminati et qui entend bien en savoir davantage. Les six membres de la société secrète risquent de réaliser à quel point ils sont réellement impuissants face à tous ces périls, et que le nécessaire doit être fait qu'importe les conséquences...

C'est ma ''partie'' préférée jusque là d'Infinity je crois, pas un hasard puisque New Avengers reste ma série préférée de Hickman depuis son premier tome. C'est très bien écrit, rondement mené, avec des ramifications dans tous les sens au sein de cette guerre cosmique, et superbement dessiné par un Mike Deodato Jr. en grande forme ! C'est aussi cette série qui apporte le vrai épilogue à l'event Infinity en lui-même, c'est par elle que de nouvelles menaces sont connues et envisagées par le groupe des Illuminati pour l'avenir plus ou moins proche. C'est le terreau fertile à partir duquel Hickman distille toutes ses monstrueuses intrigues à tiroirs, une série qu'il ne faut vraiment pas manquer si on désire se repérer dans ce qui va arriver très prochainement (à savoir la fin de tout, basiquement). Une série qui aurait très bien pu s'appeler Illuminati tout bêtement vu que ce sont eux le centre de l'histoire, et non le groupe des New Avengers dont on entend d'ailleurs jamais parler.
Je conseille donc très fortement cette lecture, plus accessible qu'elle n'en a l'air, et pivot crucial pour comprendre Infinity comme ce qui arrivera par la suite. C'est une série de qualité, le haut du panier, à ne pas manquer !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 15 juillet 2015

Infinity - Royaume en ruine (Panini Comics - Juillet 2015)


Et le voici enfin, ce gros événement annoncé dès les premiers tomes des séries-sœurs Avengers et New Avengers de Jonathan Hickman, et dans la collection ''Marvel Now!'' bien que selon moi il aurait très bien pu paraître au sein des ''Marvel Deluxe''. Il s'agit du corps principal, du cœur de l'événement universel qui frappe l'ensemble des mondes, à la fois base, support et conclusion.

Les Bâtisseurs. Une espèce extraterrestre antique, ayant présidé aux débuts de l'univers, à la naissance de la vie sur de très nombreux mondes. Une espèce qui, aujourd'hui, entreprend de détruire ses anciennes créations, avec la Terre en ligne de mire. Les plus grands empires galactiques s'effondrent sous la puissance de ces êtres que rien n'arrête. Kree, Shi'ars, Skrulls, et bien d'autres, sont en déroute et fuient leurs systèmes avec ce qui reste de leur flotte et de leur population. Les Avengers s'envolent dans l'espace pour venir en aide à ces civilisations, amies ou ennemies d'autrefois mais désormais toutes unies autour d'un but commun : la survie. Et tandis que l'équipe de choc menée par Captain America tente le tout pour le tout afin de résister et de reprendre les mondes tombés des mains des Bâtisseurs, sur Terre Iron Man et les Illuminatis combattent un mal bien différent mais tout aussi destructeur : une nouvelle incursion se déclenche, et il est à nouveau temps de réduire un monde à néant pour en sauver un autre, le nôtre. Mais très vite un autre problème de taille apparaît car Thanos, le tyran fou, envoi ses terribles émissaires sur la planète bleue afin d'exiger un tribu, la tête de tous les enfants Inhumains entre 16 et 22 ans, dans le seul but de s'assurer la mort de son propre fils, peut-être encore plus puissant que lui si ses pouvoirs venaient à éclore. Sans les Avengers, sans les Illuminatis, la Terre pourra-t-elle résister aux hordes meurtrières de Thanos et au déchaînement du tyran ?

Des couvertures de folie signées Adam Kubert. Un récit aux multiples branches et ramifications. Des personnages d'une puissance proprement colossale, une lutte à l'échelle cosmique, interplanétaire, une guerre sans merci sur plusieurs fronts... rien à redire, Hickman signe ici le point d'orgue de ses runs sur les deux séries des Avengers (elles aussi traitant chacune d'un autre aspect de cet événement). Une échelle renversante, quasiment jamais atteinte auparavant à part pour les plus grands events majeurs de l'éditeur, et même là on pâlit encore devant la taille et l'étendue d'Infinity. C'est peut-être aussi son plus gros point faible, cette échelle qui rend le récit très complexe et peut-être même un peu fouillis si l'on ne se fait pas à l'idée de devoir suivre trois parutions parallèles pour bien comprendre de quoi il est question dans chacune. Et encore là on ne parle que des trois séries principales, pas de l'infinité de séries touchées à côté d'une façon ou d'une autre ! En tout cas malgré cette dispersion un peu inquiétante et intimidante, l'histoire n'est jamais brouillon, et apparemment conçue par l'auteur pour pouvoir se lire dans chaque série indépendamment des autres (ce que je pense n'être pas réellement faisable vu que tout est relié).
Infinity c'est donc un event majeur, très étendu, peut-être trop, mais qui élève sacrément le niveau par rapport aux précédents ! C'est la fin d'une ère et le début d'une autre, le point de départ d'une toute nouvelle redistribution des cartes sur le plan cosmique, et que Hickman va continuer d'accompagner et de raconter jusqu'au point final de Secret Wars, aboutissement ultime de l'auteur et de l'ensemble de l'univers Marvel au passage.
C'est la sortie principale de ce mois de Juillet, un comics idéal pour passer vos vacances à lire et à réfléchir sur le sort de vos héros favoris, à travers trois séries se taillant la part du lion. Une lecture à conseiller et à savourer au calme pour être sûr de tout bien comprendre ! Quoi qu'il arrive, que vous aimiez ou pas, l'univers Marvel en ressortira changé à jamais. Du moins jusqu'au prochain cataclysme.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !