Depuis toute petite, la jeune
Bêlit au caractère impétueux et bien trempé ne rêve que d’une chose :
prendre la mer aux commandes de son propre navire et traquer les monstres
marins des légendes d’autrefois. Son père, le redoutable amiral pirate
Atrahasis d’Asgalun, est capturé sous ses yeux par des mercenaires qui le
laissent pour mort sur un misérable banc de sable. Bêlit découvre ainsi la
cruauté de la vie qu’elle s’est pourtant choisie, et ne versera désormais plus
de larme pour quiconque.
Échappant à de terribles périls,
Bêlit poursuit donc sa route et son rêve coûte que coûte, jusqu’à prendre le
commandement du navire amiral de son père, la Tigresse, et jusqu’à se
confronter à de véritables monstres bien vivants. Écumant les eaux et les ports
de la Côte Noire, elle se forge un nom et une réputation qui retentiront bien
des années durant, la voyant devenir femme et suivre son cap sans jamais
faillir. Et même lorsque les nations de la Côte Noire s’empressent de vouloir
la détruire, elle ne perd jamais de vue son objectif et est prête à affronter
les dieux eux-mêmes pour faire valoir son droit de vivre sa vie comme il
lui plaît !
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Voici l’histoire imaginée par
deux autrices de talent pour les origines de Bêlit, l’une des plus fameuses
créations de Robert E. Howard pour agrémenter l’univers de l’âge Hyborien et
les aventures du célèbre Conan le Cimmérien. Cette collection, désormais aux
mains de Marvel, s’ouvre donc sur les prouesses de jeunesse de cette reine des
pirates autoproclamée mais qui ne démérite jamais son titre et ne cède face à
aucun homme ni aucun danger. Une femme forte, écrite et mise en image par deux
femmes concernées et talentueuses… avec un soupçon de maladresse peut-être.
En effet, plusieurs fois le récit
paraîtra décousu, presque brouillon, et comble de l’ironie sera même édulcoré à
certains moments puisque Marvel s’adressant à un public assez large mais
surtout assez jeune. Rien à voir donc avec ce que la concurrence chez Dynamite
peut proposer pour Red Sonja, ici la redoutable Bêlit sera une enfant
turbulente et entêtée qui deviendra une femme certes impitoyable et magnifique
mais un rien prisonnière de son statut et des vues de son éditeur.
Dommage donc, car cette
collection démarre pourtant très bien avec un personnage à la fois important
mais méconnu de l’univers de Conan, et s’il m’est permis d’espérer j’attendrais
un éventuel retour sur les parties les plus intéressantes de sa vie en la
compagnie du célèbre barbare, sans que cela ne fasse redite d’anciens récits
pour autant. Je pense qu’avec des artistes imaginatives et avec une bonne dose
de liberté d’écriture, on peut avoir quelque chose de vraiment pas mal du tout !
Merci en tout cas à Panini de nous offrir ces récits, et rendez-vous
prochainement pour le second tome concernant une autre aventurière et amante
très connue de Conan !
Sur ce, je vous laisse vous faire
votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous
retrouver bientôt pour un nouvel article !
Peter Parker est accusé de
plusieurs meurtres sordides et risque la peine capitale ! Son procès doit
avoir lieu sans délais, et il y a bien peu d’espoirs qu’il s’en sorte car les
preuves à charge sont accablantes… mais fausses, évidemment ! Mais cela, c’est
à Spider-Man de le prouver ! Comment faire alors que Peter est sur le banc
des accusés ? Rien de plus simple quand on dispose d’un clone parfaitement
identique : Ben Reilly se propose donc de remplacer Peter durant son
procès, tandis que notre homme-araignée enquête de son côté pour retrouver le
véritable tueur, Kaine, qui devra répondre de ses actes !
Mais la traque de Kaine n’est pas
de tout repos car Stunner, l’ancienne amante du défunt Docteur Octopus, le
recherche également pour le massacrer sans pitié, en quête de vengeance. La
puissance de Stunner est incroyable mais fort heureusement elle est aveuglée
par sa colère, ce qui permet aux deux tisseurs de se soustraire le temps d’un
bref combat mano à mano. Peter ramène Kaine au tribunal par la peau des fesses
et l’oblige à confesser ses crimes… ce qui fonctionne, contre toute attente.
Dès lors, Ben rend son rôle et sa vie à Peter, qui est désormais un homme
libre. Mais pas pour longtemps…
Car en effet, le Chacal est
encore loin d’en avoir fini avec Spider-Man et ses multiples clones ! Le
vilain a même concocté un plan tordu du plus bel effet pour faire perdre la
raison à ce pauvre Peter, pendant que dans le même temps il teste sur le
terrain une nouvelle version du virus Carion qui fait des milliers de victimes
innocentes. On apprend à cette occasion et suite à de profondes recherches que
Peter est en réalité le clone, et que Ben est le véritable Spider-Man !
Un choc qui menace d’anéantir
Peter, qui ne devra son salut et sa santé mentale qu’à l’intervention et à tout
l’amour de Mary-Jane, toujours là pour lui envers et contre tout. Désormais,
les deux héros joignent leurs forces pour déjouer les plans du Chacal avant qu’il
ne mette à exécution ses terribles menaces et ne tente d’éradiquer rien moins
que l’ensemble de l’humanité pour la remplacer par des clones sous son contrôle !
Un sacrifice cruel sera néanmoins nécessaire pour tout arrêter… et pourtant,
les ennuis ne font alors que commencer en vérité !
En proie à des troubles du
comportement, Peter se retrouve sous l’emprise hypnotique du Chacal et s’en
prend physiquement à Mary-Jane ! Sauvée par les New Warriors mais surtout
par l’intervention héroïque de Ben, M-J peut montrer la bonne voie à son mari
pour lui permettre de revenir parmi les siens, non sans mal. En effet, qui sait
combien d’autres bidouillages le Chacal a pu intégrer dans l’esprit de sa
victime préférée ? Prenant une lourde décision, Peter décide d’abandonner
sa vie en tant que Spider-Man pour ne plus se consacrer qu’à sa femme et à son
enfant à naître, qui ont déjà été bien trop mis en danger par sa faute.
C’est donc Ben, le véritable
Parker, qui endosse à nouveau le rôle si douloureux du Tisseur de toiles. Se
faisant appeler Scarlet Spider et conservant le costume du temps pas si
lointain où il pensait être le clone, notre nouveau héros se retrouve au beau
milieu d’une guerre des gangs sans merci entre un mafieux de moindre envergure
et la nouvelle Docteur Octopus, qui reprend avec brio le rôle de feu son mentor
et entreprend de pourrir méthodiquement la vie de Scarlet Spider !
Et alors que ce conflit embrase
toute la ville, le véritable objectif n’apparaît que trop tard à notre
protagoniste : Octopus veut s’emparer d’une technologie de pointe capable
de manifester physiquement des éléments virtuels issus du cyberespace. Personne
ne semble en mesure de la stopper et on découvre alors qu’Alistair Smythe
lui-même est partie prenante de cette histoire, désireux de s’emparer de la
même technologie pour un tout autre but : prendre le contrôle de tout un
bataillon de robots tueurs pour éradiquer totalement tout ce que représente
Spider-Man !
Plus d’une fois mis au bord du
gouffre par ses ennemis, Scarlet Spider va devoir se dépasser pour vaincre et
peut-être même sera-t-il obligé de prendre une nouvelle identité, si tant est
que la réalité survive au prochain assaut du Docteur Octopus et de son
mystérieux commanditaire. Rien n’est jamais simple dans l’existence de l’Homme-Araignée,
encore moins quand il cherche à se créer une nouvelle vie privée !
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Eh bien vous l’attendiez, le
voici enfin, le second tome de cette réédition de La saga du clone en trois volumes. Nous sommes désormais habitués
au nouveau format que Panini nous offre pour ses omnibus, et a-priori exit
définitivement la jaquette, ce qui me frustre toujours un peu. Mais ce n’est
pas l’essentiel, heureusement, comme le prouve cette superbe couverture remastérisée !
Donc, dans ce deuxième tome,
beaucoup de choses s’enchaînent, à commencer par le procès de Peter Parker et
celui de Spider-Man en parallèle face à certains de ses pires ennemis ! Le
résumé que je vous livre ici zappe volontairement des passages entiers de
toutes ces histoires qui se succèdent à un rythme endiablé, afin de ne pas vous
gâcher certaines surprises de taille quand vous les lirez.
D’un point de vue strictement
objectif, je suis forcé d’admettre que même si j’ai beaucoup aimé cette lecture
après une nouvelle nuit blanche, il y a plusieurs imperfections frappantes, à
commencer par la qualité de l’album lui-même. En effet, vous trouverez
régulièrement des coquilles dans les textes, et même des bulles dont le texte a
été inversé entre deux personnages. Des erreurs d’inattention de la part de
Panini qui font un peu mal aux fesses après avoir payé 70€ un album déjà décrié
avant même sa parution et pour lequel on s’attend naturellement à un haut
niveau de qualité, en plus il manque même toujours deux chapitres, un par tome,
depuis le premier volume. Et pas un mot de l’éditeur là-dessus ! Mais
passons, sinon je vais être accusé de cracher dans la soupe.
C’est vrai que j’ai aimé cette
lecture, moins toutefois que le premier tome je dois l’avouer, certainement à
cause des multiples personnages secondaires et de troisième zone qui ne cessent
d’apparaître un peu partout. Les auteurs et dessinateurs ne sont pas toujours
raccords, et la différence entre deux styles graphiques peut parfois faire mal
aux yeux, mais il faut aussi prendre en compte le fait que tout se faisait
alors dans une certaine précipitation chez Marvel à l’époque. Le rythme de
production, la cadence infernale à laquelle se succèdent les différents numéros
de chacune des revues consacrées à Spider-Man, font que forcément la qualité
finale de l’écriture s’en ressent et paraît même un peu bancale par moments.
Heureusement il y a quand même du
très bon dans ce ventre-mou de la saga, à commencer par l’intensité avec
laquelle le lecteur sera amené à suivre les révélations les unes après les autres,
jusqu’à totalement finir par douter de tout ce en quoi il croyait jusque-là !
Qui est le vrai Peter Parker ?! Tellement de clones et de machinations qui
en viennent à déconstruire ce que l’on pensait acquis depuis longtemps, c’est
assez génial dans l’idée et vraiment dommage que ça soit par endroits mal
raccordé au reste.
On passera sans s’arrêter sur les
différents clichés propres aux années ’90 comme les coiffures mulet et les
musculatures improbables ainsi que les filles taillées comme des épingles, M-J
ayant droit pour sa part à un assez charmant petit ventre de femme enceinte plutôt
réaliste pour le coup. J’apprécie également tout particulièrement la
représentation de la Chatte Noire, qui fera une sorte de caméo très rapide mais
qui ne laissera personne indifférent. Et en parlant de plastique de rêve,
Stunner sera aussi de la partie au début et à la fin de cet album, à deux
moments-clés et très différents l’un de l’autre. Ainsi vous découvrirez sans
aucun fard ni filtre la réalité crue de ce personnage très mésestimé et
pourtant si touchant. Personnellement, une petite larme de compassion m’est
arrachée à la lecture de cette histoire que je trouve dramatique et, étonnement
pour l’époque, terriblement actuelle encore de nos jours. Je n’en dis pas plus,
vous verrez par vous-mêmes !
En fait, en écrivant ces lignes
et en réfléchissant à ce que je peux tirer comme enseignement principal de ce
second tome, je réalise qu’il est plein de personnages féminins forts et ayant
un rôle assez dominant dans l’intrigue principale, même avec de courtes
apparitions ou des représentations défavorables de temps en temps. Dans un
univers d’hommes et de héros au masculin, voir des femmes bonnes ou mauvaises
qui tiennent le haut du pavé ce n’est pas rien, c’est même assez risqué, mais
ça fonctionne. Du moins le temps de quelques épisodes, avant que la testostérone
ne reprenne le dessus. Un scénariste qui réussit particulièrement bien ce tour
de force, Tom DeFalco, signe les meilleurs passages de cet omnibus selon moi et
je vous invite fortement à vous renseigner sur sa série Spider-Girl, dont je vous parlerai de toute façon dans les V.O. du
vendredi un de ces jours.
Bref, pour conclure sur ce tome 2
de La saga du clone : assez
correct dans l’ensemble même si peut clairement mieux faire par moments,
regorge de petites surprises inattendues mais aussi de clichés insupportables
du genre, et quelques menues maladresses éditoriales. On attendra avec
impatience mais réserve le troisième et dernier tome pour lire la grande
conclusion, en espérant que Panini relève le niveau technique pour éviter
lesdites maladresses.
Sur ce, je vous laisse vous faire
votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous
retrouver bientôt pour un nouvel article !
C’est un album un peu particulier
que celui-ci, qui mérite donc une présentation toute particulière elle aussi.
Pas de résumé cette fois, simplement une introduction pour tenter de vous faire
comprendre le principe. C’est parti !
En 2018, Marvel demande à
certains de ses meilleurs artistes de revisiter quelques personnages
emblématiques de la gamme des mutants, et en effet qui peut se targuer d’avoir
offert autant de personnages iconiques depuis près de 60 ans ? Spider-Man ?
Certes.
C’est ainsi que, pour en revenir
à nos mutants, les scénaristes et dessinateurs engagés pour cette œuvre ont
décidé d’écrire tout bonnement non pas sur les héros que tout le monde connaît,
mais plutôt sur leurs vilains, les méchants, les ennemis ! Ainsi, à
travers cinq petites histoires consacrées chacune à un vilain différent, nous
allons nous balader et tenter de mieux cerner les esprits parfois dérangés
parfois tiraillés de ces véritables cadors de la mutanité.
On commence avec Magneto, qui de mieux pour nous plonger
d’office dans le grand bain et nous offrir du grand spectacle avec des valeurs
sûres ? Puis c’est au tour du moins connu mais non moins terrible Mojo de faire son grand retour sur
scène en essayant de tuer ses adversaires de toujours et de faire grimper l’audimat
tout en cherchant… l’amour. Ensuite, une virée dans le quotidien d’un assassin
de haut vol avec Mystique, en
mission spéciale pour sauver une jeune mutante mais surtout pour retrouver des
données très sensibles qu’elle a hâte d’exploiter pour semer le chaos. Petit
détour par la case conscience interne du Fléau
qui tâche de redevenir lui-même, et on termine par la soif de conquête d’Emma Frost en guerre ouverte contre le
Club des Damnés, avec l’aide des X-Men de Malicia !
Oh, mais attendez… ce n’est pas
fini ! Eh non, à la fin de l’album vous trouverez cinq chapitres plus
petits qui ensemble forment un récit plus grand sur le redoutable tyran Apocalypse en personne, confronté à son
pire cauchemar : une chute le long de l’échelle de l’évolution ! Rien
que pour cette surprise très agréable et inattendue, merci à Panini de nous
avoir fourni un album aussi complet et aussi bien édité dans la gamme pourtant
moyenne des ‘’100% Marvel’’.
Beaucoup d’auteurs pour des
récits pas toujours très bien inspirés ou passionnants, mais qui sont tous à leur
façon instructifs et nous permettent de mieux comprendre ces personnages que l’on
a appris pendant des années à craindre et à carrément détester pour certains
(Emma…). Les meilleurs morceaux sont évidemment ceux réservés à Magneto et à
Apocalypse, même si ce-dernier doit se contenter de la place de bonus de fin.
Enfin, pas évident de faire un vrai classement car tout est fort sympathique à
suivre et les dessins sont bons voir très bons, rien à redire ou plutôt à
reprocher, beaux efforts de la part de toute l’équipe.
L’équipe justement, voici les
scénaristes : Chris Claremont (excusez du peu), Scott Auckerman, Seanan
McGuire, Robbie Thompson, Leah Williams, Zac Thompson, Lonnie Nadler.
Les dessinateurs, quant à eux :
Dalibor Talajic, Nick Bradshaw, André Lima Araujo, Marco Failla, Shawn Crystal,
Chris Bachalo, Geraldo Borges.
Vous l’aurez compris, c’est un
ensemble de récits un peu en dehors de toute continuité, bien que se situant
idéalement tous vers les histoires que vous avez pu lire entre 2017 et 2019.
Mais même s’il y a quelques références précises à des intrigues des séries
principales, vous pouvez sans mal lire cet album et ces dix chapitres, sans
vous inquiétez de leur juste place au milieu de toute la production mutante. Un
bon road-trip chez les vilains, que je conseille à tout le monde, connaisseurs
comme amateurs !
Sur ce, je vous laisse vous faire
votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous
retrouver bientôt pour un nouvel article !
C’est enfin le grand jour pour
Benjamin Grimm, alias La Chose ! Le membre le plus imposant des Quatre
Fantastiques s’apprête à épouser celle qui a su, de longue date, révéler le cœur
tendre sous la roche cosmique, Alicia Masters, fille d’un ancien ennemi du
quatuor. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les préparatifs du mariage
seront mouvementés !
Du côté des filles comme des
garçons, les enterrements de vie de jeunes célibataires vont connaître quelques
rebondissements inattendus, qui ne mettront pourtant pas à mal la détermination
de nos tourtereaux qui n’ont qu’une hâte, arriver à la cérémonie en elle-même.
Pendant ce temps, le témoin du fiancé, Reed Richards, s’occupe d’une expérience
assez particulière et secrète qui lui prend tout son temps et donc il délègue à
sa femme Sue et à son beau-frère Johnny le soin d’accompagner Ben jusqu’au
bout. Une pointe de déception que ne connaît pourtant pas la Chose, tout
concentré qu’il est sur son avenir immédiat.
Et c’est donc au cœur du désert
de l’Arizona qu’aura lieu la célébration, selon les traditions Juives dont est
issu le marié. Un bien beau moment comme il en est désormais de coutume dans l’univers
des super-héros, mais cette fois-ci rien ne viendra gâcher la fête, qu’on se le
dise ! Même Galactus et le Docteur Fatalis devront attendre leur tour, car
le grand moment devant l’autel ne souffre aucune interruption !
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Bon, disons-le tout de suite, même
si c’est très plaisant à lire et à vivre pour quelqu’un qui suit les aventures
de Ben Grimm et de sa fiancée Alicia depuis des années, ce mariage est un peu…
précipité. Pas dans le sens bâclé, mais plutôt tout se passe trop vite, on en
voudrait un peu plus et surtout de façon un peu mieux développée ! On sent
vraiment que les auteurs, Dan Slott et Gail Simone principalement, devaient
avoir un planning assez serré et qu’il y avait des impératifs éditoriaux à
respecter. En plus, ce n’est pas le couple principal de la série donc…
C’est tout de même dommage, j’aurais
vraiment préféré que les choses se passent autrement, avec peut-être moins de
cette légèreté un rien nunuche qui pourtant rend l’histoire plus digeste, d’un
certain point de vue. Les dessins eux sont très bons, tous les artistes font un
travail remarquable pour soigner l’occasion, surtout avec les somptueuses
couvertures variantes disponibles pour ce seul chapitre 5 !
C’est là que je suis le plus sur
la réserve je pense. Cet album est à la fois généreux et pingre, je m’explique.
Les bonus nous permettent de revivre la première rencontre de Ben et d’Alicia,
du temps des mythiques Stan Lee et Jack Kirby eux-mêmes, ce qui n’est pas donné
à tout le monde aujourd’hui à moins de posséder les coûteux volumes de la
collection ‘’Marvel Classic’’, les intégrales annuelles des plus grandes séries
de l’éditeur rééditées depuis leurs débuts et dans l’ordre. Une bonne idée
donc, même si on passera sous silence certaines fautes d’inattention dans la
transcription de quelques textes… mais ce que je déplore le plus, c’est la
présence des couvertures alternatives justement.
Ce que je préfère dans le monde
des comics c’est justement de voir les différents auteurs et dessinateurs
mettre le paquet pour offrir aux lecteurs des illustrations de couverture
magnifiques pour les grands événements comme celui-ci. Là, Panini nous en offre
certaines dans les bonus de l’album donc, mais en petit format pour partager
les pages et économiser le papier surtout. C’est vraiment dommage car on ne
peut pas apprécier pleinement la beauté de ces couvertures très travaillées,
surtout celle de Mark Brooks qui aurait bien mérité une pleine page au minimum.
De plus, d’autres couvertures sont totalement absentes, comme celle signée
Artgerm, un artiste qui monte pourtant de plus en plus dans le milieu et qui
séduit toujours autant par la force et la pureté qui se dégagent de ses tracés.
Sa Miss Hulk dessinée pour l’occasion n’était certes pas dans les tons d’un
mariage, mais rendait l’instant très solennel. Encore une fois, dommage pour
nous.
Maintenant, j’ai surtout envie de
passer à autre chose et de reprendre le fil des aventures nouvelles des Quatre
Fantastiques enfin de retour sur Terre après un trop long voyage intersidéral.
Espérons que Dan Slott saura reprendre les commandes à temps et nous présenter
une histoire qui se tiendra correctement et répondra aux attentes des fans
comme des nouveaux lecteurs !
Sur ce, je vous laisse vous faire
votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous
retrouver bientôt pour un nouvel article !