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samedi 25 juillet 2020

Spider-Man - La saga du clone tome 2 (Panini Comics - Avril 2020)


Peter Parker est accusé de plusieurs meurtres sordides et risque la peine capitale ! Son procès doit avoir lieu sans délais, et il y a bien peu d’espoirs qu’il s’en sorte car les preuves à charge sont accablantes… mais fausses, évidemment ! Mais cela, c’est à Spider-Man de le prouver ! Comment faire alors que Peter est sur le banc des accusés ? Rien de plus simple quand on dispose d’un clone parfaitement identique : Ben Reilly se propose donc de remplacer Peter durant son procès, tandis que notre homme-araignée enquête de son côté pour retrouver le véritable tueur, Kaine, qui devra répondre de ses actes !

Mais la traque de Kaine n’est pas de tout repos car Stunner, l’ancienne amante du défunt Docteur Octopus, le recherche également pour le massacrer sans pitié, en quête de vengeance. La puissance de Stunner est incroyable mais fort heureusement elle est aveuglée par sa colère, ce qui permet aux deux tisseurs de se soustraire le temps d’un bref combat mano à mano. Peter ramène Kaine au tribunal par la peau des fesses et l’oblige à confesser ses crimes… ce qui fonctionne, contre toute attente. Dès lors, Ben rend son rôle et sa vie à Peter, qui est désormais un homme libre. Mais pas pour longtemps…

Car en effet, le Chacal est encore loin d’en avoir fini avec Spider-Man et ses multiples clones ! Le vilain a même concocté un plan tordu du plus bel effet pour faire perdre la raison à ce pauvre Peter, pendant que dans le même temps il teste sur le terrain une nouvelle version du virus Carion qui fait des milliers de victimes innocentes. On apprend à cette occasion et suite à de profondes recherches que Peter est en réalité le clone, et que Ben est le véritable Spider-Man !

Un choc qui menace d’anéantir Peter, qui ne devra son salut et sa santé mentale qu’à l’intervention et à tout l’amour de Mary-Jane, toujours là pour lui envers et contre tout. Désormais, les deux héros joignent leurs forces pour déjouer les plans du Chacal avant qu’il ne mette à exécution ses terribles menaces et ne tente d’éradiquer rien moins que l’ensemble de l’humanité pour la remplacer par des clones sous son contrôle ! Un sacrifice cruel sera néanmoins nécessaire pour tout arrêter… et pourtant, les ennuis ne font alors que commencer en vérité !

En proie à des troubles du comportement, Peter se retrouve sous l’emprise hypnotique du Chacal et s’en prend physiquement à Mary-Jane ! Sauvée par les New Warriors mais surtout par l’intervention héroïque de Ben, M-J peut montrer la bonne voie à son mari pour lui permettre de revenir parmi les siens, non sans mal. En effet, qui sait combien d’autres bidouillages le Chacal a pu intégrer dans l’esprit de sa victime préférée ? Prenant une lourde décision, Peter décide d’abandonner sa vie en tant que Spider-Man pour ne plus se consacrer qu’à sa femme et à son enfant à naître, qui ont déjà été bien trop mis en danger par sa faute.

C’est donc Ben, le véritable Parker, qui endosse à nouveau le rôle si douloureux du Tisseur de toiles. Se faisant appeler Scarlet Spider et conservant le costume du temps pas si lointain où il pensait être le clone, notre nouveau héros se retrouve au beau milieu d’une guerre des gangs sans merci entre un mafieux de moindre envergure et la nouvelle Docteur Octopus, qui reprend avec brio le rôle de feu son mentor et entreprend de pourrir méthodiquement la vie de Scarlet Spider !

Et alors que ce conflit embrase toute la ville, le véritable objectif n’apparaît que trop tard à notre protagoniste : Octopus veut s’emparer d’une technologie de pointe capable de manifester physiquement des éléments virtuels issus du cyberespace. Personne ne semble en mesure de la stopper et on découvre alors qu’Alistair Smythe lui-même est partie prenante de cette histoire, désireux de s’emparer de la même technologie pour un tout autre but : prendre le contrôle de tout un bataillon de robots tueurs pour éradiquer totalement tout ce que représente Spider-Man !

Plus d’une fois mis au bord du gouffre par ses ennemis, Scarlet Spider va devoir se dépasser pour vaincre et peut-être même sera-t-il obligé de prendre une nouvelle identité, si tant est que la réalité survive au prochain assaut du Docteur Octopus et de son mystérieux commanditaire. Rien n’est jamais simple dans l’existence de l’Homme-Araignée, encore moins quand il cherche à se créer une nouvelle vie privée !

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Eh bien vous l’attendiez, le voici enfin, le second tome de cette réédition de La saga du clone en trois volumes. Nous sommes désormais habitués au nouveau format que Panini nous offre pour ses omnibus, et a-priori exit définitivement la jaquette, ce qui me frustre toujours un peu. Mais ce n’est pas l’essentiel, heureusement, comme le prouve cette superbe couverture remastérisée !

