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vendredi 1 janvier 2016

La V.O. du vendredi n°1 : Witchblade Origins tomes 1 à 3 (Top Cow/Image)



Pour commencer cette année en beauté Radiophogeek vous propose une nouvelle rubrique : des articles portant sur des comics introuvables en version française ou jamais sortis chez nous et donc disponibles seulement en import et en anglais, place à la version originale du vendredi avec Flo qui ouvre le bal !




Tout simplement les origines de la série Witchblade sous l'ère bénie de Marc Silvestri, David Wohl et Michael Turner. Trois albums pour 25 numéros dessinés et menés de main de maître et qui fondent l'univers Top Cow, qui donnera peu après naissance à The Darkness et autres séries-soeurs de Witchblade. Pour beaucoup, il s'agit de la meilleure période de la série, avant qu'elle ne commence doucement à péricliter avant un sursaut d'espoir apporté par le run de Ron Marz dans les années 2000. Mais place à l'histoire !

Sara Pezini est une inspectrice de la police de New York. Lorsqu'au détour d'une enquête passablement sensible elle est soudain choisie par l'artefact mythique appelé Witchblade (sorte de gant alien doté de sa volonté propre), elle devient la nouvelle détentrice de pouvoirs antiques et incroyables, qu'elle peine à maîtriser et à comprendre. La seule chose dont elle soit vraiment sûre, c'est que sa vie va changer du tout au tout et qu'elle va se retrouver au centre d'un nœud complexe d'intrigues et de faux-semblants, tiraillée entre la volonté du Witchblade et ceux qui tentent de s'en emparer de force ou de la manipuler afin qu'elle serve leurs intérêts inavouables. A qui se fier ? Comment se faire respecter et comprendre du Witchblade ? Et surtout, est-elle vraiment digne de posséder un tel pouvoir, ou n'est-ce qu'une monstrueuse erreur du Destin ?

Voilà pour l'essentiel, que vous trouverez dans le premier tome. Le reste, c'est à vous de le découvrir et de le savourer, car il y a bien plus à dire encore sur la naissance de cette série emblématique des années 1990 qui connaît apparemment de nos jours ses dernières heures. 25 numéros, 25 chapitres de pure émerveillement devant les graphismes hallucinants de Michael Turner fourmillant d'énergie et de détails. Ces trois albums sont la compilation parfaite et accessible de ce qui s'est fait de mieux sur la série, à un prix très correct. Seul petit bémol, la qualité de la reliure brochée de chez Top Cow qui, suivant votre chance et l'exemplaire, laisse clairement à désirer. En revanche à l'intérieur le travail est digne de confiance et ces débuts de Witchblade sont très bien mis en valeur. Vous trouverez aussi quelques bonus intéressants sur la genèse de la série, ainsi bien entendu que toute la galerie des somptueuses couvertures de ses premières années de vie.


mercredi 5 août 2015

Ascension (Semic - 1998/2000 - série terminée)




Je me suis longtemps demandé ce que pouvait donner une série dessinée ET scénarisée presque entièrement par la super-star qu'est David Finch. C'est donc armé de cette curiosité que je me suis procuré patiemment les 11 numéros de la revue bimestrielle contenant cette série, chez Semic, de Juillet 1998 à Mai 2000. Eh bien je sors de cette lecture un rien déçu !

C'est l'histoire d'une guerre ancestrale entre deux peuples, d'un côté ceux que l'on pourrait qualifier d'anges, et de l'autre évidemment ceux que l'on peut appeler des démons. Au centre de l'histoire, une scientifique enquêtant sur les retombées de Tchernobyl et un soldat lui servant de gardien, qui se retrouvent soudain projetés dans ce monde magique et voient leur nature-même changer du tout au tout au contact de ces énergies d'une autre dimension (ça rappelle un certain film super-héroïque très actuel, non ?). Pris dans le conflit, ils devront lutter pour rester en vie et échapper aux pouvoirs redoutables d'un antique sorcier revenu à la vie en partie par leur faute, ainsi que protéger la légitime héritière du trône angélique. Leur quête les amène également à se demander s'ils pourront un jour redevenir totalement humains, ou bien s'ils sont condamnés à vivre entre deux mondes.

C'est un résumé très succinct, je passe volontairement sous silence certaines parties de l'intrigue et de son développement pour aller directement à l'essentiel.
Ce que l'on peut dire de cette série, c'est qu'elle est très bien dessinée, c'est du grand art digne de la décennie '90. David Finch est très en forme à cette époque, de même que ses collaborateurs qui arriveront par la suite pour lui prêter main forte.
Dans l'éternel débat sur la question : ''Quel est le mieux, une série bien écrite ou une série bien dessinée ?'', Ascension nous offre la preuve que l'on peut être un redoutable dessinateur mais un piètre narrateur. La série de Finch est très belle, graphiquement inventive et séduisante à plus d'un titre, mais l'histoire n'est clairement pas à la hauteur, l'écrin magnifique est vide de substance réelle pour l'alimenter. Une série fantastique qui ne décolle pas vraiment, qui peine à maintenir l'intérêt de son lecteur jusqu'au final. Parlons-en tiens du final : déception la plus totale, frustration de voir le récit terminer sur un cliffhanger que l'on pourrait qualifier de putassier sans trop se mouiller. Difficultés en V.O. ? Revue ne se vendant pas assez chez Semic comme chez Image ? Aucune idée, le fait est que l'interruption se fait douloureusement sentir et que le peu d'intérêt qui restait encore pour ce récit de plus en plus mal équilibré et raconté s'évanouit totalement à la dernière page. Grandement dommage, car il y avait beaucoup de potentiel au départ !

Ah, et j'allais oublier : vers le quatrième numéro, il y a soudain toute une cohorte de dessinateurs différents, le style commence tout de suite à s'en ressentir et les design, parfois même les couleurs des personnages changent d'une page à l'autre...

Donc mon conseil, ne vous donnez pas la peine de vous procurer la série de Semic dans sa totalité, peut-être existe-t-il en V.O. un album complet ou même une suite, qui sait.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 28 juin 2014

Aphrodite IX (David Wohl & David Finch - Semic - 2002)



Qu'est-ce que c'est que cette histoire, un comic-book d'il y a 12 ans, relique des années '90, présenté ici ?? Eh bien oui, car j'ai réussi à me procurer les trois numéros parus chez Semic en format kiosque à l'époque (en excellent état par ailleurs, donc la solution du net reste valable quand vous cherchez de la rareté de qualité), et après les avoir lu voici venu le temps de vous en faire une petite introduction.
C'est l'histoire d'une androïde ultra-perfectionnée et aux traits on ne peut plus humains, nommée Aphrodite IX par son ou ses créateurs. Utilisée comme assassin à l'efficacité des plus redoutables, Aphrodite a la particularité de ne jamais se souvenir de ses missions une fois qu'elles sont accomplies, comme si elle subissait un lavage de cerveau à chaque fois. Désireuse d'en apprendre plus sur son passé, sur sa véritable nature et les secrets de ses origines et de sa création, la belle se rebelle et, aidée par un technicien plutôt louche mais en qui elle peut avoir une confiance toute relative, elle entreprend de remonter la piste de ses précédentes missions, essayant aussi de mieux connaître ses victimes et d'appréhender le mal qu'elle a pu faire aux ordres de ce régime élitiste et froid. La quête ne sera bien sûr pas de tout repos, et à mesure qu'Aphrodite récupère ses souvenirs le passé, le présent et même le futur proche s'entremêlent pour former une toile tendue à son intention par la plus diabolique mais aussi la plus familière des ennemies qu'elle pouvait affronter. Au final, quelle est la vérité qui se cache derrière la création d'Aphrodite, quelles en sont les véritables raisons ? N'est-elle qu'un outil au service d'un régime corrompu, ou bien peut-elle s'élever et se forger son propre destin ?

Des questions dont nous n'aurons pas les réponses, du moins pas en totalité, dans ces trois uniques numéros de la série parus chez nous. En réalité, on a surtout l'impression que ces trois singles servaient d'introduction à quelque chose de plus grand, de plus fouillé et profond par la suite, comme une série régulière sur le long terme. Il est vraiment dommage que Semic n'ait pu avoir l'occasion d'aller plus loin, mais il me semble également qu'en VO les choses étaient loin d'être simples pour la série et que ses auteurs se sont très rapidement arrêtés. Enfin, ce n'est pas si grave car la fin que nous avons ici peut très bien être considérée comme une fin ouverte, sans réelles frustrations du lecteur, libre d'imaginer les nouvelles aventures de l'androïde aux cheveux vert-pomme.

Niveau narration c'est peut-être un peu fouillis, mais bon rien de plus normal quand il s'agit d'une quête de mémoire et que la notion du temps se retrouve malmenée. Je pense qu'il faut s'accrocher pour passer le premier chapitre, le reste s'enchaîne tout seul assez facilement.
Quant au dessin, c'est du grand David Finch post-années '90, avec une dose assez concentrée de fan-service (normal vu que c'était édité chez Top Cow en VO) mais aussi un soin tout particulier apporté non seulement aux divers personnages pour que chacun ait sa personnalité et son identité propres, mais aussi aux décors d'un futur digne du Cinquième Element, qui foisonnent.
Plus qu'à espérer qu'un de ces jours la série renaîtra et nous offrira une suite satisfaisante, avec l'évolution des styles respectifs de ses auteurs aujourd'hui. Si vous avez l'occasion de lire ces trois numéros, foncez car c'est vraiment un récit de qualité qui mérite d'être connu, ne serait-ce que pour celles et ceux qui s'intéressent à la carrière de David Finch et à la progression de ses dessins.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article, d'ici-là portez-vous bien !