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samedi 25 novembre 2017

Récit complet Batman #3 - Teen Titans : le petit génie (Urban Comics - Octobre 2017)


Ce troisième numéro de Récit complet Batman nous emmène cette fois-ci sur les traces de la mythique équipe des Teen Titans, ou plutôt leurs dignes successeurs de l'ère DC Rebirth ! Nous suivrons ainsi les différents membres de l'équipe alors qu'ils ne se connaissent pas forcément tous pour le moment et qu'ils sont soudain capturés aux quatre coins du monde pour se retrouver... dans la volière de Robin, alias Damian Wayne ! Ce dernier explique alors à Starfire, Raven, Beast Boy et Kid Flash qu'ils sont tous visés par un commando spécial de la Ligue des Assassins de son grand-père, Ra's al Ghul, et que seule leur union fera leur force et les sauvera d'une mort certaine ! D'abord réticents quant aux méthodes de Damian, les jeunes héros vont très vite apprendre à mieux se connaître et se comprendre, à faire tomber les masques, et enfin à devenir une véritable équipe soudée et efficace pour déjouer les plans du démoniaque terroriste. Mais les choses sont loin d'être aussi simples pour Damian, qui doit apprendre lui aussi à faire confiance aux autres et à s'ouvrir pour être sauvé de la solitude et d'un destin qui le terrifie...
En seconde et dernière partie d'album nous trouverons les deux chapitres nous présentant l'équipe une fois formée pour de bon, avec un nouveau QG (la fameuse Tour des Teen Titans en T) dans la baie de San Francisco, et surtout de nouveaux ennemis prêts à en découdre ! Cette fois, il ne leur faudra pas moins qu'un nouveau membre pour en venir à bout, et c'est justement à cet instant que le jeune Aqualad apparaît enfin et révèle ses pouvoirs au monde ainsi qu'à lui-même. Une fois de plus il est surtout question d'acceptation de soi et des autres, une belle leçon d'humanité et d'humilité qui nous est offerte par les auteurs pour une série qui démarre décidément vraiment fort ! Le choix d'Urban de faire paraître ces récits complets dans la collection kiosque/presse est un immense avantage dont nous profitons, car nous avons ainsi l'équivalent de tout un tome à 15$ pour seulement 5€, et avec une bonne qualité à la fois éditoriale et matérielle qui plus est ! La revue consacrée à la Bat-family n'est pas la seule, vous pouvez également lire celle dérivée de la Ligue de Justice, qui fourmille d'informations intéressantes sur cette nouvelle ère qui s'ouvre chez nous.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 7 novembre 2015

Justice League tome 8 – La Ligue d'Injustice (Urban Comics – Octobre 2015)


Le règne du Mal est terminé, les membres du Syndicat du Crime sont morts ou portés disparus, la Société Secrète des super-vilains est en déroute et les héros sont de retour. Mais de gros changements pointent à l'horizon : Lex Luthor, l'ennemi-juré de Superman, a découvert l'identité secrète de Batman et fait des pieds et des mains pour devenir membre de la nouvelle Ligue de Justice, promettant avoir fait une croix sur son passé criminel et désirant œuvrer pour la paix en tant que héros humain avant tout. Peut-on se fier à sa parole et à ses nouveaux actes de charité ? Son engagement sera remis en cause par Batman et par Superman, qui tiennent l'ex-vilain étroitement à l’œil, attendant le moindre signe qui trahirait ses véritables motivations si elles existent. Luthor n'est d'ailleurs pas le seul ancien vilain à rejoindre les rangs de la Ligue : Captain Cold et la nouvelle Power Ring font également leur coming-out et apprennent à devenir des héros petit à petit, toujours sous la surveillance des membres d'origine de la Ligue. Une chose est sûre néanmoins : qu'il s'agisse de lutter contre le crime ou contre une mortelle épidémie menaçant le monde entier, ces nouveaux membres répondent toujours présents !
Parallèlement nous avons aussi droit à un chapitre isolé des dernières heures de la Ligue de Justice d'Amérique, dans lequel Stargirl est débriefée sur le sort de ses compagnons après Forever Evil. Avec l'aide du Limier Martien, la jeune fille est prête à s'affranchir de l'A.R.G.U.S. et à fonder sa propre équipe, dont les membres restent encore à trouver. Une nouvelle ère commence, une ère où la frontière entre le Bien et le Mal se fait plus floue qu'auparavant et où chacun est libre de tenter sa chance. Qui sait, peut-être est-ce un nouvel âge d'or pour les différentes Ligues ?

Un tome très réussi, qui sert surtout de grosse conclusion aux deux précédents qui présentaient le récit Forever Evil et qui permet d'intégrer les nouveaux personnages au sein de la Ligue principale. Les dessins sont bons, les différents dessinateurs ont tous un style plus ou moins proche et homogène, les différences graphiques sont donc minimes. Ce huitième tome est un pont entre l'ancien et le nouveau, et nous fait espérer de très vite pouvoir lire la suite et les premières vraies aventures de cette nouvelle Ligue, tout en nous présentant déjà l'essentiel des relations entre les différents personnages.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 20 juin 2015

Catwoman tome 4 - La main au collet (Urban Comics - Juin 2015)


Quatrième tome pour les aventures de la chatte cambrioleuse de Gotham City, également membre de la Ligue de Justice d'Amérique. L'équipe d'auteurs change, la qualité aussi malheureusement. Ann Nocenti et Scott McDaniel nous livrent un tome assez étrange et décevant, clairement pas à la hauteur des précédents malgré ses bons graphismes.

La guerre est déclarée entre Catwoman et le Pingouin, ne supportant pas que la belle voleuse exerce son activité sans son accord et surtout sans lui verser un tribut. Au cœur de la bataille, le quartier des Badlands, zone très pauvre de la banlieue de Gotham dont le Pingouin souhaite ardemment s'emparer pour y exercer son contrôle absolu. Une guerre des gangs éclate donc, et Catwoman devra choisir soigneusement son camp et surveiller de très près ses ennemis !
Elle devra aussi faire avec ses obligations en tant que membre de la Ligue de Justice d'Amérique, et se débrouiller pour être repérée et recrutée par la Société Secrète que les héros cherchent à infiltrer (ces événements se déroulent juste avant le tome 5 de Justice League). Et comme si ça ne suffisait pas, à peine sortie d'un conflit la voleuse se retrouve projetée dans les territoires souterrains de la ville, zones de non-droit totalement livrées à la vie sauvage et à trois communautés qui se disputent un équilibre précaire dans une atmosphère de catastrophe survivaliste qui menace d'exploser à tout instant. Il ne manque qu'un léger grain de folie pour que tout se mette à dérailler, et justement, une nouvelle venue va se charger de l'apporter...

Je le disais en introduction, un tome vraiment moins bon et moins maîtrisé, décousu, partant dans tous les sens et gérant assez mal ses différents personnages et les intrigues développées pour chacun. C'est vraiment brouillon, on a l'impression qu'il n'y a pas eu de finalité vraiment décidée, qu'il s'agit simplement d'un tas d'idées balancées les unes après les autres et mélangées sans réelle coordination. La première partie est correcte, mais la seconde tombe vraiment dans le n'importe-quoi. Je ne comprends pas ce tome, et je n'ai pas réussi à entrer dans cette histoire malgré toute la bonne volonté du monde.
Ça me déçoit d'autant plus que les dessinateurs sont plutôt bons et réputés, Terry Dodson en premier pour les couvertures. Ces histoires inutiles, sans réelle profondeur et sans impact sérieux, m'ont laissé bien froid. La transition entre les équipes d'auteurs n'a pas du être facile, et ça se ressent complètement sur le produit ''fini''. Une déception donc, et j'en suis le premier désolé car j'aimais bien cette série. J'espère que la suite sera meilleure !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 12 novembre 2014

Superman - A terre (Urban Comics - Mai 2013)


Dernier grand récit de la période Classique de Superman (1985-2011) avec laquelle nous avons quasiment tous grandit, signé par l'illustre mais peu présent J. M. Straczynski au scénario et Eddy Barrows au dessin, Superman – à terre paraît entre 2010 et 2011 pour clore l'immense historique de l'homme d'acier, au sortir de la plus grave Crise de l'univers DC mais également la plus grave crise personnelle pour le héros, après la découverte puis la perte à nouveau de son peuple d'origine à l'issue d'une guerre impitoyable avec son monde d'adoption. Nécessité était alors de relancer une toute dernière fois Superman sur les traces de ce qui a toujours fait son identité, les valeurs qu'il s'est autrefois juré de défendre et en lesquelles désormais il ne croit plus.

La Nouvelle Krypton n'est plus. Détruite à l'issue de la guerre contre le Général Zod, elle emporte avec elle l'ensemble des survivants de la planète Krypton, le propre peuple d'origine de Superman, qui se retrouve désormais réellement seul rescapé (si l'on excepte Supergirl). C'est un coup dur pour l'homme d'acier, qui perd petit à petit foi en tout ce en quoi il croyait jusqu'à présent. La réaction des Terriens à son égard ne se fait pas attendre, les doutes s'élèvent et beaucoup perdent également confiance en leur protecteur de toujours, se demandant si son allégeance va toujours à la Terre, son monde d'adoption et désormais le seul qui lui reste, ou bien s'il va s'en détacher comme il a tendance à le faire depuis quelques temps. Sommé de s'expliquer, Superman tente de rassurer l'opinion publique, mais il apparaît plus vulnérable que jamais moralement, brisé. Alors, lorsqu'une femme surgit de la conférence de presse et le gifle en plein visage, lui reprochant la mort de son époux qu'il aurait pu soigner s'il avait été présent sur Terre au lieu de se battre loin dans l'espace, c'est le point de non-retour. L'Ange de Metropolis va alors prendre une décision très importante et lourde de conséquences, après une période de profonde réflexion : il va tenter de renouer le contact avec la Terre, avec les gens ordinaires qu'il défend, et faire renaître la foi dans leur cœur ainsi que dans le sien. Pour cela, il va entamer un long périple et traverser l'ensemble des États-Unis... à pieds, uniquement. Suscitant tantôt le déchaînement des journalistes puis l'inquiétude de ses partenaires et amis de la Ligue de Justice, Superman ne reculera devant aucune objection et se forcera à poursuivre cette marche coûte que coûte, affrontant les problèmes du quotidien des gens ordinaires, de ce monde si éloigné du sien, sans super-pouvoirs, sans super-vilains ni menaces cosmiques, simplement des citoyens humains et des problèmes très humains. Une simplicité toute bête qui aidera Superman à prendre conscience de l'importance relative de son combat jusqu'à présent, et peut-être à apprendre à choisir ses véritables combats à l'avenir, pour devenir un meilleur protecteur de la Terre. Mais une série de revers et de surprises attendent encore le Kryptonien, qui sera mis à mal bien plus qu'il ne le croyait durant ce voyage, et dont la cassure morale risque fort de s'accentuer davantage. Au final, peut-être n'est-il plus fait pour être ce qu'il est. Au final... la Terre a-t-elle encore besoin et envie d'un Superman pour la défendre ?

C'est là la plus grosse et la plus grave de toutes les épreuves morales que Superman aura jamais eu à affronter, seul ou presque. S'il peut compter sur le soutien de Loïs ou de Batman, il n'en demeure pas moins isolé de tous, face à sa dépression et au contre-coup horrible que fut la seconde perte de son monde d'origine et le désaveux dont fait preuve à son égard son monde d'adoption. Une période extrêmement sombre donc, avec des propos et des réflexions assez dures que doivent encaisser autant le héros que le lecteur, et qui mettent à mal les fondements-mêmes d'un personnage tel que Superman et tout ce qu'il représente et défend. Une remise en question exceptionnelle et dramatique, mais pas sans issue ni sans espoir ! Car c'est là le véritable message, derrière toute cette noirceur du propos (qui m'a un peu fait penser au début de Civil War chez Marvel, par ailleurs, avec le dilemme moral auquel est confronté Tony Stark), derrière toute cette atmosphère lourde et déprimante et ces réflexions philosophiques plutôt désabusées : malgré tout cela, il faut continuer à garder espoir et à défendre coûte que coûte ses convictions, si l'on croit en elles. Au delà du titre de cette histoire, Superman est bel et bien à terre, autant physiquement que moralement, c'est la chute inédite d'une idole et d'un héros de lumière, qui va apprendre à côtoyer son côté sombre, ses doutes et ses peurs les plus profondes. Mais il s'en relèvera plus fort et plus resplendissant que jamais, prêt à croire en un nouvel avenir et à réaffirmer son attachement aux valeurs qui l'ont vu naître, Vérité, Justice. Une fin admirable pour le Superman de l'ère Classique, et qui fait d'ailleurs la jonction quasi-parfaite avec ce qu'il deviendra à ses débuts dans l'ère des New52 actuelle.

Straczynski signe donc ici un récit magistral où il permet au lecteur de faire connaissance, à la veille de sa fin, avec son plus grand héros jusque dans les plus sombres recoins de son esprit et de ses failles. Cette histoire me prouve quant à moi, par son audace et ses références multiples ainsi bien sûr que son traitement du personnage, que l'auteur connaît on ne peut mieux Superman et était le mieux placé à cette époque pour lui offrir une fin digne de ce nom, belle et spectaculaire, pleine de sens et d'une portée morale convaincante.

Sauf que...

Le mauvais point, selon moi, c'est que justement là encore Straczynski a renoué avec sa légendaire mauvaise habitude d'abandonner ses récits en court de route, obligeant l'éditeur à trouver quelqu'un d'autre en urgence pour les terminer. Superman – à terre n'échappe pas à cette règle, et en plein milieu c'est Chris Roberson qui reprend le bébé et l'accompagne jusqu'à la fin. Un changement d'auteur et de ton qui se traduit directement par un changement majeur dans l'histoire : les super-problèmes réapparaissent, alors que ça ne devait être qu'une longue marche à travers le monde ordinaire et ses difficultés. Roberson n'étant pas Straczynski, il ne peut maintenir l'intérêt et l'attention du lecteur sur un concept aussi peu mouvementé et donc il réintroduit d'un seul coup de grosses menaces héroïques dans l'entourage immédiat de Superman, dont le périple s'interrompt de plus en plus souvent jusqu'à n'être plus qu'un souvenir lointain vers la fin, totalement disparu derrière la nécessité de contrer ces menaces démesurées. Alors, comprenez-moi bien, je ne trouve pas que le message en soi soit gâché par cela, au contraire ça permet même de mieux illustrer Superman se relevant de sa chute et redevenant peu à peu un héros, mais quand bien même je ne peux pas m'empêcher de penser que je me suis senti un peu trahi en voyant ça, sur le coup. J'achète cette histoire justement pour son côté près de l'ordinaire et du quotidien, un retour aux sources magistral pour Superman, et je me retrouve avec toute une seconde moitié qui revient dans l'action super-héroïque loin du ''peuple''. Pour moi le pitch de base a été désavoué en court de route, suite au départ de l'auteur et à la reprise en urgence par un autre, ce qui a tendance à faire oublier tout le concept du début de cette histoire, pourtant la meilleure partie. C'est bien dommage, mais bon ça reste un récit de qualité malgré cela et ce n'est pas la faute de Roberson non plus, il a fait avec ce qu'il pouvait et ce que lui avait laissé Straczynski surtout, pas facile de passer derrière lui beaucoup d'autres peuvent le dire.

Pour conclure, ce récit m'a fait immédiatement repenser à un autre du même genre : Wonder Woman – L'Odyssée, paru globalement à la même époque et servant également au lecteur une telle déconstruction du personnage et de son univers proche, pour mieux s'en relever par la suite et porter un nouveau message d'espoir et de convictions. Tiens, étrange, cette histoire de Wonder Woman était aussi signée et initiée par J. M. Straczynski... et abandonnée en court de route pour être reprise en urgence par Phil Hester. Quelle drôle de coïncidence ! Surtout que dans Superman – à terre, il y a une référence très appuyée à ce qu'il advient de Wonder Woman dans le même temps. Je trouve le parallèle des plus intéressants, moi !

Bref, je termine et je conclue cet article déjà bien assez long, en vous répétant que cette histoire de Superman est magistralement menée de bout en bout malgré ses difficultés en interne, et qu'à mon sens je n'aurais pas pu imaginer plus belle fin pour le personnage Classique de Kal-El, elle lui va finalement comme un gant, peu importe les critiques (qui d'ailleurs sont bien représentées à travers les journalistes qui suivent Superman dans son périple, petite pique amusante je trouve). L'on assiste à la fin de Superman tel que nous le connaissons, et à son grand retour triomphal, plus fort et plus lumineux que jamais, prêt à la transition avec un nouvel univers DC plein de promesses et d'espoirs !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !