Affichage des articles dont le libellé est Tom DeFalco. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tom DeFalco. Afficher tous les articles

samedi 25 juillet 2020

Spider-Man - La saga du clone tome 2 (Panini Comics - Avril 2020)


Peter Parker est accusé de plusieurs meurtres sordides et risque la peine capitale ! Son procès doit avoir lieu sans délais, et il y a bien peu d’espoirs qu’il s’en sorte car les preuves à charge sont accablantes… mais fausses, évidemment ! Mais cela, c’est à Spider-Man de le prouver ! Comment faire alors que Peter est sur le banc des accusés ? Rien de plus simple quand on dispose d’un clone parfaitement identique : Ben Reilly se propose donc de remplacer Peter durant son procès, tandis que notre homme-araignée enquête de son côté pour retrouver le véritable tueur, Kaine, qui devra répondre de ses actes !

Mais la traque de Kaine n’est pas de tout repos car Stunner, l’ancienne amante du défunt Docteur Octopus, le recherche également pour le massacrer sans pitié, en quête de vengeance. La puissance de Stunner est incroyable mais fort heureusement elle est aveuglée par sa colère, ce qui permet aux deux tisseurs de se soustraire le temps d’un bref combat mano à mano. Peter ramène Kaine au tribunal par la peau des fesses et l’oblige à confesser ses crimes… ce qui fonctionne, contre toute attente. Dès lors, Ben rend son rôle et sa vie à Peter, qui est désormais un homme libre. Mais pas pour longtemps…

Car en effet, le Chacal est encore loin d’en avoir fini avec Spider-Man et ses multiples clones ! Le vilain a même concocté un plan tordu du plus bel effet pour faire perdre la raison à ce pauvre Peter, pendant que dans le même temps il teste sur le terrain une nouvelle version du virus Carion qui fait des milliers de victimes innocentes. On apprend à cette occasion et suite à de profondes recherches que Peter est en réalité le clone, et que Ben est le véritable Spider-Man !

Un choc qui menace d’anéantir Peter, qui ne devra son salut et sa santé mentale qu’à l’intervention et à tout l’amour de Mary-Jane, toujours là pour lui envers et contre tout. Désormais, les deux héros joignent leurs forces pour déjouer les plans du Chacal avant qu’il ne mette à exécution ses terribles menaces et ne tente d’éradiquer rien moins que l’ensemble de l’humanité pour la remplacer par des clones sous son contrôle ! Un sacrifice cruel sera néanmoins nécessaire pour tout arrêter… et pourtant, les ennuis ne font alors que commencer en vérité !

En proie à des troubles du comportement, Peter se retrouve sous l’emprise hypnotique du Chacal et s’en prend physiquement à Mary-Jane ! Sauvée par les New Warriors mais surtout par l’intervention héroïque de Ben, M-J peut montrer la bonne voie à son mari pour lui permettre de revenir parmi les siens, non sans mal. En effet, qui sait combien d’autres bidouillages le Chacal a pu intégrer dans l’esprit de sa victime préférée ? Prenant une lourde décision, Peter décide d’abandonner sa vie en tant que Spider-Man pour ne plus se consacrer qu’à sa femme et à son enfant à naître, qui ont déjà été bien trop mis en danger par sa faute.

C’est donc Ben, le véritable Parker, qui endosse à nouveau le rôle si douloureux du Tisseur de toiles. Se faisant appeler Scarlet Spider et conservant le costume du temps pas si lointain où il pensait être le clone, notre nouveau héros se retrouve au beau milieu d’une guerre des gangs sans merci entre un mafieux de moindre envergure et la nouvelle Docteur Octopus, qui reprend avec brio le rôle de feu son mentor et entreprend de pourrir méthodiquement la vie de Scarlet Spider !

Et alors que ce conflit embrase toute la ville, le véritable objectif n’apparaît que trop tard à notre protagoniste : Octopus veut s’emparer d’une technologie de pointe capable de manifester physiquement des éléments virtuels issus du cyberespace. Personne ne semble en mesure de la stopper et on découvre alors qu’Alistair Smythe lui-même est partie prenante de cette histoire, désireux de s’emparer de la même technologie pour un tout autre but : prendre le contrôle de tout un bataillon de robots tueurs pour éradiquer totalement tout ce que représente Spider-Man !

Plus d’une fois mis au bord du gouffre par ses ennemis, Scarlet Spider va devoir se dépasser pour vaincre et peut-être même sera-t-il obligé de prendre une nouvelle identité, si tant est que la réalité survive au prochain assaut du Docteur Octopus et de son mystérieux commanditaire. Rien n’est jamais simple dans l’existence de l’Homme-Araignée, encore moins quand il cherche à se créer une nouvelle vie privée !

---

Eh bien vous l’attendiez, le voici enfin, le second tome de cette réédition de La saga du clone en trois volumes. Nous sommes désormais habitués au nouveau format que Panini nous offre pour ses omnibus, et a-priori exit définitivement la jaquette, ce qui me frustre toujours un peu. Mais ce n’est pas l’essentiel, heureusement, comme le prouve cette superbe couverture remastérisée !

Donc, dans ce deuxième tome, beaucoup de choses s’enchaînent, à commencer par le procès de Peter Parker et celui de Spider-Man en parallèle face à certains de ses pires ennemis ! Le résumé que je vous livre ici zappe volontairement des passages entiers de toutes ces histoires qui se succèdent à un rythme endiablé, afin de ne pas vous gâcher certaines surprises de taille quand vous les lirez.

D’un point de vue strictement objectif, je suis forcé d’admettre que même si j’ai beaucoup aimé cette lecture après une nouvelle nuit blanche, il y a plusieurs imperfections frappantes, à commencer par la qualité de l’album lui-même. En effet, vous trouverez régulièrement des coquilles dans les textes, et même des bulles dont le texte a été inversé entre deux personnages. Des erreurs d’inattention de la part de Panini qui font un peu mal aux fesses après avoir payé 70€ un album déjà décrié avant même sa parution et pour lequel on s’attend naturellement à un haut niveau de qualité, en plus il manque même toujours deux chapitres, un par tome, depuis le premier volume. Et pas un mot de l’éditeur là-dessus ! Mais passons, sinon je vais être accusé de cracher dans la soupe.

C’est vrai que j’ai aimé cette lecture, moins toutefois que le premier tome je dois l’avouer, certainement à cause des multiples personnages secondaires et de troisième zone qui ne cessent d’apparaître un peu partout. Les auteurs et dessinateurs ne sont pas toujours raccords, et la différence entre deux styles graphiques peut parfois faire mal aux yeux, mais il faut aussi prendre en compte le fait que tout se faisait alors dans une certaine précipitation chez Marvel à l’époque. Le rythme de production, la cadence infernale à laquelle se succèdent les différents numéros de chacune des revues consacrées à Spider-Man, font que forcément la qualité finale de l’écriture s’en ressent et paraît même un peu bancale par moments.

Heureusement il y a quand même du très bon dans ce ventre-mou de la saga, à commencer par l’intensité avec laquelle le lecteur sera amené à suivre les révélations les unes après les autres, jusqu’à totalement finir par douter de tout ce en quoi il croyait jusque-là ! Qui est le vrai Peter Parker ?! Tellement de clones et de machinations qui en viennent à déconstruire ce que l’on pensait acquis depuis longtemps, c’est assez génial dans l’idée et vraiment dommage que ça soit par endroits mal raccordé au reste.

On passera sans s’arrêter sur les différents clichés propres aux années ’90 comme les coiffures mulet et les musculatures improbables ainsi que les filles taillées comme des épingles, M-J ayant droit pour sa part à un assez charmant petit ventre de femme enceinte plutôt réaliste pour le coup. J’apprécie également tout particulièrement la représentation de la Chatte Noire, qui fera une sorte de caméo très rapide mais qui ne laissera personne indifférent. Et en parlant de plastique de rêve, Stunner sera aussi de la partie au début et à la fin de cet album, à deux moments-clés et très différents l’un de l’autre. Ainsi vous découvrirez sans aucun fard ni filtre la réalité crue de ce personnage très mésestimé et pourtant si touchant. Personnellement, une petite larme de compassion m’est arrachée à la lecture de cette histoire que je trouve dramatique et, étonnement pour l’époque, terriblement actuelle encore de nos jours. Je n’en dis pas plus, vous verrez par vous-mêmes !

En fait, en écrivant ces lignes et en réfléchissant à ce que je peux tirer comme enseignement principal de ce second tome, je réalise qu’il est plein de personnages féminins forts et ayant un rôle assez dominant dans l’intrigue principale, même avec de courtes apparitions ou des représentations défavorables de temps en temps. Dans un univers d’hommes et de héros au masculin, voir des femmes bonnes ou mauvaises qui tiennent le haut du pavé ce n’est pas rien, c’est même assez risqué, mais ça fonctionne. Du moins le temps de quelques épisodes, avant que la testostérone ne reprenne le dessus. Un scénariste qui réussit particulièrement bien ce tour de force, Tom DeFalco, signe les meilleurs passages de cet omnibus selon moi et je vous invite fortement à vous renseigner sur sa série Spider-Girl, dont je vous parlerai de toute façon dans les V.O. du vendredi un de ces jours.

Bref, pour conclure sur ce tome 2 de La saga du clone : assez correct dans l’ensemble même si peut clairement mieux faire par moments, regorge de petites surprises inattendues mais aussi de clichés insupportables du genre, et quelques menues maladresses éditoriales. On attendra avec impatience mais réserve le troisième et dernier tome pour lire la grande conclusion, en espérant que Panini relève le niveau technique pour éviter lesdites maladresses.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


mercredi 23 janvier 2019

Justice League Rebirth tome 4 - Interminable (Urban Comics - Juillet 2018)


Alors que Barry Allen se rendait simplement à un rendez-vous galant avec Jessica Cruz, sa partenaire et équipière au sein de la Justice League, il se retrouve soudain au cœur d'une vaste dévastation et assiste impuissant à la mort de Jessica. Tentant de terrasser son nouvel ennemi, Flash entre en contact avec son arme issue d'une technologie extraterrestre et se retrouve dans le passé, quelques instants avant l'attaque, mais sans rien pouvoir empêcher. A chaque nouvel affrontement, Jessica meurt irrémédiablement et Flash se retrouve dans le passé, de plus en plus loin. C'est finalement avec l'aide de Batman que notre Bolide va réussir à trouver la solution à cet épineux problème, et permettre à toute une famille de ne pas disparaître dans une horrible tragédie qui aurait coûté des millions de vies.
Le moment est donc venu de se reposer un peu, et pour l'occasion nos héros se retrouvent presque tous dans la Tour de Garde, le satellite de la Ligue de Justice en orbite autour de la Terre. Interviewés par Loïs Lane pour un article exclusif sur leur quotidien au sein de la Tour, les plus grands héros du monde ne s'attendaient certainement pas à finir en quarantaine au sein du satellite pour contrer une invasion de créatures microscopiques venues de l'espace lointain et ramenées par mégarde par les deux jeunes Green Lanterns de leur dernière mission. Ce sera pour chacun l'occasion de réfléchir sur l'unité de l'équipe et sur les moyens d'améliorer confiance et communication entre eux, et au final tout se terminera le mieux possible car les organismes aliens ne demandaient qu'à retrouver un foyer qui leur convienne.
Ce n'est pas encore fini : Jessica Cruz assiste Batman et Wonder Woman dans une mission de repérage d'un commando autoproclamé anti-terroriste qui utilise la peur et le massacre de masse pour faire changer les choses à leur façon ultra-violente. Grâce à Jessica qui parvient à surmonter ses angoisses et son manque de confiance, la situation redevient stable et les méchants du jour sont mis hors d'état de nuire. Cette mission aura surtout permis de renforcer les liens entre les nouveaux et anciens membres de la Ligue, et aura également aidé Jessica à en apprendre davantage sur elle-même et ses capacités morales.
Tout semble donc bien aller jusque là... quand Cyborg alerte les autres justiciers d'une possible attaque Atlante sur les côtes de l'Océan Atlantique, particulièrement celles d'Amérique du Nord. Se rendant sur place, nos héros découvrent en réalité que l'Atlantide est désormais scellée par un immense bouclier infranchissable, que leur ami et confrère Aquaman y est retenu prisonnier, et que sa compagne Méra fait tout son possible pour l'en délivrer quitte à créer des tsunamis dévastateurs sur son chemin. La Ligue devra alors accueillir en son sein une femme brisée, ayant perdu tout ce en quoi elle croyait et plaçait son avenir, et lui réapprendre à trouver une place au sein d'un monde dont elle ignore presque tout.
Et comme si ça ne suffisait pas, nous terminons ce tome par le retour d'une antique menace liée au Corps des Green Lanterns, dissimulée sur Terre depuis des milliers d'années et réveillée par une force cosmique sans équivalent qui semble se trouver derrière tous les bouleversements de ces dernières années au sein de l'univers DC de la Renaissance. Pendant que ses collègues et amis affrontent cette menace, Batman a un entretien privé avec celle qui les a trahi et manipulé précédemment, qui accepte de lui faire une immense révélation sur ce qui va bientôt arriver. Quelque chose est en train de s'éveiller, au loin dans le vaste univers, quelque chose de terriblement puissant et contre laquelle de nombreuses tentatives d'élimination sont restées sans effet. Quelque chose, ou même quelqu'un, qui s'apprête à prendre la Terre comme cible de ses assauts... un événement brutal et sans précédent va bientôt se déclencher sur la planète la plus agitée de l'univers, et nos plus grands héros ne seront sans doute pas de trop pour tenter de comprendre et d'enrayer ce phénomène avant qu'il n'aboutisse à la destruction totale de tout ce qui est et sera.

Encore un tome avec beaucoup de récits différents mixés à l'intérieur, que j'ai tenté de vous restituer dans l'ordre de lecture indiqué par Urban. Les deux principales informations à retirer de ce quatrième tome de Justice League sont évidemment la confirmation de Jessica comme une vraie membre de la Ligue à part entière, et surtout la découverte partielle de cette nouvelle et terrible menace qui pèse sur l'ensemble du Multivers DC. Bryan Hitch pose les bases de ce qui sera bientôt le plus grand récit jamais entrepris depuis la refonte de l'époque Renaissance (New52) voir même depuis 1985 et la Crise Infinie. Soyez au rendez-vous pour le cinquième tome, qui nous promet de nouvelles révélations et peut-être bien un aperçu de ce qui attend les héros les plus puissants de la planète dans un avenir de plus en plus proche et de plus en plus incertain.
Que dire de plus à part que c'était une bonne lecture dans l'ensemble, nous voyons un peu les dessous du quotidien de la Ligue quand elle intervient sur une nouvelle menace ou bien quand ses membres prennent le temps de se connaître et de se comprendre, lorsqu'ils en ont l'occasion. Les dessins sont tous très bons, rien à redire sur les artistes et leur capacité à unir leurs efforts sur une seule et même série pour rendre le tout cohérent à tous les niveaux. Vivement le tome 5, déjà sorti à l'heure où je publie cet article !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 17 mai 2017

Spider-Man - Maximum Carnage tome 2 (Panini Comics - Avril 2017)


Suite et fin de la saga.

Alors que la folie fait rage à New York depuis que le criminel dément Carnage a assemblé sa petite famille psychotique, Spider-Man s'allie à Venom pour neutraliser la menace du symbiote rouge et noir. Ils recevront également l'aide de la Chatte Noire, de la Cape ainsi que de Firestar, qui permettront au premier abord de porter un coup fatal à l'association de vilains en mettant en évidence les faiblesses de Carnage et en semant les graines de la dissension au sein de son groupe. Mais pour vaincre un mal aussi pur et abject, il faut parfois faire soi-même le mal, une notion que certains héros ne sont pas prêts à accepter, à commencer par le Tisseur. Venom va alors tenter de faire cavalier seul pour retrouver et tuer son descendant, mais il ne réussira qu'à se faire capturer et torturer par Carnage, dont la folie ne cesse d'augmenter. Et tandis que les autres héros se ressaisissent et parviennent peu à peu à juguler la démence ambiante qui fait ployer le cœur de chaque citoyen de la ville, Spider-Man et Venom s'apprêtent à mettre fin définitivement au règne de terreur de Carnage, en remontant dans sa folie aussi loin que possible. Toute l'aide du monde est bienvenue pour cette lourde tâche, à commencer par celle de Captain America puis d'Iron Fist et du reste des Avengers. Mais alors que le combat fait rage et que les victimes se comptent par centaines, une idée angoissante étreint notre héros préféré : est-ce l'heure de son ultime combat ? Le Bien se dresse quoi qu'il en soit contre le Mal et le Tisseur se relèvera toujours, qu'importe le prix à payer. Et c'est bien cela qui compte, en définitive, plus que de savoir si l'on est prêt à faire le nécessaire pour stopper le Mal à l'état pur, c'est surtout de savoir si l'on est de taille à y résister soi-même...

Une saga vraiment mémorable et orchestrée de bout en bout avec brio par tous les auteurs et dessinateurs évoluant à l'époque autour des séries de Spider-Man. Maximum Carnage c'est une plongée sans concessions dans la folie de l'un des ennemis les plus terrifants du Tisseur, et surtout une œuvre dont la portée morale et philosophique devrait être reconnue à sa juste valeur. Car il s'agit surtout d'une magnifique et épique fresque relatant le plus vieux des combats, celui du Bien contre le Mal, celui de la bonté et de l'amour face à la cruauté et la folie furieuse. Peut-être l'un des plus beaux combats jamais mené par Spider-Man, en tout cas une épopée incroyable qui fera date pendant longtemps en permettant de réunir la plupart des héros de New York, plutôt solitaires, au sein d'une équipe de choc qui en jette un max ! Absolument à lire et à posséder dans sa collection.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


mercredi 8 février 2017

Spider-Man - Maximum Carnage tome 1 (Panini Comics - Janvier 2017)


Cletus Kasady, le tristement célèbre tueur en série, parvient à renouer avec le symbiote alien dissimulé dans son sang et redevient alors Carnage, l'un des plus terrifiants ennemis de Spider-Man. S'échappant de l'institut Ravencroft après en avoir massacré tous les occupants sauf une autre patiente, Shriek, qui partage son amour du chaos et du vice, Carnage va alors commencer à répandre la violence et le sang sur son passage, faisant de la ville de New York un véritable enfer. Rejoint par le Doppleganger de Spider-Man issu des Guerres Infinies, ainsi que plus tard par le Bouffon Noir et même Carion, le criminel forme autour de lui un groupe quasiment inarrêtable et entièrement tourné vers la voie du chaos pur, l'émergence de la violence absolue et de la sauvagerie à l'état brut, dans une ville où les habitants perdent peu à peu leurs inhibitions naturelles devant cette vague de crime, une ville privée de ses plus grands héros depuis peu. Spider-Man et la Chatte Noire vont devoir s'allier avec pas moins que Venom puis Morbius le vampire vivant ainsi que la Cape pour tenter de stopper Kasady et sa famille dégénérée avant qu'ils ne mettent l'ensemble de la ville à feu et à sang. Des alliances contre-nature vont se forger, Spidey devra apprendre à ne pas écouter la voix de la raison qui résonne en lui s'il veut pouvoir garder le contrôle de son équipe, et tout reste à jouer alors que la folie augmente rapidement...

Une très bonne histoire que Panini nous ressort-là dans la collection ''Marvel Vintage'', un classique des années '90 et l'un des chefs-d’œuvre de David Michelinie et de Tom DeFalco. C'est très beau, dynamique, plein d'action et presque sans temps mort, le récit s'enchaîne chapitre après chapitre à un rythme effréné et capture le lecteur entre ses pages très colorées, comme on le faisait si bien durant les années '90. Petit bémol sur le travail d'édition de Panini : certaines pages (surtout au début) sont clairement mal scannées depuis les originaux, on voit l'effet de flou, et il y a même des répliques inversées entre certains personnages dans leurs bulles. Le papier n'est pas de la meilleure qualité non plus certes, mais il est respectueux de l'environnement et on ne peut guère en demander davantage de nos jours. Bref, une très bonne lecture que ce premier tome, et vivement la suite et fin !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !