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samedi 25 juillet 2020

Spider-Man - La saga du clone tome 2 (Panini Comics - Avril 2020)


Peter Parker est accusé de plusieurs meurtres sordides et risque la peine capitale ! Son procès doit avoir lieu sans délais, et il y a bien peu d’espoirs qu’il s’en sorte car les preuves à charge sont accablantes… mais fausses, évidemment ! Mais cela, c’est à Spider-Man de le prouver ! Comment faire alors que Peter est sur le banc des accusés ? Rien de plus simple quand on dispose d’un clone parfaitement identique : Ben Reilly se propose donc de remplacer Peter durant son procès, tandis que notre homme-araignée enquête de son côté pour retrouver le véritable tueur, Kaine, qui devra répondre de ses actes !

Mais la traque de Kaine n’est pas de tout repos car Stunner, l’ancienne amante du défunt Docteur Octopus, le recherche également pour le massacrer sans pitié, en quête de vengeance. La puissance de Stunner est incroyable mais fort heureusement elle est aveuglée par sa colère, ce qui permet aux deux tisseurs de se soustraire le temps d’un bref combat mano à mano. Peter ramène Kaine au tribunal par la peau des fesses et l’oblige à confesser ses crimes… ce qui fonctionne, contre toute attente. Dès lors, Ben rend son rôle et sa vie à Peter, qui est désormais un homme libre. Mais pas pour longtemps…

Car en effet, le Chacal est encore loin d’en avoir fini avec Spider-Man et ses multiples clones ! Le vilain a même concocté un plan tordu du plus bel effet pour faire perdre la raison à ce pauvre Peter, pendant que dans le même temps il teste sur le terrain une nouvelle version du virus Carion qui fait des milliers de victimes innocentes. On apprend à cette occasion et suite à de profondes recherches que Peter est en réalité le clone, et que Ben est le véritable Spider-Man !

Un choc qui menace d’anéantir Peter, qui ne devra son salut et sa santé mentale qu’à l’intervention et à tout l’amour de Mary-Jane, toujours là pour lui envers et contre tout. Désormais, les deux héros joignent leurs forces pour déjouer les plans du Chacal avant qu’il ne mette à exécution ses terribles menaces et ne tente d’éradiquer rien moins que l’ensemble de l’humanité pour la remplacer par des clones sous son contrôle ! Un sacrifice cruel sera néanmoins nécessaire pour tout arrêter… et pourtant, les ennuis ne font alors que commencer en vérité !

En proie à des troubles du comportement, Peter se retrouve sous l’emprise hypnotique du Chacal et s’en prend physiquement à Mary-Jane ! Sauvée par les New Warriors mais surtout par l’intervention héroïque de Ben, M-J peut montrer la bonne voie à son mari pour lui permettre de revenir parmi les siens, non sans mal. En effet, qui sait combien d’autres bidouillages le Chacal a pu intégrer dans l’esprit de sa victime préférée ? Prenant une lourde décision, Peter décide d’abandonner sa vie en tant que Spider-Man pour ne plus se consacrer qu’à sa femme et à son enfant à naître, qui ont déjà été bien trop mis en danger par sa faute.

C’est donc Ben, le véritable Parker, qui endosse à nouveau le rôle si douloureux du Tisseur de toiles. Se faisant appeler Scarlet Spider et conservant le costume du temps pas si lointain où il pensait être le clone, notre nouveau héros se retrouve au beau milieu d’une guerre des gangs sans merci entre un mafieux de moindre envergure et la nouvelle Docteur Octopus, qui reprend avec brio le rôle de feu son mentor et entreprend de pourrir méthodiquement la vie de Scarlet Spider !

Et alors que ce conflit embrase toute la ville, le véritable objectif n’apparaît que trop tard à notre protagoniste : Octopus veut s’emparer d’une technologie de pointe capable de manifester physiquement des éléments virtuels issus du cyberespace. Personne ne semble en mesure de la stopper et on découvre alors qu’Alistair Smythe lui-même est partie prenante de cette histoire, désireux de s’emparer de la même technologie pour un tout autre but : prendre le contrôle de tout un bataillon de robots tueurs pour éradiquer totalement tout ce que représente Spider-Man !

Plus d’une fois mis au bord du gouffre par ses ennemis, Scarlet Spider va devoir se dépasser pour vaincre et peut-être même sera-t-il obligé de prendre une nouvelle identité, si tant est que la réalité survive au prochain assaut du Docteur Octopus et de son mystérieux commanditaire. Rien n’est jamais simple dans l’existence de l’Homme-Araignée, encore moins quand il cherche à se créer une nouvelle vie privée !

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Eh bien vous l’attendiez, le voici enfin, le second tome de cette réédition de La saga du clone en trois volumes. Nous sommes désormais habitués au nouveau format que Panini nous offre pour ses omnibus, et a-priori exit définitivement la jaquette, ce qui me frustre toujours un peu. Mais ce n’est pas l’essentiel, heureusement, comme le prouve cette superbe couverture remastérisée !

Donc, dans ce deuxième tome, beaucoup de choses s’enchaînent, à commencer par le procès de Peter Parker et celui de Spider-Man en parallèle face à certains de ses pires ennemis ! Le résumé que je vous livre ici zappe volontairement des passages entiers de toutes ces histoires qui se succèdent à un rythme endiablé, afin de ne pas vous gâcher certaines surprises de taille quand vous les lirez.

D’un point de vue strictement objectif, je suis forcé d’admettre que même si j’ai beaucoup aimé cette lecture après une nouvelle nuit blanche, il y a plusieurs imperfections frappantes, à commencer par la qualité de l’album lui-même. En effet, vous trouverez régulièrement des coquilles dans les textes, et même des bulles dont le texte a été inversé entre deux personnages. Des erreurs d’inattention de la part de Panini qui font un peu mal aux fesses après avoir payé 70€ un album déjà décrié avant même sa parution et pour lequel on s’attend naturellement à un haut niveau de qualité, en plus il manque même toujours deux chapitres, un par tome, depuis le premier volume. Et pas un mot de l’éditeur là-dessus ! Mais passons, sinon je vais être accusé de cracher dans la soupe.

C’est vrai que j’ai aimé cette lecture, moins toutefois que le premier tome je dois l’avouer, certainement à cause des multiples personnages secondaires et de troisième zone qui ne cessent d’apparaître un peu partout. Les auteurs et dessinateurs ne sont pas toujours raccords, et la différence entre deux styles graphiques peut parfois faire mal aux yeux, mais il faut aussi prendre en compte le fait que tout se faisait alors dans une certaine précipitation chez Marvel à l’époque. Le rythme de production, la cadence infernale à laquelle se succèdent les différents numéros de chacune des revues consacrées à Spider-Man, font que forcément la qualité finale de l’écriture s’en ressent et paraît même un peu bancale par moments.

Heureusement il y a quand même du très bon dans ce ventre-mou de la saga, à commencer par l’intensité avec laquelle le lecteur sera amené à suivre les révélations les unes après les autres, jusqu’à totalement finir par douter de tout ce en quoi il croyait jusque-là ! Qui est le vrai Peter Parker ?! Tellement de clones et de machinations qui en viennent à déconstruire ce que l’on pensait acquis depuis longtemps, c’est assez génial dans l’idée et vraiment dommage que ça soit par endroits mal raccordé au reste.

On passera sans s’arrêter sur les différents clichés propres aux années ’90 comme les coiffures mulet et les musculatures improbables ainsi que les filles taillées comme des épingles, M-J ayant droit pour sa part à un assez charmant petit ventre de femme enceinte plutôt réaliste pour le coup. J’apprécie également tout particulièrement la représentation de la Chatte Noire, qui fera une sorte de caméo très rapide mais qui ne laissera personne indifférent. Et en parlant de plastique de rêve, Stunner sera aussi de la partie au début et à la fin de cet album, à deux moments-clés et très différents l’un de l’autre. Ainsi vous découvrirez sans aucun fard ni filtre la réalité crue de ce personnage très mésestimé et pourtant si touchant. Personnellement, une petite larme de compassion m’est arrachée à la lecture de cette histoire que je trouve dramatique et, étonnement pour l’époque, terriblement actuelle encore de nos jours. Je n’en dis pas plus, vous verrez par vous-mêmes !

