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vendredi 26 juin 2020

La V.O. du vendredi n°153 : Supergirl - Being super (DC Comics - Juin 2018)


Kara Danvers fait tout son possible pour paraître une adolescente de 16 ans relativement normale. Et on pourrait la croire sans problème, n’eussent été sa force prodigieuse et sa capacité à flotter dans les airs et à sauter par-dessus les granges de sa petite bourgade, Midvale. Dans le plus grand secret, bien entendu !

Ses étranges pouvoirs mis à part, Kara fait donc tout pour être normale. Ses parents adoptifs sont de bons fermiers qui l’ont élevé avec des valeurs sûres et dans un environnement aimant. Au Lycée, elle a deux amies proches, l’exubérante Dolly et la sportive Jennifer. Mais depuis quelques temps maintenant, le corps de Kara la trahit dans des moments délicats où elle aurait bien besoin de toutes ses capacités. Tout d’abord un énorme bouton d’acné, et maintenant ses forces qui l’abandonnent d’un seul coup.

Lorsqu’un terrible tremblement de terre ravage Midvale lors d’une compétition sportive, Kara se précipite au secours de ses amies et tente d’utiliser ses pouvoirs pour sauver Jen… mais échoue à nouveau à cause de cette impression de faiblesse qui la saisit. Le deuil sera très dur pour tout le monde, d’autant que Kara était persuadée de pouvoir sauver son amie et qu’elle s’accuse de l’avoir privé d’un grand avenir.

Puis, alors que la vie reprend petit à petit son cours, l’adolescente se met à entendre une voix qui l’appelle au secours, en provenance d’un terrain abandonné… désireuse de se racheter Kara se lance à la poursuite de cette voix et découvre avec horreur qu’un jeune homme est retenu prisonnier dans une sorte de complexe scientifique secret par nulle autre que sa prof de sport, en réalité chercheuse pour LexCorp ! Après avoir aidé le captif à s’échapper, Kara apprend de lui sa véritable nature : elle est une extraterrestre, provenant de la lointaine planète Krypton, et ses pouvoirs lui viennent du soleil jaune de la Terre. Incroyable !

Tan-On, son homologue, lui révèle cette troublante vérité en ajoutant qu’il est lui aussi originaire de Krypton et qu’il est venu sur Terre voilà bien des années en tant qu’ambassadeur de sa culture auprès des peuples humains moins évolués. Capturé par l’armée et confié à LexCorp, il a passé tout son temps enfermé dans une cage et soumis à une batterie de tests que l’on pourrait qualifier de torture. Mais à présent qu’il est libre, il entend bien rectifier son erreur et prendre l’avantage sur les humains !

Kara n’a qu’un seul choix devant elle : soit elle rejoint la folle envie de vengeance de Tan-On, le seul autre membre de son espèce qu’elle connaît, soit elle s’interpose entre lui et la Terre où elle a été élevée et où elle a été recueillie après l’accident de son vaisseau. En fonction de sa décision, Kara sera traitée comme une alliée ou comme une traîtresse à son peuple, et elle doit prendre position très rapidement car Tan-On entend bien mettre ses projets à exécution avec ou sans elle. Se pourrait-il que la clé de toute cette histoire se situe loin dans le passé, au cœur des plus anciens souvenirs d’enfance de Kara auprès de ses véritables parents ? Si la jeune fille accepte sa double nature et son héritage, rien ne pourra l’arrêter !

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Mariko Tamaki, scénariste primée de renom, nous offre une relecture moderne des origines de Supergirl, la cousine de ce cher Kal-El qui ici n’interviendra à aucun moment dans le développement de l’intrigue, laissant Kara se construire seule avec ses doutes et ses peurs mais aussi ses plus grandes forces et son entourage. C’est plutôt bien vu et ce sera disponible d’ici quelques semaines chez Urban dans la collection dédiée aux récits pour adolescentes, avec des super-héroïnes réadaptées à notre monde actuel et avec des problèmes très personnels qui permettent de s’identifier à elles et de franchir certains caps difficiles de l’adolescence. Une riche idée !

Le dessin est signé quant à lui par Joëlle Jones, celle qui nous a offert une très belle prestation sur les titres Batman et Catwoman sous l’ère DC Rebirth, et qui fait ici des merveilles avec cette fille un rien timide aux grandes capacités et aux grands pouvoirs, qui impliquent forcément de grandes responsabilités. On ne va pas vous refaire l’histoire vous la connaissez déjà très bien, mais même de fins connaisseurs de la vie de Kara Zor-El risquent d’être surpris en bien par cette nouvelle version indépendante de toute continuité, mise en images avec simplicité et force de caractère.

Une très bonne histoire donc, que nous allons pouvoir découvrir en version française sous peu et qui je l’espère donnera le goût des comics à de nombreuses lectrices comme à de nombreux lecteurs ! C’est touchant et très fort, très humain, et on ne peut que se sentir proche de Kara à travers les épreuves et les problèmes qu’elle connaît à cet âge où on en a tant et tant. Un graphic novel très sympathique qu’il fait bon ajouter à sa collection et aux autres récits sur ce personnage si attachant !

lundi 30 mars 2020

Selina Kyle : Catwoman tome 1 - Pâles copies (Urban Comics - Juin 2019)


Après avoir rompu ses fiançailles avec Batman, Catwoman a quitté Gotham et est retournée auprès de la seule autre personne qui puisse la comprendre et l'accepter telle qu'elle est, avec son lot de souffrance. Cette personne n'est autre que sa propre sœur, gravement traumatisée par un ennemi impitoyable. Selina fait tout son possible pour s'occuper, se changer les idées, tenter de se retrouver surtout... mais peine perdue, elle ne fait qu'enchaîner les nuits blanches et les visites stériles à sa sœur catatonique.

Mais, à Villa Hermosa, quelqu'un tire les ficelles d'un bien étrange trafic d'influence et de corruption. Si Selina fait de son mieux pour éviter les embrouilles, elle ne pourra malheureusement pas échapper longtemps à ce qui se prépare dans son dos : une imitatrice vêtue comme Catwoman aurait assassiné deux policiers. Il n'en fallait pas davantage pour lancer une chasse à son encontre, et elle doit à présent démêler le vrai du faux dans ce nœud d'intrigues qui va chercher sa source dans les hautes sphères de la société.

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Au fond, Selina Kyle sera toujours Catwoman, avec ou sans Batman, avec ou sans Gotham. Catwoman, c'est cette anti-héroïne qui se relèvera toujours quoi qu'il lui arrive, quoi qu'on lui fasse, et qui sortira les griffes contre vents et marées pour défendre les rares personnes à lui être proches. Je n'ai volontairement pas trop approfondi le résumé de ce premier tome de la série de Joëlle Jones car elle doit vraiment se découvrir avec l’œil le plus neuf possible pour être appréciée convenablement.

J'avais au départ assez peur de me lancer dans une nouvelle série sur Catwoman, celle de la période New52 m'ayant assez déçu au final. Pourtant ici ce n'est pas du tout le cas, c'est même une très bonne trouvaille et une vraie réussite ! C'est davantage une série tournant autour de Selina elle-même que de son alter-ego, une Selina brisée par la vie et par ses propres choix et qui tente alors de se ressourcer, de revenir à l'essentiel, de se reconstruire. Un droit que de très nombreuses femmes devraient avoir, pour avoir vécu moins qu'elle.

Le scénario et le dessin sont signés par Joëlle Jones donc, que nous avons déjà pu voir à l’œuvre sur la série Batman de Tom King (DC Rebirth) et qui semble avoir totalement craqué pour le personnage de Cat. Les couvertures alternatives sont quant à elles signées par Artgerm, et elles sont vraiment toutes de très bon ton, mais celles de la dessinatrice le sont tout autant à leur manière. Le dessin est bon, dynamique, et la sensation légèrement déroutante pendant la lecture de l'album vient surtout du découpage des cases et de l'action selon moi, il faut parfois s'y prendre à deux fois afin de trouver le bon sens à comprendre. Peut-être des essais expérimentaux sur les techniques de narration visuelle, en tout cas c'est assez réussi même si un peu de fatigue se fait ressentir à la longue.

Le scénario, du coup, est aussi un peu décousu mais c'est voulu je pense, c'est totalement à l'image du personnage qui doit reconstruire sa vie et lui donner un nouveau sens à présent qu'elle a quitté tout ce qui lui était cher à Gotham. On parvient sans peine à s'identifier à cette Selina qui ne dort plus que d'un œil, ressassant en permanence ses échecs récents et tâchant de s'occuper comme elle peut pour se tenir tranquille. Dérangée dans sa retraite par sa propre réputation de criminelle, elle va devoir se prouver à elle-même qu'elle est encore digne de cette vie qu'elle s'est choisie il y a longtemps et qu'elle peut s'en sortir par ses propres moyens. Est-ce pour autant une histoire féministe ? Je crois plutôt qu'il s'agit d'un combat mené par énormément de gens à travers le monde, qui peuvent ainsi se retrouver dans cette déroute et cette envie de mordre. Catwoman est et restera toujours un personnage étrange, à jamais entre les deux rives, difficile à approcher et encore plus à maîtriser pour un auteur quelle que soit son expérience. A mon avis, Joëlle Jones fait du bon travail avec ce premier tome (regroupant les six premiers chapitres de la série), et j'ai vraiment envie de découvrir la suite, bien plus qu'au temps des New52 en tout cas. Encore une réussite de l'ère DC Rebirth, mais à mettre au crédit de la scénariste et dessinatrice plutôt que d'une décision éditoriale.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 30 décembre 2019

Batman Rebirth tome 8 - Noces noires (Urban Comics - Mai 2019)


Le moment tant attendu est enfin arrivé. Batman et Catwoman vont se marier, comme prévu depuis leur annonce, et cette fois-ci ils comptent bien faire de leur mieux pour que tout se passe bien et dans les règles, si tant est qu'il y ait des règles dans leur cas. Alors que Selina se prête au jeu et commence à imaginer sérieusement les conséquences d'une vie à deux, Bruce fait enfin sa proposition concernant la date et le moment idéal.

Tout est organisé dans la plus stricte intimité, pas de convives, pas de fioritures superflues, simplement la beauté de la chose et de la cérémonie, du partage et de l'union. Un juge, deux témoins, des costumes, c'est tout ce qu'il faut à notre couple pour se sentir bien. Mais est-ce vraiment le cas ?

Au détour des quelques pages de ce cinquantième chapitre, Batman comme Catwoman, Bruce comme Selina, vont s'écrire et s'adresser chacun une lettre pleine de sentiments et de vérité, le plus beau cadeau qu'ils puissent se faire l'un comme l'autre. Émotions, ressentis, finalement beaucoup de sincérité, nos deux héros nocturnes vont se confier comme jamais et faire ressortir des choses qu'ils gardaient en eux depuis leur toute première rencontre, il y a bien longtemps. Est-ce que ce sera suffisant pour sceller leur union et renforcer leur lien ?

Le dénouement, il ne m'appartient pas de vous le dévoiler ici. Mais tout se résume finalement en cette simple question, sobre : Batman doit-il être heureux ?

Par la suite, le Chevalier Noir entreprend de traquer Mister Freeze, qu'il soupçonne du meurtre de trois femmes. Tabassé et effrayé comme jamais par la Chauve-souris, Freeze signe des aveux complets auprès de la police et son procès est en cours... mais soudain, il apparaît pour la défense du criminel que Batman aurait peut-être pu faire une erreur. Et c'est à un Bruce Wayne dévasté qu'il appartient de faire toute la lumière sur cette affaire, au prix de la vie d'un innocent !

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Que vous dire de plus exactement... ces Noces noires sont peut-être l'une des plus belles déclarations d'amour au Batman que j'ai eu l'occasion de lire de la part des auteurs qui travaillent sur ses séries et ses aventures. Un amour tragique, un amour douloureux, un mal nécessaire. Vous comprendrez quand vous le lirez, et même si cela fait maintenant plusieurs mois que cet album est sorti et qu'il serait permis de spoiler, je n'en ferai rien afin de vous réserver la découverte de ce final poignant.

Beaucoup de grands artistes ont été mobilisés par DC pour l'occasion, pour illustrer toutes les pages de ce chapitre 50 décisif. Là encore, je ne vous dévoilerai pas ici la liste des invités de marque mais elle est assez prestigieuse dans la carrière du héros et couvre une longue période de sa vie de papier.

A force de lire les aventures du Batman, depuis l'ère Classique, j'en suis venu à repérer une constante que beaucoup connaissent sûrement déjà : quand ça va mal, vraiment très mal, Batman cogne fort et sans mesure. Après la perte du second Robin dans Un deuil dans la famille, ou après la perte de son propre fils Damian dans Batman Inc., dès qu'il est question de deuil et de perte très lourde et intime, notre Chevalier Noir se transforme en une véritable machine à tabasser sans discernement, afin d'évacuer sa colère, sa frustration, sa rage et son chagrin. Batman n'est pas parfait, sous le masque il s'agit d'un homme, faillible, comme nous tous. Mais avec les années et les successions de péripéties et de dangers mortels, on a pris l'habitude de le voir ainsi dans ces situations particulières, les auteurs surtout qui n'ont pas vraiment fait preuve de beaucoup d'imagination pour varier ses réactions.

C'est là que le chapitre concernant le procès de Freeze entre en scène et est d'une importance cruciale pour l'évolution du Batman. Pour la première fois à ma connaissance, grâce à un Tom King qui connaît parfaitement son bonhomme et ce qu'il doit faire pour le servir au mieux, nous avons enfin droit à un Batman conscient de son problème et prêt à faire le nécessaire pour changer ses habitudes, quitte à devoir revenir sur une intime conviction peut-être trop rapide. Le héros ne fait pas que sauver, il condamne également, mais de quel droit ? Si sa logique pouvait lui être appliquée, nul doute qu'il trouverait d'importantes failles à combler. Et c'est le cas ici, enfin ! Batman a droit à son moment de colère, de furie, mais c'est Bruce Wayne qui vient y mettre le holà et qui ramène un héros brisé dans le droit chemin quand il en est grand temps.

Rien que pour ça, pour cette incroyable compréhension du phénomène Batman jusque dans ses moindres contradictions humaines et imparfaites, Tom King mérite à mon sens une véritable reconnaissance de la part du lectorat et des autres artistes qui l'ont précédé. C'est le premier à nous offrir un Batman tangible, à briser le mythe monolithique du héros et à mettre en lumière ses failles, son drame bien trop humain. Je suis vraiment très reconnaissant d'avoir pu lire un tel chapitre des aventures d'un des héros que j'admire le plus, et je suis persuadé que cette histoire ne le fera que grandir davantage pour devenir ce qu'il doit être. Merci à Tom King d'avoir rendu Batman réel, avec tout ce que cela implique.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


lundi 24 juin 2019

Batman Rebirth tome 6 - Tout le monde aime Ivy (Urban Comics - Janvier 2019)


Dans ce sixième tome de la série Batman sous l'ère DC Rebirth, trois histoires en une lecture !
Tout d'abord, Batman et Wonder Woman se rendent dans un monde parallèle assiégé en permanence par une armée de démons affamés et sanguinaires, qui se renouvellent constamment. Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement parce que le gardien de ce monde, celui que l'on nomme le Gentil Homme, le leur a demandé comme une faveur, le temps pour lui de se rendre dans notre monde afin de profiter de son mariage ne serait-ce qu'un peu. Mais quelques heures dans le monde mortel valent des dizaines d'années dans la faille entre les dimensions, et Sélina (Catwoman, la fiancée de Batman si vous avez tout suivi) se rend vite compte que le marché est truqué ! Tentant le tout pour le tout afin de faire revenir son amant et sa partenaire au plus vite, Catwoman parvient à convaincre le Gentil Homme de reprendre son rôle dans le combat éternel qui est le sien. Diana et Bruce regagnent donc le monde mortel, après avoir passé près d'une trentaine d'années ensemble à lutter et à se confier. Cette expérience, bien que sans conséquences, leur aura permis de se rapprocher comme jamais auparavant.
Mais ensuite, plus rien ne va : Poison Ivy a réussi l'impossible, elle a pris le contrôle de tous les esprits de la planète. Plus de 7,5 milliards de personnalités, toutes réunies sous la coupe d'Ivy et partageant toutes son esprit collectif, dans un seul et unique but, la sauvegarde du monde quoi qu'il en coûte. Grâce à sa perspicacité et à sa rapidité de réaction, Batman a réussi à se mettre hors de portée de ce contrôle total, ainsi que Catwoman. Mais que peuvent-ils à deux contre l'ensemble de l'humanité ?? Sans compter les super-héros et super-vilains qu'Ivy contrôle également, bien entendu. Ce monde idéal est-il donc inévitable, un piège se refermant sans possibilité de libération ? Ivy clame haut et fort que tout cela n'est que pour le plus grand bien de la planète, de tout son équilibre, son écosystème. Qu'à elle seule, elle peut résoudre tous les problèmes engendrés par l'humanité au fil de son développement et ce sans tuer qui que ce soit. Mais ça n'est pas vraiment un monde idéal malgré tout, et des sacrifices sont malheureusement nécessaires pour assurer le maintient de l'illusion... des sacrifices que Batman et Catwoman sont également prêts à faire de leur côté pour faire revenir Ivy à la raison, et lui révéler enfin la vérité sur ses tous premiers crimes qu'elle pensait impardonnables et inévitables. Libérant tout le monde, traumatisée par cette expérience, Ivy est emmenée en sécurité au sein du Sanctuaire, refuge pour les surhumains fragilisés, afin d'y être soignée en paix. Mais, une fois encore, son action fera réfléchir plus d'une personne...
Enfin, dans la troisième et dernière partie de l'album, nous nous retrouvons dans un nouveau monde idéal où Bruce Wayne n'a jamais eu à affronter le deuil de ses parents, car Booster Gold le voyageur temporel a fait en sorte que le crime ne se produise jamais. Un monde où les Wayne règnent sur Gotham et la haute société, un monde où le virus du Joker se répand comme une trainée de poudre, un monde de violence et d'inégalités... un monde que Booster Gold va devoir réparer avant qu'il ne soit définitivement trop tard ! Comme cadeau de mariage, on peut rêver mieux. Mais le Bruce Wayne de cette nouvelle réalité acceptera-t-il de tout perdre à nouveau ?

Grosse sortie du mois de Janvier dernier, trois histoires réunies en un seul album qui se lit quasiment d'une traite sans faire de pause tellement il est passionnant. L'histoire qui m'a le plus touché est celle qui donne son titre à ce sixième tome, avec Poison Ivy et la théorie de l'intelligence collective plus forte que l'individu, mais il est vrai que chacune est assez touchante et prenante à sa façon. Difficile de dire ce qui ressort le plus, je pense qu'il s'agit d'un tout que notre éditeur Urban a su réunir et mettre en valeur de la meilleure des façons une fois encore. Au scénario bien sûr on retrouve Tom King qui n'en finit plus de faire des merveilles, tandis que le dessin cette fois-ci sera signé par de nombreux artistes invités comme Joëlle Jones, Mikel Janin, Hugo Petrus et bien sûr Tony S. Daniel. Graphiquement le passage avec Ivy est une vraie tuerie, des détails dans tous les coins et une façon très innovatrice de concevoir le découpage des scènes et de la narration, mais tout le reste de l'album est également bon à prendre alors n'en perdez pas une miette ! La route de l'autel est encore longue pour nos deux tourtereaux, mais patience nous y arrivons...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


mardi 16 avril 2019

Batman Rebirth tome 5 - En amour comme à la guerre (Urban Comics - Septembre 2018)


Batman a déclaré sa flamme à Catwoman après des années passées à jouer au jeu du chat et de la souris. Celle-ci a finalement accepté, après que le Chevalier Noir se soit confié à elle sur son plus grand échec selon lui. A présent que les choses sont claires et bien entamées, nos deux fiancés doivent avant tout se faire accepter des autres justiciers, à commencer par Superman, qui ne porte pas forcément la belle voleuse dans son cœur. Mais ils apprendront à se connaître, sous l'impulsion de Loïs qui veut absolument rencontrer la femme qui a su ravir le cœur du Batman. Ce sera chose faite durant une petite fête foraine où chacun viendra costumé en l'autre, occasion de mettre les masques de côté ainsi que les à-priori et de se lâcher pour une fois sans conséquences.
Avant cela toutefois, Batman doit retrouver la femme qui a fait accuser sa fiancée des crimes commis précédemment et qui lui collent toujours à la peau, ce dans le but de l'innocenter une bonne fois pour toutes. Mais ce témoin essentiel est protégé par nulle autre que Talia al Ghul, qui n'a pas gardé un très bon souvenir de sa relation tendue avec le Chevalier Noir de Gotham. Heureusement, Catwoman insiste pour accompagner notre taciturne héros et relever le défi de Talia et l'affronter à l'épée dans un duel passionné qui sera aussi et surtout l'occasion de faire table rase du passé et de s'affirmer.
Enfin, Batman enquête sur une sombre affaire de meurtres dans une riche famille de la ville, dont il ne reste plus que l'enfant, seul héritier, et son majordome. Une situation difficile qui lui rappelle grandement ses propres traumatismes, mais malgré tout le détective garde les idées claires et poursuit ses investigations jusqu'à remonter au vrai coupable, qui n'est pas celui que l'on croit et qui, contre toute attente, semble avoir compris mieux que personne l'essence même de Batman et de son lien avec Bruce Wayne...

Un cinquième tome assez inégal, qui ne me laisse qu'une impression assez mitigée au final. Tout d'abord je n'aime pas vraiment la couverture, pourtant l’œuvre du très bon Olivier Coipel mais qui là à mon avis ne s'est pas beaucoup impliqué, même si ça reste très correct. Ensuite, les trois histoires contenues à l'intérieur sont loin de faire jeu égal entre elles. La première est très bien dessinée, Talia est magnifique d'ailleurs comme peu de fois auparavant, mais le scénario est très simpliste et sent bon le remplissage à plein nez. Même problème d'ailleurs pour la seconde, à la fête foraine, qui elle aussi sert surtout à remplir des pages pour boucler le nombre de chapitres prévus avant la noce tant attendue, qui n'arrivera que dans quelques tomes encore. Ces deux histoires sont sympathiques c'est vrai, assez fraîches même, mais c'est pour la plupart du temps du déjà-vu ou au mieux de la redite de ce qui était déjà le statu-quo de Batman et Catwoman au milieu des années 2000 après la saga Silence. Les scènes d'échanges de la vie quotidienne entre couples sont... mièvres, au mieux, et finissent par devenir lassantes tant elle paraissent ordinaires et plates. Je sais que l'intention est de montrer que même un couple de supers comme Batman et Catwoman peut avoir une vie normale et tranquille de temps en temps, mais est-ce vraiment utile d'insister autant là-dessus ? Je ne suis pas certain que cela intéresse tant que ça les lecteurs au bout du compte, moi le premier.
En revanche, arrivé à la troisième et dernière histoire, là je suis sous le charme c'est bien le Batman que j'ai envie de lire et de suivre, dans une enquête douloureuse dont il ne résoudra l'énigme qu'en allant au plus profond de ses propres traumas d'enfance. Catwoman passe complètement au second plan c'est vrai mais tant pis car le récit vaut vraiment le coup cette fois. Pas forcément la mieux dessinée de l'album, je pense que ce titre revient à la première avec Talia, mais ça reste intéressant et prenant. Finalement j'aurais préféré que le tome soit titré d'après ce dernier récit, mais bon il faut faire monter la sauce d'ici le mariage...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 15 avril 2017

Spider-Gwen tome 3 - Spider-Women (Panini Comics - Janvier 2017)


Supervisées par Jessica Drew, alias la première Spider-Woman, la Gwen Stacy de la Terre-65 et Cindy Moon, alias Silk, profitent d'un moment entre elles bien mérité. C'était sans compter l'apparition de la Cindy de la Terre-65, super-vilaine à la tête d'un véritable réseau international et qui entreprend de dérober l'appareil rendant Gwen capable de voyager d'un monde à l'autre, afin de s'introduire sur la Terre-616 (la nôtre) et d'y voler le plus de technologies possible. Les trois Spider-Women vont donc devoir s'allier et s'atteler à la lourde tâche de retrouver la mauvaise Cindy avant qu'elle ne mette ses terribles plans à exécution et ne tente de dominer son monde et, pourquoi pas, les autres. Durant cette aventure, Gwen et Cindy apprendront à mieux se connaître et surtout à mieux connaître leurs limites et capacités, tandis que Jessica fera tout son possible pour mener l'enquête à leur côté.

Encore une autre histoire de voyage interdimensionnel suite à Spider-verse et qui met en scène la création chérie de Jason Latour, la déjà célèbre Spider-Gwen, qui décidément n'avait pas assez de problèmes dans son propre monde. Le récit est écrit à plusieurs, ça se voit et ça se sent surtout dans l'ensemble, confus voir assez brouillon malgré une évidente bonne volonté. Ce n'est certes pas encore le mieux que l'on puisse attendre de Spider-Gwen et de son univers, mais cette petite ingérence dans le nôtre rend les choses un peu plus familières, un rien plus faciles à appréhender aussi. Et jusque là, ce troisième tome (plus épais que les deux précédents) est sans doute le plus supportable à la lecture, on a moins l'impression de se trouver devant un blog de fan-fiction, malgré le côté décousu de certains dialogues, qui font cependant régulièrement mouche.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !