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mercredi 22 août 2018

Green Lantern tome 3 - La Troisième Armée (Urban Comics - Août 2014)


Hal Jordan est mort. Ainsi que Sinestro. Disparus tous deux dans la dimension connue sous le nom de zone morte, par delà les pouvoirs de l'anneau noir de Black Hand. Mais avant de périr au combat, ils ont eu le temps de fusionner leurs anneaux pour n'en faire plus qu'un et l'envoyer à la recherche d'un nouvel élu sur Terre. Cet élu, c'est Simon Baz. Américain. Arabe. Considéré comme un traître et un terroriste après une sombre histoire de vol de voiture et de pose de bombe. Innocent, mais reconnu coupable par tous. Tous sauf l'anneau, qui le choisit et fait de lui le nouveau Green Lantern ! Avec l'aide d'un agent du F.B.I. particulièrement sensible à sa condition, Simon parvient à s'échapper du piège qui lui a été tendu et apprend petit à petit à connaître les pouvoirs de l'anneau des Green Lanterns, même s'il a un peu de mal à comprendre la portée de ses nouveaux devoirs. Il parvient cependant à repousser les limites de l'anneau à un point que certains n'auraient jamais oser imaginer. Alors qu'il vient de retrouver la trace de Guy Gardner, qui a été déchu de son statu de Green Lantern suite aux machinations des Gardiens, Simon entre de plein pied dans le complot qui vise à anéantir toute forme de libre-arbitre et de volonté au sein de l'univers, en créant la terrible Troisième Armée, une horde de créatures soumises et capables d'assimiler n'importe quel organisme vivant. Les derniers Green Lanterns se réunissent sur Oa pour un ultime combat face aux Gardiens, la charge menée par Guy Gardner, et ce pendant que la Troisième Armée se rassemble pour les éradiquer jusqu'au dernier. Poussés dans leurs derniers retranchements par cette résistance inattendue, les Gardiens puisent bien trop de puissance dans la matrice retenant prisonnier le Premier Lantern, qui vole alors en éclats et libère ce fléau de l'univers que rien ne saurait arrêter...

Et voilà pour le troisième et avant-dernier tome des aventures de Green Lantern chez Urban Comics, du moins pour l'époque pas si lointaine des New52. Ce qui devait arriver finit par arriver, les Lanterns de tous les Corps face aux Gardiens et à leur folie conquérante, eux-mêmes dépassés par la puissance qu'ils tentent de maîtriser. Geoff Johns est toujours le grand architecte de cette épopée cosmique, et il est rejoint ici par Peter J. Tomasi qui avait déjà officié sur Brightest Day notamment. Le résultat n'est pas forcément des plus clairs ou faciles à assimiler mais la lecture est tout de même aisée, grandement aidée par des dessins magnifiques et vibrants d'énergie et d'émotions. Les artistes se préparent à dire au-revoir à l'univers de Green Lantern dans un superbe éclat de force, et les lecteurs en auront pour leur argent ! Rendez-vous prochainement pour la suite et fin de la saga !
En parlant du nouveau Green Lantern, d'ailleurs... ses origines comme sa situation sociale ne sont pas le fruit du hasard ou d'une mode soudaine. La série Green Lantern s'est toujours efforcée de parler des situations difficiles rencontrées dans la vie par certains parias, et il est assez logique que les problèmes de Simon liés au racisme et à la peur dont il est victime dans une Amérique puritaine et autoritaire soient ici mis en avant de cette façon. Simon Baz est certes tout nouveau, mais il a clairement mérité son anneau et il nous prouve sans l'ombre d'un doute que le meilleur peut surgir de n'importe où, y compris là où on ne l'attend plus.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 20 janvier 2017

La V.O. du vendredi n°55 : Grimm Fairy Tales presents - Age of Darkness tome 2 (Zenescope - Août 2014)


Dans ce second volume, une exploration un peu plus détaillée du camp des forces du Mal, composé par l'alliance entre le Ténébreux et la Reine Sombre. Plusieurs séries et personnages sont directement impactés par cette exploration, l'occasion de retrouver l'héroïne Robyn Hood ainsi que Mercy de Inferno ou encore Masumi, en mission pour la souveraine de l'Enfer en personne, Lucifer, qui s'avère être la fille du Ténébreux lui-même, qu'il espère voir rejoindre sa Horde Noire. Mais chacun dresse également ses propres plans dans son coin, et les intrigues se multiplient toujours davantage. Nous avons également droit à un chapitre exclusif sur la naissance de Lucifer et les origines de la rencontre entre ses parents, le Ténébreux donc et une princesse à la beauté sans pareille. L'ombre de la Reine Sombre place sur le passé comme sur le présent et, bientôt peut-être, sur l'avenir de l'ensemble du Nexus... la guerre commence !

Un tome rapide à lire, contenant principalement quatre histoires approfondissant les informations que le lecteur pouvait avoir sur la Reine Sombre et son alliance avec le Ténébreux, et mettant également en place certaines héroïnes restées jusque là en retrait. Comme toujours d'un chapitre à l'autre le dessin ne se vaut pas forcément, mais il y a tout de même une certaine cohésion bienvenue cette fois dans le style général. A la fin de l'album, nous avons même droit à un petit aperçu de la série Code Red qui revient sur les aventures de Britney Waters, alias le Chaperon Rouge, pour les gardiens du Nexus sur Terre. Espérons que le troisième tome entrera un peu plus dans le vif du sujet et nous offrira les premiers affrontements conséquents de cette Âge des Ténèbres...

vendredi 19 août 2016

La V.O. du vendredi n°33 : Grimm Fairy Tales presents - Helsing : The Darkness and the Light (Zenescope - Août 2014)


Revenue depuis peu dans le monde réel après son séjour sur les Terres des Ombres durant près d'un siècle, Liesel Van Helsing s'occupe de se trouver une nouvelle vie et de nouvelles activités, principalement fabriquer de nouvelles armes pour la chasse aux vampires. Elle entame également une relation compliquée avec ni plus ni moins que le dieu des Enfers en personne, Hadès, qui semble grandement apprécier la jeune femme. Mais tout au fond d'elle, quelque chose la bloque encore. Un mystère irrésolu, une énigme qui la hante : qu'est devenu son père, voilà plus de 100 ans de cela, lorsqu'il a disparu ? Une question qui pourrait bientôt trouver sa réponse, alors qu'un mystérieux individu se plaît à envoyer à Liesel des extraits du journal de son père et à la faire voyager dans le monde entier pour suivre sa trace. C'est finalement en Transylvanie, auprès d'un certain Jonathan Harker, que tout se résoudra... mais Liesel pourrait bien ne jamais en revenir !

Pas toujours très bien dessinée, cependant assez plaisante à lire, cette mini-série Zenescope signée Pat Shand nous entraîne dans un flot de références à l’œuvre culte de Bram Stoker, Dracula, et nous permet d'en apprendre davantage sur la vie de Liesel, personnage issue de l'event Unleashed et qui a marqué tous les esprits. La chasseuse de vampires nous devient ici plus humaine que jamais, sensible malgré ses réserves et ses gardes, et curieuse de cette nouvelle époque, mais surtout inquiète au sujet du destin de son père et prête à tout pour en retrouver la trace.
Si vous aimez, la série a eu droit à une suite sortie en Mai 2016, qui vous sera chroniquée ici-même comme toujours !

vendredi 15 juillet 2016

La V.O. du vendredi n°28 : Grimm Fairy Tales presents - Ascension (Zenescope - Août 2014)


Et voici enfin le point final de la grande saga débutée avec Godstorm et Grimm Universe, développée dans le maxi-événement Unleashed et trouvant ici, avec Ascension, son inévitable conclusion.

L'Être a gagné. Après avoir relâché une armée de monstres sur le monde depuis les Terres de l'Ombre, il s'est emparé du pouvoir du Créateur et de ses Gardiens. Neuf mois plus tard, l'Être et ses partisans sont les seuls véritables dieux, et ils entendent bien faire régner une justice exemplaire sur Terre où le Mal a depuis trop longtemps sévi impunément. Il n'y aura plus de place pour les monstres, plus de place pour les Hauts-Nés, plus de place pour les différents Royaumes. Désormais il n'y a plus que le règne implacable de l'Ordre Nouveau. Mais tous n'ont pas encore perdu espoir et la bataille n'est pas encore tout à fait terminée, car il reste à Sela et Liesel une dernière chance de retourner la situation et de ramener les choses à la normale. Une chance qu'elles devront saisir à tout prix pour sauver le monde et l'ensemble des réalités. Avec l'aide d'anciens dieux comme de nouveaux, oubliant les rancœurs passées, peut-être existe-t-il encore une raison d'espérer, aussi faible soit-elle...

Le final grandiose de Unleashed se trouve donc ici, dans Ascension, et c'est spectaculaire. Jusqu'à présent aucun événement de l'éditeur n'avait eu cette ampleur, et les choses changeront à jamais après ça. Les dessins sont tous bons, pas de laisser-aller, un album qui se lit simplement et rapidement et qui se savoure facilement.

vendredi 5 décembre 2014

L'héritage de Deathstroke (Urban Comics - Août 2014)


La collection ''DC Nemesis'' de chez Urban Comics continue de nous fournir chaque mois un récit de qualité sur l'un des méchants emblématiques de l'éditeur. Ici nous avons le plaisir de retrouver le scénariste Kyle Higgins (Nightwing) aux commandes d'une seconde série des New52, sur le personnage de Deathstroke le mercenaire impitoyable aux capacités augmentées, capable de tenir tête à la Ligue de Justice à lui seul en combat comme en stratégie. C'est en fait plus une mini-série qu'autre chose, arrêtée après 7 numéros, mais ça nous permet d'avoir un tome unique d'une histoire complète, un one-shot très sympathique à lire, plutôt bien rythmé et dessiné avec talent par Joe Bennett.

Tout le monde connaît le nom de Deathstroke. Mercenaire, tueur, guerrier. Sa réputation parle pour lui, et chacun tremble en pensant à ce qui pourrait se produire si d'aventure le combattant borgne décidait de se choisir une nouvelle cible. Du moins c'était encore le cas il y a quelques années, car à présent Deathstroke est un homme d'un certain âge, malgré ses capacités physiques améliorées, et il commence à ressentir le poids de l'usure et de la lassitude. Les missions qu'on lui vend ne sont plus aussi ''épiques'' qu'autrefois, il n'est plus aussi craint qu'avant, respecté, redouté. Une situation intolérable pour le mercenaire, surtout lorsqu'on l'oblige à faire équipe avec un commando de bleus à peine adultes pour une mission très décevante, qui aura le don de mettre ses nerfs à rude épreuve. Trois carnages plus tard, Deathstroke se montre clair auprès de ses employeurs potentiels : des missions de qualité, de son niveau, sinon rien. Seulement voilà, rien ne va se passer comme prévu après cela et le guerrier sera poursuivi partout où il se rendra par un mystérieux tueur tout entier dévoué à la cause de sa mise à mort, en guise de châtiment et de vengeance pour un crime récent dont les victimes refuseront à jamais de le laisser en paix. Bien vite l'on se rend compte qu'il s'agit de bien plus qu'une simple vengeance, car les commanditaires de ces tentatives d'assassinats semblent bien connaître Deathstroke et ses habitudes, sa mentalité et ses forces et faiblesses, comme s'ils l'avaient étudié en profondeur... ou qu'ils le connaissaient, intimement. Le passé revient doublement hanter Slade Wilson, en proie à une sensation qu'il déteste profondément pour la première fois de sa carrière : le sentiment de ne pas pouvoir, peut-être, aller jusqu'au bout. Son corps le trahit, ses forces s'amenuisent sensiblement, et ce nouvel ennemi acharné n'abandonnera pas avant de lui avoir tranché la tête. Dos au mur, le mercenaire devra affronter son passé et celui de sa famille, ainsi que les conséquences de la seule action qu'il ait jamais regretté au cour de sa vie.

Excellente histoire, très divertissante, pas forcément d'une qualité à tout casser mais au moins c'est un récit plaisant et agréable à lire, on ne se prend pas la tête, à l'image du ''héros'' de l'histoire on fonce dans le tas au cœur de l'action et on se contente de se laisser porter au fil des pages et des chapitres. Une bonne lecture pop-corn, pas forcément marquante ni même cruciale pour ce personnage en particulier, juste une bonne moyenne dans ce qui se fait dans l'industrie des comics. C'est loin d'être parfait partout, cette première série New52 sur Deathstroke a même laissé à désirer quelques fois, d'où son arrêt, mais qu'à cela ne tienne, ne nous privons pas de la lire en format one-shot qui n'engage à rien et qui permettra de passer le temps en bonne compagnie durant une petite heure. Le dessinateur est inspiré par ce qu'il fait, le scénariste sait de quoi il parle pour avoir bien étudié le personnage du fait de ses relations passées avec Nightwing. Laissez-vous tenter, ça pourrait bien vous plaire comme à moi et se révéler plus intéressant qu'il n'y paraît de prime abord.
Petite énigme, quant à la fabrication du tome : c'est à ma connaissance le seul et unique de tout le catalogue Urban à bénéficier d'une reliure cartonnée lisse/plastifiée, d'un très bel effet mais ressortant terriblement dans la bibliothèque au milieu du reste des albums de l'éditeur. Si quelqu'un a l'explication là-dessus, sur cette petite différence, je serais ravi de la connaître !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 26 novembre 2014

Nightwing tome 4 - Sweet Home Chicago (Urban Comics - Août 2014)


Quatrième tome de la série Nightwing toujours signée Kyle Higgins au scénario mais avec Brett Booth au dessin, pour le plus grand plaisir des yeux. Paru en Août dernier, ce récit prend place juste après les dramatiques conséquences morales de l'arc Le deuil de la famille ayant touché toutes les séries autour de Batman et de ses alliés. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'agit d'un nouveau départ pour Nightwing et d'un grand bol d'air frais et neuf des plus agréables !

Après les agissements du Joker, la confiance entre les alliés de Batman et leur mentor est brisée, au moins en partie. Beaucoup ressentent alors le besoin de s'éloigner du Chevalier Noir pour réfléchir à leur avenir et à ce que le Clown Prince du Crime leur a à chacun révélé en secret. Aussi, lorsque Dick Grayson entend parler, par son amie Sonia Branch, de la présence du mafieux Tony Zucco à Chicago (l'assassin de ses parents lors du tristement célèbre accident au Cirque Haly), il saisit l'occasion au vol et quitte Gotham City pour se rendre à Chicago mener l'enquête et tenter d'attraper une bonne fois pour toutes le criminel en exil, et de le livrer à la justice pour enfin tirer un trait sur son passé. Nightwing découvre alors une ville traumatisée par ses ''masques'' et leur assassinat massif il y a quelques années de cela, une ville qui accueille assez violemment les quelques nouveaux héros qui voudraient y exercer leur juste cause, et au sein de laquelle sévit depuis peu un mystérieux cyber-justicier se faisant appeler Le Farceur, entreprenant de révéler aux citoyens de la ville le vrai visage de leur maire et de sa campagne, s'en prenant de façon très agressive aux criminels et se posant comme un héros du peuple. Malgré cela, Nightwing va réussir à trouver ses marques à Chicago et à rapidement se faire une place dans cette atmosphère cruelle et froide, alors que le Farceur sera bientôt le cadet de ses soucis et que la traque du meurtrier de ses parents prend un tour beaucoup plus politisé que prévu. Les criminels de la ville vont bientôt apprendre que les règles de Gotham s'appliquent aussi pour eux à Chicago, et qu'ils ne seront plus à l'abri du héros solitaire qui compte bien nettoyer son nouveau foyer, quitte à s'attirer les foudres d'individus hauts placés et responsables de la disparition des ''masques'' auparavant...

Un excellent tome une fois encore, pour une série qui ne déçoit jamais son lectorat et sait continuellement nous entraîner vers le haut, avec un savant dosage d'action, de noirceur et de sérieux mais aussi beaucoup d'humour et de lumière, Dick Grayson n'étant pas Bruce Wayne. Eddy Barrows se fait remplacer par Brett Booth et je pense que la série y gagne vraiment beaucoup au change, non pas que Barrows soit un mauvais dessinateur, au contraire, mais il avait eu tendance dans les chapitres précédents à baisser un peu la qualité de son travail, tandis qu'ici nous nous retrouvons avec un graphisme très agréable et fluide, lisible, absolument cohérent d'une case à l'autre, et aux couleurs et au découpage captivants. Aucun défaut selon moi, tout est dit dans ce début de nouveau statu-quo pour le personnage, l'histoire est traitée dans son entièreté et nous sommes prêts à passer à la suite au prochain tome. Une série de grande qualité une fois de plus parmi toutes celles composant les New52 de DC Comics, il est d'autant plus dommage qu'elle se soit arrêtée en VO (n'ayez crainte il nous reste encore de la marge chez nous avant de voir la fin) même si c'est justifié par ce qui se passe lors des events principaux de l'éditeur.
En bref une lecture facile, reposante, amusante et captivante, le tout pour un prix correct et sans prise de tête, que du plaisir je vous dis !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

dimanche 7 septembre 2014

Médaka-Box tome 15 (Tonkam - Août 2014)



« Qu'est-ce qu'une ''victoire'' ? »

C'est par ces quelques mots que débute ce 15ème tome du manga Médaka-Box, paru le 22 Août dernier. Un tome qui une fois encore surprend son lectorat en prenant le contre-pied total des attentes et se permet une nouvelle mise en abîme, décrivant cette fois les difficultés et les enjeux d'un héros victorieux, posant tout simplement cette question : qu'est-ce qu'une ''victoire'' ? Et en effet, qu'est-ce donc ? L'aboutissement d'une histoire ? Celui d'une quête ? La finalité du héros du récit et de ses compagnons ? Ou bien n'est-ce qu'une étape parmi d'autres sur un parcours bien plus long et complexe ? Lorsqu'on écrit une histoire sur un laps de temps assez long, doit-on convenir que la victoire du héros sur ses opposants doit marquer le point final du récit, ou bien ne servir qu'à l'arrivée dans une nouvelle phase ?

Tandis que Médaka paraît de plus en plus isolée, à la veille de l'affrontement voulu par Ajimu, son ancien compagnon Zenkichi poursuit son entraînement intensif pour tenter de comprendre la vraie nature d'un héros, afin de supplanter son amie de toujours à ce titre au sein de l'histoire. Un entraînement qui le poussera à de profondes réflexions personnelles, de grandes remises en question qui lui permettront de comprendre enfin la vérité sur son attachement sans failles à Médaka depuis tant d'années... une révélation-choc qui aura pour effet de totalement changer la stratégie du futur héros, ainsi que la direction du manga lui-même ! Et pendant ce temps bien entendu, Kumagawa entreprend de saboter toute l'opération en réunissant autour de lui l'ensemble des présidents de comités de l'établissement dans un jeu de hasard qui devra décider de l'avenir : s'ils perdent, les présidents devront suivre les consignes de Kumagawa et prendre position dans l'affrontement entre Médaka et Zenkichi, chose qu'en tant que personnages secondaires ils ne veulent absolument pas. En revanche, s'ils remportent la victoire, c'est Kumagawa et l'ensemble de son Union des Fétichistes qui devront disparaître et laisser l'histoire suivre son cours normal. Que les jeux commencent !

Encore une fois Médaka-Box prouve que derrière le rideau d'un shonen classique sans surprises se cache en réalité un récit plein de réflexions sur la nature profonde du milieu du manga au Japon et sur la situation des auteurs. Ici nous retrouvons le double, voir triple ton de narration que nous avions déjà dans le tome précédent. Ici, il sera question de la place des auteurs vis à vis de leur œuvre et du pouvoir qu'ils conservent dessus une fois qu'elle est publiée et suivie par de nombreux lecteurs, mais aussi de la nécessité parfois de changer radicalement la direction d'un récit (passer d'un shonen de combats improbables et spectaculaires à une comédie romantique un brin déjantée) pour séduire un nouveau lectorat et renouveler les idées. Et comme toujours le personnage de Kumagawa, comme celui d'Ajimu désormais, servent à briser le quatrième mur et à intégrer le lecteur dans cette réflexion tout en suivant la fiction elle-même, dans le même temps. Un manga de qualité qui tranche agréablement avec le reste des parutions shonen récentes, et qui fait réfléchir. Un exploit en soi !
Bon... inutile de préciser que ce tome confirme ce que l'on pouvait déjà observer dès les deux ou trois précédents : la fameuse Médaka-Box, la boîte aux idées, a complètement disparu de l'histoire dont elle était censée être le cœur au départ. Preuve s'il en est de l'évolution d'une série de ses débuts à sa fin, et du développement considérable qu'elle peut connaître grâce à ses lecteurs mais aussi à son éditeur et sa volonté de brasser plus large. Gardez à l'esprit que dans ce manga, depuis un bon moment, tout élément cache plusieurs sens de lecture !
Pour finir sur la réflexion principale de ce tome, à savoir « qu'est-ce qu'une ''victoire'' ? », on peut aussi constater que les auteurs, à travers le personnage d'Ajimu et ses motivations, donnent cette réponse : la victoire, c'est la fin. La fin de l'histoire, la fin de l'écriture, le point où le lecteur s'arrête et où il se considère satisfait. La fin du manga, qui n'a déjà que trop duré et qui doit toucher au dénouement dans les tomes à venir sous peine de perdre son lectorat et de s'égarer dans les intrigues secondaires. Un message que certaines grandes séries feraient mieux d'entendre, de nos jours, comme Bleach ou Naruto en leur temps, quand il le fallait.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !