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vendredi 15 mai 2020

La V.O. du vendredi n°152 : Venom - Tooth and claw (Marvel - Septembre 2018)


Nous débutons ce volume par une histoire mettant en scène notre symbiote préféré, Venom, associé à Wolverine dans la traque d’un dangereux mutant capable de changer d’apparence ! Le mutant en question ayant grandement énervé nos deux affreux, il a peu de chances de s’en tirer, encore faut-il que Venom comme Wolverine soient capables de modérer leur mauvais caractère pour faire équipe suffisamment longtemps et survivre à une chasse à travers le tissu extra-dimensionnel.

Juste après, Eddie Brock et son autre auront affaire à toute une unité d’élite du SWAT qui le traque jusque dans les égouts pour le mettre en état d’arrestation. Venom n’étant à ce moment pas au mieux de sa forme, il finit par être capturé et trainé en justice pour le meurtre supposé d’un policier durant ses premiers temps, ainsi que tout un tas d’autres charges. N’ayant pas les moyens de s’offrir un avocat, Eddie risque la peine capitale… mais Matt Murdock, alias Daredevil, compte bien s’interposer ! Le procès est intense, avec l’intervention pour la partie civile de Carnage lui-même comme témoin. Le psychotique a bien vite fait d’inventer une histoire sordide à propos de son ancien colocataire de cellule, mais Murdock flaire aussitôt le mensonge et le prouve dans la foulée. Carnage s’énerve alors suffisamment pour que le bêtabloquant dans son organisme ne puisse plus faire effet et son symbiote s’invite lui aussi à la partie ! Venom intervient à son tour, et c’est une massive et musclée interruption du procès qui a lieu, avec l’arrivée du SWAT à nouveau et deux super-héros en plus, puisque Spider-Man est lui-même venu témoigner en faveur de la défense ! Sitôt le combat achevé et Carnage replacé en détention d’où il n’aurait jamais dû sortir, la Cour se voit notifier par le Gouvernement la suspension définitive des poursuites contre Venom, s’il accepte de redevenir Eddie Brock devant tout le monde et s’il accepte surtout de suivre un mystérieux agent de l’État qui semble avoir une belle proposition à lui faire…

C’est désormais chose faite et actée : Venom devient un agent secret au service des États-Unis ! Ses premières missions sont, évidemment, des bains de sang monstrueux et cela donne matière à réfléchir au commandement, qui décide de lui implanter une bombe dans la poitrine pour le tenir en respect. La prochaine mission est en effet des plus délicates… il faut qu’Eddie Brock aille livrer personnellement une rançon faramineuse à un savant-fou de l’ex-Union Soviétique qui menace de répandre une toxine mortelle dans l’atmosphère. Eddie parvient à s’introduire dans la base ennemie sans grande difficulté mais sa couverture doit sauter très rapidement car le Dr. Yes confirme les pires craintes des généraux. Le seul moyen de le vaincre est d’envoyer une tête nucléaire droit sur sa base ! Venom a donc le droit de se lâcher comme jamais et de se frayer un chemin vers la liberté juste avant l’explosion, mais il vient de se créer un redoutable ennemi qui ne manquera pas le prochain rendez-vous…

Dans un petit interlude nous suivons un Eddie Brock d’un autre temps, un jeune journaliste idéaliste qui désire plus que tout montrer la Vérité à ses lecteurs, dans un monde où celle-ci n’a que peu de valeur. Lorsqu’il tombe sur une entité extraterrestre semant la désolation sur son passage, Eddie n’attend pas un seul instant et fonce au-devant du scoop, mais ce sera une douche bien froide qui le réveillera. L’humanité n’aime pas ce qui la dérange, ce qui la choque, encore moins sur sa propre planète. Le scoop d’Eddie est enterré, ainsi que son sens moral.

Nous retrouvons ensuite notre cher Venom pour une nouvelle mission des plus délicates, confiée par les huiles du Gouvernement. Il doit rester incognito et protéger de son mieux un dictateur Sud-Américain venu à New York pour dévoiler au monde entier sa profession de foi et sa vertu. En effet, l’homme clame avoir changé et être conscient des crimes qu’il a pu commettre, et surtout qu’il a la volonté de changer tout cela. Bien vite cependant son passé le rattrape et une bande de terroristes s’en prend à la foule rassemblée dans l’église où se déroule son discours. Venom doit intervenir pour le sauver avant que ça ne tourne mal… mais quand le Ghost Rider en personne s’en mêle, il va forcément y avoir de la casse ! On découvre alors que les apparences sont très souvent trompeuses et qu’il faut bien faire attention à la personne en qui on place sa confiance…

Puis, une nouvelle mission est fixée à celui que l’on peut appeler l’agent top-secret Venom : faire en sorte que Jonah Jameson ne sorte pas un article très défavorable dans son journal, le Daily Bugle. Mais il est possible que Venom ait mal interprété le jargon du monde de l’espionnage, car sa solution est radicale : il va tuer Jameson ! Heureusement, Spider-Man se trouvait au bon endroit et au bon moment… mais pas en grande forme. Peter se remet tout juste d’une maladie, affaibli, et il doit non seulement sauver la peau de Jameson mais aussi combattre Venom de toutes les forces qu’il lui reste s’il veut empêcher un assassinat pur et simple. Devenant lui-même la cible de Venom, Spidey pourrait bien ne jamais s’en sortir… jusqu’à l’intervention de Mary-Jane qui détourne l’attention de Venom juste le temps qu’il fallait pour que son mari reprenne des forces et ne se lance à fond dans la bataille ! Pendant ce temps l’agent Smith, le superviseur de Venom, prend Jameson en main et le met en sécurité. Venom sort de l’affrontement avec difficulté, ayant bien failli y rester pour de bon face à un Spider-Man déchaîné. Apparemment, le Gouvernement aurait tout intérêt à revoir le contrat passé avec Eddie...

Enfin, dans les trois derniers chapitres de cette compilation, nous assistons à l’affrontement final entre Venom et Spider-Man ! Alors que Venom allait être exécuté par ses anciens commanditaires, après le fiasco de l’affaire Jameson, il parvient à s’échapper et remonte à la surface, juste à temps pour tomber sur une parade dont il prend la tête pour dévoiler au monde entier les secrets du Gouvernement en direct-live. Spider-Man arrive quant à lui juste après l’armée et les forces spéciales, mais personne ne semble en mesure d’arrêter Venom, ivre de rage comme jamais. Spidey se jette alors dans la bataille, mano a mano, un face à face terrifiant avec l’un de ses pires ennemis, qui ne pourra se solder que par la disparition totale de l’un d’eux. Peter sait que c’est peut-être un aller simple, mais il n’a pas le choix et il met toutes ses forces en jeu… pour réussir enfin à mettre Venom K.O. pour le compte. Grâce à lui, le symbiote est totalement détruit et Eddie Brock emmené en détention pour être jugé, cette fois, jusqu’au bout. Ainsi en a-t-on fini avec le terrible Venom…

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Ou pas. En effet, même si le petit mot à la fin de l’album nous laisse penser que c’était bien le chapitre final de l’épopée de Venom chez Marvel, il y a toujours une petite note d’espoir pour les fans du personnage. Le symbiote a déjà été déclaré mort par le passé et est pourtant toujours revenu vers Eddie. Tant que celui-ci est en vie, quelque part, il existe un risque que Venom ressurgisse. Et si ce n’est pas forcément aux commandes de sa propre série comme auparavant, ce sera en tant qu’ennemi redoutable pour le Tisseur !

Cette dernière compilation des aventures de Venom dans les années ’90 (1997 pour être précis) nous entraîne donc dans différentes directions. Au début je dois l’avouer j’ai encore eu beaucoup de mal avec le style bien trop caricatural de Joe St. Pierre, que je trouve très laid et inharmonieux. Mais ensuite, les dessinateurs font des progrès pour rendre le scrip de Larry Hama plus agréable à l’œil, ce qui n’est pas peu dire. Ma partie préférée commence avec l’affaire Jameson, mais évidemment le plus beau morceau revient sans aucun doute à l’affrontement final avec Spider-Man dans les rues de New York scandalisées et effrayées. C’est vraiment l’un des meilleurs styles de dessin que l’on peut trouver à cette période chez Marvel comme chez les indépendants, ça frise le niveau de l’époque de Michael Turner. Grand merci à Mark Pajarillo pour ces efforts qui rehaussent considérablement le niveau.

J’ai vraiment apprécié cette dernière partie, et même si évidemment on connaît tous la suite des événements (évidemment que Venom n’allait pas disparaître comme ça voyons…) c’est un bon point final à ses aventures en solo. La période choisie est aussi très importante : en 1997, la plupart des super-héros sont portés disparus, pour ne pas dire considérés comme morts, après le désastre mondial de Onslaught. Les mutants ne sont pas vraiment portés dans le cœur des gens normaux à ce moment-là, donc il reste peu de vrais héros encore en fonction. C’est justement le bon moment pour un vilain comme Venom pour passer du bon côté de la loi, ou du moins essayer avec un peu de casse au passage. Heureusement, on finit par voir clair dans cette histoire et le vrai héros apparaît pour mettre fin à cette mascarade.

Mascarade qui, pourtant, était purement visionnaire déjà à l’époque. Rendez-vous compte, en 1997 nous avons déjà eu un Agent Venom, bien avant que Flash Thompson ne récupère le symbiote et ne serve les États-Unis à son tour comme élément paramilitaire. Au final, rien de ce que nous avons pu lire ces dernières années n’aurait été rendu possible sans cette petite aventure de quelques chapitres l’espace d’une seule et même année fatidique. Comme quoi, les auteurs même de nos jours trouvent toujours de l’inspiration dans le passé !

Rassurez-vous, nous retrouverons donc Venom très bientôt pour son entrée en fanfare dans les années 2000, mais avant cela petite récréation chez DC ! A la prochaine !

vendredi 11 janvier 2019

La V.O. du vendredi n°116 : Venom - Separation anxiety (Marvel - Janvier 2017)


Après les événements de Mortelle protection, Eddie Brock a décidé de rester à San Francisco pour protéger les plus démunis, ceux qui vivent en dehors de la société, dans les souterrains abandonnés de la ville. Mais malheureusement d'autres personnes ont envie de s'approprier les lieux, à commencer par la Life Fondation qui a heureusement déjà été mise en échec précédemment. Cette fois cependant, les choses se gâtent quand un nouvel arrivant déclare être poursuivi par des extraterrestres ayant pris possession d'un groupe de mercenaires baptisés Stalkers. Eddie, qui vient tout juste de sortir d'une confrontation musclée avec Mace, un solitaire sur-armé, fait alors équipe bon gré mal gré avec le nouveau détenteur de l'esprit de Ghost Rider, Vengeance, qui enquête lui aussi sur les tueries dans le sillage des mercenaires. A eux deux nos anti-héros vont parvenir à pénétrer le QG des Stalkers et découvrir qu'ils ont pris en otages plusieurs habitants de la ville souterraine protégée par Venom, dans le seul but de l'attirer à découvert afin de le chasser, lui, la proie ultime selon eux. Ajouter Vengeance au tableau de chasse ne semble pas vraiment leur poser de problème, et la traque impitoyable commence alors. Venom et Vengeance sauront-ils se faire suffisamment confiance pour faire équipe et survivre aux Stalkers ? Il va en tout cas falloir pour l'un comme pour l'autre freiner les poussées meurtrières, car des innocents sont en grand danger !
Plus tard, Eddie décide de prendre les choses en main concernant Carnage, qu'il ne peut plus supporter de laisser en vie alors qu'il pourrait le détruire et éviter ainsi un grand mal au reste du monde. Se rendant à New York, Venom fait alors la connaissance du nouveau Spider-Man en place depuis peu, Ben Reilly, alias Scarlet Spider pour la presse. Le clone de Peter ignore que Spider-Man et Venom ont passé un accord tacite quelques temps plus tôt, et le combat qui s'engage risque d'être colossal ! Scarlet Spider parvient néanmoins à arracher la victoire de justesse au terme d'un affrontement retentissant, alors qu'une troisième adversaire vient de se déclarer... au final, Eddie et son symbiote sont séparés et emprisonnés chacun à un bout du pays en vue de pratiquer des expériences sur eux. Si le symbiote n'a de cesse de tenter de s'échapper pour retrouver Eddie et fusionner avec lui de nouveau, l'hôte quant à lui profite de la soudaine clarté de son esprit pour faire le point sur ses péchés et sur les crimes qu'il a pu commettre en tant que Venom, s'interrogeant alors sur la possibilité d'avoir été manipulé malgré lui par son symbiote. Quand surgissent soudain les symbiotes de la Life Fondation pour faire évader Eddie et lui arracher le secret du contrôle des entités aliens, notre mortel protecteur voit ici l'occasion rêvée d'expier ses méfaits et fait tout son possible pour se faire tuer, tandis que son propre symbiote est en route pour le retrouver et ne faire qu'un à nouveau avec lui. Et évidemment, Venom sera bel et bien de retour au terme d'une série de combats mortels et parviendra à s'échapper juste avant l'arrivée des autorités, qui récupèrent quant à elles les symbiotes de la Life Fondation toujours dans l'idée d'expérimenter tout ce qu'ils pourront sur eux. Eddie de son côté décide de faire le point une bonne fois pour toutes avec son autre moitié, quitte à ce qu'une part de méfiance vienne s'installer entre eux...

C'est la première fois que je lis un tome aussi épais en VO et je ne suis pas mécontent de cet achat, fait à l'occasion de la sortie du film Venom de Sony en Octobre dernier. Marvel avait alors réédité plusieurs récits cultes et fondateurs du personnage dans de beaux albums souples de bonne qualité, un vrai plaisir à prix correct. Nous avons donc ici quatre grosses histoires qui se suivent approximativement, et qui nous permettent de comprendre les suites et conséquences de Mortelle protection que j'ai déjà pu vous chroniquer en VF. Dans la mesure du possible j'essaierai de vous présenter ces albums dans un ordre chronologique adapté, basé sur les dates de sortie mais aussi sur les incidences de chaque récit.
Ici les deux qui nous intéressent particulièrement sont celui de la rencontre avec Ben Reilly, Scarlet Spider pour les intimes, et la séparation qui en résulte entre Eddie et le symbiote. Une période assez torturée pour notre personnage principal qui fera alors le bilan de sa vie jusqu'ici et qui commencera à se méfier de la fusion qui autrefois semblait lui apporter le salut. Les dessinateurs sont tous de la même trempe et plus ou moins de la même école, les styles restent cohérents d'une histoire à l'autre et parfois même d'un chapitre à l'autre, et les scénaristes quant à eux font tout leur possible pour nous permettre de suivre l'agitation intérieure de Venom au gré de ses rencontres et de ses combats. C'était donc un bien bel album, que je suis heureux de posséder et qui m'aura tenu occupé pendant un bon bout de temps ! D'autres arrivent, soyez patients, et n'oubliez pas que si le film de Sony s'est avéré décevant sur plusieurs points, les récits sur papier concernant Venom ont toujours été d'une certaine qualité ! Soyez au rendez-vous pour les prochaines semaines afin d'en savoir davantage.

mercredi 31 octobre 2018

Venom - Mortelle protection (Panini Comics - Septembre 2018)


Après avoir conclu une trêve avec son ennemi juré, Venom accepte de laisser Spider-Man en paix et s'en va chercher ailleurs le sens de sa vie nouvelle. Arrivé à San Francisco, Eddie Brock se rend compte que la population défavorisée de certains quartiers est aux abois et pressée de toutes part par les hommes de main d'un magnat de l'immobilier qui veut à tout prix s'emparer du terrain sur lequel les pauvres gens résident tant bien que mal. Devant cette poignante injustice, Eddie et le symbiote décident qu'ils établiront désormais leur base à Frisco pour protéger la plèbe et les innocents rejetés par le système et harcelés par les grandes corporations. Venom devient ainsi le protecteur zélée d'une communauté cachée qui risque bien de disparaître totalement dans l'oubli si personne ne les sauve des assauts de Roland Treece et de ses hommes lourdement armés. Malgré les difficultés et le refu des autres de l'intégrer à leur monde, Venom s'engage à les protéger coûte que coûte quitte à aller jusqu'à tuer Treece pour cela. Et tandis que la bataille fait rage dans les souterrains de San Francisco, à New York Peter Parker entend parler de la nouvelle croisade de Venom et décide de se rendre lui aussi sur la Côte Ouest pour neutraliser le vilain avant qu'il ne fasse trop de victimes. Mais Spider-Man sera rapidement dépassé par une situation qu'il ne soupçonnait pas, et il se verra bien vite contraint d'aider son ennemi face à un danger bien plus grand encore : en effet, Treece a engagé la Fondation Life pour s'emparer du symbiote et le répliquer en cinq terribles rejetons dignes de Carnage lui-même... nos deux héros du jour pourront-ils faire équipe assez longtemps pour survivre ? Venom trouvera-t-il la rédemption qu'il cherche désespérément en sauvant ces gens qui le rejettent ? Nous verrons bien vite que les apparences sont souvent trompeuses et que rien n'a l'air d'être ce qu'il est...
Dans un second temps, le Punisher arrive lui aussi à San Francisco pour faire étape dans sa guerre acharnée contre le crime, et plus particulièrement il est très intéressé par l'explosion de violence au sein des gangs des quartiers populaires de la ville. Alors que Castle opère une nouvelle bataille dans sa croisade sans fin, laissant des morts par dizaines dans son sillage, Venom se retrouve investit d'une mission de sauvetage qui pourrait basculer au suicide à n'importe quel moment quand on le supplie de sauver un jeune journaliste piégé dans l'un des gangs visés par le Punisher... deux idéologies se confrontent alors, assez similaires en principe mais très différentes une fois passées aux actes. Et tandis que Venom et le Punisher s'entretuent, la pauvre victime devient bien malgré elle un bourreau supplémentaire qu'il faudra combattre. Le premier grand échec de la jeune carrière de justicier du Protecteur Léthal ?

Vous n'êtes certainement pas sans savoir qu'un film sur Eddie Brock et son terrifiant symbiote sort sur nos écrans en ce moment, et donc Panini a passé presque tout le mois de Septembre à faire paraître des récits emblématiques sur les différentes phases de vie de Venom, allant de ses origines jusqu'à la refonte de son hôte historique en Anti-Venom. Pour ma part j'ai choisi dans toutes ces possibilités de lectures de me concentrer sur les aventures de Venom en solo telles qu'elles ont été écrites par son créateur, David Michelinie, et illustrées avec brio par le tout jeune Ron Lim à l'époque, pas encore projeté sur la grande scène pour son travail remarquable sur La Trilogie de l'Infini. Ici l'on découvre un Venom plus humain qu'il n'y paraît, assez semblable finalement à notre Tisseur préféré, n'eut été la haine profonde qu'il ressent pour lui. Ayant enfin l'occasion de briller et de faire ses preuves, Venom adopte des méthodes certes radicales et musclées, voir mortelles, mais avec toujours le même objectif précis en tête : sauver les innocents ! Ce paradoxe fait de notre vilain, l'un des préférés du public dans la grande galerie des adversaires de Spider-Man, un anti-héros touchant dont le lecteur parvient à s'enticher au point de peut-être lui laisser sa chance et de se laisser surprendre. Mais comme on dit, chassez le naturel et il revient au galop, il s'en faut de peu pour que Venom ne replonge dans la violence gratuite et incontrôlée... les dessins sont très dynamiques pour l'époque, vraiment en phase avec le récit très noir que l'on nous présente, et si certains détails ont aujourd'hui du mal à passer (la coupe mulet d'Eddie...) d'autres sont encore terriblement modernes et actuels.
Vous vouliez du Venom ? Eh bien soyez tranquilles, vous allez en bouffer ici sur Radiophogeek ! Je vous invite à suivre les parutions d'articles du vendredi, journée consacrée comme toujours à la V.O., car Marvel a fait ressortir de très bonnes et passionnantes histoires dans de beaux volumes très travaillés à l'occasion du film de Sony, et j'ai fait mon petit marché parmi tout cela pour vous proposer le meilleur possible. A mon sens, en V.F. c'était l'occasion ou jamais de profiter de l'engouement pour récupérer un récit tel que Mortelle protection, très prisé par les fans depuis sa parution originale. Mais tout se jouera maintenant en V.O. pour la suite des aventures de notre symbiote préféré. Serez-vous au rendez-vous ?

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !