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mercredi 26 novembre 2014

Nightwing tome 4 - Sweet Home Chicago (Urban Comics - Août 2014)


Quatrième tome de la série Nightwing toujours signée Kyle Higgins au scénario mais avec Brett Booth au dessin, pour le plus grand plaisir des yeux. Paru en Août dernier, ce récit prend place juste après les dramatiques conséquences morales de l'arc Le deuil de la famille ayant touché toutes les séries autour de Batman et de ses alliés. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'agit d'un nouveau départ pour Nightwing et d'un grand bol d'air frais et neuf des plus agréables !

Après les agissements du Joker, la confiance entre les alliés de Batman et leur mentor est brisée, au moins en partie. Beaucoup ressentent alors le besoin de s'éloigner du Chevalier Noir pour réfléchir à leur avenir et à ce que le Clown Prince du Crime leur a à chacun révélé en secret. Aussi, lorsque Dick Grayson entend parler, par son amie Sonia Branch, de la présence du mafieux Tony Zucco à Chicago (l'assassin de ses parents lors du tristement célèbre accident au Cirque Haly), il saisit l'occasion au vol et quitte Gotham City pour se rendre à Chicago mener l'enquête et tenter d'attraper une bonne fois pour toutes le criminel en exil, et de le livrer à la justice pour enfin tirer un trait sur son passé. Nightwing découvre alors une ville traumatisée par ses ''masques'' et leur assassinat massif il y a quelques années de cela, une ville qui accueille assez violemment les quelques nouveaux héros qui voudraient y exercer leur juste cause, et au sein de laquelle sévit depuis peu un mystérieux cyber-justicier se faisant appeler Le Farceur, entreprenant de révéler aux citoyens de la ville le vrai visage de leur maire et de sa campagne, s'en prenant de façon très agressive aux criminels et se posant comme un héros du peuple. Malgré cela, Nightwing va réussir à trouver ses marques à Chicago et à rapidement se faire une place dans cette atmosphère cruelle et froide, alors que le Farceur sera bientôt le cadet de ses soucis et que la traque du meurtrier de ses parents prend un tour beaucoup plus politisé que prévu. Les criminels de la ville vont bientôt apprendre que les règles de Gotham s'appliquent aussi pour eux à Chicago, et qu'ils ne seront plus à l'abri du héros solitaire qui compte bien nettoyer son nouveau foyer, quitte à s'attirer les foudres d'individus hauts placés et responsables de la disparition des ''masques'' auparavant...

Un excellent tome une fois encore, pour une série qui ne déçoit jamais son lectorat et sait continuellement nous entraîner vers le haut, avec un savant dosage d'action, de noirceur et de sérieux mais aussi beaucoup d'humour et de lumière, Dick Grayson n'étant pas Bruce Wayne. Eddy Barrows se fait remplacer par Brett Booth et je pense que la série y gagne vraiment beaucoup au change, non pas que Barrows soit un mauvais dessinateur, au contraire, mais il avait eu tendance dans les chapitres précédents à baisser un peu la qualité de son travail, tandis qu'ici nous nous retrouvons avec un graphisme très agréable et fluide, lisible, absolument cohérent d'une case à l'autre, et aux couleurs et au découpage captivants. Aucun défaut selon moi, tout est dit dans ce début de nouveau statu-quo pour le personnage, l'histoire est traitée dans son entièreté et nous sommes prêts à passer à la suite au prochain tome. Une série de grande qualité une fois de plus parmi toutes celles composant les New52 de DC Comics, il est d'autant plus dommage qu'elle se soit arrêtée en VO (n'ayez crainte il nous reste encore de la marge chez nous avant de voir la fin) même si c'est justifié par ce qui se passe lors des events principaux de l'éditeur.
En bref une lecture facile, reposante, amusante et captivante, le tout pour un prix correct et sans prise de tête, que du plaisir je vous dis !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 19 novembre 2014

Justice League tome 4 - La Ligue de Justice d'Amérique (Urban Comics - Juin 2014)


Après un troisième tome consacré à l'événement magistral que fut Le Trône d'Atlantide, Urban nous offre un tome 4 nous présentant les premiers numéros de la série Justice League of America, regroupée avec sa grande sœur pour des raisons assez logiques en termes d'arguments de vente et de place disponible dans le catalogue. Cette nouvelle série démarre un peu en parallèle du tome 3 de la Ligue de Justice que l'on connaît, et nous fait découvrir la réaction du gouvernement Américain devant l'apparition de ces êtres à pouvoirs qui peuvent être capables de très bonnes comme de très mauvaises choses... le tout chapeauté par Geoff Johns l'éternel et David Finch l'immense artiste au dessin.

L'A.R.G.U.S., l'agence para-militaire chargée d'encadrer et de surveiller les êtres surhumains tels que les membres de la Ligue de Justice, envisage depuis quelques temps de former et diriger sa propre équipe de super-héros afin d'avoir une force toujours à disposition sur le territoire en cas de besoin et de danger. Du moins est-ce la raison officielle, car le véritable motif est tout autre : il s'agit de rassembler une équipe qui, le cas échéant, serait à même de tenir tête voir de vaincre les membres de la Ligue de Justice au complet, si jamais ils devenaient une menace pour les États-Unis et pour le reste du monde. Mais on ne trouve pas des êtres du niveau tant physique que moral de Superman, Batman ou Wonder Woman, aussi va-t-il falloir piocher dans les cas ''à problèmes'' listés par l'agence au fil du temps et de ses enquêtes. Dangereux, psychotiques, implacables, peu sûrs, voir totalement inexpérimentés pour certains, c'est ainsi que ces nouveaux héros sont rassemblés sous le commandement du colonel Steve Trevor pour devenir la nouvelle Ligue de Justice d'Amérique, pour le meilleur ou pour le pire. Et sitôt formée, cette équipe de choc devra se concentrer sur la traque et l'éradication d'une nouvelle menace, baptisée Société Secrète des Supers-Vilains, dont Green Arrow est parvenu in-extremis à s'échapper et à en délivrer les principales informations à ses supérieurs avant de sombrer dans le coma. Hawkman, Catwoman, le Limier Martien (Martian Manhunter, pour les nostalgiques), Stargirl, Katana, le nouveau Green Lantern de la Terre et un certain Vibe, tous devront apprendre à se serrer les coudes et à découvrir l'héroïsme en eux sur le terrain, à la dure, et à surmonter leurs différences et traumatismes s'ils espèrent survivre à cette confrontation qui s'annonce impitoyable, et de laquelle semble dépendre bien plus que le sort de quelques vilains ou héros, mais bien celui du monde tout entier et à court terme...

Un tome 4 ma foi fort plaisant et entraînant, qui nous fait entrer dans les coulisses de la formation d'une équipe de supers-héros, à plus forte raison lorsque le gouvernement en est à l'origine. Pour de bonnes comme de mauvaises raisons, le plus souvent ces dernières d'ailleurs. L'on observe un peu l'envers du décors, les conséquences bien humaines et politiques de l'existence d'êtres tels que Superman ou Wonder Woman et les inquiétudes que peuvent soulever leurs combats comme leurs alliances, et la nécessité selon les représentants du pouvoir de disposer de gens aptes à les contrer si nécessaire. On retrouve un peu de la philosophie de Batman là-dedans je trouve, à l'échelle de tout un pays ce coup-ci, c'est assez familier pour nous rappeler des récits emblématiques de l'univers classique tels que La Tour de Babel ou Crise d'Identité ne serait-ce que pour la Justice League. La manipulation des médias comme de l'opinion publique, une démarche très ''commerciale'' dans la vente de cette équipe aux citoyens ordinaires, le tout dirigé d'une main de fer par des experts en communication... nous nous rendons compte assez rapidement que cette nouvelle Ligue est en fait davantage un ''produit'' qu'une réelle conviction, aux yeux de ses créateurs, Trevor mis à part. Et justement, tout le génie sera de nous faire nous attacher à ces personnages et à leurs agissements malgré ce côté très artificiel, et de finir par leur permettre de dépasser leurs ordres et ce que l'on attend d'eux pour devenir, à leur manière, de véritables héros à l'exemple de leurs illustres modèles.
Geoff Johns maîtrise ses personnages et son histoire et sait précisément où il veut les entraîner, et que David Finch s'éclate au dessin même si par moments on ressent quelques petites difficultés à gérer autant de designs différents les uns par rapport aux autres. C'est fluide, clair et facile à lire et à suivre, du bon boulot pour ces premiers numéros de cette nouvelle série, qui sera une partie primordiale de ce qui va arriver par la suite dès le tome 5, une fois l'action recentrée sur la Ligue de Justice habituelle. Une très bonne lecture donc, que je vous conseille, et qui vous offre toute un nouveau point de vue sur la question du super-héroïsme et de la façon dont les simples mortels peuvent le percevoir.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !