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samedi 25 juillet 2020

Spider-Man - La saga du clone tome 2 (Panini Comics - Avril 2020)


Peter Parker est accusé de plusieurs meurtres sordides et risque la peine capitale ! Son procès doit avoir lieu sans délais, et il y a bien peu d’espoirs qu’il s’en sorte car les preuves à charge sont accablantes… mais fausses, évidemment ! Mais cela, c’est à Spider-Man de le prouver ! Comment faire alors que Peter est sur le banc des accusés ? Rien de plus simple quand on dispose d’un clone parfaitement identique : Ben Reilly se propose donc de remplacer Peter durant son procès, tandis que notre homme-araignée enquête de son côté pour retrouver le véritable tueur, Kaine, qui devra répondre de ses actes !

Mais la traque de Kaine n’est pas de tout repos car Stunner, l’ancienne amante du défunt Docteur Octopus, le recherche également pour le massacrer sans pitié, en quête de vengeance. La puissance de Stunner est incroyable mais fort heureusement elle est aveuglée par sa colère, ce qui permet aux deux tisseurs de se soustraire le temps d’un bref combat mano à mano. Peter ramène Kaine au tribunal par la peau des fesses et l’oblige à confesser ses crimes… ce qui fonctionne, contre toute attente. Dès lors, Ben rend son rôle et sa vie à Peter, qui est désormais un homme libre. Mais pas pour longtemps…

Car en effet, le Chacal est encore loin d’en avoir fini avec Spider-Man et ses multiples clones ! Le vilain a même concocté un plan tordu du plus bel effet pour faire perdre la raison à ce pauvre Peter, pendant que dans le même temps il teste sur le terrain une nouvelle version du virus Carion qui fait des milliers de victimes innocentes. On apprend à cette occasion et suite à de profondes recherches que Peter est en réalité le clone, et que Ben est le véritable Spider-Man !

Un choc qui menace d’anéantir Peter, qui ne devra son salut et sa santé mentale qu’à l’intervention et à tout l’amour de Mary-Jane, toujours là pour lui envers et contre tout. Désormais, les deux héros joignent leurs forces pour déjouer les plans du Chacal avant qu’il ne mette à exécution ses terribles menaces et ne tente d’éradiquer rien moins que l’ensemble de l’humanité pour la remplacer par des clones sous son contrôle ! Un sacrifice cruel sera néanmoins nécessaire pour tout arrêter… et pourtant, les ennuis ne font alors que commencer en vérité !

En proie à des troubles du comportement, Peter se retrouve sous l’emprise hypnotique du Chacal et s’en prend physiquement à Mary-Jane ! Sauvée par les New Warriors mais surtout par l’intervention héroïque de Ben, M-J peut montrer la bonne voie à son mari pour lui permettre de revenir parmi les siens, non sans mal. En effet, qui sait combien d’autres bidouillages le Chacal a pu intégrer dans l’esprit de sa victime préférée ? Prenant une lourde décision, Peter décide d’abandonner sa vie en tant que Spider-Man pour ne plus se consacrer qu’à sa femme et à son enfant à naître, qui ont déjà été bien trop mis en danger par sa faute.

C’est donc Ben, le véritable Parker, qui endosse à nouveau le rôle si douloureux du Tisseur de toiles. Se faisant appeler Scarlet Spider et conservant le costume du temps pas si lointain où il pensait être le clone, notre nouveau héros se retrouve au beau milieu d’une guerre des gangs sans merci entre un mafieux de moindre envergure et la nouvelle Docteur Octopus, qui reprend avec brio le rôle de feu son mentor et entreprend de pourrir méthodiquement la vie de Scarlet Spider !

Et alors que ce conflit embrase toute la ville, le véritable objectif n’apparaît que trop tard à notre protagoniste : Octopus veut s’emparer d’une technologie de pointe capable de manifester physiquement des éléments virtuels issus du cyberespace. Personne ne semble en mesure de la stopper et on découvre alors qu’Alistair Smythe lui-même est partie prenante de cette histoire, désireux de s’emparer de la même technologie pour un tout autre but : prendre le contrôle de tout un bataillon de robots tueurs pour éradiquer totalement tout ce que représente Spider-Man !

Plus d’une fois mis au bord du gouffre par ses ennemis, Scarlet Spider va devoir se dépasser pour vaincre et peut-être même sera-t-il obligé de prendre une nouvelle identité, si tant est que la réalité survive au prochain assaut du Docteur Octopus et de son mystérieux commanditaire. Rien n’est jamais simple dans l’existence de l’Homme-Araignée, encore moins quand il cherche à se créer une nouvelle vie privée !

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Eh bien vous l’attendiez, le voici enfin, le second tome de cette réédition de La saga du clone en trois volumes. Nous sommes désormais habitués au nouveau format que Panini nous offre pour ses omnibus, et a-priori exit définitivement la jaquette, ce qui me frustre toujours un peu. Mais ce n’est pas l’essentiel, heureusement, comme le prouve cette superbe couverture remastérisée !

Donc, dans ce deuxième tome, beaucoup de choses s’enchaînent, à commencer par le procès de Peter Parker et celui de Spider-Man en parallèle face à certains de ses pires ennemis ! Le résumé que je vous livre ici zappe volontairement des passages entiers de toutes ces histoires qui se succèdent à un rythme endiablé, afin de ne pas vous gâcher certaines surprises de taille quand vous les lirez.

D’un point de vue strictement objectif, je suis forcé d’admettre que même si j’ai beaucoup aimé cette lecture après une nouvelle nuit blanche, il y a plusieurs imperfections frappantes, à commencer par la qualité de l’album lui-même. En effet, vous trouverez régulièrement des coquilles dans les textes, et même des bulles dont le texte a été inversé entre deux personnages. Des erreurs d’inattention de la part de Panini qui font un peu mal aux fesses après avoir payé 70€ un album déjà décrié avant même sa parution et pour lequel on s’attend naturellement à un haut niveau de qualité, en plus il manque même toujours deux chapitres, un par tome, depuis le premier volume. Et pas un mot de l’éditeur là-dessus ! Mais passons, sinon je vais être accusé de cracher dans la soupe.

C’est vrai que j’ai aimé cette lecture, moins toutefois que le premier tome je dois l’avouer, certainement à cause des multiples personnages secondaires et de troisième zone qui ne cessent d’apparaître un peu partout. Les auteurs et dessinateurs ne sont pas toujours raccords, et la différence entre deux styles graphiques peut parfois faire mal aux yeux, mais il faut aussi prendre en compte le fait que tout se faisait alors dans une certaine précipitation chez Marvel à l’époque. Le rythme de production, la cadence infernale à laquelle se succèdent les différents numéros de chacune des revues consacrées à Spider-Man, font que forcément la qualité finale de l’écriture s’en ressent et paraît même un peu bancale par moments.

Heureusement il y a quand même du très bon dans ce ventre-mou de la saga, à commencer par l’intensité avec laquelle le lecteur sera amené à suivre les révélations les unes après les autres, jusqu’à totalement finir par douter de tout ce en quoi il croyait jusque-là ! Qui est le vrai Peter Parker ?! Tellement de clones et de machinations qui en viennent à déconstruire ce que l’on pensait acquis depuis longtemps, c’est assez génial dans l’idée et vraiment dommage que ça soit par endroits mal raccordé au reste.

On passera sans s’arrêter sur les différents clichés propres aux années ’90 comme les coiffures mulet et les musculatures improbables ainsi que les filles taillées comme des épingles, M-J ayant droit pour sa part à un assez charmant petit ventre de femme enceinte plutôt réaliste pour le coup. J’apprécie également tout particulièrement la représentation de la Chatte Noire, qui fera une sorte de caméo très rapide mais qui ne laissera personne indifférent. Et en parlant de plastique de rêve, Stunner sera aussi de la partie au début et à la fin de cet album, à deux moments-clés et très différents l’un de l’autre. Ainsi vous découvrirez sans aucun fard ni filtre la réalité crue de ce personnage très mésestimé et pourtant si touchant. Personnellement, une petite larme de compassion m’est arrachée à la lecture de cette histoire que je trouve dramatique et, étonnement pour l’époque, terriblement actuelle encore de nos jours. Je n’en dis pas plus, vous verrez par vous-mêmes !

En fait, en écrivant ces lignes et en réfléchissant à ce que je peux tirer comme enseignement principal de ce second tome, je réalise qu’il est plein de personnages féminins forts et ayant un rôle assez dominant dans l’intrigue principale, même avec de courtes apparitions ou des représentations défavorables de temps en temps. Dans un univers d’hommes et de héros au masculin, voir des femmes bonnes ou mauvaises qui tiennent le haut du pavé ce n’est pas rien, c’est même assez risqué, mais ça fonctionne. Du moins le temps de quelques épisodes, avant que la testostérone ne reprenne le dessus. Un scénariste qui réussit particulièrement bien ce tour de force, Tom DeFalco, signe les meilleurs passages de cet omnibus selon moi et je vous invite fortement à vous renseigner sur sa série Spider-Girl, dont je vous parlerai de toute façon dans les V.O. du vendredi un de ces jours.

Bref, pour conclure sur ce tome 2 de La saga du clone : assez correct dans l’ensemble même si peut clairement mieux faire par moments, regorge de petites surprises inattendues mais aussi de clichés insupportables du genre, et quelques menues maladresses éditoriales. On attendra avec impatience mais réserve le troisième et dernier tome pour lire la grande conclusion, en espérant que Panini relève le niveau technique pour éviter lesdites maladresses.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


samedi 25 avril 2020

Spider-Man - La saga du clone tome 1 (Panini Comics - Octobre 2019)


Tout commence par une histoire d’amour impossible. Le professeur Miles Warren est épris de la belle Gwen Stacy, une de ses étudiantes, qui est malheureusement amoureuse de son confrère Peter Parker. Quand Gwen finit par trouver la mort, Warren est dévasté et accuse Spider-Man et donc Peter d’être responsable de la perte de son amour. Spécialiste en génétique de pointe, Warren parvient à cloner Gwen et Peter, l’une pour lui-même et l’autre pour le faire souffrir. Le véritable Peter combat son clone, lui-même persuadé d’être le vrai Peter, et tout se termine dans le sang. Spider-Man triomphe une fois de plus dans la douleur et quitte le champ de bataille en laissant son clone pour mort… mais celui-ci a survécu, de justesse, et a mené sa propre vie de son côté dans le plus grand secret.

Aujourd’hui, cinq ans après ces terribles événements, le clone et l’original se font de nouveau face, mais cette fois pour mettre les choses à plat et venir à bout de leur différent, qui n’est qu’une manipulation de Miles Warren, le Chacal. Le clone prend le nom de Ben Reilly, en hommage à l’oncle et à la tante de Peter, et cherche désormais à créer son propre chemin tout en combattant pour les bonnes raisons et les valeurs qu’il partage avec Peter. Ses premiers pas à New York vont l’amener à affronter de redoutables adversaires, parmi lesquels Venom en personne venu rendre justice en ville une fois de plus à sa façon.

Après leur affrontement au sommet, Venom est enfin arrêté et Ben, baptisé Scarlet Spider par la presse, part de son côté à la recherche d’une nouvelle vie. Pendant ce temps, Peter fait face au coma de sa tante May avec l’aide de Mary-Jane, mais sa vie de super-héros va rapidement le rattraper lorsque le Vautour parvient à l’empoisonner avec une préparation mortelle qui ne lui laisse que peu de temps à vivre. Abattu, sur le point de rendre l’âme, Peter est cependant sauvé par un autre de ses ennemis de toujours : le Dr. Octopus ! Grâce à l’aide du vilain, Spider-Man se remet et est de retour, plus en forme que jamais et prêt à affronter une nouvelle épreuve : il va devenir père !

C’est le moment que choisit le Chacal pour réapparaître et faire de nouveau ses jouets de nos deux héros génétiquement si proches. Peter et Ben pénètrent dans le laboratoire secret de leur ennemi et découvrent qu’ils sont peut-être tous les deux des clones en réalité, un autre Peter dormant dans une cuve de stase et prêt à être ranimé. Le Chacal se joue des deux hommes-araignées avec la virtuosité d’un vrai psychopathe, s’amusant de leur tourment et prêt à aller encore plus loin pour les faire souffrir, jusqu’à ramener une nouvelle fois Gwen Stacy à la vie pour mieux les briser ! Parvenant à s’échapper de ce repaire du mal, les héros ignorent encore la vérité à leur sujet et décident d’en rester là pour le moment. Mais le Chacal n’a pas encore fini de jouer avec eux, et il refera rapidement surface pour les faire douter encore davantage de leur vraie nature. Au final, sait-il lui-même qui est le véritable Peter Parker ?

Peter va d’ailleurs essuyer une nouvelle vague de dures épreuves quand il se retrouve accusé de meurtre dans plusieurs États ! Arrêté alors qu’il est en plein deuil, notre héros finit en prison et son procès est expédié, les preuves étant accablantes. Cette fois-ci il semble bien que personne ne puisse lui venir en aide…à moins de faire confiance à ce nouveau venu, un certain Kaine, portant masque et combinaison sinistres et semblant en savoir beaucoup sur la vie de Peter et de son clone Ben, qu’il a déjà affronté durant les cinq années précédentes. La marque de Kaine va s’étendre et menace de détruire tout ce que possèdent Peter et M-J, à moins qu’un être devenu proche ne décide de se sacrifier pour eux en attendant que la vérité soit enfin dévoilée…

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Le voici enfin, le fameux omnibus qui a tant fait parler de lui à sa sortie en Octobre dernier. Principalement parce qu’il est le premier d’une trilogie rééditant deux omnibus plus gros parus il y a des années et maintenant introuvables décemment. Plus fin donc, plus cher aussi puisqu’il fait 70€ contre seulement 66€ pour la première mouture. Faîtes le calcul, le lecteur lambda est loin de s’y retrouver… et en plus, chose incompréhensible pour moi, il n’y a plus de jaquette, élément qui faisait parmi d’autres le côté si luxueux et recherché de cette collection !

Mais il n’y a pas que de mauvais points. Cette réédition est de qualité il faut bien l’admettre, et en format un peu plus grand (même si, on ne va pas se mentir, ça ne change pas grand-chose au confort de lecture à moins de chipoter), tandis que la couverture est inédite. On voit que Panini a tout de même cherché à soigner les choses et les lecteurs qui pourraient se retrouver lésés par tous ces changements, et j’espère bien à titre personnel que d’autres améliorations seront à venir pour la sortie du second tome, si l’éditeur a correctement compris et assimilé les conséquences de ses erreurs passées. Quoi qu’il en soit, des heures de lecture en perspective et un plaisir évident !

Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, attendez-vous à du grand art, c’est véritablement une joie sans limite que de redécouvrir cette saga de légende sous ce format. Ce récit apporte un nouvel éclairage sur beaucoup de personnages dans l’entourage de Peter, à commencer par son clone bien entendu mais aussi tante May et M-J. Mais, contre toute attente, celui qui m’a le plus touché c’est le Dr. Octopus, ou plutôt Otto Octavius, faisant preuve ici d’une noblesse et d’une grandeur d’âme que l’on ne lui connaissait pas le moins du monde ! Accompagné du personnage fort et très intéressant qu’est Stunner, son assistante et amante, Octavius nous surprend totalement par la force de son lien avec Spider-Man et par tout ce qu’il est prêt à faire et à reconnaître pour le garder en vie afin, selon ses propres mots, d’illuminer son existence par sa bonté même s’ils se combattent farouchement. Une preuve d’attachement sans commune mesure, qui coûtera malheureusement la vie à Otto un peu plus tard.

Pour le découpage choisi par Panini, faites bien attention de ne pas avoir trop d’attentes car vous risquez bien de vous retrouver frustrés au dernier degré en découvrant que le cinquième et dernier chapitre de la dernière mini-saga présente dans cet omnibus est manquant ! On s’arrête donc à la partie 4 sur 5, la 5ème sera sûrement présente dans le tout début du second omnibus encore à paraître prochainement. Conséquence assez directe du redécoupage opéré par Panini pour faire trois volumes au lieu de deux. C’est un choix très risqué selon moi, soit ça passe soit ça casse net. Je suis plutôt bon public donc pour moi ça passe mais je trouve ça un peu limite malgré tout, à un chapitre près ils auraient très bien pu le caser quand même dans ce premier tome. Je n’y vois qu’une seule raison : fidéliser le client après l’avoir bien fait baver !

La saga du clone est un récit de légende, une œuvre et un tournant majeur dans le destin de notre ami Spider-Man, et qui méritait bien une nouvelle sortie en librairie pour défier les spéculateurs toujours aussi prévisibles sur l’ancienne édition. Il faut se replonger dans le contexte de l’époque, le milieu des années ’90, Marvel fait travailler comme jamais ses auteurs et dessinateurs pour contrebalancer le départ des grandes stars chez la nouvelle concurrence. C’est un vrai bijou de créativité et de travail d’équipe, un scénariste reprenant le travail d’un autre et ainsi de suite sur plusieurs numéros et sur plusieurs séries durant des mois voir années. Si vous n’aimez pas l’histoire, admirez au moins le niveau.

Il reste donc encore deux tomes à se mettre sous la dent, peut-être paraîtront-ils tous les deux cette année d’ailleurs, Panini ayant annoncé (avant confinement) que 2020 serait très chargée en matière d’omnibus. Attendons donc pour voir et préparons déjà la monnaie. De nombreux bouleversements sont au programme et le seront sans doute encore dans la vie de Peter Parker, déjà bien chamboulée ici par les deuils et les révélations impressionnantes comme peu souvent, et j’ai vraiment hâte de découvrir la suite et de dévorer ces gros volumes aujourd’hui si décriés mais toujours si plaisants au fond.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


lundi 15 avril 2019

Spider-Men II (Panini Comics - Décembre 2018)


Après avoir rencontré une première fois le jeune Spider-Man de la Terre Ultimate, notre Peter Parker est rentré dans son monde est s'est demandé qui pouvait bien être l'équivalent de la Terre-616 de son nouvel ami.
Depuis, beaucoup de choses ont changé. Les univers parallèles ont fusionné en un seul, il y a eu la fin de celui des Ultimates, puis Secret Wars puis le retour des terres alternatives... bref, un sacré paquet de détails. Maintenant, Miles vit et opère dans le même univers que Peter, à New York, et il y a fort à parier que cette cohabitation fasse des étincelles ! Pour commencer, un nouveau portail s'ouvre dans le ciel de la métropole et le Maître de Corvée en sort, visiblement de retour d'un voyage à travers les dimensions dans un but encore inconnu, mais qui semble lié d'une façon ou d'une autre à Miles... ou plutôt à l'autre Miles, celui qui vivait sur la Terre-616 bien avant toute cette histoire. Nous allons donc découvrir, à mesure que l'histoire progresse et que l'enquête de nos héros suit son cours, la vie cachée de ce Miles plus ancien, adulte, avec un lourd passé qu'il tente de laisser derrière lui. Comme bien souvent, un drame personnel est à l'origine de beaucoup de chamboulements et certaines personnes seraient prêtes à tout pour revenir en arrière ou du moins s'octroyer une seconde chance, qu'importent les risques... que fera le jeune Miles en découvrant tout cela ? Saura-t-il seulement la vérité un jour ?

Justement, non. Cette histoire mixe en fait deux récits parallèles qui se croisent avec l'intervention de nos héros, mais qui n'ont rien de lié à part ça. On suit les progressions du jeune Miles et de notre cher Peter, tout comme de l'autre côté on suit le déroulement du triste passé du Miles adulte, qui n'a pratiquement rien à voir avec le premier hormis le nom et la couleur de peau. Au final, en sortant de cette lecture, on peut se dire que les Spider-Men n'y ont pas apporté grand chose, car tout aurait très bien pu se jouer sans eux, c'est tout comme. Mais il y a quand même quelques points intéressants, comme un recoupement avec le personnage du Caïd qui devient ici assez touchant, et qui sert à mon humble avis de joli point de départ de la réflexion qui a donné le scénario du film d'animation de Sony Spider-Man – Next Generation. Si vous ne l'avez pas encore vu, attendez la sortie toute prochaine du DVD car c'est ça la véritable trame de Spider-Men II à mon sens. Le dessin est irréprochable de la part de Sara Pichelli, et seul le découpage des cases entre elles peut de temps en temps vous amener à vous interroger sur le sens de lecture correct, la faute à une disposition un peu éparse. Le scénario de Brian M. Bendis quant à lui ne souffre que de très légers défauts, qui ne seront vraiment dérangeants que pour un connaisseur. Pour les amateurs ou pour ceux qui découvrent l'univers Marvel et ses terres parallèles avec cette histoire et sa précédente mouture, c'est plutôt intéressant il faut l'avouer mais je reste tout de même sur ma faim car il manque quelque chose pour que la sauce prenne bien, ce n'est pas vraiment à la hauteur du premier volet daté de 2012 qui lui proposait quelque chose d'assez entraînant et d'original. Enfin bon, un mini-Deluxe à prix réduit, on ne va pas chipoter !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 18 février 2019

X-Men - Espèce en danger (Panini Comics - Septembre 2018)


Réunis autour d'un cercueil... les X-Men dans leur ensemble, représentant 10% à eux seuls de tous les mutants restant de part le monde depuis le Jour M. Rassemblés dans une église pour les funérailles de l'un des leurs, un mutant, un jeune homme, décédé dans la fleur de l'âge en sachant qu'il était membre d'une espèce aujourd'hui en grand danger. Pour certains, c'est l'occasion de faire la paix et de repenser aux meilleurs moments vécus, pour d'autres la trêve n'est que temporaire et les choses sérieuses reprendront bien assez vite. Enfin, pour Hank McCoy, le Fauve, ce nouveau décès réduit un peu plus les chances des mutants de survivre au prochain siècle. Alors, tandis que chacun vit son deuil à sa façon, Hank décide de faire appel à toutes les sommités qu'il connaît dans le monde scientifique, héros comme vilains, en leur lançant un appel au secours déchirant que tous entendront mais auquel aucun ne pourra répondre. Après des mois de travail acharné, Hank McCoy se voit aux portes de l'échec, incapable de comprendre la façon dont autant de mutants ont pu disparaître en l'espace d'une seule journée funeste. Accablé par le chagrin et par les doutes, le Fauve en est réduit à se rendre dans les terribles Monts Wundagore à la recherche de la citadelle du Maître de l'Évolution, le seul ayant daigné lui répondre par énigme et lui proposer un nouveau point de vue. Peine perdue cependant, les voies du seigneur de la génétique restent impénétrables, mais un nouvel espoir se fait cependant connaître : le Fauve Noir ! Ce généticien de génie doublé d'un psychopathe redoutable, rescapé de l’Ère d'Apocalypse, enquête lui aussi sur la disparition du gène X à travers le monde et propose d'unir ses forces et ses connaissances à celles de son double intègre. Une aide commune entre les deux faces d'une même personnalité arrivera peut-être à défaire ce que d'autres ont tenté de comprendre sans succès ? Bien vite cependant notre Hank McCoy réalise sur quelle voie dangereuse il vient de s'embarquer, et quel sera le prix de ses prochaines découvertes... sera-t-il à même de le payer ? Jusqu'où acceptera-t-il de plonger pour tenter de sauver une espèce entière de l'extinction ? La vérité se dévoilera à lui après un long chemin parcouru, semé d'embuches et de désillusions. Une vérité atroce mais qu'il lui faudra accepter, car elle est tout ce qu'il possède désormais...

Voici un album de la collection Marvel Deluxe de taille assez réduite par rapport à d'habitude, il se lit assez vite et ne coûte pas 32€, ce qui est déjà un sacré avantage en soi. Les dessins sont tous excellents, le scénario est d'une cruauté toute clinique, froide et nue, et la conclusion inévitable. Ce récit fait suite aux événements de House of M bien sûr, et se place dans la droite lignée du run de Mike Carey sur les X-Men au milieu des années 2000. Pour le lire dans les conditions idéales, il faut le situer juste après X-Men – Les extrémistes et bien avant L'ère X, chroniquées ici il n'y a pas si longtemps. C'est tout le désespoir d'un homme, un savant brisé, seul face à ses convictions dépassées et à l'échec de ses recherches les plus acharnées, un homme prêt à tout désormais pour sauver ceux qu'il aime et protège depuis tant d'années. Lisez cette histoire d'une traite, et partagez le deuil et les errances d'un héros aux abois face à la dure réalité d'un monde condamné. Scénario excellent, dessins excellents, album excellent. Que demander de plus ? C'est sans doute l'un des récits les plus poignants et les plus déchirants sur les X-Men qu'il m'ait été donné de lire ces dernières années, et pourtant il est assez récent puisqu'il n'a qu'une décennie à peine ! Que peut donc bien nous réserver la suite ? Vous le saurez très prochainement...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 31 octobre 2018

Venom - Mortelle protection (Panini Comics - Septembre 2018)


