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mercredi 13 février 2019

The Art of Red Sonja tome 2 (Dynamite - Décembre 2016)


Alors là attention mes amis c'est du très lourd que je vous présente en ce mercredi, un artbook d'ores et déjà légendaire et très massif ! The Art of Red Sonja, deuxième du nom, regroupe toutes les couvertures les plus emblématiques et les plus travaillées des aventures récentes de la Diablesse à l'épée. De 2010 à la plus récente série adaptée en VF par Graph Zeppelin, retrouvez tous les éléments visuels qui ont servi ces récits magistraux et qui bien souvent sont déterminants quant à l'achat d'un comics ou non.

Ici vous avez le haut du panier, Dynamite fait les choses en grand et les fait bien ! Le sommaire en lui-même vous donne un ordre de lecture idéal des aventures de Red Sonja de 2010 à 2016, et c'est bien pratique pour aller piocher dedans des trouvailles inédites sur Radiophogeek jusqu'à présent. Mon plus grand regret est de ne pas avoir saisi ma chance à la parution du premier tome de cette véritable galerie d'art, mais ce second tome fait vraiment ma fierté c'est un magnifique artbook très travaillé, grand format et massif ! Pour un prix de 35$, ça vaut largement que l'on ne regarde pas à la dépense pour s'offrir ce majestueux album contenant les plus belles illustrations de couvertures des séries estampillées Red Sonja.

Sont présents à l'intérieur les plus grands artistes ayant travaillé sur l'héroïne et ses aventures chez Dynamite, comme : Jay Anacleto, Ed Benes, Dan Brereton, Amanda Conner, Sergio Davila, Jenny Frison, le sublime Lucio Parrillo, le magnifique Paul Renaud, le très inspiré Alex Ross, Mel Rubi, la belle Marguerite Sauvage, Nicola Scott, le très regretté et immense Michael Turner, et bien d'autres encore !

Avec en prime une préface de deux pages par une légende vivante des comics Red Sonja, ni plus ni moins que Roy Thomas en personne ! Je vous laisse faire votre propre recherche Google si vous avez envie de connaître ce grand nom, pour ma part c'est un véritable plaisir que de lire ses commentaires et ses remarques toujours très sensées sur ce qu'est devenue sa petite pépite rousse.

Seul hic qui pourrait à mon sens vous empêcher d'acheter ce bel artbook : il n'existe qu'en VO, édité par Dynamite. Mais comme il y a très peu de texte et surtout beaucoup, beaucoup de merveilleuses couvertures à admirer tout du long, il n'y a pas vraiment d'effort de traduction à faire et vous pouvez à mon avis largement supporter une ou deux pages de texte en Anglais sur plus de 320 pages. A vous de voir bien entendu, mais ça serait bien bête de se priver du plaisir et du privilège de posséder cet album dans sa collection d'artbooks !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 6 octobre 2017

La V.O. du vendredi n°92 : Red Sonja - Atlantis Rises (Dynamite - Avril 2013)


Du plus profond de l'insondable océan, l'esprit malveillant de Thulsa Doom parvient à regagner la cité perdue de l'Atlantide, dont il a autrefois provoqué la chute en manipulant de trop grands pouvoirs. L'ancienne divinité endormie est à présent réveillée, et Thulsa Doom se réincarne à nouveau pour conquérir le monde... du moins était-ce le plan, avant que le roi de l'Atlantide ne le fasse prisonnier et ne le jette aux cachots pour l'éternité. Avec la rage de plusieurs milliers d'années renfermée en lui, le roi se lance dans une furie vengeresse à l'égard du reste du monde. Désirant restaurer l'ancien empire de l'Atlantide, le roi Kazel commande sa flotte et dévaste les différents royaumes de la côte Hyborienne, les ajoutant un à un à sa couronne. Mais tandis que Kazel mène les conquérants sur le front, au cœur de l'Atlantide Thulsa Doom parvient à s'échapper de sa geôle et à prendre le pouvoir en devenant le nouvel avatar du dieu endormi, sur le point de s'éveiller à nouveau et de déchaîner son terrible pouvoir sur le reste du monde... Une seule personne est de taille à affronter ce péril, et cette personne c'est la légendaire Red Sonja ! Parcourant le monde en toute liberté depuis qu'elle a abandonné la couronne d'Hyrkanie, Sonja se retrouve au cœur de cette nouvelle guerre et se jure de régler son compte à Thulsa Doom une fois pour toutes, même si pour cela elle doit se sacrifier afin que jamais plus le sorcier ne puisse revenir d'entre les morts. Combattant les hordes de soldats de Kazel, Sonja se lance dans la quête d'une arme capable de terrasser Thulsa Doom et son dieu maudit avant qu'il ne soit trop tard. Avec l'aide du chroniqueur Talos, elle parvient enfin à s'emparer de cette fameuse épée et se rend alors en Atlantide pour défier Doom dans un dernier affrontement. Le sort du monde tout entier dépend de l'issue de cette bataille décisive : la destruction de l'Atlantide ou bien celle de toute l'Hyborée.

Disons-le tout de suite, malgré son côté épique cette histoire est pour l'instant la moins bonne de toutes celles que j'ai pu lire sur le personnage de Red Sonja. Le scénariste Luke Lieberman était je trouve bien plus inspiré durant la série Queen Sonja, ici il livre un récit rapide en seulement quatre chapitres, dont la fin laisse un goût d'inachevé et de déception car les choses sont trop précipitées, il aurait fallu un chapitre supplémentaire à mon avis pour que tout s'équilibre correctement. Pour ce qui est du dessin, là aussi c'est loin d'être aussi beau que dans les précédentes séries que j'ai pu vous chroniquer jusque là. Exit Mel Rubi et bonjour Max Dunbar et son style rappelant un peu celui de J. Scott Campbell ayant égaré ses croquis et devant rendre en urgence ses planches. Précipité, c'est bien le mot pour conclure sur cette mini-série : tout y est précipité et presque baclé, de l'intrigue aux dessins, même la confection du tome lui-même laisse à désirer (on perd la carte de l'Hyborée, mythique et indéboulonnable jusque là des aventures de Red Sonja). Les couvertures de Lucio Parillo sauvent la face mais ne parviennent pas à hisser le reste de la série à un niveau correct. Espérons que les prochaines histoires que je lirai seront de meilleure qualité !

vendredi 22 septembre 2017

La V.O. du vendredi n°90 : Queen Sonja tome 6 - Heavy sits the crown (Dynamite - Avril 2014)


Dernier tome de la série.

Sonja est à présent l'impératrice d'Emora, après sa victoire écrasante face à l'empereur dément. Elle délègue ainsi la couronne de Sogorie à l'une des deux princesses qui l'accompagnent depuis le début de cette longue aventure, Suvara, tandis que sa sœur Melea est faite générale des armées d'Emora. Sa première mission consistera à s'introduire au sein du culte fanatique du sorcier Koliostri, avec l'aide de son compagnon Xander, fils de Zartur. A eux deux ils pénètrent au plus profond du temple où se cachent le sorcier et ses zélotes, et découvrent enfin l'horrible plan qu'il prépare pour asservir Emora par la peur et la violence. Pendant ce temps, Sonja elle-même est victime d'une tentative d'assassinat manquée de peu, et si elle parvient à s'en tirer sans mal ce n'est pas le cas de ses proches ou de l'assassin lui-même. Déterminée à mettre fin à ce cycle d'attentats meurtriers, Sonja fait mine d'abdiquer pour attirer Koliostri hors de sa tanière. Le sorcier se place sur le trône d'Emora et impose son culte sanglant à toute la population... mais bien vite il se rend compte que Sonja n'a pas abandonné la partie et qu'elle reviendra plus forte que jamais avec assez d'hommes fidèles pour vaincre l'armée de fanatiques. Défait et gravement blessé, Koliostri se retire donc et Sonja récupère son trône d'impératrice. Mais sitôt ce danger écarté, voici qu'un autre problème se pose : les nobles réclament d'elle qu'elle prenne un époux et donne un héritier à la couronne, pour asseoir sa lignée et la sécurité de l'empire. Alors qu'elle a fait le vœu de ne jamais se donner à aucun homme à moins d'être vaincue au combat, Sonja se prend à aspirer à une vie plus tranquille, surtout quand elle constate le bonheur rayonnant de Melea et de Suvara avec leur compagnons. Aussi l'impératrice organise-t-elle un grand tournoi pour lequel elle invite tous les princes des royaumes voisins à venir s'affronter dans l'arène pour obtenir la chance de se battre contre elle et, si possible, de la vaincre afin d'en faire son épouse. Mais ce qui était au départ une compétition chevaleresque tourne rapidement au drame quand certains princes sont retrouvés assassinés, par les armes ou le poison. Les royaumes en deuil déclarent aussitôt la guerre à l'empire d'Emora, qui se retrouve assiégé de tous côtés. Si l'on découvre rapidement le traître au sein des convives, cela n'arrête pas pour autant la guerre imminente aux portes de la capitale, surtout quand un nouveau joueur entre dans la partie : le roi autoproclamé de toute l'Hyrkanie, Sartor, se dirige droit sur la ville en rasant et détruisant tout sur son passage. Son armée sanguinaire ne fait montre d'aucune pitié, et les carnages sont légions. Acculée, Sonja abandonne bien vite son tournoi et cède la couronne impériale à Zartur, son plus fidèle conseiller, tandis qu'elle reprend la route en tant qu'aventurière à cheval après avoir souffert une nouvelle mort tragique. Sartor pensait affronter une reine, une impératrice en guerre, mais il va désormais devoir faire face à une rébellion au sein du peuple d'Hyrkanie qui rejette son régime autoritaire à la faveur de la liberté que leur offre Red Sonja, l'objet de toutes les légendes du pays. Par une habile manœuvre Sonja parvient à renverser l'équilibre des forces et à prendre le commandement d'une armée de citoyens en colère déterminés à s'émanciper du régime en place. Sartor est rapidement mis au bord du gouffre et la bataille finale a lieu devant les portes de la capitale d'Emora, défendue courageusement par Zartur et Suvara. Le couple royal remporte la victoire et célèbre en même temps la naissance d'un héritier au trône d'Emora, alliant les peuples de l'empire et de la Sogorie après des années de guerre. Sonja, quant à elle, renonce définitivement au trône et à toutes les responsabilités qu'il représente, et repart sur les routes en tant que simple aventurière, éprise elle aussi de liberté et prête à la défendre chèrement.

Ainsi se termine la chronique de la Reine Ecarlate, Red Sonja faite reine puis impératrice, pour finalement redevenir la légende que l'on connaît. Luke Lieberman termine avec brio cette série commencée quelques années plus tôt et en fait l'une des meilleures aventures de Sonja que j'ai pu lire jusque là, avec un dessin pas toujours égal ou à la hauteur mais qui, dans ce tome-ci en tout cas, reste cohérent et de bonne qualité grâce aux artistes Milton Estevam et Gledson Barreto qui lui succède pour le dernier chapitre. Un tome final plus épais que les autres de la série, le double environ, car il contient non pas un mais deux arcs majeurs, soit dix chapitres de plaisir et de batailles épiques. Comme d'habitude l'album contient les différentes couvertures de Lucio Parrillo et de certains de ses collègues, ainsi que la liste des différentes aventures de Red Sonja que vous pouvez retrouver dans le commerce et dans lesquelles piocher à votre guise. La série se termine en annonçant celle scénarisée par Gail Simone, que je vous chroniquerai également un de ces jours prochains. Merci de nous avoir suivi durant ces six dernières semaines pour cette belle aventure, ce gros chapitre de la vie de Red Sonja la diablesse à l'épée, et à très bientôt pour une nouvelle série !

vendredi 25 août 2017

La V.O. du vendredi n°86 : Queen Sonja tome 2 - The Red Queen (Dynamite - Juillet 2011)


Cela fait déjà deux ans que Sonja est devenue reine de la Sogarie. Deux ans durant lesquels elle a mené une politique dure, régnant d'une main de fer sur la populace affamée par un trop long hiver. La rébellion couve déjà dans les basses couches du peuple, et il s'en faudrait d'une étincelle pour que le brasier ne prenne. Tandis que les barons tentent de séduire Sonja pour s'attirer ses faveurs, la reine rouge cherche un moyen de concilier son aversion pour les choses du pouvoir avec ses vœux faits à la déesse Scathach de ne prendre pour compagnon que l'homme qui aura su la vaincre en duel. Et justement, à l'Est du royaume se profile une nouvelle menace, l'armée du seigneur Ariok aux Trois Dragons, héritier de la lignée maudite de la Licorne Verte. Ariok se place en héros des opprimés et de tous les déçus du règne de Sonja, et désire la destituer afin de regagner le trône, sa juste place. La guerre s'étend et désole de plus en plus le pauvre royaume de Sogarie, qui subit en plus les attaques mystérieuses et meurtrières d'un monstre rôdant la nuit aux alentours des villages. Aussi, lorsque Sonja et Ariok se rencontrent enfin à la faveur d'une embuscade, l'occasion de régler pour de bon la querelle ne se fait pas attendre et les deux combattants livrent un duel acharné, au cours duquel Sonja sera mise à rude épreuve. Ariok l'ayant apparemment vaincue en combat régulier, elle se demande dès lors si c'est là le signe qu'elle attendait de sa déesse protectrice et s'il faut qu'elle prenne Ariok comme compagnon pour mettre fin à la guerre, ainsi qu'à la grande détresse qui régit son cœur. De son côté Ariok cache un lourd secret, connu uniquement de sa sœur et de Sonja après leur affrontement, un secret qui pourrait bien semer la discorde et venir troubler la paix fragile qui vient tout juste d'être rétablie. Les manigances des barons ne cessent pas avec la guerre, malheureusement, et il y aura encore plusieurs victimes innocentes avant que Sonja ne prenne une décision qui risque de changer sa vie à jamais, ainsi que l'avenir de tout le royaume. La reine rouge, la souveraine d'acier, acceptera-t-elle d'ouvrir son cœur ? Et quel est le terrifiant secret que cachent Ariok et sa jeune sœur Alethia ?

Un second volume épique et très abordable à la lecture, les dessins sont magnifiquement signés par Jack Herbert dans un style assez proche de celui de Mel Rubi, tandis que le scénario shakespearien d'Arvid Nelson fait mouche en touchant les cordes sensibles du lecteur passionné. Beaucoup d'enjeux très importants dans ce tome, l'histoire est en marche et la pauvre Sonja se retrouve face à un choix douloureux mais néanmoins nécessaire. Pour l'instant ce second tome est vraiment un riche et utile ajout à la série qui commence tout juste à prendre son envol, et j'ai très hâte désormais de connaître la suite, comme vous je l'espère !

samedi 24 septembre 2016

Stravaganza - La reine au casque de fer tome 3 (Casterman - Septembre 2016)


La reine Viviane, accompagnée par l'élite martiale du peuple des géants, entreprend le long chemin pour reconquérir la cité de Mitera, envahie par les Wumbas enragés. Mais arrivés sur place, les membres du détachement ne rencontrent que des cadavres inertes... les grands singes blancs semblent avoir succombé à un mal inconnu, et jonchent les rues de la ville. La reconstruction commence alors, chacun se remémorant les meilleurs souvenirs liés à un endroit ou à un autre de la capitale, mais tous avec au cœur la joie de retrouver leur foyer et d'y vivre à nouveau. Seuls la reine et son entourage demeurent vigilants, car après analyse il semble que les Wumbas aient été empoisonnés par une toxine ancienne que plus personne n'utilise depuis de longues années. Une toxine qui commence justement à se répandre également parmi la faune locale... Viviane décide de partir seule explorer le pays à la recherche de la source de cet empoisonnement, ignorant qu'elle s'apprête à rencontrer un terrible conquérant usant de noirs artifices pour parvenir à ses fins. Viviane, ou plutôt Clara désormais, porte avec elle l'espoir de tout un peuple. Parviendra-t-elle à aller au bout de sa mission et à revenir saine et sauve, quand tant de dangers la guettent ?

Encore un tome magnifique et d'une lecture aisée et confortable, vraiment l'idéal en la matière. L'histoire se développe davantage, nous suivons les pas de Viviane et nous découvrons un pan totalement nouveau de l'intrigue, qui fait vraiment évoluer le récit dans le genre de l'héroic-fantasy dont il se réclame. Le dessin reste toujours aussi agréable à l’œil, et le rythme quant à lui augmente légèrement. Vivement la suite, et encore merci à l'équipe de Casterman de nous avoir trouvé cette petite pépite !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !