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samedi 23 novembre 2019

Injustice 2 tome 3 (Urban Comics - Mars 2019)


La guerre sans merci que se livrent Batman et Ra's al Ghul est en pause pour l'instant, le temps que chaque camp puisse jauger l'autre et fourbir ses armes avant le prochain affrontement. Tandis que Ra's prépare sa revanche avec l'aide de ses nouveaux soutiens de la Cité des Gorilles, Damian se permet un trajet en solitaire jusqu'à la capitale du royaume de Black Adam, le Kahndak, autrefois allié du Superman totalitaire durant son règne. Le nouveau Nightwing en titre demande officiellement l'aide et l'appui des forces de Black Adam contre Batman et ses justiciers, mais le seigneur du désert a d'autres chats à fouetter pour le moment, comme entraîner et former sa jeune protégée venue des étoiles... Kara Zor-El !

Parvenant à déjouer la sécurité du palais, Damian rencontre Kara et la persuade de l'accompagner pour lui montrer l'état réel dans lequel se trouve le monde depuis la fin du règne de Superman, qui n'est autre que son cousin. Après avoir déjoué un attentats dans un pays limitrophe, nos deux compagnons regagnent le Kahndak juste à temps pour que Black Adam ne leur donne une nouvelle mission, officielle cette fois-ci : pénétrer sur l'île de Themyscira et libérer Wonder Woman !

Ce premier coup d'éclat sonnera donc pour de bon le retour en force du camp de Superman, à condition toutefois que Kara soit en état de vaincre les fières et redoutables Amazones qui gardent Diana enchaînée et privée de sa puissance par magie. La nouvelle porteuse du titre de Wonder Woman les met déjà en déroute assez facilement malgré leurs manœuvres furtives pour infiltrer le territoire, mais grâce à une solide et inattendue résistance de la part de certaines guerrières Amazones Kara et Damian parviendront finalement à sortir Diana de ses geôles, tandis que sur le reste de l'île se joue une lutte déchirante pour le pouvoir. A présent que la véritable Wonder Woman est de retour sur le terrain, les choses vont changer du tout au tout...

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Ce sera bien sûr pour le prochain tome, ce troisième s'arrêtant pile à ce moment. Le reste de l'album toutefois est aussi concentré sur le passé de Wonder Woman/Diana, nous rejouant sa rencontre avec Steve Trevor et sa découverte du monde des hommes, cruel et en pleine Seconde Guerre Mondiale, son expérience de l'amour mais aussi de la trahison et des idéaux blessés. Cette Diana est plus dure que son homologue des univers Classique ou Rebirth, et surtout bien plus radicale !

En fin de tome nous avons droit à un petit récit sur les recrues du gang de Harley durant les événements de Ground Zero, maintenant qu'ils ont tous repris une vie normale et qu'ils se réunissent de temps en temps pour se rappeler les vieux souvenirs. Mais quand des mercenaires font irruption dans leur bar clandestin pour les arrêter, les réflexes reprennent le dessus et les héros du jour redeviennent vite les larons de la belle Harley comme par le passé. Ils se rendent d'ailleurs en urgence au Carquois, la base de repli d'Harley en cas d'urgence, mais sont interceptés par l'Escadron Suicide avant de pouvoir la prévenir du danger qui menace. Amanda Waller a encore l'intention de faire appel aux talents particuliers de Harley Quinn, et il n'est pas certain que ce soit dans son intérêt...

Bref beaucoup de choses qui se déroulent sous nos yeux mine de rien, même s'il s'agit surtout d'un tome de transition dans une phase larvée du conflit entre Batman et Ra's al Ghul pour le sort de la planète et de l'espèce humaine. On retiendra surtout la libération de Wonder Woman et l'intervention d'un prototype d'Amazo, ce qui n'augure jamais rien de bon pour nos héros. Les dessins sont corrects, rien de particulier à en dire si ce n'est qu'ils font le travail qu'on en attend. Une bonne histoire bien illustrée donc, mais où l'on aurait quand même aimé un peu plus d'action pure et dure dans la veine de la première série, Injustice 2 prenant son temps mais on ne va pas s'en plaindre non plus !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 10 juillet 2019

J. Scott Campbell - Danger Girl sketchbook (Graph Zeppelin - Janvier 2019)


On l'attendait depuis un certain temps maintenant, Graph Zeppelin le nouvel éditeur des séries Danger Girl nous l'offre sur un plateau : le fabuleux sketchbook relié grand format deluxe de J. Scott Campbell en personne, recueil de tous ses croquis préparatoires et ses recherches pour les poses et attitudes des personnages qui ont fait en grande partie sa renommée.

Dans cet album intégralement traduit en français, y compris les annotations, vous trouverez tout ce qu'il vous faut pour vous familiariser avec les personnages principaux des séries à succès Danger Girl. De Operation Hammer à Mayday en passant par les parutions de l'époque de Glénat, vous aurez tout à portée de mains et de regard pour comprendre l'évolution du dessin et des designs, même si Campbell n'a lui-même dessiné que la première série du nom. Ses notes, recherches et croquis, concernent surtout les adaptations de ses chères créations sur d'autres supports, notamment des figurines et statuettes ou encore un jeu-vidéo resté relativement apprécié. Il s'agit avant tout d'un guide pour illustrateurs et concepteurs, afin de mieux comprendre l'anatomie des personnages de Campbell et les mouvements et postures qui les ont inspiré.

Vous aurez donc de quoi lire, entre une première partie spécialement conçue autour des croquis et dessins préparatoires à proprement parler, puis un chapitre entier sur l'historique du jeu-vidéo tiré de la licence, et bien sûr les inévitables couvertures alternatives et exclusives, dont certaines très récentes rien que pour nos yeux, pour finir par un maximum de variations autour des visages, bustes, jambes, poitrines, etc. Tout sera détaillé et expliqué le plus simplement possible sans pour autant perdre de vue l'esprit premier d'une telle démarche, à savoir donner des indications claires aux dessinateurs suivants pour ne pas trahir l'esprit Campbell des premières heures.

Merci donc à Graph Zeppelin, qui décidément se bouge beaucoup pour nous offrir ces petites merveilles en VF et répondre à la demande croissante du lectorat et des fans de la première génération. Merci également à Original Comics de soutenir et de vendre ces titres de leur mieux pour que tout le monde puisse y goûter ! Même si cet album-ci s'adresse plus particulièrement à des dessinateurs en herbe ou aguerris qui pourront y puiser toute l'inspiration qu'il leur faut pour prendre la relève ou bien simplement se faire plaisir, ça reste un bel ajout à toute collection qui se respecte, surtout pour un fan de J. Scott Campbell bien entendu !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 20 mars 2019

Injustice 2 tome 2 (Urban Comics - Novembre 2018)


Ra's al Ghul met ses menaces à exécution, en enlevant les enfants de nos héros et en promettant un attentat lors de la cérémonie d'investiture du nouveau Président des États-Unis d'Amérique. C'est après avoir visionné un message en guise d'avertissement que Batman décide d'intervenir avec un commando trié sur le volet, dirigé par Batgirl. Ayant localisé la base de Ra's sous la forêt Amazonienne, Batman lance l'opération de sauvetage au plus vite, se sentant d'autant plus concerné que Damian a enlevé le corps d'Alfred pour le ramener à la vie via un Puits de Lazare. Une tentative couronnée de succès, qui enrage autant qu'elle réjouit notre Chevalier Noir. Malheureusement tout ne se passe pas comme prévu et durant les affrontements, ce qui n'aurait jamais du arriver se produit : le jeune Blue Beetle, usant trop puissamment des pouvoirs de son costume, déclenche une catastrophe qui détruit tout le sanctuaire où Ra's al Ghul gardait et protégeait de nombreuses créatures uniques au monde. Ce qui devait être un moment de partage entre deux grands esprits pour décider du sort de la planète devient alors le point de départ d'une vendetta sans merci que Ra's jure de remporter, avant de regagner un autre quartier général avec de nouveaux alliés. Pendant ce temps, Aqualad change de camp et trahit nos héros pour se ranger du côté de Ra's al Ghul, pour qui il provoque un gigantesque massacre en assassinant l'ensemble des membres du Gouvernement Américain ainsi que le futur Président. Plus tard, Bruce Wayne est convoqué par le Congrès pour s'expliquer après cette crise sans précédent... et tandis que Ra's organise ses forces pour une nouvelle attaque, Batman déclenche un plan d'urgence pour parvenir à rétablir la paix. A situation désespérée, mesures désespérées...

Ne vous fiez pas à la couverture, il ne sera absolument pas question d'un éventuel retour de Superman sur le devant de la scène dans ce second tome de la nouvelle série Injustice. D'ailleurs c'est bien simple on ne le verra pas du tout ! En revanche les choses se corsent pour nos héros face à la fureur de Ra's al Ghul et de ses nouveaux alliés de part le monde, et il se pourrait bien qu'il faille très vite recourir à de dangereuses extrémités pour régler cette affaire. Chacun est persuadé d'agir pour le mieux et pour le bien commun, avec des méthodes assez divergentes mais toujours violentes. Tom Taylor poursuit son récit aux thématiques très actuelles une fois encore, et Bruno Redondo et Daniel Sampere s'occupent des dessins qui ne sont pas forcément excellents mais restent efficaces et assez précis pour que l'on puisse suivre l'action sans mal. On attend que la série décolle véritablement avec son troisième tome, du moins je l'espère, car les choses sérieuses vont commencer sous peu et avec ce qui est annoncé en fin de ce tome-ci, cela promet d'être vraiment épique !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 19 février 2019

Injustice 2 tome 1 (Urban Comics - Juillet 2018)


Le règne de Superman est terminé. Après cinq années de terreur, le tyran est désormais enfermé loin sous la surface dans une prison alimentée en énergie de soleil rouge, le privant de ses pouvoirs. Ses partisans sont tous sous les verrous également, et Batman peut à présent songer à la reconstruction d'un monde brutalisé et apeuré depuis bien trop longtemps. Un plan se forme dans l'esprit du Chevalier Noir, grâce au dernier message laissé par Lex Luthor avant sa mort. Une alliance entre toutes les plus grandes fortunes de la planète pourrait faire ce qu'un homme seul échouera toujours à accomplir : ramener la paix et la sérénité, la prospérité. Mais d'autres que Bruce Wayne désirent s'engager dans le vide laissé par Superman au pouvoir, et très vite la situation dégénère. De nombreux vilains sont recrutés par un mystérieux commanditaire qui fait main basse sur plusieurs industriels, dans le but de les punir publiquement pour les dommages qu'ils ont causé à la planète. L'humanité semble avoir atteint un point de non retour et à présent qu'elle ne dispose plus d'un leader surpuissant pour la guider avec autorité vers un chemin plus stable, le monde entier court un danger gravissime. Si rien n'est fait, ce sont peut-être les toutes dernières années qu'il vivra... mais un homme se dresse face à cet état de fait et entend bien changer les choses avant qu'il ne soit trop tard, même si pour cela il lui faudra employer des méthodes drastiques. Un nouveau Batman fait son apparition, de nouveaux camps se forment... l'avenir du monde tout entier dépendra des agissements de chacun dans les prochains mois. Pour l'heure, l'arrivée sur Terre d'une jeune rescapée de la destruction de Krypton pourrait bien changer la donne pour toujours...

Et voilà c'est reparti pour un tour, le succès de la première série Injustice – Gods among us permet de nous livrer aujourd'hui un second volet très attendu à l'occasion de la sortie du second jeu-vidéo de la licence. Sobrement intitulée Injustice 2, cette nouvelle série prend place quelques temps à peine après la fin de la première et donc des événements du premier jeu, et l'on y retrouve nos protagonistes principaux dans un statu-quo qui s'apprête à être bouleversé du jour au lendemain par de nouvelles forces en présence. Au scénario Tom Taylor revient faire des merveilles avec une thématique environnementale très marquée et très actuelle, qui trouvera sa résonance en chacun de nous à la lecture de cet album. Les dessinateurs de la première année sont présents eux aussi pour accompagner la naissance de cette seconde série, pour notre plus grand plaisir ! Quatre tomes sont d'ores et déjà annoncés par Urban, deux sont déjà sortis... patience donc jusqu'à la prochaine chronique !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 29 mai 2018

Injustice - Ground Zero tome 1 (Urban Comics - Mars 2018)


Ça y est, cette fois nous y sommes ! Avec ce premier tome nous entrons dans le vif du sujet, les événements directs du jeu-vidéo à succès Injustice – Gods among us. Toutefois il convient de préciser qu'ici nous ne suivrons pas directement lesdits événements mais plutôt le récit un rien déjanté de Harley Quinn, devenue meneuse de sa propre bande de rebelles et bien décidée à faire la peau au régime totalitaire de Superman à elle toute seule ! Que ce soit durant les émeutes à Gotham ou dans les égouts à la recherche d'alliés de circonstances, Harley est la femme qu'il faut avoir dans son équipe si on veut s'en sortir sans trop de casse. Charismatique et enfin libérée de l'influence néfaste du Joker sur ses sentiments, la belle criminelle se refait une santé et se rachète une conduite en menant des missions secrètes pour le compte de la résistance menée par Batman. Bien sûr, tout cela doit rester top-secret, donc même l'intéressé n'est pas au courant ! Et tandis que notre Harley mène sa barque de son côté, on assiste à travers ses expériences et ses batailles aux événements principaux de la période du jeu en lui-même, c'est à dire dans ce tome du retour du Joker jusqu'à l'évasion de la Batcave avec une arme capable de vaincre Superman. Rien que ça ! Tandis que Batman et sa Ligue de Justice reformée s'enfuient alors qu'arrivent la Wonder Woman et le Black Adam de cette dimension cauchemardesque, Harley nous promène au gré du vent dans son récit, tantôt à tel endroit tantôt un autre, selon sa fantaisie et selon ses envies. Il faut dire qu'elle a un sacré paquet de choses à raconter, et elle ne se fait pas prier !

Si la narration est un peu -voir beaucoup trop- chaotique par moment, la faute à une santé mentale un rien perturbée, l'histoire est néanmoins plaisante et pas trop difficile à suivre une fois qu'on a pris le rythme. Le scénario reprend celui du jeu-vidéo donc, on s'y retrouve assez bien dans les grandes lignes, et les dessins sont corrects, sans vraiment briller non plus. Série complète en deux tome chez Urban donc patientez encore un peu pour la suite, qui arrivera très vite, et nous aurons ensuite droit à Injustice 2 le comics !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 28 mars 2018

Injustice tome 11 - Année 5, 3ème partie (Urban Comics - Janvier 2018)


La dernière heure de la Résistance au régime totalitaire de Superman a sonné. Le dictateur s'auto-proclame Haut-Conseiller d'un monde unifié sous sa bannière par la force et par la peur. Batman perd tous ses alliés les uns après les autres, mais il lui reste un ultime espoir, un agent-double dans les rangs de Superman, quelqu'un qui sera prêt à tout pour arrêter ce terrible cauchemar avant qu'il ne soit définitivement trop tard. Et tandis que les forces du Régime se rassemblent pour un assaut final sur la dernière base secrète de la Résistance, Batman met son ultime plan en œuvre et tente de gagner le plus de temps possible pour que ses derniers partenaires réussissent l'impensable...
En outre, d'autres ennemis de Superman font soudain leur réapparition, comme Hawkman muni d'une masse enrichie à la kriptonite et déterminé à tuer le tyran pour lui faire payer la trahison de sa femme quand elle a rejoint ses rangs. Arès, le dieu déchu de la Guerre, est lui aussi de retour, échappé des geôles d'Apokolips où Darkseid mène son propre combat fratricide contre Néo-Genesis. Raven est également rappelée sur Terre pour prêter main forte au Régime en mémoire de son père disparu, tandis que Green Lantern se pose de plus en plus de questions sur les circonstances troubles autour de la mort d'Alfred des mains du criminel Zsasz. Chacun ourdit de son côté sa propre vengeance, les complots toucheront bientôt à leur fin et nous saurons alors quel est le monde qu'il reste à protéger pour les plus grands héros de la Terre et d'ailleurs. Batman aura besoin de tous les soutiens possibles et envisageables pour activer une arme ultime anti-Superman conçue il y a longtemps pour le moment où la situation l'exigerait... et ce moment est arrivé.

Et voilà, la première série Injustice prend fin avec ce onzième tome, 5 ans de conflits et de durs combats pour arriver à un final poignant, dramatique mais en même temps porteur d'une lueur d'espoir. C'est maintenant dans la mini-série en deux tomes Ground Zero que se retrouveront nos personnages favoris pour les affrontements qui sont les leurs et qui reprendront le scénario du jeu-vidéo lui-même, avant de voir apparaître une seconde série Injustice 2 très bientôt puisque vous le savez peut-être le second volet du jeu est également sorti depuis un moment, il en va donc de même pour les comics qui sont encore un franc succès éditorial et narratif et se vendent comme des petits pains. Pas de réels défauts à soulever dans ce dernier tome du premier cycle donc, les dessins sont plutôt bons et l'histoire s'enchaîne d'un chapitre à l'autre sans temps mort jusqu'au final qui n'en est pas vraiment un. La suite prochainement, en tout cas moi je serai au rendez-vous !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 11 décembre 2017

La question du lundi n°62 : Quels sont les avantages et les inconvénients des jeux-vidéo dématérialisés et physiques ?


En cette période de fin d'année où les cadeaux vont être légions, il n'est pas rare de retrouver parmi ceux-ci des jeux-vidéo notamment pouvant être disponible sous 2 formats différents : une forme dématérialisée que l'on télécharge grâce à un code ou en payant directement une certaine somme ; et une forme physique vendue dans des boitiers sous forme de cartouches, CD, etc.
La question du lundi va se porter sur les qualités/avantages et inconvénients/défauts de ces 2 formats.

Voici un bref aperçu de quelques traits caractéristiques des 2 formats :

Le format physique permet d'avoir un bien matériel tangible. Il peut être emmené ou prêté à des amis afin de s'amuser à plusieurs ou leur faire tester tout simplement le jeu.
La version matérielle n'a pas besoin d'occuper, hormis les sauvegardes, l'espace de stockage de l'appareil employé. Cela permet également de proposer des éditions collector avec des bonus divers et variés. Il peut être revendu ou être acheté pour un prix moindre d'occasion.
Plusieurs inconvénients peuvent être soulignés, comme le fait que le CD, disquette, etc. peut être cassé ou perdu.
Une grande quantité de jeux nécessite également d'avoir de quoi les entreposer (étagère, bibliothèque, etc.).

Le format dématérialisé permet de ne pas s'encombrer de boitier, CD et autre et il n'y a plus de problème de casse ou de perte. Il représente une meilleure rentabilité pour les petites sociétés qui n'ont pas les moyens de faire une diffusion à grande échelle.
Il représente un accès quasi immédiat au jeu, il est possible de télécharger celui-ci à n'importe quelle heure de la journée.
Ce format n'est pas exempt de défauts non plus : le jeu dématérialisé ne peut être revendu.
Il ne peut être prêté à moins de fournir directement la console le contenant (peu pratique).
Il nécessite d'avoir assez de place pour être téléchargé sur la console, ce qui peut entrainer des problèmes de stockage.

Parfois, il n'y a pas de choix et seul un type de format est disponible, dans la grande majorité des cas une version dématérialisée.

Physique ou dématérialisé, les préférences varient selon le public mais l'essentiel reste le plaisir de jouer au jeu-vidéo lui même.
En vous souhaitant de bonnes fêtes à tous et à bientôt !

samedi 9 décembre 2017

Injustice tome 10 - Année 5, 2ème partie (Urban Comics - Novembre 2017)


Les événements se précipitent dans ce dixième tome de la saga qui bouleverse tous les codes de l'univers DC. Aujourd'hui les dissensions sont plus nombreuses que jamais, et de tous côtés les héros commencent à quitter le combat. Batman perd des partisans précieux avec le départ de Batwoman, Batgirl et Catwoman, tandis que de son côté le régime totalitaire de Superman entre dans une nouvelle phase en interdisant officiellement tout rassemblement. Alors, quand à Gotham la population se soulève en invoquant le nom du Joker, c'est l'étincelle qui fait exploser la poudrière. Superman massacre 250 personnes rassemblées sous le nom du Joker pour faire changer les choses, et les seuls témoins sont totalement livrés à eux-mêmes. Pour faire sortir Batman de son trou, Superman n'a plus qu'une seule solution : s'en prendre à celui qui lui est le plus cher. Quelqu'un fait alors s'évader Zsasz, le tueur aux nombreuses victimes et cicatrices, et l'envoie dans la Batcave pour affronter un Alfred au bord du gouffre mais refusant toujours de trahir son maître. Quand l'attaque se solde par la mort d'Alfred, c'est un nouveau point de non-retour qui est franchi et Batman se met à traquer le tuer sans aucune pitié afin d'obtenir la preuve que c'est bien Superman qui l'a relâché. Mais l'intervention de Damian l'empêche d'en finir avec le dictateur, quand Flash décide subitement de sauver le Chevalier Noir et de remettre en question les méthodes de ses confrères. Barry possède le pouvoir de voyager dans le temps grâce à la Force Véloce, mais y aura-t-il recours pour empêcher tous les événements de ces cinq dernières années de se produire ? Batman aimerait que Flash retourne dans le passé pour arrêter le Joker avant la tragédie qui changea Superman à jamais, mais le bolide hésite encore et ne sait vers quelle voie se tourner...
D'un autre côté, le clone raté de Superman vit ses propres aventures et tragédies personnelles quand il perd le contrôle de ses pouvoirs et tue de nombreuses personnes par mégarde, y compris son meilleur ami le Trickster. Traqué par les forces du régime, le clone tente le tout pour le tout et se rend jusqu'au laboratoire de Lex Luthor pour lui demander de l'aide, le pensant être son créateur, mais Lex l'envoie jusqu'à la Forteresse de Solitude après avoir en vain essayé de se débarrasser de lui, preuve très gênante de ses expériences interdites. Alors que Doomsday et le clone se battent à mort, Superman intervient mais ne parvient pas à éviter le décès du clone malgré un retournement de situation. Désormais il confie à Lex la tâche de remonter les origines de ce clone, une tâche que Luthor va devoir accomplir sans faillir. De son côté Sinestro a été témoin de l'évasion de Victor Zsasz et sait peut-être qui se trouve derrière tout ça. Parlera-t-il ? Superman est-il bien coupable ? Une chose est sûre cependant, c'est que la lutte devient de plus en plus inégale et acharnée entre les différents protagonistes, et que le vent s'apprête à changer de direction pour plus d'un. Harley Quinn quant à elle essaie de donner un sens à sa nouvelle vie et de convertir Shazam à la cause de la résistance, sans succès. La belle psychotique semble toutefois avoir encore une carte dans sa manche...

Si le dessin n'est désormais plus aussi excellent que dans les premiers tomes, l'histoire reste très mouvementée et remplie de questions pour le lecteur partagé entre ses différentes idoles s'entredéchirant. Globalement l'intérêt est maintenu mais ça sent un peu le remplissage par moments, comme pour faire durer le plus possible un récit qui arrive bientôt en bout de course de toute façon. Encore deux tomes si l'on en croit la parution V.O. et les indications d'Urban, espérons que les quelques défauts graphiques seront vite corrigés pour nous offrir une fin époustouflante nous conduisant directement au jeu-vidéo lui-même et à sa suite !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 23 octobre 2017

La question du lundi n°58 : Acheter un jeu en précommande ou ''day one'' a-t-il encore un intérêt ?


Acheter un jeu-vidéo en précommande ou en ''day one'' a-t-il encore un intérêt ?

Enfin ! Nous y sommes, c’est le jour ''J'' le nouveau Call of Duty est de sortie, Fifa 2053 arrive, ce RPG annoncé depuis 5 ans et que vous attendiez avec ferveur sera chez vous aujourd’hui !

Dans le petit monde bien rôdé de l’industrie du jeu-vidéo, rares sont les produits que l’on ne peut commander en avance. Cela a l’avantage pour l’éditeur de jauger l’attente du public et pour les joueurs d’être certains d’avoir leur exemplaire (parfois collector) le jour de la sortie, voir même un peu avant. D’autres personnes, sans forcément passer par la précommande, vont se rendre religieusement en magasin pour l’acheter dès le premier jour (le fameux ''day one'', syndrome de l’impatience des joueurs sur internet).
Oui mais… entre les problèmes techniques qui peuvent émailler le lancement d’un titre, la publicité mensongère qui peut vous faire acheter une sombre bouse, la baisse de prix rapide en cas de flop ou les versions complètes sortant généralement un an après, y-a-t-il encore un intérêt à se précipiter ?

Au vu de cette question à charge, nous serions tentés dans un premier temps de dire non. C’est d’ailleurs ce que vous préconiseront la plupart des vieux de la vieille ou les journalistes.
Attendre ne serait-ce que quelques jours, c’est l’assurance d’avoir des retours de personnes compétentes et des premiers acheteurs, ce qui vous permet déjà de savoir si le jeu en vaut la chandelle.
Ensuite, si vous n’êtes pas pressés patientez quelques semaines ou mois. Vous devriez pouvoir trouver le jeu à moindre prix (même si les gros commerçants ont aujourd’hui tendance à casser les prix d’entrée de jeu pour en vendre un maximum, les toutes premières semaines servant aux éditeurs à définir si le jeu est rentable ou non, bref, si c’est un succès).
Enfin pour les plus raisonnables et économes, vous pourrez peut être profiter d’une version ''jeu de l’année'' (game of the year, GOTY), édition compilant généralement toutes les mises à jour et extensions dans un nouveau boitier et souvent à prix modique. Ce dernier exemple est surtout vrai pour les gros jeu à succès, ou plus rarement ceux qui bident, afin de leur donner un second souffle niveau vente.

Pour toutes ces bonnes raisons il est évident que se précipiter à l’achat ne rime à rien, mais vous vous en doutez amis lecteurs, à Radiophogeek on aime bien peser le pour et le contre et voir le monde en nuance de gris.
Voici donc les principales raisons pour lesquelles il faut craquer ''day one'' :
    • 1) L’impatience, ça peut paraître bête mais si vous attendez le jeu depuis si longtemps, on ne vous en voudra pas de vous ruer dessus. C’est arrivé aux meilleurs d’entre nous. Vraiment.
    • 2) Le plaisir (coupable ou non), qui peut découler de l’attente suscitée, ou tout bonnement le jeu est bon, ou pas tant que ça mais allez savoir pourquoi vous ''kiffez votre race'', bref ça ne se (pré)commande pas, c’est un jeu, c’est fait pour être fun !
    • 3) La compétition , l’e-sport ! Vous aimez le challenge et affronter les joueurs du monde entier, insulter tout le monde dans la joie et la bonne humeur, l’amour et le respect de votre prochain. Ce nouveau jeu sorti, c’est le rendez-vous de la bande à Kévin, c’est l’endroit où il faut être. Tout simplement.
    • 4) La frime : ''J’étais là, day one, après 5 heures de queue dans la nuit et le froid, j’ai pu faire signer mon exemplaire par le producteur du jeu, je suis le plus heureux des hommes ^o^''
    • 5) La collection : ''Attends tu as vu ce superbe collector limité à 2 exemplaires dans le monde ? Il y a des vrais morceaux des développeurs dedans !''
    • 6) La spéculation : ''Le jeu est en rupture et il ne sera jamais réédité, je vais pouvoir le revendre 10 fois son prix héhéhé !''
En guise de conclusion, nous vous conseillerons toujours de bien vous renseigner au préalable avant de passer à la caisse. Si nul n’est à l’abri d’une mauvaise surprise, il est possible la plupart du temps d’éviter les attrapes nigauds que peuvent être les achats compulsifs.
Mais il y a aussi des valeurs sûres, vous avez peu de chance d’être déçu par le prochain GTA ou le nouveau Mario. Lorsque les itérations ne sont pas annuelles et les studios réputés, vous pouvez acheter les yeux fermés et même, soyons fous, en précommande.
Bon vent et bon jeu !

lundi 24 juillet 2017

La question du lundi n°45 : Quelle est la recette pour créer une oeuvre à succès ?


Harry Potter, Indiana Jones, Star Wars, One Piece, et bien d'autres...
Voici le nom de quelques œuvres dont la renommée et le succès ne sont plus à démontrer.
Si ces œuvres ont maintenant un certain nombre d'années au compteur, elles sont arrivées à se créer
un statut d’œuvre culte qui a su perdurer et séduire un grand nombre de lecteurs, de spectateurs.

Ayant chacun des univers et tons différents, ceux-ci ont réussi à conquérir un vaste public.
Malgré ces différences, il est possible de se poser la question suivante : qu'est-ce qui permet de créer une œuvre à succès ?
Une question que tout écrivain ou réalisateur peut se poser afin de chercher à produire un best-seller.

Nous allons nous pencher sur certains critères afin d'étudier cela de manière théorique.

L'univers : Probablement la base de l'histoire même si selon le type de film ou de récit, son importance peut s'avérer moindre.
Science fiction, monde de piraterie, de ninja, de sorciers, etc., l'univers permet déjà d'avoir un premier aperçu et d'accrocher, ou d'éloigner, une partie du public grâce à cela.
La découverte d'un univers riche et varié permet de conserver l'intérêt du public pour les œuvres de longue durée notamment.

Le scénario : L'histoire en elle-même qui est un élément essentiel puisque c'est elle qui va attirer l'attention par le biais d'un résumé, trailer et autres. L'importance du scénario dépend aussi du type d’œuvre produite, exemple : un film d'horreur ne brillera pas, en règle générale, par son histoire qui se résume essentiellement à un tueur, des victimes potentielles, du sang...

Le casting : La personnalité et le comportement des personnages jouent également beaucoup. Il est important de créer un lien empathique entre les personnages principaux et le public. Un personnage dont on suit les péripéties et pour lequel on éprouve 0 affinité s'avère ainsi un frein pour l'immersion. Par ailleurs, dans le cas des films, la présence de tel/le acteur/actrice peut attirer des personnes étant fans de ceux ci.

Le budget : Cela vaut surtout pour les films mais il a un impact non négligeable car il touche un nombre conséquent d'éléments : le salaire des acteurs, les décors, les costumes, les effets spéciaux, le matériel, publicité, etc. Un petit budget impose nécessairement des limites mais sera plus facilement rentable et inversement.

Le temps/la mode : Les phénomènes de mode qui vont conditionner l'apparition d'un grand nombre d’œuvres autour d'un sujet récurrent comme par exemple les zombies.
Cela peut permettre d'avoir un meilleur impact que d'accoutumée mais cela présente également le risque de se retrouver saturé et d'entrainer une certaine lassitude chez le public.

La critique : De nombreuses personnes avant d'aller voir un film ou d'acheter un jeu-vidéo se réfèrent à des avis trouvés sur Internet ou dans des magazines spécialisés. La critique permet de jauger de l'attrait d'une œuvre. Cela peut influer de manière non négligeable sur la rentabilité d'une œuvre, exemple : on aura plus de réticence à aller voir un film ayant de mauvaises critiques.
C'est un critère que l'on ne peut pas réellement contrôler (à moins de verser des pots de vin) mais qui joue également un rôle.

Voila dans la théorie quelques uns des grands axes de réflexion sur lesquels s'appuyer.

Dans la réalité, c'est une autre histoire...
Car en fait, des films à petit budget ont pu avoir de très bons résultats (exemple : Blair Witch) et de gros budgets subir des échecs cuisants (exemple : Howard the Duck).
Des films ayant gagné un statut culte au cours du temps et d'autres qui malgré des scores honorables à leur sortie tombent dans l'oubli.
Des jeux-vidéos/films encensés par la critique et qui feront un bide auprès du public et inversement. Comme le dit la citation : "aucun plan de bataille ne survit au contact de l'ennemi" ; il en va de même pour une œuvre face au public.
Même des œuvres que l'on pouvait prendre comme bas de gamme (faible budget, effets spéciaux médiocres) peuvent atteindre un statut culte malgré un scénario improbable : c'est le cas de Sharknado dont le scénario, une tornade avec des requins dedans (ou quand Twister rencontre Les dents de la mer) a su se construire une réputation et comptera un 5ème opus à partir du mois d'Août !

En résumé, il y a un monde entre théorie et pratique, des échecs et des succès peuvent apparaître de manière surprenante sans avoir d'éléments annonciateurs. Les réalisateurs, créateurs et écrivains doivent ainsi faire de leur mieux afin de produire quelque chose de qualité avec les moyens à disposition afin de n'avoir aucun regret.
Il n'y a pas de véritable règle régissant le succès d'une œuvre, c'est le fruit d'une certaine alchimie entre différents éléments, parfois surprenants ; et également parfois d'un peu de chance.

En vous souhaitant bonne continuation, et à bientôt !

lundi 17 juillet 2017

La question du lundi n°44 : L'âme de Nintendo est-elle partie avec Satoru Iwata ?


Voilà un peu plus de deux ans, le 11 juillet 2015, nous quittait Satoru Iwata, PDG de Nintendo. Avec sa disparition la firme du plombier moustachu se retrouvait orpheline d’un patron humain, ayant la connaissance du terrain (il fût développeur chez Hal Laboratory), de nombreux succès commerciaux (Nintendo DS, Wii) mais aussi un bide retentissant avec les pires ventes d’une console de salon avec la Wii U.
En début d’année est sortie la Nintendo Switch, fruit d’une longue traversée du désert de la fin de l’ère Iwata. Aujourd’hui la société de Kyoto n’a toujours pas trouvé son successeur, Tatsumi Kimishima assurant l’intérim en tant que directeur. D’où notre question du lundi un peu provocatrice : L'âme de Nintendo est-elle partie avec Satoru Iwata ?

Il n’est pas peu dire que la mort de Satoru Iwata fût aussi soudaine qu’inattendue dans le petit monde du jeu-vidéo. On savait le monsieur malade et amoindri, mais le pire semblait derrière lui. Et puis non, dans une attitude toute japonaise l’homme préféra s’en aller en occupant son poste jusqu’à la fin.
Les autres pontes de Nintendo se préparaient-ils au pire ou furent-ils aussi surpris que nous ? Nous ne le saurons probablement jamais. A priori Iwata envisageait bien sa succession, mais à plusieurs années d’échéance. De fait la nomination de Kimishima va dans ce sens : lui le financier, n’est présent qu’en qualité de régent, en attendant la promotion d’un nouveau roi à la tête de Nintendo.

Mais depuis quelque temps déjà, la direction de Nintendo chamboule les traditions pourtant bien ancrées du vénérable consolier : arrivée de plusieurs applications et jeux sur smartphone (alors qu’Iwata y était farouchement opposé), proposition de dlc (contenu additionnel téléchargeable payant) sur les jeux de la firme, arrivée du online payant sur la Switch, partenariat avec Universal pour un parc d’attraction utilisant les personnages de la société… le petit artisan de Kyoto semble avoir cédé au consumérisme digital et à la diversification de ses activités.
Difficile de dire s’il s’agit d’une direction voulu par Kimishima et/ou l’ensemble du conseil administratif de Nintendo, mais avec le décès prématuré de Iwata et la prise de recul en vue d’une retraite bien méritée pour Shigeru Miyamoto et Genyo Takeda, on sent clairement que le phénomène s’accélère avec la prise de pouvoir de la jeune garde de la firme, plus en phase avec l’évolution technologique du média.
Alors certes oui, l’arrivée des dlc s'est faite sous l’ère Iwata, les applications smartphone étaient prévues, le mercantilisme dans la place avec les amiibo, mais clairement ce n’est pas quelque chose que Satoru Iwata devait cautionner en tant que développeur et encore plus en tant que personne. Le four de la Wii U en terme de ventes n’a hélas pas dû laisser les coudées franches au PDG, gageons que l’histoire aurait été toute autre avec un succès plus honorable pour cette machine.
Mais la perte prématurée de monsieur Iwata pour Nintendo a indéniablement précipité ce changement drastique que la société entame en ce moment.

L'âme de Nintendo est-elle partie avec Satoru Iwata ? Clairement oui, du moins d’un certain Nintendo. Celui des années 2000, voire des années '80-'90 dans le prolongement.
Il ne faut cependant pas oublier que la firme du plombier est une société séculaire (elle a été fondée au XIXe siècle) et qu’elle n’en est donc pas à sa première métamorphose ou évolution. Le fait que ses récents dirigeants se soient enfermés dans un certains conservatisme a sans doute freiné la compagnie à bien des égards, mais sa capacité à toujours rebondir alors que tout le monde s’accorde à dire qu’elle est moribonde force le respect.
La volonté affichée de Nintendo de sortir de l’ornière du seul jeu-vidéo peut faire peur tout comme elle peut réjouir, seul l’avenir pourra nous dire si les pontes de la société ont intelligemment géré les propriétés de la firme ou vendu son âme sur l’autel du profit. Nintendo a le potentiel de devenir un géant du divertissement à l’échelle de Disney, avec tout ce que cela peut comporter de bon et de mauvais côtés.

samedi 20 mai 2017

Injustice tome 8 - Année 4, 2ème partie (Urban Comics - Avril 2017)


La nouvelle tombe comme un coup de tonnerre : Superman accepte de se rendre face aux forces divines de Zeus, père de tout. Le règne du tyran s'achève peut-être en apparences, mais dans les faits ses partisans comptent bien regagner le pouvoir dès qu'ils auront trouver un moyen de défier les dieux, qui pendant ce temps sous la coupe de Zeus envahissent le reste du monde et imposent de force leur religion à toutes et à tous, depuis l'île de Themyscira qui leur sert à présent de nouvelle Olympe. Forcée d'obéir à son père, Wonder Woman tâche cependant de trouver une issue à cette situation impossible, alors que Superman trouve un allié de poids en la personne de Poséidon lui-même, dieu des océans. Commence alors une lutte acharnée entre les surhommes et les dieux, avec pour enjeu la liberté de l'humanité ou la soumission totale. Et dans l'ombre le dieu de la Guerre Arès complote avec un être démoniaque qui manipule les forces en présence depuis un certain temps, dans l'unique but de voir l'Homme d'Acier chuter. Batman, qui a découvert la vérité, devra mettre de côté ses différends avec Superman pour lui permettre de sauver la planète d'une nouvelle invasion, tandis que lui-même traitera avec les Néo-Dieux pour mettre fin au conflit avant qu'il ne soit trop tard. Peut-être finalement existe-t-il pire situation que la domination de Superman sur le monde ?
En bonus l'annual de la série avec l'intervention musclée et hilarante de Plastic Man dans le conflit pour sauver la vie de son fils, détenu comme terroriste dans la super-prison sous-marine de la Tranchée, avec les pires criminels qui soient. Une intervention pour des motifs personnels mais qui aura de lourdes répercussions sur la suite des événements. Voici comment s'achève cette 4ème année de règne.

Injustice poursuit sur sa lancée et prouve une fois de plus qu'il s'agit d'une série avec laquelle il faut compter, quand bien même elle se déroule dans un univers totalement différent du régulier de DC. Jamais un jeu-vidéo n'avait fait autant de bien à l'univers des comics qu'avec cette histoire toujours très bien racontée et dessinée, au top quoi qu'il arrive. Si l'on regrette l'absence de certains personnages depuis quelques temps, on peut se consoler avec les évolutions et retournements de situation qui se succèdent à un rythme effréné pour notre plus grand plaisir. Vivement la cinquième et normalement dernière année du récit, avant les événements du jeu-vidéo lui-même.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 24 avril 2017

Emission #7 - Final Fantasy XV



Salut à toutes et à tous, une grosse émission à nouveau pour vous parler d'un bon gros jeu-vidéo très attendu et décrié depuis sa sortie : Final Fantasy XV passe sur Radiophogeek !

lundi 17 avril 2017

La question du lundi n°35 : Le jeu-vidéo japonais est-il de retour au firmament ?


Le jeu-vidéo japonais est-il de retour au firmament ?


Si vous êtes un familier du blog et de nos émissions, vous n'êtes pas sans savoir que le jeu-vidéo japonais est l'une de nos marottes, son regain récent de vitalité nous réjouit et nous interroge.

En perdition depuis un peu plus d'une décennie, l'industrie japonaise a connu un sursaut bienvenu voici maintenant quelques mois. Jugez plutôt : Dark Souls 3, Dragon Quest VII, Final Fantasy XV, The Last Guardian, Resident Evil 7, Yakuza 0, Gravity Rush 2, Nioh, Nier Automata, Zelda Breath of the Wild et Persona 5, entre autres, sont sortis en l'espace d'un an.
Des titres à la fois de qualité, qui ont pour la plupart un succès critique, voir commercial. Est-ce à dire que le jeu-vidéo japonais est de retour pour récupérer la place qu'il occupait au niveau mondial il y a quinze ans ?

Certes les Japonais n'ont jamais vraiment cessé de produire des jeux-vidéo, mais leur marché a évolué vers le nomade (smartphones, consoles portables) tandis que chez nous les consoles de salon et le pc restent roi. S'en est suivi un éparpillement de leurs ressources entre leur production locale s'exportant peu et les gros jeux taillés pour le marché occidental mais souvent au détriment de spécificités toutes nippones.

A quoi reconnaît-t-on un jeu typiquement japonais justement ? A son côté parfois exubérant comme la série des Yakuza, des Danganronpa ou encore celle des Metal Gear, ce côté ''bigger than life'' et seconde degré que peu de productions occidentales de gros calibre peuvent avoir (comme certains GTA par exemple dans leur écriture) ; à sa philosophie de jeu et sa science du gameplay d'une redoutable précision que l'on retrouve chez des orfèvres comme Platinum Games (Bayonetta, Nier Automata pour le compte de Square Enix) ou la série de Souls et Bloodborne de From Software ; à l'originalité de son design sortant des sentiers battus et ne recherchant pas systématiquement le réalisme (Gravity Rush 2, Persona 5, The Last Guardian ou les productions 2D de Vanillaware). Voici grosso modo ce qui est une norme pour les japonais et qui est une exception dans bon nombre de grosses productions chez nous, que seuls les indépendants empruntent avec plus ou moins de bonheur.
Un exemple des plus intéressants récemment est la sortie du nouveau Zelda, série qui souffre d'un syndrome d'immobilisme depuis quelques épisodes, Breath of the Wild s'est inspiré des mondes ouverts occidentaux tout en revenant aux sources de la saga pour offrir une expérience de jeu nouvelle unanimement saluée par les critiques du monde entier. Clairement les Japonais donnent des leçons de gameplay et de level design à leurs homologues occidentaux.

Si quelques jeux avaient ouvert la voie depuis quelques années, la fin 2016 et le début de 2017 ont été extrêmement riches en sorties japonaises. Fait assez exceptionnel qui pose une simple question : s'agissait-il d'un soubresaut, d'un baroud d'honneur des vieux maîtres Japonais ? Ou au contraire des prémisses d'un renouveau bienvenu ?
S'il est encore bien entendu trop tôt pour répondre de façon tranchée, certaines tendances semblent toutefois se dessiner :
  • le nombre de localisation de titres japonais est clairement en hausse, et cette tendance ne fait que s'accroitre, preuve de l'appétence du public pour une plus grande diversité et originalité.
  • Conséquence directe de ces localisations, les portages sur pc de jeux originellement sortis sur console au Japon ont eux aussi explosés.
  • De nombreuses vieilles séries fêtant leur 20, 25 ou 30 ans sont remises en avant ou ressorties des cartons.
  • De nouvelles licences et acteurs du marché apparaissent eux aussi. Le succès par exemple de Splatoon chez Nintendo est la preuve qu'une nouvelle génération de développeurs est en train d'émerger.
  • Un certain équilibre entre jeux mobiles et de salons semble se dessiner.
  • De nombreux titres prestigieux sont actuellement en développement : Dragon Quest XI, Kingdom Hearts 3, FFXIV :Stormblood, Shenmue 3, Final Fantasy 7 Remake, Tekken 7, Super Mario Odyssey, etc...

Clairement le jeu japonais semble reparti sur de bonnes bases après une longue traversée du désert, le fait que d'antiques sagas (Resident Evil, Zelda) s'autorisent un retour aux sources tout en se modernisant, le fait qu'une jeune génération de créateurs Japonais apparaisse, le fait que de plus en plus de jeux soient localisés chez nous et trouvent leur public (Nioh, Nier Automata, tous deux jeux de niche écoulés à plus d'un million d'exemplaires), tout cela prouve la bonne santé de l'industrie japonaise qui revient sur nos rivages avec de l'ambition. Certes nous ne retrouverons probablement jamais l'âge d'or des générations 16 à 128 bits, mais il est réjouissant et rafraîchissant de voir de nouvelles productions d'envergure sortir du pays du Soleil Levant, la diversité et le choix sont toujours sources d'une saine émulation créatrice qui ne peut être que profitable au joueur en mal de nouvelles sensations dans cette industrie du jeu AAA hélas bien trop standardisée.

Continue ? 10... 9... 8...

mercredi 29 mars 2017

Injustice tome 7 - Année 4, 1ère partie (Urban Comics - Février 2017)


Le monde goûte à quelques mois de paix, tandis que chacun des camps panse ses blessures. Superman fait rechercher Batman et les siens à travers toute la planète, sans parvenir à les débusquer. Pendant ce temps, l'alliance autour de Batman traverse une période critique car privée de bon nombres de soutiens, à cause notamment des manigances de John Constantine. L'heure est grave, et pour Batman il est peut-être temps de mettre de côté ses appréhensions et son humanité et de faire appel à des forces supérieures... car les dieux de l'Olympe sont prêts à partir en guerre contre Superman et son régime ! Avec l'armée des Amazones et les plus puissants dieux de la mythologie grecque à ses côtés, la résistance ne peut que l'emporter... du moins c'est ce qu'il semble. Arès, le dieu de la Guerre, manipule les forces en présence, jusqu'à Zeus lui-même, pour provoquer un conflit d'une ampleur inégalée qui risque bien de mettre à mal le fragile équilibre obtenu après bien des combats. Tout le monde sera touché, en particulier Wonder Woman qui sera sommée par les siens de choisir son camp, entre les dieux et les mortels, entre sa famille et son amour. La véritable guerre commence maintenant !

Un tome très riche en action et en rebondissements, qui voit à nouveau le conflit entre le régime de Superman et la résistance menée par Batman prendre une dimension supérieure et proposer de nouveaux enjeux colossaux. De lourdes et significatives pertes sont à prévoir, ainsi que des combats dantesques et épiques à souhait, dont on ne voit ici que le commencement. Plus que jamais les forces en présence vont se retrouver déchirées et manipulées, et tout ce que nous pouvons faire en tant que lecteur c'est d'attendre la seconde partie de cette quatrième année avec impatience. Mais rien que pour assister à un combat sans retenue entre Wonder Woman et Superman, ça vaut le coup !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 23 janvier 2017

La question du lundi n°29 : Qu'attendre de la Nintendo Switch ?


Vendredi 13 Janvier à 5 heures du matin, heure française, avait lieu via internet la présentation de la Switch, nouvelle console de salon de Nintendo.

Cette fois-ci les choses sérieuses ont commencé puisque furent communiqués la date (sortie mondiale le 3 Mars 2017) et le prix (entre 300 et 330 euros chez nous).
Petite révolution néanmoins dans la communication : point de Nintendo Direct (vidéo préenregistrée) pour présenter la machine en grande pompe mais bel et bien une conférence en direct à la façon de Sony et Microsoft. Cela faisait longtemps que la firme du moustachu ne s’était pas prêtée à cet exercice périlleux.

L’essentiel de la conférence a permis de présenter le concept encore obscur de cette machine qui tente de concilier les consoles nomades et de salons.
La version sédentaire comporte un dock où se niche une tablette tactile, cœur même de la machine. Lorsque celle-ci est insérée dans le dock, le jeu est retransmis sur la télé et se joue à l’aide d’une manette classique ou des joy con, sorte de wiimote pouvant aussi se greffer sur l’écran de la tablette afin de la rendre nomade, à mi-chemin de la PS Vita et de la mablette de la Wii U.

Les possibilités sont donc nombreuses, et l’on sent une vraie volonté de Nintendo de faire une synthèse de leur expertise dans le domaine matériel des consoles. Notamment dans les possibilités de jouabilité de ses deux dernières représentantes, la Wii et la Wii U.

Oui mais… quid des jeux me direz-vous ? Eh bien c’est certainement le point faible de cette conférence car la société de Kyoto était attendue au tournant. Du fait de l’échec de la Wii U, l’on pensait que les studios de Nintendo travaillaient d’arrache-pied pour sortir de nombreux jeux rapidement, alors que seul Zelda accompagne la sortie de la machine ! Il faudra attendre l’été pour la suite de Splatoon, seul vraie nouvelle franchise sur la précédente génération, et l’hiver pour le nouveau Mario. Le reste des jeux Nintendo consistant en des portages de titre Wii U comme Mario Kart 8.
Et en dehors de quelques grands noms du jeu-vidéo japonais, Sega et Square Enix en tête, les studios occidentaux furent comme à l’accoutumée bien silencieux...

N’en tirons toutefois pas de conclusion hâtive sur l’avenir de la machine quant à un quelconque destin funeste. Il y a fort à parier que Nintendo garde de nombreuses annonces sous le coude pour la grande messe de l’E3 se déroulant à Los Angeles à la mi-Juin. Centre de toutes les attentions médiatiques, il y a fort à parier que la vraie communication de la Nintendo Switch prenne son envol à ce moment là.
En l’état il n’y a donc pas de raison particulière d’attendre la console et surtout de l’acheter dès sa sortie. Comme fréquemment dans le monde sans pitié du jeu-vidéo, il est bon pour le consommateur d’attendre un peu. Un an ou deux nous semblent tout à fait raisonnable.
A bon entendeur… salut !

lundi 2 janvier 2017

La question du lundi n°26 : Que nous réserve l'année 2017 pour les jeux-vidéo ?

L'année 2016 venant tous juste de s'achever, il est temps de se tourner vers 2017 à fond les ballons ! L'équipe de Radiophogeek vous souhaites une heureuse année, avec plein de geekerie en perspective :)
Et alors qu'en coulisse la reprise des émissions arrive (mais pas trop vite non plus hein ? Ne vous enflammez pas !) il est temps de voir ce que l'année nous réserve côté jeu-vidéo -et ils sont déjà nombreux- en voici une liste non exhaustive triée par nos soins :

Côté machines l'année s'annonce passionnante avec l'arrivée en mars de la Nintendo Switch, on devrait en savoir plus dès le 13 janvier prochain, avec la date de sortie vraisemblablement révélée. Chez Microsoft, c'est l'énigmatique projet Scorpio qui devrait être annoncé d'ici à juin pour une sortie prévue en fin d'année, nouvelle machine ou version améliorée de la Xbox One à l'image de la PS4 Pro ? Le mystère reste entier !
Un petit mot aussi sur la réalité virtuelle qui a fini par arriver dans nos magasins, encore relativement chère et sans véritable application ou jeu phare, nul doute que de nouvelles versions des Oculus Rift et HTC Vive seront présentées ? Reste à savoir si de nouveaux protagonistes vont s'inviter sur ce marché balbutiant et si Sony compte mettre aussi à jour son PS VR (ce qui est peu probable pour ce dernier).

Côté jeu vidéo, les tendances de ces dernières années devraient continuer. Les Japonais rattrapent leur retard et s'adaptent aux méthodes de production moderne de développement, lorsqu'ils ne collaborent pas directement avec les occidentaux. Et ce sont des projets longtemps attendus et fantasmés qui devrait pointer le bout de leur nez : entre l'arlésienne Nioh (annoncée pour le lancement de la PS3 il y a plus de dix ans !) et Shenmue 3 ressuscité en 2015 par son créateur (alors que le dernier épisode date de... 2001) ce sont les improbables Nier Automata, Gravity Rush 2 et Valkyria Revolution, suites de succès d'estime de la précédente génération, qui sont voués à voir le jour.
Les gros projets ne manquent pas non plus. Jugez plutôt : en ce tout début d'année c'est le retour de Resident Evil 7 à ses origines avec un gameplay axé sur le survival plus que l'action alors que chez Nintendo devrait enfin débarquer le nouveau Zelda, intitulé Breath of the Wild et qui lui aussi va aux racines de la saga avec une liberté d'action digne du tout premier The Legend Of Zelda.
N'oublions pas le genre roi au Japon quoi qu'on en dise, le JRPG, avec de nombreuses séries fêtant leur anniversaire : Persona 5, déjà sorti en septembre dernier pour les 20 ans de la licence, arrivera chez nous pour avril et la presse est dithyrambique à son sujet. L'antique Dragon Quest, le doyen des RPG japonais reviendra quant à lui avec un onzième opus pour fêter dignement le trentième anniversaire de la saga datant de mai 1986. Autre série phare bien plus connue chez nous, c'est Final Fantasy qui fête cette année ses trente printemps. Le calendrier des festivités sera présenté par Square Enix le 31 janvier, mais on suppose déjà l'arrivée de la première partie du projet gigantesque qu'est le remake de Final Fantasy VII réclamé depuis des années par des fans hystériques.
Troisième pilier de Square Enix, Kingdom Hearts 3 devrait commencer à faire parler de lui pour célébrer ses 15 bougies, même si il est peu probable que le jeu sorte pour 2017.
Citons pour finir le sympathique Tales of Berseria qui sort chez nous en début d'année et qui semble être un bon cru de cette série de RPG de Bandai Namco.

Refermons le volet japonais avec un produit typique et atypique avec l'arrivée de Danganronpa V3, jeu mêlant enquête et phase de procès dans une atmosphère anxiogène et décalée rappelant notamment Battle Royale.

En ce qui concerne les studios occidentaux, d'autres projets longtemps désirés devraient aussi enfin sortir.
Citons dans les grandes attentes Red Dead Redemption 2 le « GTA du Far West » dont le précédent épisode date tout de même de 2010, Mass Effect Andromeda, nouvelle itération de l'univers space opera de Bioware. Chez Sony c'est la nouvelle licence de Sony, Horizon Zero Dawn (qui nous fait de l’œil depuis deux ans maintenant) qui va enfin arriver pour le mois de mars. Gageons que du côté d'Ubisoft le retour d'Assassin's Creed est dans les tuyaux après une année sabbatique amplement méritée, reste à voir si le possible rachat du géant français par Vincent Bolloré ne va pas changer la donne ?

Côté financement participatif signalons l'arrivée de titres comme Yooka Laylee, héritier spirituel des Banjo-Kazooie pour le genre plate-forme. Autre héritier spirituel mais dans un genre différent, le CRPG, Torment : Tides of Numenéra accostera chez nous en février. Chez les Tchèques de Warhorse Studios, c'est Kingdom Come : Deliverance qui va débarquer et il s'annonce prometteur ! Imaginez donc : un RPG en vue à la première personne style Skyrim mais se basant sur notre XVème siècle. Oui oui un RPG à vocation historique et « réaliste » dans son univers et son gameplay.
Dans le genre spatial, le plus gros projet de crowdfunding de l'histoire (140 millions environ !) doit après d'importants reports fournir enfin sa campagne solo intitulée Squadron 42.

Clôturons ce long listing par l'évocation d'un prochain Star Wars, probablement Battlefront 2 mais aussi un CRPG des belges de Larian Studios Divinity Original Sin 2 très attendu des fans du genre.
Et puis cocorico ! Quelques jeux français prometteurs : la suite du 4X Endless Space chez Amplitude Studios récemment racheté par Sega, Vampyr le prochain Dontnod (Life is Strange, Remember Me) et le petit challenger du lot : Absolver du studio Slocap, dont le principe est de mixer les genres du MMO et du beat'em all, rien que ça !

Parce que 2017 rime avec manette, nous espérons que ce bref tour d'horizon vous aura rendu curieux !

lundi 19 décembre 2016

La question du lundi n°24 : Que retenir des jeux récents sur Batman ?


Alors que le dernier épisode du Batman de Telltale est sortie, il me semblait intéressant de revenir sur la série Batman Arkham de Rocksteady Studios et de WB Games Montreal.
Quel bilan peut on tirer de cette série?
C'est ce que nous allons voir, en faisant une petite rétrospective des 4 épisodes constituant cette saga et de parler également un peu de celui de Telltale.
(Il y a des épisodes annexes mais je me focaliserai sur les épisodes sortis sur console de salon)


Batman Arkham Asylum

Le 1er épisode à avoir été développé (mais 2ème dans la chronologie).
Après avoir (une nouvelle fois) arrêté le Joker, notre brave Batman le ramène dans l'asile d'Arkham.
cependant, ce coquin de Joker s'évade et organise une rébellion au sein même de l'asile.
Batman doit ainsi rétablir l'ordre et mener l'enquête sur ce que complote le Joker.
Cet épisode est remarquable par bien des aspects : tout d'abord, l'action se déroule dans un lieu hautement symbolique de l'univers de Batman, l'asile d'Arkham mais qui paradoxalement n'est pas vraiment développé.
Par ailleurs, en progressant dans l'aventure au gré des rencontres, et en résolvant certaines des énigmes de l'Homme Mystère, elle permet au joueur de (re)découvrir l'univers de Batman dont je pense une bonne partie d'entre nous a été marquée par l'excellente et cultissime série des années 90 faisant preuve d'une étonnante maturité.

La mécanique de gameplay reste la même dans chacun des épisodes, avec le système de combo, d'élimination, etc.
Il est à souligner la fluidité des combats permettant une action dynamique.
On retrouve les emblématiques gadgets de son arsenal, le batarang, la bat-griffe, etc.
Au fur et à mesure de l'aventure, Batman récupérera de nouveaux gadgets afin d'accéder à de nouvelles zones ou bien s'impliquer dans la résolution de nouvelles énigmes.

A noter que la tétralogie reste fidèle à l'univers de Batman. Celui-ci, en dépit d'un entraînement intense et d'une armure high-tech, reste un être humain normal : il est préférable d'utiliser la furtivité dans les salles afin de neutraliser les ennemis armés d'armes à feu qui peuvent vous faire passer très vite de vie à trépas. La vision de détective dont est équipé Batman s'avère alors bien utile afin de pouvoir agir de la manière la plus efficace en visualisant les divers ennemis.

On regrettera l'absence de quêtes secondaires dans l'histoire principale, la seule étant la découverte des trophées de l'Homme-Mystère.

Des défis de combat et de prédateur se débloqueront au fur et à mesure du jeu, mettant à l'épreuve vos réflexes et vos méninges.
Ces défis seront également présents dans les épisodes suivants.

Cet épisode s'avère une excellente entrée en matière avec un gameplay facile à prendre en main et avec une histoire qui se suit sans déplaisir malgré un final un peu décevant.


Batman Arkham City

1 an et demi après les événements d'Asylum, la ville de Gotham se retrouve une nouvelle fois dans la tourmente.
Une partie de la ville a été fermée, l'Arkham City, dans lequel tous les criminels ont été enfermés, sous la surveillance du Docteur Hugo Strange.
Batman doit alors enquêter sur ce qui se trame ainsi qu'un mystérieux protocole 10 devant être mis en place.

L'ambiance est similaire à celle du premier opus, on y retrouve un casting un peu plus étoffé ainsi que l'ajout de nombreuses missions secondaires et le retour encore des trophées/énigmes du facétieux/casse-couilles (je vous laisse décider du terme le plus approprié) Homme-Mystère.

On y retrouve les mêmes mécanismes avec quelques petites améliorations.

A noter la fin assez inattendue de cette épisode qui donne une tonalité plus sombre à l'aventure.


Batman Arkham Origins

Techniquement, c'est le 3ème opus à avoir été développé mais dans la chronologie de la saga, il correspond au commencement (ben oui, c'est les origines ;-)). L'action se déroule la veille de Noël, une émeute éclate à Black Gate, orchestrée par Black Mask.
Batman apprendra rapidement que celui-ci a engagé 8 assassins afin de le tuer pour la modique somme de cinquante millions de dollars.
Le joueur dirige un Batman plus jeune, moins expérimenté, dans certains quartiers de Gotham.
L'interface a un look rétro afin de souligner le contraste avec les autres épisodes.
On notera en ajout l'analyse de certaines scènes de crimes par le biais d'hologrammes pour reconstituer les événements et trouver des indices afin d'avoir des pistes ou arrêter le coupable.

Au final, cet épisode permet de développer la première rencontre de Batman avec certains de ses ennemis (dont son plus emblématique) et le début de la coopération entre Gordon et Batman. La fin de l'opus marque la réouverture de l'asile d'Arkham où de nombreux ennemis de Batman viennent
faire une cure de repos après chaque plan déjoué par Batman.

Cet épisode s'avère dispensable mais permet de fouiller un peu plus cet univers et notamment de voir la fameuse Bat-Cave.
A noter, l'ajout de mini-défis à réaliser (comme planer sur une certaine distance sans se poser, etc.). Idée intéressante mais mal construite puisque ces différents défis doivent être effectués dans l'ordre afin d'être validés.
Il y a plusieurs quêtes secondaires et encore à s'occuper, une fois de plus, (soupir) d'E. Nigma.


Batman Arkham Knight

Dernier volet de cette tétralogie. 9 mois après les événements d'Arkham City, la criminalité a diminué et un semblant de calme semble revenir mais c'est sans compter l'Epouvantail qui après avoir fait démonstration de sa nouvelle toxine, engendre l'évacuation de la ville par la police.
Batman doit reprendre du service pour le jour d'Halloween afin de contrecarrer les plans de l'Epouvantail ainsi que ceux de nombreux autres vilains dont un énigmatique nouveau méchant se faisant appeler le Chevalier d'Arkham et qui voue une haine profonde au Chevalier Noir.
Cet ultime épisode conclut donc les péripéties du justicier de Gotham en faisant vivre à Batman l'une des plus éprouvantes aventures qu'il ait vécu.

La mécanique du gameplay évolue encore un peu légèrement avec la possibilité d'utiliser des gadgets en planant.

Une des nouveautés est la présence et la jouabilité de la Batmobile qui loin d'être un simple accessoire et devra être utilisée à de maintes reprises aussi bien que pour les besoins du scénario mais aussi dans les énigmes de l'Homme-Mystère. Cette utilisation assez intempestive du
véhicule pourra en irrité certain.

Dans cet ultime opus, vous avez la possibilité de vous balader dans tout Gotham avec ces 3 îles (Bleake Island, Miagani Island et Founders' Island).
Une très vaste étendue de terrain à explorer afin de conclure dignement la saga.

A noter que si vous souhaitez voir la vraie fin du jeu, il vous faudra finir le jeu à 100%, autrement dit finir la quête principale ainsi que toutes les quêtes secondaires dont l'infatigable Homme-Mystère.

Au final, la saga des Batman Arkham aura su évoluer et s'affiner au cours des différents volets et permet d'incarner avec panache l'un des plus emblématiques héros de comics.


Batman Telltale

La mécanique de ce jeu reprend celle des autres Telltale (Walking Dead, The wolf among us, Borderlands,etc.) avec les éternelles QTE tout en y intégrant les éléments spécifiques propres à l'univers de Batman (analyse de scènes de crime, gadgets, etc.).
Il y a toujours le système de 4 réponses, avec 5-6 grandes décisions par épisode laissant 2 choix souvent cornéliens (exemple : aider A ou aider B).

Une des caractéristiques de cet opus est la possibilité d'incarner Bruce Wayne et de pouvoir choisir de s'occuper de certaines situations en tant que Bruce ou Batman.
Parmi les choix moraux, on a la possibilité de faire preuve de violence/torture gratuite envers certains criminels, ce qui modifie ainsi la perception des alliés de Batman envers lui ainsi que de la population de Gotham. (Perso, je suis un sadique)

Le scénario fait preuve d'originalité notamment concernant les parents de Bruce et la modification de certains ennemis de Batman tel que Oswald Cobblepot qui se révèle être un ami d'enfance de Bruce, dont les destins s'avéreront le reflet l'un de l'autre.

A noter lors des épisodes 3,4 et 5, la présence de nombreuses lignes non traduites, pouvant s'avérer embêtant pour les personnes ne comprenant pas la langue de Shakespeare ainsi que quelques petits bugs mineurs. Des défauts anodins mais qui cassent un peu le rythme du jeu.
Un futur patch pourra sans doute se débarrasser de ces inconvénients.

Enfin, la conclusion de ce Batman laisse présager une suite avec sans doute la Nemesis de Batman comme ennemi principal.
Cependant, vu le nombre de projets sur lesquels travaillent Telltale, cela ne sera pas dans l'immédiat.


En conclusion, ces jeux permettent une bonne immersion afin de connaître ou redécouvrir l'univers de Batman qui ont permis de remettre sur le devant de la scène un héros certes très connu mais dont la plupart des œuvres relatives ne permettaient pas de présenter de nombreux aspects de la dangereuse mais fascinante ville de Gotham City et de ses divers habitants.

La tétralogie de Batman Arkham est ainsi une valeur sûre pour tous les fans de jeu d'action.
Le Batman de Telltale quant à lui permet une approche originale de cet univers.
L'un de ces jeux-video peut être une idée de cadeau pour l'un de vos proches.

En vous souhaitant de bonnes fêtes de fin d'année à tous et à bientôt.