Affichage des articles dont le libellé est Justice League. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Justice League. Afficher tous les articles

lundi 23 mars 2020

New Justice tome 2 - Terre noyée (Urban Comics - Juin 2019)


Des recoins les plus sombres et lointains de l'univers, un appel est lancé... et une réponse est donnée. La Ligue de Justice, ainsi que l'ensemble des habitants et des héros de la Terre, s'apprêtent à affronter une menace comme jamais encore ils n'en ont connu !

Grâce à d'antiques magies, des dieux océaniques extraterrestres apparaissent sur Terre avec une armada incroyable, dotés de pouvoirs cosmiques et de la capacité d'inonder totalement notre monde dans des eaux méphitiques qui changent quiconque entre en contact avec en créature marine sanguinaire. Tandis que Batman reste dans le Hall de Justice pour protéger coûte que coûte la Totalité, ce mystérieux artefact issu de la destruction du Mur Source, les autres membres de la Ligue et des Titans font tout leur possible pour empêcher l'invasion et la submersion totale du monde, mais ils devront très vite admettre leurs limites face à ces dieux courroucés qui semblent véritablement invincibles.

L'ennemi connaît très bien les faiblesses de la Terre, car il semble qu'autrefois ils y sont déjà venus pour partager le secret de la Vie avec Poséidon et les premiers Atlantes. Trahison oblige, les choses ont dégénéré et aujourd'hui c'est avec une volonté de mort et de vengeance que ces dieux sont de retour du cimetière divin, avec de nouveaux alliés de poids : la Légion Fatale !

Le groupe de Luthor profite en effet de cette invasion massive qui accapare pratiquement toutes les forces de la Ligue de Justice pour tenter à nouveau de s'emparer de la Totalité, malgré toute la résistance que Batman peut leur opposer dans son état. Black Manta fait cependant cavalier seul au bout d'un moment, totalement sous l'emprise du pouvoir total que les dieux d'au-delà lui ont confié pour en faire leur émissaire sur Terre. Un pouvoir qui fut arraché à Arthur Curry, autrefois Aquaman, désormais simple marin qui ère sur les eaux infinies à la recherche de sa propre raison d'être et d'une solution pour mettre fin à ce terrible conflit avant que l'irréparable ne soit commis.

Et justement, Manta s'apprête à déchaîner les terrifiants pouvoirs d'une créature de Mort absolue, appelée par-delà l'espace jusque sur Terre pour en dévorer la moindre particule de vie. Certain de pouvoir contrôler les dieux et ce Kraken de Mort, Manta ne voit pas qu'il commence à sombrer rapidement dans la folie et qu'il signe peut-être bien sa propre perte en même temps que celle de toute la planète.

Wonder Woman ne perd pas espoir et recherche Arthur sans relâche, jusqu'à ce qu'elle puisse l'atteindre et lui transmettre un peu de cette force d'espoir et d'avenir qui le caractérisait auparavant. Quand il sera prêt à redevenir Aquaman et à prendre la pleine mesure de ses pouvoirs, avec l'aide et la bénédiction de Poséidon, alors le combat reprendra également et les chances seront équilibrées. Il faut à tout prix faire entendre raison aux dieux extraterrestres, leur faire comprendre la monstrueuse duperie dont ils sont victimes eux aussi, et tout faire pour que le message de la Vie puisse être transmis partout dans l'univers.

Les plus grands héros du monde sont à l’œuvre pour une mission suicide qui pourrait bien emporter tout ce que l'on connaît... mais ils y foncent avec cœur et détermination ! Et pendant que des ponts sont bâtis entre ennemis millénaires, la Légion Fatale menée par Lex Luthor prépare déjà son prochain mouvement sur le grand échiquier menant au contrôle total de toutes les réalités...

---

C'est là un tome très très riche, qui rappelle les meilleures heures de la version New52 de la série Justice League quand le trône de l'Atlantide était menacé ainsi que les rivages des habitants de la surface. Ici cependant on va encore plus loin dans l'intensité et dans le danger, la Terre toute entière est noyée dans les eaux maudites et il faudra vraiment toute la force d'unité possible pour parvenir à renverser la vapeur avant qu'il ne soit définitivement trop tard. Les erreurs du passé sont comprises et corrigées, le récit nous emporte d'un point à l'autre du conflit sans que l'on s'y perde car tout est toujours clairement exposé et mis en images de façon à garder une cohérence certaine.

Grâce aux auteurs mais aussi aux dessinateurs de ces différentes séries reliées par cet arc majeur, la lecture devient vraiment passionnante là où dans le tome précédent elle pouvait être un peu trop complexe à suivre par moment. Ici c'est fluide, les enjeux sont clairs et bien définis, et au final on ne suit l'action qu'à travers quelques personnages seulement alors que tous sont mobilisés au combat un peu partout. Un tour de force qui permet même de garder des cases en réserve pour nous montrer que derrière tout ça la Légion Fatale poursuit son but mystérieux et qu'on entendra de nouveau parler d'eux au premier plan très bientôt.

Une série vraiment très forte et très importante de l'ère DC Rebirth, et un véritable cri d'amour de tous les auteurs envers cet univers et ces personnages qu'ils portent bien haut depuis un certain temps maintenant. La qualité est au rendez-vous et les attentes sont comblées depuis le premier tome, même si, petit bémol personnel, je me demande parfois comment peuvent s'articuler les séries individuelles des autres héros autour de celle-ci tellement les événements qui s'y déroulent apparaissent gigantesques et presque absolus. Comme toujours, il faut savoir garder l'esprit très ouvert pour tout suivre et tout comprendre, mais New Justice se suffit presque à elle-seule donc vous pouvez très bien choisir de ne lire que cette série pour l'instant, même s'il est fortement recommandé d'avoir lu Aquaman Rebirth auparavant puis de se tourner vers Arthur Curry : Aquaman par la suite. Des lectures agréables et très riches donc, pas vraiment prises de tête mais qui demandent un minimum de concentration pour être pleinement appréciées. Ne vous inquiétez pas, toutes les autres séries DC Rebirth n'ont pas ce niveau d'exigence !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !
 

lundi 11 novembre 2019

New Justice tome 1 - La Totalité (Urban Comics - Mars 2019)


Après l'attaque des Titans Omega sur Terre, la nouvelle Ligue de Justice dirigée par le Limier Martien est sur tous les fronts ! Ses membres affrontent en effet une vague d'attentats visant à prendre le contrôle total de la planète, fomentée par plusieurs groupes de Néandertaliens dirigés dans l'ombre par nul autre que Vandal Savage, l'immortel. Son plan échouera, mais cependant pas pour les raisons que l'on croit... en effet, Savage va être victime d'un retournement de situation signé Lex Luthor, qui pose ainsi les bases de sa nouvelle Légion Fatale. Ses membres, choisis avec soins : les plus grands ennemis des héros de la Ligue de Justice ! Black Manta, Cheetah, Sinestro, Gorilla Grodd... et même le Joker.

Ne perdant pas un seul instant, Luthor met en action son propre plan qui consiste non pas à prendre le contrôle de la Terre, mais à l'orienter vers son destin inéluctable selon lui, une Fatalité à laquelle il aspire plus que tout après de récentes et mystérieuses recherches jusqu'aux confins de l'Espace et du Temps. Neutralisant une à une toutes les protections de la Ligue de Justice et attaquant chacun de ses membres avec une force nouvelle, la Légion Fatale semble bien remporter la victoire... mais dans quel but ?

Une chose mystérieuse a été libérée dans l'univers connu. Issue de la destruction du Mur Source, cette nouvelle entité surpuissante fonce droit vers la Terre, pour des raisons qui n'appartiennent qu'à elle. Luthor veut à tout prix s'en emparer, et pour cela il est prêt à faire tomber tous les obstacles même s'il doit sacrifier son propre monde ! La Légion Fatale semble avoir toujours un coup d'avance sur nos héros, qui ont bien du mal à reprendre l'avantage. Est-ce que la Ligue de Justice vient d'atteindre ses limites ?

---

Je n'en dis volontairement pas davantage et pourtant il y a matière à débattre croyez-le bien ! La nouvelle série Justice League, renommée chez nous New Justice, rassemble donc à la fois les meilleurs personnages de DC mais aussi les meilleurs auteurs et dessinateurs du moment autour d'un projet commun de taille : redorer le blason de l'équipe après le passage décrié de Bryan Hitch.

Déjà, nous avons un Scott Snyder en tant que grand architecte, réutilisant de nombreux éléments déjà présents dans son désormais célèbre Batman Metal et dans No Justice qui en découlait directement. Accompagné par James Tynion IV qui n'a pas son pareil pour rendre des personnages fictifs attachants et vivants, l'auteur nous livre sa version d'un nouvel univers, presque un relaunch semi-officiel à l'ère de DC Rebirth tant la portée est proprement gigantesque. Il y a de très, très nombreux détails à saisir dans tous les coins, de nombreuses références à de grandes histoires passées comme l'avait fait en son temps le dessin-animé La Ligue des Justiciers – Unlimited et surtout l'arc encore trop méconnu Brightest Day qui aura également son importance à un moment crucial de l'intrigue.

Snyder nous montre ici qu'il est un grand amateur d'histoires classiques revisitées, et qu'il a grandi avec de saines inspirations. La composition de l'équipe de la Ligue de Justice est ainsi pratiquement similaire à celle du dessin-animé de notre enfance, Cyborg mis à part, ce qui ne manque pas d'éveiller une certaine nostalgie vraiment bienvenue. Car sans cette nostalgie il faut bien l'avouer le récit est très, très lourd et dense. Il y a beaucoup de choses à assimiler, trop peut-être, et cela devient parfois tout simplement énorme au point qu'il faille relire certaines pages pour mieux comprendre ce dont il est question. Avec une bonne culture de l'univers DC et de son évolution au fil des ans, rien n'est impossible évidemment mais ça reste une œuvre très bavarde, ayant énormément de choses à dire et à faire passer en relativement peu de pages. C'est peut-être bien, pour l'instant, l'album de la Justice League pour lequel j'ai le plus pris mon temps afin d'être bien sûr de l'apprécier pleinement. De quoi décourager les nouveaux lecteurs qui chercheraient quelque chose de plus expéditif et de moins soutenu, ce qui est assez ironique pour une porte d'entrée réputée idéale.

Quoi qu'il en soit, New Justice démarre donc très fort et pose les enjeux à un niveau encore jamais atteint, qui nous laisse rêveurs et qui sait également se faire désirer quand il est besoin. Les dessinateurs sont eux aussi très bons et semblent vraiment concernés par ce qu'ils mettent en images, je n'ai pas été une seule fois rebuté ou distancé par le dessin et son rythme très soutenu et nerveux quel que soit l'artiste en exercice. C'est vraiment du très bon, et j'espère bien que cette qualité saura se maintenir jusqu'au bout ou du moins encore quelques tomes ! Rendez-vous est d'ores et déjà pris pour la suite, je compte bien ne pas la rater !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


dimanche 20 octobre 2019

Justice League - No Justice (Urban Comics - Mars 2019)


Le Mur-Source, la frontière ultime du multivers, a été endommagé durant les affrontements avec le multivers noir (dans Batman Metal). D'immenses et redoutables entités ont été lâchées sur l'ensemble de l'univers connu, les terrifiants Titans Omega, incarnations vivantes des principales forces créatrices universelles. Chacun d'entre eux doit se nourrir d'une planète où sa force est dominante... et c'est sur Colu, planète fortement influencée par la Sagesse, que ces entités font leur premier arrêt. Brainiac, originaire de ce monde, se rend donc sur Terre afin d'enlever tous les plus grands héros et vilains qu'il pourra rassembler et les forcer à se battre pour sauver Colu de la destruction totale ! De nouvelles équipes vont se créer, de nouvelles relations vont voir le jour, et il faudra que chacun connaisse précisément son rôle à jouer dans cette immense bataille cosmique. Si Colu est condamnée dès l'instant où Brainiac tombe, la Terre sera la prochaine étape des Titans Omega. Les règles sont simples : amener les quatre forces primales à égalité afin qu'aucun des Titans ne puisse prendre le dessus sur les autres et consumer la planète. Plus facile à dire qu'à faire, mais nos nouveaux partenaires, héros comme vilains, vont rapidement comprendre que la survie de tout un ensemble de mondes prévaut sur leur méfiance première. Pour le meilleur et pour le pire, l'univers tel qu'on le connaît a changé et il faudra donc s'adapter en conséquence ! De nouvelles Ligues de Justice vont ainsi être formées dans le feu de l'action, afin d'affronter l'avenir incertain qui attend notre plan d'existence...

Ça y est c'est parti, le point de départ des nouvelles séries Justice League et Justice League Dark est dans cet album one-shot qui introduit de nouvelles et terribles menaces mais aussi et surtout les nouvelles équipes, qu'on aime ou pas c'est à vous de voir ! Si je n'ai pas vraiment eu de mal avec le scénario de Scott Snyder, James Tynion IV et Joshua Williamson, j'ai été mis en déroute par moments à cause des dessins, dont la qualité varie énormément d'un chapitre à l'autre et surtout d'un artiste à l'autre. Beaucoup de différences visuelles et graphiques qui selon moi gênent un peu le suivi de l'histoire et des différentes actions menées par nos personnages, et ça frise parfois le moche il faut bien le dire. Heureusement la majorité de l'album est de bonne qualité, ne boudons donc pas notre plaisir parce que certains artistes sont en-dessous du niveau attendu.
Bien sûr, il est nettement préférable d'avoir lu les trois tomes de Batman Metal avant d'attaquer No Justice, mais Urban a suffisamment bien fait les choses pour que tout lecteur puisse s'y retrouver sans trop de mal grâce à un travail éditorial assez complet. En revanche ce qui est sûr c'est qu'il faut impérativement passer par la case No Justice avant de pouvoir savourer les nouvelles séries New Justice et Justice League Dark qui en découleront très vite. Wait and see comme on dit, le futur proche de l'univers DC risque d'être pas mal chamboulé par ces événements et leurs conséquences plus ou moins directes. Soyez aux aguets !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


mercredi 16 octobre 2019

DC Poster Portfolio - Jim Lee (DC Comics - Septembre 2019)


Second portfolio paru chez DC avec des posters en grand format que vous pouvez détacher et encadrer ou bien tout simplement conserver en livret collector et luxueux, cette fois-ci c'est le grand et l'incomparable Jim Lee qui est mis à l'honneur !

Grâce à vingt couvertures tout bonnement géniales, (re)découvrez le mythe de cette véritable icône du monde des comics, un homme qui connait le succès depuis le début des années 1990 et qui est désormais, et ce depuis quelques années maintenant, l'un des grands cerveaux chez DC pour la refonte de son univers depuis les New52, tout en ayant dans les années 2000 participé à beaucoup de séries classiques et surtout à beaucoup de chefs-d’œuvre du genre autour des personnages les plus emblématiques. On peut surtout citer Batman – Silence et Superman – Pour Demain, deux histoires dessinées entièrement par Jim Lee au sommet de son talent et que vous pouvez d'ailleurs retrouver chez Urban et bien sûr ici sur Radiophogeek parmi les premiers articles datés de Juin 2014.

Autant dire que le bonhomme a dessiné pas mal de héros et de vilains, et comme de juste il y a du beau monde dans ce portfolio de folie : Batman, Catwoman, Superman, Wonder Woman, Harley Quinn, le Joker, Green Lantern, Flash... pratiquement tous les grands noms actuels et d'hier sont passés sous les crayons de l'artiste, alors franchement faites-vous un gros gros plaisir et procurez-vous ce grand album, à seulement 24,99€ on aurait tort de s'en priver !

Vous pourrez ainsi profiter tout votre saoul de l'art de Jim Lee à son meilleur niveau, reprenant des périodes entières de l'histoire de Batman comme avec les couvertures de The Dark Knight Returns ou encore All-star Batman & Robin et bien entendu Silence pour laquelle vous retrouverez plusieurs illustrations. Pour ma part, ma petite préférence personnelle va à la sublime guerrière Amazone pour laquelle vous trouverez un poster absolument à tomber, riche de détails et puissant tant dans la forme que le fond, le visuel comme l'évoqué. Le soucis du détail, la puissance des personnages qui est traduite à merveille par les traits fins et racés, la précision, et aussi le travail formidable des coloristes et encreurs attitrés de Jim Lee, tout cela est réuni dans ce très beau portfolio qu'il est vraiment indispensable de posséder si vous êtes un fan de la première heure ou bien un nouveau venu !

Merci beaucoup à DC d'avoir créé cette collection prestigieuse à petit prix, et merci à des librairies indépendantes comme Original Comics de nous permettre de se les procurer sans abus et avec facilité !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 5 octobre 2019

Justice League Rebirth tome 6 - Le procès de la Ligue de Justice (Urban Comics - Mars 2019)


Dernier tome de la série.

Confrontée à la pire situation possible, la Ligue de Justice va devoir faire face et se montrer à la hauteur des attentes du monde entier, quand bien même ses membres seraient divisés et attaqués sur un terrain sensible.
En effet, un nouvel ennemi apparaît qui semble en connaître beaucoup sur chacun des membres de la Ligue, et pour cause puisqu'il fait partie de ceux qui ont conçu le satellite de la Tour de Garde nouvelle version. Celui que l'on surnomme bien vite ''le fan'' dit ne vouloir qu'une chose : aider les super-héros qu'il admire à s'améliorer davantage et à faire tout leur possible sur le terrain pour venir à bout des menaces, quelles qu'en soient les conséquences sur eux comme sur l'entourage. Dans les faits, ces actions apparemment désespérées et totalement imprévisibles vont conduire chacun à s'interroger sur la légitimité de leurs actions passées et présentes, mais aussi et surtout à remettre en question l'avenir même de la Ligue. Et alors que le fan précipite la Tour de Garde au sol au sein d'un pays d'Afrique en grande difficulté ethnique, les tensions se multiplient autour des membres de la Ligue, notamment Batman et Cyborg qui en assurent chacun leur tour la direction et doivent prendre et assumer de lourdes décisions pour les autres ainsi que pour leur image à tous. Manipulés par un chef d'état sans scrupules et contraints de participer à une véritable comédie dramatique d'ampleur mondiale en pleine zone de guerre, nos super-héros ne brillent plus de la même aura qu'autrefois et sont maintenant désavoués et traînés dans la boue par ceux qui hier encore ne juraient que par eux. Dans ces conditions, comment maintenir la cohésion de l'équipe ? Et surtout, quel avenir se présente pour la Ligue de Justice et le groupe alternatif formé par Batman ? Les temps changent et il va falloir que les héros apprennent à vivre avec cette vérité, s'ils ne veulent pas tout simplement disparaître...

Cette fois-ci c'est bien la fin de la Ligue de Justice telle qu'on la connaît depuis les New52, une nouvelle ère s'apprête à débuter et il ne faudra sûrement pas manquer le rendez-vous dans le récit No Justice à venir prochainement sur Radiophogeek.
Aux commandes de ce dernier tome assez dense, un auteur avec les écrits duquel je n'ai jamais vraiment accroché : Christopher Priest. Je reconnais bien entendu les qualités émérites de son scénario et le fait qu'il semble avoir vraiment pensé à tout et pesé le moindre petit élément de l'intrigue pour que les conséquences finales soient les plus dures et pertinentes possibles pour l'avenir de nos héros favoris. Cependant, Priest fait surtout de l'ultra-rationalisation en plongeant de plein fouet des êtres surhumains ou presque dans un nœud de complots géopolitiques bien tordus. C'est ma foi une question très intéressante en soi je veux bien l'admettre : comment réagiraient ces êtres hors du commun s'ils se trouvaient au centre d'affaires judiciaires ou politiques bien réelles ? Mais ce que le récit gagne en réalisme et en intérêt purement intellectuel, il le perd en fantaisie, et c'est selon moi l'élément principal qui anime ce monde de papier que nous aimons tant. Priest nous propose une fin bien écrite et très bien menée de bout en bout par les dessinateurs comme par lui-même mais ça ressemble beaucoup plus à une séance de branlette intellectuelle qu'à une bonne lecture. Je ne prends pratiquement aucun plaisir à me tordre le cerveau dans tous les sens pour comprendre les implications et retombées politiques des actions de la Ligue sur l'échiquier mondial, le merveilleux et le surréalisme cèdent la place à un monde très terre à terre qui n'a pas grand chose de captivant. Il suffit d'allumer la télévision ou de lire la presse mondiale pour retrouver les mêmes éléments, alors que lire un comic-book devrait être une joie et une agréable distraction. Ce n'est bien sûr que mon avis et il n'engage que moi, mais j'aurais nettement préféré un final avec un peu plus de fiction et de fantaisie, l'ADN des aventures de la Ligue de Justice depuis les années 1960.
Cependant comme je le disais plus haut l'histoire est bien menée, elle se tient en elle-même et reste cohérente, si la difficulté de raccrocher tous les wagons est un léger handicap pour la lecture c'est avec un certain soulagement que l'on tourne la dernière page et que l'on attend ensuite avec une relative impatience d'assister à la nouvelle renaissance d'une Ligue renforcée et plus aguerrie. Il fallait sans doute en passer par-là pour en finir avec les errances des tomes précédents.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 4 juin 2019

Justice League Rebirth tome 5 - Héritage (Urban Comics - Novembre 2018)


Dans un futur proche, les enfants des membres de la Ligue de Justice luttent contre une ennemie acharnée qui a pratiquement décimé la population mondiale. En se rendant au cœur de son bastion, ils découvrent le moyen de voyager dans le passé afin de rencontrer leurs parents, et peut-être de sauver leur époque, du moins s'ils parviennent à identifier la bonne menace. En effet, les choses sont un rien plus complexes qu'il n'y paraît, et très vite la situation va dégénérer lorsque le futur maudit s'engage lui aussi dans la brèche et arrive dans le présent, avec la ferme intention de se renforcer toujours davantage et d'exterminer le plus de monde possible. Quelles sont les raisons qui poussent la mystérieuse Souveraine à être aussi proche du Mal à l'état pur ? Quel est ce mal justement, cette espèce d'infection insidieuse qui possède les êtres humains et les pousse à s'entretuer toujours plus vite et plus violemment ? Est-ce que nos plus grands héros, à présent qu'ils sont avertis de la menace qui pèse sur le monde, sauront s'unir et surmonter leurs propres démons afin de vaincre une fois de plus ?

Basiquement c'est tout ce qu'il y a à retenir et à présenter de ce cinquième tome, qui nous offre une histoire de voyage dans le temps comme on en a déjà vu des centaines à ce jour dans les comics. J'avais déjà un peu lâché l'affaire du côté de Marvel à cause de cette tendance à recourir au voyage dans le temps pour tout expliquer et tout défaire, alors si DC s'y met aussi... mais soit, au moins le récit est assez fluide pour une fois et se laisse suivre sans mal, même si de nombreuses questions restent en suspend après tout ça. Le dessin quant à lui n'est pas franchement dans le top de ce qui se fait actuellement, c'est même un rien en dessous à mon avis de ce qu'on pouvait être en droit d'attendre sur une série aussi emblématique de l'éditeur et de son nouvel univers. Finalement, c'est surtout l'impression d'avoir lu un tome de transition qui restera après la lecture de cette histoire, et on attend avec impatience et un peu de crainte également la suite et fin de la série dans le sixième tome. Bryan Hitch est un bon dessinateur, mais un scénariste malheureusement assez médiocre ou trop simpliste c'est selon, et sa version de la Ligue de Justice ne restera pas forcément dans les mémoires après coup même si elle explore et exploite des thématiques fortes et assez sensibles. En plus, le fait d'avoir confié le dessin à un artiste inférieur à son propre talent ne fait que déprécier davantage l'équipe créative de la série. Vivement le renouveau annoncé et tant attendu !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 23 janvier 2019

Justice League Rebirth tome 4 - Interminable (Urban Comics - Juillet 2018)


Alors que Barry Allen se rendait simplement à un rendez-vous galant avec Jessica Cruz, sa partenaire et équipière au sein de la Justice League, il se retrouve soudain au cœur d'une vaste dévastation et assiste impuissant à la mort de Jessica. Tentant de terrasser son nouvel ennemi, Flash entre en contact avec son arme issue d'une technologie extraterrestre et se retrouve dans le passé, quelques instants avant l'attaque, mais sans rien pouvoir empêcher. A chaque nouvel affrontement, Jessica meurt irrémédiablement et Flash se retrouve dans le passé, de plus en plus loin. C'est finalement avec l'aide de Batman que notre Bolide va réussir à trouver la solution à cet épineux problème, et permettre à toute une famille de ne pas disparaître dans une horrible tragédie qui aurait coûté des millions de vies.
Le moment est donc venu de se reposer un peu, et pour l'occasion nos héros se retrouvent presque tous dans la Tour de Garde, le satellite de la Ligue de Justice en orbite autour de la Terre. Interviewés par Loïs Lane pour un article exclusif sur leur quotidien au sein de la Tour, les plus grands héros du monde ne s'attendaient certainement pas à finir en quarantaine au sein du satellite pour contrer une invasion de créatures microscopiques venues de l'espace lointain et ramenées par mégarde par les deux jeunes Green Lanterns de leur dernière mission. Ce sera pour chacun l'occasion de réfléchir sur l'unité de l'équipe et sur les moyens d'améliorer confiance et communication entre eux, et au final tout se terminera le mieux possible car les organismes aliens ne demandaient qu'à retrouver un foyer qui leur convienne.
Ce n'est pas encore fini : Jessica Cruz assiste Batman et Wonder Woman dans une mission de repérage d'un commando autoproclamé anti-terroriste qui utilise la peur et le massacre de masse pour faire changer les choses à leur façon ultra-violente. Grâce à Jessica qui parvient à surmonter ses angoisses et son manque de confiance, la situation redevient stable et les méchants du jour sont mis hors d'état de nuire. Cette mission aura surtout permis de renforcer les liens entre les nouveaux et anciens membres de la Ligue, et aura également aidé Jessica à en apprendre davantage sur elle-même et ses capacités morales.
Tout semble donc bien aller jusque là... quand Cyborg alerte les autres justiciers d'une possible attaque Atlante sur les côtes de l'Océan Atlantique, particulièrement celles d'Amérique du Nord. Se rendant sur place, nos héros découvrent en réalité que l'Atlantide est désormais scellée par un immense bouclier infranchissable, que leur ami et confrère Aquaman y est retenu prisonnier, et que sa compagne Méra fait tout son possible pour l'en délivrer quitte à créer des tsunamis dévastateurs sur son chemin. La Ligue devra alors accueillir en son sein une femme brisée, ayant perdu tout ce en quoi elle croyait et plaçait son avenir, et lui réapprendre à trouver une place au sein d'un monde dont elle ignore presque tout.
Et comme si ça ne suffisait pas, nous terminons ce tome par le retour d'une antique menace liée au Corps des Green Lanterns, dissimulée sur Terre depuis des milliers d'années et réveillée par une force cosmique sans équivalent qui semble se trouver derrière tous les bouleversements de ces dernières années au sein de l'univers DC de la Renaissance. Pendant que ses collègues et amis affrontent cette menace, Batman a un entretien privé avec celle qui les a trahi et manipulé précédemment, qui accepte de lui faire une immense révélation sur ce qui va bientôt arriver. Quelque chose est en train de s'éveiller, au loin dans le vaste univers, quelque chose de terriblement puissant et contre laquelle de nombreuses tentatives d'élimination sont restées sans effet. Quelque chose, ou même quelqu'un, qui s'apprête à prendre la Terre comme cible de ses assauts... un événement brutal et sans précédent va bientôt se déclencher sur la planète la plus agitée de l'univers, et nos plus grands héros ne seront sans doute pas de trop pour tenter de comprendre et d'enrayer ce phénomène avant qu'il n'aboutisse à la destruction totale de tout ce qui est et sera.

Encore un tome avec beaucoup de récits différents mixés à l'intérieur, que j'ai tenté de vous restituer dans l'ordre de lecture indiqué par Urban. Les deux principales informations à retirer de ce quatrième tome de Justice League sont évidemment la confirmation de Jessica comme une vraie membre de la Ligue à part entière, et surtout la découverte partielle de cette nouvelle et terrible menace qui pèse sur l'ensemble du Multivers DC. Bryan Hitch pose les bases de ce qui sera bientôt le plus grand récit jamais entrepris depuis la refonte de l'époque Renaissance (New52) voir même depuis 1985 et la Crise Infinie. Soyez au rendez-vous pour le cinquième tome, qui nous promet de nouvelles révélations et peut-être bien un aperçu de ce qui attend les héros les plus puissants de la planète dans un avenir de plus en plus proche et de plus en plus incertain.
Que dire de plus à part que c'était une bonne lecture dans l'ensemble, nous voyons un peu les dessous du quotidien de la Ligue quand elle intervient sur une nouvelle menace ou bien quand ses membres prennent le temps de se connaître et de se comprendre, lorsqu'ils en ont l'occasion. Les dessins sont tous très bons, rien à redire sur les artistes et leur capacité à unir leurs efforts sur une seule et même série pour rendre le tout cohérent à tous les niveaux. Vivement le tome 5, déjà sorti à l'heure où je publie cet article !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 18 août 2018

Flashpoint (Urban Comics - Novembre 2013)


Le monde tel qu'on le connaît a changé du tout au tout. Barry Allen, membre de la police scientifique de Central City, se retrouve soudainement plongé dans une réalité où il ne possède plus les incroyables pouvoirs qui ont fait de lui le Flash, et où une guerre sans merci fait rage entre les Amazones et les Atlantes menés par Wonder Woman et Aquaman. L'Europe est déjà tombée, et le reste du monde menace de la rejoindre alors que les derniers super-humains de la Terre ne se décident pas à se rassembler pour contrer la menace. Les forces armées se rassemblent, Cyborg tentant de faire entendre raison à ses semblables, et Barry parvient à rentrer en contact avec le Batman de ce monde, qui n'est autre que le Dr. Thomas Wayne ayant vu son fils Bruce assassiné à sa place le fameux soir fatidique. Barry réussit de justesse à convaincre ce Batman extrême de croire à son histoire et de l'aider à regagner ses pouvoirs en reproduisant l'expérience qui les lui a accordé, mais sans résultat autre qu'une brûlure presque fatale. Et alors que le temps passe et que les souvenirs de Flash de l'ancien monde se morcellent peu à peu, il lui apparaît clairement que la seule personne responsable de tout ce cauchemar n'est autre que le Néga-Flash, Zoom. Ayant réussi à remonter le temps une fois de plus grâce à ses pouvoirs, Zoom est parvenu à modifier l'histoire de chacun des membres de la Ligue de Justice afin que Flash ne puisse plus bénéficier de leur soutien dans cette nouvelle et terrible épreuve. Tenant enfin le véritable Flash à sa merci, Zoom s'apprête à savourer une victoire inéluctable alors que le monde va être englouti par la guerre des super-humains... mais au dernier moment, une étincelle d'espoir survient et le Flash renaît enfin de ses cendres, prêt à tout pour empêcher l'altération temporelle. Mais alors qu'il vient de vaincre Zoom pour de bon, Barry se retrouve confronté à une vérité brutale qui manque de le terrasser. Et si, depuis le début, tout était de sa seule faute ?

Flashpoint c'est la fin de l'ère Classique de l'éditeur DC, et la porte d'entrée vers l'ère des New52 avec laquelle beaucoup de lecteurs actuels ont débuté lorsque Urban Comics est entré sur le marché en France pour nous la proposer. Geoff Johns, scénariste aux multiples casquettes, parvient à bouleverser tout un univers en quelques pages à peine grâce à un personnage qu'il connaît bien, Flash, puisqu'il a écrit ses aventures durant un bon moment. Conscient des paradoxes et autres altérations temporelles que les pouvoirs de Barry Allen peuvent provoquer, ou alors ceux de son double maléfique, l'auteur nous livre ici une vision cataclysmique d'un monde au bord de l'explosion et où tout a été déformé comme un reflet dans un miroir brisé. Barry Allen est seul contre tous, isolé et sans pouvoirs, avec seulement la certitude de ne pas appartenir à ce monde-là et le devoir de le prouver une fois pour toutes en rétablissant la vérité. Mais ce qu'il va advenir de l'univers DC, vous le savez désormais aussi bien que moi et que lui, c'est un nouveau départ pour une nouvelle ère, les New52, qui redéfinissent clairement les origines et aventures de nos héros favoris au sein d'une toute nouvelle continuité. Continuité qui vient de prendre fin il y a peu avec l'apparition de l'ère Rebirth, nouveau point de départ calquant ses pas sur ceux des New52 pour rameuter le plus de lecteurs possible de toutes les époques et de tous les âges. Pour moi, vous parler de Flashpoint et avant ça de Brightest Day, c'était un passage obligé pour rendre hommage à l'ancien univers DC Classique avec lequel ma génération a pu grandir et s'émerveiller, tant en lectures qu'à la télé. Désormais, plus rien ne sera jamais plus comme avant... alors entrez sans hésiter dans DC Rebirth, et profitez bien du voyage en regardant de temps en temps en arrière pour vous rendre compte du chemin parcouru !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


mercredi 18 juillet 2018

Justice League Rebirth tome 3 - Intemporel (Urban Comics - Mars 2018)


Alors qu'une nouvelle invasion extraterrestre menace la Terre, les plus grands héros de la planète s'avouent presque vaincus face à l'extrême puissance de feu ennemie. L'occasion de panser les plaies et de tout se dire face à face tant qu'ils le peuvent encore, afin de crever les abcès et de renforcer leurs liens avant qu'il ne soit trop tard. Et si le résultat ne se fait pas attendre, ce ne sera qu'un répit de courte durée car une nouvelle menace vient bien vite assombrir le ciel : Tempus, une entité intemporelle quasiment toute-puissante, a décidé que la Terre et ses héros devaient être confinés aux limites de l'espace-temps afin de ne plus jamais menacer le sort de l'Univers tout entier. Pour ce faire, Tempus a séparé notre équipe de super-héros à travers le temps, éparpillés à diverses époques qui ont compté et compteront un jour pour toute la planète et pour le reste de l'Univers lui-même. Tandis que l'entité envoie ses légions et ses machines infernales pour puiser au cœur des différentes sources d'énergie existantes sur Terre à différentes époques, Superman et Batman sont restés dans ce que l'on peut encore appeler le Présent et tentent de coordonner les efforts de chacun à travers le flot du Temps avec l'aide de trois alliés providentiels, trois jeunes personnes et leurs pierres d'éternité qui semble pouvoir faire la différence et en connaître bien long sur l'avenir de notre monde... séparés, acculés, isolés, les plus grand héros de la Terre continuent malgré tout de combattre, et même une nouvelle trahison ne saurait avoir raison de leur fougue et de leur détermination. Qu'il s'agisse de Tempus ou d'un faux allié, la Ligue de Justice ne laissera pas le sort du monde se jouer entre les mains d'une seule personne, quelle que soit l'époque ! Et tandis que tous finissent par se rassembler pour porter le coup final, l'ombre d'un danger bien plus grand encore commence à poindre... ont-ils vraiment fait ce qu'il fallait ?

Troisième tome et une légère remontée dans mon estime pour la série Justice League de DC Rebirth, menée cette fois par Bryan Hitch qui prouve qu'il a encore quelques bonnes idées au-delà du graphisme. L'histoire est plutôt fluide, les dessins sont bons, tout s'enchaîne à toute vitesse mais en perd jamais le lecteur en route, même s'il faut avoir quelques connaissances d'autres récits récents pour bien comprendre tout ce qui est en jeu. Pas de panique, l'équipe d'Urban vous mâche à nouveau le travail en vous indiquant très précisément ce qu'il faut avoir lu dans l'idéal, vous ne serez donc pas perdus un seul instant dans ce tome riche en rebondissements ! J'ai bien aimé cette histoire, qui sert en vérité de prologue à quelque chose d'encore plus démentiel dont on ne sait presque rien pour le moment mais qui risque d'avoir de très lourdes répercussions sur l'ensemble de l'univers de l'éditeur. Comme je le disais l'action est fluide ainsi que le déroulement du récit, on ne se perd jamais dans les détails et il suffit de se laisser porter pour bien comprendre les enjeux et les actes de nos héros, quand bien même on pourrait noter qu'il est assez déroutant de nous présenter tant d'époques différentes sans les approfondir même un peu... peut-être pour une prochaine fois !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 16 mai 2018

Justice League vs. Suicide Squad (Urban Comics - Février 2018)


Pour mener des missions risquées voir interdites légalement, Amanda Waller a une solution : faire appel à la Suicide Squad, un escadron de criminels pouvant œuvrer pour une cause commune à condition d'être manipulés de la bonne façon. Et Amanda Waller s'y connait question manipulation, on peut même dire qu'elle maîtrise le sujet... jusqu'à ce qu'elle tombe sur plus fort qu'elle. Lorsque Maxwell Lord parvient à réunir une équipe d'anciens esclaves de Waller et à les soumettre à sa volonté pour les forcer à attaquer leur ancienne patronne, Waller n'a plus le choix : elle doit désormais faire appel à la Ligue de Justice pour sauver tout ce qui pourra l'être ! Car dans la prison de Belle-Rêve, Q.G. et vivier de la Suicide Squad, se trouvent enfouis d'effroyables secrets qui ne doivent jamais revoir la lumière du jour. Évidemment, les premiers contacts entre les deux équipes sont plutôt violents voir glaciaux, mais ils parviennent à surmonter leurs répulsions pour travailler ensemble afin d'arrêter Lord et ses hommes, mais malheureusement trop tard pour empêcher l'ennemi de s'emparer de ce qu'il convoitait réellement, à savoir un artefact ténébreux capable de lui donner le pouvoir de contrôler quiconque lui faisant face, et il s'empresse d'ailleurs de soumettre la Ligue de Justice à sa volonté pour les envoyer prendre possession des États-Unis ! Seul Batman a pu en réchapper, et il va désormais composer avec les membres restants de la Suicide Squad de Waller pour tenter d'arrêter le massacre avant qu'il ne soit trop tard et qu'une force bien plus terrible que Maxwell Lord ne soit relâchée sur le monde entier.

Le principe est bien connu dans le monde des comics quand deux super-équipes se rencontrent pour la première fois, à plus forte raison quand il s'agit de héros face à des criminels : ils se combattent toujours avant de faire la paix pour se mesurer à une menace commune bien plus puissante et dangereuse. C'est ce que nous propose ce gros album bourré d'action et de retournements de situations, où la main change très souvent à tel point que l'on ne sait plus très bien qui manipule qui exactement. C'est à mon sens ce qu'aurait pu être un bon film sur la Suicide Squad et la rencontre avec la Ligue de Justice, heureusement on l'aura quand même eu en comics et dans une édition de bonne qualité de la part d'Urban (quoique, petit bémol personnel, mon exemplaire a quelques pages mal scannées et aux dessins dédoublés, ce qui est très troublant à la lecture). J'ai mis un peu de temps à entrer dans le récit proprement dit mais il faut laisser sa chance à cette histoire qui mérite d'être lue, ne serait-ce que parce qu'elle poursuit en sous-marin le développement de l'intrigue principale du DC Univers Rebirth. Nouveaux personnages, nouveaux enjeux, le reste appartient désormais à l'avenir ! Dessins très bons au passage de chaque artiste sur le projet, rien à redire, chapeau bas. Et mention spéciale pour la tonne de couvertures rassemblées à la fin en bonus, ainsi que quelques pages encrées de toute beauté.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 21 avril 2018

Justice League Rebirth tome 2 - Etat de terreur (Urban Comics - Novembre 2017)


La Ligue de Justice se retrouve confrontée à la pire chose qu'ils puissent redouter : eux-mêmes ! Quand une mystérieuse entité liée à l'énergie de la peur fait d'eux ses cibles prioritaires et les retourne les uns contre les autres, c'est l'avenir immédiat qui est menacé, ainsi que la cohésion de toute l'équipe. Heureusement, grâce aux deux nouveaux Green Lanterns de la Terre le pire est évité de justesse, mais durant le temps où ils furent soumis à la peur et à la paranoïa les plus grands héros de la Terre ont fait beaucoup de dégâts et certains sont même allés assez loin pour représenter une menace pour l'équilibre de la nation. Qu'adviendra-t-il en cas de représailles ?
Mais pas le temps de vraiment se poser cette question car on enchaîne avec une seconde histoire, où un virus informatique extrêmement puissant et intelligent parvient à prendre le contrôle des systèmes commandés par Cyborg et retourne toutes les armes et tout l'équipement de la Ligue contre elle, à commencer par l'arsenal de la Batcave et le Satellite de la Ligue lui-même. Et quand après bien des efforts et des catastrophes évitées de justesse le groupe parvient enfin à identifier la source de la menace, ils sont soudain pris pour cible par tout un collectif de super-vilains déterminés à les éliminer pour empocher une énorme récompense. Mais qu'arrivera-t-il si en plus certains de ces vilains mettent la main sur le virus informatique le plus dangereux au monde ?

Beaaauuucoup d'action dans ce second tome de Justice League Rebirth, c'est le moins que l'on puisse dire et à vrai dire on ne s'enuit pas du tout à mesure que l'intrigue avance, du moins pour ce qui est de la première histoire avec l'entité issue de la peur de chacun. Car la seconde avec le virus informatique intelligent est finalement assez plate et joue surtout sur le côté ''all-star'' d'une telle intrigue réunissant presque tout le monde. Si la première partie de l'album pose des bases assez intéressantes pour des changements imminents dans la vie de nos héros, la seconde n'offre qu'une menace plutôt creuse et pas de réel intérêt dans l'immédiat. Je sais que la série dans son ensemble est assez critiquée depuis le premier chapitre de l'ère DC Rebirth, pour de bonnes ou pour de mauvaises raisons, en tout cas ce qui est sûr à la lecture c'est qu'elle a bien du mal à se hisser jusqu'aux sommets atteints par sa précédente mouture des New52. Bryan Hitch passe ici au scénario et lâche les dessins, peut-être aurait-il mieux valu lui laisser ses crayons plutôt que le clavier de l'ordinateur car les inégalités des deux histoires sont assez lourdes à supporter et donnent franchement envie de finir au plus vite l'album pour passer à autre chose. J'espère de tout cœur que la suite sera meilleure dans le troisième tome, déjà paru à l'heure actuelle, et que les pistes qui méritent qu'on les approfondissent et qu'on s'y intéresse seront correctement exploitées par les auteurs. Ce qui est sûr, c'est que la série Justice League n'assume ici clairement pas son rôle supposé de vaisseau-amiral de l'éditeur, on donnera plutôt ce casque à Wonder Woman Rebirth par exemple et à certains cross-overs d'importance entre plusieurs séries. Vivement que la Ligue reprenne du poil de la bête et la première place du classement, car ça fait vraiment du mal de la voir ainsi distancée en termes de qualité et d'intérêt.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 4 décembre 2017

La question du lundi n°61 : La Warner a-t-elle tout foiré avec DC au cinéma ?


C’est le retour de votre feuilleton sur la Warner et DC, Justice League étant récemment sorti au cinéma, il est temps de faire un bilan de la première vague de films et comme vous pouvez vous en douter celui-ci n’est pas très bon… alors, la Warner a-t-elle tout foiré après une belle trilogie The Dark Knight et un bon reboot de Superman dans Man of Steel ?

Ceux qui nous lisent depuis de nombreux mois le savent : la production des films DC n’a pas été un long fleuve tranquille. Justice League à bien des égards, était en cela attendu au tournant pour voir de quel côté la balance penchait… et le constat est plutôt amer.
En soi le film ne souffre pas de réels défauts lorsqu’on le regarde mais si l’on gratte un peu le vernis, le tout n’est pas bien folichon : une intrigue banale, sans saveur, ni rebondissements, un méchant en CGI lambda, le retour d’un personnage iconique assez mal géré, des changements de caractère drastique dans les personnages sans réelle explication, aucune scène/plan mémorable pour nos héros, une musique aux abonnés absents, une fin archi-convenue... bref la liste est hélas longue.

Alors oui on peut se rassurer en se disant que le film n’est pas la catastrophe annoncée au vu de ses problèmes de production (la volte-face suite à Batman v Superman, le départ de Snyder au profit de Whedon, le remplacement de Junkie XL par Dany Elfman, le troncage du film) mais il est bien triste de se satisfaire d’aussi peu : nous sommes quand même en face du film qui réunissait pour la première fois la Justice League au cinéma ! L’équivalent pour DC du Avengers de Marvel. Un film qui par conséquent aurait dû être mémorable alors qu’il est juste divertissant.
Nous sommes ici en face de l’anti Batman v Superman qui était un film cherchant à nous faire réfléchir avec des personnages ancrés dans notre monde, des questionnements sociétaux et de vrais enjeux dramatiques et narratifs. Ici nous sommes devant un film n’osant prendre aucun risque et ne froisser personne, qui fait fi des bases posées depuis plusieurs films au profit du seul divertissement.

Au vu de ce bilan il est bien difficile de ne pas conclure que la Warner, de par ses ingérences, à tout fait capoter. A trop vouloir se trouver une nouvelle poule aux œufs d’or maintenant que Harry Potter est fini (et que les animaux fantastiques peinent à prolonger la magie) elle en a oublié de faire de bons films et de respecter à la fois son matériau d’origine et son lectorat et public.
Il reste à se convaincre que cette mauvaise passe est définitivement derrière nous et que le futur s’annonce plus serein, réponse dans un an dorénavant avec le film Aquaman de James Wan !

lundi 2 octobre 2017

La question du lundi n°55 : La Warner va-t-elle abandonner le modèle Marvel Studios pour son DCEU ?


Voilà bien longtemps que nous n’avions pas abordé l’actualité du DC extended Universe de Warner Bros. Cela tombe bien : l’actualité autour des films DC, à l’approche de Justice League, est plutôt florissante.
Nos fidèles lecteurs le savent, nous scrutons les annonces des films DC avec autant d’excitation que d’appréhension. Si nous étions plutôt pessimistes face à la communication autour des nombreux projets d’adaptations passés et présents chez la Warner, notre article en date du 19 Juin dernier s’achevait sur une note d’espoir quant au futur du DCEU en souhaitant un univers plus flexible constitué de films se suffisant en eux-mêmes et pouvant s’interconnecter au besoin.
Les récentes déclarations de la présidente de DC Entertainment, Diane Nelson, et du grand manitou de la branche cinéma, Geoff Johns, abondent dans ce sens : les prochaines productions du studios qui adapteront des comics ne seront pas forcément rattachées ensemble dans un grand tout.
Est-ce à dire que la Warner fait volte-face sur son choix de copier la formule bien huilée de Marvel Studios ? Éléments de réponse.

Après les déboires de Batman V Superman et Suicide Squad en 2016 et le renouveau salvateur suscité par Wonder Woman en Juin dernier, de nombreux changements ont eu lieu en interne chez DC/Warner et ce que l’on pourrait qualifier de vision ou de ligne éditoriale pour leur univers cinématographique s’en est retrouvée chamboulée.
Indéniablement le studio a appris de ses erreurs. L’on se questionnait dans nos précédents articles sur le fait que les dirigeants ne semblaient pas avoir tiré les bonnes leçons, il semblerait que nous avions tort.
Ainsi les dernières déclarations de Diane Nelson et Geoff Johns vont dans le sens de la création d’un label à part où des histoires de DC seraient adaptées sans soucis de cohérence avec le canon des films actuels. C’est une méthode que l’on retrouve déjà dans les versions papiers de nos héros : des récits auto-suffisants sans lien direct de chronologie, des histoires intemporelles que l’on nomme fréquemment elseworld (littéralement : autre monde pour montrer qu’aucune attache ne lie le comics aux autres séries feuilletonnantes). L’on peut citer dans cette catégorie Batman Année Un, Killing Joke, The Dark Night Returns, Batman Arkam Asylum, Superman Red Son, Kingdom Come ou encore le récent label Terre Un revisitant les origines des plus célèbres héros de l’écurie DC.
Le premier film qui devrait ouvrir cette voie serait centré sur le Joker et pourrait explorer un autre style comparé aux autres films de la boîte. D’aucun se plaisent à imaginer un film sombre et violent pour adultes, suite aux cartons chez la Fox de Deadpool et Logan. On aurait enfin droit à des histoires s’adressant aux plus grands et non pas au sempiternel public de masse de ce type de fiction.

Mais les dirigeants de DC/Warner vont plus loin : à l’instar de Wonder Woman, d’autres films sont voués à garder une certaine indépendance, ce sera par exemple le cas pour Aquaman de James Wan. Au vu du personnage qui est habituellement relativement à part du reste de la Justice League dans les comics, cela n’a rien d’étonnant.
Et pour la suite me direz-vous ? Et bien pour le moment c’est encore le grand flou artistique : Flash semble se diriger vers une adaptation de Flashpoint. Dans ce récit du bolide écarlate, l’univers DC se trouve entièrement modifié avec une remise à plat des différents statu quo des personnages, ce qui a donné lieu à l’ère éditoriale des New 52, largement publiée en France avec l’arrivée de Urban Comics.
Si cette rumeur s’avérait exacte, ce film Flashpoint pourrait donc servir de justification pour la création d’un multivers DC ou différents univers pourraient cohabiter en parallèle.
Cela expliquerait les théories à propos du départ de Ben Affleck de son rôle de Batman : un autre acteur, plus jeune, pourrait ainsi être retenu pour des aventures solo (Matt Reeves ayant signifié qu’il souhaitait revenir aux origines de détective du personnage) tandis que Affleck resterait présent pour les gros films comme Justice League.

Il est en tout cas rassurant de voir la Warner déclarer qu’elle souhaite laisser plus de liberté à ses réalisateurs et qu’il leur incombera de relier ou non leur film à ceux de leurs prédécesseurs. On voit donc que l’idée d’un univers partagé n’est pas non plus abandonnée totalement, juste qu’il ne s’agira pas de la norme imposée par le studio. Il est bien sûr trop tôt pour voir qu’elle forme cela prendra, le risque est en effet grand que des doublons existent (exemple : plusieurs réalisateurs souhaitant proposer leur vision de Batman) et il y a donc de grande chance de déstabiliser un public encore habitué à la formule Marvel, qui ne comprendra peut être pas pourquoi Batman a autant de visages différents d’un film à l’autre.

mercredi 6 septembre 2017

Blackest Night tome 2 - L'armée des Ténèbres (Urban Comics - Avril 2013)


L'heure de la confrontation finale a sonné. Nekron est revenu d'entre les morts, seigneur du trépas, et il entreprend de détruire toute forme de vie en s'attaquant à la Terre, la planète source de tout. L'ensemble des Corps est mobilisé, tous les effectifs doivent s'allier et rejoindre la Terre au plus vite pour combattre les hordes de Black Lanterns morts-vivants, tandis que les Gardiens autorisent de nouveaux membres à intégrer en urgence les Corps grâce aux différents anneaux, ce qui pourrait permettre de renverser la vapeur. Mais voilà que Nekron lâche sur ses adversaires, tous unis face à lui, la toute-puissance de la Mort en personne, qui fait ployer les cœurs et sombrer les esprits de tous ceux qui redoutent cet instant fatidique. Hal Jordan est alors contraint de renoncer à une vieille promesse et de redevenir son pire cauchemar, le destructeur incarné sous l'union avec Parallax ! Quoi qu'en disent les Blue Lanterns, l'espoir de vaincre est bien mince devant tant de menaces et de dangers qui s'annoncent, se combattent dans un chaos terrifiant au sein d'une ville qui a déjà connu le pire et le retrouve à présent comme l'ensemble de la planète. Il faudrait un véritable miracle pour que la victoire puisse être à portée de main... et ce miracle, c'est Sinestro qui va l'incarner, en devenant le tout premier être à fusionner avec l'entité de la Vie elle-même, à laquelle s'attaque Nekron. A partir de ce moment, tout devient possible et l'issue finale de cette immense, titanesque et redoutable bataille est sur le point d'apparaître au bout du chemin... mais Nekron dissimule encore bien des secrets et n'est pas encore abattu. Sinestro pourra-t-il porter sur ses épaules le poids de tous les espoirs des êtres vivants de l'univers ? Alors que tout semble joué d'avance et que la Vie perd du terrain, l'union courageuse et inédite de tous les plus grands héros qui soient et ont été permettra de vaincre une fois pour toutes ! Après la chute de Nekron et la dispersion de l'énergie noire, douze héros et vilains sont ramenés à la vie. Quel sera leur destin ? Que réserve l'entité de la Vie à ces personnages revenus de l'au-delà pour une mission sacrée ?

Vous le saurez prochainement dans les trois tomes de la saga Brightest Day qui fait immédiatement suite à celle-ci. On peut saluer je pense le travail remarquable et absolument grandiose d'Ivan Reis et de Doug Mahnke pour rendre possible la restitution en images de l'intrigue et des péripéties imaginées par Geoff Johns. Saluons aussi le travail des coloristes et des éditeurs, qui ont permis de rendre tout ceci possible pour notre plus grand plaisir. Blackest Night n'est peut-être pas le chef-d’œuvre que l'on attendait, mais il reste un récit mémorable à plus d'un titre pour l'ensemble de l'univers DC Classique. Quand les plus grands héros s'unissent autour d'une cause commune, rien ne peut les arrêter, et le lecteur en prend plein les yeux avec grand plaisir ! Notez les nombreuses double-pages, le détail poussé à l'extrême de certaines planches, et vous saurez à coup sûr que vous vous trouvez en présence d'un grand comics.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


lundi 28 août 2017

La question du lundi n°50 : Qu'attendre de la rentrée 2017 ?

C'est bientôt la fin des vacances, l'heure de la rentrée des classes pour certains, du retour au boulot pour d'autres... que nous réserve cette fin d'année 2017 après la rentrée ? 

On ne va pas se mentir, pour les fans de comics et de cinéma la plus grosse attente est bien sûr le film Justice League de DC/Warner. Mais avant ça on aura le plaisir de retrouver chez Marvel/Disney Thor et ses camarades pour le troisième épisode de la franchise, Ragnarok, qui s'annonce juste mortel.

Du côté des comics à paraître chez nous, on attendra bien évidemment au tournant les deux omnibus de chez Panini/Marvel, prévus pour Novembre au lieu d'Octobre car le dixième mois de l'année sera réservé à la parution des absolutes, de bien gros morceaux qu'il faudra réussir à caser ! Et chez Urban/DC, il y a dès Septembre la suite des parutions de l'ère Rebirth, avec Nightwing (ma grosse attente perso) et Flash ainsi que All-star Batman 

Et les mois suivants ne font que nous réserver du beau et du lourd encore une fois. Une bien belle fin d'année que nous vous invitons à suivre avec nous, comme toujours.

samedi 15 juillet 2017

Justice League Rebirth tome 1 - Les machines du chaos (Urban Comics - Juin 2017)


Le Superman des New52 est mort, accomplissant son ultime devoir pour sauver son monde. Désormais, il ne reste que le Superman de l'ère Classique, qui avait réussi jusque là à vivre secrètement dans ce nouveau monde et à le défendre discrètement. Or, c'est à présent le moment de se révéler à ce monde et d'endosser à nouveau la responsabilité d'être Superman, car la Terre et ses défenseurs ont encore cruellement besoin de lui. Lorsqu'une immense créature venue de l'espace menace d'absorber les vies de tous les habitants de New York, et s'annonce comme l'avant-garde d'une invasion plus massive à venir, c'est l'ensemble des membres de la Ligue de Justice qui s'en va combattre, et les héros parviennent à sauver le monde une fois de plus grâce à l'intervention de ce Superman plus expérimenté auquel ils ne font pas encore entièrement confiance. Mais sitôt cette crise passée, une autre survient : des séismes se mettent à secouer la planète sur toutes les lignes de failles en même temps, menaçant de disloquer la Terre et détruisant même l'Atlantide, entraînée à jamais dans les abysses. Cyborg et Batman tentent de coordonner les efforts des héros luttant contre le cataclysme alors que d'immenses entités humanoïdes se rassemblent sur le toit du monde pour émettre un appel et annoncer ce qui semble être la fin du monde... tandis que Superman se charge de détruire les moteurs responsables des séismes sous la croûte terrestre, Aquaman et Wonder Woman sont sur la brèche chacun de son côté et entrent en contact avec ces mystérieuses entités, qui semblent capables d'absorber leurs pouvoirs pour renforcer leur énergie. Grâce aux deux nouveaux Green Lanterns de la Terre, la planète sera finalement sauvée de la destruction, mais quelque chose de pire encore s'annonce à l'horizon et il faudra que tous les plus grands héros de la Terre s'unissent et travaillent main dans la main pour contrer ce nouveau danger. La Ligue de Justice est reformée et l'on a, plus que jamais, besoin d'elle. Mais pour combien de temps encore ?

Un récit un rien décousu et un peu fouillis par moments mais qui se montre néanmoins efficace et qui remplit sa mission, à savoir proposer une nouvelle grande menace sur le long terme qui puisse réunir les différents héros endeuillés par la perte de leur Superman. L'équipe créative est sur la brèche pour nous livrer une histoire qui tient la route malgré son énormité, et les dessins sont plutôt de l'ordre du très bon, comme on était en droit de s'y attendre. Davantage d'explications, on l'espère, dans le tome suivant déjà annoncé par Urban sur la quatrième de couverture. Vivement la suite !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 19 juin 2017

La question du lundi n°41 : Quelle est la nouvelle vision de Warner pour le DCEU ?


Profitons de la sortie récente de Wonder Woman pour reparler un peu du futur de DC Comics au cinéma, car depuis notre article du 6 Mars, les choses ont bien bougé en coulisses.

Nous nous étions montrés pessimistes à l’époque au vu des annonces et de la direction chaotique des projets. Alors certes tout est loin d’être rose mais une tendance semble se dessiner : Warner Bros. multiplie le nombre de projets pour se libérer du carcan de son planning annoncé trop tôt.

La genèse et la gestation du DCEU est en effet complexe : lorsque Man of Steel sort en 2013 il n’a clairement pas vocation à faire partie d’un univers partagé mais d’être un film unique, voir une trilogie à l’instar de celle de Christopher Nolan sur Batman.
Néanmoins l’influence de Nolan est telle pour Warner que la patte du réalisateur est imposée à Zack Snyder sur Man of Steel et puis… The Avengers et Iron Man 3 chez Marvel cartonnent en 2012 et 2013 dépassant chacun allégrement le milliard de dollars.
Changement total de programme pour le studio, plutôt qu’une suite à Man of Steel et le lancement d’un nouveau Batman (voir d’autre personnages de l’écurie DC), il est décidé de créer un film réunissant les deux, servant de genèse à l’univers cinématographique de DC ! L’idée, audacieuse sur le papier, s’est avérée bien mal retranscrite car trop précipitée. Et c’est un mal qui pèse encore sur les productions récentes ou à venir de Warner : Suicide Squad fut massacré sur l’autel du cool et du pop sous prétexte que ce qui n’a pas marché pour Batman v Superman est son côté trop sombre et réaliste, trop « Nolanien » (un comble quand on sait que le ton fût décidé par le studio !), Wonder Woman sauve quant à elle les meubles et nous apparaît comme bon au vu des autres films cités, mais au final, et même si celui-ci a d’énormes qualités, il reste somme toute classique en tant qu’origin story et stand-alone.

Et pour le futur me direz vous ? Justice League nous donne encore des sueurs froides. Le projet à récemment été repris par Joss ''The Avengers'' Whedon suite à une tragédie dans la famille de Zack Snyder. Le compositeur Junkie XL déjà sur Batman v Superman s’est vu remplacer par Dany Elfman. En soi ces annonces peuvent s’avérer rassurantes, mais il faut souhaiter qu’encore une fois Warner Bros. n’accouchera pas d’un film difforme et bancal par manque de temps, tout cela dans le but de respecter un calendrier d’annonces surchargé copiant ce qui se fait chez la concurrence de Marvel Studios.

C’est peut être dans cette optique que de nouveaux films furent annoncés, déjà un film The Batman non prévu sur le planning, mais aussi un film se focalisant sur le personnage de Harley Queen nommé Gotham City Sirens et réalisé par David ''Suicid Squad'' Ayer. Notons aussi un spin off sur Deadshot, mais aussi et surtout les films Batgirl et Nightwing !
En dehors du BatVerse l’arlésienne Justice League Dark est toujours en gestation , ainsi que Shazam et son ennemi Black Adam ou encore Booster Gold.
Ce dernier à l’intérêt d’être en dehors du DCEU, du moins pour le moment.

Ainsi, après avoir voulu recopier la formule Marvel, Warner Bros. semble décidé à ne pas tout vouloir rattacher à un univers DC global. Tous comme dans les comics nous pourrions avoir des pans entiers indépendants (Batman, Green Lantern, Justice League Dark), voir des films stand-alone (se suffisant à eux mêmes), ainsi que des grands films événements réunissant nos super-héros favoris. Cela permettrait en soi plus de latitude et de liberté créatrice pour les réalisateurs de l’écurie DC/Warner. Prions que ce soit la direction empruntée pour le futur de DC au cinéma, Warner pourrait renouer alors avec ce qui faisait la force de ses précédentes adaptations cinématographiques : faire confiance à la vision d’un réalisateur et créer une vraie œuvre de cinéma dans la grande tradition des sagas.

lundi 6 mars 2017

La question du lundi n°32 : Quel avenir pour DC au cinéma ?


Décidément rien ne va plus chez Warner Bros ! Depuis que celle-ci s’est lancée dans l’aventure d’un univers partagé pour les héros DC sur le modèle désormais bien huilé de Marvel Studios et son cinematic universe, elle enchaîne faux pas sur faux pas.

Entre le trop ambitieux Batman v Superman et le semi-ratage Suicide Squad de l’année dernière, l’incertitude pour Wonder Woman et les changements drastiques effectués sur Justice League pour cette année, c’est tout le calendrier du futur DC Extended Universe qui s’assombrit avec les informations peu encourageantes nous parvenant au fil de ces dernières semaines...

Ainsi, le film The Flash s’est retrouvé en un court laps de temps dépourvu de son second réalisateur et la Warner a demandé la réécriture de son script ! Preuve s’il en est que le projet n’est pas sur les bons rails, alors qu’il est attendu pour l’année prochaine. Souhaitons bonne chance aux scénaristes et réalisateur qui écoperont du chantier, car en l’état si le studio ne bouscule pas son planning, il leur faudra réaliser une véritable prouesse et achever le film in a flash* ! (*en un éclair)

Mais l’autre projet qui prends l’eau, nous donne de grosses sueurs froides et qui est au centre de la tempête médiatique en ce moment est un film bien plus prépondérant et emblématique à notre sens pour l’avenir du DCEU au cinéma. Il s’agit ni plus ni moins de The Batman, projet initialement prévu comme étant sous le contrôle créatif de Ben Affleck et de Geoff Johns.
Le sujet est ici plus épineux car source de nombreuses rumeurs, nous nous en tiendrons donc aux déclarations officielles et aux rumeurs qui nous semblent les plus fondées en guise d’extrapolation.

Les deux principales informations dans un premier temps, sont le désengagement de Ben Affleck au poste de réalisateur et l’annonce d’un remplaçant en la personne de Matt Reeves (Cloverfield, La Planète des Singes : l’Affrontement) après moult atermoiements !
Il est extrêmement préoccupant de voir que quelqu’un d’aussi attaché au projet que Ben Affleck, à la fois acteur, co-scénariste, réalisateur et producteur du film se retrouve à être remplacé. L’on pourrait éventuellement penser que la tache était trop ardue et qu’il souhaitait se concentrer sur son jeu d’acteur (raison officiellement annoncée) afin de piloter le projet en sous main, comprenez par là que rien ne l’empêche de donner des directives au nouveau réalisateur, qui serait alors un homme de paille, un « yes man » comme on dit dans le milieu.
Et c’est là que la deuxième annonce laisse songeur... car Matt Reeves, en plus d'enfiler la casquette de réalisateur a obtenu celle de producteur. L’orgueil d’un réalisateur qui commence à se faire un nom à Hollywood et souhaiterait imprimer son empreinte sur le projet a t-il pesé dans la balance des négociations ? Écartons cette hypothèse un peu utopiste au profit de deux possibilités plus envisageables : comme évoqué précédemment, Affleck aurait en fin de compte la main mise totale sur le film et Reeves ne serait qu'un homme de paille. L’autre, bien plus alarmante, serait l’ingérence des pontes de la Warner, qui en arriverait à dégoûter Ben Affleck, ceci au profit d'un Matt Reeves à qui l'on a promis monts et merveilles avant de se retrouver dépossédé du projet en cour de tournage (cf : article sur les director's cut).
A ce moment il nous paraît intéressant d’évoquer deux rumeurs persistantes et crédibles car relayées par des sources multiples et souvent fiables dans le milieu. La première, c’est que Ben Affleck souhaiterait purement et simplement abandonner le rôle de Batman, la deuxième est que la Warner aurait demandé la réécriture au moins partielle du scénario à l’instar de The Flash !

Si ces rumeurs s’avèrent fondées, nous serions donc dans le deuxième cas de figure, il s’agirait bel et bien d’une ingérence du studio, et au vu du passif sur des films comme Batman v Superman et Suicide Squad ainsi que ceux qui sortiront cette année, il y a quand même de bonnes raisons de penser que l’avenir est loin d’être rose pour le DCEU…