En fait, en écrivant ces lignes et en réfléchissant à ce que je peux tirer comme enseignement principal de ce second tome, je réalise qu’il est plein de personnages féminins forts et ayant un rôle assez dominant dans l’intrigue principale, même avec de courtes apparitions ou des représentations défavorables de temps en temps. Dans un univers d’hommes et de héros au masculin, voir des femmes bonnes ou mauvaises qui tiennent le haut du pavé ce n’est pas rien, c’est même assez risqué, mais ça fonctionne. Du moins le temps de quelques épisodes, avant que la testostérone ne reprenne le dessus. Un scénariste qui réussit particulièrement bien ce tour de force, Tom DeFalco, signe les meilleurs passages de cet omnibus selon moi et je vous invite fortement à vous renseigner sur sa série Spider-Girl, dont je vous parlerai de toute façon dans les V.O. du vendredi un de ces jours.

Bref, pour conclure sur ce tome 2 de La saga du clone : assez correct dans l’ensemble même si peut clairement mieux faire par moments, regorge de petites surprises inattendues mais aussi de clichés insupportables du genre, et quelques menues maladresses éditoriales. On attendra avec impatience mais réserve le troisième et dernier tome pour lire la grande conclusion, en espérant que Panini relève le niveau technique pour éviter lesdites maladresses.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


samedi 9 mai 2020

Supreme Power (Panini Comics - Novembre 2019)


Une nuit comme les autres, sur une route de campagne aux États-Unis. Un couple de fermiers dans leur voiture… un objet non-identifié tombant soudain du ciel devant eux, dans les champs. A l’intérieur, un bébé… histoire connue, non ?

Sauf que dans cette version, le bébé est pratiquement aussitôt récupéré par l’armée et placé dans un programme très strict d’étude militaire afin d’en faire une arme décisive pour servir au mieux les intérêts Américains. Le programme Hyperion est né. Et dans son sillage, ce petit gars d’un autre monde va entraîner une nuée de changements sur notre petite planète bleue si vulnérable. Des êtres hors du commun vont tout à coup émerger, faire parler d’eux. Tout d’abord de simples légendes urbaines, mais au fur et à mesure que le jeune Mark Milton va grandir et s’éveiller au reste du monde, ces phénomènes auront un aspect presque familier.

Dans un monde où il n’y a jamais eu aucun super-héros, l’arrivée du premier d’entre eux est un choc et une opportunité sans précédent. Hyperion sera le fer de lance d’une nouvelle ère, où les États-Unis entendent bien contrôler chaque élément hors du commun sur son territoire et même au-delà. Encore faut-il que le principal intéressé se sente assez concerné et patriote pour servir convenablement son pays…

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Je m’arrête là car il faut vraiment découvrir le récit dans son ensemble. Cet album contient les 18 épisodes de la série de 2003 signée Joe M. Straczynski et Gary Frank, qui était un reboot mature et plus poussé des origines de l’Escadron Suprême, un groupe de super-héros assez extrêmes d’une terre parallèle Marvel.

C’est à l’époque de sa genèse une sorte d’hommage de la Maison des Idées à l’univers DC, auquel il faut bien l’avouer ils ont beaucoup piqué au fil du temps. Mais ici c’est une version plus politisée, plus contemporaine et concernée par les enjeux stratégiques de ce début des années 2000 sur l’échiquier mondial. La question est assez simple : si des êtres surhumains existaient vraiment, dans notre monde en conflit perpétuel… ne voudraient-ils pas à un moment prendre le contrôle de leur vie et des nôtres ?

En posant les choses ainsi vous pensez normalement aussitôt Watchmen, et vous avez bien raison puisque l’Escadron Suprême est LE modèle de référence pour ce type d’histoire. On peut aussi ajouter Superman - Red Son selon moi comme héritage un peu plus tard. Des êtres presque tout-puissants qui décident de prendre en main le destin de la planète sur laquelle ils vivent et combattent le crime sous bien des formes, de retourner la logique contre elle-même. Un peu Injustice aussi vous ne trouvez pas ? Normal, c’est encore un héritage très inspiré de ce qu’a pu faire cette série de légende dans les années ’80.

Si on s’intéresse maintenant davantage à la version de 2003 en seulement 18 épisodes, voici ce que l’on observe : un ton très violent, très adulte, politisé, sexué, abordant des thématiques très fortes et actuelles de l’époque (même encore de nos jours). C’est tout simplement une série d’exception comme il en arrive assez peu au final dans cette industrie très calibrée, un véritable ovni qu’il faut impérativement découvrir. C’est très bien écrit, très bien dessiné, raconté, bref que du bon et j’ai passé une nuit blanche au complet pour lire cette intégrale vraiment captivante. Il faut à tout prix l’avoir dans sa collection !

A tout prix, vraiment ? C’est là que ça se gâte. Panini a décidé de sortir cette série dans la collection ‘’Marvel Omnibus’’ très prestigieuse, un mois seulement après la parution de la réédition de Spider-Man – La saga du clone tome 1. Eeet ils ont fait les mêmes erreurs que pour celui-ci, en pire même. Omnibus égal normalement gros album, bien rempli bien épais et on en a toujours pour son argent, à 70€ pièce ça serait dommage tout de même. Justement, ici ‘’seulement’’ 18 épisodes, ce qui donne un omnibus malingre qui a fait beaucoup réagir sur la toile. Seul point positif selon mes critères : le retour de la jaquette, même si elle diffère un peu trop de celles que l’on connaissait avant (papier mat et un noir assez clair par rapport au format glacé et sombre d’autrefois). Et, il faut le reconnaître, le mérite de compiler l’intégralité de la série en un seul album. Et des bonus intéressants, pages de croquis, couvertures, études de personnage, etc.

Mais pour 70€, on peut normalement s’attendre à un album bien lourd qui prendra des jours à se laisser lire. Une couverture cartonnée noire du plus bel effet écaillé, avec le titre inscrit en lettres d’argent partout où il faut et une jaquette colorée par-dessus. Ici, c’est la pauvreté qui choque, ce n’est au final qu’un gros Deluxe qui s’offre le format et le nom d’omnibus. C’est dommage, peut-être aurait-il mieux valu du coup sortir ce récit dans une autre collection ou bien proposer un omnibus rassemblant à la fois la série de 2003 mais également celle des années ’80, comme une maxi-intégrale à travers les époques.

Quelles furent les raisons qui ont poussé Panini à faire ce test désastreux, nous ne le saurons jamais. Toujours est-il que cet album nous prouve une chose : le public peut prendre le pouvoir et décider. Grâce à la polémique autour de cette parution, Panini a accepté de revoir sa copie pour les futurs omnibus et le fameux prix de 70€ a été sacrifié au profit d’un coût adaptable en fonction du nombre de pages réel. On ira ainsi de 50-60€ jusqu’à 70€ voir peut-être au-delà pour de colossaux ouvrages comme on peut en trouver en V.O.

Enfin, ça sera pour les mois d’après le confinement bien entendu. Prochains omnibus annoncés, La saga du clone tome 2 puis un autre sur la fin de la carrière Ultimate de Peter Parker. On ignore encore les dates précises et c’est bien normal au vu du contexte actuel, mais ils sont déjà disponibles en précommande sur les sites spécialisés comme Original Comics qui nous tient toujours au courant de l’avancée de ces dossiers, merci à eux.

Vous l’aurez donc compris, c’est un omnibus à la fois unique en son genre et en même temps assez décevant si on le compare aux autres. Je pense qu’il faut avant tout voir le potentiel de la série, de l’histoire elle-même, et tâcher de ne pas forcer la comparaison plus avant. C’est et ça restera à tout jamais un album à part, de par son contenu et sa condition matérielle. Il convient donc de le traiter comme tel et de faire la part des choses, tout en gardant à l’esprit qu’il aura au moins permis de changer beaucoup de points sur la relation entre le public et l’éditeur. Un album malheureux mais historique à plus d’un titre, j’espère que vous aurez l’occasion de lui donner sa chance mais peut-être à un prix plus raisonnable sur le marché parallèle… on a le droit de rêver.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


samedi 25 avril 2020

Spider-Man - La saga du clone tome 1 (Panini Comics - Octobre 2019)


Tout commence par une histoire d’amour impossible. Le professeur Miles Warren est épris de la belle Gwen Stacy, une de ses étudiantes, qui est malheureusement amoureuse de son confrère Peter Parker. Quand Gwen finit par trouver la mort, Warren est dévasté et accuse Spider-Man et donc Peter d’être responsable de la perte de son amour. Spécialiste en génétique de pointe, Warren parvient à cloner Gwen et Peter, l’une pour lui-même et l’autre pour le faire souffrir. Le véritable Peter combat son clone, lui-même persuadé d’être le vrai Peter, et tout se termine dans le sang. Spider-Man triomphe une fois de plus dans la douleur et quitte le champ de bataille en laissant son clone pour mort… mais celui-ci a survécu, de justesse, et a mené sa propre vie de son côté dans le plus grand secret.

Aujourd’hui, cinq ans après ces terribles événements, le clone et l’original se font de nouveau face, mais cette fois pour mettre les choses à plat et venir à bout de leur différent, qui n’est qu’une manipulation de Miles Warren, le Chacal. Le clone prend le nom de Ben Reilly, en hommage à l’oncle et à la tante de Peter, et cherche désormais à créer son propre chemin tout en combattant pour les bonnes raisons et les valeurs qu’il partage avec Peter. Ses premiers pas à New York vont l’amener à affronter de redoutables adversaires, parmi lesquels Venom en personne venu rendre justice en ville une fois de plus à sa façon.

Après leur affrontement au sommet, Venom est enfin arrêté et Ben, baptisé Scarlet Spider par la presse, part de son côté à la recherche d’une nouvelle vie. Pendant ce temps, Peter fait face au coma de sa tante May avec l’aide de Mary-Jane, mais sa vie de super-héros va rapidement le rattraper lorsque le Vautour parvient à l’empoisonner avec une préparation mortelle qui ne lui laisse que peu de temps à vivre. Abattu, sur le point de rendre l’âme, Peter est cependant sauvé par un autre de ses ennemis de toujours : le Dr. Octopus ! Grâce à l’aide du vilain, Spider-Man se remet et est de retour, plus en forme que jamais et prêt à affronter une nouvelle épreuve : il va devenir père !

C’est le moment que choisit le Chacal pour réapparaître et faire de nouveau ses jouets de nos deux héros génétiquement si proches. Peter et Ben pénètrent dans le laboratoire secret de leur ennemi et découvrent qu’ils sont peut-être tous les deux des clones en réalité, un autre Peter dormant dans une cuve de stase et prêt à être ranimé. Le Chacal se joue des deux hommes-araignées avec la virtuosité d’un vrai psychopathe, s’amusant de leur tourment et prêt à aller encore plus loin pour les faire souffrir, jusqu’à ramener une nouvelle fois Gwen Stacy à la vie pour mieux les briser ! Parvenant à s’échapper de ce repaire du mal, les héros ignorent encore la vérité à leur sujet et décident d’en rester là pour le moment. Mais le Chacal n’a pas encore fini de jouer avec eux, et il refera rapidement surface pour les faire douter encore davantage de leur vraie nature. Au final, sait-il lui-même qui est le véritable Peter Parker ?

Peter va d’ailleurs essuyer une nouvelle vague de dures épreuves quand il se retrouve accusé de meurtre dans plusieurs États ! Arrêté alors qu’il est en plein deuil, notre héros finit en prison et son procès est expédié, les preuves étant accablantes. Cette fois-ci il semble bien que personne ne puisse lui venir en aide…à moins de faire confiance à ce nouveau venu, un certain Kaine, portant masque et combinaison sinistres et semblant en savoir beaucoup sur la vie de Peter et de son clone Ben, qu’il a déjà affronté durant les cinq années précédentes. La marque de Kaine va s’étendre et menace de détruire tout ce que possèdent Peter et M-J, à moins qu’un être devenu proche ne décide de se sacrifier pour eux en attendant que la vérité soit enfin dévoilée…

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Le voici enfin, le fameux omnibus qui a tant fait parler de lui à sa sortie en Octobre dernier. Principalement parce qu’il est le premier d’une trilogie rééditant deux omnibus plus gros parus il y a des années et maintenant introuvables décemment. Plus fin donc, plus cher aussi puisqu’il fait 70€ contre seulement 66€ pour la première mouture. Faîtes le calcul, le lecteur lambda est loin de s’y retrouver… et en plus, chose incompréhensible pour moi, il n’y a plus de jaquette, élément qui faisait parmi d’autres le côté si luxueux et recherché de cette collection !

Mais il n’y a pas que de mauvais points. Cette réédition est de qualité il faut bien l’admettre, et en format un peu plus grand (même si, on ne va pas se mentir, ça ne change pas grand-chose au confort de lecture à moins de chipoter), tandis que la couverture est inédite. On voit que Panini a tout de même cherché à soigner les choses et les lecteurs qui pourraient se retrouver lésés par tous ces changements, et j’espère bien à titre personnel que d’autres améliorations seront à venir pour la sortie du second tome, si l’éditeur a correctement compris et assimilé les conséquences de ses erreurs passées. Quoi qu’il en soit, des heures de lecture en perspective et un plaisir évident !

Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, attendez-vous à du grand art, c’est véritablement une joie sans limite que de redécouvrir cette saga de légende sous ce format. Ce récit apporte un nouvel éclairage sur beaucoup de personnages dans l’entourage de Peter, à commencer par son clone bien entendu mais aussi tante May et M-J. Mais, contre toute attente, celui qui m’a le plus touché c’est le Dr. Octopus, ou plutôt Otto Octavius, faisant preuve ici d’une noblesse et d’une grandeur d’âme que l’on ne lui connaissait pas le moins du monde ! Accompagné du personnage fort et très intéressant qu’est Stunner, son assistante et amante, Octavius nous surprend totalement par la force de son lien avec Spider-Man et par tout ce qu’il est prêt à faire et à reconnaître pour le garder en vie afin, selon ses propres mots, d’illuminer son existence par sa bonté même s’ils se combattent farouchement. Une preuve d’attachement sans commune mesure, qui coûtera malheureusement la vie à Otto un peu plus tard.

Pour le découpage choisi par Panini, faites bien attention de ne pas avoir trop d’attentes car vous risquez bien de vous retrouver frustrés au dernier degré en découvrant que le cinquième et dernier chapitre de la dernière mini-saga présente dans cet omnibus est manquant ! On s’arrête donc à la partie 4 sur 5, la 5ème sera sûrement présente dans le tout début du second omnibus encore à paraître prochainement. Conséquence assez directe du redécoupage opéré par Panini pour faire trois volumes au lieu de deux. C’est un choix très risqué selon moi, soit ça passe soit ça casse net. Je suis plutôt bon public donc pour moi ça passe mais je trouve ça un peu limite malgré tout, à un chapitre près ils auraient très bien pu le caser quand même dans ce premier tome. Je n’y vois qu’une seule raison : fidéliser le client après l’avoir bien fait baver !

La saga du clone est un récit de légende, une œuvre et un tournant majeur dans le destin de notre ami Spider-Man, et qui méritait bien une nouvelle sortie en librairie pour défier les spéculateurs toujours aussi prévisibles sur l’ancienne édition. Il faut se replonger dans le contexte de l’époque, le milieu des années ’90, Marvel fait travailler comme jamais ses auteurs et dessinateurs pour contrebalancer le départ des grandes stars chez la nouvelle concurrence. C’est un vrai bijou de créativité et de travail d’équipe, un scénariste reprenant le travail d’un autre et ainsi de suite sur plusieurs numéros et sur plusieurs séries durant des mois voir années. Si vous n’aimez pas l’histoire, admirez au moins le niveau.

Il reste donc encore deux tomes à se mettre sous la dent, peut-être paraîtront-ils tous les deux cette année d’ailleurs, Panini ayant annoncé (avant confinement) que 2020 serait très chargée en matière d’omnibus. Attendons donc pour voir et préparons déjà la monnaie. De nombreux bouleversements sont au programme et le seront sans doute encore dans la vie de Peter Parker, déjà bien chamboulée ici par les deuils et les révélations impressionnantes comme peu souvent, et j’ai vraiment hâte de découvrir la suite et de dévorer ces gros volumes aujourd’hui si décriés mais toujours si plaisants au fond.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


samedi 1 juin 2019

X-Men - Le Retour du Messie (Panini Comics - Avril 2019)


Les années ont passé. Les mutants sont encore moins nombreux qu'au début de cette longue histoire, et retranchés désormais sur l'île-nation d'Utopia, dans la baie de San Francisco, attendant lentement leur dernière heure depuis que Norman Osborn est à la tête des forces armées du pays. Mais le Destin n'en a pas encore fini avec les X-Men : un signal très attendu est soudain activé, au moment où l'on commençait à perdre tout espoir. Le Messie est revenu, ou plutôt la Messie, la jeune Hope, première mutante née après le fatidique Jour-M et envoyée dans le futur avec Cable afin d'être formée, entraînée et protégée jusqu'au moment où elle serait prête à jouer son rôle, encore inconnu. Ce signal, c'est tout simplement la preuve que Cable et Hope sont de retour dans le Présent, à l'époque de nos héros, et que la petite devenue une fière adolescente est sur le point de tous les sauver... ou au contraire, de les condamner. Car son rôle est encore flou même pour elle, on ignore quels sont ses pouvoirs et personne ne la connaît, en dehors de Cable qui l'a élevé, personne ne pourrait prédire ses décisions et réactions dans un monde qui hait plus que jamais les mutants. En effet, les principales ligues anti-mutants du pays ont fini par toutes se rassembler sous une bannière commune, celle du terrible Bastion, et tous sont déterminés à en finir une fois pour toutes avec les Homo-Superior tant qu'ils ont un genoux à terre. Toutes les forces sont lancées dans l'ultime bataille, tous les paramètres sont soigneusement étudiés et réglés par Bastion qui possède une longueur d'avance sur nos héros, qui ne peuvent que tenter de le devancer. Tous commencent à douter sérieusement de leurs chances de survie, à part Scott Summers. Cyclope croit dur comme fer que Hope est véritablement un Messie capable d'accomplir un miracle qui sauverait toute son espèce et mettrait fin à cette guerre, cette boucherie qui a déjà emporté trop de monde. Tout se jouera finalement dans la baie de San Francisco, complètement coupée du reste du monde, où les X-Men d'hier et d'aujourd'hui affronteront des légions d'exterminateurs zélés dans ce qui pourrait bien être l'ultime bataille pour la survie ou l'extinction. Quel sera le rôle déterminant de Hope au cœur de ce conflit qui la dépasse totalement ?

Il est enfin là, le fameux et tant attendu dernier omnibus concluant la Trilogie du Messie avec la parution de la troisième et dernière partie de l'histoire. Alors on va commencer par les points négatifs : c'est ENCORE un mini-omnibus d'épaisseur très moyenne pour sa gamme quand on le compare avec les plus anciens. Je l'ai déjà dis dans le précédent article sur le premier des deux volets du Messie, Panini a une nette tendance ces dernières années à réduire la pagination de ses omnibus pour un prix qui lui reste identique et assez élevé. Vous allez dire que c'est du chipotage, c'est vrai que le format reste tout de même très luxueux et vaut complètement l'investissement et l'attente, mais on sait aussi que l'éditeur est pourtant tout à fait capable de sortir, pour le même prix, des volumes bien plus épais, parfois doublement voir davantage, comme le récent L’Ère d'Apocalypse ou le très attendu La Saga du Clone pour Spider-Man. Question de choix, certainement, et surtout de sous je pense.
L'autre mauvais point selon moi (ça reste subjectif bien sûr) c'est le dernier tiers de cet album. Panini avait prévenu les fans, qui râlaient déjà en se voyant acheter un omnibus de taille réduite, qu'avec la conclusion de La Trilogie du Messie on aurait également du matériel supplémentaire et inédit en VF, principalement des chapitres de séries se déroulant en parallèle de l'événement et ayant un rapport direct avec l'intrigue principale. D'ordinaire ça permet d'éclairer quelques zones d'ombres, ici par exemple nous découvrons comment Magik est sauvée des Limbes par son équipe tandis que les autres se battent dans le monde mortel, ou encore comment l'équipe scientifique Club X parvient à se sortir d'un piège temporel vicieux aux terribles conséquences. Mais, disons-le tout de suite : est-ce que c'était vraiment intéressant ? Je veux dire, voir ce que des personnages font derrière la scène, c'est toujours un peu sympa mais rapidement fatiguant quand il faut rattacher tous les wagons et se taper toutes les séries en parallèle pour comprendre de quoi il retourne. Personnellement, j'aurais bien mieux préféré et apprécié des épisodes racontant l'arrivée des mutants sur Utopia, ou encore la raison pour laquelle Magneto est bouclé et alité à l'infirmerie durant pratiquement toute l'intrigue principale. Que leur est-il arrivé entre la fin du premier omnibus et le début de celui-ci ? Un rapide résumé même aurait fait l'affaire je pense, mais nous n'avons droit qu'à une très simple mise en situation. Ce ne sont que des détails, certes, et parfois sans rapport avec l'histoire principale, mais qui auraient pu poser un peu mieux les choses et expliquer davantage certaines situations que l'on découvre assez subitement. Les choix éditoriaux pour le matériel complémentaire sont discutables, certains crieront au remplissage quand d'autres féliciteront Panini pour l'effort, chacun sera juge.
Pour les points positifs maintenant, parce qu'il y en a et de très bons en plus ! Déjà, un omnibus si tôt dans l'année, merci beaucoup à Panini d'avoir fait cet effort et de ne pas avoir trop joué sur l'attente de cette conclusion après la parution du premier tome. C'est toujours appréciable de pouvoir s'offrir une petite merveille d'édition telle que celle-ci, et l'avantage c'est qu'elle n'est pas perdue au milieu d'autres grosses sorties de fin d'année pour le coup. Ensuite, l'histoire est magnifique, poignante, j'ai largement préféré cette troisième et dernière partie à la seconde par exemple, qui se voulait pourtant plus épique. Jamais les mutants n'ont été autant en danger et autant menacés par l'extinction totale que dans cette histoire majeure des années 2000-2010. Tous les auteurs, et ils sont nombreux, se sont associés et concertés pour donner un maximum de crédibilité à leur œuvre et de cohérence, et ça fait du bien ! Les dessins aussi sont magnifiques, vraiment, rien n'est à jeter et tout l'ensemble sent bon l'épique et la recette du succès assuré. On imagine presque les musiques de film par-dessus l'action tant c'est vivant et conçu comme un grand divertissement de cinéma (qui sait, peut-être que Marvel Studios aura la bonne idée de fouiner dans cette trilogie pour ses futurs réalisations...). Du coup vous l'aurez compris ce fut vraiment un gros gros plaisir à lire, toute une nuit à ne rien faire d'autre que de plonger tête la première au cœur de l'aventure et des tourments et dangers qui se succèdent à un rythme effréné. Il y a trop d'auteurs et de dessinateurs pour tous les rentrer dans les mots-clés de l'article, mais voici leurs noms pour celles et ceux que ça intéresse : au scénario des spécialistes des X-Men comme Matt Fraction, Peter David, Mike Carey, Craig Kyle, Christopher Yost, Zeb Wells, Simon Spurrier, Duane Swierczynski. Aux dessins, sortons aussi le tapis rouge pour Terry Dodson, David Finch, Greg Land, Mike Choi, Ibraim Roberson, Lan Medina, Nathan Fox, Stuart Immonen, Esad Ribic, Harvey Tolibao, Tom Raney, Paul Davidson, Francis Portela, Valentine de Landro et Paco Medina. Merci, un grand merci à tous ces artistes pour ce grand moment de lecture que je vous invite à explorer à votre tour et à partager avec le plus grand nombre !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !