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vendredi 10 avril 2020

La V.O. du vendredi n°148 : Venom - Carnage unleashed (Marvel - Novembre 2017)


Eddie Brock mène désormais une vie plutôt tranquille, il se tient éloigné sous les radars dans la ville de Chicago et malmène quelques truands à l'occasion. Mais quand il découvre qu'un nouveau jeu-vidéo ultra-violent s'apprête à sortir sur le marché, avec en vedette nul autre que Carnage, son sang ne fait qu'un tour et Venom revient sur le devant de la scène ! En route pour New York afin d'empêcher Carnage de devenir une star, Eddie fait la connaissance de Kirstin, une jeune musicienne paumée qui part retrouver son grand amour à New York par la même correspondance que lui. Si Eddie se rend vite compte que quelque chose chez le petit-ami idéal ne va pas, il n'en souffle mot et part dans sa propre croisade contre son plus nocif ennemi. Et il était temps car Carnage se sert à présent du jeu-vidéo pour s'évader de l'institut Ravencroft et atteindre plusieurs bêta-testeurs pour les massacrer gratuitement sans aucune autre raison que le plaisir brut que cela lui procure ! Venom et Carnage vont alors s'affronter en face à face mais également en ligne dans une partie très serrée et qui fera des dommages collatéraux, dont malheureusement le petit-ami de Kirstin qui n'avait au final rien à se reprocher.

Et tandis que Carnage vaincu et inconscient est ramené en prison, Eddie part retrouver son ex-femme chez elle pour chercher refuge le temps de guérir ses blessures, mais il découvrira qu'elle a été victime d'un tueur en série faisant lui aussi son grand retour, le Sin-Eater ! Ayant survécu de justesse, Ann récupère dans un hôpital à la sécurité renforcée mais cela n'empêchera ni le Sin-Eater ni Venom de la retrouver, l'un pour finir le travail et l'autre pour la sauver, quitte à affronter des policiers pour cela. Commence alors un véritable jeu du chat et de la souris à travers les quartiers financiers de New York, alors que le Sin-Eater sème la mort sur son passage et promet un avenir sombre à ceux qui refusent de se repentir. Eddie parvient tout de même à soigner et mettre en sécurité son ex-femme avant de se mettre en chasse. Le temps presse, un attentat de grande ampleur est redouté par les autorités et comme si cela ne suffisait pas la mère pro-armes à feu de Kirstin débarque pour venger sa fille et tuer Venom qu'importe le prix !

Toutes ces péripéties mettent Eddie à rude épreuve, et il est grand temps pour lui de faire le point avec son autre moitié. L'hôte et le symbiote se séparent, entraînant une grande détresse chez ce dernier, une détresse telle que les autres membres de son espèce, par delà les étoiles, l'entendent et y répondent... Très vite, la situation devient dangereuse à tous les niveaux : les symbiotes sont des êtres violents et vampiriques, et ils ont choisi la Terre comme prochaine planète à envahir ! Le seul moyen de les arrêter : se rendre sur leur planète d'origine pour y détruire le portail, une mission dont vont se charger Spider-Man et son clone Scarlet Spider, avec Eddie Brock comme guide. Mais alors que l'on pensait la situation déjà intenable, voilà qu'à New York le tristement célèbre Carnage refait soudain surface, découvrant au passage que plus il tue et absorbe de symbiotes et plus il devient puissant ! Une ivresse qui va rapidement le conduire à engendrer le chaos et la peur partout sur son passage. Seuls nos trois héros du jour seraient en mesure de l'arrêter, si seulement ils pouvaient stopper l'invasion en même temps... Eddie va devoir réagir très rapidement et prendre une lourde décision qui marquera le reste de sa vie comme jamais.

Pour finir, et en guise de bonus, nous découvrons le fonctionnement interne du recrutement au sein de l'équipe de choc baptisée le Jury, des mercenaires endurcis dont la principale mission est d'aller récupérer des criminels au-delà de toute rédemption et de les faire comparaître dans une cour de justice absolue où la seule échappatoire est bien souvent la mort. Aujourd'hui, c'est au tour de La Tarentula, un ancien ennemi de Spider-Man, de comparaître devant ses victimes et accusateurs. L'occasion pour le Juge de rendre une justice exemplaire et expéditive ainsi que de former les nouvelles recrues, parfois hésitantes face à tant de violence. Pour l'ancienne gardienne de prison à la Voûte, Jennifer Stewart, c'est surtout l'occasion de se venger enfin du responsable de la mort atroce de son mari lors de la tentative d'évasion massive au sein de la Voûte quelques temps auparavant. Nul doute qu'après cela, elle ne rechignera plus devant les prochaines missions qui lui seront confiées...

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J'aime beaucoup cette collection de recueils de récits Marvel autour d'une thématique ou d'un personnage ou tandem à chaque fois. Je vous avais précédemment parlé de celui concernant la relation entre Venom et Scarlet Spider, le clone de Peter... et cette fois, c'est de Carnage dont il est surtout question. Le symbiote psychotique ancré dans le sang de Kletus Cassady est en effet au centre des premier et troisième récits dans ce recueil, et toutes les histoires contenues sont en lien les unes avec les autres de par le fait.

Plusieurs scénaristes et plusieurs dessinateurs sont à l’œuvre, trop pour tous les citer dans les libellés, aussi je tâcherai de les inclure dans cet article. Nous avons droit à une collection de récits dignes du Punisher par moment, notamment celui avec le tueur en série Sin-Eater qui ferait presque penser à une version plus brutale encore du justicier à la tête de mort. Mais on connaît également le tempérament de Venom, qui n'hésite pas à user de la violence la plus crue lorsque des innocents sont en danger selon lui. Quoi de plus dangereux, dès lors, que de se retrouver pris entre le marteau et l'enclume, entre Venom et Carnage... une situation angoissante qui pourrait faire paniquer de nombreux héros moins endurcis que notre cher Spider-Man !

Au travers de ces quelques histoires compilées ici, nous découvrons une facette plutôt touchante du personnage de Venom, ou plutôt d'Eddie Brock lui-même plus que de son symbiote, mais si celui-ci a également droit à son propre approfondissement. Qui de mieux pour raconter tout cela et superviser le développement de l'intrigue que David Michelinie, l'un des scénaristes à la base de la création du personnage et de ses premières aventures ? Le style est un peu vieillot en ce qui concerne les dialogues, avec beaucoup d'argots ou de raccourcis de langage, mais on comprend l'essentiel sans problème. Les dessins quant à eux sont très énergiques, dynamiques, on a de l'action à revendre un peu partout, on sent vraiment l'ère des gros muscles et des gros calibres qui font parler la poudre pour rendre la justice. On se demanderait presque ce que peuvent bien venir faire Spider-Man et son clone là-dedans au final... mais ce sont bien eux, avec Mary-Jane en sus, qui apportent une dose de rationalité dans toute cette sanglante pagaille.

Que retenir au fond ? Pour moi c'est du tout bon et même si ça n'a pas été facile à lire à chaque nouveau chapitre, c'était une très bonne expérience que je reproduirai dès que possible avec d'autres albums sur le personnage tourmenté qu'est Venom. A l'occasion de la sortie de son film chez Sony il y a deux ans, j'avais en effet fait le plein de récits et de recueils de ce type que Marvel avait généreusement réédité pour le plus grand plaisir des fans ou même de celles et ceux qui voudraient, au-delà d'un simple éclairage, découvrir le personnage sous toutes ses facettes. A bientôt donc !

Au scénario : Larry Hama, Dan Slott, Marv Wolfman et David Michelinie.

Aux dessins : Andrew Wildman, Greg Luzniak, John Calimee, Ted Haisted, Gabriel Gecko, Dave Hoover, Joe St. Pierre, Kyle Hotz, Darick Robertson et Steve Lightie.

Merci à tous ces artistes pour ce gros morceau !

mardi 22 mai 2018

Ninjak tome 4 - Le siège de King's Castle (Bliss Comics - Novembre 2017)


Colin King, alias Ninjak, est sans aucun doute l'agent le plus redoutable dont bénéficie le MI6. L'un des hommes les plus riches du monde également, doté d'une propriété très étendue et d'une fortune que l'on peinerait à compter. Des caches dans tout le pays, voir dans le monde entier, des identités secrètes comme s'il en pleuvait, bref l'agent secret et mercenaire ultime, avec un Q.I. proche du génie et une compréhension hors-pair de la technologie de pointe et des armements. C'est important de bien situer cela, car... tout ce qui fait de Colin King un homme si redoutable va soudain lui être arraché violemment par un ennemi mystérieux qui semble tout connaître de lui, le moindre de ses secrets, ses habitudes, ses capacités, et sait comment les neutraliser et les exposer au grand jour. Après l'explosion de son château et de son arsenal privé, après la destruction de ses caches secrètes et de ses multiples identités de secours, après un périple tout autour du monde dans un jeu du chat et de la souris mortel, Colin King n'est plus rien, rien qu'un homme brisé et aux abois. Du moins c'est ce qu'il veut faire croire à son adversaire, car Ninjak n'abandonne jamais, pas même aux frontières de la mort. Parvenant à retrouver son ennemi malgré tous les obstacles, brillamment expédiés et surmontés, Ninjak confronte alors l'une des Sept Ombres qui lui avait échappé lors de son enquête sur l'organisation terroriste. Mais au-delà d'une mission à achever, c'est un véritable règlement de compte qui s'opère entre eux. Car la femme assassine qui se tient devant lui, la terrible et impitoyable Roku, n'est autre qu'une vieille connaissance...

Pour le siège du château en lui-même tout se passe dans le chapitre 1, une explosion gigantesque suffit à régler l'affaire. Le reste de l'album est entièrement consacré à la traque méthodique de Ninjak à travers le pays puis le monde, tandis que lui-même recherche son ennemie avec une détermination sans la moindre faille, même lorsqu'il découvre de qui il s'agit réellement. Matt Kindt nous offre ici une histoire de vengeance comme on les aime, avec de la violence et des retournements de situation à s'en donner des cheveux blancs dignes d'un film d'espionnage de la grande époque. Ce tome répond aussi à la question que tout le monde s'est un jour posé sur ce personnage de l'écurie Valiant : que vaut Ninjak si on lui retire sa technologie et sa richesse ? Réponse on ne peut plus claire dans cet album de très belle qualité, absolument aucun défaut pour une édition parfaite de la part de Bliss Comics, encore une fois du très beau travail autour d'un personnage qui le mérite amplement. Les dessins sont dans la bonne moyenne de ce qui se fait de mieux à l'heure actuelle, des artistes pas forcément très connus mais très talentueux ça c'est sûr. Oh et en bonus bien sûr la suite et fin des petits chapitres relatant le passé de Colin et surtout de ses parents, les mystères de la famille King enfin révélés.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 21 avril 2018

Justice League Rebirth tome 2 - Etat de terreur (Urban Comics - Novembre 2017)


La Ligue de Justice se retrouve confrontée à la pire chose qu'ils puissent redouter : eux-mêmes ! Quand une mystérieuse entité liée à l'énergie de la peur fait d'eux ses cibles prioritaires et les retourne les uns contre les autres, c'est l'avenir immédiat qui est menacé, ainsi que la cohésion de toute l'équipe. Heureusement, grâce aux deux nouveaux Green Lanterns de la Terre le pire est évité de justesse, mais durant le temps où ils furent soumis à la peur et à la paranoïa les plus grands héros de la Terre ont fait beaucoup de dégâts et certains sont même allés assez loin pour représenter une menace pour l'équilibre de la nation. Qu'adviendra-t-il en cas de représailles ?
Mais pas le temps de vraiment se poser cette question car on enchaîne avec une seconde histoire, où un virus informatique extrêmement puissant et intelligent parvient à prendre le contrôle des systèmes commandés par Cyborg et retourne toutes les armes et tout l'équipement de la Ligue contre elle, à commencer par l'arsenal de la Batcave et le Satellite de la Ligue lui-même. Et quand après bien des efforts et des catastrophes évitées de justesse le groupe parvient enfin à identifier la source de la menace, ils sont soudain pris pour cible par tout un collectif de super-vilains déterminés à les éliminer pour empocher une énorme récompense. Mais qu'arrivera-t-il si en plus certains de ces vilains mettent la main sur le virus informatique le plus dangereux au monde ?

Beaaauuucoup d'action dans ce second tome de Justice League Rebirth, c'est le moins que l'on puisse dire et à vrai dire on ne s'enuit pas du tout à mesure que l'intrigue avance, du moins pour ce qui est de la première histoire avec l'entité issue de la peur de chacun. Car la seconde avec le virus informatique intelligent est finalement assez plate et joue surtout sur le côté ''all-star'' d'une telle intrigue réunissant presque tout le monde. Si la première partie de l'album pose des bases assez intéressantes pour des changements imminents dans la vie de nos héros, la seconde n'offre qu'une menace plutôt creuse et pas de réel intérêt dans l'immédiat. Je sais que la série dans son ensemble est assez critiquée depuis le premier chapitre de l'ère DC Rebirth, pour de bonnes ou pour de mauvaises raisons, en tout cas ce qui est sûr à la lecture c'est qu'elle a bien du mal à se hisser jusqu'aux sommets atteints par sa précédente mouture des New52. Bryan Hitch passe ici au scénario et lâche les dessins, peut-être aurait-il mieux valu lui laisser ses crayons plutôt que le clavier de l'ordinateur car les inégalités des deux histoires sont assez lourdes à supporter et donnent franchement envie de finir au plus vite l'album pour passer à autre chose. J'espère de tout cœur que la suite sera meilleure dans le troisième tome, déjà paru à l'heure actuelle, et que les pistes qui méritent qu'on les approfondissent et qu'on s'y intéresse seront correctement exploitées par les auteurs. Ce qui est sûr, c'est que la série Justice League n'assume ici clairement pas son rôle supposé de vaisseau-amiral de l'éditeur, on donnera plutôt ce casque à Wonder Woman Rebirth par exemple et à certains cross-overs d'importance entre plusieurs séries. Vivement que la Ligue reprenne du poil de la bête et la première place du classement, car ça fait vraiment du mal de la voir ainsi distancée en termes de qualité et d'intérêt.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 14 avril 2018

All-new Amazing Spider-Man tome 2 - Le royaume de l'ombre (Panini Comics - Novembre 2017)


Alors que l'enquête du S.H.I.E.L.D. se poursuit pour tenter de retrouver la clé mystique volée par l'organisation criminelle du Zodiaque, Spider-Man se rend en Chine pour que Peter Parker puisse assister à la grande cérémonie de remise de récompense en l'honneur d'un homme croyant en une nouvelle forme d'énergie verte qui sauverait le climat des méfaits humains, grâce à un partenariat avec Parker Industries. Mais malheureusement cet homme est aussi la cible de Mister Negative, de retour lui aussi et aux commandes de ses démons intérieurs ainsi que de la Cape et de l’Épée, convertis tous deux à leur part d'ombre par la drogue de Negative. Cependant malgré un plan minutieusement préparé, le vilain échoue de justesse et est mis en fuite, jurant de se venger sur son nouveau territoire, la Chine, mais pourchassé par la Cape et l’Épée qui désirent plus que tout prendre leur revanche sur lui à présent qu'ils sont libérés de son emprise.
Plus tard, alors que Peter se remet de cette confrontation et qu'il se penche à nouveau sur le cas du Zodiaque, le chef de cette organisation fait de nouveau parler de lui : Scorpion utilise le pouvoir des Gémeaux afin de connaître l'avenir une journée à l'avance et de parer toute attaque ou recherche contre lui, comme par exemple en paralysant les satellites de presque toute la planète pour empêcher toute communication d'informations le concernant. Mais le réseau de Spider-Man semble être à toute épreuve et bien vite le héros retrouve la trace du vilain à Paris, et s'il ne parvient pas à l'empêcher de fuir vers son but final il devine néanmoins son identité secrète, celle d'un puissant investisseur de Parker Industries. C'est en Angleterre que se jouera le grand final face à Scorpion, et l'exécution de son plan fait froid dans le dos : s'il réussit, il sera capable de connaître le futur toute une année à l'avance... les mystères des récentes intrigues n'ont plus aucun secret pour lui, et l'on nous annonce le retour de plusieurs personnages importants dans la vie du Tisseur, qui ne perd pas une minute pour vaincre Scorpion en le projetant dans ce futur possible afin de sauver le présent. Si le combat semble terminé, l'avenir immédiat s'annonce des plus tourmentés pour Peter et ses proches, d'autant plus qu'un mystérieux individu commence à faire s'évader plusieurs vilains bien connus...

Voilà donc la première conclusion de l'affaire du Zodiaque, nul doute que nous en entendrons parler à nouveau en temps et en heure mais pour l'instant le scénariste Dan Slott nous prédit surtout le retour de plusieurs personnages cruciaux dans la vie de Spider-Man comme de Peter, et des noms comme ceux de Norman Osborn ou encore Otto Octavius sont prononcés tout bas... j'espère de tout cœur que Dan Slott parviendra à aller jusqu'au bout de ses ambitions et nous proposera un point final magistral à toutes ses intrigues (je rappelle que je ne lis pas les aventures de Spider-Man en V.O. donc j'ignore tout de la suite des événements, déjà parue là-bas). En tout cas, un bon tome à nouveau pour une série qui décolle vraiment et fait passer notre Tisseur préféré à un tout autre niveau, pour notre plus grand plaisir.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 10 avril 2018

Alice in Murderland tome 7 (Pika - Novembre 2017)


Stella se résigne à passer un accord avec Alice, sa personnalité démoniaque et violente, afin de pouvoir vaincre sa grande sœur Ibara lors de leur duel orchestré par leurs parents adoptifs. Stella promet à Alice le contrôle total de son corps pour tout un mois, ce qui motive suffisamment Alice pour parvenir à placer quelques coups durant le combat. Mais peine perdue car les techniques habituelles ne fonctionnent pas sur Ibara, dont le corps est capable de se régénérer à toute vitesse et reste totalement insensible à la douleur. Serait-ce l'adversaire de trop pour Alice ? C'est sans compter son aptitude à identifier la faiblesse de l'ennemie, qui ici se révèle également être sa force. Une fois le duel terminé et Ibara achevée dans les règles, la nouvelle Mad Tea Party peut commencer au manoir des Kuonji. La macabre cérémonie est entachée par la mort récente d'Ibara et également par la domination d'Alice sur Stella, à qui elle refuse de rendre son corps car elle en a besoin pour retrouver une personne bien précise dans le monde réel, une personne qu'elle a connu autrefois et qui a détruit toute sa vie du temps où elle n'était qu'une fillette entraînée sans relâche pour le combat...

De poignantes révélations sont au cœur de ce septième tome, avec également beaucoup d'action et de rebondissements même si au final l'intrigue principale ne va pas beaucoup plus loin après la fin du duel entre Alice et Ibara. C'est surtout l'occasion d'en apprendre davantage sur cette seconde personnalité qui hante Stella, son passé comme la motivation de ses faits et gestes présents ainsi que les traumas qu'elle a pu endurer pour devenir une si parfaite tueuse. Combien de temps encore la redoutable famille Kuonji pourra-t-elle garder le contrôle d'un tel monstre en son sein ? D'autres personnages bien sûr sont à développer peu à peu, comme le ''père'' Kuonji qui semble lui aussi cacher un bien lourd secret en lien avec sa diabolique épouse.
Pour ce qui est du dessin c'est toujours aussi bon, les cases et les pages s'enchaînent de manière extrêmement fluide et on a droit à du grand Kaori Yuki, les tenues et les détails architecturaux sont splendides comme d'habitude, un style très étudié et certainement très chronophage !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 21 mars 2018

Wonder Woman Rebirth tome 2 - Mensonges (Urban Comics - Novembre 2017)


Diana est aux prises avec les souvenirs brisés qui parsèment sa mémoire, qu'elle pense altérée par une puissance mystérieuse autant que dangereuse. Partie en Afrique sur les traces de Cheetah pour tenter d'en apprendre davantage, Wonder Woman parvient à passer un pacte avec son ennemie maudite : l'aider à la libérer de sa malédiction, en échange de ses connaissances sur l'île des Amazones et la façon dont s'y rendre, que Diana semble avoir oublié. Pendant ce temps, le colonel Steve Trevor et son équipe progressent dans la même jungle infernale que Diana et Cheetah pour tenter de sauver un groupe de jeunes villageoises locales enlevées par un tyran désirant les sacrifier à sa divinité protectrice, qui s'avère être la même que celle au cœur de la malédiction de Cheetah. Une fois de plus le Destin met Diana et Steve au pied du mur face aux mêmes difficultés et aux mêmes adversaires, suscitant leur alliance à nouveau pour les défaire et faire éclater la vérité. Une vérité qui ne sera pas au goût de tout le monde... et tandis que nos héros rentrent au bercail et que Diana s'apprête à retrouver son île natale grâce aux efforts de Barbara Ann, une vieille ennemie fait sa réapparition et commence à bouger ses pions dans un jeu terrifiant qui dissimule un complot à une échelle des plus vastes. Au final, le doute se pose dans l'esprit de Diana : qui est-elle réellement ? Déesse de la Guerre ou Amazone ? Maudite ou bien sauvée ? Et qu'a-t-il bien pu arriver à Themiscyra durant toutes ces années où l'on croyait l'île éternelle ? Que sont devenues les Amazones, où se trouve le véritable foyer de Wonder Woman ? Des questions qui la tourmentent sans cesse mais qui commencent à dégager une terrible vérité que Diana va s'efforcer de faire éclater au grand jour. Car le mensonge avance et rampe dans les esprits de chacun, mais il a peur de celle que l'on désigne comme la championne de la vérité. Le mensonge a peur de Wonder Woman... et elle le sait.

Voilà donc le second tome de la série Wonder Woman Rebirth, un tome all-star puisqu'on y retrouve tous les personnages centraux de l'univers de l'héroïne guerrière, ainsi que tous ceux chers à son scénariste le plus célèbre, Greg Rucka, de retour aux commandes. Si le scénario est un rien plus compliqué que ce que l'on a pu connaître ces dernières années, il fait écho à tout ce qu'il y a de meilleur chez Wonder Woman et soulève de très nombreuses et importantes questions quant à la réalité qui semble jouer de vilains tours ces temps-ci à l'univers DC. Wonder Woman sera-t-elle celle par qui la vérité éclatera enfin et grâce à qui tout reviendra à la normale, ou bien sera-t-elle la destructrice d'un monde qu'elle ne comprend plus ? Le dessin quant à lui est vraiment magnifique, chapeau bas aux artistes qui donnent le meilleur d'eux-mêmes pour ce personnage mythique qui le mérite bien et pour le plus grand plaisir du lectorat. Patience, la suite arrive !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 17 mars 2018

Batman Rebirth tome 2 - Mon nom est Suicide (Urban Comics - Novembre 2017)


Afin de s'emparer du Psycho-pirate, seul être capable de soigner les maux de la jeune Gotham Girl après la disparition tragique de son frère, Batman monte une équipe de choc sur les recommandations d'Amanda Waller, directrice du tristement célèbre Escadron Suicide. Le Ventriloque, Poli, Chinelle, Tigre de Bronze, et surtout... Catwoman. De dangereux criminels incarcérés à l'asile d'Arkham et pour certains condamnés à mort pour leurs méfaits. Batman va leur proposer à tous de rejoindre son équipe le temps d'une mission de sauvetage désespérée sur l'île-prison de Santa Prisca, territoire du puissant Bane en personne. Séparément, chacun des membres de cette équipe est hautement instable. Mais ensemble, peut-être parviendront-ils à coopérer suffisamment longtemps pour donner au Chevalier Noir de Gotham une chance de s'emparer de son objectif tout en neutralisant Bane au passage. Mais quelqu'un dans le groupe joue un double-jeu très dangereux, et il se pourrait bien que cette fois-ci Batman ne doive compter que sur sa chance...
Dans la seconde partie de l'album, Bruce vit une dernière nuit idyllique avec Sélina, alias Catwoman, avant de devoir la reconduire en prison pour qu'elle y purge sa peine à perpétuité. Mais quelque part en chemin, leurs destins vont se croiser et le jeu du chat et de la souris va reprendre de plus belle, tandis que la nuit défile et livre son lot de criminels à arrêter seul ou en duo. Finalement, qui joue avec qui ? Catwoman et Batman, Bruce et Sélina... une histoire tortueuse qui dure depuis longtemps déjà, peut-être trop...

A la lecture de la première partie de ce second tome de Batman Rebirth, je dois dire que j'ai été très surpris par la direction que l'auteur faisait prendre à certains personnages, en particulier Catwoman et Batman dont la relation était presque totalement redéfinie suivant de nouveaux faits et critères. Je n'étais pas vraiment sûr d'aimer cette nouvelle version de cette relation, j'étais assez choqué en fait pour tout dire... mais après avoir poursuivi ma lecture et terminé l'album par cette seconde et poignante histoire d'amour, je suis revenu à mes premiers sentiments : l'ère Rebirth s'annonce pour l'instant sous les meilleurs auspices et l'audace des auteurs tels que Tom King ne cesse de me surprendre, j'attends la suite avec impatience désormais car tout peut vraiment prendre une toute nouvelle dimension. Lisez ce second tome et plongez vous aussi dans la perplexité pour mieux vous relever à l'aune d'une des plus belles histoires de Catwoman et Batman jamais lue.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 9 janvier 2018

Im - Great Priest Imhotep tome 5 (Ki-Oon - Novembre 2017)


La bataille sur le navire de Cléopâtre fait rage pour libérer le prêtre d'Amon responsable de la section Japonaise. Nous apprenons alors que ce dernier est le réceptacle d'un magai extrêmement puissant, la copie d'un des neuf dieux de l'Ennéade, Seth en personne ! La redoutable créature finit par être invoquée par Cléopâtre sans que les Fils du Corbeau ne puissent l'en empêcher et Im et Harugo vont devoir mettre de côté leurs différents afin de vaincre ce formidable adversaire avant qu'il ne détruise tout le Japon dans sa fureur. C'est également l'occasion d'apprendre les véritables événements qui ont conduit à la mort des parents de Harugo ainsi que l'identité du seul vrai responsable... et pendant ce temps, Khonsou poursuit son enquête interne dans la section Japonaise du culte et fait une découverte vitale, n'hésitant pas à mettre sa propre vie en danger pour faire tomber le vrai traître ! Mais alors que tous pensent la bataille terminée suite à l'invocation d'Im pour vaincre le faux Seth, le véritable dieu fait son apparition pour détruire son double et l'empêcher de révéler un morceau du passé qui pourrait bien changer la donne pour le grand prêtre. Heureusement tous les dieux ne sont pas en accord avec la réaction de Seth et ce-dernier retourne vite d'où il vient, devant rendre des comptes pour son intervention injustifiée. Mais quoi qu'il arrive, désormais tous savent que la vérité les attend quelque part en Égypte, sur les terres mystiques du passé...

Un tome surtout centré sur de l'action, beaucoup de révélations liées au passé de Harugo et de son père adoptif ainsi que sur sa véritable famille, et bien sûr un combat gigantesque opposant Im à un nouveau magai à la puissance démesurée. C'est ainsi que s'achève l'arc avec Cléopâtre et les mystères du passé de Harugo, et on commence doucement à entrer dans la partie la plus importante jusque là de la série, qui s'ouvrira dans le prochain tome. Douce attente à vous tous, d'autant que certaines révélations de dernière minute risquent fort de changer votre regard sur certains personnages-clés...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

jeudi 21 décembre 2017

Fire Force tome 4 (Kana - Novembre 2017)


Alors que l'enquête de Shinra et d'Arthur progresse dans une toute nouvelle direction, de nouvelles révélations arrivent grâce aux laboratoires de la 5ème Brigade. Les torches humaines artificielles seraient générées grâce à une sorte d'insecte introduit directement dans le cœur des victimes. Pour le moment nous n'en savons pas davantage, mais Shinra quant à lui a bien vu quelqu'un portant l'uniforme de la Fire Force implanter un insecte chez une torche humaine... qui est le coupable ? C'est qu'Arthur et lui vont tâcher de découvrir en poursuivant leur enquête sous couverture, qui les pousse à se renseigner et à fouiller les appartements privés d'un des commandants de la 1ère Brigade, Karim, mais ce dernier s'avère au courant de leur investigation et leur révèle qu'il enquête lui aussi en secret au sein de sa Brigade pour démasquer le coupable. Les soupçons se portent bien vite sur l'autre commandant, Rekka, comme un frère pour Karim mais dont les intentions semblent de plus en plus louches à mesure que le temps passe. Et justement, nos héros retrouvent la trace de Rekka alors qu'il s'apprête à sacrifier des enfants pour trouver la flamme sacrée la plus pure, en créant d'autres torches humaines. Après un affrontement déchirant, Rekka est finalement neutralisé par Karim mais il n'aura pas le temps d'avouer ses crimes car quelqu'un l'exécute à distance avant de se replier dans l'inconnu, en profitant de l'apparition simultanée de torches géantes dans toute la ville pour distraire les membres des différentes Brigades. Tout semble revenir à la normale après cette affaire, mais l'empereur de Tokyo en personne convoque tous les capitaines des Brigades de la Fire Force pour leur ordonner de traquer celui qui se trouve derrière ces actions criminelles et impies, celui que l'on nomme le Grand Prédicateur... Shinra reçoit alors une information de la part d'un ennemi qui lui veut du bien, lui confirmant ce qu'il pensait déjà : s'il retrouve le Grand Prédicateur, il retrouvera également la trace de son frère disparu...

Un tome très riche en actions et en révélations, il devient évident que quelque chose de moche se trame dans le dos des Brigades de la Fire Force ou du moins avec le consentement de certains de leurs membres. Le dessin s'améliore un peu, c'est plus lisible qu'au début on retrouve le talent de l'auteur de Soul Eater même s'il conserve un style plus évolué que je n'affectionne pas forcément par rapport à celui de sa première série, plus épuré. Tome 5 à paraître en Janvier 2018, à très bientôt pour la suite !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 20 décembre 2017

Hellina (Tabou BD - Novembre 2017)


Hellina est une juge des Enfers, c'est à elle que revient la tâche ardue de maintenir l'équilibre sur Terre entre les différentes forces qui s'affrontent pour le contrôle de l'humanité depuis la grande guerre entre l'Enfer et les Cieux. Si peu d'espèces infernales respectent le traité déclarant l'humanité libre de choisir son camp, c'est malheureusement aussi le cas des terroristes angéliques qui tentent de faire de la Terre un nouveau champ de bataille à la gloire du Dieu déchu. Mais Hellina, c'est aussi et avant tout une bombe sexuelle avec énormément d'appétit et d'énergie à revendre, et rien ne vaut une petite coucherie improvisée après une dure bagarre surnaturelle ! Et si elle dispose d'encore un peu de temps elle pourra toujours enquêter sur cet étrange soulèvement ayant lieu aux Enfers, où une armée se masse peu à peu pour revendiquer la souveraineté. Hellina devra faire alliance avec d'anciens ennemis pour triompher et surtout pour ramener la paix dans les royaumes infernaux en libérant sa maîtresse. A suivre...
Dans la seconde moitié de l'album une autre histoire commence et Hellina va devoir affronter Pandora pour récupérer un artefact extrêmement puissant qui pourrait provoquer la fin du monde et la chute de toute l'humanité, entraînant une ultime guerre entre Ciel et Enfer après qu'une révolution se soit achevée aux Enfers en chamboulant l'équilibre des pouvoirs en place. Hellina va tenter de jouer sa propre carte dans cette partie de haut niveau, mais elle se retrouvera bien vite confrontée à son passé douloureux et à ses vieux démons qui la hantent...

Malgré une assez belle et profonde culture dans les domaines ésotériques qui demanderait de s'y plonger davantage, vous l'avez bien compris cette histoire n'est qu'un prétexte pour amener des scènes de nu et de sexe devant nos pauvres petits yeux. Bon rassurez-vous c'est bien plus joli à l'intérieur du bouquin que ce que ne laisse paraître la couverture choisie avec son visage ingrat et son bras squelettique. Les scènes sexuelles sont claires et pas franchement exceptionnelles non plus, c'est du niveau acceptable de pornographie soft dirons-nous. Le seul vrai reproche que l'on peut faire c'est le manque flagrant d'équilibre bien dosé dans cette histoire, ou plutôt dans ces deux histoires qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre et qui nous sont proposées ensemble par Tabou BD sans vraie connexion. Apparemment il y aura une suite, à surveiller donc en espérant que ce soit un peu mieux.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

jeudi 14 décembre 2017

Batman & the Justice League tome 1 (Kana - Novembre 2017)


Gotham City. Une ville où le taux de criminalité est le plus élevé du pays, une ville où la nuit apporte son lot de terreurs et d'horreurs aux pauvres citoyens livrés à eux-mêmes. Même la police est parasitée par la corruption et l'inaction face aux pires criminels. Mais dans cette ville de cauchemar, un guerrier veille et répand la justice : Batman, l'homme chauve-souris sans peur qui combat le crime sous toutes ses formes et d'où qu'il vienne. Rui Aramiya va faire sa connaissance alos qu'il vient d'arriver à Gotham, à la recherche de ses parents disparus dans un accident industriel un an plus tôt, et qu'il est sur le point de se faire tuer par des policiers corrompus. Batman intervient et sauve le jeune homme tout en remarquant qu'il sait se battre et qu'il possède de nombreuses armes de défense, malgré son hésitation à s'en servir. Le plaçant aux bons soins du commissaire Gordon, Batman remonte la piste d'un trafic mystérieux jusqu'à une usine possédée par le Joker ! Là, Batman découvre que Gotham City se trouve sur une ley line, une ligne d'énergie passant par les entrailles de la Terre et qui est en train de se masser sous la ville, entraînant une fluctuation importante des énergies négatives et donc du crime. Une énergie dont se sert le Joker pour faire sombrer dans la folie les citoyens malchanceux, mais Batman veille et parvient à neutraliser l'usine et à récupérer la source des expérimentations du Joker avant que ce dernier ne fasse tout exploser pour s'enfuir. Rui quant à lui parvient à fausser compagnie à Gordon mais c'est pour se retrouver entre les mains de Lex Luthor sur les lieux de l'accident qui coûta la vie à ses parents, du moins selon ce qu'on veut lui faire croire. Luthor semble très intéressé par le jeune garçon mais le laisse repartir avec la police, qui le soupçonne de collaborer avec le Joker mais sans en avoir la moindre preuve. Rui demande alors à Gordon de lui faire rencontrer Bruce Wayne, l'ancien employeur de ses parents, afin de lui demander de l'aide dans ses recherches. Mais à peine arrivé au manoir et ayant retrouvé sa mère inconsciente après ce que lui a fait subir le Joker, Rui est laissé à lui-même tandis que Batman se rend au port de Gotham où un nouveau vilain fait son apparition remarquée : Orm, l'Ocean Master et frère cadet d'Aquaman, s'est libéré de sa cellule de haute sécurité et se rend à Gotham pour tenter de maîtriser l'énergie des ley lines afin de renverser le monde de la surface et de s'emparer du trône d'Atlantis. Mais heureusement, Batman veille et pourra compter sur l'aide de ses alliés de la célèbre Justice League !

Je sais que ce manga est très décrié, beaucoup n'apprécient pas le dessin pourtant très travaillé et harmonieux de Shiori Teshirogi lorsqu'elle s'attaque aux héros de nos comics favoris. Pour ma part je n'ai que de bons commentaires à faire sur ce début de série, le dessin me plaît beaucoup c'est encore une fois un très bon exemple du talent polymorphe de l'auteur, capable de s'adapter à n'importe quelle contrainte artistique. Cette belle collaboration entre l'éditeur DC et le monde du manga nous apporte une passerelle idéale entre ces deux mondes, le manga et le comics, rejoints par des valeurs similaires et des personnages charismatiques. Peut-être que cela en fera criser plus d'un de voir une intrigue un rien japonisante se mêler dans les canons et codes du comics, mais pour moi c'est davantage un bel hommage sincère qu'une tentative marketing sans âme. Pour ce qui est de Batman, puisque c'est le seul que l'on rencontre vraiment pour l'instant, l'historique est très bien respecté, nous nous trouvons dans la période qui suit de près la mort de Jason Todd des mains du Joker et nous retrouvons le personnage accablé par ses propres démons et son deuil, tout comme il l'a été dans les comics de l'époque. Non vraiment, Shiori Teshirogi nous montre ici l'étendue de son talent et de sa capacité d'adaptation, avec un style résolument moderne qui se calque sur les New52 de DC et les designs de Jim Lee. On peut faire pire je pense comme références ! Un manga à suivre chez Kana donc, vivement la suite.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 13 décembre 2017

Red Sonja - Le Trône du Faucon (Graph Zeppelin - Novembre 2017)


Le message est porté par le vent et par le peuple dans toute l'Hyrkanie : le roi se meurt, et il est sans héritier. Nombreux sont les ennemis de l'Hyrkanie prêts à marcher sur le château royal pour prendre le pouvoir et annexer ce pauvre pays déjà divisé par les conflits internes entre les différentes populations. Originaire de ce même pays, la célèbre Red Sonja se rend au chevet du roi pour tenter de prolonger son existence, mais hélas rien n'y fait. En désespoir de cause, le monarque tente de nommer Sonja nouvelle souveraine du pays, mais cette dernière refuse, préférant conserver son rôle de guerrière autonome et ne pas céder aux tentations du pouvoir. S'éloignant alors quelques temps, Sonja espère que celui ou celle qui aura été choisi à sa place se montrera digne de la couronne...
Et justement, un an plus tard environ, elle est de retour sur ses terres natales et constate d'emblée un changement drastique : le peuple semble on ne peut plus heureux, l'armée vaillante et bienveillante, défendant tout le territoire de façon très efficace, et le commerce florissant, de même que la culture. Partout l'on chante les louanges du nouveau roi, qui a su apporter à l'Hyrkanie l'unité et la force qui lui manquaient depuis si longtemps, au point à présent de faire trembler les royaumes voisins jadis belliqueux. Qui est donc ce roi si bon, si doué pour les choses du pouvoir ? Mais Sonja va rapidement découvrir que malgré ce bonheur général apparent, l'Hyrkanie est plus divisée que jamais et que les basses couches de la population tremblent sous l'oppression des plus aisés et des plus ''purs'', ceux qui se considèrent comme de vrais Hyrkaniens supérieurs à tous ceux venus d'ailleurs. Savas, le roi-faucon, autrefois compagnon d'aventure de Sonja, a en effet réussi à convaincre le peuple d'Hyrkanie qu'il était le plus grand sur cette terre et que lui revenait le pouvoir total, en commençant par se débarrasser de la plèbe étrangère qui gangrène le pays. Dès qu'elle se rend compte de la vérité et de l'étendue du désastre, Sonja la guerrière solitaire redeviendra la Diablesse à l'Epée, la légende connue sur tout le continent et même au-delà, et montera une révolution destinée à chasser le roi-faucon du trône d'Hyrkanie et à ramené une véritable unité au sein de la nation et de tous les peuples qui la composent. La guerre est imminente, et Sonja ne sera pas sans alliés dans cette campagne car bien d'autres tentent d'éclairer la masse sur son sort par le biais des arts et des lettres, un terrain sur lequel le tout puissant roi-faucon ne peut se mesurer qu'en trichant et en fabulant. Traquée dans tout le royaume, Red Sonja est bel et bien de retour, prête à faire chèrement payer à Savas le roi-faucon son exercice du pouvoir et à incarner le fleuron de la révolution, son bras armé, le phœnix glorieux d'un nouvel âge...

Déjà commençons par les bons points car il y en a pas mal, en démarrant par la qualité d'édition que nous offre Graph Zeppelin pour cette histoire traduite admirablement en français et plutôt équilibrée, bien servie par l'éditeur et disposant d'une portée historique qu'on ne saurait ignorer, le récit nous contant l'ascension d'un souverain totalitaire portant la supériorité d'une ''race'' sur les autres, redorant le blason du pays tout en le divisant profondément. Cela ne vous rappelle personne dans notre Histoire ?
Ensuite, la traduction donc est de bonne qualité et c'est franchement très agréable de lire une aventure de Red Sonja aussi bien traitée. L'album dispose même d'une version collector destinée à Original Comics avec une autre couverture, mais j'ai personnellement préféré celle de Marguerite Sauvage que j'ai trouvé très inspirée et poétique. Alors pourquoi ai-je tout de même le sentiment de ne pas être totalement satisfait ?
Point la faute de Graph Zeppelin il n'y sont pour rien et ont magnifiquement fait leur travail encore une fois. Non en réalité c'est l'histoire en elle-même qui me pose problème, plus particulièrement le traitement du personnage de Red Sonja. En fait, c'est surtout le fait que l'auteur, Marguerite Bennett, tronque volontairement le passé de la Diablesse à l'Epée et se permet de changer sa légende, son mythe, dans le but de créer des connexions entre les différents personnages de son récit. En soit c'est habile et effectivement ça sert correctement le récit, mais pour un vrai connaisseur et lecteur des aventures de Red Sonja il y a quelques petits détails historiques qui choquent. Je sais que cette série est une série bien à part du reste du mythe de la rousse guerrière, et qu'elle est certainement la série complète idéale pour faire démarrer Red Sonja dans cette nouvelle édition de ses aventures chez nous, mais je persiste à me demander s'il n'y avait pas meilleur choix à faire parmi toutes les mini-séries disponibles chez l'éditeur Dynamite en V.O., plus fidèles au personnage et à ses origines.
Mais bon, rien ne sert de cracher dans la soupe néanmoins car comme je le disais on a le droit à une très belle et bonne édition, qui fait vraiment plaisir et qui ravira les étagères de votre bibliothèque avec raison ! Rien que pour ça, on peut passer outre les quelques défauts de l'histoire et se dire que finalement on est pas si mal servis par l'éditeur, qui se veut lui aussi grand connaisseur. Une prochaine histoire de Red Sonja arrivera courant Janvier 2018 d'après ce que l'on peut déjà voir sur les sites de commandes comme Original Comics, avec une couverture variante de J. Scott Campbell (le genre de cadeau qui ne se refuse pas !) et qui reprendra en fait la mini-série la plus récente chez Dynamite, où Sonja se retrouve propulsée dans notre époque à la suite d'un combat mystique. Ca promet, et comptez sur moi pour être au rendez-vous et attendre cette nouvelle histoire au tournant !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 9 décembre 2017

Injustice tome 10 - Année 5, 2ème partie (Urban Comics - Novembre 2017)


Les événements se précipitent dans ce dixième tome de la saga qui bouleverse tous les codes de l'univers DC. Aujourd'hui les dissensions sont plus nombreuses que jamais, et de tous côtés les héros commencent à quitter le combat. Batman perd des partisans précieux avec le départ de Batwoman, Batgirl et Catwoman, tandis que de son côté le régime totalitaire de Superman entre dans une nouvelle phase en interdisant officiellement tout rassemblement. Alors, quand à Gotham la population se soulève en invoquant le nom du Joker, c'est l'étincelle qui fait exploser la poudrière. Superman massacre 250 personnes rassemblées sous le nom du Joker pour faire changer les choses, et les seuls témoins sont totalement livrés à eux-mêmes. Pour faire sortir Batman de son trou, Superman n'a plus qu'une seule solution : s'en prendre à celui qui lui est le plus cher. Quelqu'un fait alors s'évader Zsasz, le tueur aux nombreuses victimes et cicatrices, et l'envoie dans la Batcave pour affronter un Alfred au bord du gouffre mais refusant toujours de trahir son maître. Quand l'attaque se solde par la mort d'Alfred, c'est un nouveau point de non-retour qui est franchi et Batman se met à traquer le tuer sans aucune pitié afin d'obtenir la preuve que c'est bien Superman qui l'a relâché. Mais l'intervention de Damian l'empêche d'en finir avec le dictateur, quand Flash décide subitement de sauver le Chevalier Noir et de remettre en question les méthodes de ses confrères. Barry possède le pouvoir de voyager dans le temps grâce à la Force Véloce, mais y aura-t-il recours pour empêcher tous les événements de ces cinq dernières années de se produire ? Batman aimerait que Flash retourne dans le passé pour arrêter le Joker avant la tragédie qui changea Superman à jamais, mais le bolide hésite encore et ne sait vers quelle voie se tourner...
D'un autre côté, le clone raté de Superman vit ses propres aventures et tragédies personnelles quand il perd le contrôle de ses pouvoirs et tue de nombreuses personnes par mégarde, y compris son meilleur ami le Trickster. Traqué par les forces du régime, le clone tente le tout pour le tout et se rend jusqu'au laboratoire de Lex Luthor pour lui demander de l'aide, le pensant être son créateur, mais Lex l'envoie jusqu'à la Forteresse de Solitude après avoir en vain essayé de se débarrasser de lui, preuve très gênante de ses expériences interdites. Alors que Doomsday et le clone se battent à mort, Superman intervient mais ne parvient pas à éviter le décès du clone malgré un retournement de situation. Désormais il confie à Lex la tâche de remonter les origines de ce clone, une tâche que Luthor va devoir accomplir sans faillir. De son côté Sinestro a été témoin de l'évasion de Victor Zsasz et sait peut-être qui se trouve derrière tout ça. Parlera-t-il ? Superman est-il bien coupable ? Une chose est sûre cependant, c'est que la lutte devient de plus en plus inégale et acharnée entre les différents protagonistes, et que le vent s'apprête à changer de direction pour plus d'un. Harley Quinn quant à elle essaie de donner un sens à sa nouvelle vie et de convertir Shazam à la cause de la résistance, sans succès. La belle psychotique semble toutefois avoir encore une carte dans sa manche...

Si le dessin n'est désormais plus aussi excellent que dans les premiers tomes, l'histoire reste très mouvementée et remplie de questions pour le lecteur partagé entre ses différentes idoles s'entredéchirant. Globalement l'intérêt est maintenu mais ça sent un peu le remplissage par moments, comme pour faire durer le plus possible un récit qui arrive bientôt en bout de course de toute façon. Encore deux tomes si l'on en croit la parution V.O. et les indications d'Urban, espérons que les quelques défauts graphiques seront vite corrigés pour nous offrir une fin époustouflante nous conduisant directement au jeu-vidéo lui-même et à sa suite !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 6 décembre 2017

Batman - The Dark Prince Charming tome 1 (Dargaud - Novembre 2017)


Alors que le Joker refait à nouveau parler de lui en accomplissant un casse sanglant dans une bijouterie de luxe, Batman s'efforce de le neutraliser mais parvient seulement à limiter les dégâts durant la fuite du vilain. Ce dernier se rend alors à son repaire pour l'anniversaire d'Harley Quinn, pour qui il avait prévu un magnifique collier de perles qu'il a malheureusement perdu. Mais qu'à cela ne tienne, une autre idée de cadeau lui vient à l'esprit en regardant les informations... d'ailleurs, autre chose le frappe quand il entend les ragots de la ville selon lesquels Bruce Wayne serait attaqué en justice par une femme voulant faire reconnaître son enfant de huit ans par le milliardaire et exigeant dédommagement. Le Joker va alors mettre sur pieds un plan comme lui seul à le secret et kidnapper la jeune fille, tandis que Batman va alors s'efforcer de remuer ciel et terre pour la retrouver à tout prix, quitte à brutaliser davantage ses méthodes et son éthique. Une chasse commence à Gotham City, un dangereux jeu d'ombres entre le Chevalier Noir apparemment pas si exemplaire et le Clown Prince du Crime aux idées tordues. Qu'adviendra-t-il de la petite fille, Alina, entre les mains du fou furieux ? Qui est réellement son père ? Batman parviendra-t-il à la sauver ?

Une excellente histoire sur Batman et son univers, autorisée par DC et confiée à Enrico Marini, le dessinateur de génie derrière les bandes-dessinées Les Aigles de Rome et Scorpion. Carte blanche pour l'auteur-dessinateur qui met alors en scène les personnages dans une magnifique course-poursuite acharnée à travers une Gotham hors normes, tellement belle et envoûtante. Le dessin est tout à la fois détaillé et abstrait, juste ce qu'il faut à chaque fois, l'univers et l'ambiance autour des aventures de Batman sont très bien respectés, aucune fausse note. Cette histoire pourrait totalement s'insérer dans la continuité normale du Chevalier Noir, plutôt dans les années post-Silence de Jim Lee. Tout y est excellent, tout s'imbrique, tout est parfaitement fluide, bref un vrai plaisir à lire et à offrir en cette période de fêtes qui commence. Ne le boudez pas, c'est vraiment exceptionnel ! Et vivement la suite et fin de cette histoire dans la seconde partie ! C'est la rencontre privilégiée et parfaite entre les comics et la bande-dessinée, un graphic-novel unique en son genre et tellement bien réussi et travaillé. Merci Dargaud pour cette chouette bonne idée et ce format si grand et confortable.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 2 décembre 2017

L'Epouvanteur tome 14 - Thomas Ward l'épouvanteur (Joseph Delaney - Bayard jeunesse - Novembre 2017)


Le Malin a finalement été vaincu, au terme d'une bataille sans merci autour de la Pierre des Ward. Mais le prix à payer fut lourd pour tous les protagonistes et défenseurs du Comté. John Gregory n'est plus, fauché par la mort durant les combats acharnés. C'est désormais à son ancien apprenti Thomas Ward que revient la lourde tâche de défendre le Comté depuis Chipenden, en tant que nouvel épouvanteur en titre. Et, si la période qui suit les récents événements se maintient plutôt calme, l'Obscur n'a pour autant pas perdu de sa dangerosité et une nouvelle menace pointe à l'horizon, incarnée par les mages Kobalos venus du Grand Nord, qui ont juré de réduire l'humanité en esclavage. Grimalkin, la sorcière-tueuse, connaît bien les Kobalos désormais après les avoir longuement étudié, et elle vient demander à Tom de l'accompagner dans le Nord pour en apprendre davantage sur leurs ennemis, tout en ayant un plan bien à elle derrière la tête. Tom de son côté doit faire face à une situation nouvelle qu'il n'envisageait pas de sitôt : il doit former sa propre apprentie, Jenny, septième fille d'une septième fille et parfaitement apte au travail d'épouvanteur. Si la tâche est difficile dans les premiers temps, la jeune femme se fait assez vite à sa nouvelle vie et se montre une élève attentive, tout en bousculant un peu les codes très fermés hérités de John Gregory. Mais il faudra faire vite car la menace se développe sans attendre et Tom parvient non sans mal à vaincre un Kobalos infiltré sur les terres du Comté en avant-garde de son armée. Le destin est en marche et rien ne saurait arrêter la terrible progression des Kobalos, à moins d'un miracle...

Si vous vous attendiez à un retour flamboyant et héroïque au sein de l'univers bien sombre de l'épouvanteur, passez votre chemin. Ici il ne sera question que de doutes, de peurs, de terribles dangers et de mort certaine. Joseph Delaney revient sur sa saga-phare pour nous proposer une nouvelle ère, celle de Thomas Ward, avec de nouveaux adversaires et de nouveaux enjeux pour le Comté, mais également pour le reste de l'humanité. Le style global change un peu puisque nous devons nous adapter à un nouveau personnage qui aura elle aussi sa part du récit à raconter, mais on retrouve avec plaisir la mécanique bien huilée de cet univers fantastique et effrayant à la fois. Ces nouvelles Chroniques de l'Epouvanteur, sous le nom de The Starblade Chronicles en V.O., s'intègrent chez nous dans la continuité parfaite des tomes précédents, tout comme par exemple la suite de L'Epée de Vérité de Goodkind chez Bragelonne. Pas de changement de numérotation donc, tout peut se lire à la suite sans problème. Mais attendez-vous toutefois à quelques surprises de taille, car dans cette nouvelle ère tout peut basculer d'un moment à l'autre...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 22 novembre 2017

Lady Mechanika tome 4 (Glénat Comics - Novembre 2017)


Dans ce tome-ci, deux histoires complètes !

Dans Les garçons perdus de West Abbey, Lady Mechanika et Lewis son fidèle assistant seront confrontés à des disparitions d'enfants inquiétantes dans le quartier de West Abbey. Des enfants des rues, laissés à eux-mêmes ou sous la protection précaire de bonnes âmes, mais vulnérables malgré tout aux dangers que renferme la cité mécanique... car en effet, une sombre magie semble être à l’œuvre ces derniers temps, emportant les enfants loin de chez eux et les torturant affreusement avant de mettre fin à leurs souffrances, dans un but encore mystérieux. Qui se cache derrière cette horrible affaire ? Avec l'aide de l'inspecteur Singh, Lady Mechanika va rapidement remonter la trace du criminel et le confronter, mais il sera peut-être trop tard pour l'empêcher de commettre une dernière ignominie...

Dans La Dama de la Muerte, Lady Mechanika part seule au Mexique pour un voyage à nul autre pareil, au cours duquel elle tâchera de se remettre de la mort de l'un de ses proches partenaires. Alors qu'elle est accueillie avec joie et malice par les villageois, qui lui proposent de fêter avec eux le Jour des Morts, elle se retrouve soudain face à un immonde chantage sanglant imposé par un gang de brutes locales se faisant passer pour des émissaires de la Mort, utilisant les croyances des habitants pour mener la belle vie sur les offrandes qui leur sont faites. Après un drame inqualifiable, Lady Mechanika décide de tout faire pour stopper ces hommes et rendre la justice, même si pour cela elle devra elle-même faire un voyage d'ordinaire sans retour...

Deux excellentes histoires, la plus développée étant la seconde qui met vraiment à l'honneur le Mexique et ses légendes autour des défunts, une bien belle aventure au cœur du pays natal de l'auteur. Le dessin est splendide, jouant toujours sur les zones d'ombres et de lumières pour magnifier les personnages et les décors fourmillant de détails. Joe Benitez et ses collaborateurs sont passionnés par ce qu'ils font et ça se sent, on ne peut désormais qu'attendre avec impatience le prochain tome déjà annoncé par Glénat, et d'ici-là relire encore une fois celui-ci avec grand plaisir, d'autant qu'il véhicule énormément d'informations et d'émotions.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 8 août 2016

La question du lundi n°6 : Les fans sont-ils trop exigeants ?


La question de la semaine peut paraître éculée, l'on parle communément sur le net de sujet ''tarte à la crème'' ou de ''marronnier'' pour ce genre de problématique. Ici loin de nous l'idée de partir dans des débats stériles, mais de faire un simple état des lieux par le prisme d'un événement récent de la geekosphère : la présentation des premières images du Justice League de Zack Snyder.

 Dans le cadre de la San Diego Comic-Con, célèbre convention américaine des loisirs geek -et plus spécifiquement des comics et du cinéma- fut dévoilé par la Warner Bros. un teaser d'environ 2 minutes 30 de la suite du controversé Batman v Superman (sous-titré à juste titre Dawn of Justice – l'Aube de la Justice en français). Précisons pour le contexte que le film est encore en cours de tournage et que sa sortie n'est prévue que pour Novembre 2017. De fait il s'agit seulement d'un bref aperçu de la direction prise et annoncée par la Warner : Justice League se veut plus léger, moins sombre que son prédécesseur.
Réaction des fans suite à cet extrait sensé les aguicher (nous nous limitons ici bien sur au web français) ? Très tranchées et controversées, en dehors des éternels enthousiastes qui s'extasient devant la moindre image l'accueil fut plutôt froid. Voici en résumé les principaux commentaires négatifs qui ressortaient : "La Warner copie la méthode Marvel et veut tout aseptiser", "Ils n'ont rien compris et changé complètement de direction", "Bruce Wayne fait de l'humour ! On dirait une pâle copie de Tony Stark (Iron-Man) ! C'est inadmissible", " Les effets sont pourris, les blagues tombent à plat et n'ont rien à faire dans un film DC » etc, etc.

Pour comprendre ces critiques, il faut expliquer que les fans et les gens en général ont des préjugés assez ancrés sur les films des écuries concurrentes Marvel et DC. Ainsi Marvel se doit d'être fun et spectaculaire tout en débitant des vannes au kilomètre tandis que DC se doit d'être plus sérieux et réaliste, plus cérébral. Dans le cas de DC cette impression est accentuée par la trilogie très premier degré de Christopher Nolan sur Batman et sur les cinq dernières années de comics DC baptisées New52 qui tranchaient avec la continuité de l'éditeur avec une atmosphère résolument plus sombre dans chacune de leurs séries et personnages phares. Pourtant au regard des 75 ans d'Histoire et d'histoires de DC Comics, les adaptations cinématographiques devraient être amenées à pouvoir adopter une pluralité de ton, ce qui semble d'ailleurs se dégager du prochain film Suicide Squad.
Le cœur du problème à notre sens sur l'exigence des fans et leur promptitude à tout critiquer (la fameuse minorité bruyante face à la majorité silencieuse...) dans le cadre de cet exemple précis, c'est que ce sont aussi les premiers à avoir critiqué le travail de Zack Snyder sur Batman v Superman ! Les mêmes sont à se plaindre que celui-ci était résolument trop sombre et à fustiger la direction qui semble être prise à l'heure actuelle par le studio et leurs prochaines productions, à savoir un ton plus nuancé sans être forcément un copié-collé de la formule Marvel Studios. Autant ces critiques sur un film étant sorti sont légitimes (et dont la version longue a d'ailleurs rasséréné nombre de mécontents et déçus depuis), autant il est étonnant de voir ces mêmes personnes s'emporter devant des images qui sont pour le moment plus de l'ordre d'intention que d'un véritable trailer (et dont il faut se méfier de toute façon, dans un sens comme dans l'autre). L'on touche ici à l'exagération typique des commentaires sur internet, cette véhémence qui pousse chacun à donner son avis sur tout et toutes choses sans être dans la retenue et avoir le recul nécessaire.

Mais le fan a par essence le sang chaud, il est de nature à s'emporter face à un sujet qu'il affectionne et croit connaître. Car au final cette exigence parfois déplacée de ces passionnés vient simplement de leur profonde méconnaissance ou compréhension globale du sujet. Il est même à se demander pour les plus bornés s'ils n'en oublient pas la thématique abordée pour virer dans le conflit permanent (alors source de satisfaction pour eux) et à qui on attribue le nom peu élogieux de troll sur les forums et autres fils de discussion.
Ne généralisons toutefois pas ces adeptes de la rhétorique stérile, fort heureusement il ne s'agit pas de la majorité des internautes. Certains fans ont simplement tendance à réagir sur le coup de l'émotion avant de se calmer rapidement par eux-mêmes et de pouvoir alors entamer un vrai débat de fond. Mais dans l'optique de notre exemple, il apparaît bien tôt pour se forger un avis sur ce que sera la Justice League au cinéma, qui semble pour l'instant pâtir surtout du bad buzz émanant encore de Batman v Superman, film certes imparfait mais qui a le mérite d'être à la fois une adaptation intéressante de l'univers comics DC mais aussi une vraie œuvre de cinéma. Rendez-vous en Novembre 2017 pour la réponse définitive !
 
Si cet article vous a plu ou déplu, merci de le faire savoir dans les commentaires et de le partager ! Le débat reste toujours ouvert, et les nouvelles idées sont toujours les bienvenues ! Merci en tout cas de nous avoir suivi jusqu'à la fin, et rendez-vous une prochaine fois pour un autre sujet !