Donc, dans ce deuxième tome, beaucoup de choses s’enchaînent, à commencer par le procès de Peter Parker et celui de Spider-Man en parallèle face à certains de ses pires ennemis ! Le résumé que je vous livre ici zappe volontairement des passages entiers de toutes ces histoires qui se succèdent à un rythme endiablé, afin de ne pas vous gâcher certaines surprises de taille quand vous les lirez.

D’un point de vue strictement objectif, je suis forcé d’admettre que même si j’ai beaucoup aimé cette lecture après une nouvelle nuit blanche, il y a plusieurs imperfections frappantes, à commencer par la qualité de l’album lui-même. En effet, vous trouverez régulièrement des coquilles dans les textes, et même des bulles dont le texte a été inversé entre deux personnages. Des erreurs d’inattention de la part de Panini qui font un peu mal aux fesses après avoir payé 70€ un album déjà décrié avant même sa parution et pour lequel on s’attend naturellement à un haut niveau de qualité, en plus il manque même toujours deux chapitres, un par tome, depuis le premier volume. Et pas un mot de l’éditeur là-dessus ! Mais passons, sinon je vais être accusé de cracher dans la soupe.

C’est vrai que j’ai aimé cette lecture, moins toutefois que le premier tome je dois l’avouer, certainement à cause des multiples personnages secondaires et de troisième zone qui ne cessent d’apparaître un peu partout. Les auteurs et dessinateurs ne sont pas toujours raccords, et la différence entre deux styles graphiques peut parfois faire mal aux yeux, mais il faut aussi prendre en compte le fait que tout se faisait alors dans une certaine précipitation chez Marvel à l’époque. Le rythme de production, la cadence infernale à laquelle se succèdent les différents numéros de chacune des revues consacrées à Spider-Man, font que forcément la qualité finale de l’écriture s’en ressent et paraît même un peu bancale par moments.

Heureusement il y a quand même du très bon dans ce ventre-mou de la saga, à commencer par l’intensité avec laquelle le lecteur sera amené à suivre les révélations les unes après les autres, jusqu’à totalement finir par douter de tout ce en quoi il croyait jusque-là ! Qui est le vrai Peter Parker ?! Tellement de clones et de machinations qui en viennent à déconstruire ce que l’on pensait acquis depuis longtemps, c’est assez génial dans l’idée et vraiment dommage que ça soit par endroits mal raccordé au reste.

On passera sans s’arrêter sur les différents clichés propres aux années ’90 comme les coiffures mulet et les musculatures improbables ainsi que les filles taillées comme des épingles, M-J ayant droit pour sa part à un assez charmant petit ventre de femme enceinte plutôt réaliste pour le coup. J’apprécie également tout particulièrement la représentation de la Chatte Noire, qui fera une sorte de caméo très rapide mais qui ne laissera personne indifférent. Et en parlant de plastique de rêve, Stunner sera aussi de la partie au début et à la fin de cet album, à deux moments-clés et très différents l’un de l’autre. Ainsi vous découvrirez sans aucun fard ni filtre la réalité crue de ce personnage très mésestimé et pourtant si touchant. Personnellement, une petite larme de compassion m’est arrachée à la lecture de cette histoire que je trouve dramatique et, étonnement pour l’époque, terriblement actuelle encore de nos jours. Je n’en dis pas plus, vous verrez par vous-mêmes !

En fait, en écrivant ces lignes et en réfléchissant à ce que je peux tirer comme enseignement principal de ce second tome, je réalise qu’il est plein de personnages féminins forts et ayant un rôle assez dominant dans l’intrigue principale, même avec de courtes apparitions ou des représentations défavorables de temps en temps. Dans un univers d’hommes et de héros au masculin, voir des femmes bonnes ou mauvaises qui tiennent le haut du pavé ce n’est pas rien, c’est même assez risqué, mais ça fonctionne. Du moins le temps de quelques épisodes, avant que la testostérone ne reprenne le dessus. Un scénariste qui réussit particulièrement bien ce tour de force, Tom DeFalco, signe les meilleurs passages de cet omnibus selon moi et je vous invite fortement à vous renseigner sur sa série Spider-Girl, dont je vous parlerai de toute façon dans les V.O. du vendredi un de ces jours.

Bref, pour conclure sur ce tome 2 de La saga du clone : assez correct dans l’ensemble même si peut clairement mieux faire par moments, regorge de petites surprises inattendues mais aussi de clichés insupportables du genre, et quelques menues maladresses éditoriales. On attendra avec impatience mais réserve le troisième et dernier tome pour lire la grande conclusion, en espérant que Panini relève le niveau technique pour éviter lesdites maladresses.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


samedi 25 avril 2020

Spider-Man - La saga du clone tome 1 (Panini Comics - Octobre 2019)


Tout commence par une histoire d’amour impossible. Le professeur Miles Warren est épris de la belle Gwen Stacy, une de ses étudiantes, qui est malheureusement amoureuse de son confrère Peter Parker. Quand Gwen finit par trouver la mort, Warren est dévasté et accuse Spider-Man et donc Peter d’être responsable de la perte de son amour. Spécialiste en génétique de pointe, Warren parvient à cloner Gwen et Peter, l’une pour lui-même et l’autre pour le faire souffrir. Le véritable Peter combat son clone, lui-même persuadé d’être le vrai Peter, et tout se termine dans le sang. Spider-Man triomphe une fois de plus dans la douleur et quitte le champ de bataille en laissant son clone pour mort… mais celui-ci a survécu, de justesse, et a mené sa propre vie de son côté dans le plus grand secret.

Aujourd’hui, cinq ans après ces terribles événements, le clone et l’original se font de nouveau face, mais cette fois pour mettre les choses à plat et venir à bout de leur différent, qui n’est qu’une manipulation de Miles Warren, le Chacal. Le clone prend le nom de Ben Reilly, en hommage à l’oncle et à la tante de Peter, et cherche désormais à créer son propre chemin tout en combattant pour les bonnes raisons et les valeurs qu’il partage avec Peter. Ses premiers pas à New York vont l’amener à affronter de redoutables adversaires, parmi lesquels Venom en personne venu rendre justice en ville une fois de plus à sa façon.

Après leur affrontement au sommet, Venom est enfin arrêté et Ben, baptisé Scarlet Spider par la presse, part de son côté à la recherche d’une nouvelle vie. Pendant ce temps, Peter fait face au coma de sa tante May avec l’aide de Mary-Jane, mais sa vie de super-héros va rapidement le rattraper lorsque le Vautour parvient à l’empoisonner avec une préparation mortelle qui ne lui laisse que peu de temps à vivre. Abattu, sur le point de rendre l’âme, Peter est cependant sauvé par un autre de ses ennemis de toujours : le Dr. Octopus ! Grâce à l’aide du vilain, Spider-Man se remet et est de retour, plus en forme que jamais et prêt à affronter une nouvelle épreuve : il va devenir père !

C’est le moment que choisit le Chacal pour réapparaître et faire de nouveau ses jouets de nos deux héros génétiquement si proches. Peter et Ben pénètrent dans le laboratoire secret de leur ennemi et découvrent qu’ils sont peut-être tous les deux des clones en réalité, un autre Peter dormant dans une cuve de stase et prêt à être ranimé. Le Chacal se joue des deux hommes-araignées avec la virtuosité d’un vrai psychopathe, s’amusant de leur tourment et prêt à aller encore plus loin pour les faire souffrir, jusqu’à ramener une nouvelle fois Gwen Stacy à la vie pour mieux les briser ! Parvenant à s’échapper de ce repaire du mal, les héros ignorent encore la vérité à leur sujet et décident d’en rester là pour le moment. Mais le Chacal n’a pas encore fini de jouer avec eux, et il refera rapidement surface pour les faire douter encore davantage de leur vraie nature. Au final, sait-il lui-même qui est le véritable Peter Parker ?

Peter va d’ailleurs essuyer une nouvelle vague de dures épreuves quand il se retrouve accusé de meurtre dans plusieurs États ! Arrêté alors qu’il est en plein deuil, notre héros finit en prison et son procès est expédié, les preuves étant accablantes. Cette fois-ci il semble bien que personne ne puisse lui venir en aide…à moins de faire confiance à ce nouveau venu, un certain Kaine, portant masque et combinaison sinistres et semblant en savoir beaucoup sur la vie de Peter et de son clone Ben, qu’il a déjà affronté durant les cinq années précédentes. La marque de Kaine va s’étendre et menace de détruire tout ce que possèdent Peter et M-J, à moins qu’un être devenu proche ne décide de se sacrifier pour eux en attendant que la vérité soit enfin dévoilée…

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Le voici enfin, le fameux omnibus qui a tant fait parler de lui à sa sortie en Octobre dernier. Principalement parce qu’il est le premier d’une trilogie rééditant deux omnibus plus gros parus il y a des années et maintenant introuvables décemment. Plus fin donc, plus cher aussi puisqu’il fait 70€ contre seulement 66€ pour la première mouture. Faîtes le calcul, le lecteur lambda est loin de s’y retrouver… et en plus, chose incompréhensible pour moi, il n’y a plus de jaquette, élément qui faisait parmi d’autres le côté si luxueux et recherché de cette collection !

Mais il n’y a pas que de mauvais points. Cette réédition est de qualité il faut bien l’admettre, et en format un peu plus grand (même si, on ne va pas se mentir, ça ne change pas grand-chose au confort de lecture à moins de chipoter), tandis que la couverture est inédite. On voit que Panini a tout de même cherché à soigner les choses et les lecteurs qui pourraient se retrouver lésés par tous ces changements, et j’espère bien à titre personnel que d’autres améliorations seront à venir pour la sortie du second tome, si l’éditeur a correctement compris et assimilé les conséquences de ses erreurs passées. Quoi qu’il en soit, des heures de lecture en perspective et un plaisir évident !

Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, attendez-vous à du grand art, c’est véritablement une joie sans limite que de redécouvrir cette saga de légende sous ce format. Ce récit apporte un nouvel éclairage sur beaucoup de personnages dans l’entourage de Peter, à commencer par son clone bien entendu mais aussi tante May et M-J. Mais, contre toute attente, celui qui m’a le plus touché c’est le Dr. Octopus, ou plutôt Otto Octavius, faisant preuve ici d’une noblesse et d’une grandeur d’âme que l’on ne lui connaissait pas le moins du monde ! Accompagné du personnage fort et très intéressant qu’est Stunner, son assistante et amante, Octavius nous surprend totalement par la force de son lien avec Spider-Man et par tout ce qu’il est prêt à faire et à reconnaître pour le garder en vie afin, selon ses propres mots, d’illuminer son existence par sa bonté même s’ils se combattent farouchement. Une preuve d’attachement sans commune mesure, qui coûtera malheureusement la vie à Otto un peu plus tard.

Pour le découpage choisi par Panini, faites bien attention de ne pas avoir trop d’attentes car vous risquez bien de vous retrouver frustrés au dernier degré en découvrant que le cinquième et dernier chapitre de la dernière mini-saga présente dans cet omnibus est manquant ! On s’arrête donc à la partie 4 sur 5, la 5ème sera sûrement présente dans le tout début du second omnibus encore à paraître prochainement. Conséquence assez directe du redécoupage opéré par Panini pour faire trois volumes au lieu de deux. C’est un choix très risqué selon moi, soit ça passe soit ça casse net. Je suis plutôt bon public donc pour moi ça passe mais je trouve ça un peu limite malgré tout, à un chapitre près ils auraient très bien pu le caser quand même dans ce premier tome. Je n’y vois qu’une seule raison : fidéliser le client après l’avoir bien fait baver !

La saga du clone est un récit de légende, une œuvre et un tournant majeur dans le destin de notre ami Spider-Man, et qui méritait bien une nouvelle sortie en librairie pour défier les spéculateurs toujours aussi prévisibles sur l’ancienne édition. Il faut se replonger dans le contexte de l’époque, le milieu des années ’90, Marvel fait travailler comme jamais ses auteurs et dessinateurs pour contrebalancer le départ des grandes stars chez la nouvelle concurrence. C’est un vrai bijou de créativité et de travail d’équipe, un scénariste reprenant le travail d’un autre et ainsi de suite sur plusieurs numéros et sur plusieurs séries durant des mois voir années. Si vous n’aimez pas l’histoire, admirez au moins le niveau.

Il reste donc encore deux tomes à se mettre sous la dent, peut-être paraîtront-ils tous les deux cette année d’ailleurs, Panini ayant annoncé (avant confinement) que 2020 serait très chargée en matière d’omnibus. Attendons donc pour voir et préparons déjà la monnaie. De nombreux bouleversements sont au programme et le seront sans doute encore dans la vie de Peter Parker, déjà bien chamboulée ici par les deuils et les révélations impressionnantes comme peu souvent, et j’ai vraiment hâte de découvrir la suite et de dévorer ces gros volumes aujourd’hui si décriés mais toujours si plaisants au fond.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


samedi 16 février 2019

X-Men - L'intégrale 1993 tome 3 (Panini Comics - Mai 2018)


Nous démarrons ce troisième tome de l'année 1993 par un récit grand format exceptionnel : le Cerveau, ancien membre de la Confrérie et ancien adversaire des X-Men depuis leurs débuts, est malheureusement mourant à cause du virus relâché par Stryfe sur la planète. Au bout de ses forces, réfugié sur un lit d'hôpital sur l'île de Muir, le Cerveau exprime un dernier vœu, une ultime volonté... que Jean Grey et les X-Men qu'il combattait autrefois viennent à son chevet pour vivre une expérience hors du commun et ainsi partager, l'espace d'un bref instant, une vision d'un monde idéal pour chacun d'entre eux. Mais comme toujours, les conséquences d'un tel acte seront au rendez-vous et le Cerveau mourra en offrant à Jean une belle leçon de morale et en lui témoignant son éternel amour.
Ensuite, retrouvons nos trois leaders des X-Men embarqués dans une virée en Terre Sauvage pour obtenir de leur ami Ka-Zar du vibranium qui servira à alimenter les défenses de leurs engins et installations. Mais sur le chemin du retour, quelque chose parvient à toucher et à détruire les commandes du Black Bird et Charles Xavier, Scott Summers et Ororo Munroe se retrouvent pris au piège en plein milieu du désert antarctique, alors que la tempête menace et qu'ils sont sans aucune ressource ni aucun abris fiable. Tornade tente de dompter les éléments déchaînés autour d'eux mais sans résultat autre que de surcharger son propre corps d'une énergie qu'elle ne peut évacuer et qui risque de la carboniser. Grâce à Cyclope et au Professeur, ce danger sera écarté de justesse mais nos trois héros n'en sont pas moins piégés au milieu de nulle part. Une nouvelle ennemie menace de les envoyer dans l'au-delà au nom du grand jeu instauré par les Parvenus, mais son plan se retournera contre elle et les leaders des différentes équipes de X-Men seront sauvés et ramenés au bercail, non sans l'intervention extérieure d'un mystérieux inconnu...
Mais le destin n'en a pas terminé avec les enfants de l'atome, et leur retour à l'institut Xavier se fait dans de dramatiques circonstances : la sœur de Colossus, Illyana, est mourante par la faute du même virus que celui qui a emporté le Cerveau un peu plus tôt. Le legs de Stryke continue de faire de nombreuses victimes mutantes sur la planète, et malgré tous leurs efforts ni Moira ni Charles ne parviendront à sauver la jeune Illyana, qui s'éteindra en compagnie des personnes qui lui sont chères. Lorsque son frère apprend la nouvelle, il perd soudain tout espoir et se mure dans le silence tout en réfléchissant fortement à l'intérêt de l'idéal qui l'a jadis poussé à rejoindre les X-Men et à abandonner sa famille. Plus que perdu, Colossus est dévasté par les décès qui s'enchaînent dans son entourage. Son frère, ses parents, et maintenant sa petite sœur... l'homme de métal est à bout de patience et de force pour supporter encore longtemps ces injustices, et sa colère menace d'éclater à tout instant.
C'est justement durant cette période très agitée que les Acolytes refont soudainement parler d'eux. Le groupe, mené par Fabian Cortez qui leur a fait croire à la mort de Magneto et qui les manipule au nom de ses dernières volontés, se rend à nouveau coupable d'une véritable tuerie dans une clinique où ils ont massacré de nombreux malades et membres du personnel soignant simplement parce qu'ils étaient humains, au nom de l'idéal de Magneto. C'est plus que ne peut en supporter le Professeur ainsi que ses proches élèves, qui décident de livrer une bataille sans merci contre les Acolytes pour sauver les humains de leur furie vengeresse. Tandis que les X-Men luttent pour protéger ceux qui les haïssent depuis toujours, de leur côté les membres de X-Force reçoivent la visite de deux individus venus du passé... ou du lointain futur. En effet, les jeunes mutants découvrent que Cable est toujours en vie et qu'il désire reprendre le commandement de leur équipe pour les préparer à se battre dans le cadre d'une nouvelle confrontation. Celle-ci ne se fera pas attendre, puisque Exodus débarque à son tour pour offrir non pas un combat mais une opportunité à certains d'entre eux : rejoindre la gigantesque station spatiale Avalon, en orbite autour de la Terre, afin d'y intégrer un paradis pour les mutants élus et méritants. Un paradis dans lequel tous seront protégés des vices de ce monde humain, et où ils pourront prospérer en attendant le jour le plus favorable pour revenir prendre possession de la Terre. Exodus les emmène visiter Avalon, où ils découvrent que le mystérieux sauveur qui les a fait mander n'est autre que Magneto en personne ! Ayant survécu de justesse à la chute de l'Astéroïde M, le Maître du Magnétisme est de retour avec une volonté inébranlable de sauver les mutants de la catastrophe imminente qu'il prophétise et dont le virus de Stryfe n'est qu'un aperçu. Évidemment Cable ne l'entend pas ainsi et parvient à soustraire son équipe de l'influence de Magnus, et tous rentrent sur Terre tandis que sur Avalon Magneto se prépare à passer à l'étape suivante de son plan...
Et c'est pendant la cérémonie des funérailles d'Illyana, non loin du domaine de Xavier, que Magnus fera sa réapparition officielle pour délivrer son message. Il invite tous les mutants qui le souhaiteront à le rejoindre à bord d'Avalon, et met en garde ceux qui voudraient lui résister : à présent, il est infiniment plus puissant qu'au moment de son trépas tout relatif, et au sommet de ses facultés ses pouvoirs ne connaissent pas d'égal de part le monde. Désormais il faut à chacun prendre une lourde décision : rester sur Terre et se battre, ou se rendre sur Avalon et adhérer au plan de Magneto qui désire nettoyer la planète de toutes les menaces qui pèsent sur les mutants. Aveuglé par sa haine et son pouvoir démentiel, Magnus parvient néanmoins à en convaincre certains de le suivre, déçus par le rêve de Charles Xavier et ses conséquences récentes. Ainsi, Colossus fait défection et rejoint les rangs des Acolytes, en route pour Avalon. Dans un sursaut de courage et en réunissant toutes ses forces, le Professeur parvient à prendre le contrôle du pouvoir de Magneto juste assez longtemps pour éloigner Avalon de l'orbite terrestre et l'envoyer plus loin dans l'espace, mais à quel prix ? Magneto et ses partisans seront bientôt de retour, et alors il faudra affronter l'inévitable rage destructrice du Seigneur de l'Attraction Fatale... les X-Men seront-ils de taille face à leur plus grand défi à ce jour ?

Et voilà on y arrive enfin, ce troisième tome de l'année 1993 nous emmène tout droit vers l'événement majeur de l'époque pour les séries mutantes : Attractions Fatales et le retour tant attendu et redouté de Magneto ! Pouvoir vivre cette saga de nos jours grâce au remarquable travail de Panini sur cette magnifique collection des intégrales Marvel Classic, c'est tout à fait exceptionnel et il faut vraiment en profiter ! Sur du très beau papier glacé, redécouvrez le travail titanesque d'une époque pas si lointaine où les scénaristes devaient viser le plus loin possible et poser des enjeux proprement décoiffant pour maintenir les fans et le lectorat en état. Ces tragiques événements se poursuivront bien entendu dans le prochain tome de l'intégrale de l'année 1993, bientôt ici sur Radiophogeek soyez patients, et mèneront tout droit vers... oh, vous le découvrirez bien assez tôt. Sachez simplement qu'il s'agit là d'une des périodes les plus dures et les plus attractives des aventures des X-Men, alors qu'un an plus tôt à peine les meilleurs dessinateurs de chez Marvel partaient créer un éditeur concurrent. C'est là à mon sens une merveilleuse leçon de ténacité et d'efforts conjoints de la part de Marvel que de réussir à proposer des récits de cette qualité malgré le manque d'effectifs, et c'est bien dommage qu'assez peu de gens se soient intéressés à ces aventures à l'époque. Mais rien n'est irréparable, et voici enfin l'occasion d'en profiter pleinement dans les meilleures conditions possibles ! Couleurs vives, dessins magnifiques et très prometteurs de certains jeunes artistes d'alors qui devinrent plus tard des rock-stars de l'industrie des comics, et scénario proprement impressionnant... pas de doute, vous êtes bien au cœur de la tempête X-Men qui déferle sur nous avec plus de vingt-cinq ans d'écart. Prenez un siège, installez-vous confortablement et laissez libre court à votre imagination, laissez aussi et surtout celle des grands scénaristes des années '90 vous emporter au sein d'une des plus grandes et des plus importantes aventures de nos héros mutants.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


mercredi 16 août 2017

Batman - Mauvais sang (Warner Bros. Animation - 2016)


La guerre des gangs est déclarée à Gotham, quand la pègre dirigée par Black Mask fait soudain face à une alliance imprévue de plusieurs super-criminels sous l'égide d'un mystérieux individu qui semble vouloir déclencher une véritable offensive sur la ville. Batwoman enquête depuis un certain temps et la voici proche d'atteindre son but et d'identifier le bienfaiteur de la vermine de Gotham, quand Batman s'interpose soudain et l'empêche d'aller plus loin en confrontant lui-même celui que l'on nomme l'Hérétique. Au terme du combat dantesque qui se joue sous ses yeux, Batwoman s'échappe in extremis du bâtiment où Batman et l'Hérétique livrent leur duel juste avant qu'il n'explose, ne laissant apparemment aucun survivants. Alfred déclenche alors le protocole d'urgence de remplacement de Batman et fait appel à Dick Grayson, Nightwing, pour enfiler la cape et reprendre l'identité du Chevalier Noir, une tâche difficile que Dick a tenté de fuir toute sa vie. Le retour de Damian Wayne dans le costume de Robin le place en outre dans une situation délicate car il peine à imposer sa volonté au jeune garçon, obsédé par la vengeance et son orgueil. Ce nouveau tandem de Batman et Robin devra apprendre à dépasser ses différences internes et à faire confiance à la nouvelle venue en ville, Batwoman, qui possède de précieuses informations et un talent certain pour la lutte contre le crime. De plus, il y a ce nouveau justicier, Batwing, dans une armure high-tech signée Lucius Fox, et qui semble lui aussi déterminé à venger son père abattu par l'Hérétique et remonter la piste de ce réseau criminel jusqu'à sa tête, avant de la trancher. Batman est-il toujours en vie, et si oui où se trouve-t-il ? L'Hérétique en tout cas s'est sortie de l'explosion sans dommages et met en place patiemment son plan démentiel, mais il devra affronter l'alliance de toute la famille Batman qui risque fort de lui mettre des bâtons dans les roues ! Et tandis que l'affrontement se profile, quelqu'un d'autre manipule les pièces en place sur l'échiquier dans un but encore inavoué mais qui met en grand danger l'ensemble de la population de Gotham, et peut-être même du monde...

Ce film d'animation réalisé en 2016 par Jay Olivia fait suite à Batman vs. Robin en reprenant les principaux personnages, Damian le premier bien entendu. Dans cette suite sont mixés plusieurs arcs majeurs de ces dernières années sur les aventures du Chevalier Noir en comics, à commencer par la fin du run de Grant Morrison ainsi que la série Batwoman pré-New52 et dans les New52 également. Ce gros mixage passe pourtant sans trop de problème et l'intrigue est assez fluide, même si elle pousse à l'extrême certaines situations qui deviennent pour le coup problématiques dans la continuité DC. Les films d'animation sont à part bien entendu du reste des développements de l'éditeur, mais on aime bien avoir tout de même des ponts clairement établis entre les comics et les dessins-animés. En plus il s'agit encore une fois de ce nouveau design de l'écurie Warner qui ne me plaît pas du tout avec ces personnages un rien difformes dans leurs proportions, même si de nombreux défauts ont été corrigés depuis Flashpoint qui était vraiment horrible visuellement. J'aimerai beaucoup pour ma part que les studios reviennent à ce qu'ils savaient faire il y a de cela quelques années encore avec des films comme Superman/Batman – Apocalypse, Ennemis publics, Superman Unbound, Superman vs. The Elite... c'est à dire réussir à reproduire aussi fidèlement que possible le style visuel de l'arc comics dont on s'inspire. Mais bon, tant pis et faute de merle on mange des grives après tout. Les années 2010 auront donc été grandement marquées par ce style très controversé mais assez dynamique et fluide malgré tout.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 5 juillet 2017

Spider-Man - L'enfant intérieur (Panini Comics - Juin 2017)


L'heure est enfin venue approfondir les personnalités de Vermine et du nouveau Bouffon Vert, Harry Osborn lui-même. Pour Vermine il s'agit d'une traque sans relâche dans les méandres de son passé et de sa mémoire, des traumatismes bouleversants qu'il a subi dans sa jeunesse et des expériences malveillantes qui ont fait de lui cet homme-rat cannibale qui terrorise la ville entière. Spider-Man va devoir mettre de côté ses propres peurs et doutes afin de retrouver Vermine, Edward, avant qu'il ne soit trop tard et qu'il ne commette l'irréparable. Mais Peter Parker va également devoir faire avec ses propres démons et fantôme du passé qui ressurgissent quand le Bouffon Vert s'en prend directement à lui et lui fait inhaler un gaz le plongeant dans une transe hypnotique et réveillant les plus sombres aspects de sa personnalité. Si pour Vermine les chances de rédemptions sont minces, il en est d'autant plus le cas avec Harry, qui sombre totalement dans la folie destructrice qui habitait son père, au point de s'en prendre à sa propre famille sous couvert de vouloir les protéger du monde extérieur. Quel que soit le plan tordu du Bouffon, Spider-Man devra lutter comme jamais pour pénétrer au cœur de la démence de son ancien meilleur ami, et l'aider à surmonter ses propres traumatismes, avant qu'il ne soit trop tard et que Harry ne disparaisse totalement, dévoré par la personnalité du Bouffon.

C'est un gros album que celui-ci, dans la belle collection ''Marvel Vintage'' qui a jusque là su séduire son public avec des récits de qualité. Ici il est donc question d'un trio bien singulier, celui que forment Spider-Man, Vermine et le Bouffon Vert. Trois êtres détruits par leur passé et leurs traumas, trois personnalités au bord du gouffre qui luttent chaque jour pour tenir le coup et échapper aux ombres de leur enfance. Il est surtout question de rédemption, en effet c'est le thème principal que l'on retrouve pour ces trois personnages : Edward (Vermine) peut-il s'amender de ses crimes épouvantables et redevenir un être humain en acceptant l'aide d'autrui ? Peter peut-il surmonter sa culpabilité vis à vis de son oncle Ben ou bien encore, plus profondément enfouie, celle qu'il ressent vis à vis de ses parents ? Et Harry pourra-t-il échapper au cruel souvenir déformé de son père et de la folie qui coule dans ses veines et menace ses proches ? La réponse se trouve en chacun d'eux, quelque part, enterrée sous des années de dures expériences et séquelles dramatiques. Mais une chose est sûre cependant, c'est qu'aucun des trois n'arrivera à s'en relever sans l'aide des autres. Magnifique histoire donc que ce grand arc présenté dans cet album, une histoire touchante à plus d'un titre et terriblement personnelle, à lire pour tous les amateurs du ton plus sérieux et adulte que les séries sur Spider-Man ont pu prendre vers la fin des années '80.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 21 juin 2017

Superior Spider-Man - Prélude (Panini Comics - Juin 2017)


Le Docteur Octopus est mourant, son corps à l'agonie le lâche de part en part... et du fond de sa cellule médicalisée du Raft, il appelle une seule personne à son chevet : Peter Parker, Spider-Man. Mais soudain, l'on réalise que le véritable Octopus est dans le corps de Peter, et que Peter lui-même se trouve dans le corps de son vieil ennemi irrémédiablement condamné. Comment est-ce possible ? Peter réalise soudain l'horrible vérité et comprend qu'il ne lui reste plus que quelques heures à vivre pour tenter de corriger cette tragédie avant qu'il ne soit trop tard et qu'Otto Octavius ne remporte la dernière victoire, l'ultime affrontement. Incapable de retourner le plan d'Otto contre son créateur, Peter va faire tout son possible pour tenter de lui ouvrir les yeux sur ce qui se passe réellement entre eux et surtout sur ce qui fait réellement Spider-Man, ce que ça fait d'être lui, et l'immense poids des responsabilités qui lui incombent. L'heure de son ultime triomphe enfin venue, le vilain pourrait-il se changer soudain en héros ? Voir devenir encore meilleur que le héros déchu ?

Réponse dans la série Superior Spider-Man disponible en six tomes dans la même collection que ce prélude, et qui n'est plus à présenter je pense tant elle a fait parler d'elle en son temps. Panini nous fait paraître ici les derniers chapitres de la série régulière sur Spider-Man avant qu'elle ne devienne Superior Spider-Man, le dernier combat entre Peter Parker et Otto Octavius, un combat à mort qui changera bien des choses par la suite. Trois numéros dont le #700 qui mérite d'être lu rien que pour ses couvertures alternatives (présentes en fin d'album ici). Dan Slott inaugure véritablement son ère de renouveau pour le Tisseur, on peut simplement noter que trois numéros c'est un peu court, personnellement j'aurais préféré un album plus gros contenant la tentative d'Octopus de détruire le monde à laquelle il est fait référence plusieurs fois dans ce tome prélude. Enfin, au moins nous avons l'essentiel de ce qu'il fallait lire pour comprendre et appréhender correctement le Spider-Man Supérieur. Plus qu'à attendre la suite de L'étrangère aux cheveux roux désormais !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 17 mai 2017

Spider-Man - Maximum Carnage tome 2 (Panini Comics - Avril 2017)


Suite et fin de la saga.

Alors que la folie fait rage à New York depuis que le criminel dément Carnage a assemblé sa petite famille psychotique, Spider-Man s'allie à Venom pour neutraliser la menace du symbiote rouge et noir. Ils recevront également l'aide de la Chatte Noire, de la Cape ainsi que de Firestar, qui permettront au premier abord de porter un coup fatal à l'association de vilains en mettant en évidence les faiblesses de Carnage et en semant les graines de la dissension au sein de son groupe. Mais pour vaincre un mal aussi pur et abject, il faut parfois faire soi-même le mal, une notion que certains héros ne sont pas prêts à accepter, à commencer par le Tisseur. Venom va alors tenter de faire cavalier seul pour retrouver et tuer son descendant, mais il ne réussira qu'à se faire capturer et torturer par Carnage, dont la folie ne cesse d'augmenter. Et tandis que les autres héros se ressaisissent et parviennent peu à peu à juguler la démence ambiante qui fait ployer le cœur de chaque citoyen de la ville, Spider-Man et Venom s'apprêtent à mettre fin définitivement au règne de terreur de Carnage, en remontant dans sa folie aussi loin que possible. Toute l'aide du monde est bienvenue pour cette lourde tâche, à commencer par celle de Captain America puis d'Iron Fist et du reste des Avengers. Mais alors que le combat fait rage et que les victimes se comptent par centaines, une idée angoissante étreint notre héros préféré : est-ce l'heure de son ultime combat ? Le Bien se dresse quoi qu'il en soit contre le Mal et le Tisseur se relèvera toujours, qu'importe le prix à payer. Et c'est bien cela qui compte, en définitive, plus que de savoir si l'on est prêt à faire le nécessaire pour stopper le Mal à l'état pur, c'est surtout de savoir si l'on est de taille à y résister soi-même...

Une saga vraiment mémorable et orchestrée de bout en bout avec brio par tous les auteurs et dessinateurs évoluant à l'époque autour des séries de Spider-Man. Maximum Carnage c'est une plongée sans concessions dans la folie de l'un des ennemis les plus terrifants du Tisseur, et surtout une œuvre dont la portée morale et philosophique devrait être reconnue à sa juste valeur. Car il s'agit surtout d'une magnifique et épique fresque relatant le plus vieux des combats, celui du Bien contre le Mal, celui de la bonté et de l'amour face à la cruauté et la folie furieuse. Peut-être l'un des plus beaux combats jamais mené par Spider-Man, en tout cas une épopée incroyable qui fera date pendant longtemps en permettant de réunir la plupart des héros de New York, plutôt solitaires, au sein d'une équipe de choc qui en jette un max ! Absolument à lire et à posséder dans sa collection.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


mercredi 8 février 2017

Spider-Man - Maximum Carnage tome 1 (Panini Comics - Janvier 2017)


Cletus Kasady, le tristement célèbre tueur en série, parvient à renouer avec le symbiote alien dissimulé dans son sang et redevient alors Carnage, l'un des plus terrifiants ennemis de Spider-Man. S'échappant de l'institut Ravencroft après en avoir massacré tous les occupants sauf une autre patiente, Shriek, qui partage son amour du chaos et du vice, Carnage va alors commencer à répandre la violence et le sang sur son passage, faisant de la ville de New York un véritable enfer. Rejoint par le Doppleganger de Spider-Man issu des Guerres Infinies, ainsi que plus tard par le Bouffon Noir et même Carion, le criminel forme autour de lui un groupe quasiment inarrêtable et entièrement tourné vers la voie du chaos pur, l'émergence de la violence absolue et de la sauvagerie à l'état brut, dans une ville où les habitants perdent peu à peu leurs inhibitions naturelles devant cette vague de crime, une ville privée de ses plus grands héros depuis peu. Spider-Man et la Chatte Noire vont devoir s'allier avec pas moins que Venom puis Morbius le vampire vivant ainsi que la Cape pour tenter de stopper Kasady et sa famille dégénérée avant qu'ils ne mettent l'ensemble de la ville à feu et à sang. Des alliances contre-nature vont se forger, Spidey devra apprendre à ne pas écouter la voix de la raison qui résonne en lui s'il veut pouvoir garder le contrôle de son équipe, et tout reste à jouer alors que la folie augmente rapidement...

Une très bonne histoire que Panini nous ressort-là dans la collection ''Marvel Vintage'', un classique des années '90 et l'un des chefs-d’œuvre de David Michelinie et de Tom DeFalco. C'est très beau, dynamique, plein d'action et presque sans temps mort, le récit s'enchaîne chapitre après chapitre à un rythme effréné et capture le lecteur entre ses pages très colorées, comme on le faisait si bien durant les années '90. Petit bémol sur le travail d'édition de Panini : certaines pages (surtout au début) sont clairement mal scannées depuis les originaux, on voit l'effet de flou, et il y a même des répliques inversées entre certains personnages dans leurs bulles. Le papier n'est pas de la meilleure qualité non plus certes, mais il est respectueux de l'environnement et on ne peut guère en demander davantage de nos jours. Bref, une très bonne lecture que ce premier tome, et vivement la suite et fin !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !