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samedi 1 juin 2019

X-Men - Le Retour du Messie (Panini Comics - Avril 2019)


Les années ont passé. Les mutants sont encore moins nombreux qu'au début de cette longue histoire, et retranchés désormais sur l'île-nation d'Utopia, dans la baie de San Francisco, attendant lentement leur dernière heure depuis que Norman Osborn est à la tête des forces armées du pays. Mais le Destin n'en a pas encore fini avec les X-Men : un signal très attendu est soudain activé, au moment où l'on commençait à perdre tout espoir. Le Messie est revenu, ou plutôt la Messie, la jeune Hope, première mutante née après le fatidique Jour-M et envoyée dans le futur avec Cable afin d'être formée, entraînée et protégée jusqu'au moment où elle serait prête à jouer son rôle, encore inconnu. Ce signal, c'est tout simplement la preuve que Cable et Hope sont de retour dans le Présent, à l'époque de nos héros, et que la petite devenue une fière adolescente est sur le point de tous les sauver... ou au contraire, de les condamner. Car son rôle est encore flou même pour elle, on ignore quels sont ses pouvoirs et personne ne la connaît, en dehors de Cable qui l'a élevé, personne ne pourrait prédire ses décisions et réactions dans un monde qui hait plus que jamais les mutants. En effet, les principales ligues anti-mutants du pays ont fini par toutes se rassembler sous une bannière commune, celle du terrible Bastion, et tous sont déterminés à en finir une fois pour toutes avec les Homo-Superior tant qu'ils ont un genoux à terre. Toutes les forces sont lancées dans l'ultime bataille, tous les paramètres sont soigneusement étudiés et réglés par Bastion qui possède une longueur d'avance sur nos héros, qui ne peuvent que tenter de le devancer. Tous commencent à douter sérieusement de leurs chances de survie, à part Scott Summers. Cyclope croit dur comme fer que Hope est véritablement un Messie capable d'accomplir un miracle qui sauverait toute son espèce et mettrait fin à cette guerre, cette boucherie qui a déjà emporté trop de monde. Tout se jouera finalement dans la baie de San Francisco, complètement coupée du reste du monde, où les X-Men d'hier et d'aujourd'hui affronteront des légions d'exterminateurs zélés dans ce qui pourrait bien être l'ultime bataille pour la survie ou l'extinction. Quel sera le rôle déterminant de Hope au cœur de ce conflit qui la dépasse totalement ?

Il est enfin là, le fameux et tant attendu dernier omnibus concluant la Trilogie du Messie avec la parution de la troisième et dernière partie de l'histoire. Alors on va commencer par les points négatifs : c'est ENCORE un mini-omnibus d'épaisseur très moyenne pour sa gamme quand on le compare avec les plus anciens. Je l'ai déjà dis dans le précédent article sur le premier des deux volets du Messie, Panini a une nette tendance ces dernières années à réduire la pagination de ses omnibus pour un prix qui lui reste identique et assez élevé. Vous allez dire que c'est du chipotage, c'est vrai que le format reste tout de même très luxueux et vaut complètement l'investissement et l'attente, mais on sait aussi que l'éditeur est pourtant tout à fait capable de sortir, pour le même prix, des volumes bien plus épais, parfois doublement voir davantage, comme le récent L’Ère d'Apocalypse ou le très attendu La Saga du Clone pour Spider-Man. Question de choix, certainement, et surtout de sous je pense.
L'autre mauvais point selon moi (ça reste subjectif bien sûr) c'est le dernier tiers de cet album. Panini avait prévenu les fans, qui râlaient déjà en se voyant acheter un omnibus de taille réduite, qu'avec la conclusion de La Trilogie du Messie on aurait également du matériel supplémentaire et inédit en VF, principalement des chapitres de séries se déroulant en parallèle de l'événement et ayant un rapport direct avec l'intrigue principale. D'ordinaire ça permet d'éclairer quelques zones d'ombres, ici par exemple nous découvrons comment Magik est sauvée des Limbes par son équipe tandis que les autres se battent dans le monde mortel, ou encore comment l'équipe scientifique Club X parvient à se sortir d'un piège temporel vicieux aux terribles conséquences. Mais, disons-le tout de suite : est-ce que c'était vraiment intéressant ? Je veux dire, voir ce que des personnages font derrière la scène, c'est toujours un peu sympa mais rapidement fatiguant quand il faut rattacher tous les wagons et se taper toutes les séries en parallèle pour comprendre de quoi il retourne. Personnellement, j'aurais bien mieux préféré et apprécié des épisodes racontant l'arrivée des mutants sur Utopia, ou encore la raison pour laquelle Magneto est bouclé et alité à l'infirmerie durant pratiquement toute l'intrigue principale. Que leur est-il arrivé entre la fin du premier omnibus et le début de celui-ci ? Un rapide résumé même aurait fait l'affaire je pense, mais nous n'avons droit qu'à une très simple mise en situation. Ce ne sont que des détails, certes, et parfois sans rapport avec l'histoire principale, mais qui auraient pu poser un peu mieux les choses et expliquer davantage certaines situations que l'on découvre assez subitement. Les choix éditoriaux pour le matériel complémentaire sont discutables, certains crieront au remplissage quand d'autres féliciteront Panini pour l'effort, chacun sera juge.
Pour les points positifs maintenant, parce qu'il y en a et de très bons en plus ! Déjà, un omnibus si tôt dans l'année, merci beaucoup à Panini d'avoir fait cet effort et de ne pas avoir trop joué sur l'attente de cette conclusion après la parution du premier tome. C'est toujours appréciable de pouvoir s'offrir une petite merveille d'édition telle que celle-ci, et l'avantage c'est qu'elle n'est pas perdue au milieu d'autres grosses sorties de fin d'année pour le coup. Ensuite, l'histoire est magnifique, poignante, j'ai largement préféré cette troisième et dernière partie à la seconde par exemple, qui se voulait pourtant plus épique. Jamais les mutants n'ont été autant en danger et autant menacés par l'extinction totale que dans cette histoire majeure des années 2000-2010. Tous les auteurs, et ils sont nombreux, se sont associés et concertés pour donner un maximum de crédibilité à leur œuvre et de cohérence, et ça fait du bien ! Les dessins aussi sont magnifiques, vraiment, rien n'est à jeter et tout l'ensemble sent bon l'épique et la recette du succès assuré. On imagine presque les musiques de film par-dessus l'action tant c'est vivant et conçu comme un grand divertissement de cinéma (qui sait, peut-être que Marvel Studios aura la bonne idée de fouiner dans cette trilogie pour ses futurs réalisations...). Du coup vous l'aurez compris ce fut vraiment un gros gros plaisir à lire, toute une nuit à ne rien faire d'autre que de plonger tête la première au cœur de l'aventure et des tourments et dangers qui se succèdent à un rythme effréné. Il y a trop d'auteurs et de dessinateurs pour tous les rentrer dans les mots-clés de l'article, mais voici leurs noms pour celles et ceux que ça intéresse : au scénario des spécialistes des X-Men comme Matt Fraction, Peter David, Mike Carey, Craig Kyle, Christopher Yost, Zeb Wells, Simon Spurrier, Duane Swierczynski. Aux dessins, sortons aussi le tapis rouge pour Terry Dodson, David Finch, Greg Land, Mike Choi, Ibraim Roberson, Lan Medina, Nathan Fox, Stuart Immonen, Esad Ribic, Harvey Tolibao, Tom Raney, Paul Davidson, Francis Portela, Valentine de Landro et Paco Medina. Merci, un grand merci à tous ces artistes pour ce grand moment de lecture que je vous invite à explorer à votre tour et à partager avec le plus grand nombre !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


mardi 15 mai 2018

Batman Rebirth tome 3 - Mon nom est Bane (Urban Comics - Février 2018)


Batman réunit ses alliés à Gotham et leur révèle cette terrible nouvelle : Bane approche, il sera bientôt là, pour reprendre le Psycho-Pirate et se venger de l'humiliation subie sur son propre territoire dans le tome précédent. La mise en garde du Chevalier Noir est claire : que personne ne reste à Gotham et ne tombe sur le chemin de Bane, il doit l'affronter seul à seul qu'importent les risques et qu'importe le résultat. Il lui faut gagner cinq jours de répit, cinq jour pour soigner l'esprit brisé de la jeune Gotham Girl grâce aux pouvoirs du Psycho-Pirate. Ces cinq jours, Bane va les passer à traquer les alliés et les proches de Batman et à les vaincre un par un, méthodiquement, pour envoyer un message lui aussi très clair à la Chauve-Souris : pas de quartier ! Bane fait cependant une offre à Batman : il accepte d'épargner et de lui rendre ses alliés, contre le Psycho-Pirate et la promesse de ne plus interférer avec ses projets. Évidemment la réponse de notre héros est négative, ce qui plonge Bane dans une rage infernale et l'affrontement débute alors au sein des sombres couloirs de l'asile d'Arkham. Batman libère tous ses ennemis présents sur les lieux et les arme pour ralentir Bane le plus possible, tandis qu'il se charge de protéger la salle de soins où se trouve Gotham Girl. Le sang coule à flots, les uns après les autres ils sont tous vaincus et terrassés sauvagement par Bane, qui progresse inlassablement et finit par arriver jusqu'à Batman pour leur ultime confrontation. Qui l'emportera ? Bane réussira-t-il à briser une nouvelle fois le Chevalier Noir, ou bien celui-ci lui réserve-t-il une cuisante et amère défaite après un combat épique ? Vous le saurez en lisant la fin de ce grand arc scénaristique de la série, un vrai plaisir jouissif à lire autant qu'à regarder.
Pour la fin de l'album, l'annual consacré à Ace, le bat-chien recueilli et sauvé par Alfred, un chapitre que l'on avait déjà dans le numéro 4 de la revue Récit complet Batman, spécial Noël. Toujours sympathique à lire mais un peu redondant du fait de cette première parution très récente de Décembre avant celle-ci en Février. On s'attachera davantage à la lecture de l'hommage aux créateurs de Swamp Thing, une enquête en duo avec Batman et la créature des marais sur les traces de l'assassin de son père biologique. L'occasion de voir ces deux héros opérer ensemble, ce qui est plutôt inhabituel mais qui fonctionne bien au final.

Que dire de ce troisième tome à part qu'il est vraiment génial, bourré d'action bien sûr, gonflé à la testostérone comme jamais et jouissif comme je l'ai dit plus haut. Les dessins sont saisissants, vifs, énergiques et en même temps très détaillés et posés, normal puisque l'on parle ici de David Finch et de ses ouailles. Scénario en béton par Tom King, rien à redire à part bravo et vivement la suite dans le tome 4 qui s'annonce lui aussi assez épique.
Oh et j'ai failli oublier, c'est dans ce tome que vous trouverez, lors de l'épilogue de l'histoire principale, la fameuse déclaration entre Bruce et Sélina qui a tant fait parler d'elle à l'époque de sa sortie en V.O.. Chacun a son avis sur la question, pour moi c'est un bel hommage à ce que Silence avait engendré de meilleur dans la vie du Chevalier Noir en son temps et ça n'est absolument pas hors de propos.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 8 juillet 2017

Batman Rebirth tome 1 - Mon nom est Gotham (Urban Comics - Juin 2017)


C'est enfin le grand moment que l'on attendait toutes et tous, le retour du véritable Batman sous la nouvelle ère de DC Rebirth. Dans cette nouvelle histoire qui commence, Bruce Wayne et ses fidèles alliés devront composer avec des menaces chaque jour plus insistantes de la part de super-criminels et autres organisations maléfiques. Quelque chose rôde dans la ville, quelque chose se trame à Gotham, les monstres arrivent... et pour y faire face, Batman sera aidé par deux nouveaux justiciers masqués baptisés Gotham et Gotham Girl ! Quelle est leur histoire ? Comment ont-ils obtenu leurs pouvoirs ? Qu'arrivera-t-il à la ville de Gotham maintenant qu'elle est défendue par de super-protecteurs ? Toutes ces réponses et bien plus encore dans ce premier tome, une histoire qui se révèle tour à tour comique ou tragique, de bons et grands moments sont partagés avec le lecteur et les émotions fortes seront riches et bien présentes tout au long de la lecture !

Avec ce premier tome c'est donc une nouvelle ère qui s'inaugure pour Batman, mais aussi pour l'univers de DC. Pour l'instant aucun lien n'est établi entre cette première histoire contenue dans son ensemble dans ce premier tome et la fameuse affaire du badge du Comédien, axe central de DC Rebirth, mais nous y viendront tôt ou tard. Les auteurs sont en grande forme, ce n'est pas vraiment comme au temps de Scott Snyder, peut-être que c'est un peu moins pointu, plus grand public, en tout cas c'est effectivement un point d'entrée idéal pour tout nouveau lecteur désireux de rejoindre les aventures du Chevalier Noir. Snyder est toujours là mais il est épaulé par Tom King et accompagné aux dessins par des rock-stars comme David Finch ou Ivan Reis, une bien belle équipe donc. Le tome 2 est d'ores et déjà programmé et s'intitulera Mon nom est Suicide, tout un programme quand on sait quel essor prend la désormais célèbre Suicid Squad d'Amanda Waller. Absolument à suivre !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 15 février 2017

Wonder Woman, déesse de la guerre tome 3 - Résurrection (Urban Comics - Janvier 2017)


Dernier tome de la série.

Alors que tout semble redevenu comme avant sur le Mont Olympe, avec le retour des divinités tuées lors de la lutte de pouvoir après la disparition de Zeus, une nouvelle tragédie frappe Diana de plein fouet : Zeke, la réincarnation de Zeus, tombe gravement malade et il semble que cela soit lié aux agissements d'un proche de Diana et de Zola, la mère du petit. Pour sauver le bébé, Diana va devoir mettre de côté tout ce qu'elle croyait savoir de l'Olympe et de ses secrets, pour plonger au cœur d'une quête qui lui révélera la vraie nature des dieux et de leur règne, ainsi que le véritable visage de celui ou celle qui orchestre tout cela dans son dos. A qui pourra-t-elle faire confiance ? Wonder Woman est isolée de ses proches comme de sa propre famille et, seule, elle devra faire face aux révélations qui s'accumulent et prendre de graves décisions, dont les conséquences se feront immédiatement ressentir.

C'est donc le dernier tome de la partie de la série Wonder Woman scénarisée par Meredith Finch et dessinée par son mari, David Finch lui-même, épaulé par le jeune talent Miguel Mendonça ainsi que Johnny Desjardins. Ce run assez court se termine de façon plutôt... moyenne, disons-le, alors que tout avait plutôt bien commencé. C'est un au-revoir doux-amer auquel nous assistons, non seulement par le ton de l'histoire mais aussi à travers les pensées et ressentis de son héroïne, déchirée comme jamais entre deux mondes qu'elle aime tout autant mais dont elle entrevoit la cruauté et les noirs secrets. Le tome se termine par un chapitre des aventures de Donna Troy, devenue la nouvelle déesse de la Destinée, qui doit choisir entre intervenir pour sauver des vies ou bien laisser les drames se jouer. Sur le chemin de la rédemption, Donna va apprendre une grande leçon sur la vie et sur les décisions que l'on prend, et leurs conséquences.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 5 novembre 2016

Ultimate X-Men - Guerre ultime (Panini Comics - Octobre 2016)


Magneto est de retour et il entend bien le faire savoir. La guerre entre l'humanité et les mutants est désormais déclarée, et chacun devra choisir son camp. Les X-Men sont d'emblée perçus comme sympathisants des attentats terroristes de la Confrérie, et donc chassés par la nouvelle super-équipe du gouvernement : les Ultimates ! Charles Xavier capturé et entravé, les héros divisés et traqués, Magneto triomphant et menant une vaste campagne de terreur de par le monde... rien ni personne n'est plus à l'abri et l'heure de la confrontation a sonné ! Quelle est donc cette nouvelle arme ultime que Magneto entend utiliser dès qu'elle sera achevée ? Qu'adviendra-t-il des humains dans ce nouveau monde ? Et surtout, en cas de victoire des héros, sera-t-il possible de revenir en arrière et d'arranger les choses cette fois-ci ?

Un excellent tome de la série Ultimate X-Men de Mark Millar, le troisième exactement dans la collection ''Marvel Select'' à bas prix mais bonne qualité. L'histoire se tient en un seul bloc, d'elle-même, sans avoir besoin de multiples références précédentes ou d'un univers complexe à articuler tout autour. Des artistes de renom sont invités à dessiner ces chapitres à l'action et au suspens haletants : Chris Bachalo, David Finch, Adam Kubert... que du bon ! Vivement la suite !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 1 octobre 2016

Wonder Woman, déesse de la guerre tome 2 - Coup du sort (Urban Comics - Septembre 2016)


Devenue la nouvelle déesse de la guerre après le sacrifice d'Arès, Wonder Woman a bien des difficultés à surmonter. Sentant peser sur elle le poids de la possible rédemption de Donna Troy, elle estime qu'il est de son devoir de l'aider à connaître le salut. Mais malheureusement, Donna ne veut pas entendre raison et est prête à mourir pour racheter ses fautes, même si cela implique une manipulation de la part d'Eris, et de risquer l'intégrité du Destin lui-même. En parallèle, Diana affronte une nouvelle menace en la personne d'Egée, un jeune homme ambitieux qui projette de la tuer afin de devenir le nouveau dieu de la guerre, et qui semble bénéficier d'une solide protection grâce à une déesse inconnue ayant répondu à son appel et l'ayant doté d'une arme capable de tuer même les dieux. Qui sortira vainqueur de ce combat fratricide, et qui se cache derrière tout cela ?
Enfin, une dernière petite histoire mettra en scène Cheetah alors qu'elle tente de s'emparer de la source de l'immortalité des Amazones, mais évidemment Wonder Woman veille et tâchera de l'empêcher de nuire, même si pour cela il lui faudra risquer le courroux d'autres divinités.

Un album pas franchement aussi intéressant que le précédent, l'histoire est un brin décousue et on a un peu de mal à s'attacher aux différents personnages qui nous sont présentés. Dommage car le dessin de David Finch prouve qu'il est en forme et le nouveau développement de Wonder Woman, assumant ses nouvelles fonctions, est assez intéressant (malgré l'affaire du nouveau costume, que personnellement j'aime assez). Mais le scénario peine à maintenir l'intensité jusqu'au bout et se fait un brin trop bavard par endroit, au détriment de l'action et de sa représentation. Espérons que le troisième tome, annoncé à la fin, apportera une fin de run satisfaisante et corrigera ces quelques défauts qui sans cela ne ternissent pas complètement l'éclat de cette série.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 30 janvier 2016

Wonder Woman, déesse de la guerre tome 1 – Insurrection (Urban Comics – Janvier 2016)


En total accord avec la critique faite par Thomas Rivière sur Comicsplace, je déclare que cet album est sans conteste LA lecture du mois de Janvier à ne pas rater.

Wonder Woman est désormais la déesse de la guerre, en plus d'être membre de la Ligue de Justice et l'amante de Superman, ainsi que la protectrice des innocents et des justes. Meredith et David Finch nous offrent les nouvelles aventures de la princesse des Amazones, dans lesquelles elle devra faire face aux conséquences de ses choix quant à la gestion de l'île du Paradis, après avoir brisé des siècles de tradition ségrégatives. Il lui faudra aussi enquêter avec ses confrères de la Ligue sur la disparition mystérieuse de plusieurs villages de part le monde, qui semblent avoir été littéralement avalés par la terre ou la végétation. Enfin, il lui faudra faire face à la colère des Amazone refusant de se soumettre au nouveau régime et menées par Donna Troy, la guerrière parfaite née de l'argile et des sortilèges d'une antique rancœur. De dures épreuves s'annoncent, et Diana devra prouver à toutes et à tous qu'elle est à même de remplir son nouveau rôle de déesse tout en restant la même qu'auparavant.

Une excellente lecture cette fois-ci, un vrai bijou agréable autant à lire, grâce au scénario de Meredith Finch qui a déjà prouvé qu'elle est une très bonne scénariste ; qu'à regarder, grâce aux magnifiques planches et couvertures de David Finch, en grande forme après Forever Evil. Merci également à Goran Sudzuka (Grimm Fairy Tales presents – The Little Mermaid) qui vient en renfort pour un chapitre mémorable. Excellente histoire, excellents dessins, de l'action, de la romance, du drama, bref du tout bon et un vrai plaisir à lire et à conserver dans sa bibliothèque ! Vivement la suite !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 5 août 2015

Ascension (Semic - 1998/2000 - série terminée)




Je me suis longtemps demandé ce que pouvait donner une série dessinée ET scénarisée presque entièrement par la super-star qu'est David Finch. C'est donc armé de cette curiosité que je me suis procuré patiemment les 11 numéros de la revue bimestrielle contenant cette série, chez Semic, de Juillet 1998 à Mai 2000. Eh bien je sors de cette lecture un rien déçu !

C'est l'histoire d'une guerre ancestrale entre deux peuples, d'un côté ceux que l'on pourrait qualifier d'anges, et de l'autre évidemment ceux que l'on peut appeler des démons. Au centre de l'histoire, une scientifique enquêtant sur les retombées de Tchernobyl et un soldat lui servant de gardien, qui se retrouvent soudain projetés dans ce monde magique et voient leur nature-même changer du tout au tout au contact de ces énergies d'une autre dimension (ça rappelle un certain film super-héroïque très actuel, non ?). Pris dans le conflit, ils devront lutter pour rester en vie et échapper aux pouvoirs redoutables d'un antique sorcier revenu à la vie en partie par leur faute, ainsi que protéger la légitime héritière du trône angélique. Leur quête les amène également à se demander s'ils pourront un jour redevenir totalement humains, ou bien s'ils sont condamnés à vivre entre deux mondes.

C'est un résumé très succinct, je passe volontairement sous silence certaines parties de l'intrigue et de son développement pour aller directement à l'essentiel.
Ce que l'on peut dire de cette série, c'est qu'elle est très bien dessinée, c'est du grand art digne de la décennie '90. David Finch est très en forme à cette époque, de même que ses collaborateurs qui arriveront par la suite pour lui prêter main forte.
Dans l'éternel débat sur la question : ''Quel est le mieux, une série bien écrite ou une série bien dessinée ?'', Ascension nous offre la preuve que l'on peut être un redoutable dessinateur mais un piètre narrateur. La série de Finch est très belle, graphiquement inventive et séduisante à plus d'un titre, mais l'histoire n'est clairement pas à la hauteur, l'écrin magnifique est vide de substance réelle pour l'alimenter. Une série fantastique qui ne décolle pas vraiment, qui peine à maintenir l'intérêt de son lecteur jusqu'au final. Parlons-en tiens du final : déception la plus totale, frustration de voir le récit terminer sur un cliffhanger que l'on pourrait qualifier de putassier sans trop se mouiller. Difficultés en V.O. ? Revue ne se vendant pas assez chez Semic comme chez Image ? Aucune idée, le fait est que l'interruption se fait douloureusement sentir et que le peu d'intérêt qui restait encore pour ce récit de plus en plus mal équilibré et raconté s'évanouit totalement à la dernière page. Grandement dommage, car il y avait beaucoup de potentiel au départ !

Ah, et j'allais oublier : vers le quatrième numéro, il y a soudain toute une cohorte de dessinateurs différents, le style commence tout de suite à s'en ressentir et les design, parfois même les couleurs des personnages changent d'une page à l'autre...

Donc mon conseil, ne vous donnez pas la peine de vous procurer la série de Semic dans sa totalité, peut-être existe-t-il en V.O. un album complet ou même une suite, qui sait.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 10 janvier 2015

Justice League tome 7 - Le règne du Mal, 2ème partie (Urban Comics - Janvier 2015)


Suite et fin de ce triptyque d'articles sur les récents tomes de la série Justice League chez Urban Comics, avec la sortie hier du septième tome qui contient la seconde et dernière partie de l'event Forever Evil. Votre serviteur s'est donc encore une fois fait violence et s'est démené pour se procurer, lire et analyser cet album afin de vous livrer l'article aujourd'hui et de clôturer, en une semaine de temps, le traitement de ce gigantesque événement de l'univers New52 qui promet de redistribuer durablement les cartes entre les divers protagonistes.

L'heure est grave. Les Ligues de Justice sont vaincues et portées disparues, séquestrées dans la matrice Firestorm prête à exploser d'un jour à l'autre. Le satellite de surveillance de la Ligue principale gît, brisé, sur le littoral de la côte Est. Les criminels sont libres et répandent le chaos dans toutes les grandes villes, à travers les États-Unis comme dans le reste du monde. Nightwing a été démasqué et emprisonné par le Syndicat du Crime à titre d'exemple pour tous ceux qui oseraient leur résister. Et ses membres règnent sans merci sur la planète, réduisant à néant les dernières poches de résistance et transformant le monde à leur image. Le seul espoir restant : Lex Luthor et son équipe de super-vilains rebelles, désireux de reprendre les rennes et de réussir là où les héros ont échoué, en triomphant et en anéantissant ce Mal étranger. Catwoman et Batman, seuls rescapés de leurs équipes respectives, se joignent alors aux ennemis d'hier et entreprennent de pénétrer dans les ruines du satellite pour libérer Nightwing et mener la contre-offensive contre le Syndicat. Mais ces derniers cachent encore quelques secrets douloureux, et tandis que nous découvrons le passé de chacun dans différents flash-back, les révélations sur le sort de leur propre monde ainsi que sur la nature de ce qu'ils ont rapporté avec eux sur le nôtre vont peut-être signer la fin de toutes choses... l'affrontement final est lancé, et le ciel se déchire sous la puissance des coups échangés, tandis qu'au sol se joue une ultime tragédie qui aura de lourdes conséquences sur le futur et bouleversera à jamais les statu-quo établis jusque là. Pour le meilleur ou pour le pire, le monde va changer !

Conclusion de Forever Evil donc avec les derniers chapitres de cette saga, toujours mélangés à ceux de la série Justice League principale, dont les numéros sont à nouveau intercalés et gérés avec brio par l'éditeur français, facilitant amplement la compréhension et le suivi de cette énorme histoire. Des répercussions immenses que nous retrouverons dès le tome suivant, un final spectaculaire et un épilogue plein de promesses alléchantes pour l'avenir, bref du tout bon pour moi qui suis conquis. Mon avis était assez mitigé durant la parution en format kiosque mensuel, mais comme je le disais pour le tome précédent avoir ici les chapitres principaux sous forme d'album améliore énormément le rendu final et le rythme du récit, qui devient extrêmement agréable et fluide. De l'excellent travail de la part de Geoff Johns à l'écriture, et un David Finch déjà plus en forme qu'au début qui illustre magistralement la bataille finale et toute la tension que ressent chaque personnage. Menée sur deux fronts principaux, Forever Evil parvient donc à rassurer et à rattraper les craintes et les doutes émis dès le commencement, et inaugure une situation jamais vue qui promet d'être assez intéressante à observer également, du moins c'est ce que l'on est en droit d'espérer !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 7 janvier 2015

Justice League tome 6 - Le règne du Mal, 1ère partie (Urban Comics - Novembre 2014)


Afin de ne pas trop vous faire attendre, votre serviteur a fait l'impasse sur sa doctrine ''chacun son tour et dans l'ordre de parution'' de ses lectures pour vous livrer dès cette semaine le petit article sur le sixième tome de la série Justice League, suite directe de la fin du cinquième, intitulé Le règne du Mal (Forever Evil en VO). J'espère que vous êtes contents !

Rien ne va plus, après le terrible affrontement qui a opposé les trois Ligues de Justice et qui s'est soldé par l'apparition sur notre Terre d'êtres venus d'une autre réalité, le Syndicat du Crime. Véritable reflet négatif de nos héros, les membres de ce nouveau groupe entreprennent très vite d'asseoir leur domination sur ce nouveau monde, entièrement à leur merci. Partout les états d'alerte pleuvent : la plupart des prisons pour super-criminels sont ouvertes et leurs pensionnaires libérés dans la nature par les membres de la Société Secrète, à la solde du Syndicat depuis toujours. Quant aux héros... ils semblent bien avoir été vaincus, et tous portés disparus. Un espoir subsiste encore malgré cela dans le cœur des derniers défenseurs de la planète, prêts à donner l'assaut malgré leur peu de pouvoir... mais le Syndicat assène alors un ultime coup d'arrêt. Nightwing, Richard Grayson, est vaincu, capturé et enchaîné, démasqué publiquement devant une horde de super-vilains hystériques, et maintenu en détention par ces nouveaux seigneurs du Mal, en guise d'avertissement à tous ceux qui tenteraient de s'en prendre à eux et à leurs agents désormais. Quoi qu'il advienne, il semble bien que le Règne du Mal soit arrivé. Plus de héros, plus de défenseurs de la justice, un monde livré au crime et à la violence, un monde défiguré par cette nouvelle puissance que rien n'arrête. Que faire, dans cette situation ? Peut-être faut-il à présent compter sur le vieil adage ''Combattre le feu par le feu'', et placer le sort de la planète et de toute notre réalité dans les mains de super-vilains tels que Lex Luthor, Black Adam, Captain Cold, qui entendent bien renvoyer le Syndicat d'où il vient, malgré les risques ! En l'absence de héros, c'est à eux que revient le rôle d'ultime ligne de défense, et la résistance s'organise alors très vite autour de ces leaders charismatiques. Né du mal, un nouveau genre de héros va-t-il voir le jour ?

Un sixième tome riche en nouvelles informations et qui redistribue presque complètement les cartes dans l'univers New52, puisque nous ne suivons plus désormais les aventures de nos super-héros habituels mais bien celles de leurs adversaires de toujours, devenus le dernier rempart de ce monde contre un Mal étranger et surpuissant. Plusieurs séries en parallèles permettent de suivre tout cela, mais ici nous nous intéressons plus particulièrement à la série Justice League elle-même et à la principale de cet event, Forever Evil, dont les quatre premiers chapitres sont contenus dans cette première partie VF. Deux scénaristes principaux, Geoff Johns et Sterling Gates, pour une flopée de dessinateurs parmi lesquels, tout de même, David Finch le vétéran (bien qu'un peu faiblard par endroits) et Ivan Reis l'étoile bien en place. Des styles très complémentaires, tant dans l'écriture que dans les dessins, on s'y retrouve totalement et le suivi de ces deux séries en même temps est extrêmement fluide et bien géré par Urban, qui a intercalé les bons chapitres aux bons endroits. Il devient presque inutile de connaître les autres séries annexes, publiées depuis ces sept derniers mois dans la revue spéciale Forever Evil. Le cœur et l'intérêt-même de cette aventure sont contenus sans problème dans ce tome, et le suivant à paraître tout prochainement.
Comme je le disais précédemment, il est malheureux que les événements du tome 5 soient finalement si anecdotiques en comparaison de ce qu'ils introduisent ici, mais le lecteur avisé doublé du fan initié saura rendre à tout cela la place bien méritée dans ses lectures. Toujours est-il que ça y est, nous sommes à présent dans le cœur de l'intrigue, au cœur des choses sérieuses comme on dit. Là où le suivi de ces séries en format kiosque pouvait paraître un peu décousu et ennuyeux, mou, il prend ici tout son sens en album relié centré sur les deux séries principales. Vivement la seconde (et normalement dernière) partie, que l'on sache enfin ce qu'il va advenir de nos super-héros préférés !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 19 novembre 2014

Justice League tome 4 - La Ligue de Justice d'Amérique (Urban Comics - Juin 2014)


Après un troisième tome consacré à l'événement magistral que fut Le Trône d'Atlantide, Urban nous offre un tome 4 nous présentant les premiers numéros de la série Justice League of America, regroupée avec sa grande sœur pour des raisons assez logiques en termes d'arguments de vente et de place disponible dans le catalogue. Cette nouvelle série démarre un peu en parallèle du tome 3 de la Ligue de Justice que l'on connaît, et nous fait découvrir la réaction du gouvernement Américain devant l'apparition de ces êtres à pouvoirs qui peuvent être capables de très bonnes comme de très mauvaises choses... le tout chapeauté par Geoff Johns l'éternel et David Finch l'immense artiste au dessin.

L'A.R.G.U.S., l'agence para-militaire chargée d'encadrer et de surveiller les êtres surhumains tels que les membres de la Ligue de Justice, envisage depuis quelques temps de former et diriger sa propre équipe de super-héros afin d'avoir une force toujours à disposition sur le territoire en cas de besoin et de danger. Du moins est-ce la raison officielle, car le véritable motif est tout autre : il s'agit de rassembler une équipe qui, le cas échéant, serait à même de tenir tête voir de vaincre les membres de la Ligue de Justice au complet, si jamais ils devenaient une menace pour les États-Unis et pour le reste du monde. Mais on ne trouve pas des êtres du niveau tant physique que moral de Superman, Batman ou Wonder Woman, aussi va-t-il falloir piocher dans les cas ''à problèmes'' listés par l'agence au fil du temps et de ses enquêtes. Dangereux, psychotiques, implacables, peu sûrs, voir totalement inexpérimentés pour certains, c'est ainsi que ces nouveaux héros sont rassemblés sous le commandement du colonel Steve Trevor pour devenir la nouvelle Ligue de Justice d'Amérique, pour le meilleur ou pour le pire. Et sitôt formée, cette équipe de choc devra se concentrer sur la traque et l'éradication d'une nouvelle menace, baptisée Société Secrète des Supers-Vilains, dont Green Arrow est parvenu in-extremis à s'échapper et à en délivrer les principales informations à ses supérieurs avant de sombrer dans le coma. Hawkman, Catwoman, le Limier Martien (Martian Manhunter, pour les nostalgiques), Stargirl, Katana, le nouveau Green Lantern de la Terre et un certain Vibe, tous devront apprendre à se serrer les coudes et à découvrir l'héroïsme en eux sur le terrain, à la dure, et à surmonter leurs différences et traumatismes s'ils espèrent survivre à cette confrontation qui s'annonce impitoyable, et de laquelle semble dépendre bien plus que le sort de quelques vilains ou héros, mais bien celui du monde tout entier et à court terme...

Un tome 4 ma foi fort plaisant et entraînant, qui nous fait entrer dans les coulisses de la formation d'une équipe de supers-héros, à plus forte raison lorsque le gouvernement en est à l'origine. Pour de bonnes comme de mauvaises raisons, le plus souvent ces dernières d'ailleurs. L'on observe un peu l'envers du décors, les conséquences bien humaines et politiques de l'existence d'êtres tels que Superman ou Wonder Woman et les inquiétudes que peuvent soulever leurs combats comme leurs alliances, et la nécessité selon les représentants du pouvoir de disposer de gens aptes à les contrer si nécessaire. On retrouve un peu de la philosophie de Batman là-dedans je trouve, à l'échelle de tout un pays ce coup-ci, c'est assez familier pour nous rappeler des récits emblématiques de l'univers classique tels que La Tour de Babel ou Crise d'Identité ne serait-ce que pour la Justice League. La manipulation des médias comme de l'opinion publique, une démarche très ''commerciale'' dans la vente de cette équipe aux citoyens ordinaires, le tout dirigé d'une main de fer par des experts en communication... nous nous rendons compte assez rapidement que cette nouvelle Ligue est en fait davantage un ''produit'' qu'une réelle conviction, aux yeux de ses créateurs, Trevor mis à part. Et justement, tout le génie sera de nous faire nous attacher à ces personnages et à leurs agissements malgré ce côté très artificiel, et de finir par leur permettre de dépasser leurs ordres et ce que l'on attend d'eux pour devenir, à leur manière, de véritables héros à l'exemple de leurs illustres modèles.
Geoff Johns maîtrise ses personnages et son histoire et sait précisément où il veut les entraîner, et que David Finch s'éclate au dessin même si par moments on ressent quelques petites difficultés à gérer autant de designs différents les uns par rapport aux autres. C'est fluide, clair et facile à lire et à suivre, du bon boulot pour ces premiers numéros de cette nouvelle série, qui sera une partie primordiale de ce qui va arriver par la suite dès le tome 5, une fois l'action recentrée sur la Ligue de Justice habituelle. Une très bonne lecture donc, que je vous conseille, et qui vous offre toute un nouveau point de vue sur la question du super-héroïsme et de la façon dont les simples mortels peuvent le percevoir.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 28 juin 2014

Aphrodite IX (David Wohl & David Finch - Semic - 2002)



Qu'est-ce que c'est que cette histoire, un comic-book d'il y a 12 ans, relique des années '90, présenté ici ?? Eh bien oui, car j'ai réussi à me procurer les trois numéros parus chez Semic en format kiosque à l'époque (en excellent état par ailleurs, donc la solution du net reste valable quand vous cherchez de la rareté de qualité), et après les avoir lu voici venu le temps de vous en faire une petite introduction.
C'est l'histoire d'une androïde ultra-perfectionnée et aux traits on ne peut plus humains, nommée Aphrodite IX par son ou ses créateurs. Utilisée comme assassin à l'efficacité des plus redoutables, Aphrodite a la particularité de ne jamais se souvenir de ses missions une fois qu'elles sont accomplies, comme si elle subissait un lavage de cerveau à chaque fois. Désireuse d'en apprendre plus sur son passé, sur sa véritable nature et les secrets de ses origines et de sa création, la belle se rebelle et, aidée par un technicien plutôt louche mais en qui elle peut avoir une confiance toute relative, elle entreprend de remonter la piste de ses précédentes missions, essayant aussi de mieux connaître ses victimes et d'appréhender le mal qu'elle a pu faire aux ordres de ce régime élitiste et froid. La quête ne sera bien sûr pas de tout repos, et à mesure qu'Aphrodite récupère ses souvenirs le passé, le présent et même le futur proche s'entremêlent pour former une toile tendue à son intention par la plus diabolique mais aussi la plus familière des ennemies qu'elle pouvait affronter. Au final, quelle est la vérité qui se cache derrière la création d'Aphrodite, quelles en sont les véritables raisons ? N'est-elle qu'un outil au service d'un régime corrompu, ou bien peut-elle s'élever et se forger son propre destin ?

Des questions dont nous n'aurons pas les réponses, du moins pas en totalité, dans ces trois uniques numéros de la série parus chez nous. En réalité, on a surtout l'impression que ces trois singles servaient d'introduction à quelque chose de plus grand, de plus fouillé et profond par la suite, comme une série régulière sur le long terme. Il est vraiment dommage que Semic n'ait pu avoir l'occasion d'aller plus loin, mais il me semble également qu'en VO les choses étaient loin d'être simples pour la série et que ses auteurs se sont très rapidement arrêtés. Enfin, ce n'est pas si grave car la fin que nous avons ici peut très bien être considérée comme une fin ouverte, sans réelles frustrations du lecteur, libre d'imaginer les nouvelles aventures de l'androïde aux cheveux vert-pomme.

Niveau narration c'est peut-être un peu fouillis, mais bon rien de plus normal quand il s'agit d'une quête de mémoire et que la notion du temps se retrouve malmenée. Je pense qu'il faut s'accrocher pour passer le premier chapitre, le reste s'enchaîne tout seul assez facilement.
Quant au dessin, c'est du grand David Finch post-années '90, avec une dose assez concentrée de fan-service (normal vu que c'était édité chez Top Cow en VO) mais aussi un soin tout particulier apporté non seulement aux divers personnages pour que chacun ait sa personnalité et son identité propres, mais aussi aux décors d'un futur digne du Cinquième Element, qui foisonnent.
Plus qu'à espérer qu'un de ces jours la série renaîtra et nous offrira une suite satisfaisante, avec l'évolution des styles respectifs de ses auteurs aujourd'hui. Si vous avez l'occasion de lire ces trois numéros, foncez car c'est vraiment un récit de qualité qui mérite d'être connu, ne serait-ce que pour celles et ceux qui s'intéressent à la carrière de David Finch et à la progression de ses dessins.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article, d'ici-là portez-vous bien !