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mercredi 6 mars 2019

Sirens of Art tome 1 (Sabine Rich - Janvier 2015)


Sabine Rich est une jeune dessinatrice et artiste Française travaillant à l'étranger. Illustratrice de talent et je l'espère aussi de renom, elle s'est taillée une belle place au sein de l'industrie des comics en dessinant des couvertures tout d'abord pour le micro-éditeur Rothic, avant de se tourner en parallèle vers d'autres petites maisons comme Zenescope ou la série déjà mythique de Joe Benitez Lady Mechanika.

Dans ce premier volume de ses plus belles planches et de ses plus beaux dessins, vous retrouverez essentiellement de très belles femmes, toutes suivant plus ou moins le même canon de beauté et toutes dessinées à la perfection à n'en pas douter ! Tour à tour fusain, couleurs pastel ou informatique et infographie, l'artiste sait gérer plusieurs styles et néanmoins parvenir à retirer la même sensation de perfection et de beauté comme on les aime. Vous trouverez tantôt des personnages bien connus de chez Disney, tantôt de sublimes et envoûtantes enchanteresses ou belles et dangereuses empoisonneuses... mes dessins préférés sont ceux concernant les personnages de DC, Marvel, Image et Dynamite à savoir Red Sonja, Supergirl, Poison Ivy, La Chatte Noire, Wonder Woman ou encore Magdalena.

Dire que vous avez ici certains des plus beaux dessins de l'industrie des comics serait assez facile, en tout cas nous avons affaire à une artiste très talentueuses et aux multiples facettes ! Si ici il ne nous est donné de voir que des femmes, peut-être qu'à l'avenir des personnages masculins seront mis à contribution. Il existe d'ores et déjà un second volume de Sirens of Art, encore trouvable dans quelques boutiques spécialisées ou en ligne. Mon exemplaire du premier vient d'un libraire qui est parvenu à le faire dédicacer par Sabine Rich elle-même, avec un très joli sketch représentant Harley Queen nouveau design. Comme quoi, quand on cherche on peut toujours tout trouver il suffit d'y mettre le temps et le prix ! A vos ordis désormais et effectuez des recherches plus poussées sur Sabine Rich, elle en vaut largement la peine et je vous invite grandement et fortement à la suivre sur ses réseaux où elle publie régulièrement ses dernières œuvres, ainsi que chez les éditeurs qui font appel à elle grands ou petits. L'album contient également des commissions privées, c'est-à-dire des dessins réalisés à la demande pour des fans donc uniques.

Sabine Rich, si un jour vous lisez ces lignes, nous sommes très heureux de compter vos artbooks dans notre collection et nous espérons vraiment que vous continuerez d'aller toujours plus haut et toujours plus loin dans votre passion devenue profession ! Réalisez vos rêves, vos belles sirènes réalisent déjà les nôtres !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 3 février 2018

Les Légendes de Krondor tome 2 - Meurtres à LaMut (Raymond E. Feist & Joel Rosenberg - Bragelonne - Janvier 2015)


Alors que la Guerre de la Faille fait rage et qu'un nouvel Hiver s'installe sur le royaume, la cité de LaMut s'apprête à devenir le théâtre d'une bien étrange affaire. Trois mercenaires, Kethol, Durine et Pirojil, sont engagés et affectés à la protection du baron Morray, apparemment visé par plusieurs tentatives d'assassinat, à moins qu'il ne s'agisse d'accidents malheureux. Au cours de leur mission, les trois mercenaires vont peu à peu côtoyer la noblesse locale et prendre du grade, jusqu'au rang de capitaines provisoires, pour défendre la ville piégée par le blizzard et où se trament encore plusieurs complots. Les soldats de certains barons réunis pour discuter de la guerre et de la succession du comte local sont en effet en pleines rivalités permanentes et avec le mauvais temps bloquant toutes les patrouilles au même endroit il suffirait d'un rien pour que l'incendie ne se déclare et qu'une bataille rangée n'éclate dans les rues de LaMut. Chargés à présent de maintenir l'ordre, c'est tant bien que mal que les trois compagnons vont parvenir à préserver le calme ambiant, du moins pour quelques temps. Mais alors que tout semblait enfin réglé et que la situation semblait sous contrôle, voilà que deux barons sont retrouvés assassinés dans leur chambre, la gorge tranchée, sans qu'aucun garde n'ait vu quoi que ce soit. L'enquête est alors confiée aux trois mercenaires, par soucis d'impartialité, et commence alors un bien cruel jeu de dupes avec les différents barons et nobles rivaux présents en ville et au sein du château. Chacun peut être le meurtrier pour ses propres raisons, il se peut même qu'il y ait plusieurs assassins... quoi qu'il en soit, et malgré leur souhait de quitter cette ville au plus vite, les trois mercenaires vont devoir résoudre cette affaire à leur manière s'ils veulent éviter que les émeutes ne reprennent et que les soldats ne se sautent à la gorge faute d'ennemi à combattre. Mais quelle est la vérité derrière toute cette histoire ? Qui manipule qui ? Vous verrez très vite que ceux que l'on soupçonne le plus ne sont pas forcément les plus mauvais, et qu'un petit arrangement avec la vérité peut toujours se faire quitte à inquiéter de parfaits innocents...

Voilà j'ai enfin réussi à lire jusqu'au bout ce livre, seize chapitres en tout mais plutôt longs durant les deux tiers du bouquin et avec un style hybride des deux auteurs qui n'est pas forcément aisé à digérer quand on est habitué à celui de l'auteur d'origine. L'histoire n'est pas vraiment passionnante, et elle ne changera en rien la vision de la Guerre de la Faille que l'on peut avoir jusque là, mais c'est tout de même assez intéressant comme exercice au sein des Chroniques de Krondor et ça ne dénature pas tant que ça le reste de la saga. Au moins voici une petite histoire qui peut se lire totalement indépendamment des autres, même sans rien connaître de ce très riche univers, et qui à le mérite de proposer au lecteur quelque chose d'assez différent tout en conservant un style régulier quoique un rien trop détaillé et pensif. Si le précédent tome éclairait d'un jour nouveau les relations entre les deux armées s'affrontant depuis des années, celui-ci nous plonge au cœur d'un huis clos intimiste avec des personnages principaux empruntés à un autre univers littéraire tâchant de faire de leur mieux pour s'en sortir plus que pour découvrir la vérité elle-même. A lire si le cœur vous en dit et si vous êtes intéressés par les enquêtes médiévales, le fantastique n'a quasiment pas sa place ici donc c'est accessible à tout le monde ou presque. Mais ce n'est pas du tout une lecture obligatoire pour continuer de poursuivre les Chroniques de Krondor, tout juste une sympathique proposition un rien différente.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 8 avril 2015

Les 3 Fruits (Oriol & Zidrou - Dargaud - Janvier 2015)


Attention, perle rare trouvée ! Cette sortie chez Dargaud en Janvier dernier ne laissera je l'espère personne indifférent, nouvelle occasion de voir réunis les talents d'Oriol et de Zidrou, respectivement au dessin et au scénario. Superbe édition pour superbe histoire, 80 pages qui se savourent pleinement en un rien de temps !

Dans un lointain royaume, paisible et onirique, un roi eu quatre enfants : trois fils et une fille, tous dotés de qualités admirables et dévoués à leurs parents. Tout aurait pu très bien se passer, si seulement le roi ne dissimulait pas au plus profond de son esprit une terreur angoissante qui ne le quitte pas un seul instant : la peur de la Mort. Se sentant vieillir un peu plus chaque jour qui passe, le roi sombre de plus en plus dans le désespoir et fait mander en toute urgence les plus grands sages et savants de son royaume afin de lui apporter la réponse à la seule question qui selon lui en vaille la peine : que peut-il faire pour ne pas mourir ?
Grandement insatisfait par les différentes réponses que les sages lui délivrent avec crainte, le roi, au plus mal, est alors visité par un étrange individu aux cheveux de feu, qui lui apporte enfin la fameuse réponse. Pour ne point mourir, le roi devra dévorer la chair de son fils le plus vaillant. Pour prix de son labeur, l'étranger exige la main de la princesse, une fois l'accord arrivé à terme. Et dans un moment d'abandon, le roi accepte et scelle le pacte. Dès lors, il envoie ses trois fils accomplir des quêtes héroïques aux quatre coins du royaume, afin de déterminer lequel sera le plus vaillant, s'ils survivent. Et tandis que chacun des trois frères risque sa vie en bravant d'effroyables créatures, la princesse restée seule entreprend de percer les mystères de l'étranger et de la folie de son père, avant qu'il ne soit trop tard. Car l'heure fatidique approche, et douloureuses seront les pertes pour satisfaire l'ambition aveugle du vieux roi et la sombre volonté de l'étranger aux yeux jaunes. Mais dans tout ce mal, une étincelle de Bien persiste encore et toujours. Peut-être reste-t-il malgré tout encore un espoir de raison...

Une histoire magnifique, pas forcément originale dans le sens où elle est inspirée de nombre de contes populaires de notre enfance, les ficelles sont connues et parfois un peu usées, cependant les auteurs nous ménagent de belles surprises qui nous prennent soudain et nous emportent dans une direction nouvelle. Les dessins d'Oriol sont vraiment splendides, une atmosphère de peinture à la fois simpliste et en même temps très travaillée et surtout très expressive, un mélange de dessin pour enfants et de symbolique très adulte, de couleurs froides mais d'émotions chaleureuses ; tandis que le scénario de Zidrou regorge de thématiques fortes et de symboles profonds. Bref, un vrai petit bijou de bande-dessinée qui, s'il n'est pas forcément original en soi, reste très agréable et d'une qualité remarquable. A lire absolument !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 4 février 2015

Saga tome 4 (Urban Comics - Janvier 2015)


Parmi l'ensemble de tout ce qui est édité dans le monde des comics, parfois en cherchant en dehors des deux grandes maisons (DC et Marvel) on peut tomber sur de très bonnes surprises. Et parfois, on tombe carrément sur des pépites merveilleuses et uniques, à l'image de Saga de Brian K. Vaughan et Fiona Staples. Magnifiquement éditée chez nous par Urban Comics dans sa collection consacrées aux Indépendants, cette série de space-opéra est devenue une œuvre culte dès ses tous premiers chapitres et continue encore de nous surprendre et de nous émerveiller !

Dans ce quatrième tome, quelques mois après la fuite du couple interdit que sont Alana et Marko et leur installation sur la petite planète Jardinia, les événements se bousculent. Tandis que Marko mène la vie discrète d'un père au foyer en tâchant d'élever la petite Hazel de son mieux, Alana subit une carrière d'actrice de seconde zone pour le Circuit Ouvert, suite de feuilletons et programmes télévisuels médiocres diffusés dans l'ensemble de l'univers connu. Les deux amants s'éloignent peu à peu l'un de l'autre à mesure que le temps passe et que le fossé entre eux se creuse, à mesure aussi que les rencontres que chacun fera de son côté changeront peu à peu leur façon d'être et leur ouvriront de nouvelles perspectives.
Mais le principal danger ne réside pas dans l'éloignement sentimental pour Alana et Marko. Le Robot-Prince IV, porté disparu après les tragiques événements chez Oswald Heist, refait soudain surface en apprenant l'assassinat de sa femme et l'enlèvement de son fils nouveau-né. Déterminé à retrouver son héritier coûte que coûte, ultime vestige de bonté en lui, IV se lance à la poursuite du fugitif révolutionnaire de son royaume à travers la galaxie, jusqu'à la planète Jardinia, où il retrouvera la trace de ses anciennes cibles et où un choix crucial devra être fait par les ennemis de jadis...

Saga, c'est énorme. C'est fantastiquement énorme ! Du space-opéra avec beaucoup d'humour, d'esprit et de personnalité, dans un univers mêlant le fantastique à la science-fiction dans une fusion des genres parfaite qui nous transporte à chaque nouveau chapitre, et on n'a de cesse ensuite que d'en redemander toujours plus ! Sitôt la lecture achevée, sitôt l'envie du prochain tome se fait sentir. Un petit bijou de série indépendante dans le monde des comics, une perle à découvrir absolument si vous ne connaissez pas encore !
Ici nous retrouvons les personnages désormais familiers et nous assistons à l'évolution de la relation de couple d'Alana et Marko, confrontés à des problèmes finalement très communs dans leur fuite à travers l'espace, à des galères de tout jeune couple et à des situations criantes de vérité. Et au-delà de ça nous avons une intrigue proprement géniale, menée sur plusieurs niveaux, pleine de rebondissements et d'esprit comique, parvenant toujours à nous surprendre et à nous étonner un peu plus à chaque pleine page d'ouverture. Une série très très bien écrite et encore mieux dessinée, que je ne peux que très vivement vous recommander s'il vous faut une nouvelle lecture ces temps-ci !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 31 janvier 2015

The Crow - Midnight Legends tomes 1 et 2 (Delcourt - Février 2014 et Janvier 2015)


Si vous suivez les articles de ce blog depuis Juin 2014, vous avez du lire celui sur la série originale The Crow de James O'Barr, en Août de la même année ce me semble. Sinon, bienvenus et prenez le train en marche, tout en tâchant de rattraper votre retard si possible !

Je vais vous parler ici des séries dérivées du phénomène The Crow. Après l'histoire première, de nombreux auteurs et dessinateurs ont eux aussi voulu apporter leur pierre à l'édifice en créant de nouveaux récits autour de cette légende brutale et tragique. C'est en partie ce qui donne la collection Midnight Legends, où l'on retrouve certaines de ces nouvelles histoires. Toutes ne sont pas de qualité, loin s'en faut, et le moins que l'on puisse dire c'est que par moments on a surtout l'impression de voir un mauvais pastiche d'un chef-d'oeuvre globalement incompris par ces nouveaux auteurs désireux de rendre hommage à leur façon. C'était le cas notamment pour les second et troisième films de la saga au cinéma, ainsi que pour la médiocre série-télévisée des années '90, dont le souvenir s'efface heureusement un peu plus chaque année.
Delcourt nous fait donc paraître depuis un an cette collection, et voici le moment pour moi de vous parler des deux premiers tomes, très inégaux.

Je vais passer rapidement sur le premier, signé Jerry Prosser au scénario (comics Alien ou encore Predator) et Charlie Adlard au dessin (Walking Dead aujourd'hui, est-il besoin de le préciser). Parue en 1994, cette histoire raconte le retour à la vie de Michael Korby, assassiné au cours d'un braquage de voiture sur la route avec sa femme alors qu'ils venaient de se marier depuis peu. 15 ans après, deux corbeaux viennent le tirer des limbes et le ramènent dans le monde des vivants pour qu'il exerce sa terrible vengeance sur les responsables de son meurtre et de celui de sa femme. L'un des deux, Darryl, sort justement de prison après avoir purgé sa peine suite à ce crime, et désire plus que tout refaire sa vie et repartir sur de meilleures bases, entouré de sa famille et de ses amis, voulant à tout prix se racheter. Mais ses projets de rédemption vont tourner court quand Michael surgira de la nuit pour s'en prendre à lui et à son complice, leur apportant la peur et la mort en paiement de leurs actes passés. Une tragédie en trois temps, trois morceaux de vie relatés en parallèle les uns des autres : Michael, Darryl et l'inspecteur de police chargé de cette enquête, qui se retrouvera mêlé au carnage en tentant de protéger son suspect.
J'ai dis que je passais rapidement sur ce premier tome, car selon moi il est d'une médiocrité affligeante et reflète exactement le phénomène dont je parlais dans mon introduction : l'incompréhension crasse par de nouveaux auteurs du concept d'origine et son inévitable déformation. Ici nous n'assistons qu'à un récit brutal, violent, moche et sans réelle profondeur, sans personnages auxquels s'attacher ou s'identifier. Rien. Rien de ce qui faisait la grandeur et la beauté d'une tragédie aussi poignante et douloureusement sentimentale telle que le The Crow d'origine. C'est donc une sacrée déception en ce qui me concerne, en plus je trouve que le dessin de Charlie Adlard est vraiment... pas terrible, pour rester poli, et m'empêche complètement d'entrer dans le récit. C'est une récupération très maladroite et malhabile, essayant même de donner de nouvelles ''origines'' au mythe, mais ne parvenant pas à nous y faire croire. Il en faut pour tous les goûts, c'est sûr, et certains aimeront sûrement cette direction et ces choix de narration, mais pas moi, et surtout pas en comparaison de l’œuvre d'écorché vif de James O'Barr. Un mauvais point donc, et un assez mauvais départ pour cette collection. Voyons maintenant si la suite rattrape cela...


Et là je dirais que l'essai est transformé. Le tome 2, Temps mort, est d'une justesse quasi-parfaite et d'une beauté rappelant agréablement celle de la toute première histoire. Joshua, Amérindien assassiné avec toute sa famille peu après la Guerre Civile américaine, revient 100 ans plus tard parmi les vivants pour traquer les réincarnations des rebelles sudistes en fuite qui prirent sa vie, celles de sa femme et de son fils. Le corbeau lui donne l'occasion de retrouver les descendants de ses sauvages assassins, dans une traque sans merci qui fera naître la peur en leur cœur et permettra également d'empêcher une nouvelle nuit d'horreur de se produire.
La douleur est bien là, enfin, celle qui donne naissance à un récit comme The Crow, la tragédie mêlée de poésie et surtout d'amour, le seul véritable moteur de toute l'histoire. Comment est-il possible que ce second tome soit à ce point meilleur et mieux dans le ton que le premier ? Tout simplement parce que cette fois c'est James O'Barr en personne qui signe le scénario, assisté par John Wagner (Judge Dredd), et que les dessins (toujours en noir et blanc, marque de fabrique de The Crow) sont l’œuvre d'Alex Maleev (Daredevil). Un casting de choix qui sait y faire et ne nous déçoit absolument pas, comment cela aurait-il pu être possible de toute façon sachant que l'auteur d'origine revient aux commandes ! On reconnaît immédiatement son style, sa souffrance et sa beauté d'écriture. Un des signes distinctifs est la présence entre les différents chapitres de morceaux de poèmes ou de légendes tribales, tournant toujours autour du thème de la vengeance, de l'amour et du corbeau, messager de l'au-delà.

Alors, peut-être suis-je un peu dur avec le premier tome. C'est vrai que je ne peux pas être objectif lorsqu'il s'agit de quelque chose touchant à The Crow (et je rappelle que le principe même de l'objectivité veut qu'il soit impossible de l'atteindre, on ne peut que s'en rapprocher), et qu'une déception me reste vraiment en travers de la gorge. Il y a sûrement des qualités que je n'ai pas su apprécier ou voir, dissimulées pour moi derrière les trop grossiers défauts. Mais le fait est que la différence est là : lisez le tome 1, lisez le tome 2, vous la verrez par vous-mêmes assez facilement. D'ailleurs je vous enjoins comme à chaque fois de vous faire votre propre avis et votre propre ressenti de lecture, je ne suis là que pour vous donner le mien, non la vérité absolue, et que jamais je ne serai ''dictateur du bon goût'' comme on dit. Ces goûts et préférences appartiennent à chacun, je n'émets donc ici qu'un simple conseil personnel si l'on peut dire.
Fort heureusement il n'est absolument pas nécessaire de lire le premier tome pour pouvoir ensuite lire le second, chaque histoire est parfaitement unique et indépendante de l'autre. Il n'y a guère pour ma part que l'esprit du collectionneur qui m'oblige à avoir les deux dans ma bibliothèque. Série à suivre et qui je l'espère contiendra dans les prochains tomes davantage d'histoires de l'acabit de Temps mort, avec ou sans James O'Barr.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 24 janvier 2015

Médaka-Box tome 17 (Tonkam - Janvier 2015)


Comme je vous l'avais annoncé dans l'article sur le tome 16, voici le tome 17 riche en rebondissements et inaugurant une toute nouvelle situation !

Très rapidement, pour ne risquer de spoiler personne : Médaka étant à présent libérée de ses obligations, se livre à ses passes-temps favoris et décide de vivre pleinement sa vie d'adolescente, profitant du temps dont elle dispose avant de devoir endosser les responsabilités que sa famille lui destine. Et justement, il se trouve que ladite famille entend mettre à profit ce temps pour marier Médaka au meilleur parti possible ! Seulement il y a un hic : lors de la première tentative, trois ans plus tôt, les sept prétendants de l'époque sont tous morts dans d'horribles circonstances lors de ce qu'on appela par la suite ''la Cérémonie Noire''. Le comité d'organisation de noces de la famille Kurokami convoque Médaka à une seconde édition de cette Cérémonie Noire, avec de nouveaux prétendants et de nouvelles règles ! La belle décide d'y participer en son nom et avec sa propre équipe pour débouter les nouveaux prétendants, appelant à ses côtés nombre de ses anciens ennemis pour la seconde. Mais elle n'est pas au bout de ses surprises et risque bien de rencontrer plus de difficultés que prévu ! Il faudra alors que Zenkichi et le nouveau Conseil des Étudiants se lancent à sa rescousse, bravant les dangers et les techniques de combats des prétendants (basées sur la grammaire et la linguistique sino-japonaise, l'occasion pour le lecteur de prendre un cours costaud en la matière) ainsi que des périls mortels pour empêcher Médaka d'être mariée de force.

Le renouveau de la série, exactement comme ce qui était annoncé à demi-mots dans les tomes précédents quand il était question des difficultés de tenir une série sur le long terme une fois son concept de base épuisé. Nécessité donc de tout chambouler et de repartir sur de toutes nouvelles bases, ce qui est le cas ici. Nous retrouvons l'ambiance délurée et à fond la caisse des premiers tomes et arcs de la série, tout en conservant un peu de ce ton ''méta'' des plus récents. Par exemple, un cours sur la linguistique sino-japonaise ou encore sur la physique (voir physique quantique) au beau milieu d'affrontements sanglants, typique de la série depuis quelques temps et pour notre plus grand plaisir. Un shonen bourré d'action et d'humour, qui a su se réinventer et réutiliser le meilleur de ses qualités, en tâchant de corriger ses défauts les plus marquants. Un très bel effort qu'il convient de saluer, et qui saura sûrement se faire apprécier des lecteurs, nouveaux comme anciens.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 21 janvier 2015

Paul Dini présente Batman tome 1 - La mort en cette cité (Urban Comics - Janvier 2015)


Voici une nouvelle arrivée dans la collection des ''DC Signatures'' d'Urban Comics, collection dans laquelle jusqu'à présent nous avions pu lire les runs d'artistes aussi célèbres et renommés que Grant Morrison, Geoff Johns ou encore Ed Brubaker (respectivement sur Batman, Green Lantern et Catwoman). C'est maintenant au tour de Paul Dini sur la série Detective Comics, run débuté en 2006 en parallèle de celui de Morrison sur Batman mais explorant une toute autre facette de l'univers du Chevalier Noir, le plus grand détective du monde avant d'être un super-héros. Le scénariste préféré de notre enfance, mondialement réputé pour la série-animée Batman de 1992 (celle de notre enfance, oui oui), nous livre ici les premiers chapitres de sa grande fresque d'enquêtes à l'ancienne, des histoires sur un ou deux numéros maximum et mettant à l'épreuve les talents de déduction de Batman, tout en faisant la part belle à ses vilains les plus connus qui font tous acte de présence, certains plusieurs fois même !

C'est ainsi que Batman va croiser la route du Sphinx, récemment sorti du coma et ayant radicalement changé de style de vie : il est devenu détective privé en free-lance, et met son redoutable génie analytique au service d'une juste cause pour une fois. Cette rédemption cache-t-elle autre chose, n'est-ce qu'un nouveau plan tordu du maître des énigmes ? Ou bien est-il sincère ? Une chose est sûre en tout cas, l'ex-criminel attire l’œil des médias et se taille la part du lion en ce qui concerne la clientèle, très souvent issue des beaux quartiers et des plus grosses fortunes de Gotham. Mais Nigma devra aussi compter sur la présence de Batman durant ses enquêtes, désireux de le garder à l’œil. Le protecteur de Gotham va très vite cependant apprendre malgré lui à reconnaître les talents de son ancien ennemi et à faire équipe avec lui sur certaines affaires, bon gré mal gré, appréciant même à de rares moments l'esprit vif et alerte du Sphinx, que seul éclipse son propre orgueil.
Mais si encore le Sphinx était le seul soucis de Batman ces temps-ci ! Il y a aussi le retour du Ventriloque, pourtant officiellement décédé quelques temps plus tôt, mais qui terrorise à nouveau les faubourgs et les petites frappes. Le Pingouin fait de nouveau parler de lui et monte un nouveau casino en ville, jurant qu'il s'occupe désormais d'affaires parfaitement légales, mais gardant toujours quelques contacts dans le milieu de la pègre. Poison Ivy est subitement menacée dans sa cellule d'Arkham par une étrange plante qui échappe totalement à son contrôle et paraît vouloir la tuer, aussi Batman doit-il temporairement assurer la protection de la belle empoisonneuse et tenter de fouiller dans son passif pour trouver la réponse à cette épineux problème. Harley Quinn est ''libérée'' de force de l'asile et contrainte de participer à un chantage odieux par un autre vilain, mais la belle réserve bien des surprises à son partenaire comme au Chevalier Noir ! Enfin, le Joker en personne attirera l'attention au sein de deux histoires complètes le concernant et lui faisant tour à tour croiser la route de Robin (Tim Drake) pendant un trajet en voiture des plus meurtriers, puis de Batman au détour d'un petit numéro de magie passablement sanglant. Heureusement, Batman peut aussi compter sur quelques alliés occasionnels autre que Robin pour l'épauler, comme Zatanna par exemple, avec qui il entretien une relation compliquée depuis qu'il a découvert les manipulations mentale dont il fut la victime durant les événements de la Crise d'Identité au sein de la Ligue de Justice. Et encore, tout cela n'est qu'un commencement...

Un album très très chargé pour notre Batman adoré, remarquablement bien écrit et mené de bout en bout, les récits sont indépendants les uns des autres mais tous reliés par de petits détails qui titillent l'intérêt du lecteur jusqu'à la fin. L'écriture de Paul Dini nous ramène à la bonne époque des épisodes du dessin-animé des années '90, on a d'ailleurs plusieurs fois l'impression de suivre un de ces épisodes, avec un plaisir non dissimulé ! Les styles de dessins sont variés mais restent cohérents les uns avec les autres, mention spéciale à l'épisode dessiné par Joe Benitez sur Poison Ivy, une vraie partie de plaisir.
Paul Dini présente Batman, un nouveau run ''signature'' portant sur l'un des maîtres de notre enfance (qui selon moi connaissait bien mieux son affaire que Morrison sur certains points), est d'ores et déjà une série complète annoncée en trois tomes par Urban. Le planning officielle ayant été, à l'heure où j'écris ces lignes, dévoilé jusqu'en Juin, rien n'interdit de penser que le second tome puisse arriver d'ici la fin de l'année. Croisons les doigts, car il s'agira en plus du tome regroupant l'histoire Le cœur de Silence, dont la version Panini est parfaitement introuvable où que ce soit, en tout cas pas à moins d'avoir un compte en banque solide comme le roc.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 10 janvier 2015

Justice League tome 7 - Le règne du Mal, 2ème partie (Urban Comics - Janvier 2015)


Suite et fin de ce triptyque d'articles sur les récents tomes de la série Justice League chez Urban Comics, avec la sortie hier du septième tome qui contient la seconde et dernière partie de l'event Forever Evil. Votre serviteur s'est donc encore une fois fait violence et s'est démené pour se procurer, lire et analyser cet album afin de vous livrer l'article aujourd'hui et de clôturer, en une semaine de temps, le traitement de ce gigantesque événement de l'univers New52 qui promet de redistribuer durablement les cartes entre les divers protagonistes.

L'heure est grave. Les Ligues de Justice sont vaincues et portées disparues, séquestrées dans la matrice Firestorm prête à exploser d'un jour à l'autre. Le satellite de surveillance de la Ligue principale gît, brisé, sur le littoral de la côte Est. Les criminels sont libres et répandent le chaos dans toutes les grandes villes, à travers les États-Unis comme dans le reste du monde. Nightwing a été démasqué et emprisonné par le Syndicat du Crime à titre d'exemple pour tous ceux qui oseraient leur résister. Et ses membres règnent sans merci sur la planète, réduisant à néant les dernières poches de résistance et transformant le monde à leur image. Le seul espoir restant : Lex Luthor et son équipe de super-vilains rebelles, désireux de reprendre les rennes et de réussir là où les héros ont échoué, en triomphant et en anéantissant ce Mal étranger. Catwoman et Batman, seuls rescapés de leurs équipes respectives, se joignent alors aux ennemis d'hier et entreprennent de pénétrer dans les ruines du satellite pour libérer Nightwing et mener la contre-offensive contre le Syndicat. Mais ces derniers cachent encore quelques secrets douloureux, et tandis que nous découvrons le passé de chacun dans différents flash-back, les révélations sur le sort de leur propre monde ainsi que sur la nature de ce qu'ils ont rapporté avec eux sur le nôtre vont peut-être signer la fin de toutes choses... l'affrontement final est lancé, et le ciel se déchire sous la puissance des coups échangés, tandis qu'au sol se joue une ultime tragédie qui aura de lourdes conséquences sur le futur et bouleversera à jamais les statu-quo établis jusque là. Pour le meilleur ou pour le pire, le monde va changer !

Conclusion de Forever Evil donc avec les derniers chapitres de cette saga, toujours mélangés à ceux de la série Justice League principale, dont les numéros sont à nouveau intercalés et gérés avec brio par l'éditeur français, facilitant amplement la compréhension et le suivi de cette énorme histoire. Des répercussions immenses que nous retrouverons dès le tome suivant, un final spectaculaire et un épilogue plein de promesses alléchantes pour l'avenir, bref du tout bon pour moi qui suis conquis. Mon avis était assez mitigé durant la parution en format kiosque mensuel, mais comme je le disais pour le tome précédent avoir ici les chapitres principaux sous forme d'album améliore énormément le rendu final et le rythme du récit, qui devient extrêmement agréable et fluide. De l'excellent travail de la part de Geoff Johns à l'écriture, et un David Finch déjà plus en forme qu'au début qui illustre magistralement la bataille finale et toute la tension que ressent chaque personnage. Menée sur deux fronts principaux, Forever Evil parvient donc à rassurer et à rattraper les craintes et les doutes émis dès le commencement, et inaugure une situation jamais vue qui promet d'être assez intéressante à observer également, du moins c'est ce que l'on est en droit d'espérer !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !