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jeudi 5 mars 2020

Batman & the Justice League tome 4 (Kana - Septembre 2019)


Dernier tome de la série.

La situation est des plus catastrophiques : Gotham City est menacée par un terrible tremblement de terre, déclenché par le rituel d'ouverture des Annales Akashiques ! Rui cède en effet à l'influence néfaste de son oncle maudit et lui livre le contrôle de son corps et des énergies qui y circulent, ce qui permet au groupe mené par Luthor d'ouvrir le passage vers un nouveau monde...

Tandis que les plus grands héros de la Terre combattent les forces du Mal, personnifiées par l'intervention d'Arès et de Sinestro dans le conflit, Luthor et sa clique d'Injustice League sont sur le point de mettre la main sur le pouvoir capable de détruire ou de créer des mondes entiers, l'essence même des Ley Lines. Lex désire s'en emparer pour ouvrir la voie vers un monde meilleur selon lui, un monde où une élite triée sur le volet dirigera le reste de la population et où les rêveries et faiblesses engendrées par l'apparition des super-héros ne seront plus de mise. C'est évidemment tout ce que veulent éviter Superman, Batman et leurs confrères, qui se jettent à corps perdu dans la bataille. Grâce à Cyborg les données auxquelles avait accès Luthor sont supprimées, mais il est trop tard cependant pour arrêter le processus et les Annales Akashiques sont sur le point d'être ouvertes par le premier qui pourra y entrer.

Luthor fait tout son possible pour y parvenir mais il sera, comme toujours, défait par un Superman fort de ses propres convictions et par le soutien de ses nombreux camarades. Et alors que les plus puissants de nos héros affrontent Arès aux portes des Annales, c'est à Batman qu'il revient de ramener l'esprit de Rui à la raison, en l'aidant à triompher de ses peurs les plus profondes. Mais lorsque le Joker prend soudain le contrôle des flux d'énergies, la situation devient explosive et tout peut basculer n'importe quand ! Il faudra une fois de plus tout le sang froid et la maîtrise de Batman pour réussir à vaincre la folie furieuse de son ennemi, afin de préserver le monde, Gotham, et l'âme d'un jeune garçon perdu...

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Voici la fin de cette petite série qui au final n'aura pas duré très longtemps, je pense que les ventes ne devaient pas vraiment être au rendez-vous... mais j'ai aimé, du début à la fin, parce que c'était très bien dessiné (Shiori Teshirogi est une de mes artistes préférées depuis un moment dans le domaine du manga) et surtout très bien scénarisé.

Alors certes je reconnais aussi qu'il y a énormément de survol et de facilités pour certaines parties de l'intrigue, et que le mariage des comics et des mangas ne se fait pas si bien que cela au bout du compte. Mais dans l'ensemble il faut admettre que c'était plutôt enchanteur, entraînant, et que l'on ne s'est pas ennuyé un seul instant en vibrant au rythme trépidant de cette aventure mixte. Les personnages sont tous très bien saisis et développés par le récit, avec pour chacun ses motivations profondes et un beau résumé de ce qui l'anime, et ça va chercher parfois assez loin dans les comics (principalement la période New52 bien sûr) pour permettre de justifier tel ou tel comportement ou telle référence.

Pas un succès, c'est clair, mais pas forcément un échec non plus, cette petite série que l'on pourrait qualifier de publicitaire remplit son office et ne décevra pas un fan prêt à mélanger les genres et les codes pour un peu de bon temps avec ses personnages préférés. Merci Kana !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

jeudi 24 janvier 2019

Batman & the Justice League tome 3 (Kana - Novembre 2018)


Aquaman affronte son frère cadet, Ocean Master, pour sauver Gotham City d'un véritable tsunami déclenché par sa fureur et le pouvoir des leys lines ! Alors que tout semble critique, Arthur parvient à atteindre la conscience de son frère Orm au-delà de la terrible énergie qui en a pris possession et à réveiller des souvenirs enfouis qui parviennent à ramener Ocean Master à la raison juste à temps. Hélas il est trop tard pour stopper la vague destructrice... mais c'est à cet instant qu'intervient Superman, qui réussi contre toute attente à bloquer le tsunami grâce à ses pouvoirs faramineux tandis que Batman affronte de son côté l'étrange Akurou pour lui faire perdre le contrôle des leys lines dont il a pu s'emparer. Le combat tourne finalement à l'avantage du héros, mais pour combien de temps encore ? Le vilain semble avoir quelques tours en réserve, et pendant ce temps Wonder Woman se bat au manoir Wayne contre l'énergie maléfique qui s'est emparée de la mère de Rui. La princesse des Amazones encourage notre jeune héros malgré lui à entrer en contact avec l'âme de sa mère, au plus profond de la tourmente, afin de la libérer de l'influence néfaste qui l'anime. Grâce à cet effort de volonté et au lasso de vérité de Wonder Woman, rien n'est impossible et bientôt la mère de Rui retrouve sa santé mentale et est sauvée de la destruction qui lui était promise. Les choses se calment à Gotham, c'est à cet instant que nous voyons apparaître pour la première fois Green Lantern, alias Hal Jordan, venu prêter main forte à ses compagnons d'arme. Hal semble se doute que quelqu'un d'autre observe ce qui se passe actuellement sur Terre, et il compte bien l'accueillir comme il se doit lorsqu'il se manifestera. Pendant ce temps, dans les entrailles de la Batcave, le secret des leys lines est dévoilé et Rui se lance dans une quête initiatique pour maîtriser leur terrible puissance, alors même qu'en surface Lex Luthor accueille Sinestro en personne au sein de son Injustice League, dont le but ultime, au-delà de la conquête du monde, est bien sûr la destruction totale des membres de la Justice League ! Et justement, un nouvel ennemi fait son apparition devant le manoir Wayne... le combat entre Néga-Flash et Green Lantern s'engage et rien ne semble en mesure de les arrêter !

Le manga devient de plus en plus intéressant à mesure qu'il entre dans la mythologie bien connue de l'éditeur DC Comics en exploitant des personnages que l'on attendait pas forcément, ou bien au contraire que l'on attendait de voir avec impatience ! Les vilains se dévoilent un peu plus, les héros se regroupent et s'unissent, bref on a l'impression d'être devant une aventure classique de la Justice League, version New52 bien sûr, qui nous transporte dans une intrigue mystique pas franchement inutile qui donne au récit une petite dimension supplémentaire dans l'héroïsme avec la conception nippone de cette idéal. Certains semblent continuer d'être totalement insensibles à cette histoire et à son dessin, pourtant excellent de la part de Shiori Teshirogi comme toujours, et j'espère vraiment que la série gagnera peu à peu son lectorat fidèle car elle mérite vraiment d'être lue, ne serait-ce que pour introduire pour tous les personnages que l'on verra prochainement au cinéma dans les films de Warner. Typiquement, ce troisième tome est sorti juste avant le film Aquaman et la présence en bonus d'un chapitre supplémentaire consacré au héros des océans n'est pas un hasard, même si avec le recul on peut se dire que le film a fort peu respecté les relations entre Arthur et son frère Orm alors que le manga y parvient sans peine. Rendez-vous d'ici le prochain film prévu j'imagine pour le tome 4 dont il n'y a actuellement pas encore de date de sortie annoncée, mais que j'attends avec impatience vu l'excellence du niveau de dessin et de narration que l'on a jusqu'à présent ! Donnez sa chance au manga, il vaut le coup vous verrez !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

jeudi 17 mai 2018

Batman & the Justice League tome 2 (Kana - Mai 2018)


Orm arrive. L'Ocean Master approche des côtes de Gotham City, attiré par le pouvoir des ley lines se réunissant à proximité. L'affrontement avec le Chevalier Noir tourne cependant court quand le Joker intervient pour enlever Orm au beau milieu du combat et le conduire dans sa tanière, où le pouvoir des ley lines pourra lui être confié afin qu'il puisse détruire le monde de la surface comme il le désire. Batman n'a plus le choix, il est obligé d'accepter l'aide des membres de la Justice League ! Wonder Woman, Superman et Aquaman rejoignent aussitôt la partie et s'occupent chacun d'un adversaire en particulier, Aquaman se concentrant sur son frère qui fait son grand retour dopé par le pouvoir mystique des ley lines, tandis que le Joker supervise le tout depuis le ciel et assiste en riant à la fin d'un monde. Et pendant que les deux frères ennemis s'affrontent sous l'eau avec une puissance redoutable, Batman et Superman tentent d'arrêter le Joker et son nouvel allié mais ils doivent également protéger Gotham des assauts de la tempête. Wonder Woman quant à elle entreprend de ramener la conscience de la mère de Rui dans la réalité alors que les pouvoirs qu'elle tient elle aussi des ley lines par la faute du Joker se déchaînent et deviennent incontrôlables. Nos héros seront-ils de taille à sauver non seulement la ville de Gotham, mais aussi le monde de la surface ?

On n'en saura pas davantage sur Rui et les mystères qui les entourent sa mère et lui, car l'action principale de ce tome se concentre surtout sur le duel entre les frères ennemis Arthur et Orm, Aquaman et Ocean Master. Deux poids lourds de l'univers DC qui s'affrontent au milieu des éléments déchaînés avec pour enjeu rien moins que la survie de l'espèce humaine, il y a donc un sacré spectacle ! Le dessin est un peu mieux maîtrisé cette fois que dans le premier tome, les personnages sont plus cohérents avec l'image qu'on leur connait normalement et agissent en accord avec leurs personnalités et objectifs tels qu'ils sont exposés chez DC. On dirait un étrange mélange entre l'univers classique et celui des New52, où le dessin animé La Ligue des Justiciers viendrait rencontrer les codes du manga mélangés à ceux des comics et où la première histoire adaptée serait ni plus ni moins que Le Trône d'Atlantis, troisième tome de la série Justice League sous l'ère des New52 et assez gros succès à l'époque. C'est plaisant à suivre, rapide à lire et plein de peps, n'en déplaise aux détracteurs de ce gentil manga signé Shiori Teshirogi et DC Comics. Une artiste talentueuse qui prouve ici qu'elle sait composer avec des univers totalement différents à-priori mais qui peuvent se rejoindre si l'on sait tirer les bonnes ficelles. A suivre donc !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

jeudi 14 décembre 2017

Batman & the Justice League tome 1 (Kana - Novembre 2017)


Gotham City. Une ville où le taux de criminalité est le plus élevé du pays, une ville où la nuit apporte son lot de terreurs et d'horreurs aux pauvres citoyens livrés à eux-mêmes. Même la police est parasitée par la corruption et l'inaction face aux pires criminels. Mais dans cette ville de cauchemar, un guerrier veille et répand la justice : Batman, l'homme chauve-souris sans peur qui combat le crime sous toutes ses formes et d'où qu'il vienne. Rui Aramiya va faire sa connaissance alos qu'il vient d'arriver à Gotham, à la recherche de ses parents disparus dans un accident industriel un an plus tôt, et qu'il est sur le point de se faire tuer par des policiers corrompus. Batman intervient et sauve le jeune homme tout en remarquant qu'il sait se battre et qu'il possède de nombreuses armes de défense, malgré son hésitation à s'en servir. Le plaçant aux bons soins du commissaire Gordon, Batman remonte la piste d'un trafic mystérieux jusqu'à une usine possédée par le Joker ! Là, Batman découvre que Gotham City se trouve sur une ley line, une ligne d'énergie passant par les entrailles de la Terre et qui est en train de se masser sous la ville, entraînant une fluctuation importante des énergies négatives et donc du crime. Une énergie dont se sert le Joker pour faire sombrer dans la folie les citoyens malchanceux, mais Batman veille et parvient à neutraliser l'usine et à récupérer la source des expérimentations du Joker avant que ce dernier ne fasse tout exploser pour s'enfuir. Rui quant à lui parvient à fausser compagnie à Gordon mais c'est pour se retrouver entre les mains de Lex Luthor sur les lieux de l'accident qui coûta la vie à ses parents, du moins selon ce qu'on veut lui faire croire. Luthor semble très intéressé par le jeune garçon mais le laisse repartir avec la police, qui le soupçonne de collaborer avec le Joker mais sans en avoir la moindre preuve. Rui demande alors à Gordon de lui faire rencontrer Bruce Wayne, l'ancien employeur de ses parents, afin de lui demander de l'aide dans ses recherches. Mais à peine arrivé au manoir et ayant retrouvé sa mère inconsciente après ce que lui a fait subir le Joker, Rui est laissé à lui-même tandis que Batman se rend au port de Gotham où un nouveau vilain fait son apparition remarquée : Orm, l'Ocean Master et frère cadet d'Aquaman, s'est libéré de sa cellule de haute sécurité et se rend à Gotham pour tenter de maîtriser l'énergie des ley lines afin de renverser le monde de la surface et de s'emparer du trône d'Atlantis. Mais heureusement, Batman veille et pourra compter sur l'aide de ses alliés de la célèbre Justice League !

Je sais que ce manga est très décrié, beaucoup n'apprécient pas le dessin pourtant très travaillé et harmonieux de Shiori Teshirogi lorsqu'elle s'attaque aux héros de nos comics favoris. Pour ma part je n'ai que de bons commentaires à faire sur ce début de série, le dessin me plaît beaucoup c'est encore une fois un très bon exemple du talent polymorphe de l'auteur, capable de s'adapter à n'importe quelle contrainte artistique. Cette belle collaboration entre l'éditeur DC et le monde du manga nous apporte une passerelle idéale entre ces deux mondes, le manga et le comics, rejoints par des valeurs similaires et des personnages charismatiques. Peut-être que cela en fera criser plus d'un de voir une intrigue un rien japonisante se mêler dans les canons et codes du comics, mais pour moi c'est davantage un bel hommage sincère qu'une tentative marketing sans âme. Pour ce qui est de Batman, puisque c'est le seul que l'on rencontre vraiment pour l'instant, l'historique est très bien respecté, nous nous trouvons dans la période qui suit de près la mort de Jason Todd des mains du Joker et nous retrouvons le personnage accablé par ses propres démons et son deuil, tout comme il l'a été dans les comics de l'époque. Non vraiment, Shiori Teshirogi nous montre ici l'étendue de son talent et de sa capacité d'adaptation, avec un style résolument moderne qui se calque sur les New52 de DC et les designs de Jim Lee. On peut faire pire je pense comme références ! Un manga à suivre chez Kana donc, vivement la suite.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

jeudi 7 septembre 2017

Saint Seiya - The Lost Canvas Chronicles tome 16 (Kurokawa - Août 2017)


Dernier tome de la série.

La bataille finale pour la sauvegarde du Sanctuaire est lancée, Hakurei affronte le Chevalier d'Or du Bélier ayant pris possession des esprits de ses frères d'armes, Gate Guard. Alors que tout semble pencher en faveur du Chevalier d'Or renégat, c'est soudain Hakurei qui prend l'avantage en usant d'une technique réservée au seul Chevalier de l'Autel, une technique qui permet de disperser la cosmo-énergie d'un chevalier et de la renvoyer dans le flux divin. Gate Guard, désormais aussi faible qu'un humain normal, ne parvient plus à supporter et à maîtriser son armure d'or et disparaît tout à coup grâce à l'apparition inespérée d'un sauveur, le Chevalier d'Or de la Balance. Problème, il n'y a plus eu de chevalier de ce signe du zodiaque depuis des années. Qui donc est ce nouvel ennemi qui possède le contrôle des différentes armes de la Balance ? Sage et Hakurei devront rejoindre le palais du Grand Pope avant que ne soient lancés sur la Terre les terribles forces des Chevaliers d'Or possédés, prêts à s'emparer du monde pour y imposer une paix forcée. Là, les jumeaux découvriront l'horrible vérité : le Grand Pope Itia, décédé, est revenu à la vie par l'effet de la noire magie d'Hadès et de ses servants, et a décidé après 250 ans à lutter pour préserver un monde qui ne fait que s'entredéchirer, que l'humanité ne valait pas le coup d'être éclairée et qu'il lui fallait imposer la paix par la force, sur l'ensemble de la planète. Sage et Hakurei vont devoir lutter contre celui qui fut autrefois leur mentor et qui leur enseigna la voie de la justice et de l'équité, un Grand Pope usé et éreinté par des années de désespoir et ayant cédé à ses mauvaises pensées. Parviendront-ils à le ramener sur le droit chemin et à enrayer la progression des Chevaliers d'Or possédés avant qu'ils n'asservissent le monde tout entier ?

Shiori Teshirogi nous fait ici ses adieux aux fans de l'univers Saint Seiya, après presque 12 ans de travail dessus et deux séries, rien que ça. En bonus de ce dernier tome vous retrouverez avec grand plaisir une petite encyclopédie de tous les personnages apparus dans The Lost Canvas ET The Lost Canvas Chronicles, comme on avait eu du temps de Kana sur la toute première série Les Chevaliers du Zodiaque. Avec ce dernier tome, c'est tout un pan de la saga qui se referme, laissant désormais le futur de Saint Seiya Omega poursuivre l'aventure dans sa propre direction. Un grand merci à Shiori Teshirogi, qui nous aura fait vivre passionnément le quotidien et les conflits de ces grands Chevaliers d'Or du passé, tout comme l'ensemble du Sanctuaire. On retiendra un dessin clair, précis et harmonieux, facilitant grandement la lecture de l'ensemble. Merci beaucoup Kurokawa pour ces deux séries exceptionnelles !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

jeudi 4 mai 2017

Saint Seiya - The Lost Canvas Chronicles tome 15 (Kurokawa - Avril 2017)


Il est désormais temps de refermer le livre d'histoires, les chroniques des Chevaliers d'Or s'achèvent enfin... mais il reste encore un récit à raconter, une autre Guerre Sainte à relater à celles et ceux qui souhaiteraient en apprendre davantage sur le passé, pour mieux comprendre le présent.
Cette guerre, c'est celle durant laquelle les deux jumeaux Sage et Hakurei ont officié, en tant que Chevalier d'Or du Cancer et Chevalier d'Argent de l'Autel, protecteur d'Athéna et successeur désigné du Grand Pope. Issus de la cité perdue de Jamir, les deux frères n'auraient jamais songé être confrontés à pareil péril au sein même du Sanctuaire, et pourtant... dans l'ombre, une menace grandit sans rencontrer aucune résistance. Les douze Chevaliers d'Or sont désormais corrompus, imprégnés de l'essence des papillons infernaux d'Hadès et dévoués à sa cause tyrannique, rejetant Athéna et ses préceptes de paix. Une seule personne peut encore leur faire entendre raison et les libérer de l'influence du dieu sombre, et c'est Hakurei de l'Autel ! Contraint de combattre son propre frère pour le sauver et découvrir qui se cache réellement derrière cette possession démoniaque, le futur Grand Pope va devoir prouver qu'il est digne de son titre et de la confiance de sa déesse, avant qu'il ne soit trop tard et que l'irréparable ne soit commis...

Avant-dernier tome de la série et premier des deux consacrés aux jumeaux Sage et Hakurei, les précédents survivants de la Guerre Sainte. Shiori Teshirogi nous entraîne dans le dernier chapitre de sa belle saga, l'ultime épreuve qui permettra de sauver le Sanctuaire et de le faire perdurer encore quelques siècles en attendant la prochaine Guerre Sainte, celle du Lost Canvas. Le dessin est toujours aussi beau et attirant, l'action est claire et fluide, bref une série toujours au top qui s'achève bientôt en apothéose. Restez à l'écoute si vous désirez connaître la fin !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

jeudi 1 décembre 2016

Saint Seiya - The Lost Canvas Chronicles (Kurokawa - Novembre 2016)


Shion termine son combat contre l'alter-ego du dieu Kairos, quelques années avant le début de la grande Guerre Sainte qui coûta tant de vie. Désormais en possession de l'armure d'or du Bélier, Shion s'en va au Sanctuaire pour servir durant cette guerre.
Des années plus tard, alors que la Guerre Sainte est terminée et qu'il ne reste que des ruines à rebâtir au Sanctuaire, Kairos parvient à se matérialiser à nouveau et à retrouver une partie de ses pouvoirs. Il se rend alors au Sanctuaire d'Athéna, bien décidé à tout faire disparaître et à ramener l'âme de Tenma de Pégase dans le monde mortel, afin de l'utiliser contre les autres dieux sur l'Olympe. Alors que tout n'est plus que poussière et que même les plus vaillants guerriers tombent sous les attaques du dieu maudit, Shion, alors Grand Pope et vétéran, revêt une fois de plus son armure du Bélier et entreprend de détruire une fois pour toute le reliquat qu'est devenu Kairos, malgré sa puissance toujours bien présente. Une bataille acharnée dont le Grand Pope sortira vainqueur, grâce à l'aide de ses anciens amis et compagnons d'arme, tandis que le jugement final sera porté par Athéna et Tenma. Kairos, le dieu maudit, retourne au néant dont il n'aurait jamais du s'échapper, et paie enfin pour toutes ses manigances durant la Guerre Sainte. Justice est faite.

En bonus dans ce volume, deux histoires : la première se déroule peu avant le début de la Guerre Sainte et voit Shion, nouveau Chevalier d'Or du Bélier, revenir à Jamir pour y affronter une étoile démoniaque d'Hadès ayant pris possession de l'un de ses anciens camarades, le frère de Yuzuriha. La seconde histoire est davantage un petit clin d’œil à Shion et à son avenir durant la dernière Guerre Sainte, celle de notre époque, et au rôle ambigu qu'il sera amené à y jouer. Mais jamais il ne sera seul, toujours épaulé par les esprits de ses anciens compagnons.

Excellente série qui touche bientôt à son terme, encore un ou deux volumes je dirai puisqu'il faut encore raconter l'histoire des deux jumeaux Sage et Hakurei. Shiori Teshirogi, malgré quelques ennuis de santé et un déménagement qui n'en fini pas, est bien en grande forme et continue à nous émerveiller de son dessin si beau et clair, certaines couvertures font baver d'envie. Kurumada a bien fait de parier sur elle et de la laisser raconter les origines, les chroniques, des Chevaliers d'Or de The Lost Canvas, là c'est utile et vraiment bien exécuté, au contraire de ce qu'est vite devenue Episode G et sa descendance.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 14 novembre 2016

La question du lundi n°19 : Doit-on protéger les oeuvres contre leurs auteurs ?


C'est une grande question et je ne prétends pas chercher à y apporter une réponse définitive, simplement faire en sorte que vous vous la posiez également.

Quand un auteur créé quelque chose, une œuvre littéraire par exemple, elle ne lui appartient plus vraiment. Dans les faits c'est le public, le lectorat, qui décidera ou non du succès de cette œuvre, de sa pérennité et de sa longévité ainsi que la nécessité, la possibilité, d'y accorder ou non une suite. En bref, un auteur ne possède réellement ce qu'il invente que pendant une courte période de temps, c'est aussi pour cette raison que beaucoup son assez frileux quant à annoncer une date de sortie officielle pour leurs livres. Après, l’œuvre qu'elle soit ou non protégée par des droits et contrats légaux appartient au cœur de chaque lecteur, de chaque fan, et chacun a ensuite droit d'y apporter son observation. Certains font ça par le biais de critiques, plus ou moins constructives, d'autres vont carrément jusqu'à inventer des fan-fictions se basant sur l'univers de leur auteur préféré pour continuer dans d'autres directions le développement de l'histoire et des personnages.

Là où je voulais en venir, c'est au cas particulier des auteurs qui désirent revenir sur leurs œuvres pour y apporter une correction ou bien une amélioration jugée utile. Steven Spielberg et Georges Lucas pour Indiana Jones, E.T., Star Wars, etc. Si vous êtes un spectateur assidu de la série South Park, vous n'aurez certainement pas manqué les épisodes traitants de ce douloureux sujet qu'est le moment où un auteur décide de son propre chef de modifier ce qu'il a créé précédemment, parfois de façon infinitésimale et parfois de façon très grossière, changeant alors presque totalement de cap ou ''violant'' son propre univers. Je vais éviter les exemples cités plus haut et prendre plutôt comme référence le cas de l'univers de la série hyper géniale et cultisssime qu'est Saint Seiya – Les chevaliers du zodiaque !

C'est avant tout un véritable phénomène de génération, Saint Seiya a fait rêver des foules d'admirateurs et de fans du monde entier, et particulièrement chez nous en France ainsi bien sûr qu'au Japon, son pays d'origine. Celui que l'on appelle avec respect Maître Masami Kurumada s'est efforcé de créer un manga d'action, type shonen, en y intégrant des valeurs fortes et en tâchant de respecter les codes de ce qui fait une bonne ''tragédie grecque'' dans le plus pur style. Par la suite, il a tenté d'exploiter davantage son univers au-delà des 28 volumes de la série d'origine, en créant par exemple avec Megumu Okada la série Saint Seiya – Episode G qui se propose de revenir sur la jeunesse des Chevaliers d'Or de notre génération, à travers l'évolution d'Aiolia le Chevalier du Lion. Terminée en 20 tomes, cette nouvelle série n'a pas fait que des heureux et s'est montrée décevante par bien des aspects, mais elle reste malgré tout assez bonne dans son genre et surtout ne prétend pas modifier ce que l'on connaît déjà de la série d'origine et de son déroulement, mais plutôt d'expliquer et d'exploiter les sources en place. On a ensuite eu l'excellente série Saint Seiya – The Lost Canvas avec Shiori Teshirogi qui elle retournait 250 ans dans le passé et proposait de suivre une toute nouvelle génération de chevaliers d'Athéna, sans rien changer de la série d'origine toujours.

Mon interrogation et mon coup de gueule en tant que fan viennent de l'existence de séries comme Saint Seiya Omega ou encore Saint Seiya Shô où Kurumada se propose de revenir sur sa série phare et d'en étoffer certains passages ou détails. Là où le bas blesse, c'est quand ces modifications entraînent le fait de totalement dénaturer le filon d'origine. On apprend par exemple que depuis le départ il existe un corps secret de chevaliers entièrement féminin et dévoués à la protection rapprochée d'Athéna (à quoi servent donc les Chevaliers de Bronze qui passent leur temps à se sacrifier pour elle ?) mais aussi que contrairement à ce que préconisent les règles d'une tragédie grecque, les héros sont tous bien vivants à la fin et deviennent les nouveaux Chevaliers d'Or. Or non, non et non, dans le code du théâtre et de toute œuvre se targuant d'être une ''tragédie grecque'', le point fondamental à ne pas changer est que tous les héros œuvrant pour le bien doivent mourir à la fin, lors de leur ultime affrontement avec le mal. La fin de Saint Seiya – Les chevaliers du zodiaque était parfaite, les héros entourant Athéna et Seiya mortellement blessé, les Enfers s'effondrant tout autour d'eux et un voile de lumière divine venant les accueillir dans un au-delà meilleur. Désolé pour les spoils, lisez la série ça vaut vraiment le coup.

Bref, donc à la fin d'une bonne tragédie grecque le ou les héros meurent à la fin en affrontant le ou les méchants et en triomphant malgré tout, signe que face à la mort il y a toujours une étincelle d'espoir qui subsiste et que le mal sera toujours contré par des cœurs valeureux. Le fait de faire revenir les héros de la première série dans Saint Seiya Omega ou bien encore Saint Seiya Episode G – Assassin, c'est donc ne pas respecter les codes de ce qui a été écrit précédemment par la même personne (toujours Kurumada, vous suivez ?) et se dédire d'une fin qui avait le mérite d'être définitive et surtout exceptionnellement forte et poignante pour un manga de ce type. Pourquoi donc revenir en arrière et modifier cela ? Afin de créer de nouvelles séries, évidemment, et donc de capitaliser sur le succès du nom Saint Seiya en en exploitant la plus petite parcelle et le moindre personnage que l'auteur décide de ramener et de modifier en conséquence. La raison ? Souvent l'argent malheureusement, derrière une fausse volonté de faire connaître à une nouvelle génération de lecteurs et de spectateurs cet univers grandiose. On va jusqu'à produire une série d'animation et incorporer de nouveaux chevaliers qui viennent de nulle part pour se rattacher le plus d'audience possible (dans le cas de Saint Seiya Shô et de sa caste secrète de chevaliers féminins). L'univers de Saint Seiya Omega, ce futur qui n'avait pas lieu d'être, est corroboré par celui de Saint Seiya Episode G – Assassin, deux séries relativement médiocres à la fois en manga papier et à la télé.

Qu'on s'entende bien, bien avant l'apparition toute récente de Saint Seiya Omega il y a eu des histoires se déroulant après les faits de la série originale. Des films d'animation surtout, qui avaient surtout valeur de très belles fan-fictions produites par les studios pour rendre hommage à la série et à son univers. La différence d'avec Omega c'est que ces films n'avaient pas vocation de devenir des suites légitimes et officielles, et pouvaient très bien se regarder sans aucune pression de l'auteur. Mais, depuis, Kurumada est revenu sur ses propres écrits et en a tiré de nouvelles séries, parfois bonnes souvent mauvaises, et il est même allé jusqu'à tenter de contrer The Lost Canvas et son succès foudroyant avec sa propre série le voyant revenir aux dessins, Next Dimension, assez affreuse dans son genre.

Donc la question est posée : doit-on protéger les œuvres contre leurs auteurs et la volonté de se faire davantage d'argent en revenant en arrière et en modifiant ce qui peut l'être et même ce qui ne devrait pas l'être ? Peut-on, sous prétexte d'être l'auteur et créateur original d'une série à succès, se permettre dès lors d'en faire ce que l'on veut ? Ou bien y'a-t-il une certaine forme d'appartenance de la série à son public, dès sa sortie et dès lors qu'elle trouve son chemin dans le cœur de bien des fans ? Pour ma part, je pense qu'effectivement le public a son mot à dire, mais que mal informé il est souvent manipulé par les studios et les auteurs. Bien sûr ce n'est pas au public que revient la décision finale, et il ne faut pas tomber dans la logique inverse et donner tout pouvoir aux fans (le cas Naruto est assez flagrant). Mais c'est à vous désormais de vous poser ces questions, et heureusement le débat reste toujours ouvert !

dimanche 27 juillet 2014

Delivery (Tonkam - 2008 - série complète en 2 tomes)


Au Japon, comme dans des tas d'autres pays dans le monde, les conditions de vie des étudiants laissent souvent à désirer. Précarité, insécurité... il est facile dans ces circonstances de prendre un chemin de traverse qui nous amène à des actes dont on ne se serait jamais cru capable auparavant. Des actes comme le ''delivery health'' par exemple, le fait de délivrer à domicile aux clients qui payent bien et savent respecter les règles des soins de nature sexuelle, plus érotique qu'autre chose de préférence, mais les dérapages sont monnaie courante malheureusement. Qu'il s'agisse de filles ou de garçons, un certain nombre d'étudiants se retrouve à exercer cette activité à la limite de la légalité (bien plus qu'on ne voudrait le croire). S'apparentant à nos call-girls, les agences qui gèrent ces soins bien particuliers emploient tant des jeunes que des plus vieux, du moment que le travail est bien fait, les clients satisfaits et en redemandant, et les employés réglos et capables de se défendre au besoin.

Delivery, c'est une série en deux tomes de Tohko Ohta et surtout Shiori Teshirogi, que vous connaissez depuis quelques années maintenant grâce à ces formidables séries que sont Saint Seiya – The Lost Canvas et Saint Seiya – The Lost Canvas Chronicles en collaboration avec Masami Kurumada (de loin). Parue chez nous via l'éditeur Tonkam dans le dernier trimestre de l'année 2008, et aujourd'hui pratiquement introuvable car ayant vu sa commercialisation stoppée comme beaucoup d'autres séries depuis, c'est un véritable petit bijou qui n'a pas vocation de dénoncer ou de faire réfléchir, mais simplement de raconter. Raconter les histoires de trois, quatre, cinq personnes obligées à un moment de leur vie de recourir à la solution du Delivery Health pour s'en sortir, pour payer leurs études, ou tout bonnement par plaisir. Des vies entrecroisées, des récits entremêlés qui illustreront de façon magistrale le quotidien de ces jeunes et moins jeunes, dans tout ce qu'il y a à voir. Du bon comme du moins bon, voir du franchement mauvais, tout ce qui peut leur arriver autour de cette activité spéciale nous est dévoilé, nous les suivons presque pas à pas et nous assistons à leur évolution comme à leurs malheurs, aux dérapages comme aux coups en traître, mais surtout nous comprenons. Nous comprenons, à la lecture de ces vies plus ou moins brisées, quelles furent les motivations qui les poussèrent à en arriver là, par quels chemins ils y sont arrivés, de quelles façons, jusqu'à quel point, etc.

Le dessin de Shiori Teshirogi, pour celles et ceux qui connaissent grâce à The Lost Canvas, permet à la fois de contempler des personnages et des décors fabuleux, voir somptueusement beaux, tout en gardant une esthétique des corps et des expressions plutôt réaliste, dans le sens où chaque émotion passe à merveille dans les traits et surtout dans les regards des personnages. C'est l'alliance parfaite selon moi en manga du beau et de l'utile. C'est de l'esthétique pure et simple, avec un zeste de volonté de choquer le lecteur par moments, en illustrant de manière assez précise et là encore réaliste les actes pseudo-sexuels ou sexuels tout court. Je peux vous garantir que cela vous fera un certain effet, en bien ou en mal, mais vous ne resterez pas indifférents. Tout cela encore une fois allié à un soucis de la beauté proprement phénoménal, le soucis de rendre beau, magnifique, des actes et des scènes qui paraissent bestiaux ou primaires. La recherche de la dessinatrice est toujours méticuleuse, les dessins sont vivants et respirent le mouvement et la beauté tant spirituelle que physique.

Je disais tout à l'heure que cette oeuvre n'avait pas pour vocation de faire réfléchir. J'ai peut-être un peu menti. Fatalement en lisant tout cela, en vivant par le biais du récit les vies des personnages quels qu'ils soient, même les clients du Delivery Health, vous vous mettrez à réfléchir à tout cela. L'essentiel est de ne pas chercher à porter un jugement, ou à en discerner un à travers l'histoire que l'on vous raconte. Delivery vous fait réfléchir sans en avoir l'air, mais jamais ne portera le moindre jugement. C'est un miroir, une fenêtre ouverte sur plusieurs existences reliées entre elles, sur plusieurs destins qui vont se croiser et interagir, autour d'un même thème et d'une même nécessité, mais avec différentes motivations et différents intérêts. Si jugement il y a à la fin de votre lecture, il ne pourra venir que de vous. Delivery tâche de rester la plus neutre possible, et de ''simplement'' vous entraîner dans le quotidien de ces personnes, clients ou soignants, qui vivent tout cela chacun à son niveau. Une oeuvre choquante sur bien des points, qui ne manquera pas de vous faire gamberger, mais qui devrait aussi grandement séduire et votre curiosité et votre sens de l'esthétique dans l'art séquentiel. Pour moi Shiori Teshirogi est bien plus qu'une mangaka de talent, c'est une véritable artiste au sens le plus large et le plus complet du terme. Un jour je vous parlerai d'une autre de ses séries, en deux tomes également, qui vous arrachera d'autres sortes de larmes. Mais pour l'heure...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !