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vendredi 11 août 2017

La V.O. du vendredi n°84 : Spider-Man - Black Cat (Marvel - Décembre 2010)


Dans cet album se trouvent plusieurs histoires autour de la relation qu'entretiennent Spider-Man et la Chatte Noire.
Dans les quatre chapitres de la mini-série Amazing Spider-Man presents : Black Cat, Félicia Hardy est contactée par un mystérieux individu qui veut la forcer à dérober des objets de collection et autres œuvres d'art historiques, toutes ayant un rapport avec la famille Kraven, un ennemi bien connu de Spider-Man. Pour la faire chanter, l'homme a enlevé la mère de Félicia et menace de la tuer si la Chatte Noire ne livre pas à temps les objets exigés. L'héroïne-cambrioleuse devra tenter le tout pour le tout et se rendre dans divers musées pour accomplir sa tâche, avant de tendre elle-même un piège à son maître-chanteur grâce à ses fidèles partenaires du crime. Tout cela se déroule durant la saga La première chasse de Kraven qui voit Spider-Man aux prises avec la famille de chasseurs de son ancien ennemi, et il n'est donc pas étonnant de croiser le Tisseur à plusieurs reprises dans cette histoire tandis qu'il tente tant bien que mal d'échapper à une mort brutale. La Chatte Noire pourra certainement l'aider en sous-main en sapant la confiance des Kraven et l'unité de leur clan. Fait-elle cela pour elle ou pour lui ? Désintéressée, ou passionnément amoureuse ? Nul ne peut le dire.
Dans The many loves of the Amazing Spider-Man, la Chatte Noire et le Tisseur font équipe pour arrêter un braqueur de banques qui utilise des sorts magiques pour lier l'argent à sa personne. Malheureusement au cours de l'arrestation le sort est transféré sur Spider-Man, qui se retrouve alors avec un énorme paquet de dollars partout où il se rend. Lui qui jusque là pestait encore sur sa vie sans le sou, le voilà désormais riche à million mais également, en quelques sortes, complice du vol. Avec l'aide de sa charmante et féline partenaire, notre héros va tenter de tout arranger en faisant appel au braqueur et en le forçant à annuler le sort. Mais pourra-t-il empêcher la Chatte Noire de prendre sa part du butin ? Le naturel revient toujours au galop.
Enfin, dans Amazing Spider-Man #612, les deux héros et amants se retrouvent pour sauver la victime d'une agression, et Peter se remémore alors les différentes partenaires de sa vie, qu'elle soit passée ou présente, et peut-être même future sait-on jamais... il est difficile de trouver l'amour, surtout quand on porte un masque.

Trois courts récits donc dans cet album V.O., des histoires qui n'auront pas énormément d'impact dans la vie de Spider-Man mais qui nous permettent de retrouver la Chatte Noire, trop longtemps absente de sa vie. La meilleure histoire selon moi est la seconde, c'est la mieux dessinée et mise en scène (Chris Yost et Michael Ryan), mais c'est aussi celle qui importe le moins au final, elle est juste la plus fun à lire. Le gros morceau c'est évidemment le premier récit en quatre chapitres, qui nous ramène quelques années en arrière quand Spider-Man était pourchassé par la famille de Kraven. On voit alors l'envers du décor par le point de vue de Félicia, embarquée dans l'histoire malgré elle mais déterminée à y laisser sa marque. Javier Pulido et Javier Rodriguez servent au dessin avec un style assez semblable, plutôt sympa et dynamique, tandis que l'écriture est signée Jen Van Meter. Bref, un album somme toute assez sympathique à lire et à posséder pour les fans de la Chatte Noire, mais guère plus important que cela dans la vie mouvementée de Peter.

lundi 5 juin 2017

La question du lundi n°39 : Faut-il s'attendre au pire pour Wonder Woman au cinéma ?


La question est relativement simple et je ne ferai pas de long développement sur ce sujet. Simplement la situation d'un film mettant en avant une super-héroïne est pratiquement inédite aujourd'hui, si l'on excepte deux mauvais exemples par le passé, dont je parlerai
En règle générale, la femme dans les films de super-héros est rangée dans la catégorie des faire-valoirs, des assistantes ou des compagnes éplorées tandis que le mâle s'en va livrer bataille contre super-vilains et démons en tous genres. Les femmes fortes sont bien présentes, comme Loïs Lane bien sûr dont la prestation par Amy Adams la rend attachante et en même temps déterminée à montrer qu'elle peut se situer au premier plan aux côtés des héros, qu'elle accompagne souvent sur le champ de bataille, n'hésitant pas à se mettre en danger quitte à être cataloguée comme têtue et légèrement désaxée à force de risquer sa vie comme ça sans avoir de pouvoirs.
Je le disais en introduction, il y a des précédents aux films de super-héroïnes, mettant les femmes fortes au premier plan et faisant tourner l'histoire autour d'elles et de leurs combats. Nous avons... Supergirl, dans les années '80, qui traitait la jeune cousine de Superman comme une fille un rien nunuche et cucul la praline, dont le seul véritable but dans le film est de sauver l'homme dont elle est tombée amoureuse d'une méchante sorcière le convoitant également. Ce n'est pas la maigre et maladroite insertion de mythologie kryptonienne qui changera la donne, malheureusement, et si le film a assez mal vieilli (à l'image des premiers Superman en couleurs) il faut quand même lui attribuer le mérite d'avoir tenté quelque chose de nouveau à l'époque, un pari qui relevait de l'insensé.
Nous avons ensuite en second exemple, et bien tristement en mémoire, le film Catwoman ultra-sexué et débilitant des années 2000. L'héroïne est réduite à l'état de sex-interest durant tout le film, quand bien même il y aurait un message positif à en retenir comme un combat pour l’essor de la féminité libre, etc. Non vraiment, rien à sauver dans ce film, ni le massacre des personnages ni celui de l'intrigue inspirée vaguement de ce que les comics racontaient à l'époque. Très vaguement, même. Donc rien d'intéressant à retirer de ce film à part des postures aguicheuses tout au long de la pellicule et un scénario d'une platitude exaspérante tant cela confine au nunuche.
Un autre exemple me revient soudain à l'esprit, celui du film Elektra du côté de chez Marvel (pas encore Marvel Studios attention). La femme forte que l'on avait le plaisir de voir combattre (et mourir bravement) aux côtés de Daredevil dans le film homonyme a eu droit à sa résurrection et à son propre film... qui se perd malheureusement très vite dans les méandres de son scénario presque incompréhensible et aussi torturé que son héroïne. Dommage car là il y avait un vrai potentiel qui se rapproche davantage de Wonder Woman telle qu'on voudrait la voir, en guise de combattante expérimentée contre les forces du Mal. Mais fatalement, comme si une terrible malédiction était à l’œuvre, nous n'aurons droit qu'à un film plat, sans succès ni intérêt à part quelques chorégraphies sympathiques pour le profane.

Ce qui nous amène donc au cas de Wonder Woman, telle que l'interprête depuis Batman v Superman l'actrice Gal Gadot. Le film sortira dans deux jours, mercredi 7 Juin 2017, et je me suis bien gardé de voir les bandes-annonces et autres trailers et teasers en tous genres, pour me préserver une expérience sans gâchis ni moments gênants où l'on se dit que le film part exactement dans la direction que l'on prévoyait/craignait. J'espère le maximum pour ce film, car le traitement du personnage de Diana Prince a été sans failles jusque là sous Zack Snyder pour Batman v Superman. Correctement dirigée et mise en scène, l'actrice nous fait découvrir à l'écran une femme forte, qui n'a rien à envier à ses collègues masculins, bien au contraire même elle pourrait leur en remontrer. Personnellement et principalement j'ai peur de deux choses : premièrement, que le film soit une sorte de copié-collé du premier Captain America sorti en 2011 et se déroulant durant la Seconde Guerre Mondiale. Ici on parle de la Première, mais à part ça il peut y avoir beaucoup de similitudes et j'ai un peu peur qu'on ne fasse trop facilement le rapprochement. Encore une fois je n'ai vu que le tout premier trailer, donc si vous avez des éléments de réponse à apporter : abstenez-vous.
Secondement, à la vue des exemples précédents de films de super-héroïnes je redoute un excès de traitement féministe pour contrebalancer cette image neuneue que l'on a déjà que trop vu. Quelques blagues ou quelques pointes ici et là devraient suffire à faire passer le message, du moins je l'espère. J'espère aussi et surtout que le traitement proposé par Zack Snyder sera respecté et continué, avec quelques nuances bien entendu puisqu'il ne s'agira pas d'une suite mais d'une préquelle à l'univers DC au cinéma.
Enfin et avant toute chose, il faut bien se rendre compte que c'est pratiquement un sans-faute que l'on attend de ce film. Le public, les critiques et surtout les gros studios, qui il ne faut pas croire misent tous très gros sur ce film, car il sera le test ou la valeur étalon à laquelle se jaugeront les autres films d'héroïnes prévus (Black Cat/Silver Sable, Captain Marvel) par les concurrents. Wonder Woman/Gal Gadot a donc une sacrée pression sur les épaules, et je croise les doigts pour que son film puisse répondre à toutes les attentes et même réussir à en surprendre plus d'un, moi y compris ! Vous le saurez bientôt de toute manière. Rendez-vous le 7 Juin dans les salles !