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mercredi 9 janvier 2019

Spider-Man tome 3 - Du haut d'un arbre (Panini Comics - Juin 2018)


Le jeune Spider-Man de la Terre-616, Miles Morales, enquête sur la disparition de son père alors que celui-ci venait d'être envoyé en mission pour le S.H.I.E.L.D. à travers les dimensions afin de récupérer de la technologie dérobée vendue sur le marché noir. Mais une fois débarqué dans la dimension de la Terre-65, tout se met à partir en vrille pour Miles, pris à parti par de nouvelles versions des vilains qu'il connaît dans son monde. C'est avec l'aide inattendue de la Spider-Woman de cette Terre qu'il parviendra à s'en sortir sans trop de casse, et ensemble ils décideront de poursuivre l'enquête et la traque du père de Miles, qui ici serait un super-criminel connu sous le nom de Scorpion, trafiquant d'objets inter-dimensionnels pour le compte du S.I.L.K. de la Jessica Drew maléfique de cette réalité. D'un saut dimensionnel à un autre, d'un monde pas si nouveau à un futur proche prometteur, nos deux jeunes héros vont apprendre à faire équipe et à mieux se connaître, tout en conservant quelques réserves l'un envers l'autre. Est-ce que le père de Miles est vraiment devenu un super-criminel, ou bien est-ce une couverture ? Spider-Gwen parviendra-t-elle à récupérer les éléments manquants de sa dimension et à aider Miles à rentrer chez lui au bout du compte ? Ce qui devient de plus en plus évident, c'est que les deux jeunes gens se plaisent plutôt bien ensemble, et un avenir commun pourrait bien devenir une réalité concrète un de ces jours...

Le passage obligé par lequel je ne voulais pas vraiment transiter : la rencontre entre Miles et Gwen, les deux jeunes Spider-héros de Marvel. Au moins comme ça c'est fait, et ça m'a permis de revivre en un peu moins bien le récent film d'animation de Sony mais en comics. Brian M. Bendis et Jason Latour fusionnent leurs univers et leur écriture au moins pour quelques numéros qui finalement se passe assez bien même si le rythme est beaucoup trop rapide pour réellement profiter de l'intrigue et de ses différentes facettes. On appréciera les clins d’œil aux autres réalités et Spider-héros du multivers, et en ce qui me concerne je ne suis pas mécontent que ça ne prenne pas plusieurs tomes pour se résoudre. Vous le savez je ne suis pas vraiment fan de Spider-Gwen et de son univers surtout, mais j'ai du accepter l'idée qu'en tandem avec d'autres personnages issus d'autres univers elle est tout à fait lisible en fin de compte. Si l'excellent film de Sony fonctionne bien dans les salles obscures, nous aurons peut-être droit à d'autres croisements de ce type dans les comics, du moins je l'espère ! Le seul petit reproche que je pourrais faire concerne le changement graphique d'un monde à l'autre, c'est voulu bien sûr afin de les différencier correctement et rapidement mais comme je n'accroche vraiment pas au design de chez Spider-Gwen j'avais hâte de repasser sur la Terre-616. Chacun ses goûts, ce qui ne me plaît pas particulièrement peut être tout à fait potable pour autrui !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 26 juillet 2017

Spider-Gwen tome 4 - Une arme de choix (Panini Comics - Juin 2017)


Gwen Stacy a bien du soucis à se faire. Traquée de façon impitoyable par l'inspecteur Frank Castle et ses méthodes plus que douteuses et extrêmes, elle doit faire face sur tous les fronts pour protéger son identité secrète, ses proches ainsi que retrouver l'usage de ses pouvoirs, perdus lors de la confrontation du tome précédent. Avec l'aide de l'agent Jesse Drew elle bénéficie désormais de recharges radioactives qui lui permettent de retrouver ses pouvoirs durant quelques temps, mais le stock s'amenuise et n'est pas toujours utilisé dans les meilleures conditions... alors, quand Castle s'allie avec un fondu de la chasse comme Kraven pour faire sortir l'araignée de son trou, c'est plus qu'il n'en fallait pour perdre pied. Menacée de toutes parts, Gwen n'a d'autre choix que de mettre son père en sécurité contre son gré et d'affronter Castle à visage découvert, lors d'un duel sur les toits d'une folle intensité. Mais c'est bien grâce à l'aide de son père que Gwen s'en sortira cette fois-ci, lorsque le vieil inspecteur de police se place de lui-même en état d'arrestation pour couvrir les agissements de sa fille et calmer une fois pour toutes la fureur de Frank Castle, qui entretemps est allé négocier des informations auprès d'une personne d'influence, non moins que le père de Harry Osborn, Norman Osborn lui-même. Aura-t-il bientôt un rôle à jouer dans la vie de Spider-Woman ? En tout cas, obligée de vivre de ses propres moyens elle trouve un emploi dans un fast-food et fait profil bas, faisant tout son possible afin de ne pas éveiller les soupçons sur elle alors même que ses propres amies commencent à se douter de quelque chose. Une occasion se présente alors de blanchir son père et de sauver ce qui reste de sa pauvre vie, un pacte à signer avec le diable pourrait-on dire, car il s'agit d'accepter une proposition de Matt Murdock, le Caïd...
Enfin, un dernier chapitre plus léger sur la légende de Mysterio et de sa maison hantée abandonnée, attraction autrefois à succès mais aujourd'hui totalement dépassée. Les filles décident d'y faire un tour et vont vivre une nuit d'Halloween pas comme les autres, confrontées chacune à leurs peurs les plus refoulées, l'occasion pour Gwen de revoir Peter Parker, celui par la mort de qui tout a commencé...

Un quatrième tome sans grand intérêt une fois encore, qui ne parvient pas à rejoindre la barre placée assez haut par le tome précédent et ses rencontres avec les autres Spider-Women. Cette Gwen Stacy de la Terre-65 reste attachante à sa manière, mais ses aventures sont avouons-le plutôt plates et sans panache... le personnage peine à sortir de la vague qui l'a vu apparaître et à se faire son propre trou, quand bien même la série serait un succès en V.O.. Ici malheureusement je trouve qu'elle fait un peu tâche dans le décor des séries sur le Spiderverse, elle n'est clairement pas à la hauteur comme super-héroïne et comme personnage principal d'une série qui s'essouffle à mon sens de plus en plus et peine à garder son intérêt premier. L'histoire tourne en rond et ne décolle jamais vraiment, il serait peut-être temps d'envisager soit un revirement drastique, ce qui semble être le cas avec le pacte conclu à la fin de ce tome, soit une fin de vie en douceur pour la série. Sans ça je doute qu'elle m'intéresse encore bien longtemps, et je ne pense pas être le seul que ce style fatigue un peu.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 15 avril 2017

Spider-Gwen tome 3 - Spider-Women (Panini Comics - Janvier 2017)


Supervisées par Jessica Drew, alias la première Spider-Woman, la Gwen Stacy de la Terre-65 et Cindy Moon, alias Silk, profitent d'un moment entre elles bien mérité. C'était sans compter l'apparition de la Cindy de la Terre-65, super-vilaine à la tête d'un véritable réseau international et qui entreprend de dérober l'appareil rendant Gwen capable de voyager d'un monde à l'autre, afin de s'introduire sur la Terre-616 (la nôtre) et d'y voler le plus de technologies possible. Les trois Spider-Women vont donc devoir s'allier et s'atteler à la lourde tâche de retrouver la mauvaise Cindy avant qu'elle ne mette ses terribles plans à exécution et ne tente de dominer son monde et, pourquoi pas, les autres. Durant cette aventure, Gwen et Cindy apprendront à mieux se connaître et surtout à mieux connaître leurs limites et capacités, tandis que Jessica fera tout son possible pour mener l'enquête à leur côté.

Encore une autre histoire de voyage interdimensionnel suite à Spider-verse et qui met en scène la création chérie de Jason Latour, la déjà célèbre Spider-Gwen, qui décidément n'avait pas assez de problèmes dans son propre monde. Le récit est écrit à plusieurs, ça se voit et ça se sent surtout dans l'ensemble, confus voir assez brouillon malgré une évidente bonne volonté. Ce n'est certes pas encore le mieux que l'on puisse attendre de Spider-Gwen et de son univers, mais cette petite ingérence dans le nôtre rend les choses un peu plus familières, un rien plus faciles à appréhender aussi. Et jusque là, ce troisième tome (plus épais que les deux précédents) est sans doute le plus supportable à la lecture, on a moins l'impression de se trouver devant un blog de fan-fiction, malgré le côté décousu de certains dialogues, qui font cependant régulièrement mouche.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 30 juillet 2016

Spider-Gwen tome 2 - Un plus grand pouvoir (Panini Comics - Juillet 2016)


Et nous revoilà partis avec les aventures de la Gwen Stacy de la Terre 65, mordue par la célèbre araignée radioactive à la place de Peter Parker, et fuyant sous le poids de la culpabilité de la mort de celui-ci transformé en Lézard pour devenir aussi incroyable que son héroïne. Dans ce second tome, Gwen fait face à l'apparition de nouveaux Lézards en ville et à la possibilité que ceux-ci soient liés à Peter d'une manière ou d'une autre... pendant ce temps, Matt Murdock ressert son filet autour du père de Gwen et le fait chanter en menaçant la vie de l'inspecteur Frank Castle, qui enquête sans relâche sur Spider-Woman et n'a qu'une idée en tête : l'arrêter à tout prix. Et il faudra également faire avec le retour d'un vieil ami du Lycée, Harry Osborn, qui a son propre plan pour s'en prendre à Spider-Woman et venger la mort de son ami Peter. La vérité finira par éclater au grand jour, mais elle risque de mettre beaucoup de temps avant d'être pleinement acceptée !

Un second tome qui bouge un peu plus que le premier, mais qui garde cette espèce de narration basique propre à une lecture numérique ou à un blog vivant, qui a vite tendance à faire décrocher le lecteur de l'intrigue et à lui faire espérer une fin rapide. Même si l'histoire est belle, même si on s'attache à cette Gwen alternative et à son récit, on ne peut s'empêcher de penser que la sauce ne prend pas tout à fait et que la corde est peut-être un poil trop tirée. Si on ajoute à cela un graphisme général dynamique et djeuns qui personnellement me sort par les yeux, on obtient une série pas franchement géniale, juste bonne à lire une fois et sans plus. En revanche on peut noter et admirer qu'autour du ''phénomène'' Spider-Gwen tant d'artistes de renom aient donné leur version du personnage sur de magnifiques couvertures, disponibles en fin d'album pour le petit plaisir bienvenu. A voir si cette série et ce personnage pourront tenir la distance sur le long terme ou s'il ne s'agit que d'un effet de mode qui passera rapidement sous le rouleau compresseur des différents reboots et relaunchs de l'éditeur. Mais bien sûr comme toujours, chacun jugera librement.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 27 janvier 2016

Spider-Gwen tome 1 – Ennemie publique ? (Panini Comics – Janvier 2016)


Lors du mini cross-over Spiderverse, Dan Slott avait inventé l'idée d'un nouveau personnage en la personne d'une Gwen Stacy venue d'une Terre parallèle où la fameuse araignée radioactive l'aurait mordu elle et non Peter Parker. Dans cette réalité, c'est donc Gwen qui possède les pouvoirs de Spider-Woman tandis que Peter devient, à force d'expériences génétiques, le Lézard et meurt dans les bras de Gwen à l'issue de leur affrontement, culpabilisant la jeune femme pour toujours.

Jason Latour reprend donc le concept, qui a connu un succès phénoménal en V.O., et mène cette Spider-Gwen à avoir sa propre série désormais, se déroulant dans son monde alternatif. Entre les tracas du quotidien avec ses amies et son groupe de musique, les patrouilles en tant que super-héroïne détestée de la plupart des habitants de New York, le souvenir de Peter omniprésent et les nouveaux vilains qui apparaissent aux quatre coins de la ville, la jeune femme est débordée et complètement au bout du rouleau. Si on ajoute à cela qu'elle vient de vivre l'expérience Spiderverse et que son père, le capitaine Georges Stacy, est l'homme chargé de l'arrêter par les autorités, on peut comprendre que la corde risque de casser à tout moment.

Une série très girly, comme la récente Batgirl d'ailleurs chez la Distinguée Concurrence. On surfe sur le succès d'un personnage emblématique et on lui donne sa propre série et son propre univers, indépendant du reste de Marvel pour l'instant du moins. J'aimerai dire que j'ai aimé cette lecture, en tout cas je l'attendais profondément, mais au final la sauce n'a pas prise. Il manque un petit quelque chose, une dose d'inventivité ou d'originalité pour la distinguer de la masse des séries de ce genre que l'on voit fleurir chez les gros éditeurs ces derniers temps. Le fait de prendre le personnage de Gwen Stacy, ô combien sympathique et aimée des lecteurs au demeurant, ne suffit malheureusement pas à fournir une série de qualité sur toute la ligne et on voit tout de suite les faiblesses, malgré un style de dessin très agréable et original lui.

Bref, une lecture néanmoins intéressante à défaut d'être réellement passionnante, à lire si l'on souhaite découvrir Spider-Man autrement et sous une vague résolument moderne et underground. Un titre qui marquera et restera pour son visuel principalement, et avec une histoire qui pour le moment ne décolle pas réellement mais arrive à capter l'intérêt du lecteur.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !