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jeudi 16 juillet 2020

Sexy Cosplay Doll tome 1 (Kana - Octobre 2019)


Wakana Gojô, 15 ans, est un grand fan de poupées traditionnelles nippones. Il en a fait bien plus qu’une simple passion, une vocation ! Et pour cause, il est à bonne école avec son grand-père chez qui il vit et qui tient un magasin de ces petites merveilles. D’un naturel plutôt discret voir banal, Gojô est le genre de mec que les autres laissent toujours dans son coin et exploitent quand ils en ont besoin. Et jusque-là, ça lui va très bien.

Mais un beau jour, voilà que la fille la plus populaire du Lycée tombe par hasard sur lui dans la salle de couture inoccupée de l’établissement, où il vient s’entraîner pour confectionner les vêtements des poupées. Craignant aussitôt d’être moqué et humilié, Gojô ne s’attendait certainement pas à ce que Marine Kitagawa lui propose d’emblée d’être son tailleur personnel pour sa passion à elle : le cosplay !

Gojô va alors entrer dans un tout nouveau monde, celui des fans de jeux-vidéo et de personnages fictifs de mangas et d’animes, et surtout surtout les fans comme Marine qui sont capables d’aller jusqu’à totalement se projeter dans la peau de leurs personnages favoris. Le voilà qui va se retrouver à devoir prendre les mesures et mensurations de la belle et étudier à fond l’univers qu’elle lui présente afin de lui rendre service au mieux ! Bien sûr, Gojô a un ‘’léger’’ faible pour Marine, ce qui n’arrange pas les choses quand les distances sont aussi réduites…

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Au début j’ai acheté ce manga par curiosité en me disant que c’était un énième shojo adolescent pseudo-romantique autour des émois du bel âge… eh bien c’est un peu ça, sauf que c’est carrément plus poussé que je ne le pensais ! C’est, à en croire Manga News, un seinen, donc un manga plus adulte, mais avec tous les codes du shojo typique. Et je me suis vraiment beaucoup amusé en lisant ce premier tome, au point d’acheter aussitôt les suivants !

On ne va pas se mentir, il y a un petit côté pervers comme à chaque fois dans ce genre de récit. La fille se dévêt plutôt facilement avec comme excuse la prise des mensurations, et notre pauvre Gojô qui en pince pour elle en secret doit rester parfaitement de marbre alors que toute sa vie vient de basculer. Soyons honnêtes… ce gars a une capacité de résistance juste surhumaine.

Car non content d’être un manga assez poussé sur la technique à la fois des poupées et du cosplay, avec des tas de détails et de conseils utiles, c’est aussi une belle histoire de franche camaraderie entre un garçon timide et une fille très populaire et sûre d’elle qui va petit à petit l’amener à sortir de sa zone de confort. Marine est juste craquante quoi qu’elle fasse ou dise, impossible de ne pas en tomber amoureux ! Quant à Gojô, ce héros, il est très touchant et sa façon gauche d’aborder les petits problèmes que lui pose sa nouvelle proximité avec la fille de ses rêves a vraiment de quoi faire fondre les cœurs. Peut-être celui de Marine, qui sait ?

Une très bonne surprise donc que cette nouvelle série jamais vulgaire et très bien dessinée, ecchi sur les bords bien entendu mais c’est aussi ça le charme des mangas non ? Cette dose d’irrévérence et en même temps de profonds sentiments et belles pensées, c’est tout ce que j’aime. Alors si en plus j’en sors en apprenant des tas de choses sur des domaines aussi pointus que le cosplay, c’est tout bon !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 26 septembre 2016

La question du lundi n°12 : South Park, mais qu'est-ce donc ?


Vous avez peut-être déjà entendu ce nom : South Park. Ce nom correspond à une série en dessin-animé. Pour ceux ne connaissant pas l’univers déjanté de celui-ci, il est légitime de se poser la question : South Park, de quoi ça parle ? Quels sont ses protagonistes ? 

Voilà déjà la 20ème saison de South Park qui a commencé le 14 Septembre aux États-Unis. 20 saisons, ça se fête ! (encore une occasion de boire un coup !!). C’est le 13 Août 1997 que tout commence avec la diffusion du tout premier épisode de cette série. Les créateurs sont Trey Parker et Matt Stone dont les prémices, et les origines de la série, se retrouvaient dans 2 courtes vidéos réalisées par ceux-ci, où Jésus affrontait un bonhomme de neige (1992) puis le Père Noël (1995), dans lesquelles figuraient les modèles des 4 héros.
L’action se déroule principalement dans la ville où habitent les personnages, la ville de South Park située dans le Colorado. La série suit les aventures de 4 jeunes garçons : Eric, Stan, Kyle et Kenny, qui vont vivre différentes aventures ayant trait à des modes, des tendances, des événements en lien avec l’actualité comme la politique, la religion, etc. Le ton de la série est humoristique, sarcastique et montre du doigt certaines absurdités de notre société. L’une des principales caractéristiques de cette série est son ton trash, irrévérencieux et n’hésitant à pas proférer de nombreuses insultes, ce qui était encore relativement marginal à l’époque où South Park a commencé à être diffusée.
Afin de vous familiariser avec la série, voici un portrait un peu plus détaillé de ces 4 turbulents mais attachants héros.

Eric Cartman : Il est sans doute celui qui incarne la figure de proue de la série. Vêtu d’un manteau rouge, et d’un bonnet bleu et jaune, il est insolent, raciste, antisémite, manipulateur, etc. Eric cumule les défauts mais son attitude et ses plans, plus ou moins aboutis, font de lui le personnage qu’on aime le plus dans la série. Capable d’utiliser tous les moyens possibles pour arriver à ses fins (chantage, rumeurs notamment), il est aussi extrêmement vindicatif et il ne vaut mieux pas s’en faire un ennemi.

Kyle Broflovski : Probablement le garçon le plus intelligent du quatuor. Vêtu d’un manteau orange et d’un bonnet vert, il est également juif et roux, 2 critères qui font de lui une cible privilégiée d’Eric. En règle générale, il est celui à la fin de l’épisode qui effectue un discours afin d’énoncer ce qu’ils ont appris de l’aventure qu’ils ont vécu. Il a un petit frère, Ike, qui a été adopté et d’origine canadienne.

Stan Marsh : Sympathique et amical, c’est le meilleur ami de Kyle. Il est vêtu d’un manteau marron et d’un bonnet bleu et rouge. On peut le considérer comme le garçon le plus normal du groupe. Il a une grande sœur, Shelley, dont il est le souffre- douleur. Il est amoureux d’une camarade de classe, Wendy, qui deviendra plus tard sa petite amie.

Kenny McCormick : Il est vêtu d’un anorak orange trop serré, ne laissant paraître que ses yeux, et qui étouffe sa voix, inaudible pour le spectateur mais compris parfaitement par les autres habitants. Lors des premières saisons, la plupart du temps lorsque Kenny parle, celui-ci dit des choses salaces qui choquent ou font rire ses camarades. Il vit dans le quartier le plus pauvre de la ville avec des parents qui sont la caricature des beaufs américains. Le personnage de Kenny est probablement l’un des plus iconiques puisqu’un des running gags de la série est sa mort récurrente dans chaque épisode, ce qui déclenche chez Stan et Kyle les répliques cultes : ''Oh mon Dieu ! Ils ont tué Kenny !'' ''Bande d’enfoirés !'' 

On peut également citer un 5ème personnage principal, un peu en marge du groupe, il s’agit de Randy Marsh, le père de Stan. Celui-ci a un comportement qui est un peu assimilable à celui de Hal, le père de Malcolm dans la série du même nom. Il est une cible de choix des nouvelles tendances et peut aller très loin dans de nouveaux passe-temps ou autres centres d’intérêt qu’il développe. C’est lui qui représente principalement la partie adulte de South Park.
La série South Park, au fil des saisons, s’est constituée une galerie impressionnante de personnages, dont certains existant réellement (Mel Gibson, Barack Obama,etc.). Il est possible notamment de citer parmi les autres élèves Butters Stotch, un enfant adorable et mignon mais dont la naïveté et l’innocence font de lui un souffre-douleur récurrent des différentes aventures. On peut également citer M. Garrison, un des personnages qui évolue le plus au cours des saisons ; le Chef, Craig, Tweek, Clyde, Tucker, M. Esclave, les différents parents des personnages, etc.
On s’attache très facilement aux personnages et il est très facile de rentrer dans cet univers. La série touche à tout et tape sur tout, ce qui en fait une de ses forces : personne n’est épargné, les partis politiques, les religions, tout le monde en prend pour son grade. Cependant, il est possible que l’humour-même de la série puisse en faire fuir plus d’un. En effet, gags scatologiques, insultes, obscénités en tous genres font partie des blagues récurrentes de South Park. Personnellement, je n’ai aucun problème avec ça (je suis moi-même adepte de ce genre d’humour) mais je peux comprendre que des gens puissent être réfractaires, mais le meilleur moyen pour juger reste de regarder au moins un épisode afin de vous faire votre propre avis. Le tout premier épisode se nomme ''Cartman a une sonde anale''… Laissez-vous pénétrer par l’esprit de la série, vous ne le regretterez pas !

 
Étant un grand fan de jeux-vidéos, je me devais de vous parler des adaptations du genre concernant South Park. On trouve ainsi des registres très variés comme le tower defense, les jeux de course, des quizs,etc. Cependant, le jeu-vidéo le plus réussi pour le moment issu de cette série est South Park : The stick of truth (le batôn de la vérité).
SoT est ainsi un rpg qui reprend les différents codes du genre (équipement, lvl up, quêtes) mais les 2 créateurs de la série ont participé à son élaboration et donc le jeu peut être considéré comme étant une sorte de gigantesque épisode interactif tant celui-ci est fidèle à l’esprit de base. On incarne un jeune enfant, nouvel arrivant dans la ville de South Park, qui se retrouve impliqué dans une guerre entre 2 clans, celui des elfes et des humains, à propos d’un artefact légendaire, le bâton de la vérité. Il est possible de choisir entre 4 classes (guerrier, voleur, mage et juif). Le système de combat est au tour par tour. La ville devient ainsi un immense terrain de jeu. Les équipements des différents protagonistes et les items à disposition font preuve d’originalité et on se laisse embarquer facilement par l’histoire
 
Le second jeu n’est pas encore sorti, initialement prévu le 6 Décembre 2016 mais reporté au 1er trimestre 2017, s’intitule South Park : fractured but whole nommé en vf l’annale du destin. L’action se situe directement après le bâton de la vérité mais le système de combat s’apparente un peu plus à un tactical rpg. Le registre de l’action change aussi, exit l’héroïc fantasy, bienvenue dans l’univers des super héros ! Après une dispute concernant leur franchise de super héros, les protagonistes se retrouvent divisés en 2 factions et effectuent leur Civil War à eux. Matt stone et Trey Parker collaborent une nouvelle fois sur ce jeu et les premières vidéos montrent que celui-ci sera le digne successeur du bâton de la vérité. 
 
Je pense avoir suffisamment parlé de South Park, il ne vous reste plus qu’à rejoindre cet univers déjanté si cela n’est pas déjà fait !

samedi 23 juillet 2016

Fullmetal Knights Chevalion tome 2 (Akata - Juillet 2016)


Le mystère du Chevalion Green est enfin résolu ! Les quatre amis se sont en effet lancés dans une grande recherche pour retrouver leur compagnon vert, qu'ils espèrent pouvoir ramener dans leurs rangs afin d'aider Retto à se débarrasser de son armure et à retrouver son corps. Mais contre toute attente, Tokiwa refuse tout net et s'enfuit. On découvre alors les véritables raisons qui poussent Retto à conserver son armure depuis la fin de la grande bataille contre les forces extraterrestres, et pour lesquelles Tokiwa se force à travailler si dur pour ses études. Mais même lorsqu'il finira par accepter de rejoindre le groupe, c'est au tour de Retto de tout faire pour les empêcher de le priver de son armure, quitte à se rendre encore plus ridicule ! Un mystère bien triste qui vous sera révélé en sa totalité dans ce tome...

Nous avons aussi droit à un chapitre bonus qui raconte l'arrivée sur Terre des Chevalion initiaux et les origines de Don Millenium, et de sa fille. Ce petit manga suit son cours tranquillement et se lit très facilement et rapidement, avec un plaisir toujours présent et renouvelé à chaque page. Dessins agréables, intrigue intéressante et légère tout en comportant des passages plus sérieux et dramatiques, bref un manga toujours à conseiller autour de soi !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 4 juin 2016

Fullmetal Knights Chevalion tome 1 (Akata - Mai 2016)


Le monde a été sauvé de l'anéantissement par cinq courageux héros, les Fullmetal Knights Chevalion, sortes de Power Rangers aux pouvoirs colossaux. Mais après cette dernière bataille, chacun a abandonné la vie de super-héros et est reparti de son côté. Du moins tous sauf un, le leader du groupe, Red, allias Retto, qui continue de porter son armure sans savoir pourquoi ! Incapable de se retransformer en humain depuis près d'un an, il s'obstine à vouloir rendre la justice et défendre la veuve et l'orphelin... quand bien même on aurait plus besoin de lui en réalité! Mais avec l'aide de trois de ses anciens partenaires (Sakura/Rose, Sôta/Bleu et Kiri/Jaune), Retto va essayer coûte que coûte de retrouver son apparence humaine, avant que ses pouvoirs ne finissent par vraiment faire du mal à quelqu'un tant ils deviennent incontrôlables.

Une mignonne petite série d'humour et d'action, des Power Rangers au chômage qui tentent de sauver l'un des leurs et de mener une vie normale tant bien que mal. Très beaux dessins, graphiquement c'est excellent et prenant, l'histoire de même ! Le tome se lit vite et bien et passe très facilement, on se surprend à avoir la nostalgie des séries de notre enfance avec un soupçon d'humour adulte. Bref une belle petite pépite trouvée par Akata dans sa collection WTF ?!, à lire absolument et à savourer !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 7 mai 2016

Médaka-Box tome 22 (Tonkam - Mars 2016)


Dernier tome de la série.

Médaka et ses amis sont enfin sortis d'affaire après les terribles affrontements les ayant opposés au clan Shiranui et au grand héros Iihiko. L'heure est désormais à la réflexion et aux choix de vie futurs pour ces jeunes étudiants redevenus simples lycéens. Contre toute attente, Médaka accepte bel et bien de quitter le lycée avant la fin de ses études. Ne pouvant aller contre cette décision, Zenkichi va alors tout faire pour offrir à l'amour de sa vie les adieux les plus mémorables qui soient dans l'histoire de l'école Hakoniwa, et il sera loin d'être le seul à y prendre part ! Toutes les personnes ayant croisé et affronté Médaka sont en effet de la partie, pour la plus grande et la plus belle des leçons d'amitié.
En bonus il y a même un chapitre servant de conclusion pour le personnage de Kumagawa et l'intrigue qui avait été développée autour des quelques années qu'il avait passé dans un autre établissement avant son arrivée au lycée Hakoniwa.

Une fin de série comme on les aime pour un shonen aussi atypique, classique mais efficace et qui a le bon ton de rappeler chaque personnage croisé dans la série. Des adieux émouvants auxquels le lecteur est lui aussi amené à participer, après près de 4 ans de parution. Merci à Tonkam pour avoir édité chez nous cette belle série, et merci à l'équipe chargée de la traduction et de l'adaptation des dialogues et des leçons formidables de linguistique et d'écriture auxquelles on a pu assister, de très gros et bons efforts à saluer vivement !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 23 mai 2015

Évolution (Ivan Reitman - Columbia Pictures & Amblin Entertainment - 2001)


Ivan Reitman, ça vous dit quelque chose ? Réalisateur, entre autres comédies à succès, de S.O.S. Fantômes 1 & 2. En 2001, le bonhomme auréolé de gloire par la culture geek renaissante réalise un film avec D avid Duchovny (X-Files, Californication), Orlando Jones (Magnolia), Seann William Scott (American Pie) et Julianne Moore (Le Monde Perdu, Hannibal), intitulé sobrement Évolution et dont l'affiche reprend le meme Smiley. Sorti comme un film de science-fiction, contre toute attente c'est un relatif succès et le public est au rendez-vous avec plaisir ! Il y a même eu un dessin-animé relatant la suite des aventures du groupe de chasseurs d'aliens, tout comme il y avait eu quelques années auparavant pour le Godzilla de Roland Emmerich. Laissez-moi vous présenter cette histoire :

Arizona, début des années 2000. Le professeur Ira Kane vit une fin de carrière ennuyeuse et sans surprises dans une petite fac de biologie sans aucune prétention. Alors, quand une météorite s'écrase dans le désert non loin de la ville, c'est l'occasion pour lui comme pour son collègue et ami Harry Block, professeur de géologie et entraîneur sportif à ses heures, de faire une découverte primordiale pour toute l'humanité : la vie existe au-delà de la Terre ! Mais malheureusement, ces organismes au métabolisme d'évolution ultra-rapide sont loin d'être amicaux, et bientôt il s'agira d'une bataille sans merci pour désigner la nouvelle espèce dominante sur la planète si rien n'est fait d'ici-là pour endiguer le fléau qui menace. Avec l'armée qui s'en mêle et l'éviction des deux savants de l'équipe de recherche, il faudrait un genre de miracle pour empêcher que les choses ne tournent à la catastrophe ! Et les miracles, c'est précisément ce que la science réfute. Peut-être que la clé de la survie de l'humanité se trouve ailleurs, là où l'on aurait pas idée de la chercher...

Un film d'une heure et demie environ, minimum syndical de nos jours mais durée moyenne encore à l'époque. Une comédie qui n'a aucune prétention ni aucune visée qualitative. Et c'est bien ça qui la rend si efficace et géniale ! L'écriture est concise, dosée d'humour juste ce qu'il faut (donc beaucoup beaucoup beaucoup), les personnages sont attachants et drôles, convaincants, aucun n'est laissé de côté et le jeu des acteurs ne laisse rien paraître de médiocre, en plus on sent bien qu'ils s'amusent ! Quant aux effets spéciaux, puisqu'il s'agit d'un film de science-fiction, eh bien pour l'époque ils sont vraiment bons et crédibles à l'écran, sans trop en faire.
Non vraiment même en cherchant je ne trouverais rien à redire de mauvais sur ce film, qui n'est certainement pas le plus grand film comique ou de sf de tous les temps mais qui séduit son public assez facilement, comédie décomplexée qui sait jouer avec les bons codes des genres dont elle se revendique et fait son travail efficacement. On en redemanderait presque ! Je ne vais pas m'attarder en détail sur les thèmes abordés ou la construction de l'histoire, car ce n'est absolument pas ça l'argument vendeur : c'est juste un bon film, une bonne rigolade sans retenue, comme l'était S.O.S. Fantômes de son temps, réalisée par un maître du genre à qui l'on doit de nombreuses autres réussites à caler sans problème lors d'une soirée détendue entre amis pour rire et s'amuser. Donc un bon conseil il me semble, si vous cherchez précisément un petit film pour votre soirée qui vous sorte de l'ordinaire sans vous perturber. Donnez-lui sa chance, vous verrez !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 24 janvier 2015

Médaka-Box tome 17 (Tonkam - Janvier 2015)


Comme je vous l'avais annoncé dans l'article sur le tome 16, voici le tome 17 riche en rebondissements et inaugurant une toute nouvelle situation !

Très rapidement, pour ne risquer de spoiler personne : Médaka étant à présent libérée de ses obligations, se livre à ses passes-temps favoris et décide de vivre pleinement sa vie d'adolescente, profitant du temps dont elle dispose avant de devoir endosser les responsabilités que sa famille lui destine. Et justement, il se trouve que ladite famille entend mettre à profit ce temps pour marier Médaka au meilleur parti possible ! Seulement il y a un hic : lors de la première tentative, trois ans plus tôt, les sept prétendants de l'époque sont tous morts dans d'horribles circonstances lors de ce qu'on appela par la suite ''la Cérémonie Noire''. Le comité d'organisation de noces de la famille Kurokami convoque Médaka à une seconde édition de cette Cérémonie Noire, avec de nouveaux prétendants et de nouvelles règles ! La belle décide d'y participer en son nom et avec sa propre équipe pour débouter les nouveaux prétendants, appelant à ses côtés nombre de ses anciens ennemis pour la seconde. Mais elle n'est pas au bout de ses surprises et risque bien de rencontrer plus de difficultés que prévu ! Il faudra alors que Zenkichi et le nouveau Conseil des Étudiants se lancent à sa rescousse, bravant les dangers et les techniques de combats des prétendants (basées sur la grammaire et la linguistique sino-japonaise, l'occasion pour le lecteur de prendre un cours costaud en la matière) ainsi que des périls mortels pour empêcher Médaka d'être mariée de force.

Le renouveau de la série, exactement comme ce qui était annoncé à demi-mots dans les tomes précédents quand il était question des difficultés de tenir une série sur le long terme une fois son concept de base épuisé. Nécessité donc de tout chambouler et de repartir sur de toutes nouvelles bases, ce qui est le cas ici. Nous retrouvons l'ambiance délurée et à fond la caisse des premiers tomes et arcs de la série, tout en conservant un peu de ce ton ''méta'' des plus récents. Par exemple, un cours sur la linguistique sino-japonaise ou encore sur la physique (voir physique quantique) au beau milieu d'affrontements sanglants, typique de la série depuis quelques temps et pour notre plus grand plaisir. Un shonen bourré d'action et d'humour, qui a su se réinventer et réutiliser le meilleur de ses qualités, en tâchant de corriger ses défauts les plus marquants. Un très bel effort qu'il convient de saluer, et qui saura sûrement se faire apprécier des lecteurs, nouveaux comme anciens.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 17 janvier 2015

Médaka-Box tome 16 (Tonkam - Novembre 2014)


Et voici à nouveau que je vous parle du manga Médaka-Box. Il faut cependant que vous compreniez qu'il s'agit bel et bien d'une série hors-norme à plus d'un titre, et que depuis quelques temps chaque nouveau volume est l'occasion d'explorer davantage le principe de ''méta-histoire''. Et ici, dans ce 16ème tome paru en Novembre dernier, les auteurs nous présentent la première ''fin'' véritable de la série, celle de tout un cycle !

C'est ainsi que le duel que se livrent Médaka et Zenkichi se poursuit toujours, tandis que les collégiennes formées par Médaka pour lui succéder un jour franchissent une nouvelle épreuve : un jeu-vidéo inventé par la présidente en personne, auquel il est apparemment impossible de gagner ! L'occasion au passage de parler un peu des jeux-vidéos et de leur industrie, de leur développement et de certaines stratégies de marketing que l'on rencontre assez souvent aujourd'hui.
Ensuite, c'est l'heure du festival des arts et de la culture du Lycée Hakoniwa, et à ce titre Zenkichi se retrouve délégué à l'organisation des événements. Il fait venir dans l'établissement trois stars de la chanson pour assurer le show, ce qui permet de faire un petit parallèle avec le star-system Japonais et le phénomène de masse que certains artistes représentent. C'est aussi un moyen comme un autre pour Zenkichi de tenter de s'élever un peu plus avant l'affrontement face à son amie d'enfance, qui ne saurait tarder...
Et justement, voici qu'après une petite partie de jeu-de-rôles sur plateau entre amis, le jour tant redouté et tant attendu arrive enfin. Les élections de la nouvelle présidence du Conseil Étudiant, organisées la veille de Noël lors de la Nuit Sainte. La tension est à son comble : les cinq collégiennes issues d'Ajimu, Zenkichi entraîné par cette dernière, et Médaka elle-même. Trois candidatures, trois visions différentes de la ''politique'' qui nous sont données ici, sous couvert d'un certain idéalisme, pour décrire les dérives du système électoral de certaines démocraties contemporaines. Trois visions, trois discours et un seul vainqueur possible au final. Quel que soit le résultat, il s'agira d'un tournant sans précédent dans l'histoire de Médaka-Box, et rien ne sera jamais plus comme avant. D'autant que Médaka réalise soudain la véritable nature du plan d'Ajimu depuis tout ce temps et ce que compte réellement accomplir cette immortelle avec le Projet Flasque. Les ultimes révélations de la série arrivent enfin, dans les tous derniers chapitres de ce cycle, dans un final mémorable et émouvant.

Une sacrée surprise une fois de plus avec ce manga, avec au programme encore plus de méta-histoire (fait d'utiliser le déroulement d'un récit fictif pour retranscrire des thèmes et événements du monde réel et pouvoir en parler librement), encore plus de révélations et d'émotions, et comme je le disais un final mémorable à plus d'un titre, qui ne laissera sans doute aucun lecteur indifférent. Ce pourrait tout à fait être la fameuse FIN ultime dont on nous parlait dans le tome précédent d'ailleurs, mais rassurez-vous il n'en est rien et nous aurons dès ce mois-ci le plaisir de retrouver nos personnages dans une toute nouvelle redistribution, pleine de promesses et d'avenir !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 5 juillet 2014

Malcolm (Linwood Boomer - 2000 à 2006)


Aaah, qu'il était bon le temps du début des années 2000, quand nous pouvions encore nous poser tranquillement devant le poste de télévision sans être dégoûtés par la programmation. Des matinées de dessins-animés avec des petits-déjeuners étirés sur plusieurs heures pour ne rien rater, jusqu'aux soirées moites de peur devant les séries à suspense une fois la nuit tombée, seul chez soi... tout cela semble de nos jours soit avoir disparu soit s'être passablement dégradé. Souvenons-nous donc d'une des meilleures séries de l'époque, une sitcom pour être plus exact (série dont les épisodes font environ 20 minutes et à vocation plutôt comique) qui a bercé l'enfance et l'adolescence de toute une génération, dont je fais partie. Je veux bien sûr parler de l'excellente Malcolm, créée par Linwood Boomer pour la Fox en VO et diffusée sur M6 par chez nous.

Qui a oublié cette famille absolument délirante ? Les deux parents, Hal et Loïs, aux caractères diamétralement opposés mais éperdument amoureux l'un de l'autre, Hal (Brian Cranston) le père irresponsable et atteint d'une légère folie progressive, et Loïs (Jane Kaczmarek) la grande méchante mère autoritaire et colérique. Les garçons, Francis (Christopher Kennedy Masterson) l'aîné qui a déjà fait les pires bêtises du monde et entreprend méthodiquement de rater sa vie dans les moindres détails dans le seul but de faire souffrir sa mère, mais qui reçoit cependant tout l'amour de son père. Reese (Justin Berfield), la brute de base que beaucoup ont du connaître dans la cour de récré, sans cervelle et presque sans morale, mais entièrement dévoué à sa famille. Dewey (Erik Per Sullivan), le petit blondinet au faciès aussi adorable que sa voix, mais à l'esprit pervers et avide de vengeance pour tous les mauvais traitements que ses frères lui ont infligé toute sa vie, petit génie de la musique dont il faut se méfier sous ses airs tendres. Jamie (James et Lukas Rodriguez), le dernier-né arrivant en cours de série, bébé agité et aimant faire tourner en bourrique son petit monde, expert en manipulation sentimentale déjà si jeune.

Et bien sûr, la star de la série, évidemment Malcolm (Frankie Muniz) le frère du milieu, surdoué confinant au génie pur coincé dans une famille médiocre et aspirant à de plus hautes ambitions, constamment en train de râler pour un oui ou pour un non, remettant toujours en cause l'ordre établi et persuadé que l'ensemble du monde le déteste et veut le faire souffrir parce qu'il est plus intelligent que les autres. Doté d'un égo aussi gros que son cerveau, Malcolm sera celui par qui nous suivrons les différentes aventures de cette famille-catastrophe au grand coeur. Au fil des épisodes et des saisons, nous le verrons évoluer petit à petit et devenir tantôt un adolescent dépressif tantôt un remarquable exemple d'intégrité, quand il ne cherche pas bien entendu à améliorer son propre confort et à attirer l'attention. Il y aura des histoires d'amitié, d'amour, de valeurs, d'apprentissage, d'espoirs et de désillusions, bref l'histoire de la vie, légèrement extrême par moments.

''Life is unfaiiir...''

Malcolm, c'est aussi une pléiade de personnages secondaires qui donnent du piment aux intrigues multiples qui se développent dans tous les sens à chaque épisode. Des personnages jamais sous-traités, ayant toujours leur importance et leur signification dans la vie bien étrange de Malcolm et de sa famille. Et, qu'on se le dise, parfois c'était juste pour voir un de ces fameux personnages faire l'imbécile et traverser des galères monumentales que l'on attendait l'épisode du jour ! Mais tous sont à la fois drôles et touchants, délirants ou tristes voir tragiques parfois.
Dans cette série, rien n'est jamais laissé au hasard, il y a un formidable travail du scénario sur l'ensemble des 7 saisons qu'elle comporte. Tout se recoupe, tout est lié d'une façon ou d'une autre, et le final magistral de la saison 7 vous permettra d'apprécier à sa juste valeur la totalité des épreuves traversées par Malcolm en en découvrant enfin le sens caché.

Cette sitcom est aussi un portrait plutôt réaliste de la vie de famille, avec les galères du quotidien, les épreuves, les difficultés tant financières qu'affectives, les relations fraternelles comme celles conflictuelles avec les parents, etc. Vous trouverez un grand soucis du détail dans cette représentation, avec peut-être un zeste d'ironie et de critique mordante d'un système qui déraille un peu trop souvent. De grandes questions sont abordées, comme que faire de sa vie une fois que l'on sera grand et que l'on aura plus les parents sur le dos, comment s'en sortir lorsqu'on est un enfant à part, savoir reconnaître les qualités présentes en chacun de nous, aller au-delà des préjugés, défendre les bonnes valeurs et les causes justes, se remettre en question lorsqu'il le faut tout en protégeant ses convictions, etc. Il y a plusieurs niveaux de lecture pour chaque situation, chaque épisode et chaque personnage, à vous de vous exercer à les remarquer et à les comprendre. Vous pouvez cependant très bien vous arrêter au premier plan, l'humour et les situations absurdes, c'est ce qui fait en priorité le charme de la série après tout.

Malcolm, c'est surtout un exemple parfaitement réussi de série qui a su se maintenir au top durant 7 saisons et s'arrêter lorsqu'il le fallait, au lieu de connaître une période de déchéance comme beaucoup actuellement.
Alors, si j'ai réussi à vous donner envie de découvrir ou de re-découvrir l'ensemble de cette sitcom, merveille d'écriture, eh bien n'hésitez pas et sautez sur l'occasion, les épisodes sont aisément trouvables sous divers formats et supports !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis, bien que j'espère cette fois que personne ne détestera, et j'attends de vous retrouver bientôt pour un prochain article !