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mercredi 24 juin 2020

Invincible Iron Man tome 2 - A la recherche de Tony Stark, 2ème partie (Panini Comics - Novembre 2019)


L’enquête de Riri Williams et de ses nouveaux alliés se poursuit pour retrouver le corps de Tony Stark, qui a semble-t-il totalement disparu des radars. Mais ce-dernier est bien vivant et a retrouvé conscience et raison, au moins assez pour avertir sa mère qu’il n’est pas en danger immédiat mais qu’il lui reste encore une tâche à accomplir avant de revenir sur le devant de la scène.

Pendant ce temps, la prise de contrôle de Stark Industries par le conseil d’administration se poursuit et semble bien inévitable cette fois-ci car personne n’est en mesure de défier les autorités. Dans quelques jours à peine, l’entreprise passera aux mains d’Eric Lynch qui la dépouillera alors de toute la fortune et la technologie de Tony pour la revendre aux plus offrants. Mais les premiers investisseurs à se présenter à sa porte ne sont pas des plus recommandables…

En effet, les vilains qui ont failli vaincre le Dr. Fatalis dans son armure Iron Man se sont concertés et ont décidé que pour faire fortune au plus vite, il leur fallait désormais s’emparer de l’empire du véritable Iron Man ! Hood, qui cache bien sa véritable nature, entend se servir de ces nouveaux pouvoirs pour semer le chaos partout sur Terre. Une seule personne est en mesure de l’arrêter et de le combattre, et c’est Fatalis lui-même ! A condition toutefois que les autres héros lui fassent assez confiance pour le laisser agir, et surtout à condition qu’il puisse se faire confiance à lui-même. Quelque chose le trouble et l’ancien super-vilain sait qu’il a aujourd’hui beaucoup à perdre s’il venait à échouer. Le sacrifice sera cruel, mais nécessaire.

Lorsque Tony revient enfin parmi les vivants, en compagnie d’un allié de toujours, il découvre toute l’histoire de Victor Von Fatalis et de Riri Williams qui ont, chacun à sa manière, fait perdurer son héritage en tant qu’Iron Man. Si beaucoup de questions se posent encore sur les réelles motivations et la localisation du premier, la seconde se retrouve à présent embourbée dans de nouvelles responsabilités, assez prestigieuses et intimidantes pour lui valoir une vie pleine d’aventures !

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Iron Man est enfin de retour, pour le 600ème chapitre de sa série et le dernier signé par Brian M. Bendis avant ses adieux à l’univers Marvel. Le scénariste prolifique nous aura donc offert un double-run assez spécial sur les séries du Vengeur Doré, qu’on aime ou qu’on déteste mais en tout cas on peut en parler encore longtemps ! Et à mon avis, les conséquences se feront encore ressentir d’ici quelques tomes dans la nouvelle ère du Fresh Start, à commencer par le destin tragique de Fatalis qui retrouvera ses adversaires de toujours dans la nouvelle mouture de Fantastic Four signée Dan Slott.

Côté dessin cette fois-ci ce second et dernier tome de l’ère Legacy nous présente une horde d’artistes invités qui font chacun des merveilles avec les designs, décors et détails divers de cette histoire. Je ne vais pas pouvoir tous les citer dans les libellés alors voici la liste complète : Stefano Caselli, Alex Maleev, David Marquez, Daniel Acuna, Leinil Francis Yu, Gerry Alanguilan, Jim Cheung, Mike Deodato Jr., Mark Bagley, Andrew Hennessy, Scott Hanna, Andrea Sorrentino.

Personne n’est en dessous niveau technique et style, tout se passe très bien et tout le monde a eu de quoi faire pour illustrer ces derniers moments et ces adieux de Bendis à Tony. Maintenant, j’ai encore plus hâte de découvrir et de savoir ce que deviendra le véritable Iron Man dans ce monde nouveau où les principales conséquences de Civil War II ont été corrigées voir effacées pour certaines, et où les relations avec tout un ensemble de nouveaux personnages risquent d’être assez complexes à gérer !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 23 juin 2020

Invincible Iron Man tome 1 - A la recherche de Tony Stark, 1ère partie (Panini Comics - Septembre 2019)


Depuis la fin de la seconde guerre civile super-héroïque, Tony Stark s’est plongé dans un coma dont rien ne parvient à l’extraire. Pendant qu’il est dans cet état, les problèmes s’accumulent pour les dirigeantes de sa compagnie : Friday, l’intelligence artificielle, Mary-Jane Watson, experte des relations publiques, et la mère de Tony, Amanda. Ce trium virat est menacé par les membres du conseil d’administration, dont le meneur tente de prendre la tête de Stark Industries en l’absence de Tony !

En parallèle, Riri Williams intègre le cercle très fermé des proches de Tony Stark qui s’inquiètent pour lui et tentent de le soigner. Mais, contre toute logique, son corps a disparu ! Personne ne sait où il a pu être déplacé, ni par qui ou quoi. En désespoir de cause, Riri fait appel à Fatalis mais n’obtient aucune réponse de l’ancien super-vilain devenu nouvel Iron Man.

Il faut dire que Victor est de son côté très occupé également, puisque tous les vilains qu’il a mis derrière les barreaux se sont évadés avec un seul et unique but : le détruire pour se venger. Traqué dans tous ses domaines secrets et privés un peu partout dans le monde, attaqué tant sur le plan technologique que sur le plan mystique, Fatalis est livré à lui-même et se réfugie dans les ruines de son château en Latvérie, pour mieux tomber dans une nouvelle embuscade qui pourrait bien être la dernière…

Et comme si tout cela ne suffisait pas, voilà que les autorités décident de retirer à Riri toutes les pièces de technologie issues de Stark Industries ! Iron Heart est désormais sans armure ni I.A., et n’a d’autre alternative que de se rendre au M.I.T. pour répondre à une offre très persuasive délivrée par nul autre que Blade en personne !

Pendant ce temps, Tony se réveille dans une de ses armureries top-secrètes, totalement déboussolé et peut-être en proie à une énorme crise d’anxiété. Se cachant à l’intérieur d’une de ses vieilles armures, celui qui était autrefois Iron Man attend que quelqu’un vienne le sauver… jusqu’au moment où, après avoir affronté diverses hallucinations, il se décide enfin à appeler à l’aide.

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Voilà ce que l’on peut dire à ce point de l’histoire, où se rejoignent les deux séries sœurs Invincible Iron Man : Iron Heart et Infamous Iron Man. L’intrigue suit les chemins de Riri comme de Fatalis, chacun représenté avec son propre style graphique et donc son propre dessinateur, alors que le scénario est toujours signé quant à lui par Brian M. Bendis bien entendu.

C’est du tout bon, le rythme est soutenu et il serait assez malvenu de faire une pause durant cette lecture car personne ne voudrait en manquer une miette ! L’intensité est au rendez-vous et les deux artistes Stefano Caselli et Alex Maleev font tout leur possible pour nous plonger dans l’œil du cyclone en ce qui concerne les deux héritiers de l’armure rouge et or. C’est bien simple, on ne peut qu’en redemander et ça tombe bien, la suite et fin est déjà sortie ! Vous savez, me connaissant, que j’attends avec impatience de pouvoir la lire car ce qu’il va advenir de Victor Von Fatalis m’intéresse tout particulièrement pour mieux comprendre ce qui arrivera bientôt dans la nouvelle série Fantastic Four de Dan Slott. Wait and see !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 26 novembre 2019

Infamous Iron Man tome 2 - Fatalis, notre allié (Panini Comics - Mai 2019)


Le Docteur Fatalis n'est plus. Victor Von Fatalis, en revanche, est bel est bien vivant et il entend poursuivre sa grande œuvre, sa quête de rédemption pour tous ses actes passés. Pour cela, quoi de mieux que d'exploiter ses larges connaissances du monde criminel afin de livrer les pires menaces pour la sécurité mondiale directement entre les mains de la Justice ? Tous autant qu'ils sont, anciens partenaires, anciens alliés, tous finissent par tomber des mains du nouveau Fatalis, au point que les quelques rescapés se demandent s'il n'est pas tant de s'unir pour contrer ce danger grandissant...

Mais avant cela, Fatalis a encore une tâche à accomplir. Ayant eu une vision mystique, il se rend dans son château en ruines, en Latvérie, afin de tenter de provoquer une nouvelle vision qui lui permettrait d'éclaircir les choses le concernant, ainsi que son avenir. Avec l'aide involontaire mais bienvenue de Riri Williams, l'autre héritière de la technologie Stark, Fatalis va plonger de nouveau dans un monde inconnu mais qui pourtant lui semblera étrangement proche, à la recherche de réponses. Tombant inconscient après cette expérience, il est aussitôt remis au S.H.I.E.L.D., dont les agents commencent à se demander s'ils ne feraient pas mieux de l'exécuter tout de suite plutôt que de lui accorder le bénéfice d'un procès...

La mutinerie mâtée grâce notamment à l'intervention de Ben Grimm et surtout de Cynthia Von Fatalis, la mère de Victor, celui-ci se retrouve dans une dimension entre les mondes, en compagnie de sa mère, qui entreprend de lui révéler de nouveaux secrets des arts mystiques. Mais dans quel but ? En parallèle, la Chose reçoit la visite de... Reed Richards ?? Reed, censé avoir disparu ou au pire être décédé depuis Secret Wars, a une demande bien précise à formuler : que Ben tue Fatalis, quel que soit le moyen employé. Nourrissant tout de même de sérieux doutes quant à l'identité réelle de son interlocuteur, la Chose va chercher conseil auprès de la seule autre personne à pouvoir le rassurer sur ce point et le mettre sur le droit chemin.

Pendant ce temps, Fatalis et le Docteur Strange affrontent un ennemi redoutable qui vient de se révéler et qui compte bien terrasser le nouveau héros ! Qui est-il vraiment ? Reed Richards ? Cynthia ? Quelle que soit la véritable identité de leur adversaire, les deux sorciers ne se laisseront pas faire et son prêts à unir leurs pouvoirs et leurs connaissances pour le défaire ! Et tandis que Sharon Carter se fait peu à peu à l'idée de pouvoir travailler main dans la main avec le Docteur Fatalis, les criminels qu'il a arrêté commencent à ourdir une revanche qu'ils estiment bien méritée...

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Second tome des aventures du nouvel Iron Man non officiel, Victor Von Fatalis en personne, qui cherche une raison à sa nouvelle existence et surtout à racheter son lourd passif en faisant le Bien à sa façon. Brian M. Bendis nous livre une excellente prestation sur ce titre encore une fois, accompagné par le dessin toujours très inspiré de son partenaire Alex Maleev. Les deux auteurs nous offrent un voyage dans l'esprit et les tourments du nouveau Fatalis, ses regrets et ses doutes, pour ne pas dire ses peurs, et ses espoirs également. Comment celui qui était jusqu'à très récemment considéré comme le pire des super-vilains pourrait-il devenir un héros ? Pas de façon aisée en tout cas, mais je me plais vraiment à suivre cette histoire, tout en me préparant à une chute tragique éventuelle.

Fatalis est, depuis sa toute première apparition dans Fantastic Four #5 dans les années 1960, un personnage extrêmement complexe et charismatique, souffrant de nombreux traumas mais ayant également la force d'affronter le Destin lui-même et de saisir les opportunités où qu'elles soient. C'est un super-vilain emblématique de l'univers Marvel et des comics en règle générale, qui a inspiré énormément d'auteurs dans énormément de domaines. Le voir enfin en quête de rédemption, comme a pu l'être Magneto par exemple, déclenche chez le fan que je suis une certaine satisfaction et je me prends à espérer pour lui que les choses se dérouleront le mieux possible. Qui sait, il pourrait bien réussir une fois encore à tromper la fatalité, lui qui est passé maître dans cet art... Si vous vous demandiez ce que pourrait bien devenir le Docteur Fatalis privé de sa rivalité avec Reed Richards et de sa haine, lisez cette série qui vous surprendra de page en page !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


mardi 19 mars 2019

Infamous Iron Man tome 1 - Rédemption (Panini Comics - Novembre 2018)


Tout le monde connaît et redoute au plus haut point le tristement célèbre Docteur Fatalis. Ses exploits malfaisants ont longtemps défié la chronique, et il est même parvenu l'espace de quelques temps à s'accaparer les pouvoirs d'un Dieu tout puissant pour régner sur ce qui restait de l'univers...
Mais aujourd'hui, le Docteur Fatalis n'existe plus. En lieu et place, il ne reste plus que Victor Von Fatalis, un homme autrefois brisé qui réapprend à vivre grâce à un acte de pure charité à son égard de la part d'un vieil adversaire. Sorcier émérite et savant de niveau plus que génial, Victor a entrepris ces derniers temps de suivre le modèle d'un autre ancien ennemi, Tony Stark : Iron Man. Voulant offrir au monde plus que ce qu'il a pu lui prendre durant des années, Fatalis saisit sa chance au moment où Tony Stark est officiellement porté disparu après son combat contre Captain Marvel durant les événements de Civil War II. Déterminé à prendre désormais la place qui selon lui lui revient de plein droit, Fatalis s'empare de la technologie Stark et se forge une nouvelle armure, destinée à faire de lui le nouveau héros dont le monde a besoin, un Fatalis meilleur, augmenté, cherchant à faire le Bien et à réduire au silence ceux qui menacent le monde et dont il était autrefois le pire élément. Traquant sans relâche ses anciens partenaires de crime, il est lui-même recherché par le S.H.I.E.L.D. et surtout par Ben Grimm, La Chose, qui n'entend pas le laisser s'en tirer aussi facilement après tout le mal qu'il a pu faire. Si personne ne croit réellement en sa volonté de trouver la rédemption par ses actes, Fatalis espère toutefois que l'ancienne partenaire d'Iron Man saura voir la vérité au fond de son être... mais pour l'heure, il doit affronter une redoutable sorcière qui n'est autre que... sa propre mère, revenue d'entre les morts ! Cynthia Von Fatalis est de retour, bien vivante et elle observe les nouveaux agissements de son fils avec grand intérêt, pour le compte d'une personne encore mystérieuse qui désire rester dans l'ombre le plus longtemps possible. Est-ce une ruse, une tentative d'intimidation de la part d'un nouvel ennemi ? Ou bien serait-il possible que la mère de Victor Von Fatalis soit bel et bien revenue de l'au-delà et qu'elle soit pour la première fois véritablement fière de son fils ?

Une série que j'attendais beaucoup et qui a beaucoup fait parler d'elle lors de sa sortie en VO autant qu'en VF. Forcément, voir le Docteur Fatalis tenter de se racheter une conduite et devenir le nouvel Iron Man de Marvel, ça peut surprendre et inquiéter à la fois. Mais avec Brian M. Bendis au scénario, aucun doute nous sommes en face d'une petite pépite d'un genre nouveau et j'espère vraiment que Panini fera paraître la suite assez rapidement pour qu'on puisse savoir si oui ou non il est possible de faire confiance à ce nouveau Fatalis, personnage très charismatique et tragique qui a toujours su séduire les fans et les lecteurs depuis sa toute première apparition dans les années '60. Alex Maleev au dessin, dans un style assez simple et clair qui va directement là où il faut, droit au but, tout en nous présentant de beaux effets visuels conçus pour l'occasion. J'ignore pour l'instant si cette série doit se lire en parallèle des aventures de l'autre Iron Man, mais à mon sens ce premier tome est assez accessible et facile à lire pour tout nouveau public ou toute personne qui souhaiterait en apprendre davantage sur ce fantastique personnage et sur son évolution radicale de ces derniers temps. A suivre avec intérêt donc !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


mercredi 7 septembre 2016

Batman, le Chevalier Noir tome 4 - De l'argile (Urban Comics - Août 2016)


Dernier tome de la série, qui se sera fait attendre mais enfin nous l'avons !

Batman enquête sur l'évasion de Gueule d'Argile de l'asile d'Arkham, le criminel métamorphe faisant régner une nouvelle vague de terreur dans la ville de Gotham à force de braquages sanglants et de cambriolages. L'occasion de revenir sur les origines de ce personnage méconnu et qui possède tant de facettes, ce que nous propose Gregg Hurwitz en poursuivant sa logique de récits mettant d'abord en scène les super-vilains avant le justicier de Gotham. Ce sera d'ailleurs également le cas pour Man-Bat, ou plutôt sa nouvelle et sanguinaire incarnation, qui permettra à l'auteur de faire un rapide retour sur l'original, Kirk Langstrom, scientifique aux meilleures intentions. Enfin, nous aurons également droit à un récit court en deux chapitres, totalement silencieux, où Batman traque et remonte la piste d'une filière d'immigration illégale qui exploite et réduit à l'esclavage de nombreux demandeurs d'asile, le tout menant presque comme de juste entre les mains du Pingouin et de ses nombreux réseaux criminels. Un récit fort et tout en images, rapide à lire mais faisant néanmoins effet auprès du lecteur et déclenchant une certaine réflexion intérieure.

Un dernier tome très attendu donc par celles et ceux qui avaient choisis de poursuivre la lecture de cette série malgré les mauvaises critiques, et le voici enfin entre nos mains. La série s'arrête sur une note amère avec sa dernière histoire finissant plutôt en queue de poisson, Batman étant pratiquement mis en échec par cette dernière affaire face à Man-Bat. Ce fut malgré tout une très bonne lecture du début à la fin, mettant l'accent sur différents vilains de l'univers du Chevalier Noir, de Bane à Man-Bat en passant par l’Épouvantail et le Chapelier Fou, jusqu'au Pingouin souvent en arrière-plan. On regrette simplement que certaines parties de l'époque de David Finch et Paul Jenkins ne soient pas plus exploitées après le départ des deux auteurs, comme par exemple le personnage du Lapin Blanc qui présentait pourtant un fort potentiel et qui finit totalement oublié de tous, n'ayant pas eu droit à sa propre intrigue et enquête par la suite. Dommage donc. Malgré cela, Batman, le Chevalier Noir reste une série courte plutôt sympathique et intéressante si l'on désire creuser un peu plus le passé des méchants, en seulement quatre tomes, ce qui est assez abordable dans une collection.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 22 avril 2015

Age of Ultron (Panini Comics - Avril 2015)


Comment quoi, déjà ?? La critique du film qui vient à peine de sortir ce jour sur nos grands écrans ? Impossible !
Effectivement derrière ce titre un peu trompeur ne se cache pas un article sur le dernier film de Marvel Studios, mais celui sur l'event majeur du même nom daté d'il y a deux ans à peine en comics. Sans aucun doute LA sortie du mois chez Panini, dans la nouvelle collection ''Marvel Deluxe'', signé Brian M. Bendis (grand architecte s'il en est) et principalement Bryan Hitch au dessin (Ultimates, ça vous dit quelque chose ?), on attendait cette histoire depuis un bon bout de temps en version album relié, et c'est chose faite aujourd'hui enfin pour coïncider avec la sortie du second film des Avengers. Même si, vous allez le voir, en-dehors du nom et du personnage cité par le titre il n'y a pas grand chose en commun entre les deux œuvres.

Peu après les événements de Annihilation : Conquest, où l'ensemble de la galaxie Kree a bien failli être détruite à jamais...
Sur Terre, le corps d'un Chevalier de l'espace inconscient est découvert, apparemment inactif. Jessica Drew, alias Spider-Woman, enquête sur cette étrange apparition quand elle est enlevée par un groupe de super-vilains scientifiques désireux de percer les secrets de cette technologie extraterrestre. Lorsque les Avengers débarquent en force pour récupérer leur coéquipière, l'impensable se produit et le corps du Chevalier se réactive soudainement pour livrer la voie à Ultron, l'infernale intelligence artificielle génocidaire que tous croyaient exilée à jamais dans le fin fond de l'univers. Le robot disparaît très vite dans un éclat d'énergie pure, laissant le doute planer sur ses intentions et le plan derrière sa brusque réapparition.
Quelques temps plus tard. Le monde a été frappé de plein fouet par une invasion massive de technologie Ultron boostée comme jamais, et nombreux sont les héros tombés sous la masse des robots. New York, Chicago, San Francisco... partout le règne de l'intelligence artificielle semble inarrêtable et en bonne voie pour conquérir et nettoyer l'ensemble de la planète de la présence humaine. Les quelques survivants décident alors d'un plan d'urgence, d'une action décisive et suicidaire, lorsqu'ils découvrent le secret qui a permis à Ultron de réaliser cette apocalypse. Tandis que Captain America et Iron Man mènent un assaut final grandiose pour détruire le corps principal du robot dans les replis de l'espace-temps où il se dissimule, Wolverine décide de partir de son côté dans le passé, au moment précis où Hank Pym, alias l'Homme-Fourmi, a eu l'idée de créer Ultron pour un monde meilleur. Le but de Wolverine est simple : tuer Pym avant qu'il n'ait l'occasion de plancher sur sa création, et sauver le présent et le futur. Malheureusement les choses sont loin d'être aussi simples, et les conséquences de l'action désespérée de Logan auront de dramatiques répercussions sur l'ensemble de l'univers, voir même du multivers dans son intégralité. Le Temps souffrira-t-il une nouvelle manipulation venant de l'insignifiante planète bleue ? Ou bien est-ce le début de la Fin de Tout ?

Galactus qui se retrouve dans l'univers Ultimate, Angela qui apparaît dans celui de la Terre-616 de Marvel ? Tous ces événements découlent de Age of Ultron, qui n'est rien d'autre au final que la gigantesque introduction au final du run de Jonathan Hickman sur les séries principales de l'éditeur. Tout ce que vous lisez depuis Avengers vs. X-Men, depuis Fear Itself et même depuis le troisième tome de la série des New Avengers de l'ère Bendis, tout cela nous mène directement à Age of Ultron, le Début de la Fin. Car de cet event gravissime découlera ensuite tout ce que vous lirez de la nouvelle série New Avengers (prochain article) et jusqu'à Secret Wars (2015) qui marquera le point final de l'univers Marvel tel que nous le connaissons depuis près de 60 ans, et dont les tous premiers chapitres sont d'ores et déjà dans les tuyaux à l'heure où j'écris ces lignes. Rien que pour ça, cette lecture est indispensable pour comprendre et embarquer dans le bon wagon à destination de la Conclusion. Même si Ultron lui-même n'est finalement qu'un prétexte comme un autre plutôt anecdotique pour amener ce récit à se mettre en place, et que la portée de l'event mettra un petit peu de temps à se faire clairement ressentir, c'est bien ici que tout commence à prendre fin. Bendis et Hickman ont tissé chacun de leur côté une toile gigantesque aux ramifications tentaculaires, alors croyez-moi quand je vous dis que cet album-là est un passage obligé pour bien suivre comme il faut.
De plus, je dois dire que cette lecture me paraît, paradoxalement, être un excellent point d'entrée pour un nouvel lecteur Marvel ou juste des Avengers. Pas aussi développé niveau personnages que Fear Itself ou Avengers vs. X-Men, mais clairement moins fouillis qu'Infinity (l'event suivant à paraître, normalement) et Original Sin, Age of Ultron se place comme un récit simple, linéaire, un prologue de bonne taille pour ce qu'il reste à venir et à lire par la suite. Si vous voulez lire du Marvel/Avengers avant que ça ne prenne fin, commencez par Age of Ultron : même les origines d'Ultron et de l'époque de sa création sont revisitées pour que vous puissiez tout clairement appréhender et comprendre ! La seule pierre manquante à l'édifice est celle d'Annihilation : Conquest, que seuls les lecteurs de la partie cosmique de Marvel pourront apporter aux autres pour saisir le chapitre introductif de l'histoire. Un peu de curiosité ne fait jamais de mal !

Niveau édition, un dernier petit point sur cet album de la refonte de ''Marvel Deluxe'' : clairement le mieux fait jusqu'à présent, un traitement très luxueux et agréable tout en restant dans la ligne de simplicité voulue par l'éditeur, un grand et bel album qu'il nous fait bien plaisir d'intégrer à notre bibliothèque. Du tout bon, et pour la première fois je ne me suis pas fait la réflexion que je regrettais l'absence de jaquette. C'est dire !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 31 janvier 2015

The Crow - Midnight Legends tomes 1 et 2 (Delcourt - Février 2014 et Janvier 2015)


Si vous suivez les articles de ce blog depuis Juin 2014, vous avez du lire celui sur la série originale The Crow de James O'Barr, en Août de la même année ce me semble. Sinon, bienvenus et prenez le train en marche, tout en tâchant de rattraper votre retard si possible !

Je vais vous parler ici des séries dérivées du phénomène The Crow. Après l'histoire première, de nombreux auteurs et dessinateurs ont eux aussi voulu apporter leur pierre à l'édifice en créant de nouveaux récits autour de cette légende brutale et tragique. C'est en partie ce qui donne la collection Midnight Legends, où l'on retrouve certaines de ces nouvelles histoires. Toutes ne sont pas de qualité, loin s'en faut, et le moins que l'on puisse dire c'est que par moments on a surtout l'impression de voir un mauvais pastiche d'un chef-d'oeuvre globalement incompris par ces nouveaux auteurs désireux de rendre hommage à leur façon. C'était le cas notamment pour les second et troisième films de la saga au cinéma, ainsi que pour la médiocre série-télévisée des années '90, dont le souvenir s'efface heureusement un peu plus chaque année.
Delcourt nous fait donc paraître depuis un an cette collection, et voici le moment pour moi de vous parler des deux premiers tomes, très inégaux.

Je vais passer rapidement sur le premier, signé Jerry Prosser au scénario (comics Alien ou encore Predator) et Charlie Adlard au dessin (Walking Dead aujourd'hui, est-il besoin de le préciser). Parue en 1994, cette histoire raconte le retour à la vie de Michael Korby, assassiné au cours d'un braquage de voiture sur la route avec sa femme alors qu'ils venaient de se marier depuis peu. 15 ans après, deux corbeaux viennent le tirer des limbes et le ramènent dans le monde des vivants pour qu'il exerce sa terrible vengeance sur les responsables de son meurtre et de celui de sa femme. L'un des deux, Darryl, sort justement de prison après avoir purgé sa peine suite à ce crime, et désire plus que tout refaire sa vie et repartir sur de meilleures bases, entouré de sa famille et de ses amis, voulant à tout prix se racheter. Mais ses projets de rédemption vont tourner court quand Michael surgira de la nuit pour s'en prendre à lui et à son complice, leur apportant la peur et la mort en paiement de leurs actes passés. Une tragédie en trois temps, trois morceaux de vie relatés en parallèle les uns des autres : Michael, Darryl et l'inspecteur de police chargé de cette enquête, qui se retrouvera mêlé au carnage en tentant de protéger son suspect.
J'ai dis que je passais rapidement sur ce premier tome, car selon moi il est d'une médiocrité affligeante et reflète exactement le phénomène dont je parlais dans mon introduction : l'incompréhension crasse par de nouveaux auteurs du concept d'origine et son inévitable déformation. Ici nous n'assistons qu'à un récit brutal, violent, moche et sans réelle profondeur, sans personnages auxquels s'attacher ou s'identifier. Rien. Rien de ce qui faisait la grandeur et la beauté d'une tragédie aussi poignante et douloureusement sentimentale telle que le The Crow d'origine. C'est donc une sacrée déception en ce qui me concerne, en plus je trouve que le dessin de Charlie Adlard est vraiment... pas terrible, pour rester poli, et m'empêche complètement d'entrer dans le récit. C'est une récupération très maladroite et malhabile, essayant même de donner de nouvelles ''origines'' au mythe, mais ne parvenant pas à nous y faire croire. Il en faut pour tous les goûts, c'est sûr, et certains aimeront sûrement cette direction et ces choix de narration, mais pas moi, et surtout pas en comparaison de l’œuvre d'écorché vif de James O'Barr. Un mauvais point donc, et un assez mauvais départ pour cette collection. Voyons maintenant si la suite rattrape cela...


Et là je dirais que l'essai est transformé. Le tome 2, Temps mort, est d'une justesse quasi-parfaite et d'une beauté rappelant agréablement celle de la toute première histoire. Joshua, Amérindien assassiné avec toute sa famille peu après la Guerre Civile américaine, revient 100 ans plus tard parmi les vivants pour traquer les réincarnations des rebelles sudistes en fuite qui prirent sa vie, celles de sa femme et de son fils. Le corbeau lui donne l'occasion de retrouver les descendants de ses sauvages assassins, dans une traque sans merci qui fera naître la peur en leur cœur et permettra également d'empêcher une nouvelle nuit d'horreur de se produire.
La douleur est bien là, enfin, celle qui donne naissance à un récit comme The Crow, la tragédie mêlée de poésie et surtout d'amour, le seul véritable moteur de toute l'histoire. Comment est-il possible que ce second tome soit à ce point meilleur et mieux dans le ton que le premier ? Tout simplement parce que cette fois c'est James O'Barr en personne qui signe le scénario, assisté par John Wagner (Judge Dredd), et que les dessins (toujours en noir et blanc, marque de fabrique de The Crow) sont l’œuvre d'Alex Maleev (Daredevil). Un casting de choix qui sait y faire et ne nous déçoit absolument pas, comment cela aurait-il pu être possible de toute façon sachant que l'auteur d'origine revient aux commandes ! On reconnaît immédiatement son style, sa souffrance et sa beauté d'écriture. Un des signes distinctifs est la présence entre les différents chapitres de morceaux de poèmes ou de légendes tribales, tournant toujours autour du thème de la vengeance, de l'amour et du corbeau, messager de l'au-delà.

Alors, peut-être suis-je un peu dur avec le premier tome. C'est vrai que je ne peux pas être objectif lorsqu'il s'agit de quelque chose touchant à The Crow (et je rappelle que le principe même de l'objectivité veut qu'il soit impossible de l'atteindre, on ne peut que s'en rapprocher), et qu'une déception me reste vraiment en travers de la gorge. Il y a sûrement des qualités que je n'ai pas su apprécier ou voir, dissimulées pour moi derrière les trop grossiers défauts. Mais le fait est que la différence est là : lisez le tome 1, lisez le tome 2, vous la verrez par vous-mêmes assez facilement. D'ailleurs je vous enjoins comme à chaque fois de vous faire votre propre avis et votre propre ressenti de lecture, je ne suis là que pour vous donner le mien, non la vérité absolue, et que jamais je ne serai ''dictateur du bon goût'' comme on dit. Ces goûts et préférences appartiennent à chacun, je n'émets donc ici qu'un simple conseil personnel si l'on peut dire.
Fort heureusement il n'est absolument pas nécessaire de lire le premier tome pour pouvoir ensuite lire le second, chaque histoire est parfaitement unique et indépendante de l'autre. Il n'y a guère pour ma part que l'esprit du collectionneur qui m'oblige à avoir les deux dans ma bibliothèque. Série à suivre et qui je l'espère contiendra dans les prochains tomes davantage d'histoires de l'acabit de Temps mort, avec ou sans James O'Barr.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 5 septembre 2014

Batman, le Chevalier Noir tome 3 - Folie furieuse (Urban Comics - Juin 2014)


Batman, le Chevalier Noir est une série à part des autres concernant le protecteur de Gotham. Seule échappant au jour de Scott Snyder, elle fait son petit chemin dans son coin sans se préoccuper du reste, à part les grands événements. La qualité varie suivant les chapitres et les scénaristes, passant de Paul Jenkins pour le premier tome à Gregg Hurwitz depuis le second, qui fut un vrai chef-d'oeuvre au passage. Ce troisième tome, dessiné par Ethan Van Sciver, est un peu moins bon que le précédent mais tout aussi intéressant dans sa démarche, consistant à approfondir le passé d'un vilain de l'univers Batman et à le faire découvrir au public sous un nouveau jour.

Alors que la ville de Gotham est effrayée par une nouvelle vague d'enlèvements, peu après les derniers agissements de l'Epouvantail, Batman tente d'identifier son nouvel adversaire mais également côté Bruce Wayne de maintenir à flot sa relation avec la pianiste Ukrainienne Natalya Trusevich, qui commence à soupçonner la double-vie de son mystérieux amant. Et tandis que la ville s'affole, Jervis Tech, dit le Chapelier Fou, prépare une nouvelle monstruosité en faisant enlever toujours plus de personnes innocentes afin de lui construire un décor de rêve pour sa psychose. L'occasion de l'accompagner dans ses délires vers les confins de ses souvenirs, son enfance et son amour transit pour LA fille, la belle Alice, et le moment fatidique où tout son univers construit autour d'elle s'effondra en le laissant sans le moindre espoir. Une enfance malheureuse, dont il est malgré tout le seul responsable, et qui fera de lui le monstre que l'on connaît aujourd'hui et qui s'apprête à perpétrer un nouveau massacre, à moins que Batman n'arrive à temps pour l'en empêcher cette fois. Un Batman qui devra lui aussi voyager dans la plus sombre noirceur de son être, de sa personnalité, et explorer un chemin angoissant qui le poussera à franchir la ligne, à peut-être devoir commettre l'impardonnable pour stopper la folie de son ennemi... et, peut-être, devenir comme lui.

Ce tome m'a moins plu et transporté que le précédent sur l'Epouvantail, qui lui était véritablement magistral de bout en bout. Ici le personnage principal est celui du Chapelier Fou, et le lecteur découvrira les secrets de son enfance ainsi que de ses traumatismes, lui faisant éprouver tantôt de la compassion tantôt du dégoût pour cette infortunée créature. Grosso-modo la même recette que pour l'Epouvantail du coup, et autant la première fois c'était un coup de génie, autant la seconde fois ça sent un peu le réchauffé de la part de Gregg Hurwitz, c'est un peu dommage je trouve. La formule est bonne, elle fonctionne, mais risque de devenir lassante si chaque arc de la série s'articule de cette façon. Enfin, il n'en reste plus beaucoup à paraître chez nous puisque la série a été arrêtée en V.O. au bout de 5 tomes à peu près.
Le dessin d'Ethan Van Sciver, accompagné pendant un ou deux chapitres par Szymon Kudranski, est toujours aussi bon que précédemment, aucun soucis à relever sur ce point. On regrette simplement que certaines planches, travaillées pour plonger le lecteur au sein du delirium du Chapelier et de Batman, perdent en clarté par moments.
En résumé un tome sympathique, efficace, qui nous permet de mieux connaître le Chapelier Fou, mais qui s'égare quelques peu dans un schéma de narration en boucle depuis le tome d'avant, et qui à trop vouloir se détacher du reste de l'univers Batman perd l'essence de son personnage à diverses reprises. Je vous en laisse seul juge, pour ma part j'ai trouvé que certaines répliques ou certains actes du Chevalier Noir ne lui correspondaient pas du tout, délire ou pas. On sent une réelle maîtrise pour ce qui touche aux ennemis, à leur genèse et à leurs motivations profondes, mais en revanche une maladresse plutôt gênante concernant Batman lui-même. J'espère que cela sera corrigé dans les derniers arcs de la série, à venir chez Urban d'ici l'an prochain j'imagine. En tout cas Batman, le Chevalier Noir reste l'une de mes séries Gotham préférées du moment depuis ses débuts.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !