Affichage des articles dont le libellé est Steven Butler. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Steven Butler. Afficher tous les articles

samedi 25 juillet 2020

Spider-Man - La saga du clone tome 2 (Panini Comics - Avril 2020)


Peter Parker est accusé de plusieurs meurtres sordides et risque la peine capitale ! Son procès doit avoir lieu sans délais, et il y a bien peu d’espoirs qu’il s’en sorte car les preuves à charge sont accablantes… mais fausses, évidemment ! Mais cela, c’est à Spider-Man de le prouver ! Comment faire alors que Peter est sur le banc des accusés ? Rien de plus simple quand on dispose d’un clone parfaitement identique : Ben Reilly se propose donc de remplacer Peter durant son procès, tandis que notre homme-araignée enquête de son côté pour retrouver le véritable tueur, Kaine, qui devra répondre de ses actes !

Mais la traque de Kaine n’est pas de tout repos car Stunner, l’ancienne amante du défunt Docteur Octopus, le recherche également pour le massacrer sans pitié, en quête de vengeance. La puissance de Stunner est incroyable mais fort heureusement elle est aveuglée par sa colère, ce qui permet aux deux tisseurs de se soustraire le temps d’un bref combat mano à mano. Peter ramène Kaine au tribunal par la peau des fesses et l’oblige à confesser ses crimes… ce qui fonctionne, contre toute attente. Dès lors, Ben rend son rôle et sa vie à Peter, qui est désormais un homme libre. Mais pas pour longtemps…

Car en effet, le Chacal est encore loin d’en avoir fini avec Spider-Man et ses multiples clones ! Le vilain a même concocté un plan tordu du plus bel effet pour faire perdre la raison à ce pauvre Peter, pendant que dans le même temps il teste sur le terrain une nouvelle version du virus Carion qui fait des milliers de victimes innocentes. On apprend à cette occasion et suite à de profondes recherches que Peter est en réalité le clone, et que Ben est le véritable Spider-Man !

Un choc qui menace d’anéantir Peter, qui ne devra son salut et sa santé mentale qu’à l’intervention et à tout l’amour de Mary-Jane, toujours là pour lui envers et contre tout. Désormais, les deux héros joignent leurs forces pour déjouer les plans du Chacal avant qu’il ne mette à exécution ses terribles menaces et ne tente d’éradiquer rien moins que l’ensemble de l’humanité pour la remplacer par des clones sous son contrôle ! Un sacrifice cruel sera néanmoins nécessaire pour tout arrêter… et pourtant, les ennuis ne font alors que commencer en vérité !

En proie à des troubles du comportement, Peter se retrouve sous l’emprise hypnotique du Chacal et s’en prend physiquement à Mary-Jane ! Sauvée par les New Warriors mais surtout par l’intervention héroïque de Ben, M-J peut montrer la bonne voie à son mari pour lui permettre de revenir parmi les siens, non sans mal. En effet, qui sait combien d’autres bidouillages le Chacal a pu intégrer dans l’esprit de sa victime préférée ? Prenant une lourde décision, Peter décide d’abandonner sa vie en tant que Spider-Man pour ne plus se consacrer qu’à sa femme et à son enfant à naître, qui ont déjà été bien trop mis en danger par sa faute.

C’est donc Ben, le véritable Parker, qui endosse à nouveau le rôle si douloureux du Tisseur de toiles. Se faisant appeler Scarlet Spider et conservant le costume du temps pas si lointain où il pensait être le clone, notre nouveau héros se retrouve au beau milieu d’une guerre des gangs sans merci entre un mafieux de moindre envergure et la nouvelle Docteur Octopus, qui reprend avec brio le rôle de feu son mentor et entreprend de pourrir méthodiquement la vie de Scarlet Spider !

Et alors que ce conflit embrase toute la ville, le véritable objectif n’apparaît que trop tard à notre protagoniste : Octopus veut s’emparer d’une technologie de pointe capable de manifester physiquement des éléments virtuels issus du cyberespace. Personne ne semble en mesure de la stopper et on découvre alors qu’Alistair Smythe lui-même est partie prenante de cette histoire, désireux de s’emparer de la même technologie pour un tout autre but : prendre le contrôle de tout un bataillon de robots tueurs pour éradiquer totalement tout ce que représente Spider-Man !

Plus d’une fois mis au bord du gouffre par ses ennemis, Scarlet Spider va devoir se dépasser pour vaincre et peut-être même sera-t-il obligé de prendre une nouvelle identité, si tant est que la réalité survive au prochain assaut du Docteur Octopus et de son mystérieux commanditaire. Rien n’est jamais simple dans l’existence de l’Homme-Araignée, encore moins quand il cherche à se créer une nouvelle vie privée !

---

Eh bien vous l’attendiez, le voici enfin, le second tome de cette réédition de La saga du clone en trois volumes. Nous sommes désormais habitués au nouveau format que Panini nous offre pour ses omnibus, et a-priori exit définitivement la jaquette, ce qui me frustre toujours un peu. Mais ce n’est pas l’essentiel, heureusement, comme le prouve cette superbe couverture remastérisée !

Donc, dans ce deuxième tome, beaucoup de choses s’enchaînent, à commencer par le procès de Peter Parker et celui de Spider-Man en parallèle face à certains de ses pires ennemis ! Le résumé que je vous livre ici zappe volontairement des passages entiers de toutes ces histoires qui se succèdent à un rythme endiablé, afin de ne pas vous gâcher certaines surprises de taille quand vous les lirez.

D’un point de vue strictement objectif, je suis forcé d’admettre que même si j’ai beaucoup aimé cette lecture après une nouvelle nuit blanche, il y a plusieurs imperfections frappantes, à commencer par la qualité de l’album lui-même. En effet, vous trouverez régulièrement des coquilles dans les textes, et même des bulles dont le texte a été inversé entre deux personnages. Des erreurs d’inattention de la part de Panini qui font un peu mal aux fesses après avoir payé 70€ un album déjà décrié avant même sa parution et pour lequel on s’attend naturellement à un haut niveau de qualité, en plus il manque même toujours deux chapitres, un par tome, depuis le premier volume. Et pas un mot de l’éditeur là-dessus ! Mais passons, sinon je vais être accusé de cracher dans la soupe.

C’est vrai que j’ai aimé cette lecture, moins toutefois que le premier tome je dois l’avouer, certainement à cause des multiples personnages secondaires et de troisième zone qui ne cessent d’apparaître un peu partout. Les auteurs et dessinateurs ne sont pas toujours raccords, et la différence entre deux styles graphiques peut parfois faire mal aux yeux, mais il faut aussi prendre en compte le fait que tout se faisait alors dans une certaine précipitation chez Marvel à l’époque. Le rythme de production, la cadence infernale à laquelle se succèdent les différents numéros de chacune des revues consacrées à Spider-Man, font que forcément la qualité finale de l’écriture s’en ressent et paraît même un peu bancale par moments.

Heureusement il y a quand même du très bon dans ce ventre-mou de la saga, à commencer par l’intensité avec laquelle le lecteur sera amené à suivre les révélations les unes après les autres, jusqu’à totalement finir par douter de tout ce en quoi il croyait jusque-là ! Qui est le vrai Peter Parker ?! Tellement de clones et de machinations qui en viennent à déconstruire ce que l’on pensait acquis depuis longtemps, c’est assez génial dans l’idée et vraiment dommage que ça soit par endroits mal raccordé au reste.

On passera sans s’arrêter sur les différents clichés propres aux années ’90 comme les coiffures mulet et les musculatures improbables ainsi que les filles taillées comme des épingles, M-J ayant droit pour sa part à un assez charmant petit ventre de femme enceinte plutôt réaliste pour le coup. J’apprécie également tout particulièrement la représentation de la Chatte Noire, qui fera une sorte de caméo très rapide mais qui ne laissera personne indifférent. Et en parlant de plastique de rêve, Stunner sera aussi de la partie au début et à la fin de cet album, à deux moments-clés et très différents l’un de l’autre. Ainsi vous découvrirez sans aucun fard ni filtre la réalité crue de ce personnage très mésestimé et pourtant si touchant. Personnellement, une petite larme de compassion m’est arrachée à la lecture de cette histoire que je trouve dramatique et, étonnement pour l’époque, terriblement actuelle encore de nos jours. Je n’en dis pas plus, vous verrez par vous-mêmes !

En fait, en écrivant ces lignes et en réfléchissant à ce que je peux tirer comme enseignement principal de ce second tome, je réalise qu’il est plein de personnages féminins forts et ayant un rôle assez dominant dans l’intrigue principale, même avec de courtes apparitions ou des représentations défavorables de temps en temps. Dans un univers d’hommes et de héros au masculin, voir des femmes bonnes ou mauvaises qui tiennent le haut du pavé ce n’est pas rien, c’est même assez risqué, mais ça fonctionne. Du moins le temps de quelques épisodes, avant que la testostérone ne reprenne le dessus. Un scénariste qui réussit particulièrement bien ce tour de force, Tom DeFalco, signe les meilleurs passages de cet omnibus selon moi et je vous invite fortement à vous renseigner sur sa série Spider-Girl, dont je vous parlerai de toute façon dans les V.O. du vendredi un de ces jours.

Bref, pour conclure sur ce tome 2 de La saga du clone : assez correct dans l’ensemble même si peut clairement mieux faire par moments, regorge de petites surprises inattendues mais aussi de clichés insupportables du genre, et quelques menues maladresses éditoriales. On attendra avec impatience mais réserve le troisième et dernier tome pour lire la grande conclusion, en espérant que Panini relève le niveau technique pour éviter lesdites maladresses.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


vendredi 11 janvier 2019

La V.O. du vendredi n°116 : Venom - Separation anxiety (Marvel - Janvier 2017)


Après les événements de Mortelle protection, Eddie Brock a décidé de rester à San Francisco pour protéger les plus démunis, ceux qui vivent en dehors de la société, dans les souterrains abandonnés de la ville. Mais malheureusement d'autres personnes ont envie de s'approprier les lieux, à commencer par la Life Fondation qui a heureusement déjà été mise en échec précédemment. Cette fois cependant, les choses se gâtent quand un nouvel arrivant déclare être poursuivi par des extraterrestres ayant pris possession d'un groupe de mercenaires baptisés Stalkers. Eddie, qui vient tout juste de sortir d'une confrontation musclée avec Mace, un solitaire sur-armé, fait alors équipe bon gré mal gré avec le nouveau détenteur de l'esprit de Ghost Rider, Vengeance, qui enquête lui aussi sur les tueries dans le sillage des mercenaires. A eux deux nos anti-héros vont parvenir à pénétrer le QG des Stalkers et découvrir qu'ils ont pris en otages plusieurs habitants de la ville souterraine protégée par Venom, dans le seul but de l'attirer à découvert afin de le chasser, lui, la proie ultime selon eux. Ajouter Vengeance au tableau de chasse ne semble pas vraiment leur poser de problème, et la traque impitoyable commence alors. Venom et Vengeance sauront-ils se faire suffisamment confiance pour faire équipe et survivre aux Stalkers ? Il va en tout cas falloir pour l'un comme pour l'autre freiner les poussées meurtrières, car des innocents sont en grand danger !
Plus tard, Eddie décide de prendre les choses en main concernant Carnage, qu'il ne peut plus supporter de laisser en vie alors qu'il pourrait le détruire et éviter ainsi un grand mal au reste du monde. Se rendant à New York, Venom fait alors la connaissance du nouveau Spider-Man en place depuis peu, Ben Reilly, alias Scarlet Spider pour la presse. Le clone de Peter ignore que Spider-Man et Venom ont passé un accord tacite quelques temps plus tôt, et le combat qui s'engage risque d'être colossal ! Scarlet Spider parvient néanmoins à arracher la victoire de justesse au terme d'un affrontement retentissant, alors qu'une troisième adversaire vient de se déclarer... au final, Eddie et son symbiote sont séparés et emprisonnés chacun à un bout du pays en vue de pratiquer des expériences sur eux. Si le symbiote n'a de cesse de tenter de s'échapper pour retrouver Eddie et fusionner avec lui de nouveau, l'hôte quant à lui profite de la soudaine clarté de son esprit pour faire le point sur ses péchés et sur les crimes qu'il a pu commettre en tant que Venom, s'interrogeant alors sur la possibilité d'avoir été manipulé malgré lui par son symbiote. Quand surgissent soudain les symbiotes de la Life Fondation pour faire évader Eddie et lui arracher le secret du contrôle des entités aliens, notre mortel protecteur voit ici l'occasion rêvée d'expier ses méfaits et fait tout son possible pour se faire tuer, tandis que son propre symbiote est en route pour le retrouver et ne faire qu'un à nouveau avec lui. Et évidemment, Venom sera bel et bien de retour au terme d'une série de combats mortels et parviendra à s'échapper juste avant l'arrivée des autorités, qui récupèrent quant à elles les symbiotes de la Life Fondation toujours dans l'idée d'expérimenter tout ce qu'ils pourront sur eux. Eddie de son côté décide de faire le point une bonne fois pour toutes avec son autre moitié, quitte à ce qu'une part de méfiance vienne s'installer entre eux...

C'est la première fois que je lis un tome aussi épais en VO et je ne suis pas mécontent de cet achat, fait à l'occasion de la sortie du film Venom de Sony en Octobre dernier. Marvel avait alors réédité plusieurs récits cultes et fondateurs du personnage dans de beaux albums souples de bonne qualité, un vrai plaisir à prix correct. Nous avons donc ici quatre grosses histoires qui se suivent approximativement, et qui nous permettent de comprendre les suites et conséquences de Mortelle protection que j'ai déjà pu vous chroniquer en VF. Dans la mesure du possible j'essaierai de vous présenter ces albums dans un ordre chronologique adapté, basé sur les dates de sortie mais aussi sur les incidences de chaque récit.
Ici les deux qui nous intéressent particulièrement sont celui de la rencontre avec Ben Reilly, Scarlet Spider pour les intimes, et la séparation qui en résulte entre Eddie et le symbiote. Une période assez torturée pour notre personnage principal qui fera alors le bilan de sa vie jusqu'ici et qui commencera à se méfier de la fusion qui autrefois semblait lui apporter le salut. Les dessinateurs sont tous de la même trempe et plus ou moins de la même école, les styles restent cohérents d'une histoire à l'autre et parfois même d'un chapitre à l'autre, et les scénaristes quant à eux font tout leur possible pour nous permettre de suivre l'agitation intérieure de Venom au gré de ses rencontres et de ses combats. C'était donc un bien bel album, que je suis heureux de posséder et qui m'aura tenu occupé pendant un bon bout de temps ! D'autres arrivent, soyez patients, et n'oubliez pas que si le film de Sony s'est avéré décevant sur plusieurs points, les récits sur papier concernant Venom ont toujours été d'une certaine qualité ! Soyez au rendez-vous pour les prochaines semaines afin d'en savoir davantage.