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vendredi 24 juillet 2020

La V.O. du vendredi n°154 : Spider-Man / Red Sonja (Marvel / Dynamite - Mars 2008)


Il y a quelques années de cela, Spider-Man s’est retrouvé en fâcheuse posture au sein du Metropolitan Museum, où un démoniaque sorcier venu du fond des âges avait pris possession d’un pauvre gardien de nuit et planifiait d’invoquer de sombres déités. Avec l’aide d’une rousse guerrière à l’épée acérée issue elle aussi de la même lointaine époque, notre héros a réussi à bannir le sorcier et à sauver la situation, et personne ne s’est rappelé quoi que ce soit hormis lui-même.

Mais aujourd’hui, les choses vont changer ! Kulan Gath est de retour, une fois encore, et il a nettement mieux planifié son invasion de notre époque moderne cette fois, c’est le moins que l’on puisse dire. Ayant à nouveau pris possession du corps d’un innocent, le sorcier se met aussitôt à transformer l’ensemble de la réalité l’entourant à l’image de sa propre époque, pour mieux pouvoir en prendre le contrôle. Tous les gens et les bâtiments absorbés par sa magie deviennent de parfaits citoyens de l’âge Hyborien. Tous, sauf notre Tisseur préféré qui conserve sa personnalité et ses souvenirs intacts comme la première fois.

Mais ce coup-ci, Kulan Gath a tout prévu : il pervertit le sortilège qui permettait à Red Sonja de s’incarner dans le corps de Mary-Jane Watson pour le combattre, et il l’appelle pour qu’elle vienne terrasser le démon au corps d’homme-araignée qui se met encore et toujours en travers de sa route ! Et pour bien faire, le noir sorcier fait également appel à un pouvoir encore plus sombre en la personne trouble de Venom, qu’il lance aux trousses des deux combattants occupés à s’entretuer !

Fort heureusement la bravoure de Spidey va réveiller quelque chose dans les souvenirs et l’âme de Red Sonja, qui comprendra juste à temps qu’il n’est pas son ennemi ! Trop tard cependant pour le sauver, car Spider-Man est capturé inconscient par des soldats réunissant les badauds dans les camps de la mort de Kulan Gath afin d’alimenter son pouvoir et de lui permettre d’étendre son influence au reste du monde. Convaincue de la justesse de leur cause commune, Sonja se prépare à la bataille à venir, en réunissant sa propre troupe de rebelles prêts à mourir pour défendre la liberté. Mais de l’autre côté, le sorcier en fait autant en prenant le contrôle de certains des pires ennemis de Spider-Man pour rejoindre son armée, à commencer par le Lézard, le Scorpion, Vermine et le Super-Bouffon !

Et tandis que la bataille fait rage dans le camp assiégé, et que nos deux héros luttent contre un mal bien trop puissant, l’ennemi prend enfin possession de ce qu’il convoite le plus : le symbiote Venom ! Exit Kulan Gath, place à Kulan Venom désormais, un tout nouveau seigneur de l’obscurité, presque un dieu vivant ! Prêt à tout pour refondre le monde tout entier dans son propre univers, le sorcier en transe s’avance pour exécuter ses deux adversaires vaincus… quand soudain, la révolte éclate et les prisonniers s’échappent de partout pour affronter les démons et autres créatures des ténèbres et de l’oppression !

Grâce à cet élan populaire, Spider-Man parvient à reprendre le dessus et à les libérer lui et sa partenaire de choc afin de lui permettre de porter le coup fatal, une fois Kulan Gath débarrassé du symbiote par un allié inattendu. C’est terminé, le noir sorcier retourne à l’âge Hyborien dans une agonie éternelle, tandis que Sonja libère peu à peu la conscience de Mary-Jane qui retrouve Peter sans conserver le moindre souvenir de cette histoire épique. Une fois de plus, le Bien l’a emporté sur le Mal, mais personne ne le saura, hormis les véritables héros.

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C’est un récit que je voulais vraiment VRAIMENT lire un jour et j’ai enfin eu cette chance grâce à la V.O. disponible sur certains sites spécialisés. J’ai donc pu me procurer ce magnifique album en état parfaitement neuf encore sous blister et l’ouvrir tout spécialement pour cette chronique ! C’est aussi mon tout premier album de la collection ‘’Marvel Premier Edition’’ assez luxueuse je dois bien l’avouer, avec jaquette par-dessus une couverture cartonnée noire du plus bel effet, c’est bien simple l’équivalent chez nous serait à chercher du côté des anciens omnibus Panini/Marvel, c’est dire à quel point c’est soigné.

Ce beau livre contient donc deux histoires distinctes mais complémentaires : tout d’abord la toute première rencontre entre Spider-Man et Red Sonja, signée de la main de Chris Claremont en personne et dessinée d’une main experte par non moins que John Byrne, il fallait vraiment la réunion de ces deux légendes afin de nous offrir un récit aussi fort en aussi peu de pages pour l’époque ! Ensuite, les cinq chapitres de la mini-saga de 2007 écrite cette fois par Michael Avon Oeming et dessinée par Mel Rubi, deux grands talents qui connaissent les personnages sur le bout des doigts !

Le vrai point fort pour moi, outre la collaboration de deux de mes héros favoris des comics, ce sont les couvertures tout simplement somptueuses dessinées pour l’occasion tout spécialement par Michael Turner, alors physiquement sur le déclin mais toujours bourré de talent et de savoir-faire. C’est bien simple, ce sont cinq illustrations (et quelques variantes bonus) qui dégagent une telle puissance et une telle beauté que je suis resté à les contempler un bon moment avant de reprendre la lecture. Et quand on voit les nombreux crayonnés présents dans le skechtbook de l’artiste daté de cette époque pour la préparation de cette œuvre, on se rend compte qu’il a vraiment beaucoup travaillé son sujet. Il n’en fallait pas davantage pour me convaincre !

La lecture est plutôt facile, il n’y a pas vraiment besoin de connaître sur le bout des doigts les histoires passées de Red Sonja, tout vous est mâché et expliqué au fur et à mesure et ce dès les premières scènes. Fiez-vous simplement aux impressions du Tisseur et suivez le guide pour une aventure magique et épique que vous ne regretterez pas d’avoir vécue !

samedi 11 juillet 2020

Red Sonja - L'intégrale 1976-1977 par Frank Thorne tome 1 (Neofelis Editions - Novembre 2019)


Il fût un temps où même notre Antiquité paraissait futuriste. Un temps d’avant l’Histoire, un temps oublié des hommes d’aujourd’hui, une ère sauvage et mystique où tout était possible. C’est l’Âge Hyborien, l’âge entre les âges, celui qui a vu naître les légendes de notre espèce et où les anciens dieux parcouraient la Terre encore nouvelle au gré de cultes étranges et puissants. Une époque où l’Atlantide elle-même n’était pas encore tombée dans l’oubli, une époque au sein de laquelle la magie se mêlait à la science et où des bras solides et forts pouvaient faire la différence entre la vie et la survie.

C’est à cette époque que naquît une jeune paysanne des hautes plaines d’Hyrkanie, qui alors qu’elle venait d’avoir dix-sept ans survécu de justesse à un raid de pillards et de voleurs sur son village. Ses parents et toutes les personnes qu’elle connaissait furent massacrées, et elle-même fut retenue captive et violée par les soudards jusqu’à ce qu’ils la considèrent comme morte et la laissent ainsi. Mais la jeune rousse survécu donc, peut-être à cause du hasard tout simplement, ou bien des desseins des dieux d’avant sa naissance. Elle se fit la promesse de ne jamais plus tomber face à quiconque, et reçu d’une déesse éprise de justice des dons incroyables pour le maniement des armes et le combat. Ainsi naquît Red Sonja, Sonja la Rousse, la Diablesse à l’Épée, qui ne devait jamais plier face à un homme à moins qu’il n’en triomphe en combat singulier.

Sonja se forgea sa propre légende en parcourant les terres voisines, mais elle rencontra aussi bien la fortune que la misère. Une vie d’expédients, comme mercenaire la plupart du temps, mais toujours du côté des justes et des victimes pour les défendre face aux oppresseurs. Cependant la roue tourne, et ayant fâché un souverain en refusant sa demande d’union, la guerrière flamboyante fut contrainte de quitter les terres qui l’avaient vu naître et de partir au loin explorer d’autres pays. C’est ici que notre histoire commence.

Alors que Red Sonja voyage au fil de ses envies et des coups du sort, elle affrontera plusieurs périls mortels et devra faire face à de nombreuses créatures infernales ou nées de la main de l’homme le plus fou. De puissants golems mécaniques habités par quelque démon, de noirs sorciers aux pouvoirs fétides, des créatures de cauchemar ou bien issues des rêves les plus profonds, et jusqu’à se confronter à certains chefs et souverains locaux faisant ployer leur peuple sous le poids des croyances et des illusions de grandeur. Red Sonja est de tous les combats, de toutes les causes nobles, et sa seule présence suffit à changer la donne et à retourner des situations désespérées en faveur de celles et ceux qui luttent pour le mieux.

Bien sûr, elle n’est pas la seule à se faire une solide réputation sur ce continent lointain. Contemporaine d’un certain Conan, Cimmérien de son état, Sonja le rencontrera à de nombreuses reprises et l’affrontera même au cours de duels homériques sur fond de quête mystique ou de menues rapines, mais toujours sans malice et avec beaucoup de fair-play et de respect. Aucun des deux ne cède face à l’autre, et la question sera condamnée à rester en suspens.

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Au fil de ces neuf chapitres dessinés par l’incroyable Frank Thorne, le lecteur accompagnera Red Sonja au cœur de ses premières grandes aventures publiées chez Marvel à l’époque et sera tout bonnement subjugué par la puissance du dessin, la justesse du trait de l’artiste et cette apparente facilité avec laquelle il parvient à représenter la guerrière de légende en pleine action ou plongée dans ses pensées, dans des décors toujours plus somptueux ou sauvages, au cœur d’une époque oubliée et très largement fantasmée.

Neuf chapitres, quelques histoires prises sur le vif et qui frisent le génie, deux scénaristes principaux que sont le jeune et talentueux Bruce Jones et l’expérimenté Roy Thomas, mais surtout surtout dans cet album magnifique un dessinateur commun et hors du commun, Frank Thorne, qui a donné à Red Sonja son apparence définitive et qui l’a illustré durant quelques années qui ont tout changé, à une époque où le public féminin était en recherche d’héroïnes fortes pour faire concurrence aux super-héros masculins et où les récits d’aventures avaient encore le vent en poupe. A l’heure des premiers résultats de l’émancipation des femmes et des lectrices, les comics se mettent au pas et nous offrent un personnage iconique qui aura même droit à ses propres conventions, c’est dire à quel point la Diablesse à l’Épée aura marqué les esprits !

Un grand grand merci aux éditions Neofelis qui ont adapté cet ouvrage incroyable en français avec une qualité formidable ! Des pages en grand format et un papier de très bonne qualité, rien ne bave rien ne jure, et même si nous avons ici du noir et blanc c’est tout bonnement magnifique et on se laisse emporter durant quelques heures dans cette lecture passionnante et puissante ! Un second et dernier tome est d’ores et déjà annoncé par l’éditeur, je l’attends donc avec impatience ! Seul petit défaut, vraiment pas grand-chose : l’histoire avec Conan en invité est coupée en deux chapitres et le second n’est pas présent dans l’album… peut-être à cause de problèmes de droits entre les deux séries et les différents éditeurs de ces personnages en V.O., toujours est-il que ne pas avoir le final de cette confrontation grandiose est un peu frustrant. Mais on oublie vite cette déception légère en replongeant dans les aventures épiques de Red Sonja.

Ma partie préférée… j’hésite très fortement entre le court récit avec la licorne, purement majestueux et à la métaphore filée très forte également, ou bien celui qui marque la fin de l’album avec la confrontation au sommet entre Red Sonja et la terrible reine Sortilej, durant laquelle se joue le destin de tout un peuple sur fond de rivalité féminine et de combats sociaux dramatiques. Vraiment du très bon au programme de ce premier tome, et je vous invite totalement à vous procurer cet album et à attendre avec moi la suite !

Red Sonja est une héroïne dont je suis surtout les aventures en V.O. chez Dynamite (je vous en ai présenté la plupart) mais aussi depuis quelques années en V.F. chez Graph Zeppelin, et je vais continuer surtout si d’autres éditeurs comme Neofelis se jettent dans la course avec un tel souci de la qualité ! A signaler aussi : les deux introductions de Roy Thomas et Cecil McKinley qui sont parfaitement dithyrambiques et très exhaustives, et aussi dans les bonus l’ensemble des couvertures en noir et blanc de ces neuf chapitres, propres et nettes et qui permettent en un seul coup d’œil de se faire une idée très précise du génie et de la dextérité de Frank Thorne, et surtout de son amour pour le personnage. Amour, vraiment, vous vous en rendrez compte très vite, et vous finirez par le partager tout bonnement avec des décennies d’écart.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


mercredi 27 mai 2020

Red Sonja : L'Autre Monde tome 2 - Les Chemins de Traverse (Graph Zeppelin - Mai 2020)


La quête de Red Sonja à notre époque n’est pas encore terminée ! Aidée par ses deux nouvelles amies, elle prend la route en partant de New York, direction la Californie pour y retrouver un célèbre expert de l’Âge Hyborien qui pourrait l’aider à rentrer enfin chez elle, dans sa propre ère. Mais en chemin de nombreuses embuches se dresseront, à commencer par le redoutable gang de Las Aranas, une bande de dealers et de motards qui pillent et terrorisent presque tout le midwest. Sonja ayant promis à une aubergiste de venger la mort de son enfant des mains de ces tueurs sans scrupules, un féroce combat s’engage et ne pourra se terminer que dans le feu et le sang !

En parallèle, l’ex-flic de New York ayant aidé Sonja à vaincre la terrifiante créature qui menaçait la cité se réveille dans le passé, en plein Âge Hyborien, là d’où il est lui-même originaire en réalité. Avec l’aide de guerrières qui l’escorteront, Max va réussir à retrouver sa ville natale mais dans un piteux état. En effet, la cité autrefois prospère a beaucoup souffert du règne de terreur de Kulan Gath, le nécromancien qui a juré la perte de Sonja et de tous ses alliés où qu’ils se trouvent dans le Temps.

Finalement, après quelques détours nos héroïnes parviennent jusqu’au savant capable d’aider Sonja, et il s’avère que l’homme est également un réfugié temporel issu de Meru ! Grâce à ses connaissances très pointues en magie comme en technologie, l’ancien mage parvient à créer un portail vers Meru pour que Sonja le traverse, mais ils découvrent avec effroi que Kulan Gath est déjà sur place avec ses adorateurs et qu’il compte bien prendre le chemin en sens inverse pour revenir à New York et reprendre son projet de domination mondiale ! Une seule personne se dresse encore et toujours devant lui : Sonja la Diablesse, qui a cette fois-ci de précieux alliés dans la bataille qui ne fait encore que démarrer…

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Voilà enfin le second tome de cette série vraiment très attrayante sur la rousse guerrière la plus célèbre des deux côtés du continuum. L’édition de Graph Zeppelin est toujours de qualité, ce qui excuse le retard bien entendu. Ils nous fournissent même le préquel inclus pour le même prix, on ne va pas commencer à chipoter !

Scénario : du tonnerre, l’idée n’est certes pas originale mais elle est maîtrisée et mise en scène avec brio par Amy Chu qui décidément sait bien s’y prendre avec les personnages à forte personnalité. Ce road-trip en girls-band fait un bon effet, se laisse lire tout simplement sans nous embourber dans trop de considérations, et permet de raviver la flamme des passionnés des aventures de Red Sonja qui souhaitaient comme moi la voir enfin adaptée en français.

Dessins : Carlos Gomez s’en tire plutôt bien, le style est vif et compréhensible, identifiable facilement à chaque personnage, et les quelques facilités sont dans le ton général plein de vitesse et de folie du récit lui-même. Dans l’ensemble, on est bon !

Et en bonus en plus du bonus, une galerie très bien fournie de couvertures et de cosplay par divers artistes de chez Dynamite et même venant d’ailleurs, de fans et de cosplayeuses très talentueuses dans la grande tradition que l’on aime tant. Que demander d’autre, à part la suite Graph Zeppelin s’il vous plaît, la série en V.O. comptant encore deux autres tomes ! Tant pis pour le retard !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 28 décembre 2019

Queen Sonja tome 1 - Le Destin d'une Reine (Graph Zeppelin - Mai 2019)


La légende est en marche...

Alors que le sanguinaire empire d'Emora se lance à la conquête de ses voisins, dans la brutalité la plus absolue, la célèbre guerrière Red Sonja est engagée par une vieille dame de la noblesse d'un petit royaume pour lui restituer ses biens, qui ont été dérobés par des brigands. Parmi ces biens, une épée à la réputation presque aussi légendaire que la guerrière flamboyante, et qui lui reviendra comme prix de ses services.

Sonja se met en route et retrouve bien vite la trace des bandits, mais elle découvre bien vite qu'en réalité il s'agit surtout de gens désœuvrés et presque abattus qui n'ont plus que le larcin pour survivre. La vérité, c'est qu'il s'agit de la dernière vraie poche de résistance du tranquille royaume de Sogorie, envahi par l'empire d'Emora dans d'horribles conditions et qui ploie sous le joug de la tyrannie sans parvenir à reprendre espoir. Les princesses, seules survivantes et héritières du trône, parviennent à convaincre Sonja par leur tragique histoire et la belle rousse se range à leurs côtés.

Pour commencer, elle fait en sorte que les camps d'esclaves de l'empire soient mis à sac et que tous les prisonniers soient libérés, ce qui renforce aussitôt à la fois le nombre de ses soldats et le moral des troupes déjà présentes qu'ils viennent rejoindre. Forte désormais d'une véritable petite armée, Sonja se lance aux trousses des soudards d'Emora, qui sont terrassés les uns après les autres. Plus les batailles se multiplient, et plus le peuple de Sogorie reprend espoir et se soulève un peu partout contre l'envahisseur. Bientôt, il sera temps de libérer la capitale et de rejeter pour de bon l'emprise d'Emora, et Sonja compte bien faire comprendre à cet empire impie ce qu'il en coûte de la défier sur ses nouvelles terres ! Car voici à présent que la guerrière est devenue Reine, par la volonté même de son nouveau peuple, et rien ni personne ne menacera plus les siens tant qu'elle aura encore un souffle de vie !

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Je suis en totale admiration du travail remarquable réalisé par Graph Zeppelin pour restituer toute la grandeur et la beauté de cette série sur Red Sonja et ses aventures les plus méconnues. Le papier est de grande qualité, glacé, rendant au mieux les couleurs et les dessins de Mel Rubi qui méritaient bien un si bon effort !

Joshua Ortega nous régale avec un scénario digne des nouvelles de Robert E. Howard, à qui ce tome est d'ailleurs dédié. J'espère de tout cœur que l'intégralité de la série suivra, car elle est finalement assez courte et qu'elle trouvera je pense un bon public de connaisseurs ou tout bonnement d'amateurs ravis de découvrir la Diablesse à l'épée dans un nouvel rôle qui finalement lui sied assez bien.

Comment ? Cela vous rappelle quelque chose ? En effet, pour les plus attentifs d'entre vous chers lecteurs il n'aura pas échappé que j'ai déjà chroniqué les six tomes de cette série en V.O. à l'occasion des V.O. du vendredi, il y a un certain temps maintenant. Pourquoi donc me lancer dans l'adaptation V.F. ? Tout simplement parce que, comme dit plus haut, elle est de très bonne qualité tant matérielle que symbolique, et que ce fut un réel plaisir de me replonger ainsi des mois voir des années plus tard dans cette belle aventure de Red Sonja, pour qui j'ai une affection toute particulière je dois l'avouer.

Graph Zeppelin, si vous lisez ceci, sachez que j'attends les cinq tomes suivants de pied ferme et qu'ils seront bien reçus si vous y mettez autant de cœur qu'ici ! Merci pour votre travail et vos efforts afin de faire connaître à un nombre toujours croissant les histoires indépendantes de la rousse guerrière, actuelles comme plus datées.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 13 février 2019

The Art of Red Sonja tome 2 (Dynamite - Décembre 2016)


Alors là attention mes amis c'est du très lourd que je vous présente en ce mercredi, un artbook d'ores et déjà légendaire et très massif ! The Art of Red Sonja, deuxième du nom, regroupe toutes les couvertures les plus emblématiques et les plus travaillées des aventures récentes de la Diablesse à l'épée. De 2010 à la plus récente série adaptée en VF par Graph Zeppelin, retrouvez tous les éléments visuels qui ont servi ces récits magistraux et qui bien souvent sont déterminants quant à l'achat d'un comics ou non.

Ici vous avez le haut du panier, Dynamite fait les choses en grand et les fait bien ! Le sommaire en lui-même vous donne un ordre de lecture idéal des aventures de Red Sonja de 2010 à 2016, et c'est bien pratique pour aller piocher dedans des trouvailles inédites sur Radiophogeek jusqu'à présent. Mon plus grand regret est de ne pas avoir saisi ma chance à la parution du premier tome de cette véritable galerie d'art, mais ce second tome fait vraiment ma fierté c'est un magnifique artbook très travaillé, grand format et massif ! Pour un prix de 35$, ça vaut largement que l'on ne regarde pas à la dépense pour s'offrir ce majestueux album contenant les plus belles illustrations de couvertures des séries estampillées Red Sonja.

Sont présents à l'intérieur les plus grands artistes ayant travaillé sur l'héroïne et ses aventures chez Dynamite, comme : Jay Anacleto, Ed Benes, Dan Brereton, Amanda Conner, Sergio Davila, Jenny Frison, le sublime Lucio Parrillo, le magnifique Paul Renaud, le très inspiré Alex Ross, Mel Rubi, la belle Marguerite Sauvage, Nicola Scott, le très regretté et immense Michael Turner, et bien d'autres encore !

Avec en prime une préface de deux pages par une légende vivante des comics Red Sonja, ni plus ni moins que Roy Thomas en personne ! Je vous laisse faire votre propre recherche Google si vous avez envie de connaître ce grand nom, pour ma part c'est un véritable plaisir que de lire ses commentaires et ses remarques toujours très sensées sur ce qu'est devenue sa petite pépite rousse.

Seul hic qui pourrait à mon sens vous empêcher d'acheter ce bel artbook : il n'existe qu'en VO, édité par Dynamite. Mais comme il y a très peu de texte et surtout beaucoup, beaucoup de merveilleuses couvertures à admirer tout du long, il n'y a pas vraiment d'effort de traduction à faire et vous pouvez à mon avis largement supporter une ou deux pages de texte en Anglais sur plus de 320 pages. A vous de voir bien entendu, mais ça serait bien bête de se priver du plaisir et du privilège de posséder cet album dans sa collection d'artbooks !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 19 janvier 2019

Legenderry - Red Sonja (Graph Zeppelin - Mai 2018)

Couverture alternative exclusive Original Comics

Libérée de sa personnalité précédente, celle que l'on nomme Red Sonja parcourt les mers de Legenderry à la poursuite de l'aventure. Quand elle fait escale dans un port fort agité, c'est pour se retrouver soudain embarquée dans une lutte sans merci avec un bataillon de cadavres animés pourchassant un vieux savant. Le vieil homme est bien vite capturé, malgré l'aide de Sonja, et emmené ailleurs auprès du maître de ces terrifiantes créatures. Mais Sonja peut compter sur l'aide de l'une d'entre elles, ayant préservé son esprit, qui lui révèle alors la terrible histoire du Docteur Frankenstein. Victor Frankenstein, rendu fou par la perte de son irrésistible amour, a juré de dominer le monde de Legenderry en s'adjoignant les services et les savoirs des plus grands scientifiques de l'époque, quitte à les recruter de force grâce à son armée de cadavres réanimés. Celle qui fut autrefois Elisabeth, sa fiancée, a elle aussi connu les affres de cette douloureuse et inhumaine renaissance, et avec la complicité de Red Sonja elle compte bien empêcher Victor d'accomplir ses objectifs avant qu'il ne lâche sur l'ensemble de Legenderry des légions de monstres...

Dans cette histoire très rapide qui se lit et se vit à 100 à l'heure, la Red Sonja de l'univers steampunk de Legenderry fait équipe avec la fiancée de Frankenstein contre le bon docteur lui-même, aux tréfonds de la folie. Ajoutez un zeste de Jules Verne en faisant apparaître le Capitaine Nemo et son flamboyant Nautilus au service du savant fou, saupoudrez le tout avec des éléments tirés de la tristement célèbre île du Docteur Moreau, et vous obtenez ce récit un rien décousu mais qui vous emporte tambours battants au cœur de l'action. Ce n'est pas forcément le meilleur de ce que l'on peut trouver dans la belle saga qu'est Legenderry, j'aurais pour ma part préféré que Red Sonja puisse bénéficier d'une histoire plus épique encore, mais il me semble que cela sera pour une toute prochaine fois alors je vais me montrer patient et vous dire que j'ai apprécié ce petit séjour dans l'univers de l'horreur telle qu'on la concevait au XIXème siècle, quand les grands auteurs tentaient de révolutionner la littérature pour les dizaines d'années à venir.
Un autre point fort de cette histoire, outre ses nombreuses références à des œuvres classiques du genre, c'est bien sûr son dessin, très dynamique et bourré d'action à chaque page, n'en perdant pourtant pas l'occasion d'être cohérent et séduisant à chaque nouvelle case. Rien n'est laissé de façon brouillonne, tout est bien travaillé et harmonieux, que demander de plus ? Une suite si possible, et je sais qu'elle arrive bientôt, alors prenons d'ores et déjà rendez-vous pour encore plus d'aventure ! Merci à Graph Zeppelin pour cette belle édition VF qui nous honore, et merci à Original Comics pour le choix pertinent de la couverture alternative. J'espère que ça va continuer comme ça encore longtemps !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 23 octobre 2018

Red Sonja - L'Autre monde (Graph Zeppelin - 2018)


Alors qu'elle confronte le sorcier Kulan Gath une nouvelle fois quand celui-ci tente d'anéantir le royaume de Meru, Red Sonja est soudain prise dans une tourmente magique qui l'emporte loin de la zone des combats. Kulan Gath est introuvable, de même que sa bête monstrueuse ou même la cité dans laquelle ils se battaient. Sonja explore le tunnel souterrain jusqu'à trouver une issue, non sans avoir terrifié certains individus étranges au passage. Une fois à la surface, Sonja est arrêtée par... les forces de police de la ville de New York ! En effet la diablesse à l'épée a été transportée par un sort de son pire ennemi jusqu'à notre époque, au cœur de Manhattan, et elle a très rapidement des ennuis elle qui ne parle pas la langue et qui ne connaît rien à ce monde de technologie et de nouvelles lois qui la laissent de marbre. Une chose cependant est certaine pour elle : si elle a pu faire le voyage jusqu'ici, il doit en être de même pour Gath. Sonja se lance donc à la recherche de son ennemi juré après avoir réussi à échapper à ses sbires de notre temps, ce qui lui prouve qu'il est bien là quelque part et qu'il s'attendait à la retrouver. Après avoir faussé compagnie à la police et à la N.S.A., ou du moins à des agents se faisant passer pour des fédéraux mais travaillant en réalité pour Kulan Gath, Sonja trouve refuge chez un jeune flic appelé Max, qui l'a aidé à se tirer des griffes de ses assaillants, et qui semble comprendre sa langue aussi étrange et ancienne soit-elle. Max décide d'enquêter auprès de ses contacts et amis pour en apprendre davantage sur l'âge Hyborien et sur Sonja et son adversaire, qui de son côté met toutes ses forces dans la bataille afin de rechercher et de retrouver au plus vite la diablesse et ses alliés pour leur porter un coup fatal ! Sonja quant à elle découvre sur Max des vérités que lui-même semble ignorer, et elle compte bien tirer parti de certains avantages pour vaincre Gath une fois pour toutes, ou à défaut le renvoyer avec elle dans leur époque pour y terminer le combat. La partie est lancée, et c'est à qui trouvera l'autre en premier dans ce jeu d'ombres à travers tout New York !

Bien bien bien. J'avais quelques réticences à lire cette histoire en V.O. lors de sa parution, me disant que Red Sonja à la sauce des Visiteurs ça risquait d'être un rien trop délirant et non maîtrisé. Mal m'en a pris puisque j'ai adoré la lecture de ce premier tome en V.F., la traduction est de très bonne qualité et le récit se lit presque d'une traite sans s'arrêter du début à la fin, emporté par les dessins très bons et dynamiques de Carlos Gomez qui illustre à merveille le scénario certes déjà vu mais ô combien attrayant d'Amy Chu. Un peu de fan-service par-ci, quelques combats épiques ou anachroniques par-là, et évidemment de la bière et du mystère. On retrouve bien tous les éléments qui font une bonne histoire de Red Sonja, magnifiquement éditée par Graph Zeppelin chez nous dans un bel album disponible également en version collector chez Original Comics comme d'habitude. En bonus à la fin de l'album vous trouverez la galerie des couvertures alternatives et régulières, avec de vraies petites merveilles au fil des pages vous verrez ! Donnez sa chance à Red Sonja en V.F. chez Graph Zeppelin, pour le moment en deux albums et deux histoires différentes je ne suis pas déçu et j'attends maintenant la suite de cette série-ci dès que possible !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 20 avril 2018

La V.O. du vendredi n°99 : Red Sonja - The Black Tower (Dynamite - Décembre 2015)


Nous voici de retour dans l'âge Hyborien, l'âge des aventures fantastiques et sanglantes de Red Sonja ! La rousse guerrière fait halte dans une petite ville tranquille, du moins l'était-ce avant que n'apparaisse une mystérieuse tour noire enveloppée d'un voile de ténèbres... l'apparition de cette tour, sans aucune autre explication, commence à faire tourner les esprits et à susciter le malaise et la haine pour l'inconnu. Alors, quand deux individus issus de cette tour sont massacrés par une troupe barbare, le sang de Sonja ne fait qu'un tour et elle massacre à leur tour les vandales avant qu'ils ne puissent faire davantage de mal à la population locale. Mais une fois partie, Sonja laisse derrière elle un sentiment de colère qui poussera de nombreuses armées à tenter de s'emparer de la ville à la tour noire, de la faire sienne et d'en retirer toute la gloire par sa simple présence. Alors, quand Sonja est malgré elle reconduite vers cette maudite cité et forcée à combattre dans les arènes, voici qu'elle triomphe de chaque adversaire et qu'elle réveille malencontreusement les habitants de la tour, d'étranges créatures humanoïdes mécaniques et sans âme, qui commencent à réduire toute la population en esclavage au nom d'un tyran encore inconnu, venu lui aussi de cette fameuse tour. Qu'est donc la tour noire en réalité ? D'où vient-elle, pourquoi est-elle apparue ici à cette époque reculée ? Et surtout, Red Sonja pourra-t-elle vaincre une fois encore les forces de l'oppression ou bien est-ce désormais sa toute dernière aventure avant que le froid glacial de la Mort ne vienne se saisir d'elle ? Quoi qu'il arrive, la légende de Sonja se poursuivra et d'autres continueront ce qu'elle a entamé, jusqu'à ce que sa vengeance soit accomplie !

C'est là un conte bien cruel qui nous est servi dans ce petit tome de seulement quatre chapitres, qui se lit à toute allure sans temps mort ni pause. Il suffit de se laisser porter par la narration endiablée et de faire de son mieux pour suivre le rythme de la dernière aventure de la Diablesse à l'épée... du moins à ce que l'on nous dit en ouverture. Entrer davantage dans les détails pourrait malheureusement vous gâcher le suspens et le plaisir de certaines révélations concernant la tour noire et ses occupants, aussi je m'arrête là afin de vous laisser tout le loisir de découvrir tout cela vous-mêmes. Sachez juste que cette histoire très rapide et concise est dans la plus pure tradition des récits pulps d'antan, et qu'elle sert à merveille la légende de notre guerrière préférée.