Après avoir conclu une trêve avec son ennemi juré, Venom accepte de laisser Spider-Man en paix et s'en va chercher ailleurs le sens de sa vie nouvelle. Arrivé à San Francisco, Eddie Brock se rend compte que la population défavorisée de certains quartiers est aux abois et pressée de toutes part par les hommes de main d'un magnat de l'immobilier qui veut à tout prix s'emparer du terrain sur lequel les pauvres gens résident tant bien que mal. Devant cette poignante injustice, Eddie et le symbiote décident qu'ils établiront désormais leur base à Frisco pour protéger la plèbe et les innocents rejetés par le système et harcelés par les grandes corporations. Venom devient ainsi le protecteur zélée d'une communauté cachée qui risque bien de disparaître totalement dans l'oubli si personne ne les sauve des assauts de Roland Treece et de ses hommes lourdement armés. Malgré les difficultés et le refu des autres de l'intégrer à leur monde, Venom s'engage à les protéger coûte que coûte quitte à aller jusqu'à tuer Treece pour cela. Et tandis que la bataille fait rage dans les souterrains de San Francisco, à New York Peter Parker entend parler de la nouvelle croisade de Venom et décide de se rendre lui aussi sur la Côte Ouest pour neutraliser le vilain avant qu'il ne fasse trop de victimes. Mais Spider-Man sera rapidement dépassé par une situation qu'il ne soupçonnait pas, et il se verra bien vite contraint d'aider son ennemi face à un danger bien plus grand encore : en effet, Treece a engagé la Fondation Life pour s'emparer du symbiote et le répliquer en cinq terribles rejetons dignes de Carnage lui-même... nos deux héros du jour pourront-ils faire équipe assez longtemps pour survivre ? Venom trouvera-t-il la rédemption qu'il cherche désespérément en sauvant ces gens qui le rejettent ? Nous verrons bien vite que les apparences sont souvent trompeuses et que rien n'a l'air d'être ce qu'il est...
Dans un second temps, le Punisher arrive lui aussi à San Francisco pour faire étape dans sa guerre acharnée contre le crime, et plus particulièrement il est très intéressé par l'explosion de violence au sein des gangs des quartiers populaires de la ville. Alors que Castle opère une nouvelle bataille dans sa croisade sans fin, laissant des morts par dizaines dans son sillage, Venom se retrouve investit d'une mission de sauvetage qui pourrait basculer au suicide à n'importe quel moment quand on le supplie de sauver un jeune journaliste piégé dans l'un des gangs visés par le Punisher... deux idéologies se confrontent alors, assez similaires en principe mais très différentes une fois passées aux actes. Et tandis que Venom et le Punisher s'entretuent, la pauvre victime devient bien malgré elle un bourreau supplémentaire qu'il faudra combattre. Le premier grand échec de la jeune carrière de justicier du Protecteur Léthal ?

Vous n'êtes certainement pas sans savoir qu'un film sur Eddie Brock et son terrifiant symbiote sort sur nos écrans en ce moment, et donc Panini a passé presque tout le mois de Septembre à faire paraître des récits emblématiques sur les différentes phases de vie de Venom, allant de ses origines jusqu'à la refonte de son hôte historique en Anti-Venom. Pour ma part j'ai choisi dans toutes ces possibilités de lectures de me concentrer sur les aventures de Venom en solo telles qu'elles ont été écrites par son créateur, David Michelinie, et illustrées avec brio par le tout jeune Ron Lim à l'époque, pas encore projeté sur la grande scène pour son travail remarquable sur La Trilogie de l'Infini. Ici l'on découvre un Venom plus humain qu'il n'y paraît, assez semblable finalement à notre Tisseur préféré, n'eut été la haine profonde qu'il ressent pour lui. Ayant enfin l'occasion de briller et de faire ses preuves, Venom adopte des méthodes certes radicales et musclées, voir mortelles, mais avec toujours le même objectif précis en tête : sauver les innocents ! Ce paradoxe fait de notre vilain, l'un des préférés du public dans la grande galerie des adversaires de Spider-Man, un anti-héros touchant dont le lecteur parvient à s'enticher au point de peut-être lui laisser sa chance et de se laisser surprendre. Mais comme on dit, chassez le naturel et il revient au galop, il s'en faut de peu pour que Venom ne replonge dans la violence gratuite et incontrôlée... les dessins sont très dynamiques pour l'époque, vraiment en phase avec le récit très noir que l'on nous présente, et si certains détails ont aujourd'hui du mal à passer (la coupe mulet d'Eddie...) d'autres sont encore terriblement modernes et actuels.
Vous vouliez du Venom ? Eh bien soyez tranquilles, vous allez en bouffer ici sur Radiophogeek ! Je vous invite à suivre les parutions d'articles du vendredi, journée consacrée comme toujours à la V.O., car Marvel a fait ressortir de très bonnes et passionnantes histoires dans de beaux volumes très travaillés à l'occasion du film de Sony, et j'ai fait mon petit marché parmi tout cela pour vous proposer le meilleur possible. A mon sens, en V.F. c'était l'occasion ou jamais de profiter de l'engouement pour récupérer un récit tel que Mortelle protection, très prisé par les fans depuis sa parution originale. Mais tout se jouera maintenant en V.O. pour la suite des aventures de notre symbiote préféré. Serez-vous au rendez-vous ?

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 17 mai 2017

Spider-Man - Maximum Carnage tome 2 (Panini Comics - Avril 2017)


Suite et fin de la saga.

Alors que la folie fait rage à New York depuis que le criminel dément Carnage a assemblé sa petite famille psychotique, Spider-Man s'allie à Venom pour neutraliser la menace du symbiote rouge et noir. Ils recevront également l'aide de la Chatte Noire, de la Cape ainsi que de Firestar, qui permettront au premier abord de porter un coup fatal à l'association de vilains en mettant en évidence les faiblesses de Carnage et en semant les graines de la dissension au sein de son groupe. Mais pour vaincre un mal aussi pur et abject, il faut parfois faire soi-même le mal, une notion que certains héros ne sont pas prêts à accepter, à commencer par le Tisseur. Venom va alors tenter de faire cavalier seul pour retrouver et tuer son descendant, mais il ne réussira qu'à se faire capturer et torturer par Carnage, dont la folie ne cesse d'augmenter. Et tandis que les autres héros se ressaisissent et parviennent peu à peu à juguler la démence ambiante qui fait ployer le cœur de chaque citoyen de la ville, Spider-Man et Venom s'apprêtent à mettre fin définitivement au règne de terreur de Carnage, en remontant dans sa folie aussi loin que possible. Toute l'aide du monde est bienvenue pour cette lourde tâche, à commencer par celle de Captain America puis d'Iron Fist et du reste des Avengers. Mais alors que le combat fait rage et que les victimes se comptent par centaines, une idée angoissante étreint notre héros préféré : est-ce l'heure de son ultime combat ? Le Bien se dresse quoi qu'il en soit contre le Mal et le Tisseur se relèvera toujours, qu'importe le prix à payer. Et c'est bien cela qui compte, en définitive, plus que de savoir si l'on est prêt à faire le nécessaire pour stopper le Mal à l'état pur, c'est surtout de savoir si l'on est de taille à y résister soi-même...

Une saga vraiment mémorable et orchestrée de bout en bout avec brio par tous les auteurs et dessinateurs évoluant à l'époque autour des séries de Spider-Man. Maximum Carnage c'est une plongée sans concessions dans la folie de l'un des ennemis les plus terrifants du Tisseur, et surtout une œuvre dont la portée morale et philosophique devrait être reconnue à sa juste valeur. Car il s'agit surtout d'une magnifique et épique fresque relatant le plus vieux des combats, celui du Bien contre le Mal, celui de la bonté et de l'amour face à la cruauté et la folie furieuse. Peut-être l'un des plus beaux combats jamais mené par Spider-Man, en tout cas une épopée incroyable qui fera date pendant longtemps en permettant de réunir la plupart des héros de New York, plutôt solitaires, au sein d'une équipe de choc qui en jette un max ! Absolument à lire et à posséder dans sa collection.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


samedi 11 février 2017

Jessica Jones : The Pulse - Double Je (Panini Comics - Janvier 2017)


Sorte de suite à la célèbre série Jessica Jones : Alias, The Pulse est une histoire à part entière se tenant sur plusieurs titres. Pour commencer nous aurons la joie de retrouver l'héroïne, Jessica Jones, alors qu'elle est tout juste enceinte de l'enfant de son amant, Luke Cage, un des New Avengers, et qu'elle accepte un nouveau contrat de travail de la part du propriétaire du Daily Bugle, J. Jonah Jameson. Désormais, elle devient collaboratrice du journal et consultante en ce qui concerne les affaires super-héroïques, celles des masques comme les appelle Jameson. Conscient que son journal a besoin d'un nouveau point de vue sur les héros, il fait appel à Jessica et au journaliste Ben Ulrich pour devenir les rédacteurs d'un suppléments au Bugle, qui s'intitulera The Pulse. L'occasion pour Jessica d'obtenir un travail et une couverture maladie pour le temps de sa grossesse, ainsi que de remettre un peu les pieds sur Terre après ses récentes mésaventures avec l'Homme Pourpre. D'une enquête pour meurtre à Central Park qui remonte jusqu'à Norman Osborn, à la révélation des actes de Nick Fury durant Secret War, en passant par les événements alternatifs de House of M et bien sûr en arrivant à l'accouchement de Jessica et à son mariage avec Luke, retrouvez la détective-journaliste alors qu'elle assiste aux plus grands bouleversements de son temps et qu'elle contribue à neutraliser des menaces pour la société tout en ayant des craintes quant à son futur bébé et sa condition de mère.

The Pulse c'est donc la suite d'Alias, avec de nombreux talents et grands noms venant prêter main forte à Brian M. Bendis pour illustrer ces 15 chapitres haletants où l'action succède à la réflexion et aux questionnements d'une mère enceinte plongée au cœur de la tourmente super-héroïque. Dans ce volume de la collection ''Marvel Select'' nous avons l'intégralité de la série, à prix réduit. Sautez absolument dessus car c'est l'occasion ou jamais de découvrir les coulisses de certaines grandes affaires des années 2000 dans l'univers Marvel, ainsi que de suivre l'évolution d'un couple auquel on ne peut que s'attacher, dans la grande tradition des mariages des Fantastiques ou de Spider-Man, mais en plus discret. Les dessins sont très bons, la lecture est facile et rapide et tout s'enchaîne à un bon rythme, on ne voit pratiquement pas le temps passer et on rit autant que l'on s'inquiète pour Jessica et son entourage. A ne pas rater !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 8 février 2017

Spider-Man - Maximum Carnage tome 1 (Panini Comics - Janvier 2017)


Cletus Kasady, le tristement célèbre tueur en série, parvient à renouer avec le symbiote alien dissimulé dans son sang et redevient alors Carnage, l'un des plus terrifiants ennemis de Spider-Man. S'échappant de l'institut Ravencroft après en avoir massacré tous les occupants sauf une autre patiente, Shriek, qui partage son amour du chaos et du vice, Carnage va alors commencer à répandre la violence et le sang sur son passage, faisant de la ville de New York un véritable enfer. Rejoint par le Doppleganger de Spider-Man issu des Guerres Infinies, ainsi que plus tard par le Bouffon Noir et même Carion, le criminel forme autour de lui un groupe quasiment inarrêtable et entièrement tourné vers la voie du chaos pur, l'émergence de la violence absolue et de la sauvagerie à l'état brut, dans une ville où les habitants perdent peu à peu leurs inhibitions naturelles devant cette vague de crime, une ville privée de ses plus grands héros depuis peu. Spider-Man et la Chatte Noire vont devoir s'allier avec pas moins que Venom puis Morbius le vampire vivant ainsi que la Cape pour tenter de stopper Kasady et sa famille dégénérée avant qu'ils ne mettent l'ensemble de la ville à feu et à sang. Des alliances contre-nature vont se forger, Spidey devra apprendre à ne pas écouter la voix de la raison qui résonne en lui s'il veut pouvoir garder le contrôle de son équipe, et tout reste à jouer alors que la folie augmente rapidement...

Une très bonne histoire que Panini nous ressort-là dans la collection ''Marvel Vintage'', un classique des années '90 et l'un des chefs-d’œuvre de David Michelinie et de Tom DeFalco. C'est très beau, dynamique, plein d'action et presque sans temps mort, le récit s'enchaîne chapitre après chapitre à un rythme effréné et capture le lecteur entre ses pages très colorées, comme on le faisait si bien durant les années '90. Petit bémol sur le travail d'édition de Panini : certaines pages (surtout au début) sont clairement mal scannées depuis les originaux, on voit l'effet de flou, et il y a même des répliques inversées entre certains personnages dans leurs bulles. Le papier n'est pas de la meilleure qualité non plus certes, mais il est respectueux de l'environnement et on ne peut guère en demander davantage de nos jours. Bref, une très bonne lecture que ce premier tome, et vivement la suite et fin !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


mercredi 18 mai 2016

Jessica Jones : Alias tome 2 - Pourpre (Panini Comics - Mai 2016)


Second et dernier tome pour cette belle réédition de la série Alias de Brian M. Bendis et Michael Gaydos.

Cette fois-ci nous suivrons la détective désabusée au cours d'une enquête particulièrement difficile et sensible, alors qu'elle se lance sur les traces d'une jeune fille enlevée par un groupe de dealers et exploitée à des fins innommables. L'occasion peut-être de redorer son blason et de retrouver une certaine estime de soi... mais ce tome sera surtout l'arrivée du moment tant redouté par Jessica depuis la fin de sa carrière de super-héroïne : sa dernière confrontation avec l'Homme-Pourpre, super-vilain dont le pouvoir consiste à imposer sa volonté à quiconque se trouve près de lui, et qui a longtemps abusé Jessica des années auparavant...
Les traumatismes d'autrefois refont alors surface, et il faudra toute l'aide de ses collègues et amis pour que Jessica puisse s'en sortir et oser affronter Killgrave à nouveau, pour faire une croix définitive sur son passé et s'autoriser, enfin, un avenir.
En bonus, un épisode What If...? qui vient conclure en beauté la série en nous racontant ce qu'il serait advenu de Jessica et des Avengers si elle les avait rejoint lorsque Nick Fury lui en a fait la proposition...

Une série excellente de bout en bout, brute, sans tabous et sans concessions, qui entraîne le lecteur dans une suite d'enquêtes et de désillusions dont, à l'instar de l'héroïne, il apprendra à se relever. Bravo à Panini qui nous ressort cette série dans la collection ''Marvel Select'' a prix modique et avec une qualité toujours soignée.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 30 mars 2016

Jessica Jones : Alias tome 1 - Secrets et mensonges (Panini Comics - Janvier 2016)


Dans ce premier tome, qui reprend les quinze premiers chapitres de la série Jessica Jones : Alias de Brian Michael Bendis, on retrouve la belle mais cynique et désabusée détective privée dans trois affaires majeures et quelques autres de transition. Bel effort de la part de Panini de nous fournir ces chapitres dans la collection ''Marvel Select'' qui convient finalement parfaitement à cette réédition à bas prix. Je ne m'attarderai pas sur ce que vous pouvez trouver à l'intérieur, l'histoire se découvre autant qu'elle se lit, mais sachez qu'il y a d'excellents passages (notamment le chapitre avec Jonah Jameson du Daily Bugle, dessiné d'une main de maître) et que vous retrouverez de nombreux morceaux adaptés dans la série originale de Netflix. Cet article aujourd'hui vise davantage à vous faire découvrir et surtout à vous faire conseiller plutôt qu'à vous résumer ce premier tome, qu'il vaut vraiment mieux savourer par soi-même. Profitez-en et vivement le second volume qui débarque dans quelques mois !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !